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  • Municipales : Michaël Delafosse annonce être candidat pour « continuer à transformer Montpellier »

    Municipales : Michaël Delafosse annonce être candidat pour « continuer à transformer Montpellier »

    « Par amour pour Montpellier, par ambition et exigence pour notre ville et l’envie de poursuivre cette transformation ». C’est par ces mots que Michaël Delafosse vient d’annoncer à Midi Libre les raisons qui le poussent à briguer un second mandat à la mairie de Montpellier.

    Pour la plupart des observateurs, ce n’est pas vraiment une surprise. Pourtant, à cause des menaces répétées des narcotrafiquants et en raison de son attachement à l’équilibre familial, l’édile socialiste a préféré prendre le temps de la réflexion. Mesurant aussi l’ampleur de la tâche que celle de diriger la 7e ville de France et sa Métropole de plus d’un demi-million d’habitants à la croissance démographique exponentielle. « J’ai acquis davantage d’expérience et de solidité qui me permettent de mieux agir pour Montpellier et dans ma vie privée », confie-t-il.

    Son premier mandat n’aura pas été un parcours de santé. Débuté en pleine crise Covid, handicapé par le désengagement de l’État et l’inflation amplifiée par la guerre en Ukraine, il aura malgré tout permis de concrétiser la plupart des promesses faites aux électeurs en 2020.

    La plus marquante reste la réalisation de la 5e ligne de tramway (inaugurée le 20 décembre 2025) couplée à la gratuité des transports en commun pour tous les habitants de la métropole. Une mesure que la plupart de ses opposants prétendaient « impossible ». D’autres gains de pouvoir d’achat et coups de pouce ont été offerts aux habitants via la création de la mutuelle communale, les 15 premiers m3 d’eau gratuits ou encore la tarification sociale dans les cantines scolaires pour les familles les plus modestes. Au prix certes d’un endettement accru. « On a investi pour 50 ans », répond le maire.

    Après la gouvernance Saurel (2014-2020) jugée pantouflarde par l’actuelle majorité de gauche, le mandat qui s’achève aura été celui des grands chantiers. 5e ligne de tramway, liaison des deux gares, première ligne de bustram, pistes cyclables, de l’Esplanade et de nombreuses places… Ces dernières années, les grues ont investi nombre de quartiers pour transformer les déplacements et le cadre de vie des habitants. Un grand chamboulement qui a forcément généré des nuisances (bruit, embouteillages…) et donc une part de mécontentement. L’élu socialiste assume en invoquant son mentor en politique et bâtisseur. « Je dois beaucoup à Georges Frêche, je sais combien il faut agir ».

    En 6 ans tous azimuts, Michaël Delafosse estime avoir « rattrapé le retard ». Désormais, il souhaite poursuivre son engagement pour un second « mandat de consolidation, de poursuite de transformation de la ville ». Plus apaisé donc même si à l’image des 4 lignes de bustram ou des opérations de rénovation urbaine menées conjointement avec l’État à la Mosson, il lui reste des chantiers majeurs à mener à terme.

    Dans les prochaines semaines, en vue des élections des 15-22 mars, le maire sortant va présenter ses nouveaux engagements pour Montpellier. Son équipe se tient prête. Des socialistes, des communistes, des écologistes… mais aussi des militants d’autres partis de gauche (Place Publique, PRG, Parti animaliste,…) ainsi que des membres de la société civile. En milieu de semaine, ces derniers avaient appelé de leurs vœux une candidature de leur capitaine. Au contraire de 2020, ils espèrent une campagne « digne » de leurs opposants.

    Avec cet engagement du maire sortant, la campagne 2026 s’accélère. Jeudi 15 janvier, la candidature du milliardaire Mohed Altrad avait été un fait majeur. Suivi le lendemain par l’investiture du RN accordée à la députée européenne France Jamet (soutenue par l’UDR). En milieu de semaine prochaine, l’ancien maire Philippe Saurel pourrait lui aussi se dévoiler et entrer dans la course.

    Jusqu’ici, deux députés s’étaient déjà déclarés. L’Insoumise Nathalie Oziol ainsi que l’écologiste Jean-Louis Roumégas. La notaire Isabelle Perrein a déjà le soutien de l’UDI. D’autres prétendant affirment vouloir monter une liste : l’élue d’opposition Alenka Doulain avec Cause Commune, Max Müller avec Révolution permanente, ou Thierry Tsagalos bien que privé de l’investiture du RN et qui risque l’exclusion. Tous vont désormais pouvoir débattre projet contre projet avec le maire candidat. Michaël Delafosse, que deux sondages donnent favori, se dit prêt à défendre son bilan et son projet pour l’avenir. « J’ai un cap pour Montpellier », assure-t-il.

  • Séverine Dellanegra se présente en gage de stabilité politique à la mairie de Saint-Martin-de-Crau

    Séverine Dellanegra se présente en gage de stabilité politique à la mairie de Saint-Martin-de-Crau

    À peine un an et demi sépare le début du premier mandat de Séverine Dellanegra des élections municipales de 2026. La maire (SE) de Saint-Martin-de-Crau, candidate déclarée à sa succession, a inauguré sa permanence électorale, vendredi matin, en centre-ville.

    « Aujourd’hui, la stabilité est revenue, la sérénité aussi, et le dialogue est renoué. Les projets avancent et la ville a retrouvé sa voix », affirme la candidate, élue dans un contexte politique local déstabilisé.

    Séverine Dellanegra considère que « Saint-Martin-de-Crau est une ville avec une identité forte, un patrimoine à défendre, des traditions à préserver et un monde agricole auquel nous sommes profondément attachés ». « C’est une ville qui doit continuer à investir pour améliorer ses services publics, son environnement, sa qualité de vie », avance la candidate, pour qui « une ville doit écouter protéger rassemblés dans un esprit de solidarité et de respect ».

    « Un projet sérieux »

    Séverine Dellanegra annonce plusieurs réunions dans le cadre de la campagne « sur la santé, la solidarité, la sécurité, l’environnement, l’agriculture, les services publics, la culture, le sport et la vie associative ». « Ces rencontres ne sont pas des promesses, mais une méthode », affirme la candidate, pour « construire un projet municipal avec sérieux, sans clientélisme ni promesse irréaliste ».

    Élue avec 41% des voix au second tour des municipales partielles de novembre 2024, avec une abstention de 43%, l’actuelle maire pourrait faire face à Tania Teixier (SE), qui pourrait annoncer sa candidature prochainement.

  • Mario Martinet candidat à Berre-l’Étang pour « terminer les projets »

    Mario Martinet candidat à Berre-l’Étang pour « terminer les projets »

    « La mayonnaise a pris. » Mario Martinet, maire (DVG) de Berre-l’Étang, a donné une conférence de presse, vendredi matin à la salle Alain-Bombard, pour annoncer le lancement de sa campagne pour les élections municipales de mars 2026, avec sa liste Berre avenir.

    « Personne n’a envie de partir », indique d’emblée le maire-candidat, qui a dressé un rapide bilan. S’il devait retenir une chose, Mario Martinet tranche : c’est le centre médical. « Berre était un désert médical », selon le mairel, tout en soulignant « en même temps la réanimation du centre mutualiste Gabrielli », anciennement Oxance. Si la Ville cherche encore un spécialiste, « nous avons récupéré les médecins et on fait en sorte que les Berrois puissent se soigne,r car c’est essentiel », affirme le maire. Et ce n’est pas tout : « Nous allons l’accompagner pour qu’il bénéficie d’un IRM », annonce le candidat.

    « Dans la vie, il y a trois piliers que sont la santé, le logement et l’emploi », estime l’élu. Sur ce dernier point, l’édile craint pour le complexe pétrochimique LyondellBasell de Berre, actuellement en vente, « normalement réglée à la fin du premier semestre 2026 avec un groupe d’investisseurs allemands », avance-t-il.

    « Mon cœur est à gauche »

    La raison qui pousse Mario Martinet et son équipe à rempiler est simple. « Nous n’avons pas terminé certains projets », en particulier la piste cyclable de la coopérative vinicole à la plage. Mais, aussi, la réhabilitation de la chapelle Notre-dame de Caderot, dont le plancher s’effondrait, retardée par des fouilles archéologiques. « Les travaux devraient débuter en 2026 », d’après l’élu.

    L’ambition du maire est de « changer l’image de Berre », cette ville « où on venait pour travailler » et où l’on vient désormais aussi vivre et se divertir. Festives de Berre, Nuits de Berre, concerts gratuits de Gims ou Vitaa, mais aussi les sports constituent une offre que le maire veut continuer à développer. Notamment avec l’aménagement d’un gymnase au quartier Fernand-Léger pour le club de basket ou encore des anciens hangars avec quatre salles de sport pour le taekwondo et la boxe, entre autres.

    Mario Martinet, ancien socialiste, présente sa gestion comme politiquement neutre, même s’il affirme que « [s]on cœur est à gauche ». Et reste fidèle à cet engagement : « Mon adversaire essentiel est à l’extrême droite. »

    Le prochain rendez-vous de la campagne sera celui du bilan face à la population, vendredi 6 février à 18h30, salle Alain-Bombard. Liste et programme seront annoncés le 27 février à la salle polyvalente.

  • Investie par le RN à Montpellier, France Jamet veut « sortir de la dictature écologiste »

    Investie par le RN à Montpellier, France Jamet veut « sortir de la dictature écologiste »

    Invisible à Montpellier depuis 2017, l’actuelle députée européenne d’extrême droite France Jamet est de retour. Plus revancharde que jamais 12 ans après son échec en 2014 (13,8% au 1er tour puis 9,18% au 2e tour), l’héritière du co-fondateur du Front national vient d’annoncer avoir été investie aux municipales par le Rassemblement national (RN) avec la bénédiction de l’Union des droites pour la République (UDR) d’Eric Ciotti.

    Une investiture obtenue de Paris au nez et à la barbe de Thierry Tsagalos qui s’autoproclamait candidat du RN depuis plusieurs semaines. « Il s’est obstiné, il a préféré jouer une carte personnelle. C’est dommage, il va être exclu. Quand on a une machine de guerre comme la nôtre, on doit mettre nos forces en commun », tranche France Jamet.

    Fille d’Alain Jamet (décédé récemment), le co-fondateur du FN aux côtés de Jean-Marie Le Pen , France Jamet a de solides appuis au sommet de l’état major du RN. Le député pro-Eric Ciotti, Charles Alloncle (UDR), l’a bien compris. Opportuniste, il sera en bonne position sur la liste RN au contraire de son suppléant Thierry Tsagalos. De même que Flavia Mangano, ancienne candidate RN aux législatives sur la 2e circonscription de l’Hérault. Un troisième colistier a été dévoilé : Alex Frederiksen, collaborateur de la députée Manon Bouquin (RN).

    Le RN qui n’a jamais scoré à Montpellier ambitionne moins de rafler la ville que d’y gagner en influence. Comme les autres opposants déclarés, France Jamet s’inscrit dans une « volonté de rupture » avec la politique municipale actuelle. A l’instar de Mohed Altrad, déclaré candidat la veille ou de l’ancien maire (2014-2020) Philippe Saurel (qui pourrait lui aussi se dévoiler dans les prochains jours), elle fustige les 2 milliards de dette de la Ville (un audit des finances sera réalisé) et promet de faire des « économies ». La solidarité devrait trinquer. « On supprimera les subventions à SOS Méditerranée », illustre-t-elle. En revanche, au vu du succès populaire, pas question de faire marche arrière sur la gratuité des transports en commun.

    A l’image d’Isabelle Perrein, autre candidate divers droite soutenue par l’UDI, France Jamet cible la circulation embouteillée en ville. Elle promet de rouvrir le tunnel sous la Comédie et l’avenue Albert Dubout. « Le tout vélo ne marche pas, il faut plus de parkings. On doit en finir avec cette politique répressive des automobilistes et sortir de cette dictature écologiste ».

    Alors même que son parti prône le repli sur soi (protectionnisme, frontières, droit du sang…), elle trouve que « Montpellier s’est trop renfermée sur elle-même. Rien n’a été fait vis-à-vis de Toulouse. Montpellier doit retrouver sa place en s’ouvrant ».

    Enfin, sans surprise, elle compte axer sa campagne sur la sécurité. Tandis que l’actuelle majorité a déjà créé des brigades des transports et du logement social, elle joue la surenchère avec « plus de caméras, de policiers municipaux équipés ». « On doit abandonner le laxisme ». France Jamet, elle, n’a rien perdu de sa hargne.

  • Le milliardaire Mohed Altrad veut régler ses comptes à Montpellier

    Le milliardaire Mohed Altrad veut régler ses comptes à Montpellier

    « Montpellier est dirigée comme une section du PS. Je suis venu pour démanteler ce système et rendre Montpellier à ses habitants ».

    Jeudi 15 janvier, Mohed Altrad n’a pas fait mystère de ses intentions en déclarant sa candidature à la mairie de Montpellier. Devant 500 soutiens et curieux réunis au Dièze Warehouse, il a d’abord tenté de séduire son auditoire avec sa parabole fétiche de « l’enfant du désert » devenu milliardaire. Mais le patron du Montpellier Rugby Club (MHR), en conflit avec l’actuelle majorité municipale au sujet de son projet de « village rugby », a vite fait comprendre qu’il venait aussi régler ses comptes.

    Il y a près d’un an, celui qui se dit ni de droite ni de gauche confiait à nos confrères de La Gazette que sa boussole était de faire tomber le maire Michaël Delafosse (PS). « Si je trouve quelque chose de moi en vous, que vous vous appeliez FN ou LFI, ça ne me gêne pas ». Opportuniste, Mohed Altrad l’avait déjà été en 2020 lorsqu’il avait choisi de s’allier dans l’entre deux-tours avec Alenka Doulain (proche de LFI) et l’humoriste Rémi Gaillard.

    Six ans plus tard, le revanchard qui aura 78 ans au moment de glisser un bulletin dans l’urne (ce qui ne lui arrive pas souvent), jure avoir appris de ses « erreurs » de novice en politique. « Trébucher, tomber, me relever, c’est toute ma vie », dit-il en revenant toujours à son parcours atypique, tout en regrettant qu’on le « renvoie à sa condition sociale ». Hier « immigré pauvre », aujourd’hui patron richissime jouissant d’une belle notoriété.

    En témoignent les 500 soutiens parmi lesquels le sénateur Jean-Pierre Grand (parti Horizons d’Edouard Philippe), l’ancienne secrétaire d’État macroniste Patricia Mirallès, le maire de Saint-Georges d’Orques Jean-François Audrin (Horizons). Des anciens compagnons de l’ex-maire Philippe Saurel également à l’instar de Stéphanie Jannin ou Annie Yague. Mais aussi le professeur Charles Sultan, fâché avec Michaël Delafosse. Sans oublier le fidèle Salim Jawari élu d’opposition. Actuel président de la commission des finances, celui-ci fustige « l’endettement multiplié par 5 de la Ville de Montpellier » et « l’écologie dogmatique financée par vos impôts ».

    Pour l’instant Mohed Altrad n’entre pas dans la bataille des chiffres. Plutôt que « le confort » de « siroter un verre sur la plage » ajoute sa fille Ema, il assure avoir choisi « le combat ». Le patron du groupe Altrad qui pèse plus de 5 milliards de chiffre d’affaires et 65 000 salariés dans le monde, se présente comme un « bâtisseur » avec une « vision ». Pour transformer « l’une des villes de sa taille les plus pauvres de France », fustige-t-il, l’homme d’affaires entend « passer de la politique des discours à la politique des résultats ».

    Sans dire comment, il promet de créer 30 000 emplois pour faire de Montpellier « une ville qui travaille, une ville zéro chômeur ». Ce qui n’existe nulle part. Tandis que le BTP est au ralenti, il affirme qu’il doublera le nombre de logements sociaux et rendra possible l’accession à la propriété au bout de 15 ans. « Le logement social ne doit pas être une prison ».

    Comme la gratuité des transports en commun est largement appréciée des habitants, il n’y touchera pas. Tout en regrettant que « la Ville vit à crédit », M. Altrad promet la gratuité des cantines pour tous les enfants sans condition. Le tout « sans hausse d’impôts ». Complexe.

    Comme inspiré par Robert Ménard (extrême droite) à Béziers, il prévoit « pour protéger » un couvre-feu dès 22h pour les mineurs de moins de 16 ans. « Traîner dans les rues à 12-14 ans, ce n’est pas la liberté, c’est l’abandon ». Il veut aussi créer une brigade municipale de propreté et un plan « anti-bouchons ». S’il est élu maire, celui qui n’a jamais mis un pied au conseil municipal avant de démissionner en 2024, jure d’abandonner le projet de chaudière CSR (Combustible solide de récupération) pour brûler les déchets. « Je ne veux pas de scandale sanitaire. Montpellier ne sera pas un énième cobaye. La santé des Montpelliérains ne se négocie pas ».

    Mohed Altrad qui vise aussi la présidence de la Métropole de Montpellier, conclut sur une note populiste. « Je ne prendrai pas un centime. Mes indemnités seront reversées aux associations ». Facile à dire quand on pèse plusieurs milliards d’euros.

  • Les soutiens pluralistes de Michaël Delafosse à Montpellier

    Les soutiens pluralistes de Michaël Delafosse à Montpellier

    A deux mois du 1er tour des municipales, dimanche 15 mars, le faux suspense est sur le point de s’achever à Montpellier. Après avoir « pris le temps de la réflexion en famille » durant les fêtes, Michaël Delafosse devrait révéler sa décision dans les tous prochains jours.

    C’est en tout cas le souhait de l’ensemble de ses compagnons de route du mandat qui s’achève ainsi que des nouveaux soutiens fraîchement ralliés. « Nous avons besoin de Michaël Delafosse pour nous mener à bon port. Nous l’appelons à se porter candidat pour un nouveau mandat », déclare, mercredi 14 janvier, l’adjoint Sébastien Cote qui sera son directeur de campagne.

    En réalité, tout est déjà dans les tuyaux. Depuis septembre, pendant que les opposants critiquent une ville en travaux, les partisans du maire distribuent des tracts et peaufinent le futur programme « apaisé » rassurent-ils. Ne manque à l’appel que le capitaine qui devrait s’exprimer en début de semaine.

    D’ici là, tous expliquent pourquoi ils poursuivent l’aventure. Le satisfécit autour du bilan en priorité. 5e ligne de tramway, 50 000 arbres plantés, police des transports et brigade du logement social créées… « Les engagements pris en 2020 ont été tenus », salue la présidente du groupe PS, Julie Frêche. Hervé Martin (PCF) n’oublie pas les mesures du bouclier social : « On a fait la gratuité des transports, la tarification sociale des cantines, le coup de pouces pour les inscriptions sportives et culturelles… C’est la preuve qu’on peut transformer la vie des gens ». Sans oublier la gratuité des 15 premiers m3 d’eau, la création d’une mutuelle communale ou d’une unité mobile pour le dépistage dans les quartiers. « En matière de santé, il y a un avant et un après. Montpellier a encore besoin de Michaël Delafosse », complimente Élodie Brun-Mandon. Issue de la société civile, elle assure que le maire est à l’écoute. « Ça m’horripile d’entendre qu’il déciderait seul ».

    Si les militants Verts ont majoritairement voté pour une liste du député Jean-Louis Roumégas, les élus écolos de la majorité soutiennent toujours Michaël. Delafosse. « Les gens ne veulent pas que les écologistes soient divisés. Ce bilan est une grande fierté. On n’a pas d’ennemi à gauche », affirme Marie Massart. Un temps fâché après le gazage de chauve-souris, Eddine Ariztegui (Parti animaliste) poursuit lui aussi, saluant le financement d’un « hôpital pour la faune sauvage ».

    Une campagne « digne »

    Attaché à la défense de la laïcité et au développement économique, Michel Aslanian (PRG) devrait lui aussi être sur la liste. De même que Radia Tikouk (Génération Écologie) et bien d’autres. Parmi les ralliés récents, Nelly Lacince (GRS) explique avoir été « bluffée par la construction de la ligne 5 en 5 ans ». Membre de l’Engagement d’Arnaud Montebourg, Olivier Andrieu estime que « Michaël Delafosse a une vision pour Montpellier » qui doit être « réindustrialisée ». Quant à Muriel Ressiguier, elle se dit prête à œuvrer pour le logement. L’ex-députée Insoumise, éjectée par Jean-Luc Mélenchon, a tourné la page LFI. « Laissons la haine aux haineux. Dans un monde qui change, essayons de faire de Montpellier une ville qui résiste à l’obscurantisme. On doit résister plutôt que discuter des virgules dans un tract. Je veux parler aux cerveaux et aux cœurs, miser sur l’intelligence et l’humanité ».

    Les listes devant être déposées le vendredi 26 février au plus tard, il reste quelques semaines pour constituer celle de la majorité sortante. « On va trouver un équilibre politique, chacun doit trouver sa juste place », promet Sébastien Cote.

    « On est fort d’un bilan »

    En charge des négociations avec les partenaires, le Christian Assaf se dit enthousiaste. « Cela n’a jamais été aussi simple, on est fort d’un bilan ». L’élu socialiste espère juste ne pas revivre les coups bas de 2020 lors de la campagne « la plus folle » de France. « On voit avec la colère des conchyliculteurs dirigés par le RN que le désordre du monde est aussi à Montpellier. L’heure n’est pas à la revanche ». Et S. Cote de souhaiter une campagne « digne ». « En 2020, Michaël Delafosse avait dû aller voter sous escorte policière. »

  • Plusieurs membres de la majorité derrière Mansour à La Seyne-sur-Mer

    Plusieurs membres de la majorité derrière Mansour à La Seyne-sur-Mer

    À La Seyne, où l’on recense pas moins de huit candidats à la mairie, l’ex-majorité a explosé, entre le maire sortant Joseph Minniti, le dissident Jean-Pierre Colin – qui n’a pas encore officialisé sa candidature -, et le proche de Nathalie Bicais Cheikh Mansour. Investi par Horizon, ce dernier affiche la volonté de « rassembler avant tout des gens compétents. Sur le plan local, les étiquettes comptent moins ». À cet égard, il revendique une liste qui va « du centre gauche à la droite républicaine », sur laquelle figurent d’anciens membres de la majorité qui se positionnent à gauche (Cassandra Verani-Laï, Stéphane Lancellotta, Basma Bouchkara), d’autres à droite (Christine Cuniberti, Christian Dupla), ainsi que l’ancien président de la fédération varoise de l’UDI, Laurent Dahmani, alors que celle-ci a rejoint le camp Minniti.

    La menace RN à Toulon influence les élections

    S’ils avaient déjà rallié la majorité, le choix des trois élus précités de soutenir un candidat de droite plutôt qu’une des trois listes de gauche réside dans la question des « sensibilités. Ces listes sont beaucoup plus à gauche que nous. On se revendique de centre gauche. Cela dit, il n’y a pas d’entente possible avec ces listes, qui considèrent qu’on est de droite », justifie Stéphane Lancellotta, adjoint de quartier ouest. « Quand on est de gauche, on est centré sur le social. En tant qu’élue au logement, je vois que ce ne sont que des idéologies. Par exemple, la politique de logement menée par l’ancien maire Vuillemot était divagante, avec 600 logements fermés, Terres du Sud Habitat [ancien bailleur social seynois, Ndlr.] en déficit, obligeant l’État à regrouper les logements sociaux avec Toulon Habitat Méditerranée », dénonce Basma Bouchkara.

    Sur le logement, et dans une optique plus large, Cheikh Mansour ne veut plus laisser à Toulon « le monopole de la Métropole. Tout à coup, tout le monde s’intéresse à la Seyne car en cas de victoire du RN à Toulon, la Seyne va devenir une pièce maîtresse de l’échiquier politique métropolitain, puisque ce sont les conseillers métropolitains qui feront basculer la présidence d’un côté ou de l’autre. Je dénonce cette politique politicienne. Avant de porter atteinte à la souveraineté des Seynois, ils feraient mieux de demander aux candidats de droite à Toulon de s’entendre s’ils veulent éviter que le RN prenne la ville », pointe l’adjoint à la sécurité, qui tiendra un meeting le 26 février au casino JOA.

  • À Toulon, Laure Lavalette, le vernis local pour dissimuler l’idéologie

    À Toulon, Laure Lavalette, le vernis local pour dissimuler l’idéologie

    Certains, en entendant les discours prononcés par Laure Lavalette, mercredi soir, dans un Palais Neptune comble, sans en connaître la locutrice, auraient pu lui donner Toulon – à défaut du bon Dieu – sans confession. Une heure durant, la porte parole du RN, qui se présente sans étiquette pour attirer un maximum d’électeurs réfractaires à son ancrage partisan d’extrême droite, a déroulé le fil parfait des bonnes convenances nécessaires à l’entreprise de dédiabolisation de son parti nationaliste. De celles qu’on attend d’un élu local, dans une ville chahutée par les déboires de ses prédécesseurs, parmi lesquels le frontiste Jean-Marie Le Chevallier, dont le passage à la mairie (1995-2001), a laissé des souvenirs douloureux, sinon des traumatismes.

    Habileté sémantique

    Était-ce nécessaire face à une audience acquise à sa cause ? Qu’importe. Tout y était, sur le fond comme sur la forme. Dans une ville qui attache une importance capitale à l’identité locale, la députée RN, native de Gironde, a commencé par évoquer ses attaches territoriales : « Il y a 28 ans, une toute jeune femme trouva l’amour : il était Toulonnais. À mon arrivée dans la plus belle rade d’Europe, l’accueil si chaleureux des familles toulonnaises m’a aidée à m’y sentir adoptée. Après avoir dit oui à celui qui devint mon mari, c’est ici que nous avons élevé nos cinq enfants. » Une carte postale, point de départ d’un fil rouge familial usité pour présenter ses colistières, dont elle aime à rappeler le nombre d’enfants. Elle omet étrangement de le faire quand il s’agit de colistiers.

    Ils sont 15 à être présents, ou plutôt XV. Une équipe de rugby, corde sensible du terroir sur laquelle la candidate d’extrême droite tire sans modération. En tête de gondole, Sébastien Soulé, policier national dont l’histoire a inspiré le film Bac Nord, désigné comme son « futur adjoint à la sécurité », première thématique évoquée, et qui « sera, en tant que femme et maman, (sa) priorité. » En deuxième ligne – poste qu’il occupait durant sa carrière de rugbyman -, David Gérard, tout droit désigné pour les sports. À chaque personnalité, une thématique. Et rien ne manque, du social à la santé, en passant (ironiquement) par l’environnement, la culture, l’associatif… et le droit, défendu avec vigueur, depuis des mois par « Marine et Jordan », qu’elle n’oublie pas de saluer.

    La copie se veut propre. Sans évoquer la diversité, elle parle de chacun des quartiers toulonnais et le jure : « L’heure de la réconciliation est venue. Nous n’exclurons personne. » Sauf peut-être celles et ceux qui n’ont pas les bonnes grâces de son parti, qu’ils n’aient pas de papiers ou militent en faveur de l’avortement. Nombreux sont ceux qui répètent, à juste titre, qu’il ne faut pas confondre enjeux nationaux et locaux. Mais, si l’échelon municipal est celui de l’action, il peut rapidement s’avérer être celui de l’entrisme idéologique. Méfions-nous, donc, des ambitieux, tant habiles à dissimuler les opportunistes.

  • Municipales dans les Bouches-du-Rhône : la gauche rassemblée hors LFI dans 60 communes

    Municipales dans les Bouches-du-Rhône : la gauche rassemblée hors LFI dans 60 communes

    Une première depuis des décennies. Les partis traditionnels de gauche ont scellé, en fin d’année dernière, un accord départemental pour les municipales 2026. PS, PCF, EELV, Génération écologie, Gauche républicaine et sociale, Debout ! et Mouvement des progressistes se sont unis dans plus de soixante communes des Bouches-du-Rhône. « Un accord historique par son ampleur », saluait le sénateur communiste Jérémy Bacchi, tandis que Yannick Ohanessian, premier fédéral du PS, rappelait qu’en 2020, « la gauche était absente des trois quarts des communes ».

    L’objectif est double. Peser face à la poussée de l’extrême droite, d’abord. Même si la comparaison avec des scrutins nationaux mérite nuance, aux législatives de 2024, la coalition RN et alliés a frôlé les 41%. Un mois plus tôt, aux européennes, la liste Bardella avait recueilli près de 37% des suffrages. Se donner les moyens de reconquérir des bastions perdus, ensuite. Depuis 2020, la gauche municipale est à la tête d’une vingtaine de communes seulement, sur les 119 que compte le département. Cet accord vise à en gagner plus d’une soixantaine. Un cap qui pourrait permettre aux progressistes du territoire de prendre les rênes du conseil métropolitain.

    Vitrolles et Marignane font exception

    La France insoumise, elle, est restée en marge, refusant l’union départementale pour privilégier des alliances locales à géométrie variable. Un pari risqué qui pourrait peser lourd dans la bataille de Marseille, où le Printemps marseillais de Benoît Payan (DVG) devra défendre son bilan de mandat face à une extrême droite qui toque avec insistance à la porte de l’Hôtel de ville et une droite en perte de vitesse. Mais pas que.

    Sept des dix plus grosses communes des Bouches-du-Rhône sont confrontées à ce départ en ordre dispersé. On pense à Martigues, où Gaby Charroux, le maire (PCF) sortant, repart en campagne, comme à Aix, Arles, Salon, Aubagne et La Ciotat, toutes dirigées par la droite, mais où une gauche unie pourrait nourrir des ambitions de reconquête. à Istres, le doute plane encore autour d’une liste citoyenne. Vitrolles et Marignane, tombées dans les mains de l’extrême droite (FN, ex-RN) dans les années 90, semblent épargnées. à Rognac, seule commune du territoire dirigée à ce jour par le RN, une liste citoyenne est annoncée à gauche.

    Sans réel ancrage territorial, LFI se tient pour l’heure en retrait sur les plus petites communes comme Septèmes-les-Vallons, Port-de-Bouc, Le Rove, où les maires communistes sortant André Molino, Laurent Belsola et Paul Sabatino, qui a pris la succession de Gerges Rosso, brigueront un nouveau mandat. à Allauch, LFI vient même en soutien de la liste « citoyenne écologiste, sociale et solidaire » menée par Frédéric Dutoit. à Fos, Rémi Esnault, désigné pour succéder à René Raimondi (PS), trouve face à lui une candidature dissidente socialiste. à Port-Saint‑Louis, une liste de gauche autour d’Aurélie Grache est pour l’heure déclarée.

  • Le maire Philippe Pignon se représente aux municipales à Rousset

    Le maire Philippe Pignon se représente aux municipales à Rousset

    « Notre liste se veut sans étiquette, porteuse du Label Maires de Provence, totalement apolitique qui veut se démarquer de ce qu’il se passe au niveau national. Mon parti c’est Rousset », martèle Philippe Pignon (SE). Ce lundi, l’actuel maire officialise sa candidature à sa réélection. Lui, est arrivé en poste en juin 2024, quelques mois après le décès de Jean-Louis Canal, qui était maire de cette commune de 5 500 habitants depuis 1989 et dont il a été le premier adjoint dès 2008.

    Dix-huit mois après son élection, Philippe Pignon repart pour un tour à la tête de la liste « Continuons pour Rousset » face à deux prétendantes au fauteuil de maire. D’un côté, Frédérique Reffet, actuelle élue d’opposition dont le flambeau a été transmis par Gilda de Mingo et Christine Canal Jouvin, fille de l’ancien maire. Philippe Pignon entre pourtant en campagne confiant. « En six ans, on a largement plus le temps de s’exprimer qu’en 18 mois. Mais cela dit, j’ai fait avec ce que j’avais et je pense que nous avons bien travaillé. Toute l’équipe a donné cet élan à l’engagement qui est le nôtre », rapporte le premier magistrat, qui se félicite de se lancer dans les élections avec une liste presque intacte à l’actuelle.

    « Gestion rigoureuse »

    « Sur 31 personnes, 27 sortent de l’ancienne majorité, poursuit le candidat. J’ai au sein de mon équipe des gens qui viennent de la droite républicaine, des gens qui viennent de la gauche républicaine… » Équipe avec laquelle, dès ce lundi 12 janvier, Pignon s’appliquera à présenter ainsi que le programme auprès des Roussétains. « L’objectif pour Rousset, il n’y en a qu’un : continuer. On est dans une vision à long terme de permettre au village de garder son identité en maintenant le service public, le commerce, le vivre ensemble et l’activité économique, qui sont nos piliers. Pour cela, j’aime utiliser l’expression “faire village”. J’alimente cette réflexion. Ça demande pour se faire une gestion rigoureuse, en bon père de famille, qui fonctionne jusqu’ici, poursuit Pignon. Beaucoup de projets ont été lancés pendant ce mandat, très court. »

    Le maire et candidat détaille : les négociations pour sauver le projet d’ouverture d’un bureau de Poste, avenue louis Allard, attendu en mars ; la création d’un premier Salon de la Gastronomi ; un programme de plantation de 100 arbres, ainsi qu’un choix assumé de mettre en pause les grands projets urbains au profit de petites opérations à forte dimension sociale. Surtout, une gestion financière « dont je suis assez fier ». L’excédent de fonctionnement atteint 1,8 million d’euros en 2025, contre 1,1 million l’an passé, tandis que l’endettement par habitant aurait chuté de 1 800 à 1 200 euros entre 2024 et 2026.