Tag: collège

  • À Marseille, ils réclament un collège en plus dans le 13e

    À Marseille, ils réclament un collège en plus dans le 13e

    « Les collèges du 13e sont déjà au-dessus de leur capacité. Il y a un vrai besoin d’un collège en plus. » Dans la salle de l’union locale de la CGT à La Rose, ce mercredi, Maylis Merly, membre du collectif « un collège supplémentaire pour le 13e », explique pourquoi la relocalisation du collège Mallarmé, proposé ce mardi par le Département des Bouches-du-Rhône, ne les satisfait pas.

    Ce collectif, créé en mars 2024, réclame la construction d’un nouveau collège, constatant une augmentation démographique importante dans le 13e arrondissement. « Entre 2018 et 2024, il y a eu 600 collégiens en plus sur tout le 13e arrondissement, soit un collège complet », souligne Elena Izquierdo, membre du collectif.

    L’annonce, en juillet 2025, de la construction d’un collège à côté du lycée Simone-Veil aurait pu être une bonne nouvelle pour le collectif. « Mais, on a appris que ce n’est qu’une relocalisation du collège Mallarmé », se désole Maylis Merly. « Le collège devrait donc fermer d’ici 6 ans, lorsque l’autre établissement aura ouvert », précise Anaël Chauvet, professeur et membre du collectif. Le nouvel établissement devrait bénéficier de 200 places supplémentaires, ce qui, d’après le Département, « permettra d’accueillir le surplus d’élèves prévu sur cet arrondissement ». Selon le collectif, cela reste largement insuffisant.

    Moins de moyens

    Aux yeux des militants, le nombre de place limité n’est pas le seul point noir de cette relocalisation. « Leur argument pour fermer ce collège est le problème de sécurité lié au trafic. Mais retirer du service public dans ces lieux n’est pas une solution », affirme le professeur d’histoire-géographie. Le collectif craint également la perte de moyen. « Le collège Mallarmé est en REP+ (Réseau d’éducation prioritaire). Au vu de la nouvelle zone de construction et des coupes budgétaires, il y a peu de chances que le nouvel établissement conserve le même statut. Ce qui signifie moins de financement », estime Maylis Merly.

    Le collectif exige donc le maintien du collège de Mallarmé et la construction du nouveau collège. Le Département des Bouches-du-Rhône assure être « attentif à l’évolution de la démographie et savoir adapter sa stratégie de gestion des collèges si besoin ».

  • Les jeunes font vibrer la laïcité lors d’un concours d’éloquence à Ollioules

    Les jeunes font vibrer la laïcité lors d’un concours d’éloquence à Ollioules

    La Journée nationale de la laïcité, instituée en 2021, vise à informer les élèves sur la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État et sur le principe même de laïcité. C’est dans ce cadre que plus de 250 élèves de quatrième, issus de divers collèges du département, ainsi que quatre jeunes de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), ont participé, mardi à Châteauvallon, à un concours d’éloquence. Le thème : « Plaidoyer pour les sceptiques de la République ». Une initiative portée depuis quatre ans par la préfecture.

    La matinée était dédiée au concours collectif, remporté par le collège Coubertin, durant lequel chaque établissement présentait un plaidoyer issu des réflexions de chacun des élèves. Avait également lieu le concours de la PJJ, qui a récompensé Maël, 16 ans : « J’ai beaucoup appris et ça m’a permis de concrétiser les valeurs de la République. Ça m’aidera aussi pour d’autres projets sur le plan de l’éloquence », se félicite-t-il. « On mène des ateliers sur les valeurs citoyennes et républicaines avec nos jeunes. On a travaillé sur les textes pendant deux mois. C’est important qu’ils puissent s’en inspirer », affirme Kaltoum Karimi, son éducatrice.

    « La laïcité peut être ajoutée à notre devise »

    L’après-midi, place à un concours individuel de grande qualité. 19 candidats sélectionnés par leurs camarades de classe se sont exprimés sur des sujets transversaux à la thématique de la République et de la laïcité : égalité, immigration, éducation, racisme, féminisme… « Tant qu’il y aura les mêmes droits pour les hommes et les femmes, les sceptiques les remettront en cause. Tant qu’il y aura l’immigration, les sceptiques tenteront de la supprimer. Tant qu’il y aura un système scolaire gratuit et laïc, les sceptiques voudront le rendre religieux et payant », martèle Adem, du collège la Marquisanne, lauréat du concours. « La laïcité peut être ajoutée à notre devise, car elle est aussi importante que la liberté, l’égalité et la fraternité. Chacun doit être respecté, qu’importent ses origines ou ses croyances », soutient l’adolescent de 13 ans à la tête bien faite. « Nous sommes en éducation prioritaire renforcée. Pour nos élèves c’est une fierté de se confronter à d’autres publics et de voir qu’ils ne déméritent pas », réagit Claude Richerme, professeure de lettre à la Marquisanne.

    Une plaidoirie qui, comme chacune, a impressionné le préfet, Simon Babre : « Ils sont capables d’un discours argumenté, sans se départir, et en tenant compte de l’avis d’autrui. Les sceptiques pensent que les valeurs de la République en valent d’autres. Les enfants, au contraire, disent qu’elles sont vivantes et trouvent des illustrations quotidiennes. On sent que ce sont leurs tripes qui parlent. »

    Ce projet, porté par le Département, la CAF, la PJJ et l’Éducation nationale, a été animé par la slameuse K-Rol, qui a réalisé deux ateliers avec chacune des classes : « On leur inculque la liberté d’expression, qui implique aussi qu’ils puissent critiquer la République, tout en en étant acteur. Et en tant qu’artiste, je voulais qu’ils prennent la parole, car quand on a été écouté une fois, on se dit que c’est possible. La parole est une arme », conclut-elle.

  • Le handisport pour tous est vecteur de vivre ensemble à Martigues

    Le handisport pour tous est vecteur de vivre ensemble à Martigues

    Ils accélèrent, tournent, attrapent le ballon, agissent en groupe, et tirent pour l’envoyer en plein dans le filet, entraînant clameurs des uns et dépit des autres. Le match de handball qui se déroule au gymnase Picasso, ce lundi après-midi, pourrait être banal si le bruit des baskets sur le sol n’avait pas été remplacé par celui des pneus des fauteuils roulants spéciaux utilisés en handi hand.

    Les roues cabrées et les armatures de maintien renforcées ne font visiblement pas peur aux élèves du collège Gérard-Philipe de Martigues, qui découvrent le handisport en compagnie de patients en rééducation à la clinique Cap Ferrières. Outre le handball, ils s’essaient à la boccia, une forme de pétanque adaptée avec des boules allégées et parfois un toboggan lorsque le jet à la main n’est pas possible. Du volley assis complète ces ateliers organisés pour la deuxième année consécutive.

    Parmi les élèves, Charlie et Eden, respectivement en 5e et 4e. Toutes deux manifestent le même intérêt à « se mettre dans la peau » des personnes handicapées. Plus encore, Eden souligne qu’« il n’y a plus de différences » quand tout le monde est en fauteuil sur le terrain, même si « on est physiquement différents », complète Charlie.

    « Un petit truc pour que tout le monde joue »

    Nos deux élèves n’en restent pas là de leur réflexion. Eden, élève en Ulis, considère que « faire du sport montre que si c’est compliqué pour certains, on peut faciliter les choses. Car il suffit parfois que d’un petit truc pour permettre à tout le monde de jouer. C’est ça le vivre-ensemble », affirme-t-elle.

    Ce n’est pas un hasard si le terme de vivre-ensemble est également inscrit au dos des maillots des élèves. Karine Coudert, responsable de l’Ulis du collège Gérard-Philipe, est à l’origine du projet « vivre-ensemble », mélangeant les élèves d’Ulis avec les autres élèves sur certains créneaux, comme lors de sorties scolaires.

    « Nous avons un créneau d’éducation physique et sportive (EPS) de deux heures par semaine avec ce groupe, y compris en handisport », détaille-t-elle. Mais le plus gros projet est « la semaine olympique et paralympique qu’on organise au printemps au collège, avec toutes les classes de 5e en plus de notre groupe », pour découvrir ces sports adaptés. Karine Coudert remarque que « le fauteuil leur fait plus occuper le terrain au lieu d’être tous autour du ballon, ils élaborent des stratégies différentes ».

    Ils ne sont pas seuls à faire des découvertes. Jérémy Dussaud, ancien pilote de karting devenu tétraplégique est « hyper heureux de partager ce moment » avec les élèves. « Je ne connaissais pas le handi hand ni la boccia, et c’est un vrai déclic, carrément ! » assure ce patient de la clinique, qui compte se renseigner sur la pratique en club.

    Le handisport a dont fait des émules de chaque côté du fauteuil.

  • Denise Toros-Marter transmet le flambeau de la mémoire

    Denise Toros-Marter transmet le flambeau de la mémoire

    Le calme règne, dans le CDI du collège Albert-Camus. Assis sur des chaises disposées en demi-cercle, les 26 élèves de la 3e B ne font aucun bruit. Seul un son du froissement de papier persiste, alors que Denise Toros-Marter farfouille dans ses affaires pour trouver ses fiches. Les adolescents, qui participent au Concours national de la Résistance et de la Déportation, savent la gravité du récit qui va leur être fait. Ils se préparent.

    Après avoir mis la main sur ce qu’elle cherchait, la survivante du camp de concentration d’Auschwitz témoigne. Elle raconte comment, dès 1940, la population juive a dû se soumettre aux premières mesures raciales. « On doit se déclarer à la préfecture. Commencèrent alors les arrestations et les déportations. »

    Raconter coûte que coûte

    Elle raconte comment, alors qu’elle n’a que 16 ans, sa famille est dénoncée par son voisin « qui perçoit 50 francs ». Elle raconte l’internement, au siège de la Gestapo, 425, rue Paradis, le transfert aux Baumettes puis à Drancy avant de rejoindre Auschwitz.

    Elle évoque aussi la prise de conscience, le choc, quand la réalité de l’horreur saute aux yeux. « Au bout de quelques jours, on comprend qu’il y a des chambres à gaz. » Elle raconte l’enfer, « la faim, la soif, les coups », les « hurlements des enfants ». « J’ai la varicelle, on me transfère dans un hôpital, se remémore-t-elle. Je suis gangrenée par le froid. De mon pied, je n’ai plus qu’un demi-orteil. » Elle raconte aussi la peur, chaque jour, d’être sélectionnée par les nazis. « J’avais une amie qui se passait de la betterave sur les joues pour paraître en meilleure forme et échapper aux chambres à gaz. »

    Et puis la Libération, le 27 janvier 1945. Le rapatriement en France, en juin. L’annonce de la mort de ses parents et de sa grand-mère. La nécessité absolue de raconter, de « transmettre ce qu’a été cette guerre, cette horreur qu’a été la solution finale, pour que plus jamais le racisme ne mène à ça » et la création de l’Amicale des déportés d’Auschwitz.

    À la sortie de la rencontre, les élèves sont prêts à prendre la relève de cette mémoire. « J’espère que ça ne se reproduira plus jamais », s’émeut Norchine, pour qui lutter contre la montée du fascisme et de la haine passe par « raconter à notre tour ces années sombres, à nos proches, à nos enfants plus tard ».

    C’est tout l’objet du travail mené dans le cadre du Concours national de la Résistance et de la Déportation. « On a filmé la venue de Denise Toros-Marter pour diffuser son témoignage dans d’autres classes », explique Marie. Sa professeure principale, Virginie Peugnet-Wysocki, détaille : « Ce sont désormais eux qui partagent, c’était important de vraiment leur passer ce flambeau. Si on leur dit que c’est à leur tour, il faut leur donner la main, et c’est ce qu’on fait. »

  • Le collège jésuite bénit avec les fonds publics

    Le collège jésuite bénit avec les fonds publics

    « Tous les collèges alentour sont en réseau prioritaire avec des subventions largement insuffisantes », reprochait le représentant syndical de la FSU, devant l’entrée du flambant neuf collège Layola, dans le 15e arrondissement. Un rassemblement de l’Observatoire sur le financement des établissements scolaires privés (Ofsep) a accueilli les invités de cette inauguration en grandes pompes.

    Rattaché à l’École de Provence, le collège de 4 500m2 a ouvert ses portes à 48 sixièmes, à la rentrée de septembre, il accueillera trois classes de plus à la prochaine rentrée, jusqu’à une capacité de 500 élèves d’ici 2032. Le bâtiment jouxte le futur campus du numérique, également privé. L’établissement a été construit sur un terrain de 3 000 m2 initialement prévu pour un établissement public. Au final, c’est au privé qu’Euromed a vendu le terrain pour un projet soutenu à hauteur de près de 2 millions d’euros par le Département. L’École de Provence s’est encore vue gratifiée d’une garantie d’emprunt de 10 millions. « Retenez surtout que 18 millions n’ont pas été payés par la collectivité », objectait le père Sylvain Cariou-Charton, venu à la rencontre des contestataires.

    Un choix assumé

    À l’intérieur, devant une assemblée déjà conquise de représentants de collectivités, de donateurs (dont CMA-CGM) et de religieux, le directeur du collège, le père Aimé Yoh, a prêché en faveur du modèle jésuite, « qui met la mixité et les diversités au cœur du projet éducatif ». Présidente de l’établissement foncier public, Isabelle Campagnola-Savon a défendu « le développement stratégique » d’Euromed « pour attirer de nouveaux talents ». Pour la présidente du conseil départemental, Martine Vassal (DVD), accorder « le maximum possible », soit une « somme rondelette », est « un choix assumé car nous sommes dans un pays de liberté ». Pas d’objection non plus du côté de la Ville de Marseille, dont l’adjointe au maire, Samia Ghali (DVG), a aussi salué que sorte de terre « sur cet entre-deux », un établissement privé catholique « qui permette à ceux qui font le choix du privé de le faire, et de le faire ici ».

    Autre choix assumé et loué par Monseigneur Jean-Marc Aveline. « Celui que mes prédécesseurs ont fait de garder ouvertes des écoles dans les quartiers où il n’y avait plus de chrétiens. » Et, pour clore la grand-messe, l’archevêque de Marseille a joué l’apaisement en priant « de veiller à ce rien ne soit dérobé aux autres établissements qui ne disposent pas de tous les moyens jésuites derrière eux ». Un vœux pieux pour ce budget déjà clos.

  • Trottinettes : opérations prévention devant les collèges

    Trottinettes : opérations prévention devant les collèges

    Fin des cours, pour les collégiens du collège Péri. Si certains rentrent à pied, d’autres repartiront sur leurs trottinettes électriques ou autres engins de déplacement personnel motorisé (EDPM). Il faudra d’abord, pour ces élèves passer par l’équipe de police municipale et gendarmerie, postée devant l’établissement ce vendredi soir, alors qu’une large opération de prévention et de contrôle sur l’usage de ces véhicules est menée sur la commune. « On va voir si les trottinettes sont en règle, au niveau des compteurs kilométriques, des catadioptres latéraux et arrières, vérifier les feux, les systèmes de freinage et si les usagers sont à jour sur les assurances », explique en amont de l’opération le lieutenant de gendarmerie Matthieu Roy. « On va aussi vérifier les âges, puisqu’il faut avoir 14 ans pour se déplacer à trottinette. Une fois qu’on a procédé aux vérifications, on les sensibilisera sur l’importance d’être en règle », précise-t-il. Sur Gardanne, un arrêté municipal fixe la limitation de vitesse à 20 km/h pour ces deux roues, soit 5 km/h en deçà de la législation française. En cas d’infraction, les amendes vont de 11 à 135 euros.

    Sensibiliser au danger

    « La trottinette la plus rapide que j’ai arrêtée sur Gardanne était à 70 km h », rapporte David Crudelli, brigadier-chef de la police municipale. Si devant ce lycée aucune amende n’a été distribuée, pour beaucoup, l’âge minimum légal, 14 ans donc, n’est pas respecté. Le premier, devra repartir en poussant son engin. « Il attendra un mois pour rouler avec. Il n’a que 13 ans et 11 mois, explique ce gendarme. Sachant qu’en plus il a le catadioptre à l’arrière qui ne marche pas, il n’est pas visible. » Plus loin, les parents d’un autre élève sont appelés : il n’a pas sa carte d’identité sur lui, l’âge doit être confirmé. Sa mère viendra plus tard présenter les papiers d’assurance : tout est en ordre. « Tu sais pourquoi on fait ça ? Les trottinettes, c’est dangereux, pour toi, pour tout le monde. Si quelqu’un te tape, que tu roules trop vite, sans casque et pas assuré, comment on fait ? », lui explique un gendarme. Le concerné assurera ne pas être au courant des législations autour de la trottinette. « Généralement, les trottinettes sont vendues avec des notices, je crois, mais est-ce qu’il n’y aurait pas un retour à faire auprès des vendeurs et fabricants ? » pose Grégory Touret, gardien brigadier. « Les trottinettes sont généralement aux normes, mais elles peuvent facilement être débridées », poursuit son collègue. Ce sont au total une « petite dizaine » de trottinettes contrôlées devant ce collège. Les forces de l’ordre ont ensuite basculé en équipe mobile pour poursuivre l’opération.

  • De Béziers à Paris pour arracher leur classement en REP +

    De Béziers à Paris pour arracher leur classement en REP +

    Le rectorat se dit impuissant ? Le ministère fait la sourde oreille ? Qu’à cela ne tienne ! Les enseignants de La Dullague et Lucie-Aubrac iront directement frapper, le 5 novembre, à la porte du ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. Aux côtés de représentants de deux autres établissements dans la même situation (Montesquieu à Evry-Courcouronnes et Julia Nicolas, à Fort-de-France), avec lesquels ils ont formé un collectif, quatre enseignants de ces deux collèges biterrois porteront en haut lieu, chiffres à l’appui, leur demande d’un classement urgent en réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+).

    « Ce collectif correspond aux établissements qui ont un IPS (indice de position sociale) extrêmement bas. La moyenne nationale des IPS est de 106 et nos établissements, eux, sont à moins de 76, chiffre qui correspond à la moyenne des REP + », explique une enseignante biterroise qui a souhaité rester anonyme. « Plus de la moitié des élèves de La Dullague sont issus du quartier prioritaire de la ville Iranget/Granget, qui est le 5e le plus pauvre de France, avec un taux de pauvreté de 71% », poursuit-elle. « Quant aux boursiers, ils étaient 71,5% en 2024-2025. Et on m’a dit que c’était encore pire cette année… »

    La situation est telle que malgré l’engagement constant des équipes pédagogiques, « c’est l’effondrement ». « Quand on est confronté à une population scolaire aussi marquée par la précarité, ça se traduit par de gros problèmes au niveau des résultats – moins de 60% de réussite au brevet, ce qui est catastrophique – mais aussi des problématiques sociales, avec des choses très lourdes et beaucoup de violence. La corrélation est très nette », assure l’enseignante biterroise.

    « Seul le classement en REP+ permettrait de garantir une réponse structurelle efficace, en cohérence avec les principes de justice sociale et d’égalité des chances portés par l’École de la République », estiment les établissements mobilisés dans un courrier en date du 7 octobre adressé, à l’époque, à l’ancienne ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne.

    « Tous les ans on nous dit : ce sera pour l’an prochain »

    Cela permettrait notamment « de pérenniser des moyens, alors qu’aujourd’hui à chaque année, il faut se battre. Je pense notamment à des effectifs réduits, qui font toute la différence. Ça créerait aussi une stabilisation des équipes dont on aurait bien besoin », détaille l’enseignante biterroise.

    « La carte de l’éducation prioritaire, établie en 2014, devait être revue tous les quatre ans à compter de cette date afin de tenir compte des évolutions des contextes sociaux. Or nous voilà en 2025 et il ne s’est toujours rien passé… Depuis 2018, on nous explique que ce sera pour la rentrée prochaine, si bien qu’on a déjà deux générations de collégiens qui sont passées entre nos murs, soit plus de 1 000 élèves qui n’ont pas eu droit à l’égalité des chances. Ce n’est plus possible, on parle de l’avenir des enfants ! », s’indigne-t-elle.

    L’enseignante souligne toutefois la bonne volonté du rectorat. « Depuis trois ans que nous nous mobilisons activement, il porte un regard bienveillant sur nos établissements. On est suivi, des moyens ont été octroyés. Ils font le maximum dans leur domaine de compétence. Mais la révision de la carte de l’éducation prioritaire, donc notre classement en REP+, n’est pas de leur ressort  ». Aussi, les représentants des établissements du collectif ont-ils décidé d’aller directement interpeller le ministre de l’Éducation, pour lui faire part de l’urgence de leurs situations respectives et l’enjoindre de prendre un arrêté pour modifier la carte de l’éducation prioritaire. Le 5 novembre, une délégation se présentera donc au ministère, dans l’espoir d’être reçue. De leur côté, pour « soutenir les professeurs qui vont à Paris défendre notre collège », les parents d’élèves de La Dullague organisent un rassemblement devant l’établissement le même jour à 9h30.

  • #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ?

    #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ?

    Après trois semaines de publications quotidiennes, c’est aujourd’hui le dernier « Dis moi pourquoi ? ». Un grand merci aux enfants petits et grands, aux chercheurs de tous les labos qui se sont portés volontaires et aux Petits débrouillards, partenaires essentiels de cette opération. À l’an prochain !

    Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    C’est une bonne question ! Les IA ont appris ce qu’elles savent sur des bases de données. Ces bases paraissent immenses, les temps d’apprentissage sont longs et l’énergie associée à l’apprentissage très importante, par exemple pour de la reconnaissance dans des images ou des IA génératives. Mais en réalité, ces bases sont toutes petites par rapport à l’expérience d’un humain qui apprend chaque jour sur des millions de données qui lui sont présentées en permanence, avec des circuits d’apprentissage qui sont également transmis de génération en génération et qui évoluent depuis la nuit des temps. Au final, les IA arrivent à très bien faire des tâches précises, mais les bases d’apprentissages sont infiniment moins générales et fines que celles des humains, ce qui engendre parfois des erreurs absurdes. »

  • #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ? Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ? Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    Après trois semaines de publications quotidiennes, c’est aujourd’hui le dernier « Dis moi pourquoi ? ». Un grand merci aux enfants petits et grands, aux chercheurs de tous les labos qui se sont portés volontaires et aux Petits débrouillards, partenaires essentiels de cette opération. À l’an prochain !

    C’est une bonne question ! Les IA ont appris ce qu’elles savent sur des bases de données. Ces bases paraissent immenses, les temps d’apprentissage sont longs et l’énergie associée à l’apprentissage très importante, par exemple pour de la reconnaissance dans des images ou des IA génératives. Mais en réalité, ces bases sont toutes petites par rapport à l’expérience d’un humain qui apprend chaque jour sur des millions de données qui lui sont présentées en permanence, avec des circuits d’apprentissage qui sont également transmis de génération en génération et qui évoluent depuis la nuit des temps. Au final, les IA arrivent à très bien faire des tâches précises, mais les bases d’apprentissages sont infiniment moins générales et fines que celles des humains, ce qui engendre parfois des erreurs absurdes. »

  • À Cassis, le collège Gilbert-Rastouin a été équipé d’une entrée sécurisée

    À Cassis, le collège Gilbert-Rastouin a été équipé d’une entrée sécurisée

    Accolé à une pinède, le collège, situé avenue des Gorguettes, a été, dans les années 1960, conçu par « René Egger, qui a construit beaucoup de bâtiments scolaires et universitaires dans la région », éclaire Sylvia Doudekova. Elle-même architecte à i-lot architecture, son agence (Marseille) « a gagné le concours de maîtrise d’œuvre du collège fin 2019, début 2020. Les études ont été réalisées jusqu’en 2022, et le chantier de mai 2023 à fin 2024 ».

    Sur ce site singulier, où René Egger a positionné 4 plots, situés sur différents plans, « le projet portait notamment sur la réorganisation de l’entrée de l’établissement, ni identifiable ni sécurisé. La loge était par exemple à l’étage du bâtiment A, nous l’avons redescendue. Des portiques ont été installés à l’entrée du collège », amorce-t-elle.

    « Boîte aux maux »

    Entourée, lundi matin, notamment par Béatrice Bonfillon-Chiavassa, conseillère départementale déléguée aux collèges, et Marie-Pascale Zanettin, l’architecte poursuit la visite. Entre la cour haute et la cour basse, « nous avons créé une liaison élargie, avec un emmarchement plus large, prolongé par des gradins », commente-t-elle. L’extension créée, « un socle en béton brut qui soutient une charpente en acier galvanisé elle-même support d’un complexe de couverture végétalisé sur bac acier », l’a été sur l’espace de la cour, triangulaire. Dans ce bâtiment, la vie scolaire donne sur la cour haute, et sur un toit végétalisé lui aussi en forme de triangle et une salle polyvalente, sur la cour basse.

    « Ce projet répondait à de véritables besoins », a souligné la principale du collège. « Il nous manquait une salle polyvalente, la mise aux normes handicap, la rationalisation de certains espaces comme la loge, le bureau des surveillants. Le préau fait aujourd’hui près de 630 mètres carrés, alors qu’on n’en avait pratiquement pas… » « Les travaux, qui ont coûté 6,7 millions d’euros, ont été d’envergure, dans un site occupé, ce qui n’est jamais facile », a observé la conseillère départementale. Un peu avant, le Département des Bouches-du-Rhône a offert une nouvelle « boîte aux maux », qui se trouve, au collège, dans un local dédié. « L’intérêt du dispositif est que l’élève peut informer de sa situation en toute discrétion. Chaque fois que quelque chose est signalé, les membres de l’équipe Phare qui lutte contre le harcèlement scolaire, s’en emparent », précise la principale.