Tag: collège

  • Une classe d’initiation à la mer ouvre au collège Vieux-Port

    Une classe d’initiation à la mer ouvre au collège Vieux-Port

    Une heure de cours en plus par semaine pour apprendre à lire des cartes maritimes, les vents ou découvrir les métiers de la mer. C’est ce à quoi se sont engagés les élèves de troisième de cette première classe baptisée Bimer, au collège Vieux-Port. Créé en 2018 au sein de l’académie de Nice, ce Brevet d’initiation à la mer (Bimer) veut faire découvrir aux collégiens les métiers de la navigation, ainsi que la base scientifique et technique maritime.

    Cette année, c’est au collège Vieux-Port qu’a ouvert la 28e classe Bimer de l’académie Aix-Marseille. Cette classe « est aussi le moyen de montrer que sur notre territoire, à 500 mètres du collège, il y a le Grand Port maritime (GPMM) qui propose un vaste panel de métiers inconnus, explique Patrick Maddalone, directeur des ressources humaines du GPMM. L’idée est aussi de leur montrer toutes les opportunités qu’ils pourraient avoir sur leur projet professionnel et leur vie future. » Ainsi, à la fin de l’année, les collégiens passeront un examen sur les connaissances acquises au cours de l’année autour de la construction des navires, la météo, les réglementations maritimes et enfin les enjeux géopolitiques.

    « Ce type de brevet vous différenciera par rapport aux autres élèves », insiste le recteur de l’académie Aix-Marseille, Benoit Delaunay, devant une vingtaine d’élèves. Le brevet peut d’ailleurs être repassé plusieurs fois pour avoir des qualifications différentes : débutant, maîtrise, avancé et expert. Des élèves qui ne semblent pourtant pas novices : quand le recteur présente des questions types, ils sont deux ou trois à lever le doigt pour répondre.

    Des activités ludiques

    C’est grâce à une classe ouverte, en avril dernier, que les élèves ont pu découvrir la classe Bimer. Ils ont notamment pu voir le Port center, lancé en septembre 2024 par le port. Un moyen pour le Grand port de faire connaître aux scolaires et au grand public le travail qui est fait chaque jour. « On a pu découvrir la carte du port, un conteneur et les différents postes qui existent », explique Sarah, élève dans la classe. C’est lors de cette visite, que le Port Center a pu fêter sa 10 000e visiteuse, Mélissa, maintenant inscrite pour passer son Brevet d’initiation à la mer.

    C’est cette journée découverte et la diversité des activités proposées qui ont motivé la plupart des élèves. « Je suis venu pour les sorties bateaux et le voyage à Barcelone », s’amuse Mamadou. Une raison partagée par Sarah et Yannis. Un moyen de faire connaître de façon ludique un univers qu’ils et elles ne connaissent pas encore.

  • Le collège Fraissinet rebaptisé Ariane-Ascaride

    Le collège Fraissinet rebaptisé Ariane-Ascaride

    Ariane Ascaride, comédienne militante marseillaise, passe une nouvelle étape dans sa carrière inspirante : l’ancien collège Fraissinet (5e) porte, depuis lundi, son nom et son prénom. Détentrice du César de la meilleure actrice grâce à son rôle dans Marius et Jeannette réalisé par Robert Guédiguian, Ariane Ascaride est la troisième femme à donner son nom à un établissement des Bouches-du-Rhône depuis le conseil départemental de juin, où avait été votée la nouvelle dénomination de huit établissements du territoire. « Soyez assurés de mon émotion et surtout de mon incrédulité à l’idée de penser que certains vont pouvoir dire : je m’en vais au collège Ascaride. C’est un immense honneur que l’on me fait. Donner à ce collège mon nom, d’une fille quasi du quartier, quelle incroyable coïncidence », s’est ému l’actrice lundi, devant la présidente du Département, le principal de l’établissement et quelques parents d’élèves. Et d’ajouter un mot pour les collégiens : « Apprendre c’est la possibilité d’obtenir un savoir qui vous permet d’être libres. Si vous voulez passer votre temps à ne rien faire, vous saurez l’expliciter. »

    Féminisation des noms de collèges

    « En tant première femme élue au Département des Bouches-du-Rhône, j’ai souhaité que [les nouveaux établissements portent] des noms de femmes », a lancé la présidente. Sur les huit établissements dont le changement de dénomination a été acté en juin, sept porteront le nom d’une femme. « Lorsque nous avons soumis la liste des noms possibles au conseil d’administration du collège, Ariane Ascaride est ressortie presque unanimement, s’enthousiasme Thierry Le Cavorzin, principal du collège. Nous sommes heureux que l’établissement puisse porter son nom, pour ce qu’elle est, mais aussi pour les valeurs qu’elle porte. » Du côté des élèves, qui ne sont pas beaucoup à connaître la comédienne, l’enthousiasme de recevoir une star compense les lacunes cinématographiques. « On peut avoir un autographe ? », « quel film vous a rendu célèbre ? », « quel est le film que vous avez préféré jouer ? », s’enquièrent, çà et là, les jeunes, curieux de découvrir celle qui donne son nom à leur établissement. « C’est là aussi l’intérêt de cette nouvelle dénomination, faire découvrir aux élèves son œuvre », note le principal. Pour l’heure, seuls 14% des établissements du département portent le nom d’une femme. Il y a encore de la marge.

  • Au collège F.-Bazille, une mobilisation victorieuse

    Au collège F.-Bazille, une mobilisation victorieuse

    C’est ce qu’on appelle une rentrée sur les chapeaux de roues. Telle est celle vécue par le collège Frédéric-Bazille à Castelnau-le-Lez. Face au manque de personnels et de professeurs, les parents et enseignants ont appelé à une journée de mobilisation, le 3 septembre. « Lors de notre pré-rentrée, le 29 août, notre chef d’établissement nous annonce que l’on n’a plus de principal adjoint. Aucun de nos collègues n’a voulu prendre la fonction car les conditions de travail sont plus dégradées », détaille Jordan Homps, professeur de physique-chimie et co-secrétaire Snes-FSU du collège.

    À cela s’ajoute l’absence d’un professeur de français et un autre d’histoire-géographie. Une position délicate pour les deux classes de troisième impactées qui doivent passer leur diplôme du brevet à la fin de l’année. « Le problème, c’est que l’an dernier, ces deux mêmes classes qui étaient en quatrième n’avaient pas eu de prof de français jusqu’à fin novembre. Ce qui représente un trimestre. De plus, quatre autres classes n’avaient pas eu non plus de cours de français, de décembre jusqu’à mars. Le collège avait fait appel à un prof de français à la retraite qui a bien voulu prendre ses heures pour nous dépanner », soupire Pernille Kongstad, déléguée FCPE de l’établissement.

    Pour ne rien arranger, le collège Frédéric-Bazille est également victime de la pénurie nationale d’Accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) que connaît tout l’Hexagone. Deux d’entre eux manquent à l’appel. « C’est problématique pour les élèves qu’ils accompagnent mais également pour la classe entière car quand les élèves en situation de handicap ne sont pas suffisamment encadrés, cela peut perturber la classe entière », reprend Pernille Kongstad.

    Des moyens débloqués

    La goutte de trop pour les parents, le personnel et les élèves qui sont donc montés au créneau, le 3 septembre, en se mobilisant dans le collège. Les collégiens ont d’ailleurs réalisé des pancartes afin de s’exprimer sur la situation. « Nous sommes obligés d’établir un rapport de force. Les moyens sont tellement limités pour tout le monde que, c’est triste à dire, mais c’est celui qui parle le plus fort qui se fera entendre », soupire Jordan Homps.

    Et il semblerait que le message ait été reçu par le rectorat puisque deux jours plus tard, de nouveaux moyens ont été débloqués pour le collège. Contacté, le rectorat assure que « des solutions rapides et concrètes ont été trouvées. Un principal adjoint a été recruté et a pris ses fonctions [le 5 septembre]. Il a d’ailleurs rencontré, mercredi, le principal de l’établissement et découvert son futur lieu d’exercice. Il manquait un professeur en histoire-géographie. La situation est désormais réglée. Un enseignant qualifié a été nommé. Le recrutement d’un professeur de lettres est également confirmé afin de couvrir les quelques heures d’enseignement encore manquantes. » Un AESH aurait également été recruté via le Pôle inclusif d’accompagnement localisé (Pial) du lycée Georges-Pompidou et la seconde embauche serait en cours.

    Des manques de postes criants illustrant la crise de vocation que connaît le monde enseignant. Une problématique vieille de quelques années déjà mais qui ne cesse de s’aggraver malgré les dispositifs mis en place par les services de l’Éducation nationale. La dernière en date, baisser le recrutement des professeurs à partir de la licence, laisse les professeurs sceptiques. « Ce n’est pas en diminuant le niveau de qualification des personnels qu’on améliore la qualité de travail et le taux d’engagement des enseignants. Cela ne va pas créer des vocations car les premières causes de ces départs sont une perte de sens et le décrochage salarial », souligne Jordan Homps.

  • Le collège du Château Doublebaptisé du nom de Gisèle Halimi

    Le collège du Château Doublebaptisé du nom de Gisèle Halimi

    Les 600 élèves du Collège du Château-Double – jusqu’ici désigné ainsi – appelleront désormais leur établissement d’un nouveau nom. Celui de Gisèle Halimi (1927-2020), franco-tunisienne, militante féministe, femme politique, ayant été députée de 1981 à 1984, défenseure des militants du FLN et de façon globale, avocate des grands procès, bousculant la législation sur le viol et l’avortement. C’est ici, à Aix-en-Provence en 1978, qu’elle réussit à faire juger le viol sur deux jeunes touristes belges en cour d’Assises, alors que le crime n’était, jusqu’alors, jugé comme un délit. Si le nom a été adopté par le collège dès le 1er septembre, la plaque en hommage à Gisèle Halimi, n’a été inaugurée que ce jeudi 11 septembre, par Martine Vassal, présidente du Département et les équipes pédagogiques de l’établissement.

    Décision unanime

    « Ça a été une décision du Département de faire entrer des noms de femmes qui ont marqué l’histoire. On a eu des propositions, on a discuté et rapidement le nom de Gisèle Halimi a été retenu pour ce qu’elle représentait, retrace Jean-François Caracena, principal du collège depuis deux ans. La décision a été unanime et très rapide de la part des personnels. Le centre de documentation et d’information travaille actuellement sur la vie de Gisèle Halimi. Une exposition est en cours actuellement. » En EMC, un volet sera également dédié à la vie de l’avocate et militante et dans la cour de récréation, le « Préau des libertés » a été conçu par les élèves du lycée. « J’avais espoir qu’un collège choisisse le nom de Gisèle Halimi, elle a mené des luttes très importantes pour le droit des femmes. je suis ravie de voir qu’un collège d’Aix-en-Provence ait choisi ce nom, ce qui fait d’autant plus sens. C’est une femme qui a mené de nombreuses luttes dans cette ville », résume Martine Vassal. Une visite de l’établissement a également permis de présenter le dispositif de renforcement contre le harcèlement scolaire, notamment par le biais du dispositif national Phare, mettant en place plusieurs actions, dont des ateliers de détection des actes de violence, au sein des établissements du département. Au sein du collège Gisèle Halimi, une boîte à « Maux » a été installée par le personnel éducatif, permettant de recueillir les témoignages et ressentis des élèves, de façon anonyme ou non. Une manière de poursuivre son combat.

  • Martine Vassal en visite au collège des Caillols

    Martine Vassal en visite au collège des Caillols

    Le collège des Caillols (12e), a accueilli, mardi, Martine Vassal, présidente du Département (DVD), en tournée dans les collèges des Bouches-du-Rhône pour la rentrée des classes. L’occasion pour l’élue, visée depuis le 27 août par une enquête du parquet de Marseille pour « détournement de fonds » et « corruption » (notre édition du 6 septembre), de distribuer aux nouveaux élèves de sixième l’ordinateur offert par le Département. Un équipement qui se veut pédagogique et se bloque automatiquement entre 21h et 7h.

    Il permet, d’après le Département, une économie de 700 euros par famille, à l’entrée en sixième. En plus de l’ordinateur, l’ensemble des collégiens reçoivent un kit de fournitures, comprenant notamment une calculatrice Texas Instrument niveau collège pour les sixièmes et une carte Cjeune, rechargeable chaque année jusqu’à la troisième à hauteur de 150 euros. Des ressources utilisables pour le soutien scolaire, les activités culturelles ou sportives. Cette carte permet, aussi, d’accéder à des réductions jusqu’à 25 ans dans les 2 000 structures partenaires.

    Martine Vassal a également profité de son passage pour visiter la classe de troisième prépa-métiers, accessible seulement dans sept collèges marseillais, les autres classes étant accueillies par des lycées professionnels. « Les élèves suivent globalement les mêmes cours que les autres collégiens, ils ont 5 heures en plus par semaine de découverte professionnelle », détaille Sofiane Smaine, professeur de technologie. Son collègue Franck Minjard ajoute : « Le problème, c’est que nous avons des classes très chargées… Il s’agit de profils très peu autonomes, c’est difficile d’en gérer 24 en même temps ».

    Quatre élèves de troisième, deux de la prépa-métiers et deux d’une classe classique ont pu, dans le cadre de la réalisation d’une émission web radio, interroger la présidente du Département à leur micro. Mais Martine Vassal ne lâchera pas de scoop aux journalistes en herbe.

  • Le collège Éluard en grève pour garder sa surveillante

    Le collège Éluard en grève pour garder sa surveillante

    Collègues, cheffe d’établissement et même inspection académique s’accordent sur un point : Delphine Guiraud, assistante d’éducation (AED) au collège Paul-Éluard de Bollène, remplit parfaitement sa mission. Le rectorat, contacté par nos soins, parle de « bons états de service ». Le gros hic, c’est qu’au bout de six années de contrat à durée déterminée au sein du même collège, la surveillante s’est vu refuser un CDI à Éluard.

    Une décision incompréhensible pour l’ensemble de ses collègues, cheffe d’établissement et parents d’élèves, dont une centaine a signé la pétition pour que Delphine Guiraud puisse être titularisée. Une grève a donc été menée, ce lundi, impliquant l’ensemble de la vie scolaire et une quinzaine de professeurs. Devant l’établissement, une trentaine de personnes s’est réunie à l’appel des syndicats Snes-FSU et CGT Éduc’action, en présence également d’Anthony Zilio, maire (SE) de Bollène et conseiller départemental qui a adressé un courrier de soutien.

    « Le 14 mars, le rectorat a refusé ma demande de CDI par une réponse non officielle, en prétextant que mon établissement comptait déjà “trop de CDI”. Après de très nombreuses relances, je reçois enfin une réponse officielle le 11 juillet : un refus sans aucun motif inscrit », retrace Delphine Guiraud, dépitée. Avec l’appui de la CGT, la justice a été saisie, le 1er août, afin de forcer le rectorat à revoir sa décision. Une requête qui a abouti le 21 août, puisque le tribunal administratif a suspendu en urgence le non-recrutement en CDI, enjoignant le rectorat à « réexaminer la situation ». Ce qui est fait puisqu’un « contrat à durée indéterminée à temps complet, au sein du collège Joseph-d’Arbaud de Vaison-la-Romaine, lui a été remis en main propre, prenant effet le 1er septembre », nous répond le rectorat, estimant qu’il s’agit du « poste non pourvu le moins éloigné de son domicile ».

    Cela reste « une injustice » pour Delphine Guiraud, qui a jusqu’au 13 septembre pour répondre à la proposition, située à 40 minutes de son domicile. « Rien ne justifie ce poste. En attendant, le collège Éluard, qui avait gelé son poste, va devoir embaucher quelqu’un d’autre en CDD », s’étrangle la CGT, qui ne comprend pas le soi-disant quota de CDI à respecter. « Le rectorat désorganise tout un établissement et une vie personnelle », ne décolère pas le syndicat, qui compte, à nouveau, sur la justice.

  • Les enseignants de l’Unsa alertent pour la rentrée

    Les enseignants de l’Unsa alertent pour la rentrée

    Pour cette rentrée, on est sur un état des lieux difficile », campe Franck Delétraz, secrétaire départemental du SE-Unsa des Bouches-du-Rhône. Le représentant syndical, également professeur des écoles, fait part « d’un état d’esprit des enseignants morose », miné par « une confiance trahie depuis trop longtemps en ce qui concerne l’éducation avec trop d’effets d’annonces ». « Le constat est clair : on ne peut plus remplir correctement nos missions. On n’est pas assez nombreux, épuisés et invisibilisés. Cela fait trop longtemps que ça dure », développe-t-il, le ton grave.

    Des affirmations qui s’appuient notamment sur les derniers chiffres du baromètre annuel du SE-Unsa, fruit d’une consultation auprès de dizaines de milliers d’enseignants. « 77 % des enseignants ne conseilleraient pas ce métier à un proche. C’est un chiffre en hausse constante chaque année. 92 % rejettent la politique éducative de ces dernières années », prend-il pour exemple. Johanes Togbé, secrétaire académique du SE-Unsa et professeur de lycée professionnel à La Ciotat, abonde : « Les mesures annoncées et les dispositifs mis en place par le ministère ne sont pas suivis de moyens ». Là encore, exemple concret avec l’annonce par Élisabeth Borne, ministre de l’éducation, de la « pause numérique » au collège avec l’interdiction des téléphones. « Ils laissent les chefs d’établissements organiser la logistique, en accord avec le Département. Mais cela représente des investissements et un temps perdu à structurer cette organisation à l’heure où l’on manque de moyens », tacle-t-il.

    Enfin, si une estimation du nombre d’enseignants manquants pour cette rentrée n’est pas facile à établir avant le jour J, le SE-Unsa évoque déjà des cas de profs manquants.

  • Dans les Bouches-du-Rhône, la FSU s’élève contre l’austérité et le bricolage

    Dans les Bouches-du-Rhône, la FSU s’élève contre l’austérité et le bricolage

    « Il y a une volonté de masquer les choses, mais une chose est sûre : il va manquer du monde. » Pour Marion Chopinet, secrétaire académique du Snes-FSU pour Aix-Marseille, si le rectorat se refuse à faire remonter les chiffres au syndicat, aucun doute : « on se prépare à une rentrée compliquée » après une année 2024 de « bricolage ».

    Dans le premier degré, il manquait au niveau national, l’an dernier, « 700 postes de remplaçants, année dernière et rien que dans les Bouches-du-Rhône, le Dasen [Directeur académique des services de l’Éducation nationale Ndlr] a eu recours à près de 200 postes contractuels pour pallier le manque de postes », explique Sébastien Fournier, co-secrétaire départemental du Snuipp-FSU. Le syndicat a déjà demandé à ce que soient recrutés les jeunes diplômés de la liste, sans succès assure-t-il. Au manque de moyens s’ajoutent la perte de sens et l’épuisement à courir derrière des réformes qui relèvent d’une « mécanisation de l’enseignement au détriment de la liberté pédagogique » déplore Marion Chopinet. Un monde éducatif « déconnecté du réel », dénonce Élise Khalat, co-secrétaire du Snes-FSU 13, avec des élèves sans cesse évalués « jusqu’à Parcoursup ».

    La mise en place de groupes de niveau pour les 6e, 5e et 4e au collège, « à moyen constant, en supprimant une heure de technologie », a fini de tout désorganiser. Un « tri social », s’indigne Nicolas Bernard Hayrault, co-secrétaire Snes-FSU 13, déplorant qu’elle soit reconduite.

    Le 10 septembre en vue

    Infirmiers, documentalistes, assistantes sociales… D’une manière générale, avec une mutualisation forcée entre établissements, les élèves manquent cruellement d’adultes, estiment aussi les responsables FSU.

    Et que dire de l’enseignement professionnel… Sa situation relève du « mépris de classe », avec une « baisse continue du nombre d’heures d’enseignement », balance Nicolas Voisin, co-secrétaire du Snuep Aix-Marseille, rappelant que 30 000 élèves, soit un tiers d’une génération, ont choisi cette voie dans les 53 lycées de l’académie. Avec 620 lycéens supplémentaires, cette année, « on nous avait promis 59 équivalents temps plein, au final, ce sera une dizaine de profs titulaires », assure-t-il, le reste étant assuré par « les heures sup et les contrats précaires ».

    Le contexte politique « assez lourd », 44 milliards d’économie annoncés par le Premier ministre bientôt sur le départ, n’augure rien de bon, ajoute Virginie Akliouat, co-secrétaire départementale de la FSU 13. « L’Éducation nationale, premier budget du gouvernement, sera fortement impactée avec des suppressions de postes, un gel à nouveau des salaires et le refus de toute mesure catégorielle. Le département ne sera pas épargné », analyse-t-elle. La FSU s’inscrivant dans « le plan d’action visant à faire échouer tout budget austéritaire », elle sera mobilisée le 10 septembre.