Tag: campagne électorale

  • À Lodève, le PCF se pose en médiateur d’une union délicate à gauche

    À Lodève, le PCF se pose en médiateur d’une union délicate à gauche

    Faire asseoir à la même table Fadelha Benammar-Koly (PS) et Sébastien Rome (LFI) dans les prochaines semaines. À quatre mois des municipales (15-22 mars 2026), tel est l’objectif de la section communiste de Lodève. « Le PCF se pose en médiateur, on travaille à ce que chacun prenne ses responsabilités », explique Florian Vire.

    Inquiet de voir que deux listes de gauche sont sur le point de se monter, le secrétaire de section prend l’initiative d’une première rencontre entre l’actuelle adjointe de la maire sortante Gaëlle Levêque (qui ne se représente pas) et l’ancien député Insoumis à la tête du collectif « Réflexions lodévoises ». « Les gens veulent une gauche unie, on l’a vu aux législatives avec le NFP. » Pas question d’une « soupe aux logos » mais d’un rassemblement à gauche coconstruit avec les citoyens.

    Suite au décès de l’ex-maire Marie-Christine Bousquet (PS) fin 2017, Gaëlle Levêque ne l’avait emporté en 2020 que de 8 voix face à la droite de Claude Laateb. Lequel pourrait cette fois être soutenu par le RN. Face au risque de bascule, Sébastien Rome tend lui aussi la main et propose un « processus de discussions » avec la relève de la majorité municipale qu’il a quittée il y a 5 ans. « Je tends la main au binôme (Fadelha Benammar-Koly/Nathalie Rocoplan). Je sais qu’il est possible de travailler avec elles. Il y a plein de formules possibles pour que chacun trouve son compte », assure l’Insoumis qui fait valoir sa notoriété et son expérience d’ancien député.

    Côté programme, l’instituteur soutenu par Génération.S, Nouvelle Donne et les Écologistes, propose de créer un réseau de chaleur à base de géothermie, une sécurité sociale alimentaire ou encore d’assouplir le régime indemnitaire IFSE des agents municipaux. Il promet un budget participatif et des référendums d’initiative citoyenne. « Il y a un manque total de proximité entre la mairie et les habitants », critique Sébastien Rome.

    LFI en épouvantail ?

    Des reproches qui passent mal du côté de Fadelha Benammar-Koly. « Sébastien Rome a eu des critiques acerbes contre Gaëlle Levêque, il est allé un peu loin. Et puis parler d’union en mettant sa tête sur les affiches, c’est étonnant… », déplore la conseillère régionale, protégée de Carole Delga (PS). L’actuelle adjointe pressentie pour être tête de liste veut d’abord travailler le programme. Avec les citoyens, elle veut « lutter contre le mal logement », « fluidifier la traversée de la ville » ou encore « embellir l’espace public ». « Tout n’a pas été parfait sur ce mandat, il y a des choses que j’aurais pu faire différemment », concède F.Benammar-Koly, évoquant une forme de « rupture » à avoir.

    Reste à savoir si LFI sera compatible ou fera figure d’épouvantail. « Il n’y a aucune consigne de Carole Delga, le sujet n’est pas là ». Prête à « discuter » mais pas pour « l’union à tout prix ». Avec S. Rome, F. Benammar-Koly craint les « chamailleries » voire « un blocage comme à l’Assemblée ».

  • Nîmes : « Cette ville a les ressorts pour résister », selon Vincent Bouget

    Nîmes : « Cette ville a les ressorts pour résister », selon Vincent Bouget

    Dans l’arrière-salle du Prolé, la soirée touchait à sa fin lorsque Vincent Bouget a pris la parole. Sans notes, le candidat de la gauche nîmoise a replacé le questionnaire citoyen dans une perspective plus large : « On ne transformera pas cette ville à quelques-uns. Si on veut la changer, il faut que les Nîmois se réapproprient leur vie, leur histoire, la politique, leur quartier ». Pour lui, l’objectif dépasse la collecte de réponses : il s’agit d’un processus de réappropriation démocratique. « Beaucoup de gens n’y croient plus, a-t-il reconnu. Ils ne pensent pas qu’on puisse faire autrement, ni qu’on puisse le faire ensemble. C’est ce doute qu’il faut combattre. » D’ici la restitution du 11 décembre, Bouget veut mobiliser « jusqu’au dernier jour » pour que chaque Nîmois puisse s’exprimer.

    « En face, les forces réactionnaires se mettent en marche »

    L’intervention a aussi pris des accents politiques plus combatifs. Le candidat de la gauche unie a dressé un constat clair : « L’extrême droite se met en ordre de marche, pendant que la droite court derrière elle » Face à cela, Bouget appelle à ne pas se démoraliser : « Oui, les forces adverses sont puissantes, mais notre réponse, c’est le travail de terrain. 160 points de contact en deux mois, des milliers de rencontres : c’est ça qui compte ». Il conclut sur une note d’humilité : même en cas de victoire, « rien ne sera facile ». Mais, dit-il, « notre force, ce sera cette réunion des habitants de tous les quartiers. Cette ville a des ressorts pour résister et reconstruire ensemble ».

  • Municipales à Toulon : la gauche persévère, la droite perd ses nerfs

    Municipales à Toulon : la gauche persévère, la droite perd ses nerfs

    Rien ne nous sera décidément épargné dans le triste spectacle offert par la droite, à peine entrée en campagne. Dernier coup de théâtre en fin de semaine dernière, avec la diffusion d’une tribune listant les élus de la majorité ayant rallié Michel Bonnus, candidat Les Républicains (LR). Une initiative aussi inutile que malveillante, puisque leur position était déjà connue depuis cette fameuse réunion du 12 septembre, organisée par Hubert Falco, ancien parrain déchu de la droite varoise et toulonnaise. À noter, selon nos sources, que l’un des élus cités aurait déjà depuis revu son engagement, préférant ne pas participer à cette stratégie jugée « inélégante ».

    Quel besoin, en effet, de tenter de dynamiter la cohésion de l’équipe municipale, si ce n’est pour attaquer la maire sortante sans étiquette, Josée Massi ? Cette dernière, avec beaucoup de sang froid, continue de se tenir au-dessus de la mêlée. L’urgence étant, pour la première femme de l’Histoire à la tête de Toulon, de continuer à gérer la ville dans un contexte économique et politique des plus inquiétants.

    Les électeurs apprécieront

    Un silence et une assurance qui semblent faire perdre ses nerfs à une droite LR un peu trop condescendante à son égard, au début. Un excès d’orgueil qu’elle pourrait payer très cher face à une adversaire potentielle beaucoup plus menaçante que prévue. Il faut dire que la candidate putative possède des atouts pour séduire un électorat centriste effrayé par le glissement vers l’extrême droite opéré par le parti de Bruno Retailleau.

    En premier lieu son parcours sans tâche. Comme professeur de mathématiques, pour commencer. Puis comme directrice du Centre départemental pour l’insertion sociale (Cedis), une structure associative où elle s’est investie dans la création de micro-crèches dans les quartiers populaires. Une fibre sociale que Josée Massi n’a jamais reniée depuis son arrivée à la tête de la ville. Ce positionnement pourrait s’avérer utile entre les deux tours.

    On comprend mieux l’acharnement déployé à l’encontre de celle qu’on imagine mal ne pas postuler pour un nouveau mandat. Malgré les pressions, notre analyse demeure la même : elle ira jusqu’au bout. Après avoir consolidé sa légitimité de maire en succédant à Hubert Falco (condamné et démis), elle doit à présent jouer la carte de la tranquille continuité, tout en intégrant, dans son programme, une bonne dose d’ambition pour sa ville dans des secteurs où celle-ci affiche des résultats encore mitigés, notamment en matière de transport public.

    à gauche, en revanche, on ne gaspille pas son énergie dans des luttes fratricides et on garde les portes grandes ouvertes. La liste Toulon en Commun, menée par Magali Brunel (PS), joue à fond la carte de l’unité et continue de mener inlassablement, sur le terrain, la bataille des idées sur tous les sujets qui préoccupent les Toulonnais : transports, logement, sécurité… Une nouvelle conférence débat est d’ailleurs proposée le 12 novembre à 18h, à la salle Méditerranée, sur la tranquillité publique, en présence du secrétaire général du syndicat CGT police, Anthony Caillé.

    Sur la situation politique, le conseiller municipal de Toulon en Commun, André de Ubeda (PCF), tient à clarifier les choses et coupe court à la rumeur : « Critiquer publiquement l’attitude méprisante d’un ancien maire condamné et d’un candidat, envers madame Massi, ne constitue pas un accord avec quiconque. Il s’agit juste d’un rappel à l’éthique et à la droiture en politique. »

    Qu’on se le dise.

  • Mal de maire

    Mal de maire

    Les mandats de Macron les ont sacrément malmenés : les maires, quintessence des corps intermédiaires dont le superprésident voulait se débarrasser. Mais des Gilets jaunes à l’épidémie de Covid, ils ont montré leur importance. Quand le pouvoir central était dépassé, c’était eux les interlocuteurs. Le maire est d’ailleurs, et de loin, l’élu préféré des Français, l’élu de proximité par excellence, qui connaît son terrain et ses administrés. Mais le sentiment d’abandon, difficultés budgétaires sans oublier les violences… ont provoqué un malaise qui a débouché sur un niveau record de démissions : 2 181 édiles lors du dernier mandat.

    Film symptôme

    L’instabilité politique du pays n’aide pas au lancement d’une campagne paisible pour le scrutin de mars. Et l’extrême droite qui surfe dans les élections nationales rêve de voir son hégémonie se traduire à l’échelon local. D’autant que les engagements non tenus de Macron ont sacrément endommagé le « front républicain ». Une extrême droite qui compte bien aussi capitaliser sur le malaise d’une droite explosée par le « en même temps » et qui voit ses appels du pied vers la droite maquillés sous des labels inaugurés pour l’occasion commencer à faire mouche. Si tout le pays est concerné, notre région reste un laboratoire de l’exercice local du pouvoir de l’extrême droite hier à Toulon, Marignane ou Orange… Et aujourd’hui, la lutte commune entre la candidate divers droite Martine Vassal et Stéphane Ravier, ex-zemmouriste rallié au RN Franck Allisio, pour la diffusion du film prosélyte de Bolloré « Sacré cœur » au Château de la Buzine à Marseille ne peut qu’inquiéter.

  • Un coordinateur pour la campagne des Écologistes

    Un coordinateur pour la campagne des Écologistes

    Continuer la campagne malgré tout. Alors que les militants écologistes restent encore suspendus à une décision des instances après la suspension et la mise en retrait temporaire de leur chef de file désigné, Hassen Hammou, le bloc majoritaire issu de l’assemblée générale du 14 octobre dernier a décidé de lancer, malgré, tout un comité de campagne. Mandataire du chef de file, l’adjoint d’arrondissement dans les 2-3, Thomas Laffare, a ainsi annoncé, dans un courriel adressé aux adhérents et que La Marseillaise a pu consulter, qu’il assurerait « la coordination du travail de préparation de la campagne des municipales des Écologistes à Marseille ».

    « J’ai à cœur de proposer aux personnes qui le souhaitent de trouver leur place dans ce comité de campagne en cours d’élaboration », écrit-il, indiquant avoir déjà échangé avec des responsables nationaux, ainsi qu’avec la tutelle mise en place au mois de mars sur la fédération régionale du parti. Arrivée en troisième position lors de l’assemblée générale, la responsable des Jeunes écologistes, Mirabelle Lamoureux, a déjà accepté d’y participer. Une place de coprésidente du conseil politique de la campagne est aussi proposée à l’adjointe Christine Juste, arrivée en 2e position. « Pour l’instant, rien de cela n’est officiel ou validé », modère-t-elle, attendant une réunion de la tutelle, ce jeudi matin, et des consignes du national pour lancer ce travail d’organisation.

    Quoi qu’il en soit, le bloc majoritaire propose déjà d’organiser de « grandes écoutes » auprès des habitants, avant la mise en place d’un organigramme et d’outils de campagne. Ainsi que la constitution d’une liste de candidats écologistes.

  • À Port-de-Bouc, la droite s’allie avec le Rassemblement national pour les municipales

    À Port-de-Bouc, la droite s’allie avec le Rassemblement national pour les municipales

    Soutenu par le « RPR », le mouvement fondé par le député d’extrême droite Franck Allisio et le maire de Marignane Éric le Dissès, Pascal Spanu officialise sa candidature aux élections municipales de Port-de-Bouc. « Je ne gagnerai pas sans le Rassemblement national, mais j’ai des divergences avec le parti, sinon je serais encarté », affirme le conseiller municipal d’opposition de 65 ans, créateur des centres d’orthopédie de Martigues et de Marignane. Des divergences, mais aussi des points de convergence. Ses priorités : propreté, « fin du matraquage fiscal » et sécurité, la police municipale en totem. Le candidat souhaite installer une brigade cynophile et des caméras supplémentaires tout en baissant la taxe foncière qu’il considère punitive à 48,65%. Comment financer ces mesures ? « Il y a des équilibres à trouver », répond-il, en certifiant toutefois qu’il ne tapera pas dans le budget de la culture ou du sport.

    Pascal Spanu assure qu’il mènera une liste de rassemblement évoquant même « des syndiqués CGT » et « un ancien de LFI » qui seraient à ses côtés, sans plus de précisions. Ce grand écart « ni droite, ni gauche », propre au discours d’extrême droite, fera-t-il illusion ? Virginie Pepe (DVD), sa directrice de campagne qui avait tenté sa chance aux municipales en 2014 sous l’étiquette UMP (16,44%) puis en 2020, après avoir quitté LR (13,73%), précise : « On souhaite réunir au-delà de l’étiquette, le seul parti qui nous anime c’est notre ville, on est rassemblés derrière un projet. » La liste sera présentée en début 2026.

  • Une rentrée communiste aixoise aux couleurs de l’union

    Une rentrée communiste aixoise aux couleurs de l’union

    Une rentrée « offensive, unitaire, les deux pieds dans la réalité », a rappelé David Tessier, chef de file des communistes pour les élections municipales 2026. Ce jeudi, à l’occasion de la rentrée politique du PCF dans ses locaux aixois, « l’urgence » d’une union a été réitérée par les communistes. Dans un contexte où les discussions entre les forces de gauche unies pour les municipales – hors La France insoumise jusqu’ici, mais dont les représentants étaient présents lors de la cérémonie de rentrée – se poursuivent. Les partis qui composent l’union ont affiché leur soutien, tout comme les élus d’Aix-en-Partage (groupe d’opposition municipale), la CGT, la FSU, et d’autres acteurs.

    « Aix est une ville où la majorité des habitants connaît les mêmes difficultés qu’ailleurs : transport, accès aux services publics, évidemment difficultés de fin de mois… Nous, communistes, pour les municipales, nous entendons porter ce combat : celui pour tous de vivre dans une ville solidaire, a rappelé David Tessier, lors de sa prise de parole. Aix est une ville de luttes unitaires menées ensemble. Avec d’autres, parfois en désaccord avec nous, sans jamais rien effacer de nos différences et sans considérer qu’elles soient des obstacles insurmontables. »

    Les « combats à porter ensemble » pour les élections municipales ont été rappelés. Celui du logement social, des transports en commun pour tous, pour l’école, pour l’hôpital, pour l’écologie, une culture pour tous, pour la jeunesse, la paix, celui d’avoir des moyens pour « mener des politiques municipales de gauche et donc que cesse la baisse continue des dotations qui asphyxie les collectivités locales ».

    « Nous le redisons, insiste David Tessier, l’unité et le rassemblement de toutes les forces de gauche et écologistes est la condition de la victoire. » Sophie Rothon, secrétaire de section du PCF, le rappelle : au national comme au local, « la lutte paie ».

  • Le Printemps pradétan en ordre de bataille

    Le Printemps pradétan en ordre de bataille

    Dans le camp des progressistes, au Pradet, la démocratie participative bat son plein depuis déjà plusieurs mois. Une nouvelle réunion publique, organisée la semaine dernière, a marqué, pour le Printemps pradétan, le lancement officiel de la campagne pour les élections municipales de 2026. Cette fois encore, une centaine de personnes étaient présentes pour s’informer, soutenir ou participer activement à la co-construction d’un projet alternatif.

    Démocratie participative

    « Ils ont pu découvrir une équipe dynamique, soudée et fortement représentée par une jeunesse mobilisée », se félicite Laurent Bailloux (PS), fraîchement désigné porte-parole de la liste portant fièrement les valeurs de la gauche et de l’écologie.

    Un support de démocratie interactive assez novateur a d’ailleurs été présenté, lors de cette rencontre. Il vise à rendre les participants pleinement acteurs de l’aventure, en facilitant l’apport de chacun à la richesse de l’intelligence collective.

    Avant cela, une vingtaine de candidates et candidats, ayant exprimé le souhait de figurer sur la liste qui sera présentée en mars prochain, se sont présentés à l’assistance. Cette liste reste bien entendu ouverte à toute personne se reconnaissant dans le projet porté.

    Le casting définitif n’interviendra en effet qu’en janvier prochain, à l’issue de la désignation démocratique des candidats et de leurs positionnements sur la liste par l’ensemble du groupe Printemps pradétan.

    Tout est donc fin prêt, de ce côté de l’échiquier politique, pour mener en toute transparence la bataille des idées et construire une ville plus équitable, solidaire et écologique.

    Le collectif est solide et entend poursuivre sereinement le déploiement de son programme.

  • La gauche en reconquête à Althen-des Paluds

    La gauche en reconquête à Althen-des Paluds

    Depuis deux mandats, Michel Terrisse (DVD) préside aux destinées d’Althen-des-Paluds (3 000 habitants entre Monteux et Entraigues). Si le maire sortant n’a pas encore fait part de ses intentions pour mars prochain, la gauche, elle, se met en ordre de marche pour reconquérir l’Hôtel de ville. Entre 2001 et 2014, Lucien Stanzione en a été le maire. Toujours conseiller municipal, le sénateur PS vient d’apporter son soutien au collectif Ambition Althen, qui, sans revendiquer d’étiquettes, entend porter « une liste progressiste ».

    Elle est notamment le fruit d’un rapprochement entre les deux listes d’opposition, celle de Lucien Stanzione et celle d’Yvan Capo. Une trentaine de personnes participe au collectif, qui promet « une gouvernance honnête, transparente et démocratique », selon Jean Maître, conseiller municipal d’opposition. « Ce projet est l’affaire de tous, il ne se concentre pas dans les mains d’un seul homme, mais d’un collectif volontaire et solidaire », poursuit-il.

    Ciblant des « gaspillages » d’argent public (manière dont le projet de nouvelle cantine a été monté, lotissement de 50 lots en jachère), Yvan Capo parle de « dépenser autrement avec une approche qui repose sur la compétence, la rigueur et l’efficacité ». Davantage de poids pour le CCAS, un lieu d’accueil pour les jeunes ou « des festivités fédératrices » sont quelques-unes des premières propositions de campagne.

  • La députée RN Laure Lavalette poursuit un journaliste

    La députée RN Laure Lavalette poursuit un journaliste

    Laure Lavalette (RN) qui entend se présenter aux municipales à Toulon en mars vient de porter plainte contre un de nos confrères de Var Matin. Le journaliste a-t-il rappelé dans son article la position antiavortement d’antan de l’élue du parti à la flamme ? Non. A-t-il rappelé les propos racistes, antisémites et homophobes de son attaché de cabinet aujourd’hui licencié ? Non. A-t-il écrit qu’elle a dirigé, dans les années 1990 un groupuscule étudiant violent affilié au Front national, à Bordeaux ? Pas plus. C’est uniquement pour avoir précisé le nom de la commune où elle réside, et qui n’est pas Toulon – gênant quand on prêtant diriger cette ville – que Laure Lavalette a porté plainte. Cette révélation mettrait sa vie en danger ainsi que celle de sa famille. Le préfet est alerté. Le directeur des rédactions du groupe Nice-Matin, Denis Carreaux aussi. Il s’excuse et exige de ses équipes la modification de l’article. Un renoncement qui ne passe pas. Ce qui est certain en revanche c’est que cette atteinte au droit d’informer, typique de l’extrême droite, provoque une grande colère au sein la rédaction toulonnaise. La Société des journalistes du groupe apporte son entier soutien au collègue pris à partie. « Si sa convocation par un service d’enquête de police se confirmait, la SDJ manifestera concrètement sa présence à ses côtés jusque devant la PJ », prévient-elle. Et d conclure : « Nous ne devons pas fléchir. Non, le contenu de nos articles ne dépend pas d’influences extérieures. Nous ne devons pas donner raison à celles et ceux qui veulent restreindre la liberté de porter, dans la sphère publique, des informations d’intérêt général. » La Marseillaise apporte également tout son soutien à ce confrère.