Tag: Cheminots

  • Les communistes provençaux investissent la fête

    Les communistes provençaux investissent la fête

    Les militants communistes des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse sont déjà nombreux sur le lieu de la Fête de l’humanité pour participer au montage. Une année particulière pour la fédération des Bouches-du-Rhône puisque c’est au sein du stand national du parti communiste qu’elle prend sa place pour la fête. « C’est la première fois que l’on est sur le stand national, explique Naïma Senanedj, responsable fédérale Bouches-du-Rhône du parti communiste. On va pouvoir apporter notre peps et notre dynamisme, parce que nous sommes une fédération très multigénérationnelle », insiste-t-elle.

    Au programme du stand, des activités « populaires, festives et politiques », détaille la responsable fédérale des Bouches-du-Rhône. « Il y aura beaucoup de débats, notamment avec les cheminots Paca », explique Naïma Senanedj. Le côté festif ne sera pas laissé-pour-compte avec un karaoké géant le samedi soir. Les Bucco-Rhodaniens ne sont pas les seuls à faire vivre leur fédération à travers un stand. Sur 300m2, le Vaucluse aussi fait vivre sa fédération dans la capitale. Les militants varois ne tiendront pas de stand mais seront toutefois présents en Île-de-France pour participer aux festivités.

    La Fête de l’humanité est pour ces militants un moment fort de rencontres et d’échanges. « Cette fête a une place importante dans la vie sociale du pays, surtout cette année entre deux grands mouvements sociaux, le 10 et le 18 septembre », insiste Julien de Benito, secrétaire fédéral du Vaucluse du parti communiste. Un moment fédérateur qui commence 10 jours avant l’ouverture au grand public. « Il y a une première fête, celles des bâtisseurs, explique le cuisinier de profession. Comme nous, les militants arrivent plus tôt. C’est pourquoi notre stand est ouvert dès ce lundi, ça permet aux militants de se rencontrer. »

    Une tradition

    Une fête devenue une tradition pour certains d’entre eux : « depuis 1986, la fédération du Vaucluse monte un stand, c’est un peu une institution, un moment intangible. C’est toujours une fierté d’arriver à monter un restaurant de toutes pièces », explique Julien de Benito.

    Car ces stands sont aussi l’occasion pour les Provençaux de faire découvrir leurs spécialités culinaires et culturelles. Les festivaliers pourront donc goûter le risotto d’épeautre du Vaucluse, les panisses de Marseille ou le pastis du Sud dans les différents stands. Ils pourront également s’initier à la pétanque et découvrir le journal de La Marseillaise au sein du stand des Bouches-du-Rhône. « On peut faire le tour de la France avec les stands des fédérations », sourit Julien de Benito.

  • Les cheminots CGT veulent aller plus loin pour le triage ferroviaire

    Les cheminots CGT veulent aller plus loin pour le triage ferroviaire

    Maintenant qu’on a l’infrastructure, il faut aller chercher les clients », lance le secrétaire du syndicat CGT des cheminots en région Paca Robin Matta. La visite ce jeudi matin du PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou à la gare de triage de Miramas s’est faite sans la presse, deux mois après les deux semaines d’arrêt du tri suite à une panne de télécommande le 12 juin.

    À la recherche de marchés

    « Après avoir investi cinquante-sept millions d’euros pour le triage, il faut le faire vivre », estime le secrétaire des cheminots CGT de Miramas. Car au-delà de vouloir récupérer les vingt-trois flux logistiques retirés à Fret SNCF lors de la privatisation imposée par la Commission européenne, Robin Matta pense qu’aujourd’hui « toute la question pour nous est de nous outiller pour effectuer le tri ferroviaire à la carte des petits trains assemblés en wagons isolés », comme c’est le cas au Terminal ouest Provence de Clésud où seul un train contenant de l’eau est géré par la SNCF. « Nous avons posé la question au président pour savoir quelle démarche commerciale a été entamée pour aller chercher les marchés », abonde le cheminot.

    Dans le même temps que la recherche de marchés supplémentaires, les cheminots interpellent également Jean-Pierre Farandou sur l’infrastructure. Comme l’indique Robin Matta, « nous avons dit au président que nous considérons devoir aller plus loin dans la rénovation et l’amélioration technologique du triage de Miramas », s’appuyant sur les 57 millions d’euros déjà déboursés combinés au débat public sur l’industrie actuellement instruit dans la région, et dont le rendu est le 18 septembre.

    À ce titre, le secrétaire régional des cheminots l’affirme, « la CGT se tient à disposition de la SNCF pour travailler ensemble à un véritable projet global pour le fret ferroviaire ». « On est plus dans la situation de 2020 où plus rien ne fonctionnait. Il nous faut accélérer pour ne plus se retrouver dans la situation de juin, où nous n’avions plus de télécommande », conclut-il.

    L’investissement de SNCF Réseau a déjà permis « l’accomplissement de la 1ère phase du grand plan de rénovation de la gare de triage amorcé en 2025 », détaillé dans le dossier de presse idoine. Treize voies de formation de train sur les quarante-huit au total ont été régénérées, en même temps que vingt aiguillages et quatre freins de voie pour le tri ont été remplacés. Le système informatique de protection du personnel a également été modernisé.

    Une usine ferroviaire pour décarboner la logistique

    La seconde tranche du plan de rénovation du triage se déroule entre cette année et 2027, et concerne « le renouvellement de 24 freins de régulation pour le triage et la régénération d’une quinzaine de voies » d’après la SNCF. L’entreprise publique considère que « cette remise à niveau intervient dans un contexte encourageant de hausse du trafic fret sur la zone et les perspectives de réindustrialisation du golfe de Fos qui portent des enjeux de décarbonation propices au développement du mode ferroviaire ». Avec 2 430 arrivées et départs confondus par mois, cette gare trie, relaie et remise des wagons pour tout le grand sud de la France. Une position « stratégique en amont de la Zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer » pour la SNCF.

    Les cheminots dès lors demandent « un cap » à leur direction, alors qu’une rumeur persistante annonce le changement de présidence du groupe public pour l’ancien premier ministre Jean Castex (Ex-LR) à l’automne. Contactée jeudi soir pour réagir, SNCF Réseau n’a, pour l’heure, pas donné suite à nos sollicitations.