Tag: collège

  • Alès veut se tourner vers la jeunesse étudiante

    Alès veut se tourner vers la jeunesse étudiante

    Après l’été difficile -marqué notamment par des menaces de mort attribuées à la DZ Mafia et une protection policière renforcée- le maire d’Alès avait retrouvé le sourire pour présenter la rentrée scolaire dans sa ville. Il a d’abord insisté sur les chiffres : plus de 3 000 enfants seront accueillis dans les écoles primaires et élémentaires publiques (850 en privé), huit classes Ulis sont toujours ouvertes à Alès et ce sont au total 8 500 élèves qui effectueront leur rentrée en septembre, en comptant les collégiens et les lycéens. « Les effectifs baissent légèrement en primaire mais les 9-16 ans sont globalement plus nombreux », s’est-il félicité.

    Pour cela, la Ville s’est dotée d’un budget « revalorisé » de 6,5 millions d’euros (2,8 millions hors ressources humaines) dont plus d’un million est consacré aux cantines pour les 1 130 repas servis en moyenne par jour. Des travaux se sont déroulés cet été pour sécuriser l’école de Promelles (après que des tirs ont été entendus l’an dernier à proximité de l’établissement), poursuivre l’accessibilité pour tous et pour que chaque école soit dotée « d’une pièce climatisée ». « Je ne pense pas que climatiser toutes les classes pour un mois et demi par an soit très rentable », a précisé l’édile.

    Alès, ville étudiante ?

    Christophe Rivenq a également insisté sur la rentrée étudiante, car le maire souhaite « créer une dynamique de vie étudiante sur l’agglomération ». « Nous nous sommes rendu compte qu’il y avait de nombreuses formations post-bac à Alès mais que ces instituts ne discutent pas entre eux », explique-t-il. Face à cette situation, le Bureau des étudiants (BDE) de l’école des Mines d’Alès, qui accueille 1 400 élèves chaque année – première école généraliste d’Occitanie et top 23 ex æquo du palmarès 2026 de l’Étudiant, qui évalue 170 écoles d’ingénieurs – portera un BDE interétablissement pour piloter des projets communs.

    Une journée d’intégration inter-établissements sera aussi organisée le 13 octobre dans les arènes avec, au programme, parcours découverte de la ville, jeux, quiz et la présence d’un village étudiant salle Cazot. Durant l’année, la Ville prévoit aussi l’organisation de rencontres sportives, culturelles et festives.

  • [C’est l’été] La « Dictée pour tous » vise un record mondial à Marseille

    [C’est l’été] La « Dictée pour tous » vise un record mondial à Marseille

    La place Villeneuve-Bargemon (2e) va se transformer en salle de classe à ciel ouvert. Dimanche 30 août, de 10h à 12h, la « Dictée pour tous » réunira à Marseille les amateurs d’orthographe pour un événement gratuit et ouvert à tous.

    Portée par l’association Action Bomaye, qui organise des dictées géantes depuis 2018, cette édition se fait en partenariat avec la Ville de Marseille et Abdellah Boudour, fondateur de « La Dictée pour tous ». « C’est important pour nous car c’est un moyen de redonner un peu goût à l’écriture et de célébrer la culture française », explique Cézila Ibrahim, coordinatrice de projets de l’association.

    Quelque 2 000 participants sont attendus, avec l’objectif de battre le record mondial actuel, établi à 1 300 participants. Plusieurs personnalités marseillaises liront le texte, dont Dimitri Payet, ancien joueur et capitaine de l’Olympique de Marseille. De nombreux lots seront aussi à gagner, par catégories : primaire, collège, lycée et adulte.

    Distribution gratuite

    de fournitures scolaires

    À la veille de la rentrée scolaire, l’événement entend également accompagner les familles. Entre 1 000 et 1 500 lots de fournitures scolaires seront distribués gratuitement. « On voulait faire profiter au maximum les familles marseillaises qui ont des revenus modestes », précise Cézila Ibrahim.

    La journée se veut aussi intergénérationnelle. « On a la chance d’être sur la très belle place Villeneuve-Bargemon donc ce sera aussi l’occasion de passer un moment convivial tous ensemble, petits et grands, sans limite d’âge », souligne la coordinatrice. Et de poursuivre : « C’est un événement créé pour réunir tout le monde pour une seule et unique cause : la culture accessible à tous, pour tous. »

    Pour encadrer les 2 000 participants espérés, entre 150 et 200 bénévoles seront mobilisés. Les portes ouvriront à 9h30, avant le début de la dictée à 10h. L’entrée est libre, dans la limite des places disponibles, et les réservations sont toujours possibles via le lien disponible sur le compte Instagram de l’association Action Bomaye.

  • L’État condamné pour la déscolarisation d’un enfant handicapé

    L’État condamné pour la déscolarisation d’un enfant handicapé

    Le tribunal administratif de Marseille rappelle dans un jugement du 10 juillet 2026 que le droit à l’éducation est garanti à chacun. L’obligation scolaire s’applique aussi aux enfants en situation de handicap et l’État se doit de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour rendre ce droit effectif.

    Les requérants sont les parents d’un enfant né en 2010 qui présente des troubles de l’adaptation sociale (instabilité et impulsivité). Alors que les projets personnalisés de scolarisation (PPS) de l’enfant préconisaient dès 2017 une scolarisation en milieu ordinaire avec l’aide d’un accompagnant (AESH) couplée à un accompagnement médico-social, l’élève a été presque entièrement privé de scolarité durant cinq années. Entre les rentrées 2017 et 2022, il n’a été admis que deux mois en CE1/CE2, puis est resté complètement déscolarisé jusqu’en mars 2022. En classe de 6e, il n’a bénéficié que de 4 heures de cours par semaine dans un collège privé. Sa prise en charge conforme aux préconisations n’a finalement débuté qu’en septembre 2022.

    « L’obligation scolaire s’appliquant à tous, les difficultés particulières que rencontrent les enfants en situation de handicap ne sauraient avoir pour effet ni de les priver de ce droit, ni de faire obstacle au respect de cette obligation » énonce le jugement. Il incombe ainsi à l’état « de prendre l’ensemble des mesures et de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour que ce droit et cette obligation aient pour les enfants en situation de handicap un caractère effectif. »

    L’État est condamné à 10 000 euros de préjudice moral et de troubles dans les conditions d’existence de l’enfant,ainsi que 9 000 euros pour la mère pour dédommager à la fois son préjudice moral et professionnel, celle-ci ayant été licenciée pour l’abandon de son poste, et 3 000 euros au père. Enfin, l’état versera 1 800 euros pour les frais de justice engagés.

  • Le projet Alcotra met à contribution les collégiens

    Le projet Alcotra met à contribution les collégiens

    Plus que jamais les îlots de chaleur deviennent invivables, et les villes des Alpes, bien que temporairement plus préservées par la chaleur du fait de l’altitude, sont de plus en plus concernées. C’est pourquoi plusieurs acteurs français et italiens ont décidé de lancer ensemble le projet Alcotra Reverd, visant à repenser les espaces publics et les adapter à ce changement. Ce vendredi au centre diocésain de Gap était l’occasion de clôturer la première phase de ce partenariat transfrontalier soutenu par l’Union européenne, et mené en tandem par le conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement des hautes Alpes (CAUE) et Tauttemi, bureau d’études d’architecture basé à Coni, en Italie.

    « On s’est retrouvés ensemble parce que d’un côté comme de l’autre de la frontière on a les mêmes problématiques, explique Marc Viossat président du CAUE et vice-président départemental en charge de la transition énergétique et des mobilités alternatives. On voit très bien que c’est un sujet d’actualité, et qu’en montagne l’évolution climatique va encore plus vite qu’en plaine. On a quasiment gagné deux degrés, il y a urgence. » À ses côtés, André Marino, du bureau Tautemi, qui a piloté le projet côté italien : « Notre programme passe par deux axes. D’abord, travailler avec les écoles et sensibiliser les nouvelles générations sur la façon dont penser différemment les espaces publics, expose ce dernier. Nous avons fait le même travail avec les techniciens des petites villes et communes qui n’ont souvent pas les ressources pour de grands projets mais qui peuvent coopérer car elles sont confrontées aux mêmes problèmes. »

    L’un de ces travaux de coopération est passé par un concours entre les collèges de Briançon, de Tallard, de Guillestre et trois collèges italiens, qui consistait à repenser l’aménagement de leur collège pour l’adapter au changement climatique. La classe de 4e de Guillestre a été récompensée par le jury, avec celle du collège de Cerasca en Italie. Les collégiens guillestrois ont conçu la maquette d’une cour remaniée, avec un cours d’eau, un petit lac, une fontaine à eau, des espaces végétalisés, des jardinières et une tonnelle enherbée. Ils ont également imaginé une cour qui ne soit plus organisée autour du terrain de foot, bien souvent occupé par les garçons et reléguant les filles en périphérie. Au mois de mai, les deux collèges vainqueurs ont participé ensemble à un voyage pédagogique à Turin. « On remercie le CAUE pour les apports scientifiques et pédagogiques apportés aux élèves, et on espère pouvoir très grandement dans les années qui vont suivre pouvoir réaliser une cour qui soit agréable, vivable, pour les élèves et le personnel », a réagi E. Lagraniere, CPE du collège de Guillestre.

    Passer à la phase opérationnelle

    Cet après-midi au centre diocésain a permis de revenir sur les différentes étapes du projet et d’en clôturer cette première phase. « Pour tout vous dire, on aimerait maintenant passer au côté opérationnel, espère Marc Viossat. C’est pour ça que tous les deux, avec Andréa, nous allons présenter une candidature d’un autre projet Alcotra avec des réalisations dans les écoles notamment, côté Hautes-Alpes et côté italien. » Passée la phase d’étude et de sensibilisation, le président du CAUE souhaite désormais entamer les travaux des aménagements de végétalisation et de création d’îlots de fraîcheur dans les écoles primaires de Gap et au collège de Guillestre. « On espère être retenus pour passer à l’opérationnel dès l’année prochaine », projette-t-il. Les travaux, si le projet est retenu par l’Union européenne, seraient financés à 80% par celle-ci et 20% par le Département, avec l’objectif de débuter l’année prochaine.

  • Ces professeurs réclament des piscines pour leurs élèves

    Ces professeurs réclament des piscines pour leurs élèves

    Des professeurs de sport serrés dans une piscine gonflable au milieu du Vieux-Port. C’est tout l’objet de la mise en scène organisée, ce jeudi, par le Snep-FSU Aix-Marseille pour attirer l’attention sur le manque d’équipements aquatiques et de piscines dans la ville. Lunettes de plongée et bonnet de bain sur la tête, ils veulent alerter sur cette situation qu’ils jugent préoccupante.

    « À Marseille, seulement 14 piscines sont en activité, ce n’est pas assez. Surtout qu’il y a des piscines qui ont fermé, notamment celles de Luminy et de la Bombardière. La situation ne s’améliore pas, elle a plutôt tendance à se dégrader », affirme Jean Cugier, cosecrétaire académique du Snep-FSU et professeur d’EPS au lycée polyvalent Antonin-Artaud (13e). « Dans la deuxième ville de France, on compte 100 m² de piscine pour 10 000 habitants. C’est deux fois moins qu’à Lyon par exemple. Énormément de professeurs d’EPS sont privés de piscine pour emmener leurs élèves apprendre à nager », déplore Cédric Vassenaix, enseignant à Aix-en-Provence.

    Les professeurs d’EPS alertent surtout sur le nombre important d’enfants qui arrivent au collège sans savoir nager. D’après le syndicat, jusqu’à 85% des élèves entrant en 6e ne maîtrisent pas la nage, dans certains quartiers de Marseille. C’est le cas pour les élèves du collège Henri-Barnier, dans le 16e arrondissement, toujours selon le syndicat. Ce dernier précise qu’une grande partie des élèves ne sachant pas nager sont scolarisés dans les quartiers nord de la ville et ne disposent que de cinq piscines municipales, contre neuf dans le reste de Marseille.

    Face à ce constat, les professeurs d’EPS ont choisi un slogan : « Savoir lire, c’est essentiel. Savoir nager, c’est vital. » L’occasion de mettre en avant les risques liés à l’absence d’apprentissage de la natation, d’autant plus élevés dans une ville bordée par la mer, soulignent-ils.

    Réunion avec la Ville

    Paul Mauranes, qui enseigne depuis deux ans au collège Elsa-Triolet (15e), témoigne : « On a bien 40% d’élèves qui entrent et qui ne savent pas nager. Ça fait presque un enfant sur deux, même si on n’est pas les plus mal lotis car la piscine est à 25 minutes à pied. »

    Cette mobilisation s’inscrit dans une revendication portée à l’échelle nationale. « Notre syndicat réclame la construction de 1 000 piscines sur le territoire et la rénovation des bassins », précise Jean Cugier, qui évoque un enjeu de santé publique : « L’an dernier, il y a eu 50 décès par noyade en France chez les enfants de moins de 12 ans. C’est aussi la première cause de décès par accident domestique chez les moins de 25 ans », ajoute-t-il.

    Prévenue de la mobilisation, la Ville de Marseille a proposé « une rencontre », selon le syndicat, afin d’échanger sur le manque de piscines. Celle-ci devrait se tenir le 10 septembre.

  • Un camp d’été dans le Dévoluy pour les collégiens de REP

    Un camp d’été dans le Dévoluy pour les collégiens de REP

    « Bon allez, si dans cinq minutes, il y en a qui ne sont toujours pas prêts, on part sans eux ! » Jean-Lou Vinard, médecin retraité et accompagnateur de montagne, donne de la voix. Il est 8h50, la randonnée débute dans dix minutes. Il s’apprête à emmener 21 élèves de 5e du collège de Laragne-Montéglin et leurs deux professeurs pour une boucle de 12 km entre Saint-Étienne-en-Dévoluy et le Vallon d’Âne.

    Lui et Luc Bernard, herboriste, tous deux randonneurs de montagne chevronnés, ont créé « Tous ensemble au sommet ! », un programme à travers lequel ils emmènent en camps de montagne des collégiens de REP, souvent issus de milieux modestes, avec plus de difficultés scolaires.

    Course d’orientation, escalade, fabrication d’un herbier, spéléologie… La majorité des élèves du groupe, âgés de 12 à 14 ans, n’a jamais passé autant de temps en montagne ou pratiqué des activités comme la via ferratta. « C’était mon moment préféré. Je ne connaissais pas du tout, ça faisait un peu peur mais c’était super cool », témoigne l’un d’eux, mi-exalté mi-effrayé par le souvenir du parcours en altitude sur les falaises. « C’est tarpin bien ! , s’enthousiasme sa camarade. En plus, on est sans nos téléphones, on est déconnectés alors on profite à fond. »

    La montagne pour tous

    Pour eux, le camp apporte son lot de découvertes, à tous les niveaux. « On mange plein de choses nouvelles, comme des fleurs, on en a dans toutes les salades, ça rajoute du goût », remarque Paris. « On fait plein de choses mais le meilleur moment c’est quand on se rassemble le soir, qu’on est entre nous, on mange des marshmallows sur le feu et on joue au loup-garou », témoigne Kenzo, suscitant l’adhésion de son groupe. Seul hic : « Les nuits en tente ! Il fait froid et le matin tout est mouillé », grimace l’une d’entre eux. « Pour moi, la montagne, c’est une belle maîtresse d’école, elle apprend aux enfants l’initiative, la solidarité, l’effort. Elle m’a beaucoup apporté et pour des gamins, ça leur ouvre la tête, affirme Jean-Lou Vinard. L’idée nous est venue d’un copain, Loïc Preghenella, accompagnateur de montagne comme nous, qui a emmené en 2023 des enfants de milieux défavorisés de la région parisienne grimper le Monte Cinto en Corse. On a contacté Dominique Gosselin, principale du collège de Laragne, qui nous a donné son feu vert. » Au bout d’une heure de marche, le groupe s’arrête à la fontaine de la ferme de Luc Bernard, herboriste, qui a grandi dans le Dévoluy. « Je randonne ici depuis maintenant soixante ans. C’est un espace naturel magnifique à leur faire découvrir, explique ce dernier, qui, la veille, a fait composer un herbier au groupe. On est tous deux retraités alors on a du temps pour transmettre. J’essaye de renouer un peu avec ce savoir des anciens, la connaissance des plantes avec lesquelles on peut manger, se soigner ou celles qui sont dangereuses. »

    Après deux ans, le partenariat est pérennisé avec le collège de Laragne. Mais Jean-Lou déplore cependant un manque de soutien local : « On fait découvrir le Dévoluy et pourtant on voit qu’autour de nous, ça ne se mobilise que partiellement. Cette année, on a démarré le projet en négatif de 3 000 euros. On va finir par les trouver, mais on aimerait être un peu plus soutenus », soupire-t-il.

  • À Martigues, le nouveau collège Pagnol inaugure le pôle éducatif nord

    À Martigues, le nouveau collège Pagnol inaugure le pôle éducatif nord

    Le voile tombe et Marcel Pagnol apparaît, en habits d’académicien. Ça y est : le nouveau collège Pagnol de Martigues est inauguré, mardi matin, après trois ans de travaux. Les élèves et leurs professeurs ont déjà pris possession des lieux depuis le 2 mars.

    « Je suis fier que ce collège porte le nom de mon grand-père, même si je n’y suis pour rien », réagit Nicolas Pagnol, tout sourire, devant l’assemblée, espérant « que son œuvre sera encore enseignée aux jeunes ». Les quatre élèves de 5e qui ont récité un extrait de la scène de chasse dans la garrigue de La gloire de mon père le démontrent, introduits par le solo de hautbois de leur professeure reprenant le thème du film « Jean De Florette ». « C’est la transmission de beaux sentiments, l’amitié, le travail et la famille », conclut Nicolas Pagnol.

    Le maire (PCF), Gaby Charroux, ne manque pas de reconnaître le « talent » des élèves, parlant d’une « magnifique réalisation » pour désigner le lieu. Un « investissement dans l’avenir » de 34 millions d’euros souligné par la conseillère départementale (Ren.) Laurence Angeletti, issu du plan Charlemagne de modernisation des collèges.

    « Collège du XXIe siècle »

    Chacun prend ses marques dans ce nouveau complexe, dont la surface est presque double de celle de l’ancien site, avec des salles de cours lumineuses. De la cuisine moderne au self immaculé, en passant par le gymnase, le plateau sportif et la salle de travaux manuels équipée, l’établissement offre de vastes espaces de circulation dans ses couloirs gris béton. Il est également accessible aux personnes malvoyantes : chaque porte et panneau d’indication est traduit en braille.

    L’équipement sportif est particulièrement fourni, avec mur d’escalade, tables de ping-pong, archerie, ainsi que plusieurs terrains intérieurs et extérieurs, entourés d’une piste d’athlétisme de 200 m. « C’est la moitié de l’homologation en compétition, plus adapté pour les collégiens », fait remarquer Samir Dahmani, conseiller municipal (SE). « C’est presque un J”ulien-Olive” au collège ! », s’émerveille Valérie Baqué, adjointe (PCF).

    L’établissement est « conçu pour répondre aux exigences du XXIe siècle renchérit Gaby Charroux. Il est remarquable pour ses équipements, notamment sportifs et pour la Segpa » et par « la prise en compte des enjeux environnementaux ». Tant en termes de compensations que de construction. « L’établissement est moderne par sa conception bioclimatique et sa chaufferie bois, indique Laurence Angeletti. Il prépare à vivre dans un monde plus durable. » Les bancs et les tables de ping-pong en dur, dans la cour, sont en matériaux recyclés, d’après l’architecte.

    Un chantier qui donne le ton de l’évolution de ce nouveau quartier de la ville, au cœur du « pôle éducatif » relevé par l’édile.

  • Jean-Marie Bernard visite le futur site scolaire à Serres

    Jean-Marie Bernard visite le futur site scolaire à Serres

    Bâti sur le site de l’actuel collège, le but est de redynamiser celui-ci, confronté à une baisse structurelle d’effectifs. « Le collège ne comptait plus qu’une centaine d’élèves. Avant même que le bâtiment n’ait vu le jour, le collège de Serres a retrouvé son attractivité. Il compte aujourd’hui 150 élèves », a affirmé Jean-Marie Bernard. Une première partie du bâtiment sera mise en service à l’automne avec l’installation des collégiens dans la partie « école » de la structure. La totalité du projet doit être livrée fin 2027 ou début 2028.

  • La centrale d’achat rapproche les champs et des cantines

    La centrale d’achat rapproche les champs et des cantines

    Au cœur du Salon des agricultures de Provence, c’est un petit stand. Mais à l’échelle du Département, il s’agit d’une grande avancée. Depuis 2025, la collectivité présidée par Martine Vassal (DVD) a décidé de se lancer dans la commande de fruits et légumes dans le cadre de la centrale d’achat qu’elle a créée, en 2023, permettant de « franchir une étape décisive pour concilier qualité et proximité ».

    L’objectif premier :
    « Garantir à nos collégiens une alimentation saine, équilibrée et accessible », affirme l’élue. Chaque jour, près de 58 500 élèves déjeunent à la cantine dans les Bouches-du-Rhône, pour la somme de 3 euros, ou d’1,20 euro pour les boursiers. Parmi eux, 20 000 mangent des fruits et légumes locaux et de saison issus du marché de la centrale d’achat. En un an, environ 23 tonnes de ces produits végétaux ont été servies dans les 61 établissements adhérents. « 25% des fruits et légumes consommés dans les collèges du département sont locaux », précise Laurence Angeletti, conseillère départementale déléguée au bien-être et à la santé alimentaire des collégiens.

    La centrale d’achat gère aussi un marché épicerie (69 collèges partenaires) et un marché beurre, œufs et fromage (68 collèges partenaires). Au total, 131 des 132 établissements du département sont adhérents à la centrale d’achat.

    La part de bio consommée par les élèves atteint 10%. Pour rappel, la loi Egalim fixe notamment un objectif d’au moins 20% de produits bio en valeur d’achat, au 1er janvier 2022, pour les cantines de France métropolitaine. « La difficulté, c’est le prix des denrées, poursuit l’élue. On privilégie toujours le raisonné au conventionnel en augmentant la part de bio, tout en respectant le budget des collèges et des ménages. »

    Sécuriser les débouchés des exploitants

    Au-delà de cette « montée en gamme dans les repas des élèves » que salue Mickael Mangos, chef cuistot à la cantine du collège Pierre-Matraja de Sausset-les-Pins, la centrale d’achat répond à l’ambition du Département de soutenir l’économie agricole des Bouches-du-Rhône, de structurer les filières locales et de renforcer les circuits courts. « Il faut assurer des débouchés aux exploitants et prendre en charge la logistique qu’il y a autour », affirme Laurence Angeletti. Cette logistique est organisée par le plus grand hub alimentaire du Sud de la France, le Grand marché de Provence et sa plateforme de 7 hectares implantée à Châteaurenard.

    À l’heure actuelle, 27 exploitants locaux ont rejoint le marché fruits et légumes de la centrale d’achat, dont Sébastien, producteur de poires et de pommes à Saint-Andiol. Lui estime que cette démarche est importante à « trois égards » : « Elle permet de rapprocher les jeunes du territoire de notre agriculture, ce qui nous permet de faire de la pédagogie, d’expliquer la saisonnalité des produits etc. La 2e raison, c’est de valoriser notre agriculture régionale, qui est de grande qualité, mais qui est consommée à 90% en dehors de notre territoire. Aujourd’hui, 100% des pommes consommées par les collégiens viennent de la région depuis le démarrage de ce partenariat. Enfin, les producteurs ont une vraie place autour de la table pour discuter de la rémunération, des coûts de production, ce ne sont pas les distributeurs qui se chargent de ça. Et puis, ça nous sécurise des débouchés, c’est beaucoup moins volatil parce qu’on s’engage sur la durée. »

  • Des bancs du collège à ceux du tribunal pour un procès fictif

    Des bancs du collège à ceux du tribunal pour un procès fictif

    « Mesdames et Messieurs, le tribunal. Veuillez vous lever. » Suivie des assesseurs, la présidente d’audience entre dans la salle Germaine Poinso-Chapuis du tribunal judiciaire de Marseille. Au premier coup d’œil, l’âge moyen dans l’assistance est étonnant : à la place du personnel de justice, 24 élèves de 4e du collège Jean-Claude-Izzo, âgés de 13 ou 14 ans, jouent les rôles d’avocat, juge, assesseur, victime ou accusé. Organisé ce jeudi, à l’initiative du Département des Bouches-du-Rhône, ce procès fictif s’inscrit dans le cadre de leur programme d’enseignement moral et civique (EMC).

    Pendant plusieurs mois, ils se sont attelés à écrire le scénario de cette audience, encadrés par quatre professeurs du collège et des membres du Conseil départemental de l’accès au droit des Bouches-du-Rhône (CDAD). « Ils ont d’abord travaillé sur l’organisation de la justice et ses différents acteurs. Puis, au fil des séances, ils ont choisi un scénario et sont passés à l’écriture du procès », explique Séverine Donati, secrétaire de direction du CDAD. Pour ce projet, le scénario est le suivant : un tableau a mystérieusement été volé au Mucem. L’accusé fictif s’approche à la barre, sous les consignes de Joud, qui joue le rôle de présidente et mène l’audience.

    « C’était incroyable »

    Le Département accompagne chaque année deux collèges dans la mise en place de ces procès fictifs. Cette année, un collège de Gardanne a également bénéficié du dispositif, précise Sylvain Di Giovanni, conseiller départemental délégué à la Santé, à l’Enseignement supérieur et à la Recherche. Pour lui, ce type d’initiative joue un rôle primordial dans la sensibilisation des jeunes : « C’est important pour le conseil départemental de mettre en avant l’accès au droit pour tous. Les élèves ont aussi pu appréhender le système judiciaire, ses valeurs et l’essence même du milieu », explique-t-il. Avant d’ajouter : « Peut-être que certains vont rentrer avec un nouveau projet professionnel en tête ! »

    À la fin de la séance, la pression se relâche. Les sourires réapparaissent sur les visages des élèves, qui dressent un bilan largement positif. Rym, 14 ans, fait part de son ressenti : « C’était beaucoup de stress. Il fallait être minutieuse et toujours concentrée. Finalement, j’ai trouvé que c’était très drôle à faire. » De son côté, Mohamed s’exclame : « C’était incroyable, je suis très fier de mes copains. » Les élèves ne sont pas les seuls satisfaits, Sohad Vassal, CPE du collège Jean-Claude-Izzo, ne cache pas son émotion. « J’ai pleuré, avoue-t-elle, ils ont vraiment joué le jeu et je trouve qu’ils ont pris en maturité. » Le fait d’avoir pleinement incarné un métier de la justice a, selon elle, fait toute la différence. Pour récompenser leur investissement, un diplôme leur est remis en fin de séance, sous les applaudissements du public, scellant cette expérience judiciaire.