Tag: C’est l’été

  • [C’est l’été] Apprenti mosaïste à Vaison-la-Romaine

    [C’est l’été] Apprenti mosaïste à Vaison-la-Romaine

    Le musée archéologique Théo Desplans situé sur le site antique de Puymin donne rendez-vous aux enfants à partir de 7 ans et aux plus grands pour participer à un atelier ludique à la découverte des secrets des domus de Vasio et de leurs somptueux décors.

    À partir de 10h30.

    Tarif unique de 5 euros.

    Réservation conseillée : 04.90.36.50.48

  • [C’est l’été] Les marmites du diable à La Faurie

    [C’est l’été] Les marmites du diable à La Faurie

    Et parmi ceux-ci, les marmites du Diable sont un spectacle à ne pas manquer. Sur la commune de La Faurie, à vingt minutes de voiture de Veynes, le torrent de Durbonas a creusé de curieuses cavités rondes dans la roche. L’eau court ainsi entre ces vasques naturelles dont la couleur oscille entre l’ocre et l’albâtre tandis que le torrent, vire du jade au bleu turquoise. Depuis le parking des Marmites, une boucle de 6km permet de rejoindre le monastère orthodoxe de Dormition-de-la-Mère-de-Dieu, et, à quelques minutes en voiture on peut aussi aller arpenter le sentier des falaises des Gorges d’Agnelles.

  • [C’est l’été] Lecture : «Le goût des pères»

    [C’est l’été] Lecture : «Le goût des pères»

    Du passé le plus lointain, pour ne citer que Sophocle, à l’évolution contemporaine, les auteurs n’ont cessé d’en faire l’objet de leur admiration (parmi lesquels Hugo, Michelet, Colette et Pagnol), de leur angoisse (le spectre du père assassiné de Hamlet), ou de leur pitié (souvenons-nous du Père Goriot abandonné par ses filles). Fabienne Alice, experte en anthologies littéraires, vous présente une trentaine d’entre eux. Une réussite absolue.

    Mercure de France. 10 euros.

  • [C’est l’été] Spectacle musical à Manosque

    [C’est l’été] Spectacle musical à Manosque

    Au programme, des chansons, de la magie et une belle soirée en perspective aux côtés notamment de la chorale Chœur du Sud, du groupe Bande à Part et de l’artiste Julie Zenatti.

    Lundi 10 août de 21h à 23h. Gratuit.

  • [C’est l’été] L’écho des mots à Saint-Jean-Saint-Nicolas

    [C’est l’été] L’écho des mots à Saint-Jean-Saint-Nicolas

    Théâtre, clown, balades contées… vous attendent dès ce lundi 10 août et jusqu’au 13 août.

    Entre 5 et 10 euros.

  • [C’est l’été] Pop en poupe à la Villa Carmignac de Porquerolles

    [C’est l’été] Pop en poupe à la Villa Carmignac de Porquerolles

    L’euphorie commence d’emblée par une série de Sunsets. Andy Warhol, l’artiste qu’on associe le plus au Pop Art nous livre un motif à répétition sérigraphiée autour du coucher de soleil. Un champ de couleurs aux contours brumeux avec des formes en suspension se fondant dans un ciel pastel et qui rappelle la virtuosité d’un Mark Rothko et agit comme une anesthésie visuelle.

    Puis, tout s’embrase avec une autre star-rock de la Pop Art, Roy Lichtenstein et son étonnant vitrail de lampes fluorescentes. Un éveil au spectacle de la nature, loin des néons aux slogans publicitaires. Du même artiste, une porcelaine émaillée sur acier représentant une jolie blonde américaine en pleurs, Crying Girl. Faisant référence aux romans de gare, le cliché, ludique, est jugé antiféministe aujourd’hui. L’héroïne envahit le cadre dans un style froid et plat, intensifiant les émotions fortes d’une femme soumise, hystérique ou fatale. Tout sentiment amoureux constitue pour elle une menace.

    Le processus créatif

    du Pop Art

    L’artiste à la technique des points de trame a multiplié les techniques, tournant le dos à l’art prétendu « noble ». Pour Lichtenstein, l’art est aussi puissant que la vie à l’instar de Landscape 5, un collage sérigraphié sur Rowlux aux propriétés réfléchissantes tel le miroitement de la lumière sur l’eau.

    Autre célébrité, à mi-chemin entre l’apologie et la parodie du rêve américain aussi consternant que merveilleux, Jeff Koons manie avec humour le gadget et le kitsch. L’apparence hilarante de son homard énorme gonflable a la force sculpturale dans un monde friand en monuments. Le goût grotesque d’un art gonflé par la spéculation.

    Le Pop englobe la musique

    Ancré dans le domaine de l’évasion, du divertissement et de la détente, le parcours de près de 80 œuvres est rythmé par une bande-son. Des tubes allant des Beach Boys, des Beatles à Otis Redding, intensifient l’expérience et la participation sensorielle et émotive du spectateur.

    Le genre est universel

    La volonté de corriger l’oubli des femmes artistes mises sous la touche dans le mouvement Pop Art est évidente. À l’époque, la déferlante capitaliste de « The American Way of Life » débarque dans l’Europe d’après-guerre. L’économie américaine est en pleine expansion avec pour modèle le suprématisme blanc, la consommation à outrance et la femme au foyer, objet sexuel et produit attirant. Un mouvement avant-gardiste se forme avec des œuvres radicales d’artistes tels que Judy Chicago (You don’t own me). La révolution sexuelle permet alors un nouveau type de femme libre, à l’allure déterminée (Rainy de Kiki Kogelnik), sportive (Divers de Joan Brown) et indépendante (Bien sûr le petit bateau de Martial Raysse). Une contre-culture affirmée que l’on retrouve aussi dans La belle endormie d’Evelyne Axell au corps alangui, marquant un érotisme défiant le refoulement du désir féminin. Fini les positions serviles. L’aura est une « pin-up » qui déguste une sucette glacée (Ice Cream). Lèvres ouvertes, langue évidente, dents brillantes, elle affirme sans embarras ses désirs, ridiculisant le voyeur qui y voit une zone érogène. Autre expression faciale, la bouche gigantesque de Welcome de Marjorie Strider qui se délecte à faire de son corps une arme plutôt qu’un obstacle.

    La trahison du rêve américain

    L’appel (E. Axell) est celui de l’aventure version Jack Kerouac. Il exprime ce désir de liberté par opposition au nationalisme américain et l’illusion de la belle vie consumériste. L’énergie sauvage d’un Tarzan révèle aussi que le voyeurisme n’est pas seulement affaire d’homme. Quant à Derrick Adams (Floater), il affiche une mer d’un bleu artificiel avec l’emploi de couleurs vives pour les distractions d’été. Une peinture stéréotypée faisant référence à The American Dream et la farniente, illustre à la fois un espoir et la trahison de ce rêve inatteignable.

    Entre rêve et réalité,

    un retour…sur terre

    Bel exemple d’éphémère, la gigantesque sculpture de Théo Mercier se dessine dans le sable sous un plafond d’eau et rappelle le court terme de la société de consommation, les excès de l’industrie des loisirs, le vite oublié du consommable qui modifie nos plages. Une œuvre vouée à être détruite, faute d’emballage…

    Exposition : « Sea, pop and sun » à la Villa Carmignac sur l’île de Porquerolles. Jusqu’au 1er novembre 2026.
    Juillet et août
     : De 10 à 19 h. Nocturne les jeudis jusqu’à 22 h. Septembre, octobre et novembre : De 10 à 18h.

  • [C’est l’été] Demain l’éclipse à La Londe-les-Maures

    [C’est l’été] Demain l’éclipse à La Londe-les-Maures

    Partez à la découverte des mystères des éclipses de Soleil et de Lune lors de ce temps fort proposé par l’association Atelier Buissonnier.

    De 15h à 22h40. Gratuit. Infos et inscription auprès de l’asso.

  • [C’est l’été] Mélanie Costanzo, arboricultrice : « Les femmes peuvent y arriver »

    [C’est l’été] Mélanie Costanzo, arboricultrice : « Les femmes peuvent y arriver »

    Au Poët, dans les Hautes-Alpes, Mélanie Costanzo, 39 ans, cultive 15 hectares de pommiers. Ici, il fait toujours beau. Ses pommes labellisées IGP (Indication géographique protégée) et Label Rouge, profitent de « 300 jours d’ensoleillement à l’année », selon l’arboricultrice. Issue d’une famille de producteurs sur trois générations, présidente de sa coopérative, elle gère l’exploitation familiale depuis 6 ans. Une trajectoire bien différente de ce qu’elle avait imaginé au départ.

    « À la base, j’étais à fond dans l’Art, j’ai un BTS dans le design. Je suis partie à Marseille, j’ai fait les Beaux-Arts et une école d’architecte », raconte la pomicultrice. Puis, en 2012, elle perd son grand-père. Un décès qui chamboule l’organisation de l’exploitation familiale. Son père ne se sentant plus de continuer tout seul, Mélanie Costanzo ne voulait pas voir disparaître l’héritage familial. Quand elle était petite, elle se souvient d’avoir souvent accompagné sa grand-mère sur les marchés. « Mes grands-parents ont travaillé dur pour avoir ce qu’il avait. Il était hors de question que la ferme parte de la famille », revendique-t-elle. À ce moment, elle avait 25 ans. L’étudiante en art quitte la ville et ses études pour revenir dans son village et ses montagnes : « Et c’est clairement devenu une passion », raconte-t-elle le regard pétillant.

    Transmettre son amour pour la nature

    Aujourd’hui, Mélanie Costanzo est aussi mère de trois enfants. « Ça fait du boulot ! », sourit-elle. Dans une profession où on ne compte pas les heures, l’équilibre se construit différemment. Dans son entourage, tous connaissent ces contraintes, comme son mari qui est aussi agriculteur. « L’avantage, c’est qu’on se comprend », glisse-t-elle. Mais elle ne regrette rien. « Non jamais. Ma campagne me manquait. Il était hors de question de rester en ville. On est dans des paysages magnifiques », atteste-t-elle, l’air satisfait.

    Ce qu’elle aime, c’est d’abord transmettre, expliquer comment elle produit ses pommes, savoir qu’elles se retrouvent dans les assiettes des gens. À la récolte, elle accueille des classes de primaires pour les sensibiliser à la nature et son fonctionnement. « On explique de la floraison à la production. On est contents de les voir avec le sourire quand ils croquent dans la pomme. Le bonheur c’est juste ça pour moi. »

    Prouver sa place

    dans un monde d’hommes

    Dans ses vergers d’altitude, la golden est reine. Avec le Limousin, les Hautes-Alpes sont la région principale de cette variété. « Avec les nuits très fraîches, elle prend un peu de “blush”, des reflets un peu rosés très caractéristiques. » Un savoir-faire qu’elle défend, notamment à travers les labels : « C’est important pour faire valoir notre terroir. » Mais ce lien à la nature est aussi une source d’inquiétude. Le changement climatique est une source d’angoisse. « Il y a dix jours, on a fait une nuit d’anti-gel à -1, et une semaine plus tard on a 33 degrés. Les arbres ne comprennent pas. » Les conséquences sont visibles : chutes de feuilles, arrivée des ravageurs… Malgré tout, elle insiste : « Nous, on est dans la production mais aussi dans la protection de l’environnement. » Elle est la première de la famille à avoir développé des cultures biologiques.

    Dans la coopérative, Mélanie Costanzo est quasiment la seule fille et elle en est présidente. Son objectif : faire monter le féminin dans le secteur. Elle rappelle que les femmes restent minoritaires : « Elles représentent moins d’un tiers des gérances d’exploitation agricole. » Dans la famille, il n’y avait pas de fils pour reprendre la ferme, comme il est encore souvent admis. Mélanie Costanzo a une petite sœur. « Mon père s’est dit : j’ai deux filles… jamais de la vie elles reprendront. » Elle apprend le métier au côté de son père. Aujourd’hui, elle mesure sa persévérance : « Je suis fière d’avoir réussi à montrer à mon père que les femmes aussi peuvent y arriver. » En attendant, elle essaie de préparer la relève et de cultiver cette passion pour ses enfants : « On verra si ça suit ou pas… »

    Marie Moreau

    fruiticimes.fr

    Une golden aux trois labels

    Mélanie Costanzo cultive une golden reconnue pour sa qualité. Ses pommes portent trois labels. L’Indication Géographique Protégée (IGP) garantit leur lien avec le terroir des Hautes-Alpes. Le Label Rouge distingue une qualité gustative, contrôlée par des tests réguliers. Et le label Vergers écoresponsables certifie une production respectueuse de la biodiversité et des ressources. À maturité, les fruits sont récoltés à la main.

  • [C’est l’été] Visitez les grottes de Thouzon

    [C’est l’été] Visitez les grottes de Thouzon

    Seules grottes de France à se trouver en plaine, les grottes de Thouzon font partie des trésors patrimoniaux du Vaucluse. Elles ont été découvertes en 1902 par des ouvriers qui travaillaient dans la carrière de pierres sur la colline.

    Leur aménagement immédiat à cette époque leur a permis de rester intactes jusqu’à aujourd’hui. Et le moins que l’on puisse dire c’est que lors de ces périodes de fortes chaleurs, la visite de ses grottes où la température avoisine les 15°C est une activité bienvenue à partager en famille.

    Chaque jour, plusieurs créneaux de visites sont proposés au public pour découvrir d’étonnantes stalactites jaunes et or, trésor du lieu.

    Un trésor de 20 millions d’années

    Pendant 45 minutes et sur un parcours de 200m vous cheminerez sur le lit fossile d’une ancienne rivière souterraine et plongerez au cœur de l’histoire de cet endroit unique en Provence formé il y a 20 millions d’années. Pour terminer, un spectacle sons et lumières viendra clôturer la visite.

    De 7,50 à 12,50 euros. Gratuit -3 ans

  • [C’est l’été] Des centaines de minots en stage « sports été » à Gardanne

    [C’est l’été] Des centaines de minots en stage « sports été » à Gardanne

    Les couloirs du complexe sportif grouillent de vie, les minots entre 3 et 14 ans, gourdes à la main, se pressent jusqu’à la prochaine salle où animateurs et activités les attendent. Sourire et sport sont au programme pour les plus de 160 enfants en stage, au gymnase COSEC du Pesquier à Gardanne.

    Accueillis de 9h à 18h, les inscrits s’adonnent à toutes sortes d’activités. « On essaie de proposer des sports différents de ceux qu’ils pratiquent toute l’année. Si on les écoutait, on ferait du foot tout le temps », révèle Océane Portmann, directrice adjointe du CLES. Effectivement, entre le roller, le baseball, l’ultimate ou le double dutch, qui consiste à sauter entre deux cordes qui tournent en alternance, les enfants ont de quoi être déboussolés.

    « Au total, pour les semaines les plus chargées, on emploie 24 animateurs », rapporte Océane Portmann. Avec un prix entre 25 et 35 euros la semaine, selon le revenu du foyer, le « Sport été » souffre de son succès : « On a dû refuser beaucoup de monde, on n’a pas assez d’animateurs », avoue Sihem Belardi, directrice du Club de loisirs.

    C’est la 51e année que le stage accessible à tous est proposé en été, mais « c’est la première fois que les enfants sont pris en charge la journée complète », détaille la directrice. Un changement qui permet de soulager les parents pour la journée entière. « Tellement apprécié », confie-t-elle, que « cette année, on a eu des enfants qui viennent de Marignane ou de Plan-de-Cuques, même si la majorité sont des Gardannais ou des villages adjacents ».

    « Il fait chaud et l’eau du gymnase est non potable »

    Dans l’enceinte du gymnase vieillissant, la mauvaise isolation de l’infrastructure de la ville se fait sentir en plein mois d’août. Pour pallier cela, les sorties piscine sont assez fréquentes, comme des sorties dans la fraîcheur des calanques. Mais un problème important persiste : « L’eau du robinet est jaune, elle sort chaude, avec des traces de rouille, donc les enfants se plaignent logiquement de maux de ventre », déplore Océane Portmann. La ville, alertée du problème, a cependant déclaré l’eau potable. « On ne laisse pas boire les enfants, alors on a dû dépenser 700 euros, pour une fontaine et 900 litres d’eau », affirme la directrice. Pas de quoi dissuader les centaines d’enfants de passer d’excellentes vacances au centre de loisirs.