Tag: collège

  • Un moment de recueil au lendemain du drame au collège Lakanal d’Aubagne

    Un moment de recueil au lendemain du drame au collège Lakanal d’Aubagne

    Les sentiments sont encore très partagés pour les Aubagnais, près de 36 heures après le drame. En face du cinéma le Pagnol, plusieurs centaines de personnes se sont réunies. Enfants, adolescents, adultes, personnes âgées, tout le monde s’est déplacé pour témoigner leur soutien et leurs pensées au corps enseignant. Une ambiance positive s’est dégagée du rassemblement.

    « Ça aurait pu être moi » lance Paolo, un ancien élève du collège Lakanal. « C’est pas normal qu’on puisse entrer dans le collège avec une arme et tirer comme ça sur ses professeurs. » Bastien et Mathieu sont élèves en classe de 3e dans ce même collège. « Ça va déjà mieux qu’hier, ça nous a fait bizarre tout ça. Mais c’était important de venir ici, pour le geste qu’a pu faire le CPE », témoignent les collégiens. « On le connaissait mais pas plus que ça, on savait qui c’était. C’est difficile de savoir si tout ce qui se dit dans les médias est vrai quand on ne le connaît pas personnellement », finissent par conclure les deux adolescents.

    Pour Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne, « l’objectif de ce rassemblement est de se recueillir ensemble ». « Et le tout sans prise de parole, sans banderole, sans message. Nous voulons laisser la place aux gens pour échanger, discuter. » L’élu est satisfait de la démarche mise en place. « C’est quelque chose que nous avons l’habitude de faire à Aubagne, donc c’était une évidence que de proposer ce rassemblement. C’est un moment où il faut avoir du lien, se parler. Il ne faut pas se renfermer. »

    De nombreux enseignants ont fait le déplacement pour participer à ce rassemblement. Céline est professeure d’EPS, et a enseigné dans le passé au collège Lakanal. « Je suis venue témoigner mon soutien aux collègues, c’est une émotion particulière quand on a nous-mêmes travaillé dans cet établissement. En plus je suis aussi parent d’élève donc j’ai la double casquette », s’exprime-t-elle. Deux professeurs de Gémenos étaient également présents à Aubagne lors de cette soirée de mardi. Ils ont notamment évoqué « la journée de commémoration pour Samuel Paty et Dominique Bernard qui a eu lieu, comme prévu, dans l’établissement, avec une pensée forcément pour les enseignants blessés lundi ».

    Parents et enfants marqués

    Du côté des parents, la plaie semble encore à vif pour certains. Élodie et Charlotte ont toutes les deux une fille de 14 ans, scolarisées en classe de 3e dans l’établissement. La première précise que sa fille « s’est retrouvée face à l’assaillant », ce qui l’a « énormément marquée ». « Elles discutent beaucoup entre elles, elles se refont en boucle le scénario, étant donné qu’elles n’étaient pas au même endroit au moment des coups de feu », complète Charlotte. « Ça leur fait du bien d’être ensemble et d’en parler, d’avoir du lien. C’est bien que ce rassemblement ait été proposé », poursuivent-elles. « Malgré tout, le sentiment qui se dégage c’est surtout beaucoup de tristesse et de la peine pour le gamin. Pourquoi rien n’a été fait pour découvrir ce problème ? Ça reste un enfant de 14 ans, qui a gâché sa vie », concluent les deux mamans.

    « Je n’ai pas encore eu l’occasion d’aller rencontrer le proviseur, qui est encore à l’hôpital. J’aimerais le voir demain, ou bien essayer d’avoir son contact pour l’appeler. Il lui faut du repos, il me semble qu’il a eu la jambe cassée, il a donc certainement dû être opéré », confie le maire, en réitérant son soutien à l’ensemble du corps professoral. Alors que le rassemblement commence à se disperser près d’une heure après avoir commencé, Jean-Pierre Squillari a également exprimé son soulagement : « J’estime que l’on a réussi ce qu’on a voulu faire. L’objectif était de laisser la place au dialogue et je pense que c’est le cas », conclut le maire d’Aubagne.

  • Aubagne : le parquet national antiterroriste se saisit de l’affaire Lakanal

    Aubagne : le parquet national antiterroriste se saisit de l’affaire Lakanal

    L’affaire du collège Lakanal à Aubagne prend une autre tournure… Les premières investigations, « notamment l’exploitation des supports numériques du mineur, mettent en évidence la probable adhésion à la mouvance True Crime Community (TCC) ainsi que l’inscription de l’action criminelle intervenue au sein de son établissement scolaire dans cette idéologie », a indiqué le Parquet national anti-terroriste (Pnat) dans un communiqué ce mardi 13 octobre, précisant qu’il se saisissait de faits. Et de détailler : « La TCC est un écosystème de communautés numériques qui glorifie les auteurs de tuerie de masse et incite, dans certaines formes, au recours à la violence extrême. »

    Une enquête a été ouverte pour « tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste », « association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes et infractions à la législation sur les armes, en relation avec une entreprise terroriste » et confiée à la Sdat (sous direction anti-terroriste), service coordonnateur, à la DGSI et à la direction zonale de la police nationale Sud. Des précisions devant être apportées à l’issue de la garde à vue du jeune homme démarrée lundi.

    De « mal aimé » à « acte prémédité »

    Élève de troisième au sein du collège, le jeune homme qui a tiré, à plusieurs reprises, au fusil de chasse sur le principal et une professeure, avait dans un premier temps été décrit comme mal dans sa peau, se « sentant mal aimé » selon les premières constatations. Mais sur les ondes de FranceInter ce mardi le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, avait lui insisté sur « le caractère prémédité » de l’acte. « Il avait organisé son périple et il a eu le temps quand même de recharger son fusil en cours de route. Donc, on est quand même bien sur un jeune qui avait une intention claire de tuer », a-t-il ajouté.

    Dans les témoignages des autres élèves recueillis devant l’établissement quelques heures après le drame, une de ses camarades, Sarah, également élève de 3e et en classe avec lui l’an dernier, raconte être sortie de son cours en courant et être tombée sur le jeune tireur. « Il a dit : “Je suis venu que pour les profs, pas pour les élèves. De toute façon, les profs font chier” », assurait-elle décrivant « un élève perturbateur, qui avait beaucoup de rapports mais s’en fichait (…) il n’obéissait pas aux profs ». Alors que d’autres évoquent un élève qui « avait l’air calme ». Le père et la mère de l’adolescent ont aussi été placés en garde à vue « pour essayer de comprendre comment ce jeune s’est retrouvé en possession de cette arme », avait indiqué lundi le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez venu avec son homologue de l’Éducation, sur les lieux.

  • Tirs dans un collège : Aubagne sous le choc

    Tirs dans un collège : Aubagne sous le choc

    « On a entendu deux coups de feu. Juste après, l’alarme incendie a sonné et les profs nous ont expliqué que ce n’était pas un exercice. On est sortis, on a vu l’élève et il a tiré en l’air ». Devant les grilles du collège Lakanal d’Aubagne, Adrien, élève de 3e raconte avec effroi la scène qui s’est déroulée plus tôt dans la matinée. Une scène dont l’horreur se passe de commentaires : Un élève de 3e, âgé de 14 ans, a ouvert le feu à plusieurs reprises au sein de l’établissement, blessant le proviseur et une enseignante et provoquant une onde de choc qui a largement dépassé le pays d’Aubagne.

    « L’élève est entré, aux alentours de 9h25, avec un étui à guitare dont il a manifestement sorti une arme, un long fusil de chasse. Il est monté au 1er étage de l’établissement, pour ensuite tirer en direction de deux personnes, le proviseur de l’établissement et un professeur qui était présent. Elles ont été blessées au niveau des membres inférieurs », relate Audrey Jouaneton, procureure adjointe de Marseille. Elle raconte un vrai périple qui aurait pu finir dans un bain de sang : « L’élève a ensuite continué sa progression vers le deuxième étage où il y a eu deux autres séquences de tirs. Une première à côté d’un professeur, en direction du sol, un impact a été identifié en bas d’un mur. Ensuite, il est arrivé au niveau d’une salle de classe, qui était occupée par les élèves et un professeur. Il a tiré en direction du tableau de la salle, là encore un impact a été identifié ». Par chance, les deux seules victimes ont été « rapidement prises en charge » par les pompiers et hospitalisées dans la foulée, leur pronostic vital n’étant pas engagé. Mais surtout « l’élève a été maîtrisé et désarmé par un personnel de l’établissement qui a arrêté sa progression » avant qu’il ne soit interpellé puis placé en garde à vue. « C’est le CPE qui l’a maîtrisé », confirme Jean-Pierre Squillari, maire d’Aubagne qui cite un acte « d’un courage exceptionnel ».

    Comme lui, c’est tout Aubagne qui a retenu son souffle le temps que les collégiens soient tous dans les bras de leurs parents et que la situation s’apaise.

    Enquête ouverte pour tentatives d’assassinat

    Car l’établissement a logiquement été placé sous bonne garde des forces de l’ordre et le rond-point attenant au collège a été plein de monde une bonne partie de la journée. Des parents aux visages angoissés font le pied de grue en attendant de récupérer leurs minots. Derrière les rubalises, certains crient le nom de leur enfant qui accourt et se jette dans leurs bras. « C’est un sentiment de sidération qui prédomine, on est sous le choc. C’est un super collège avec des dispositifs contre le harcèlement qui fonctionnent. Il y a une proximité avec les élèves, les profs sont super investis… », témoigne Julien Coclet, représentant de parents d’élèves. Comme d’autres, il attend avec impatience de pouvoir récupérer ses enfants sains et saufs : « On pense au pire dans ces moments-là ». Christophe, un professeur d’espagnol qui a « eu des coups de feu » devant la porte de sa classe se dit aussi « profondément choqué ». « On ne voit pas ça tous les jours. On pense à Samuel Paty et d’autres mais ici c’est un collège tranquille… C’est quand je suis descendu et que j’ai vu le principal à terre en sang que j’ai compris », explique-t-il, sa voix empreinte d’émotion. Plusieurs élèves font part d’un « cauchemar » ou s’exclament : « D’habitude, ça arrive au Texas, pas à Aubagne ! ». Une chose est sûre : cet acte n’a aucun lien avec le mouvement des lycéens, un temps évoqué par certains médias. Car dans le flou de la journée, certains affirment que le suspect aurait été harcelé, d’autres que son acte serait en lien avec une rupture… Tout et son contraire. Laurent Nunez, le ministre de l’Intérieur, appelle justement à la retenue : « Il faut rester prudent sur les mobiles ». Notons que les parents du suspect ont également été placés en garde à vue et que le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour « tentatives d’assassinat ».

    Au-delà de l’émoi, tous se projettent déjà sur la suite : soutien psychologique via une cellule aux élèves, enseignants et personnels de l’établissement. Ce mardi, l’établissement n’ouvre ses portes que pour les enseignants. La Ville appelle à un rassemblement, ce mardi à 18h au Cours Foch.

    RÉACTIONS

    Jérémy Bacchi, sénateur communiste

    « Je tiens à saluer le sang-froid de l’équipe pédagogique qui n’a pas hésité à s’interposer. On leur doit que ce drame ne soit pas plus terrible. Une pensée également aux personnels éducatifs qui ont été blessés. Aujourd’hui, l’heure est au soutien des élèves et des enseignants, et à créer du lien. »

    Nicolas Isnard, Président de la métropole Aix Marseille

    « Face à cette violence inacceptable, c’est toute notre communauté et nos institutions qui doivent faire bloc pour défendre et protéger l’école et ceux qui la font vivre. »

    FO, syndicat

    La FNEC FP-FO des Bouches-du-Rhône affirme son « soutien total à [ses] deux collègues blessés ». Le syndicat a également salué « la vigilance et le sang-froid de ceux qui sont parvenus à désarmer l’agresseur ». Face à cette violence, il rappelle que la sécurité dans les établissements passe « par la satisfaction des revendications portées par la jeunesse et les collègues », en appelant le Premier ministre et le gouvernement à « répondre immédiatement aux revendications ».

    FSU, syndicat

    « Cet acte terrible ne doit en aucun cas faire l’objet d’une récupération politique. (…) le tout sécuritaire n’est pas la réponse à une jeunesse qui va mal ». La FSU souligne que « l’heure est à la prise en charge du traumatisme vécu par les élèves et les personnels » et à un « travail en toute indépendance de la justice ».

  • [Entretien] Jean-Pierre Squillari, maire d’Aubagne : « Je suis soulagé qu’aucun élève n’ait été blessé »

    [Entretien] Jean-Pierre Squillari, maire d’Aubagne : « Je suis soulagé qu’aucun élève n’ait été blessé »

    La Marseillaise : Quelle est votre réaction à chaud face à cette situation ?

    Jean-Pierre Squillari : Ce collège est connu habituellement pour l’insertion et ses opérations originales. Il y a une forme d’osmose entre les élèves et le corps enseignant ici, donc ce geste est d’autant moins compréhensible. Malgré tout, on voit qu’il y a un grain de sable dans la chaussure. Mais je reste persuadé qu’il faut continuer dans cette direction. Les parents sont en soutien total avec le principal.

    À quel moment êtes-vous arrivé ici ?

    J-P.S. : Ce matin j’étais en réunion au moment ou j’ai été prévenu. Dès que je suis arrivé, aux alentours de 10h, mon premier réflexe a été de connaître l’état de santé des blessés. Le fait de savoir que le pronostic vital d’aucun des blessés n’était engagé, et qu’aucun élève n’a été blessé, ça a été un premier soulagement.

    Martine Vassal a pointé l’absence de dispositifs de sécurité dans le collège. Qu’en pensez-vous ?

    J-P.S. : Le Conseil d’administration s’était effectivement initialement opposé à l’installation d’équipements de sécurité. Mais récemment, il a changé d’avis et s’est exprimé pour l’installation d’un tel dispositif, avec un tourniquet et de la vidéo-surveillance notamment. La présence d’un tourniquet aurait été un plus, forcément. Mais est ce que cela aurait permis d’éviter cette situation ?

    Un problème d’alarme a aussi été évoqué. Que s’est-il passé ?

    J-P.S. : Effectivement l’alarme incendie a été déclenchée, mais c’est l’élève armé qui l’a déclenchée volontairement. Les jeunes qui étaient dans les salles m’ont témoigné du fait qu’ils ont tenté de se barricader en installant des chaises et des tables derrière les portes.

    Quelle sera la suite ? Est-ce que
    le lycée sera ouvert demain ?

    J-P.S. : L’établissement sera fermé aux élèves mardi mais accueillera les enseignants qui vont travailler au retour des élèves. Par ailleurs, suite aux sollicitations, nous organisons un temps de rassemblement mardi à 18h au cours Foch pour que chacun puisse dire sa solidarité aux personnels éducatifs et aux jeunes.

  • Trois ministres au chevet du collège Lakanal d’Aubagne

    Trois ministres au chevet du collège Lakanal d’Aubagne

    « Un fait grave qui a créé une grosse émotion au sein de la ville, du pays tout entier et de la communauté éducative ». Devant les grilles du collège Lakanal à Aubagne, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur pèse ses mots et veut « témoigner du soutien de l’ensemble du gouvernement au personnel éducatif du collège et signaler la gravité de ces faits ». Accompagné par Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale et Sabrina Roubache, ministre déléguée à l’enseignement et l’apprentissage, le gouvernement a réagi au quart de tour suite aux évènements survenus dans la matinée dans le collège et les tirs d’un jeune de 14 ans qui a blessé deux fonctionnaires de l’établissement. « C’est la brigade criminelle qui a été saisie, c’est dire la gravité de ce fait », martèle le ministre de l’Intérieur. Quand Sabrina Roubache loue « le courage remarquable de la communauté éducative ». Son homologue de l’éducation va dans le même sens : « Il faut mesurer ce que ça fait quand un de vos élèves commet un acte criminel ».

    Édouard Geffray note surtout que : « Cet acte a une résonance particulière, dans la semaine de commémoration des assassinats de Samuel Paty et Dominique Bernard. Ce contexte n’a rien à voir mais cela résonne particulièrement. Et cela s’inscrit dans un phénomène sociétal de violence globale, singulièrement à l’encontre de l’institution scolaire ». Plus tôt dans la journée, Martine Vassal (DVD), présidente du département a annoncé élargir le dispositif « 100% sécurité » dans tous les collèges de sa collectivité comme réponse aux évènements de Lakanal, « avec des tourniquets à l’entrée et de la vidéoprotection ».

    « Une réponse collective »

    « La principale précédente avait refusé le dispositif. Maintenant, nous avons décidé de le faire pour tous, quel que soit l’avis du conseil d’administration des établissements », a-t-elle développé. Elle s’est aussi lancée dans une diatribe contre « certains corps enseignants qui refusent cette sécurité par idéologie ». Justement questionné sur la sécurité de l’établissement, Édouard Geffray lui répond indirectement : « L’école repose sur une confiance réciproque, c’est un refuge. On ne peut pas demander à un chef d’établissement de surveiller tous les sacs tous les jours ». Et tacle : « Les portiques sont faits pour empêcher les intrusions extérieures, pas les entrées régulières des élèves ». Avant de conclure : « Nous devons avoir une réponse collective ».

  • À Vedène, le collège Lou-Vignarès s’est métamorphosé

    À Vedène, le collège Lou-Vignarès s’est métamorphosé

    Fabienne Vera, élue (PCF) de Vedène, se rappelle avoir fait l’ouverture du collège Lou-Vignarès comme élève au début des années 80. Ce jeudi, c’est en quelque sorte une seconde ouverture qui est inaugurée : après trois ans d’un chantier sur site, l’établissement a entièrement fait peau neuve. Seule une pièce attenante à la cantine n’a pas été rénovée. « Au-delà d’une simple réhabilitation, c’est une métamorphose complète », apprécie Jean-Philippe Didelet, le principal, soulignant « les conditions d’apprentissage et de travail » optimales des 750 élèves, mais aussi des professeurs et personnels.

    16,4 millions d’euros

    ont été investis

    « L’égalité des chances passe par le bien-être des enfants, on ne peut pas leur demander d’apprendre si leur environnement n’est pas à la hauteur », estime Christelle Castanier, vice-présidente du Département en charge des collèges, devant le maire Joël Guin (DVD), Bénédicte Martin, vice-présidente (DVD) de la Région, et Vincent Lelionnais, secrétaire général adjoint de la préfecture. « Cela me rappelle ce que j’ai vécu il y a 25 ans quand j’étais au collège et qu’il avait été entièrement refait, le cadre pédagogique évolue et change beaucoup de choses », se remémore-t-il.

    16,4 millions d’euros ont été investis – dont 2 millions d’euros de fonds européens pour la rénovation énergétique et 500 000 euros par l’État, le reste étant à la charge du conseil départemental. Démarré en janvier 2023, le chantier a été complètement achevé en septembre. Le bâtiment d’origine grisâtre et énergivore a laissé place à un ensemble blanc et lumineux qui devrait permettre 60% d’économie d’énergie.

    Une salle polyvalente et un foyer des élèves ont été créés. Cantine, salles de classe, CDI, administration, vie scolaire… tout a été repris. Sans oublier la cour désimperméabilisée et végétalisée. Le tout en site occupé nécessitant l’installation de 30 salles de classe provisoires pour maintenir les cours.

  • Contre le harcèlement, le département des Bouches-du-Rhône veut faciliter les alertes

    Contre le harcèlement, le département des Bouches-du-Rhône veut faciliter les alertes

    Déployée par la collectivité dans les établissements volontaires, la « Boîte à Maux » permet aux élèves « de signaler, en toute confidentialité, une situation de mal-être ou de harcèlement. Les équipes éducatives peuvent ainsi intervenir rapidement et apporter un accompagnement adapté aux jeunes concernés ». Cette visite était aussi l’occasion de mettre à l’honneur la Journée nationale du sport scolaire, dédiée aux élèves de 6e. Un temps fort qui « valorise la pratique sportive comme vecteur d’intégration, de santé et de cohésion au sein de la communauté éducative ».

  • Derrière le collège Manet, à Marseille, un jardin impraticable, insalubre

    Derrière le collège Manet, à Marseille, un jardin impraticable, insalubre

    « Même plus on n’ose y promener un chien ! », lâche Lubliana, habitante de la cité du 14e depuis six ans, qui a « formellement interdit » à ses enfants « d’y poser un pied ». Ici, les riverains appellent le jardin du Mail prolongé « le parc aux zombies ».

    Sur les quelque 500 m2 d’espaces verts pentus, traversés par un chemin bétonné, on ne trouve en effet pas un centimètre d’herbe qui ne soit recouvert de détritus et d’une quantité incalculable de tubes ayant contenu des produits stupéfiants et de seringues. « Les toxicomanes viennent se caler là, cachés par les buissons et les arbres », indique Ahmad, quinquagénaire locataire des Flamants, qui y venait, collégien, « après le collège, jouer à la bataille de glands ». De quoi relancer la question d’espaces dédiés pour les consommateurs de stupéfiants.

    Désormais, au pied des chênes, ce sont les matériels utilisés par les usagers de drogues qui s’accumulent, de l’avenue jusqu’au sommet du petit parc. Au milieu, trois matelas abandonnés gisent sur l’herbe. À la sortie du collège, un père de famille s’indigne : « C’est dégoûtant, mais surtout très dangereux. Avant on avait l’habitude de couper par le chemin pour aller au Merlan, maintenant, tout le monde fait le tour ».

    Nettoyage grandeur nature

    Contactée, la Ville prend la mesure du problème pour rendre aux Marseillais ce petit parc praticable : « Cette partie du jardin est nettoyée dans le cadre d’un marché par un prestataire qui effectue un passage trois fois par semaine. Les déchets signalés n’ont pas été constatés dans ce cadre. Une opération de nettoyage spécialisée va être engagée dans les plus brefs délais ».

  • À Marseille, Martine Vassal visite le collège Jean-Claude Izzo rénové

    À Marseille, Martine Vassal visite le collège Jean-Claude Izzo rénové

    Après un passage par les collèges André-Chénier (12e) le 1er septembre et Vitagliano (4e) le 3, c’est dans le collège Jean-Claude Izzo, du nom de l’écrivain et ancien journaliste de La Marseillaise, que Martine Vassal, présidente (DVD) du département, a poursuivi, lundi, sa tournée de rentrée. Au programme, notamment : la visite du nouveau « bloc sanitaire » de l’établissement, fraîchement rénové, mais aussi de l’équipement sportif, qui fait cette année sa deuxième rentrée. Des opérations réalisées grâce à un investissement de plus d’1 million d’euros du Département, dont 950 000 consacrés au terrain de sport et 120 000 aux toilettes. « Le Département investit chaque année environ 35 millions d’euros pour les travaux dans les collèges, répartis sur les 132 établissements des Bouches-du-Rhône, précise le directeur général adjoint de l’équipement du territoire. Ce collège [Jean-Claude Izzo] a été livré en 2006, il y a 20 ans, et a déjà connu un agrandissement ». La cour accueille en effet depuis septembre 2023 un nouvel espace réservé aux élèves de la Section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), que la présidente a pris le temps de visiter. « Le collège est adapté aux enfants qui, des fois, ont grandi un petit peu plus vite dans le corps que dans la tête, décrit-elle. C’est important que nous puissions permettre à ces enfants de réussir, eux aussi, leur scolarité ». Dans la même promotion depuis la 6e, les actuels élèves de 3e ont participé à deux reprises aux concours « Toute la lumière sur les Segpa », notamment avec leur court-métrage « Les Aventuriers », qui a obtenu le prix du meilleur scénario.

    Du local dans l’assiette

    Autre thème au menu de la visite départementale ce lundi : le temps cantine. « C’est important pour les instances départementales de permettre [aux jeunes] d’avoir au moins un repas équilibré par jour, (…) tout en conservant une facture allégée pour les parents, insiste la présidente. Depuis 2015, le prix de la cantine est à 3 euros, et à 1, 20 euro pour les boursiers, soit, ici, 80% des enfants. » Et l’ambition est aussi de proposer de la « qualité » avec l’achat de produits locaux, notamment pour les fruits et légumes. « Nous avons des chefs qui font à manger tous les jours dans des systèmes de self, et on privilégie tout ce qui est local, poursuit-elle. Souvent, dans les grandes villes comme Marseille, on ne sait pas que le département est le premier producteur de fruits et de légumes en France, on veut donc le mettre en avant. »

  • En visite officielle au collège Borrely de Digne

    En visite officielle au collège Borrely de Digne

    Elle était aux côtés du recteur de la région académique Benoît Delaunay, de la directrice académique des services de l’Éducation nationale des Alpes-de-Haute-Provence, Véronique Blua, et du secrétaire général de la préfecture, Xavier Pannecoucke.

    La présidente du département a ensuite également rencontré les élèves du collège Marcel-André de Seyne pour leur rentrée, avec Sandra Raponi, vice-présidente du département déléguée aux collèges, à la jeunesse et à la vie associative, jeudi après-midi.