Tag: CGT

  • Fibre Excellence toujours en sursis malgré les propositions du ministre

    Fibre Excellence toujours en sursis malgré les propositions du ministre

    L’étau se resserre sur les usines de pâte à papier Fibre Excellence. La menace d’une mise en redressement judiciaire, qui inquiète les salariés depuis des mois, semblait s’éloigner avec l’annonce du ministre délégué à l’industrie, Sébastien Martin, d’un potentiel soutien, et sous conditions, à hauteur de 150 millions d’euros, la semaine dernière. Mais rien n’est acté pour l’heure et l’urgence est toujours bien présente : « On n’a plus de bois, juste de quoi tourner jusqu’à lundi. À partir de là, on s’arrête », s’inquiète Laurent Quinto, pour la Filpac-CGT du site tarasconais. En bref, la promesse ministérielle n’a rien réglé : « La proposition du gouvernement, c’est de l’étalement de dettes, des garanties de prêts… Il n’y a pas de soutien direct ou structurel. » Une réunion se tient ce jeudi à Berçy avec le comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI) à laquelle participe l’intersyndicale. « Tout ce qu’on discutait au Ciri depuis des semaines tombe à l’eau, puisque les travaux sur la renégociation des tarifs de vente de l’électricité et le travail avec la filière bois passent au second plan et ne sont pas dans l’annonce du ministre », dénonce Laurent Quinto. Contactée, l’entreprise explique être toujours en train d’étudier la proposition du ministre délégué.

    Le sénateur communiste des Bouches-du-Rhône, Jérémy Bacchi, s’est emparé de la question et va prochainement « faire une question écrite au ministre Roland Lescure ». Il travaille également à une table ronde en préfecture.

  • Les travailleurs de la culture mettent la pression au Medef

    Les travailleurs de la culture mettent la pression au Medef

    La banderole qui trône habituellement devant les locaux de l’Union pour les entreprises 13 (UPE13), déclinaison locale du Medef, « Plus que jamais les entreprises ont besoin de nous » a été remplacée par « le Medef tue la culture » lors d’une action coup de poing, ce mercredi matin à Marseille.

    Cette dernière a été menée par plusieurs syndicats et collectifs de travailleurs du monde de la culture et intermittents du spectacle, réunis sous la bannière de « l’assemblée générale culture 13 », qui ont momentanément occupé « la place des entreprises ». Une manière de mettre la pression sur les organisations patronales pour le dernier round de négociations autour de l’assurance chômage qui se déroulait au même moment à Paris au siège de l’Unédic, l’organisme en charge de ladite assurance. Des négociations durant lesquelles Medef, CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) et U2P (Union des entreprises de proximité) ont fait une proposition qui ne passe vraiment pas pour les petites mains de la culture : « L’augmentation de 50 heures par an du nombre d’heures minimum pour ouvrir le droit à l’indemnisation au titre de l’intermittence », comme le résume Maria, comédienne de théâtre à Marseille. Concrètement, ils devront travailler plus pour une indemnisation similaire : « C’est déjà compliqué d’en faire 507, alors 557 n’en parlons pas… »

    Débrayage à Plus belle la vie

    Si d’autres mesures de durcissement de l’assurance chômage pour l’ensemble des salariés sont discutées ce jour, la proposition patronale a des conséquences concrètes pour le monde de la culture : « On parle de 10 000 à 30 000 intermittents sur le carreau. En rehaussant ce seuil, de facto cela va exclure des personnes. D’autant qu’on fait déjà face à une baisse des subventions du ministère de la culture, des collectivités territoriales et donc du volume de l’emploi », explique Léo, pour le syndicat français des artistes CGT. Plus qu’un symbole, « l’ensemble de l’équipe technique, des figurants et quelques comédiens » du tournage de la série Plus belle la vie étaient aussi présents et « ont débrayé une heure ».

  • Pour la CGT, en congrès, l’alimentation est « un bien public »

    Pour la CGT, en congrès, l’alimentation est « un bien public »

    Depuis ce lundi, environ 400 cégétistes de l’agroalimentaire de toute la France se réunissent dans les Bouches-du-Rhône pour participer au 13e congrès de la Fédération nationale agroalimentaire et forestière (Fnaf) de la CGT. Après s’être rassemblés ce mardi dans une salle de Roquevaire, c’est dans l’usine de thé Scop-TI, symbole d’une victoire des mobilisations syndicales et ouvrières, qu’ils se retrouvent, ce mercredi. à l’ordre du jour pour cette 3e journée : « défense de notre potentiel national, luttes et perceptives ».

    Ce congrès se tient alors que le Salon international de l’agriculture (SIA) vient tout juste d’ouvrir ses portes à Paris et que les négociations entre la grande distribution et les entreprises de l’agroalimentaire se poursuivent. Des discussions plus tendues que jamais, chacun accusant l’autre de défendre ses intérêts.

    Nationaliser les groupes alimentaires

    Encadrées par la loi Galland de 1996, ces négociations ont lieu tous les ans à partir du 1er décembre, et jusqu’au 1er mars. Alors que la grande distribution réclame une baisse des prix, pour s’aligner avec l’inflation plus basse, de l’autre, le secteur de l’agroalimentaire dénonce une baisse qui menacerait les emplois.

    Ces négociations patronales seront bien évidemment évoquées lors de cette semaine de congrès pour définir les directions du syndicat, mais pour Julien Huck, secrétaire général de la Fnaf CGT, l’enjeu principal sera plutôt de « réfléchir quelle société nous voulons défendre ».

    Dans un communiqué, daté du 31 décembre 2025, la Fnaf CGT dénonce ainsi la recherche de rentabilité financière à court terme de ces entreprises qui entraîne licenciements, restructurations et fermetures. Le syndicat exige donc, dans son communiqué : « L’alimentation, élément vital, doit être déclarée bien public et, à ce titre, les groupes alimentaires doivent être nationalisés démocratiquement et les revendications des salariés satisfaites. »

  • À Fréjus, Christine Romano en fer de lance d’une gauche unie

    À Fréjus, Christine Romano en fer de lance d’une gauche unie

    « Un meeting extraordinaire. » Pour Christine Romano (PCF), tête de liste de Fréjus Riposte qui a réussi à rassembler à gauche en réunissant communistes, insoumis, écologistes, socialistes et membre de l’Après, la réunion de ce vendredi, dans la salle Sextant, aura été un moment qui compte. D’abord parce qu’elle a rassemblé 150 personnes, mais aussi de par la présence de soutiens comme Guillaume Roubaud-Quashie, historien et porte-parole du PCF, ou Manon Aubry, eurodéputée LFI. « Nous avons aussi beaucoup de colistiers issus de la société civile, syndicaliste ou association, qui ont pu prendre la parole », précise l’ancienne retraitée de la Poste en retrait de la présidence de l’UL-CGT Saint-Raphaël-Fréjus.

    Les sujets évoqués auront été nombreux avec une priorité : libérer une ville aux mains du maire d’extrême droite, David Rachline, depuis 12 ans, et candidat à sa réélection pour un 3e mandat. « Il n’est pas officiellement investi par le RN, mais le parti est derrière », assure la candidate, qui dénonce un bilan catastrophique entre urbanisation à outrance et creusement de la dette qui dépasse les 150 millions d’euros. Une gestion municipale dénoncée dans leur rapport par les magistrats de la Chambre régionale des comptes, en mars dernier.

    Si le programme de Fréjus Riposte est en cours de finalisation, il s’agit déjà de « rétablir une démocratie participative », martèle la candidate, en remettant notamment les comités de quartier en place, où les habitants éliront eux-mêmes leurs représentants.

    Favoriser l’accès au logement

    Finie aussi la bétonisation à tout crin. L’hôtel de luxe sur Fréjus plage « disparaît », « nous sommes aussi favorables à un pôle universitaire sur la base nature, centrée sur les métiers de la mer et la restauration » des milieux, détaille Christine Romano. Terminé la fusion de quatre écoles en un seul et même lieu, dans le secteur de Caïs Nord, soit pas moins de 1 000 élèves, concentrés à côté de l’autoroute. « Un projet énorme qui n’a pas de sens », commente-t-elle.

    Sur cette commune de près de 60 000 habitants, deuxième bassin d’emplois du département du Var avec deux grandes ZAC, la tête de liste entend également améliorer l’accès au logement. « Nous ne sommes pas en pénurie, de 8 à 9% de logements sont vacants, beaucoup sont consacrés aux locations de vacances ou Airbnb », assure Christine Romano, qui mise notamment sur la taxation des résidences secondaires pour « créer les conditions au vrai locatif ». Sans oublier la mise en place de 3 000 logements sociaux « quand la municipalité préfère actuellement payer une amende de 882 000 euros plutôt que de respecter la loi SRU qui fixe à 25% le ratio de logements sociaux », dénonce-t-elle.

    Sur la santé, les colistiers souhaitent l’implantation d’un centre avec des salariés. La gestion de l’eau se ferait en régie et sur les transports, « nous avons plein d’idées », indique Christine Romano, entre pistes cyclables, gratuité et réorganisation de dessertes pas toujours adaptées quand il faut attendre le bus une heure. Une compétence de la communauté d’agglomération, sur laquelle « nous comptons peser si nous remportons la ville ». Enfin, sur la sécurité, sujet qui préoccupe les citoyens, c’est sur la police nationale qu’elle veut s’appuyer, « des gardiens de la paix » qui agissent aussi sur la proximité et la prévention « que nous comptons demander à l’État ».

  • Ousmane, figure de la CGT Énergie Marseille en quête de papiers

    Ousmane, figure de la CGT Énergie Marseille en quête de papiers

    « Je n’ai plus de droits, j’ai tout perdu. » Ousmane Ly a l’habitude d’afficher un grand sourire quand il écume le pavé marseillais derrière la banderole de la CGT Énergie Marseille, mais l’administration française et les démarches pour renouveler son titre de séjour le lui ont enlevé momentanément. « Plus d’un an de procédure ! Je n’ai jamais vu ça », dénonce-t-il, ce lundi, devant la préfecture des Bouches-du-Rhône, à Marseille.

    Avant d’expliquer l’origine de sa situation : « J’ai un titre de séjour, une carte de résidence de 10 ans. J’ai fait ma demande de renouvellement le 20 octobre 2024 pour une expiration le 8 décembre, j’étais en avance… ». Jusqu’ici, tout va bien pour le Sénégalais d’origine, né à Dakar et présent en France depuis 1997. Il obtient dans la foulée un certificat de dépôt, « mais qui ne me donne aucun droit ». S’ensuivent des envois de mails et des allers-retours en préfecture pendant des mois. Jusqu’en juillet 2025, où il obtient une attestation « de prolongation d’instruction ». Un sursis bienvenu qui le couvre jusqu’au 2 octobre dernier. Mais qui ne résout rien puisqu’à ce jour, il est toujours en attente de recevoir ses papiers et donc hors des clous. « Je n’arrête pas d’écrire à la préfecture, je regarde tous les jours sur l’Anef [administration numérique pour les étrangers en France, Ndlr]. Je suis venu sur place, on m’a tout juste donné un mail. »

    En bref, un vrai calvaire administratif qui le place dans une situation plus que tendue : « Je sortais d’un PSE [plan de sauvegarde de l’emploi], j’étais en train de créer une entreprise, mais là, je n’arrive même plus à payer mon loyer, je suis au bout… ». Un comble alors que ses quatre enfants sont nés en France et qu’il était justement en train de demander la nationalité française. « Je travaille, je paie mes impôts, je n’ai jamais eu de soucis avec la police ou la justice… Je ne comprends pas pourquoi ça prend autant de temps », martèle-t-il. Et d’ajouter : « Je suis Français, je fais tout ce qu’un Français fait dans ce pays ! ».

    Marcel Paul comme modèle

    Dans son combat, Ousmane reçoit un « soutien permanent » de ses « camarades » de la CGT Énergie Marseille, auprès desquels il lutte depuis des dizaines d’années. Un engagement qui vient de loin. Après son arrivée en France à Toulon, il met le cap sur Bayonne, en 2008, où il devient agent de l’énergie. Dès son embauche dans les cantines de la CCAS, la caisse centrale d’activités sociales d’EDF-GDF, il « se syndique de suite ». « J’avais des copains syndiqués, c’était naturel, lutter pour les autres est dans ma nature », assure-t-il. Avant de faire référence à Marcel Paul, ministre communiste de l’après-guerre et moteur de la création d’un service public de l’énergie : « Je me suis retrouvé en lui, son histoire m’a touché. » Et de conclure : « Tant que je serai là, je continuerai toujours de lutter pour les droits des travailleurs. »

  • Connaître son histoire pour mener la lutte aujourd’hui dans le Var

    Connaître son histoire pour mener la lutte aujourd’hui dans le Var

    « Depuis presque 14 ans que notre Institut d’histoire sociale de la CGT a été créé dans le Var, le moins que nous puissions dire c’est que les conditions d’existence des travailleurs, en France comme dans le monde, ne se sont pas améliorées », commence Jean-Pierre Kaspéreck. Le président de l’IHS relève même que ces deux dernières années ont été « des grands crus » en matière de coups bas et de chaos politique. Avec la mise en place de « politiques liberticides et réactionnaires imposant une économie de guerre ». Pour l’institut, l’ennemi le plus flagrant reste le capitalisme. Et pour l’affronter, c’est-à-dire mener la bataille des idées et établir un rapport de force par la mobilisation sociale, « ce dont nous avons le plus besoin c’est de sortir du scepticisme et du fatalisme ».

    Face à « la radicalisation du capital en crise et l’union des droites qui se profile », puisque c’est tout à fait ce à quoi on semble assister, mieux vaut en tout cas connaître les leçons de l’histoire. « Sans l’identification des responsabilités, nous prenons le risque de reproduire les mêmes erreurs », insiste Jean-Pierre Kaspéreck.

    Faire connaître et innover

    C’est pour ça que l’Institut d’histoires sociales du Var revendique participer pleinement à l’éducation des travailleurs. « Nous le faisons humblement, à notre mesure, avec nos livres, nos conférences et les implications de ce que nous avons dans les formations dispensées par l’Union locale de la CGT », rappelle-t-il, en expliquant que ce n’était pas le moment de baisser les bras, bien au contraire. Et de poursuivre, donc : « Faisons vivre notre institut, ouvrons celui-ci le plus largement possible afin de propager nos idées, renforçons numériquement notre institut, prenons notre place dans la lutte qui s’ouvre. C’est à ce prix que les victoires se gagnent. »

    Après avoir activement travaillé en 2025 à mettre en avant les 130 ans de la CGT et les 80 ans de la sécu, porter la réflexion sur les luttes émancipatrices et l’appropriation par les salariés de leur outil de production par la coopérative, et éditer dans sa collection deux nouveaux ouvrages (« introduction à la théorie Marxiste » et « l’Arabe, nouveau bouc émissaire du capital »), l’IHS annonce pour cette année encore de nombreuses initiatives afin de continuer le combat.

    Avec entre autres, une conférence sur l’histoire du syndicalisme varois afin de mettre en avant les luttes et résistances dont la CGT peut fièrement se prévaloir. Ainsi qu’un colloque portant sur l’intelligence artificielle et la reconfiguration que cela va engendrer mais aussi les innovantes formes de lutte qu’il va falloir inventer pour continuer à défendre les salariés et conquérir de nouveaux droits.

  • L’État propose 150 millions pour sauver Fibre Excellence

    L’État propose 150 millions pour sauver Fibre Excellence

    Une nouvelle qui tombe à pic ? Alors que l’entreprise Fibre Excellence et ses deux usines, dont celle de Tarascon, était au bord d’un gouffre financier et menacée de fermeture, le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, annonce la possible arrivée de 150 millions d’euros pour renflouer les caisses. Une annonce faite chez nos confrères de La Dépêche, qui se découperait en deux parties de 75 millions d’euros chacune. La première serait composée notamment d’un « abandon des dettes publiques et sociales » et d’intégration aux quotas carbone. La seconde porterait sur « une garantie de l’État sur la moitié des investissements du plan industriel ».

    Le conditionnel reste de mise car le ministère demande à l’actionnaire de l’entreprise des contreparties et qu’il apporte « des fonds ». « Les propositions apportées par l’État sont un premier pas dans la bonne direction », réagit l’entreprise, par communiqué de presse ce vendredi. « Nous allons étudier, dans les jours à venir, avec le plus grand soin ces propositions, avec leurs effets immédiats et ceux à moyen-long terme », développe son PDG, Jean-François Guillot.

    Un sursis mais…

    En bref, rien d’acté pour l’heure. Dans cette lignée, la CGT du site tarasconnais accueille la nouvelle positivement mais l’analyse comme « un sursis ». « Ce qui est présenté est très bien. C’est un beau geste. On est satisfaits mais pas rassuré », explique Laurent Quinto, pour la Filpac-CGT. « Ce sont des soins palliatifs. Même avec cette injection, le problème structurel n’est pas réglé. D’autres mesures sont nécessaires pour qu’on soit dans le positif financièrement », développe-t-il. Il a dans le viseur le prix du bois, nécessaire au site pour sa production de pâte à papier et une « revalorisation du prix de revente de l’électricité ». Cette dernière revendication est jugée par l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT) comme essentielle à « la pérennité du site ». « Sans travail avec la filière du bois, sans renégociation du prix du Mégawattheure, la pérennité des sites n’est pas assuré », martèle Laurent Quinto. D’autant que ces points étaient l’objet de discussion au Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri) depuis plusieurs mois. « Au Ciri, on nous a pas du tout discuté des mesures annoncées. À part cette annonce dans la presse, nous n’avons pas de détails », conclut la CGT. Suite au prochain épisode donc.

  • À Eurenco, la direction pointe l’impact de la mobilisation

    À Eurenco, la direction pointe l’impact de la mobilisation

    Depuis le 20 janvier, chaque mercredi, plus d’une centaine de salariés du poudrier Eurenco (tout comme sur l’autre site Eurenco à Bergerac, en Dordogne), à Sorgues, se mettent en grève et se mobilisent devant le site pour de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires. Mais ce mercredi 18 février, la mobilisation s’est exportée aussi à quelques centaines de mètres de là, à Villa Park, où la direction a organisé un comité social et économique central (CSEC) extraordinaire.

    Pour aborder les revendications des syndicats ? « Non. Ils ont exposé la situation économique de l’entreprise à la fin janvier et ont expliqué l’impact de la grève. Mais n’ont proposé ni solutions ni rendez-vous. Une simple discussion sur la vie d’entreprise », confie Jérémy Caillé, secrétaire général CGT Eurenco. Une quarantaine d’employés s’étaient ainsi déplacés devant le siège « pour faire entendre leurs voix au directeur général qui, courageusement, ne s’est pas présenté devant eux », regrette le syndicat dans un post sur les réseaux sociaux. D’après Jérémy Caillé, tous les ateliers de fabrication étaient à l’arrêt de ce mardi 17 février à 20 heures jusqu’à ce jeudi 19 février à 4 heures du matin.

    Économies

    La CGT et FO demandent une revalorisation générale des salaires de 130 euros bruts pour chaque employé, la revalorisation de la prime d’ancienneté, une prise en charge plus importante de la mutuelle et de la prévoyance par l’entreprise, ainsi que la transformation des contrats d’intérim en CDI. « Mais au lieu de ça, on nous a fait comprendre qu’il faudra faire des économies sur certains services, avec les conséquences que cela peut avoir », assure le responsable syndical. La direction du site aurait évoqué des pertes de commandes et des retards de livraison pour certains clients.

  • L’Union locale CGT s’inscrit dans une lutte internationale

    L’Union locale CGT s’inscrit dans une lutte internationale

    L’Union locale CGT de Martigues adhérera à la Fédération syndicale mondiale (FSM) lors de son prochain congrès. Elle l’a annoncé ce jeudi matin, lors d’une matinée de formation sur le thème du syndicalisme international en présence de Matthieu Bolle Reddat, membre du secrétariat de la FSM.

    « C’est un débat qui peut faire un peu polémique puisqu’officiellement, au niveau confédéral, la CGT est à la Confédération européenne des syndicats (CES) et donc à la Confédération syndicale internationale (CSI) », rappelle-t-il. « En 1995, lors du même congrès, la CGT a laissé libre choix aux organisations d’adhérer à d’autres collectifs internationaux », développe le secrétaire général de L’UL Daniel Bretonès. Résultat des courses : Les unions départementales des Bouches-du-Rhône, du Val-de-Marne, du Nord ou encore les fédérations de la chimie, du commerce et de l’agroalimentaire ont rejoint la FSM.

    Construire des ponts

    À Martigues, les territoriaux ont déjà acté leur affiliation lors de leur dernier congrès. L’UL suit le mouvement. Daniel Bretonès explique : « Il nous semble, à Martigues, qu’elle représente plus nos orientations politiques et notre manière de militer dans une logique de coopération. » Matthieu Bolle Reddat reprend : « Il y a une idée de retour aux fondamentaux de lutte de classes anticapitaliste et anti-impérialiste. La pertinence pour une union locale d’avoir un échelon international, c’est de faire en sorte que l’internationalisme ne soit pas qu’un truc d’une espèce de bureaucratie syndicale, politique ou économique, mais qu’il existe dans nos entreprises. À l’heure où les grands dirigeants impérialistes construisent des murs entre les travailleurs, il faut que nous, syndicats, construisions des ponts et des solidarités parce que l’exploitation nous touche partout. »

  • À l’hôpital des Rayettes, un plan d’efficience alarme les syndicats

    À l’hôpital des Rayettes, un plan d’efficience alarme les syndicats

    Les syndicats de l’hôpital sont inquiets. Un plan d’efficience leur a été présenté par la direction lors du Comité social et économique de décembre. La CGT affirme que « plus de 90 suppressions de postes sont envisagées d’ici 2030 ». Dans un courrier envoyé à la ministre de la Santé Stéphanie Rist le 27 janvier, la CFDT parle de « politique de réduction d’effectifs déguisée » par le biais d’un « mécanisme de départs à la retraite non remplacés ».

    Jointe, la direction répond avoir « fait une évaluation globale » des moyens « à optimiser ou ne pas remplacer » sans avoir précisément identifié de secteur à ce jour. « Une évaluation externe est en cours de réalisation par l’Agence nationale d’appui à la performance, qui aidera l’établissement à déterminer les projets à engager, apprend-elle. Il est tout à fait envisageable que le nombre initial soit modifié au regard des conclusions. »

    La CGT dénonce un double discours. Alors qu’un plan d’investissement de 100 millions d’euros vient d’être annoncé, principalement pour financer un nouveau bâtiment qui abritera un bloc opératoire, des urgences et une unité de soins critiques d’ici 2032 (60 millions d’euros), « une transformation profonde de l’hôpital public se prépare : externalisations, mutualisations et remise en cause de services essentiels », s’agace-t-elle.

    Des besoins en hausse

    Une élue de la CFDT pointe « l’absence de logique » : « Ils augmentent le capacitaire, les locaux, ils veulent plus d’activité mais ne renouvellent pas le personnel qui part. » D’autant que les besoins du territoire risquent d’évoluer à la hausse avec l’arrivée de nouvelles usines dans la zone industrialo-portuaire qui devraient créer près de 10 000 emplois directs d’ici quelques années. Dans sa lettre au gouvernement, le syndicat pointe : « Un établissement de santé ne se réforme pas uniquement avec du béton, ce sont les professionnels qui font fonctionner le service public hospitalier. »

    La direction confirme que des externalisations et des mutualisations sont étudiées, mais elles ne concernent « pas les activités de soins, pour lesquelles l’objectif premier est de les conforter sur le territoire », tente-t-elle de rassurer.

    Une réponse qui ne satisfait ni la CGT, qui demande un plan d’investissement public porté à 170 millions d’euros et la création immédiate de 90 postes statutaires à temps plein ; ni la CFDT, qui milite pour un plan pluriannuel de remplacement systématique des départs à la retraite avec la résorption des emplois précaires et une réorientation des politiques ARS vers les ressources humaines et non exclusivement l’immobilier.