Tag: Boules

  • Une partie de pétanque, ça fait plaisir

    Une partie de pétanque, ça fait plaisir

    « L’an passé, on en avait deux sur le port, cette année le second est plus loin. C’est pas bon, on n’y voit rien », lance Fred membre de l’association La boule du Vieux-Port. Pour l’heure, c’est l’endroit idéal selon eux pour jouer soit « face au bar, et sous le regard de la Bonne mère ». C’est gratuit, ouvert à tous et en plus on y fait de belles rencontres.

  • [Entretien] Dorian Royère, Collectif France de jeu provençal : « On est vraiment sur la passion et la convivialité »

    [Entretien] Dorian Royère, Collectif France de jeu provençal : « On est vraiment sur la passion et la convivialité »

    La Marseillaise : Comment est-ce que vous êtes venu au Jeu Provençal ?

    Dorian Royère : C’est une passion que mon père m’a fait découvrir tout petit. En jeune, j’ai joué beaucoup à la pétanque parce qu’il n’y avait pas de compétition au jeu provençal mais une fois que j’ai eu l’âge je m’y suis mis, j’y ai pris goût de suite et j’ai arrêté la pétanque pour m’y consacrer totalement. J’ai vite adhéré au jeu et à l’ambiance très conviviale.

    Pourquoi êtes-vous passé de la pétanque au jeu provençal ?

    D.R. : C’est une question de plaisir personnel que ce soit au point ou au tir, et même à regarder. La pétanque, c’est plus compliqué aussi, dès qu’on ne joue pas trop bien, on ne s’en sort pas. Alors qu’à la longue, c’est différent, une boule peut changer complètement la mène et la partie. Je trouve ça très intéressant. On n’a jamais perdu, on n’a jamais gagné.

    Ce sont vraiment deux disciplines différentes ?

    D.R. : C’est quand même très similaire parce que les règles et les boules, sont les mêmes. Après, oui, il y a quand même quelques différences par rapport à la distance, aux règles pour pointer où il faut faire un pas, pour tirer avec il y a les trois pas. Après les parties durent plus longtemps, il faut de la patience et de la concentration. C’est vraiment un sport où tout se passe dans la tête.

    Il y a de moins en moins de jeunes qui jouent aux boules et ceux qui le font, jouent à pétanque.

    D.R. : C’est plus médiatisé, il y a un championnat d’Europe, un championnat du monde, il y a une vraie finalité. Le jeu provençal manque de cela. Peut-être que l’équipe de France qui a été créée, va donner envie à plus de jeunes de l’intégrer avec aussi un championnat d’Europe qui se met en place. Après, il y a surtout peu de concours et un vrai déficit de médiatisation pour donner envie aux jeunes de se montrer. On est vraiment sur la passion et la convivialité.

    Ce championnat d’Europe attendu d’ici 2027 est important ?

    D.R. : La fédération met en place des moyens pour donner aux autres nations l’envie de se développer et d’y participer. Il y a eu une rencontre à l’automne dernier avec la Bulgarie et l’Arménie.

    En France déjà, ça ne se joue quasiment que dans le Sud-Est.

    D.R. : Oui et il y a aussi cette volonté de développement dans la France entière. Il y a quand même un peu des concours qui se font dans le Sud-Ouest et aussi dans le centre, où justement, le collectif France est envoyé pour participer.

  • Pétanque et longue, ces deux passions provençales

    Pétanque et longue, ces deux passions provençales

    Voilà un rendez-vous pour les amateurs. « On voulait mettre à l’honneur le passé bouliste de notre ville. Port-de-Bouc a compté jusqu’à sept clubs pour 16 000 habitants, chaque quartier avait le sien », note Dweezil Lankar de l’Office de tourisme. « J’ai débuté à Port-de-Bouc au jeu provençal dans les années 85/86 », se rappelle Maryan Barthelemy, le directeur des événements du journal La Marseillaise, organisateur du Mondial La Marseillaise.

    « Il y avait tous les soirs de mars à juin, ce qu’on appelait un brassard rente : une ou deux parties par soir, tu gagnais tu continuais et celui qui gagnait le vendredi défendait son titre en finale le vendredi d’après. Ça existait ailleurs mais c’était très port-de-boucain. À l’époque, gagner ici, au jeu provençal ou à la pétanque, même sur des départementaux ou des régionaux, était un exploit. Port-de-Bouc était un fief des boules. »

    « Durant l’été, dans les années 70/80, chaque semaine à tour de rôle un club organisait son concours à la Mérindole. Les gens venaient de toute la région », reprend Dweezil Lankar. « Il y avait cette grande fête tout l’été et nous on jouait dans la pinède, c’était phénoménal », abonde Maryan Barthelemy. Le nouvel homme fort du Mondial sera avec le Gardois Vincent Meger, historien et « bible » du jeu provençal, un des « conférenciers » du jour sur le boulodrome Charles Scarpelli de la Boule Modérée. Au menu : origine et naissance des deux disciplines, évolution des règles, pratiques des féminines et des jeunes, mais aussi des pistes de développement et des projets d’avenir pour les deux disciplines sœurs qui ont connu des trajectoires différentes.

    « Peut-être que la fédération n’a pas traité le jeu provençal comme la pétanque », note Maryan Barthelemy, vainqueur du Provençal en 1994, champion du monde juniors à pétanque et finaliste de La Marseillaise 1988. « Mais bon on est aussi entré dans un monde de consommation. La pétanque est un jeu rapide, facilement accessible alors que le jeu provençal demande plus de capacité, il est plus lent. Il faut que la fédé se penche sur son avenir. » « C’est sûr que le jeu provençal est en train de décliner et qu’il va falloir au niveau de la fédé se demander ce qu’on veut faire du jeu provençal. Il faut des états généraux », reprend Vincent Meger.

    « On l’oublie et la fédération aussi, mais dans “jeu provençal“, il y a jeu : ce n’est pas le sport que ça vise à devenir et obliger à jouer en tenue sportive, ce n’est plus l’esprit. Et puis il y a cet aspect régionaliste avec peu de sports comme ça en France : la course camarguaise, la pelote basque », souligne encore celui qui anime la page Étoiles du jeu provençal et se place dans une démarche constructive. « Il ne s’agit pas d’opposer pétanque et jeu provençal. Des champions réussissent d’ailleurs bien aux deux. Matraglia était excellent au Provençal et devient un monstre de la pétanque », justifie le Gardois désormais responsable de la commission jeu provençal au sein du comité du Gard. Des garçons comme Philippe Stievenart, Henri Lacroix, Jean-Pierre Ferret ou Mohamed Benmostefa, finaliste de La Marseillaise et deux fois vainqueur Provençal, en sont une illustration. « Les grands joueurs du passé étaient bons aux deux, c’étaient des joueurs complets », rappelle Vincent Meger.

    Pistes de réflexions

    Lui qui a écrit une biographie de René Macari (Une passion nîmoise) en 2015, une des figures charismatiques de la légende du sport bouliste, qui appuie un autre aspect de la culture provençale : la parole, « la galéjade » : « Comme on disait, les boules, c’est un humanisme. Aujourd’hui, c’est plus aseptisé. Henri Lafleur pouvait mettre dix minutes pour jouer une boule. Ce n’est plus possible désormais. Mais il y avait du monde. Aujourd’hui, il n’y a plus grand monde ». S’il voit dans la création par la Fédération d’un groupe France, une avancée en matière de « représentation », il pose d’autres pistes de développement appréciant par exemple la création en 2027 d’un championnat de France mixte pour le développement chez les féminines. Claire Gaudillere, responsable de la commission Jeu provençal à la FFPJP, qui a poussé pour que ce championnat, voir le jour, sera d’ailleurs là pour s’en expliquer.

    Vincent Meger lorgne aussi vers les jeunes et louant le travail, « l’exemple à suivre » selon lui, entrepris dans le Var dans les écoles de pétanque. Ce 14 août à Port-de-Bouc, Dorian Royère, le plus jeune (19 ans) membre de l’équipe de France sera là pour partager son point de vue avec d’autres jeunes champions attendus pour une démonstration.

    La conférence ce vendredi 14 août au boulodrome Scarpelli (18h). Expo et apéritif provençal ponctueront la soirée. Réservation : 04.42.06.27.28.

    « Les grands joueurs du passé étaient bons à la pétanque et au jeu provençal, C’était des joueurs complets »

  • Jeu provençal : Valdés, roi de Pertuis

    Jeu provençal : Valdés, roi de Pertuis

    Encore une fois Pertuis a affiché presque complet lors des deux grandes épreuves au Jeu Provençal comptant pour le Super Challenge.

    Dans ce lieu mythique de la longue distance, un homme a brillé de mille feux. Alain Valdés pour ne pas le nommer. Il a régné sur Pertuis pendant quatre jours.

    Lors du Souvenir Fabien Ribes, Alain Valdés et Simon Dubois ont déroulé en épinglant à leur tableau de chasse Gino Dubois-Julien Aguero, Christian Blasco-Frederic Arnoux, Jean Claude Peyronnel- Claude Gosselin avant de terminer leur périple victorieux face à Martin Torres -Alain Vincensini. Un sacré tableau de chasse pour ce binôme inédit qui signe là une victoire probante.

    Trois jours plus tard revoilà Valdés en finale du National Souvenir Claude Carbo en compagnie de Hervé Fontani et Philippe Stievenart. En face se dressent l’icône Anthony Kerfah associé à son frère Manu Kerfah et Simon Chamberon. La finale de rêve. Hélas la montagne a accouché d’une souris. Souverain à tous les postes, le trio Fontani, Stievenart, Valdés a dominé un adversaire en deçà de ses possibilités qui semblait usé par les combats précédents.

    Une belle victoire pour cette équipe homogène où Stievenart règne en maître au poste de milieu avec une aisance déconcertante. Les finalistes auront d’autres opportunités de s’imposer tant le talent est énorme avec un coup de chapeau à Manu Kerfah très compétitif malgré le peu de pratique de la discipline.

    Clin d’œil à Jean Louis Flores toujours vaillant et le fiston Anthony. Ils ont brillé en se glissant dans le dernier carré dans deux équipes différentes. Anthony a également perdu en demi-finale lors du doublette.

    Alain Valdés n’avait jamais gagné le National de Pertuis jusqu’en 2025 ( Stievenart/ Serrano). Il a rattrapé le temps perdu en faisant un doublé tout comme Stievenart. Quant à Fontani, il demeure une valeur sûre avec l’expérience consommée. Il complète une triplette qui a fière allure Bravo à Franck Flores et son équipe pour l’organisation sans faille dans l’un des temples de la longue distance.

  • Les Masters de Pétanque 2026 à Rognac

    Les Masters de Pétanque 2026 à Rognac

    Pendant deux journées exceptionnelles, venez vibrer au rythme des plus grandes confrontations entre Masters Jeunes, Masters Féminins, Handisport et Masters Senior.

    Au programme :

     Diffusion des matchs des plus grands joueurs internationaux en direct (en tribune ou via les écrans géants).

     Initiations à la pétanque.

     Découverte de la pratique handisport et sport santé.

     Interviews des sportifs.

     Zone fraîcheur et détente.

     Restauration sur place.

     Animations festives et musicales.

    À ne pas manquer : le mardi 18 août à partir de 20h30, les matchs se poursuivront sur une soirée festive et musicale en plein cœur du Mail Provençal.

  • Jeu provençal : après un an d’absence, le grand rendez-vous approche

    Jeu provençal : après un an d’absence, le grand rendez-vous approche

    Le mythique et plus que centenaire est de retour. Quel soulagement pour les aficionados du Jeu Provençal pour qui ce magnifique sport ne peut se concevoir sans l’épreuve reine.

    Le Provençal a écrit les plus belles histoires de la longue distance et a permis à des joueurs de rentrer dans la légende à l’image de feu André Massoni recordman de l’épreuve (7 victoires) et véritable icône de la discipline.

    Beaucoup de nouveautés pour cette 108e édition organisée par notre confrère La Provence avec comme co-organisateur Joël Cantona et sa société « Joël Cantona compagnie ».

    Un pied dans le monde Bouliste pour l’ex-football qu’il connaît sur le bout des doigts compte tenu de ses origines.

    La tradition voulait que l’épreuve débute quinze jours après le Mondial La Marseillaise et un dimanche. Changement de stratégie pour les organisateurs. Ils l’ont fixé fin août et le jeudi.

    Un risque calculé d’après Gérard Poncié, directeur de l’événement.

    « Le jeudi est un choix stratégique qui tient compte des autres épisodes organisés en parallèle de l’événement majeur. Certes on sacrifie les joueurs du dimanche (de moins en moins nombreux). Certains pestent sur la date qui les oblige à poser des jours de congé mais la problématique était identique lorsque les débats commençaient le dimanche. Les passionnés pourront se rattraper avec le petit Provençal aujourd’hui devenu incontournable. »

    Deuxième innovation, un trophée des légendes verra le jour avec comme chef de file Éric Cantona. Un coup de maître pour Gérard Poncié. Gageons que les fans auront des yeux de chimères pour l’idole de Manchester United.

    D’autres initiatives verront le jour pour une édition qui se veut moderne.

    À ce jour, pratiquement 300 équipes sont engagées. « Le contexte économique n’est pas favorable à l’opulence dans les inscriptions. Dépasser les 1 000 équipes est aujourd’hui une époque révolue (le record date de 1983 avec 1 849 triplettes). La donne a changé depuis quelques années, poursuit Gérard Poncié. Aujourd’hui nous pouvons baser nos objectifs entre 550 et 600 équipes. » C’est en bonne voie pour cette édition 2026 New Look.

    Infos pratiques

    Du 27 au 30 août.

    S’inscrire en ligne dans les clubs partenaires :

    Cercle Bouliste du Grand Pavois ; Cercle Bouliste des Calanques ; Cercle Saint-Michel ; Plan de Cuques

    Amicale Bouliste de Saint Tronc ; Cercle Boulistique de Saint Barnabé.

    Au Parc Borély les 24 et 25 août. Trophée des légendes les 28 et 29 août. 8 équipes emmenées par Éric Cantona.

    Petit Provençal les 28 et 29 août limité à 64 équipes.

  • Pétanque : l’odyssée des Nations à Montpellier

    Pétanque : l’odyssée des Nations à Montpellier

    Marcel Laborde, maître d’œuvre de l’événement héraultais a frappé un grand coup. Ia lancé un nouveau concept, une nouvelle formule sur invitation. Un pari fou l’image du personnage qui bouscule les habitudes

    Un pari en passe d’être réussi avec 4 continents représentés, 26 pays, 64 équipes hommes, 32 équipes femmes.

    Ce sera les 12 et 13 août à l’Aréna sud de France à Montpellier. Un événement international unique.

    Avec les Malgaches la référence de la pétanque mondiale aujourd’hui mais également la Tunisie, le Sénégal, Le Bénin, le Maroc, l’Algérie pour l’Afrique. Le Cambodge, Vietnam, Malaisie, Thaïlande (avec les championnes du monde), Laos, Japon pour l’Asie. Les États-Unis, le Canada, le Pérou, le Mexique, le Chili compléteront le tableau en ajoutant les pays européens.

    Pratiquement tous les meilleurs joueurs et joueuses Français seront présents avec comme parrain et marraine de l’épreuve Marine et Mickaël Bonetto.

    Au-delà de cet événement international Montpellier va vivre au rythme de la pétanque du 10 au 14 août.

    On commencera le 10 août avec le National jeune sur deux jours (en système Suisse) minimes, Cadets, juniors avec la présence des tout nouveaux champions du monde de tir de précision Dawson Herlemann et Kimberlay Bousch (126 équipes).

    Les 11 et 12 août honneur aux Dames avec le National Féminin (entr’elles). Début Des hostilités à 10h00 (système Suisse). Limité à 128 équipes.

    Les jeudi 13 et vendredi 14 août, place aux Vétérans pour l’hommage Bernard Gassier. Limité à 128 équipes. Début des hostilités à 10h00.

    Voilà Marcel Laborde et son équipe de bénévoles lancés dans la dernière ligne droite pour ce peut être considéré comme un des plus grands événement boulistique de l’année, de par la qualité des protagonistes mais aussi par la diversité des compétitions qui donne à ces événements le statut de grande fête de la pétanque. Très fier de pouvoir acter la formule après des mois de préparation Marcel Laborde est dithyrambique sur l’investissement de la Municipalité de Montpellier.

    « Je tiens à remercier chaleureusement Michaël Delafosse Maire de Montpellier et toute son équipe, notamment Hervé Martin, de la Métropole, et Christophe Bourdin, de la Ville de Montpellier. Christian Assaf a également été un soutien majeur, tout comme Olivier Nicollin, qui nous a toujours soutenus. Je tiens à rendre hommage également à Jean Louis Gasset (hélas décédé) qui fut précurseur de cette idée de l’odyssée des nations à mes côtés. »

  • Super challenge 10e Nation de La Crau : Jean, Josuan, Terreno au bout du suspense

    Super challenge 10e Nation de La Crau : Jean, Josuan, Terreno au bout du suspense

    Il tient enfin son premier grand concours. Cyril Josuan n’avait jamais pu s’imposer dans une épreuve de cet acabit. C’est chose faite depuis lundi soir. Assez tardivement il s’est sorti avec ses partenaires du piège tendu par les champions de France Cédric Soma et Juan Lopez associé à Adel. Djafari après une finale à vous couper le souffle. Le joueur de la Boule commerciale de Saint-Martin-de-Crau a été décisif. Notamment à l’ultime mène où un devant de boule royal condamne ses adversaires.

    Cette victoire est également le travail d’un collectif, d’un mental à toute épreuve avec un Thierry Terreno égal à lui-même qui excelle dans les moments clés. Menés 2 à 8, les trois hommes n’ont jamais lâché face à un adversaire redoutable.

    Des adversaires qui se sont un peu sabordés alors que le score était de 12 à 9 en leur faveur avec l’avantage de boules. Un point médiocre de Jean permet à Djafari d’enchaîner avec un Boule qui tête le bouchon. Terreno tape à sa seconde. Djafari rentre dans la Boule de Jean, Soma imite son partenaire puis est long. Lopez est long puis le gagne. Jouant tape à sa première, Jean ajoute, Josuan aussi. Voilà comme une partie devient irrespirable. 12 à 12. La suite on la connaît avec la victoire de la triplette Jérémy Jean, Thierry Terreno et Cyril Josuan. Au-delà du résultat, il faut retenir le magnifique spectacle fourni par les six acteurs. Un vrai bonheur.

    Il faut également souligner l’organisation de la Boule Fleurie Crauroise avec son président Anthony Coronado et son équipe.

    La cité varoise est devenue un des bastions du jeu provençal avec des terrains de rêve. Un lieu magique dans la ville.

    Les aficionados ne s’y trompent pas. 170 triplettes étaient encore présentes. C’est un plébiscite pour le club et le Jeu Provençal qui a bien besoin de redorer son blason avec de tels événements réussis. Même si la Boule Crauroise est également une force vive de la pétanque avec tous ses champions, Henri Lacroix en tête. Rappelons qu’elle est devenue cet été un des premiers clubs avec le Label « club Mondial » lancé par le Mondial la Marseillaise. Un réseau de clubs destiné à faire rayonner le plus grand concours du monde.

    Résultats

    Quart de finale

    Terreno bat Olivier Atzeni, Loïc Ceyte,

    Theo Antigo (Salon les Canourgues)

    Gosselin bat Laurent Matraglia. Julien Aguero, Albert Didonna

    Djafari bat Mathieu Era, Thierry Basso, Olivier Bernard

    Joseph Dubois bat Nicolas Sauvat, Sébastien Hirselj, David Gaubert

    Demi-finale

    Djafari bat Joseph Dubois, Rudy Lafleur Anthony Bagarre.

    Terreno bat Claude Gosselin, Martin Torres, Marvin Romero

    Finale

    Thierry Terreno, Jérémy Jean, Cyril Josuan bat Adel Djafari, Cédric Soma, Juan Lopez 13 à 12.

  • Finaliste du champion de France tête à tête : Sébastien Batista, la force tranquille

    Finaliste du champion de France tête à tête : Sébastien Batista, la force tranquille

    On le savait talentueux, appliqué, solide, mais le week-end dernier, dans le cadre du championnat de France à Bergerac, Sébastien Batista a étonné tout le monde en produisant une prestation XXL pour échouer à quelques longueurs du titre national.

    Il a démontré à la France entière qu’il avait atteint un niveau exceptionnel aussi bien par son talent mais également de par son mental à l’image de cette demi-finale arrachée dans la douleur à Yohan Cousin, l’homme en forme du moment.

    Il nous avait confié lors de son titre départemental acquis en avril qu’il adorait le tête à tête : « C’est une épreuve où l’on est seul avec soi-même, où la stratégie de jeu doit être pointue ».

    Son parcours est dans la lignée de tous ces jeunes formés par Yves Fouque pourvoyeur de pépites, à la Floride et à la Batarelle. Le petit Batista brillait de mille feux. Quatre titres de ligue, sept départementaux dans les catégories jeunes.

    Perdu en 8e au Mondial La Marseillaise

    « J’ai commencé assez tard la pétanque [14 ans, Ndlr]. Mes années d’adolescence ont été riches puis j’ai arrêté pour des raisons familiales. J’ai des responsabilités et la cellule familiale est prioritaire. Il y a quatre j’ai repris la compétition avec une envie décuplée. »

    Aujourd’hui Sébastien Batista est dans une période faste. On le sent bien dans sa peau, calme. Dans ces conditions, il peut exprimer pleinement son talent. Il a accompli un excellent Mondial la Marseillaise avec ses partenaires Stéphane Pagni et Philippe Roux, stoppés en 8e de finale par les futurs vainqueurs et un certain Cousin.

    Pendant deux jours, il a confirmé son énorme potentiel donnant la réplique aux meilleurs joueurs de France voire du Monde avec un aplomb et un sang froid incroyable.

    En Finale contre le champion du monde Christophe Sarrio la barre était-elle trop haute ? Pas obligatoirement, c’est tout simplement Christophe Sarrio qui a été exceptionnel. D’ailleurs en pleine partie Sébastien Batista a lâché. « Je joue bien mais lui, il joue super bien. »

    Dès la première mène, Sébastien Batista a planté un carreau sec à dix mètres montrant qu’il avait laissé les complexes à la maison. La suite fut à l’image de ses prestations précédentes avec une boule manquée au tir et trois à l’appoint. Presque parfait. Mais en face, on avait mis le turbo notamment au tir. Sarrio a été à la hauteur de sa réputation et surtout, il est enfin récompensé après quatre finales perdues lors de championnats de France précédents. Chapeau !

    À noter également l’honorable performance de l’autre Bucco- Rhodanien, Jean Antoine Cano battu par l’alpin Thierry Lacroix au stade des 16e de finale.

    Résultats

    Quart de finale

    Sébastien Batista (13) bat Raphaël Rebecchi (42) 13 à 5

    Yohan Cousin (76) bat Adrien Delahaye (06) 13 à 11

    Ludovic Montoro (Paca 06) bat Jérémy Guiquero (44) 13 à 5

    Christophe Sarrio ( Auvergne Rhône Alpes 69) bat Dawson Miclo (77) 13 à 11

    Demi-finale

    Batista bat Cousin 13 à 12

    Sarrio bat Montoro 13 à 3

    Finale

    Sarrio bat Batista 13 à 8

    Championnat de France doublette femme : Bandiera- Peyre binôme gagnant

    Toujours à Bergerac le championnat doublette féminin a délivré un verdict implacable avec pratiquement les quatre grandes favorites présentes dans le dernier carré. Après avoir battu les tenantes du titre Anna Maillard et Cindy Peyrot en demi-finale au bout d’un suspense à toute épreuve, Audrey Bandiera et Nelly Peyre ont dominé Nadège Baussian-Protat et Mouna Beji en finale.

    À noter l’excellente performance des représentantes des Bouches du Rhône, Manon Sauzer et Manon Mahé. Elles ont baissé pavillon au stade des quarts de finale face à Charlotte Darodes.

    RÉSULTATS

    Quarts de finale

    Charlotte Darodes / Torea Tairio (Gironde 33) bat Manon Sauzer / Manon Mahe (PACA 13) — 13 à 6 Nadège Baussian-Protat / Mouna Beji(Rhône 69) bat Debbie Hemery / Nadège Biau(Occitanie 31) 13 à 6 Anna Maillard / Cindy Peyrot (PACA 83) bat Delphine Meschiatti / Stéphanie Jullien(PACA 83) — 13 à 4 Audrey Bandiera/ Nelly Peyre (Var 83) bat Anne Gelis / Laure Legrelle-Vedrines (Occitanie 12) — 13 à 7

    Demi-finales

    Audrey Bandiera / Nelly Peyre bat Anna Maillard/ Cindy Peyrot 13 à 12

    Nadège Baussian-Protat / Mouna Beji Bat Charlotte Darodes/ Torea Tairio 13 à 7

    Finale

    Audrey Bandiera/ Nelly Peyre bat Nadège Baussian-Protat/Beji Mouna 13 à 8

  • Un fauteuil pour deux au Souvenir Maurice-Tailleu

    Un fauteuil pour deux au Souvenir Maurice-Tailleu

    C’est une tradition longue de presque deux décennies. Tous les ans, en cette période riche en concours, on honore Maurice Tailleu qui fut durant 18 ans maire de Revest-du-Bion. Sous la houlette de son fils Michel, aujourd’hui ancré sur Les Pennes-Mirabeau, l’épreuve disputée au Jeu provençal en doublette a encore connu un vif succès.

    48 doublettes étaient présentes dont 14 venues de la Boule Plate au plan des Pennes.

    Un échange amical qui perdure avec la Boule du Revest. Après un petit-déjeuner à l’accent corse offert, les 92 protagonistes pouvaient en découdre sous une chaleur accablante.

    Le parcours long, entrecoupé d’un magnifique buffet campagnard, n’a jamais pu délivrer son verdict compte tenu de l’heure tardive de la fin des demi-finales (2h du matin) de toute beauté avec un spectacle de qualité.

    Les deux équipes finalistes étaient composées de Étienne Gazagnes-Jeremy Vargas (Montbrun-les-Bains) et Alexandre Dauberte- Jacques Kévin (NH) (photo) Tom, arrière- petit-fils de Maurice, pose pour la photo souvenir.

    Il faut remercier les anciens de Revest-du-Bion qui se sont mobilisés pour faire de cette journée une grande fête du Jeu provençal. Jean Leonetti, président de la Boule Plate. Michel Tailleu, vice-président et tous les joueurs qui ont joué le jeu dans une ambiance festive qui a aujourd’hui hélas tendance à disparaître.