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  • Gaby Charroux (PCF) candidat pour « défendre le modèle martégal »

    Gaby Charroux (PCF) candidat pour « défendre le modèle martégal »

    « On a une forte envie et une forte énergie ! » Le « je suis candidat » prend une tournure plurielle pour Gaby Charroux, ce jeudi soir, à l’heure de présenter sa candidature pour les prochaines élections municipales de 2026, à Martigues.

    Entouré de sa majorité et de près de deux cents soutiens issus du monde politique, économique, associatif, culturel et sportif, l’actuel édile martégal, candidat à sa succession, l’affirme : « C’est une aventure collective que nous menons avec notre équipe, qui se constitue dans le plus large rassemblement citoyen et républicain, comme nous le faisons depuis 1989. » Et d’insister : « Notre ambition est toujours la même, faire de Martigues une ville qui protège ses concitoyens. »

    « Une liste citoyenne »

    Cette candidature se veut participative. Gaby Charroux appelle d’emblée : « Chacun d’entre vous, dans votre secteur, sportif, économique ou culturel, que vous soyez jeune, ou vieux, femmes ou hommes, nous avons besoin de vos propositions, y compris vous qui faites partie des près de 1 000 associations de Martigues. Notre liste sera citoyenne », affirme le candidat.

    « Nous sommes à une étape charnière pour le développement de notre territoire et nous cherchons à ce que notre ville donne à chacun un avenir dont il a envie », poursuit Gaby Charroux, parlant d’un « travail avec la majorité et les services municipaux pour les années à venir, une vision de Martigues 2050 ».

    Dans « un monde de plus en plus violent », « quand à l’extérieur du pays il y a la guerre et à l’extérieur le narcotrafic, ce fléau », Gaby Charroux considère que « les communes sont devenues les vrais pôles de stabilité dans le pays », face à « un État qui a oublié sa boussole ». Mais il demeure « positif et optimiste, car j’ai foi en la nature humaine ».

    De nombreux défis

    Le mandat remis en jeu en 2026 est celui « des défis » pour l’actuel maire. Ceux « du service public, notamment postal, pour lequel nous avons bataillé avec le comité de vigilance pour maintenir la Poste de Ferrières ». Mais aussi « le défi majeur de l’hôpital public qui se pose actuellement ». Comme celui de conjuguer « la réalisation du contournement autoroutier avec notre exigence de compensation territoriale sur le territoire martégal, en figeant 70 hectares d’espaces naturels intouchables », détaille Gaby Charroux. Sans oublier l’enjeu « de la décarbonation. Nous voulons conforter les emplois industriels de notre territoire, dans lesquels se trouvent les meilleurs salaires. »

    Ces défis convergent, selon l’édile, vers « la préservation du modèle martégal et la transition écologique », pour « continuer à faire de Martigues une ville pas comme les autres », où l’« on porte la solidarité, la fraternité, l’égalité, où tous les combats sont les nôtres, dont celui des femmes ».

    Les outils pour y parvenir ? « Les services publics, les associations, l’industrie et le cinéma, qui sont les pôles d’attractivité de notre ville que nous devons protéger comme des joyaux », conclut Gaby Charroux.

    TÉMOIGNAGES

    Olivier Marchetti, président de Provence Studios

    « Martigues est un territoire incroyable, le cinéma prospère. Plein de films y sont tournés, dans des espaces naturels, des décors variés, tout en étant proche d’une grande ville, sans les contraintes. Toutes les conditions sont réunies pour développer la filière cinéma. En 2023, on est monté à 1 600 personnes travaillant sur site. Il reste le défi de pouvoir se déplacer plus facilement, particulièrement quand on accueille un gros tournage avec de gros castings. »

    Clémence Calvin, athlète de course de fond

    « La ville prend soin de ses habitants sans laisser personne de côté. On est gâtés. La singularité tient à la politique sociale et ça me tient à cœur qu’elle dure, en premier lieu pour mes enfants. C’est pour eux que je suis là et que je soutiens Gaby Charroux. Mes enfants font les centres d’initiation sportive (CIS), font du VTT sans être empêchés par l’argent, ont des cours d’art plastique. Tout le monde n’a pas accès à ces activités, mais à Martigues, c’est le cas ! »

    Thomas Vaïsse, doctorant en sociologie

    « Il y a deux originalités à Martigues. La diversité du territoire d’abord, avec un centre-ville provençal traditionnel marqué par les canaux, aux côtés du rural et de l’industrie. Une richesse et une possibilité d’imaginer plein de choses. L’enjeu de la gratuité est aussi central, elle permet d’installer une base pour tout le monde. La société décide qu’il y a certains éléments communs et tout le monde doit participer à son existence et sa reproduction. »

    Florence Dantin, militante du droit au logement

    « Gaby Charroux et son équipe sont très sensibles et réactifs sur le sujet du logement. Quand les gens ont de graves problèmes, il faut aller les voir chez eux, ce qu’on a pu voir à Notre-Dame-des-Marins. Le collectif est bon, le volet social de Martigues est énorme, le maire a beaucoup donné pour les associations. Son discours est aussi très ouvert, on sent que tout le monde peut venir et participer. Il y croit, et ça s’entend ! »

  • [Entretien] Jean-Michel Jalabert : « Je présente une liste sans étiquette aux municipales d’Arles »

    [Entretien] Jean-Michel Jalabert : « Je présente une liste sans étiquette aux municipales d’Arles »

    La Marseillaise : Pourquoi avez-vous quitté Patrick de Carolis après 5 ans à ses côtés ?

    Jean-Michel Jalabert : C’est une décision réfléchie depuis plusieurs mois. Je me suis entretenu régulièrement avec lui mais je n’ai pas eu d’écho à mes remontées. J’estime que les orientations de la majorité se sont éloignées des ambitions de 2020. Il y a un manque de concertation avec l’équipe municipale et avec les agents, et au final une distance que je ressens avec les Arlésiens.

    Une « trahison » pour l’édile et candidat à sa succession…

    J.-M.J. : S’il pense que c’est une trahison de faire attention à l’intérêt général, c’est son interprétation. Mais en général il y a beaucoup moins d’échanges avant une trahison. Il n’y a rien de personnel et je ne dénigre rien du travail réalisé. Ma méthode, c’est l’écoute des habitants, des acteurs économiques et associatifs, des agents. La plupart des bonnes décisions ne peuvent venir que du terrain. Le respect doit durer même avec des désaccords.

    Êtes-vous opposé à l’expulsion de l’Union locale CGT de la Bourse du travail ?

    J.-M.J. : Ce n’est pas une expulsion, il s’agit de mettre à disposition de la CGT d’autres locaux dans le bâtiment. Car il y a besoin de développer un autre projet pour la Bourse du travail. Je crois que le projet de l’équipe actuelle est bon, qui plus est lancé avec des études réalisées et des premiers travaux engagés.

    Qui vous suit dans cette candidature ?

    J.-M.J. : Je construis sereinement une équipe et une liste avec des hommes et des femmes représentatifs des villages et des quartiers, partageant ma conception de la politique. Pendant le mandat je me suis entouré de plusieurs élus dans le même esprit. Nous sommes six élus de la majorité à avoir rendu nos délégations. Nous continuerons à siéger au conseil municipal car le mandat d’élu nous a été confié par le vote. La liste que je présente sera sans étiquette, sachant que j’étais divers droite en 2020. Cette liste rassemblera des Arlésiens qui ne sont pas encartés politiquement et qui veulent s’engager. Je ne vais pas demander d’investiture ni de soutiens politiques, je ne suis pas adhérent à un parti et je le resterais durant le mandat.

  • [Entretien] Judith Dossemont : « Je porte les valeurs de la droite républicaine et du centre droit »

    [Entretien] Judith Dossemont : « Je porte les valeurs de la droite républicaine et du centre droit »

    La Marseillaise : Pourquoi vous présentez-vous ?

    Judith Dossemont : J’ai voulu proposer ma candidature et offrir aux Roquevairois mon expérience. J’ai d’abord eu un engagement associatif à Roquevaire : j’étais membre fondatrice du grand trail du Garlaban. Mon engagement dans le monde associatif, en 2014, s’est poursuivi avec un engagement aux municipales en devenant colistière. Depuis 2020, je suis le leader de l’opposition à droite. Je porte les valeurs de la droite républicaine et du centre droit sur la commune. Je suis également conseillère départementale, j’ai été colistière aux régionales, colistière aux élections européennes et attachée parlementaire. Aujourd’hui, je ne peux plus être conseillère départementale et regarder ma ville dépérir sans pouvoir agir.

    Que voulez changer ?

    J.D. : Tout. Je veux tout changer. Le centre du village se paupérise, donc je veux prendre soin de Roquevaire en proposant un vrai projet d’aménagement du cours Négrel-Ferraud. C’est un endroit central qu’il faut vraiment rénover. Je suis en train d’y réfléchir avec des architectes reconnus internationalement, pour voir comment on peut à la fois produire du parking, un aménagement qui puisse permettre aux commerces de fonctionner, avoir des terrasses, avoir une petite place à la Provençale avec peut-être une petite fontaine. Quelque chose que l’on puisse se réapproprier. Parce qu’aujourd’hui, personne n’a envie de venir se promener dans le centre ville.

    Quel est le reste de votre programme ?

    J.D. : Les trois axes qui vont alimenter ma campagne sont la sécurité et la tranquillité publique, l’attractivité et la relance économique du village et enfin le cadre de vie et l’urbanisme enfin maîtrisés. Au niveau de la sécurité, la société a changé et il y a des violences partout. L’insécurité progresse et les Roquevairois le voient, le ressentent. Il y a juste la municipalité qui ne veut pas le voir. Il y a 4,5 policiers pour une ville de 9 000 habitants, et il n’y a quasiment pas de caméras, ou elles ne fonctionnent pas. Je veux renforcer la présence policière, moderniser la police municipale et repenser à un élargissement des horaires des agents. Je souhaite également lancer un grand plan de vidéoprotection crédible, parce qu’il y a beaucoup d’incivilités, de nuisances et de dégradations. Il faut plus de fermeté. Et enfin je veux redonner du caractère au centre ville de Roquevaire, créer du parking, ramener des commerces de bouche, des artisans, des cafés, une vie de hameau.

    Comment comptez-vous financer cela ?

    J.D. : Sans cofinancement, la ville de Roquevaire ne pourra effectivement rien faire. La première chose que je voudrais entreprendre, c’est faire un contrat d’aide aux communes, dès que je suis élue, pour pouvoir m’appuyer sur les collectivités donc le Département, la Métropole et la Région. Car j’ai quand même des liens puisque j’ai été colistière de Renaud Muselier. Je suis en train de chiffrer tous les projets et je m’appuie évidemment sur ces aides pour renforcer l’attractivité de Roquevaire.

  • [Municipales] Maxime Marchand brigue un second mandat à Sausset-les-Pins

    [Municipales] Maxime Marchand brigue un second mandat à Sausset-les-Pins

    Il attendait une bonne nouvelle de ses médecins pour officialiser sa candidature. C’est désormais chose faite. En rémission de son cancer, le maire écologiste de Sausset-les-Pins, Maxime Marchand, repart pour viser un second mandat en 2026. « Comme je suis guéri, que je retrouve mon énergie et mon temps pour la commune, j’ai envie de continuer ce que j’ai commencé », affirme-t-il.

    L’édile souhaite achever le « projet école », débuté avec la réhabilitation de l’école Victor-Hugo livrée en juin 2024, en poursuivant la rénovation de l’école Jules-Ferry « qui a déjà commencé et qui est dans une phase de marché ». Il entend aussi mener un travail sur les bâtiments culturels du centre-ville que sont la salle des Arts et les espaces annexes.

    Alors qu’il s’était retrouvé propulsé à la mairie grâce à la fusion de trois listes en 2020, cette fois, Maxime Marchand a l’entière liberté de la composition de son équipe. « On est sur un renouvellement très important puisque plus de la moitié des conseillers municipaux vont changer, par contre, il y a une vraie stabilité : l’ensemble des adjoints restent à mes côtés », dévoile-t-il. Le maire souhaite mener une liste sans étiquette, avec des gens « de gauche, du centre et de la droite qui travaillent tous ensemble ». La seule condition pour l’intégrer : « Aimer Sausset et avoir une vision Sausset centrée. »

    Un citoyen au service

    des Saussetois

    Maxime Marchand refuse de politiser le débat : « Je ne pense pas que la mairie soit un outil pour lutter contre l’extrême droite. La mairie est au service de tous les Saussetois, peu importent leurs opinions. Ça me semble important de rester loin de toutes ces polémiques qui divisent. »

    Face à lui, deux candidats déclarés : l’ancien député de la 12e circonscription et maire de Sausset-les-Pins de 2001 à 2017 Éric Diard (LR), et l’ancien directeur de la police municipale de la commune, qui occupe désormais ce poste à Châteauneuf-les-Martigues, Jean-Charles Vargas (RN). À noter que c’est la première fois que le parti d’extrême droite présente un candidat aux municipales à Sausset. « Le RN est dans une dynamique nationale qu’il essaye de propulser au niveau local, mais la réalité, c’est que Jean-Charles Vargas n’habite pas et ne connaît pas la ville. Je suis assez surpris que le parti choisisse cette personne, alors qu’il avait des locaux qui souhaitaient le représenter sur la commune », analyse Maxime Marchand.

    Quant au retour d’Éric Diard, il réagit : « Je ne suis pas un professionnel de la politique comme lui, je suis un citoyen qui s’est mis au service des Saussetois et j’espère qu’ils me renouvelleront leur confiance. Si ce n’est pas le cas, je retournerai travailler comme tout le monde. »

    Le maire organise une première réunion publique de campagne, le 28 novembre, pour présenter le bilan de son premier mandat à la population. « On a listé plus de 120 réalisations qu’on va promouvoir dans 40 pages et des vidéos », détaille-t-il.

  • LFI rompt avec Toulon en Commun et lance sa propre liste

    LFI rompt avec Toulon en Commun et lance sa propre liste

    Après la droite, éclatée entre les candidatures du sénateur (LR) Michel Bonnus et celle probable de la maire sortante (SE) Josée Massi, la division gagne la gauche, à Toulon. Vendredi, la France insoumise (LFI) a annoncé sa candidature aux élections municipales 2026, avec comme chefs de file Isaline Cornil, candidate du Nouveau Front populaire (NFP) aux législatives 2022 dans la 2e circonscription du Var, et Pierre-Yves Denis, l’un des responsables locaux du mouvement. LFI se retire ainsi de la candidature commune à gauche menée par Toulon en Commun (TEC), avec la socialiste Magali Brunel (PS) en tête de liste.

    Alors que cette dernière estimait, il y a trois semaines, que « la balle (était) dans le camp de LFI », les insoumis ont choisi de faire cavalier seul. La faute, en premier lieu, selon eux… à la tête de liste elle-même : « Notre seule ligne rouge était de ne pas avoir une tête de liste socialiste. On parle d’union, mais il y a la réalité des engagements. Je ne pense pas que ce soit un bon signal, pour les électeurs, de s’unir derrière des gens qui négocient ce qu’ils sont en train de négocier à Paris », martèle Pierre-Yves Denis.

    L’union encore possible ?

    Un cas qui n’est pas sans rappeler celui de La Seyne-sur-Mer, où LFI a également annoncé ne pas soutenir la candidature commune de gauche, menée par Stéphane Sacco (GRS), « autoproclamé tête de liste, alors que les discussions n’avaient pas été menées à bout, avec le soutien du PCF. Cela avait même été critiqué par le PS et les Écologistes », détaille Isaline Cornil.

    Dans la seconde ville du Var, comme dans la première, la question de la légitimité demeure centrale, en plus des désaccords programmatiques : « En juin, nous avons proposé une liste commune dotée d’un programme de rupture et représentative de ce qu’est la gauche à Toulon. LFI devait y tenir la place qui correspond à ce qu’elle représente électoralement depuis 2022, sachant qu’à Toulon, nous sommes la première force politique au sein du NFP. Lors de notre dernière réunion, TEC a rejeté toutes nos propositions en bloc », soutient Isaline Cornil.

    TEC livre une autre version : « LFI est partie de TEC, est revenue, puis repartie. Ils connaissent notre fonctionnement, notamment pour le choix de la tête de liste, et n’ont pas voulu participer. TEC prend ses décisions en assemblée populaire et élabore démocratiquement un programme depuis 7 ans. LFI, dont le programme est celui en neuf points envoyé par Paris, voulait en discuter après coup. Les décisions de l’assemblée pouvaient ainsi être remises en cause. C’est l’ADN démocratique de TEC qui disparaîtrait », réagit la liste de gauche, affirmant qu’il n’y a « qu’à la présidentielle que LFI est devant ».

    Dans ces conditions, le combat contre l’extrême droite peut-il encore être gagné ? « L’idée que la division alimente le RN est fausse. Ce qui l’alimente, c’est le manque de projet politique capable de lui faire face », estime Pierre-Yves Denis, qui mise aussi sur la mobilisation « du bloc abstentionniste », très présent dans les quartiers populaires, pour arriver à ses fins. Même si à LFI, comme à TEC, on n’exclut pas de reprendre des discussions. « Si TEC a besoin de l’électorat LFI sur un programme de rupture, nos propositions restent valables. Nous ne sommes pas une liste anti-TEC », pose Isaline Cornil.

    S’ils partent seuls comme annoncé, les insoumis présenteront une liste dite d’union populaire, composée d’au moins 25% de citoyens non encartés. Avec, comme lignes fortes évoquées, participation citoyenne, lutte contre la pauvreté et l’habitat indigne, adaptation au changement climatique, transports en commun (création d’un tramway comme pour TEC), gestion démocratique des services publics, avec un accent sur la rénovation des écoles et l’accessibilité, police de proximité, amélioration de l’offre de santé ou lutte contre les discriminations. Un programme construit avec les citoyens, « en allant taper aux portes pour changer la vie des Toulonnais », annonce Isaline Cornil.

  • Laurent Belsola vise un second mandat, porté par un large soutien à Port-de-Bouc

    Laurent Belsola vise un second mandat, porté par un large soutien à Port-de-Bouc

    Les trottoirs de la rue Gabriel-Péri sont monopolisés par les voitures. Une file d’attente se forme à l’entrée de la salle polyvalente de l’hôtel résidence Les Aiguades. À l’intérieur, des chaises supplémentaires, sorties du placard en dernière minute, passent de bras en bras. Il faut pousser les murs pour faire entrer tout le monde, lors de la soirée organisée par le comité de soutien de Laurent Belsola, ce jeudi 13 novembre. Des centaines d’habitants ont répondu présent pour appuyer la candidature du maire (PCF) aux prochaines élections municipales.

    Certains sont même là alors qu’ils ne vivent pas dans la commune, à l’instar du sénateur communiste Jérémy Bacchi ou de Marc Ambelas, à la tête du club de plongée et d’archéologie de Port-de-Bouc. Le Martégal explique : « C’est quelqu’un que j’apprécie personnellement pour son engagement, pour sa droiture. Il a de grandes valeurs. Il ne fait pas de promesse en l’air et tient toujours sa parole. La plupart des responsables politiques cherchent le pouvoir. Ce n’est pas le cas de Laurent. Lui s’engage pour la ville, pour se mettre au service de la population. »

    Terrain, proximité et dialogue

    Depuis le début du mandat engagé en 2020, « plus de 10 000 permanences » ont été tenues par les élus pour répondre aux demandes des habitants et « plus de 50 rencontres ont été menées dans les quartiers », précise Évelyne Santoru-Joly, sa directrice de campagne. Pour le mandat à venir, Laurent Belsola compte bien poursuivre son action en gardant le même cap.

    « Je veux continuer à être le maire du concret, du terrain, de la proximité avec une équipe soudée, affirme-t-il. Celui qu’on croise sur les marchés, dans nos commerces, dans les écoles, dans les quartiers. Celui qu’on peut facilement interpeller, qui écoute, qui débat, qui agit. »

    La méthode restera donc la même : « recenser les besoins, construire un projet collectif et hiérarchiser les priorités du mandat au fil des réunions de travail et des concertations », détaille Évelyne Santoru-Joly. Le tout, en « en informant et en ayant bien connaissance des réalités budgétaires de notre commune, en nous démenant pour obtenir le maximum de financements et en proposant des projets qui soient réalisables ».

    Des nombreux défis

    Laurent Belsola l’affirme : « Les années à venir seront déterminantes », avec des enjeux locaux, mais aussi des challenges à l’échelle du territoire. « Le bassin de Fos est au cœur des transformations industrielles et écologiques à venir, rappelle le maire. Nous devons être vigilants, exigeants, mais aussi force de propositions pour concilier amélioration du cadre de vie, de la mobilité, de l’emploi et de la santé dans cette période d’innovation, parce que la transition ne doit pas se faire contre les travailleurs, mais avec eux et pour eux. »

    Une première victoire, et non des moindres, est l’obtention du financement pour le contournement autoroutier de Martigues et Port-de-Bouc, attendu depuis plus de cinquante ans, qui donnera les moyens de « recoudre notre ville et créer un beau boulevard urbain qui permettra de revoir les modes de circulation en y incluant du vélo et du transport en commun ».

    Laurent Belsola souhaite avant tout continuer à défendre un modèle de collectivité « populaire et solidaire » en investissant dans les services publics ; en poursuivant son engagement pour un logement digne avec des programmes de rénovation urbaine comme ceux menés aux Aigues-Douces, à la Lèque, aux Comtes ou à Bellevue ; en défendant l’hôpital public ; en renforçant la tranquillité publique et en créant du lien social grâce aux subventions accordées au tissu associatif (1,6 million d’euros chaque année).

    Amel Ben Messaoud

    Gérante de la boutique Dar Yumi

    « Laurent Belsola est un maire qui apporte énormément à la ville, qui défend les valeurs populaires. Ça fait du bien parce que la France est faite de mixité et lui lutte pour le mettre ça en avant, pour le vivre-ensemble. C’est un vrai humaniste. »

    Sedat Seven

    Restaurateur

    « Grâce à l’engagement du maire, on a vu des changements, à commencer par le contournement autoroutier qu’on attendait depuis 50 ans. L’équipe municipale est à l’écoute, les élus sur le terrain et animent un vrai dialogue. Cette proximité qu’il a avec les gens est précieuse. »

    Élise Taillaumard

    Présidente du Mouvement de la paix

    « Laurent Belsola est un pacifiste qui nous soutient dans nos actions. Port-de-Bouc est ville de paix grâce à lui, son équipe et à leur engagement. Il y a des structures sportives et culturelles de partout, des city stades, des gymnases, le musée numérique Micro-folie… »

  • Jean-Marc La Piana lance un appel à « travailler ensemble »

    Jean-Marc La Piana lance un appel à « travailler ensemble »

    Il l’avait annoncé par voie de presse, c’est désormais au public que Jean-Marc La Piana (DVG), à la tête d’une liste de gauche, a officiellement présenté sa candidature aux élections municipales de 2026. L’élu a choisi la mairie de annexe de Biver, qui se sent souvent oubliée « lorsque l’on parle de Gardanne », rapporte le candidat, pour réitérer l’annonce et en répétant : il n’est « pas un homme seul, il y a des gens autour de moi » et un « homme de gauche » sans être affilié à un parti politique.

    Dans la salle, pleine, citoyens, représentants d’associations et forces de gauche ont répondu présent. « Ce soir, la situation est grave. Vous vous en doutez tous, c’est à partir de la que nous allons travailler, lance Jean-Marc La Piana, entouré de ses soutiens. Au-delà des divergences du passé, le temps est à l’action. C’est pour cela qu’on est là ce soir. Voyez, cette action ne pourra pas se faire sans vous. Les partis politiques de gauche, les associations comme le Collectif Citoyen [groupe d’opposition mené par Claude Jorda, PCF], comme Reconstruire ensemble [groupe d’opposition mené par Jean-Marc La Piana, DVG], on initie un travail ensemble que l’on souhaite aujourd’hui ouvrir aux citoyens pour qu’ils y participent. Je ne viens pas encore vous demander de voter pour nous, la liste n’est pas encore faite », poursuit le candidat.

    Impliquer le citoyen

    « La demande aujourd’hui est de nous aider à construire un avenir pour Gardanne et Biver (…) le programme, sera fait avec tous ceux qui le souhaitent. » Si la liste de l’équipe La Piana doit encore se préciser, que le programme reste encore à définir, quelques « priorités » ont été égrenées, fil rouge des groupes de travail copilotés par les soutiens de la liste, mis en place et réunis chaque mardi soir, au Cercle de l’Avenir. Sécurité, éducation, tant sur l’enveloppe que sur le contenu, les services publics, l’emploi, la santé ou le développement durable… Le tout motivé par ces « valeurs » : l’intégrité, l’humanisme, la confiance « que nous avons perdue » et la transparence. « Ce sera une équipe municipale qui ne va pas simplement se contenter d’avoir trois ou quatre personnes qui vont décider », glisse Jean-Marc La Piana. « Je vous demande de rejoindre les équipes travail, a finalement conclu le candidat. C’est un appel fort, il n’y a pas de temps à perdre. On a déjà perdu six ans. Notre diversité fera notre force. » « Aujourd’hui, la demande d’intervention des citoyens qui s’engagent est extrêmement forte, les gens veulent intervenir pour proposer, donner des idées, et avoir des moyens d’agir, que nous, politiques, devons leur donner », ajoutera au nom du groupe Anne Mesliand (PCF). Autant de sujets sur lesquels rebondira le public présent, largement préoccupé par des questions de sécurité, de logement, incarnées par le Collectif Veline 1, qui a pu prendre la parole, parmi d’autres.

  • Rémi Esnault inaugure son local de campagne à Fos samedi

    Rémi Esnault inaugure son local de campagne à Fos samedi

    Ils inaugurent ce samedi à 11h leur permanence au 39 avenue Jean-Jaurès, à Fos-sur-Mer. Une adresse bien trouvée pour les forces de gauches de Fos-sur-Mer rassemblées autour de Rémi Esnault, connu pour être le directeur de cabinet du maire René Raimondi (ex-PS) depuis plusieurs années.

    « Ce local sera un espace de rencontres, d’échanges, d’écoute et de proximité, pour tous ceux qui croient qu’aimer sa ville, c’est aussi s’y engager concrètement, chaque jour », promet le candidat, qui y voit un lieu « à l’image de notre démarche : humaine, simple et collective ».

    Le prétendant à la succession de l’édile fosséen peut compter sur le soutien du PCF, représenté par son chef de file et actuel adjoint Nicolas Féraud, ainsi que sur celui de Place Publique par la voix d’Anne-Caroline Walter-Cipreo, également 2e adjointe.

    Le Parti socialiste et son responsable local Jean-Michel Leroy, rejoint par Jean-Louis Sanial de Génération écologie, ont de leur côté décidé d’une candidature autonome sur fond de désaccord à propos du projet Hyvence et de la création d’un parc naturel des étangs de la Ville.

    L’extrême droite

    en embuscade

    La coalition de Rémi Esnault se confronte actuellement, à quatre mois des élections, à trois candidatures annoncées. Celle de Jean-Michel Leroy, mais aussi du macroniste Jean Fayolle, conseiller municipal depuis 2008. Enfin, l’ex-LR Philippe Maurizot est soutenu par le chef départemental du RN Franck Allisio via son label « La Provence qu’on aime ».

  • Le RN présente le Vauclusien Damien Broc aux municipales

    Le RN présente le Vauclusien Damien Broc aux municipales

    Le Rassemblement national place ses pions. Le conseiller régional et ancien responsable du parti d’extrême droite d’Orange a été investi, vendredi 24 octobre, pour les élections municipales. D’après La Provence, le Vauclusien se serait récemment installé à Istres.

    François Bernardini, maire (DVG) candidat à sa succession, n’est pas étonné : « Le FN d’hier, devenu RN depuis, n’a jamais caché sa volonté de “prendre” Istres ! » S’il considère cette liste comme la seule « dangereuse », il n’est pas inquiet pour autant : « Face à ce candidat venu d’Orange et donc sans enracinement, sans connaissance de la ville et de ses habitants, le combat ne sera pas difficile à mener ! Les poncifs du RN réapparaîtront avec un programme stéréotypé, dupliqué dans chaque commune et à chaque élection. »

    Sa campagne à peine lancée, Damien Broc attaque plus la gestion municipale actuelle qu’il ne fait de propositions, reprenant à son compte le dossier de la décharge illégale d’Entressen soulevé par le conseiller municipal d’opposition Robin Prétot (LR) et révélé par La Provence. « C’est un parachuté complet qui vient cinq mois avant les élections faire un petit tour et qui repartira aussi vite qu’il est venu, lâche la tête de liste de droite. Non seulement il est parachuté, mais en plus il est en retard d’un an sur les dossiers. C’est grossier. »

    Robin Prétot n’est pas intimidé par cette candidature, mais regrette tout de même : « François Bernardini va essayer de faire exister ça comme une menace existentielle pour tenter de nous affaiblir. La seule réalité est qu’aujourd’hui, voter RN aux élections municipales, c’est faire le jeu du maire. »

  • Les candidatures sont ouvertes pour le Prix de l’innovation et de la recherche

    Les candidatures sont ouvertes pour le Prix de l’innovation et de la recherche

    Fort du succès de sa première édition, le Prix de l’innovation et de la recherche du Var revient pour une deuxième édition, en 2026. Son objectif : mettre en avant l’innovation au cœur du territoire et au plus près des habitants, en promouvant ses talents et de nouveaux modèles de développement territorial. Cette action s’inscrit dans la vision plus large du label « Var, terre d’innovation », qui vise à tisser des liens entre politiques publiques, recherche, formation, intelligence artificielle et activités économiques, au service du territoire.

    La campagne de candidature a été lancée le 15 octobre et s’étend jusqu’au 15 janvier. La compétition est ouverte aux étudiants, associations, enseignants-chercheurs, doctorants, vacataires et autres membres du corps scientifique, aux acteurs de l’économie sociale et solidaire et aux collectivités locales. L’idée est ainsi de présenter des projets destinés à « innover pour mieux vivre, produire et comprendre le monde, en améliorant les conditions de vie locales et en accompagnant la construction du Var de demain », décrit le Département, avec une « place prépondérante accordée à l’implication citoyenne ».

    Dotation

    Six prix seront remis, pour une dotation totale de 50 000 euros : les grands prix de l’innovation environnementale, technologique, sociale, le prix thématique « valoriser notre territoire », le prix des collectivités varoises et le coup de cœur du jury. Ce dernier sera composé de six élus départementaux (dont le président), deux représentants universitaires, deux membres de l’administration départementale et trois personnalités qualifiées dans les domaines cités précédemment.

    Les lauréats bénéficieront aussi d’un suivi et d’une exposition propices pour la durabilité de leurs projets et la création de synergies avec d’autres acteurs, à l’image de ceux de l’année dernière. Le prix technologique avait été remporté par « Blue Vital », un patch connecté intelligent développé pour lutter contre la déshydratation des personnes fragiles. Le prix environnemental par la « Super Serre », une serre agricole autonome grâce au stockage d’eau de pluie et à la production d’électricité photovoltaïque, et le prix social par « Thiercelieux », un tiers-lieu social et citoyen au sein de la Communauté de Communes Lacs et Gorges du Verdon, gratuit et ouvert à tous.