Tag: Bouches-du-Rhône

  • Plus de 300 transats et matelas saisis sur la plage de La Ciotat

    Plus de 300 transats et matelas saisis sur la plage de La Ciotat

    C’est dans la matinée de jeudi que des agents de la Direction départementale des territoires et de la mer ont procédé à la consignation du matériel de plusieurs établissements situés sur la grande plage de La Ciotat, dans le cadre du recul du trait de côte (lire notre édition de vendredi).

    Dans un communiqué publié vendredi, la préfecture des Bouches-du-Rhône précise que « cette opération concerne environ 330 transats et matelas, ainsi que des parasols, tables, brise-vues et autres dispositifs de délimitation ».

    « Persistance

    de cette situation »

    Les services de l’état précisent être intervenus « afin de mettre fin à une occupation sans autorisation du domaine public maritime » après « plusieurs contrôles et demandes de mise en conformité restés sans effet ». Le 7 mai, les autorités constatent sur un espace de la grande plage de La Ciotat « relevant du domaine public maritime de l’État » une activité de location de matelas sans autorisation. « Face à la persistance de cette situation », malgré un avertissement verbal puis un mail début juin, restés sans réponse, le matériel a été saisi.

    La mairie de La Ciotat avait réagi dès jeudi, dans un communiqué, prenant « acte » de cette opération : « Afin de soutenir les personnels saisonniers et leur famille, la Ville a décidé de mettre en place une cellule d’accompagnement afin de soutenir les personnels saisonniers et leur famille. »

  • La vigilance postale alerte sur les fermetures estivales à Martigues

    La vigilance postale alerte sur les fermetures estivales à Martigues

    Une drôle de sortie d’école s’est déroulée devant le groupe scolaire Robert-Desnos vendredi soir. Tambour battant, une dizaine de militants du comité de vigilance postale de Martigues, tracts en main, sont allés à la rencontre des parents venus récupérer leurs enfants.

    « C’est le comité de vigilance postale qui vous informe de la fermeture de la poste de Ferrières pendant trois semaines du 3 au 22 août », annonce Joëlle Fabre, militante des premiers jours pour la Poste de Ferrières et également conseillère municipale PCF. « Encore ? », s’étonne une mère devant sa poussette. « Eh oui, si le comité de vigilance n’existait pas, elle serait déjà fermée », affirme un autre militant. « Heureusement que ce n’est que l’été », réagit une autre habitante.

    « C’est compliqué

    de s’y retrouver »

    Mais cette fermeture partielle pour l’été pose quelques soucis. « Je vais régulièrement à Ferrières pour mes colis et mes retraits d’espèces », explique Mathieu Tran, habitant à proximité. « Ça va être dur pour certaines personnes, surtout si elles n’ont pas de voiture pour aller à Jonquières ou Croix-Sainte, et ça va encore plus les engorger », estime-t-il. Les horaires estivaux imposent une certaine gymnastique : « C’est compliqué de s’y retrouver avec les différents horaires » relève l’usager.

    Rapidement, la fin de la sortie approche. « Nous avons fait deux actions, cette semaine, pour informer des fermetures des bureaux cet été, on ne peut pas mener une bagarre de la même ampleur que pour la fermeture totale et définitive », explique Francis Fournier. « On a donné l’info et pris les mails des habitants pour les tenir au courant, mais le combat pour le retour des colis à Notre-Dame-des- Marins n’est, lui, pas terminé », assure le militant.

  • Marseille : « Tous à bord » veut permettre à tous de prendre le large

    Marseille : « Tous à bord » veut permettre à tous de prendre le large

    Nous mobilisons une trentaine de sociétaires bénévoles et 28 bateaux pour que 25 familles d’enfants handicapés et jeunes adultes souffrant de troubles autistiques puissent partager un moment de plaisir tous ensemble », détaille Catherine Le Roux, la dynamique secrétaire générale de l’union nautique du canal de la douane et des vieux marins bateliers (UNCD & VMB).

    Cette idée est venue du président du club Pascal Passaro dit Calou. « On participe à Octobre rose, opération pour laquelle on arrive à mobiliser 35 bateaux. mais moi, j’avais aussi envie de faire quelque chose avec des enfants », lâche cet homme dont la vie a été rythmée par des années de syndicalisme. Et de poursuivre : « Je voulais faire partager gratuitement la mer et ses bienfaits à des enfants handicapés. »

    Hop, hop, hop, Catherine contacte l’association Soliane membre du réseau parcours handicap 13. « Soliane aide les parents depuis 23 ans quel que soit l’âge et la nature du handicap de l’enfant. Et depuis 3 ans, nous sommes aussi membre d’un réseau GEM (groupe d’entraide mutuelle) TSA, le « ComGem » propose de nombreuses activités différentes aux jeunes entre 18 et 35 ans porteurs de TSA sans déficience intellectuelle, majeurs et autonomes dans leurs déplacements » définit Véronique Mauro la présidente.

    Une après-midi festive

    Et prolonge : « C’est très important de partager des activités avec les frères, les sœurs et les parents. La quasi-totalité n’a jamais fait de sortie en bateau. Nous nous y préparons depuis deux mois. »

    L’UNCD & VMB a prévu l’après-midi en 3 temps. Le rendez-vous est au 62 Quai du Port (2e) à 13h30. Le temps de se présenter, de revêtir les gilets de sauvetages et d’écouter les consignes. Voilier, hors-bord ou in-board, par petits groupes et très encadrés chacun est dirigé vers son embarcation. À 14 heures, c’est le départ pour une balade autour de l’île de Gaby. Le retour est prévu vers 15h30 pour un grand goûter avec une dernière animation festive, avec la Maison de Nina qui propose des animations autour des techniques du cirque. « Ça va être top. Il va y avoir des boules, le rouleau américain, de la jonglerie et aussi de l’aérien sur le portique. Ça va être un beau moment de partage » conclut Nina avec enthousiasme. Un apéro grillade clôturera la journée entre les différents organisateurs.

    Toutes les infos du club sur l’UNCD & VMB

  • Nicolas Pagnol signe un pastis avec Guillaume Ferroni

    Nicolas Pagnol signe un pastis avec Guillaume Ferroni

    J’aime bien l’apéro, je voulais mon pastis. Pour moi, c’est le symbole de la Provence, de l’amitié. Je l’ai fait par passion », lance joyeusement Nicolas Pagnol depuis la colline de la Treille. L’odeur de la garrigue, le chant des cigales lui font remonter le temps. Il poursuit « Ça faisait longtemps que j’y pensais, je voulais réhabiliter mon enfance avec un pastis de comptoir au goût de réglisse et d’anis. »

    La maison Ferroni passionnée par la création de spiritueux effectue régulièrement des collaborations. Guillaume Ferroni, historien-distillateur raconte sa rencontre avec Nicolas Pagnol : « Il m’a fait part de son envie de créer un pastis qui ferait écho aux collines du Garlaban. Nous nous sommes rapprochés comme ça. Avec Aurélien mon maître de chai, nous avons fait des balades dans la colline jusqu’à la maison d’Angèle pour faire état des plantes fraîches nécessaires pour ce pastis de garrigue. »

    Breuvage populaire

    Historiquement, le pastis est un produit domestique, sans alambic, issu d’une macération à froid. « C’est de la tisane, du coup on retranscrit totalement l’arôme de la plante », détaille Guillaume Ferroni. Selon le cahier des charges « on retrouve 6 plantes du terroir et colline, et les deux plantes obligatoires soit l’anis et le réglisse. Un produit typiquement méditerranéen. » Nicolas Pagnol raconte avoir cogéré le développement gustatif : « Avec mes petites éprouvettes, je me suis pris pour un chimiste. » L’enthousiasme est réel. Avec ses 45 degrés, de l’avis de tous, il est important de le consommer avec modération, même en période de forte chaleur. Et Nicolas Pagnol cite Fernandel : « Le pastis, c’est comme les seins : un, c’est pas assez et trois, c’est trop. »

    Pastis Taoumé. 26 euros.

  • Corinne Innesti : « Nous avons très peur que taxes et impôts augmentent »

    Corinne Innesti : « Nous avons très peur que taxes et impôts augmentent »

    La Marseillaise : Quel est l’impact actuel sur les entreprises de la crise budgétaire que traverse la Métropole ?

    Corinne Innesti : Ce n’est pas que les entreprises qui sont concernées, c’est aussi les municipalités qui auront peut-être moins de budget, donc moins d’accompagnement des entreprises. Nous avons très peur que les taux augmentent et qu’il y ait une taxe encore plus importante, alors qu’on voudrait plutôt des baisses de taxes au niveau des entreprises. On a aussi peur d’une hausse de l’impôt foncier. Ce n’est pas le cas, mais on n’est pas à l’abri que ce budget entraîne des hausses d’impôts. Quelque part, on espère que ce soit l’occasion pour la Métropole de revoir son fonctionnement et de réduire ses dépenses.

    Quelle est votre position sur la hausse du versement mobilité ?

    C.I. : On a montré un front uni récemment, avec les organisations interprofessionnelles et professionnelles, pour dire qu’on est tous contre, et contre d’ailleurs aussi le gel des exonérations des charges sociales. Le front, c’est toutes les entreprises que nous représentons et toutes les organisations patronales et fédérations qui sont unies pour dénoncer la hausse des taxes.

    Quel est l’état du tissu économique dans
    le département ?

    C.I. : C’est une année record pour les défaillances. On était un petit peu mieux au niveau des chiffres, le département des Bouches-du-Rhône n’était pas le dernier, il y avait un redressement. Là, malheureusement, on est concernés, nous aussi, par ces défaillances, ces baisses de marge, c’est-à-dire qu’on ne répercute pas les hausses. On avait parlé jusqu’à présent d’agilité, de résilience. Aujourd’hui, c’est plus de la résistance qu’on est en train de faire.

  • Le tribunal administratif donne raison à la centrale

    Le tribunal administratif donne raison à la centrale

    La centrale biomasse de Provence peut tourner sans entrave. Ce vendredi, la cour administrative d’appel de Marseille a rendu son jugement quant à l’autorisation d’exploitation de la centrale thermique détenue par Gazelenergie, suite à une audience tenue deux semaines auparavant (lire notre article du 13/06). Pour rappel, plusieurs associations demandaient l’annulation du dernier arrêté préfectoral permettant l’exploitation de la centrale, dernier épisode d’un feuilleton juridique s’étalant sur plusieurs années. Après plusieurs recours contre une première autorisation, qui avait entraîné de nouvelles études sur l’impact de l’approvisionnement en bois de la centrale, la cour d’appel estime que « l’information relative aux effets sur l’environnement de son approvisionnement en bois est désormais suffisante et l’autorisation environnementale conforme au droit ». En résumé, toutes les demandes des associations ont été rejetées par la cour d’appel : « L’enquête publique complémentaire s’est déroulée dans des conditions régulières et il a été suffisamment remédié aux lacunes qui affectaient les études initiales », écrivent les juges dans le délibéré que nous avons pu nous procurer. « GazelEnergie se réjouit de cette confirmation qui permet de continuer l’exploitation de la centrale dans un cadre juridique stabilisé et poursuit ses activités dans le strict respect du cadre réglementaire applicable », réagit Frédéric Faroche, président de GazelEnergie.

  • [Rue de la République] Benoît Payan : « Aujourd’hui, c’est Marseille qui fait la richesse de la métropole »

    [Rue de la République] Benoît Payan : « Aujourd’hui, c’est Marseille qui fait la richesse de la métropole »

    Les 100 premiers jours

    Didier Gesualdi : Nous sommes à 100 jours de votre élection, vous êtes le maire le mieux élu par les Marseillais, ce qui vous oblige…
    Il faut prendre cela avec beaucoup d’humilité. Certains me disent : « C’est fantastique, tu es le maire le mieux élu de l’histoire et en plus tu as été le plus jeune… » Ce n’est pas comme cela qu’il faut penser la politique. Il faut juste penser que c’est une responsabilité et qu’il faut la prendre avec humilité. C’est sept ans au service des Marseillaises et des Marseillais dans des conditions qui ne sont pas faciles. On va vivre des moments peut-être très compliqués l’année prochaine pour les élections présidentielles. On vit actuellement des moments difficiles. Le rôle d’un maire est de protéger sa population, toute sa population. Marseille est une ville qui ne ressemble à aucune autre et a besoin d’être protégée car c’est une ville qui est merveilleuse, forte, fragile, jeune, qui a aussi besoin qu’on la ménage, qu’on pense à elle et qu’on soit là tous les jours.

    Léo Purguette : Vous avez fait le choix de rebattre toutes les délégations de vos adjoints. Est-ce que cela ne vous fait pas perdre un peu de temps dans la mise en œuvre de votre programme ?
    Au contraire ! Ça fait du bien. La monotonie, quand elle s’installe, que ce soit dans la vie, au travail, dans un couple ou dans une mairie, devient l’ennemie de ce qu’il y a de plus beau : l’exaltation. Aujourd’hui on a des adjoints qui hier s’occupaient des écoles et qui ont pris dès le lendemain leurs nouvelles délégations, à qui la sécurité, à qui la solidarité et qui le font avec un entrain absolument incroyable. Certains d’entre eux, ceux qui avaient déjà une délégation, ont cette habitude la gestion. Donc les tâtonnements qu’on pouvait avoir au début du premier mandat sont aujourd’hui derrière nous. Tout le monde m’a dit : ça va faire un chamboule-tout. C’est le contraire qui s’est passé. On a des services heureux, des élus heureux et des gens qui se sont mis au travail tout de suite. Et c’était cela : je ne voulais pas de rupture dans le temps de travail.

    Léo Purguette : Quels sont les premiers marqueurs de ces 100 jours, de quoi êtes-vous fiers ?
    On a passé des épisodes extrêmement difficiles et compliqués. Revoir toute la gouvernance de la métropole, insérer une ville qui ne l’a jamais été dans la Métropole, qui a toujours été rejetée par la gouvernance de la Métropole : j’en suis très fier. Se mettre au travail ne serait-ce que sur la question des transports, de la propreté où on voit de plus en plus de passages en centre-ville notamment. On continue à avancer dans les écoles. Vous allez voir de nouvelles écoles sortir de terre à partir de la rentrée… L’idée de se dire qu’après une élection tout est magique et merveilleux, je préfère la laisser aux démagogues et aux populistes.

    Léo Purguette : On vit un épisode caniculaire très dur. Quand on n’est pas un Marseillais qui a les moyens d’avoir la climatisation, c’est difficile. Que peut une municipalité face au changement climatique ?

    La municipalité se mobilise. On ouvre par exemple en centre-ville une plage 24h/24 en mettant de la police municipale, des maîtres-nageurs sauveteurs, une équipe de gardiennage, de l’éclairage… on ouvre les musées et les bibliothèques où il y a de la climatisation, on fait la gratuité des piscines, on étend les horaires… Quand on fait un bâtiment public, je ne le construis pas aux normes d’aujourd’hui. Je le construis pour que dans 50 ans il soit encore efficace, qu’il soit climatiquement responsable, avec des produits sourcés, que l’hiver comme l’été la température soit tempérée. Ça, c’est une nécessité. Si vous me demandez si je vais acheter des climatiseurs pour tous les Marseillais, certains vous auraient répondu : « Oui bien sûr. » Moi je dis non.

    Léo Purguette : Pourquoi ?
    Parce que financièrement ce n’est pas soutenable pour 900 000 habitants.

    Léo Purguette : C’est donc plus financier que philosophique ? On a entendu une partie de la gauche nous expliquer que la climatisation serait presque intrinsèquement d’extrême droite ? Ça a choqué.
    Je ne partage évidemment pas cela. On sait tous que la climatisation n’est pas la panacée et que ce n’est pas une réponse à long terme au changement climatique. C’est même quelque chose qui accélère quelque part le changement climatique. Quand on a un bébé de 6 mois ou comme moi une grand-mère de 95 ans… On sait qu’elle ne serait peut-être plus là si elle n’avait pas mis la climatisation.

    La polarisation politique

    Didier Gesualdi : La nouvelle donne politique au conseil municipal est marquée par une forte extrême droite dont on va reparler aux élections nationales.
    Les Marseillais ont dit ce qu’ils avaient à dire aux élections du mois de mars. Je suis évidemment très inquiet de voir que la droite traditionnelle a disparu, ce n’est pas à moi de m’inquiéter mais quand la droite disparaît c’est l’extrême droite qui fait son lit. Aujourd’hui quand on écoute des gens comme Éric Ciotti dire « je vais grand-remplacer la droite », quand on écoute des gens comme Jordan Bardella ou Marine Le Pen dire « la droite, c’est nous », et voir la droite républicaine, gaulliste avec qui on a partagé une certaine idée de la France et notamment au moment de la Résistance, disparaître, je ne m’en réjouis pas. Il y a des différences fondamentales entre la droite et nous, on avait quelque chose en commun. Avec l’extrême droite, on n’a rien en commun. Quand on utilise les mots de quelqu’un, les gens préfèrent toujours l’original à la copie. Et c’est exactement ce qui s’est passé.

    Léo Purguette : Est-ce qu’il n’y a quand même pas un problème du côté des catégories populaires qui ne se mobilisent pas sur la gauche ?
    Ce n’est pas ce qu’on a vu à Marseille. On a vu remonter comme on ne l’avait pas vu monter depuis longtemps, le vote des classes populaires. Ça a été très net dans les 13-14, dans les 2-3 aussi où je m’étais présenté en 2020 et je peux vous dire que ce n’est pas encore la panacée mais on voit de l’effet quand les politiques tiennent leurs engagements. Les gens sont intelligents, ce ne sont pas des clients. Il ne faut pas leur mentir. Je prends des coups pour ceux qui pendant 30 ans on dit « vous allez voir avec moi, tout sera formidable ». C’est pour cela que j’ai essayé d’être sur une ligne la plus juste possible.

    La rentrée scolaire

    Léo Purguette : Qu’est-ce qui va changer à la rentrée pour les petits Marseillais ?
    Je me suis engagé pendant la campagne à faire un kit scolaire de meilleure qualité. Il y aura donc un kit scolaire plus fourni, plus beau, toujours en concertation avec les parents et les enfants, pour qu’on puisse être au rendez-vous sur la question du pouvoir d’achat quand on voit que les prix des fournitures scolaires sont en train d’exploser. Préparez-vous à aller dans les grandes surfaces à partir du 15 août, et vous verrez qu’une gomme qui valait 1,10 euro, vaut 1,80 euro. Mis bout à bout, le panier à la fin, au lieu d’être à 120 ou 130 euros il va passer à 170 euros. Et quand on a deux ou trois enfants, ce n’est pas supportable. C’est pour ça qu’on a décidé de faire cette mesure – la seule grande ville en France à le faire – pour tous les élèves. C’est notre choix, car la question du pouvoir d’achat concerne tout le monde, comme celle de la dignité car quand on est petit, qu’on arrive dans une classe et qu’on n’a pas toutes ses affaires scolaires, on a honte. Tout ça, c’est fini et j’en suis très fier.

    La Métropole

    Léo Purguette : Marseille est désormais dans la gouvernance de la Métropole. Elle a été un gros caillou dans votre chaussure durant le premier mandat. Mais aujourd’hui on a l’impression qu’elle ne fonctionne pas vraiment : elle est sous tutelle, elle n’a pas de moyens…
    Je comprends la question et vous avez raison. Cela a été six années difficiles et compliquées. Aujourd’hui, le choix qui a été fait d’accepter les coupes sombres par le président et par d’autres en expliquant que c’était des économies n’est pas mon choix. Moi je considère que la politique de la Ville, que s’occuper des plus fragiles, que la culture, que le sport ne sont pas des endroits où on fait des économies. Ce n’est pas un sujet qui devrait normalement être mis sur la table car on sait que derrière cela, quand on ferme une association, 2, 10, 20… 100 associations sont concernées. Ce sont des plans sociaux que l’on fait et ce n’est pas acceptable. Bien sûr que j’ai accepté d’entrer dans la gouvernance pour les Marseillais…

    Léo Purguette : … Mais vous n’avez pas accepté d’être vice-président.
    Car je suis maire de Marseille et je ne suis pas friand de mandats, de postes, d’indemnités… Ça ne m’intéresse pas. Je suis et je reste maire de Marseille et je m’occupe des Marseillais. Pourquoi j’accepte d’aller dans une gouvernance partagée ? Parce que je pense qu’à ma ville, au développement métropolitain, à ce qui peut aider les communes autour à se développer pour que Marseille rayonne, pour que les autres communes puissent exister… Marseille a toujours été vue comme le vilain petit canard, sauf que les gens ont oublié que c’est Marseille qui a fait la richesse de la métropole. Vous pensez que des zones d’activité comme on en a à Géménos existeraient sans les Marseillais ? Vous pensez que les milliers d’habitants de Mimet travaillent à Mimet ? Ils travaillent à Aix. Ceux de Gémenos travaillent à Aubagne, à Marseille. J’entends le maire de Gémenos dire qu’il a créé la zone d’activité de Gémenos. Non, c’est un maire communiste qui l’a créé et créé des emplois. Donc il faut revenir à la réalité. Les Marseillais ne sont pas là pour payer, payer, payer. On paye la taxe foncière métropolitaine la plus importante, pourquoi ? En fait, les Marseillais payent deux fois plus que les autres pour un service qui est deux fois moins important. J’ai voulu entrer dans la gouvernance pour réparer cette injustice.

    Didier Gesualdi : On est bien loin du discours œcuménique de Nicolas Isnard. Vous n’avez pas peur d’opposer les territoires en disant cela ? Les pays aixois, martégal, salonnais… Pensent aussi à défendre leurs intérêts et ils sont tous légitimes.
    Ils sont tous légitimes bien sûr à partir du moment où on regarde la réalité en face.

    Didier Gesualdi : Il n’y a quand même pas d’argent volé dans les territoires.
    Si j’en crois ce qui est écrit dans tous les rapports de magistrats financiers, de tous les experts qui se sont mis sur cette question, il y a beaucoup d’argent indus. Indus, qu’est-ce que cela veut dire ? Je vais pas faire un cours de Français. Tout le monde sait ce que cela veut dire.

    Léo Purguette : Sur ce même fauteuil la semaine dernière, le vice-président aux Finances, David Ytier disait que, non, ça n’existait pas des sommes indues et que tout cela était l’héritage de la taxe professionnelle supprimée par l’État.
    On va revenir là-dessus mais je ne veux pas opposer les territoires. En 1999, on a arrêté ce qui était donné aux communes – les attributions de compensation – donc il y a 27 ans. La vie, la ville, ont changé en 27 ans. La Ville de Marseille il y a 27 ans était au bord du gouffre, elle ne créait plus d’emplois, elle en perdait, elle avait 50 000 touristes par an, la CMA-CGM, Onet, la Sodexo… perdaient de l’argent. Aujourd’hui, nous avons des multinationales qui rapportent des milliards d’euros à l’État. Aujourd’hui, nous créons des milliers d’emplois sur Marseille, nous avons des millions de touristes sur Marseille, nous avons une attractivité du territoire avec des gens de planète entière qui viennent à Marseille. Donc si on devait calculer aujourd’hui ces taxes-là, le fruit de l’histoire dont vous parlez, vous pensez que Marseille en serait là ? Qu’on aurait moins que les autres ? Qu’on payerait plus d’impôt que les autres ? Je ne crois pas. Mais c’est opposer qui de dire cela ?

    Les finances

    Léo Purguette : Vous espérez un Plan la Métropole en Grand ? Allez chercher de l’argent auprès de l’État ?
    Il faut avoir de l’ambition dans la vie. Qu’est-ce que j’ai fait ? Je suis venu il y a 6 ans et je vous ai dit : il n’y a plus rien. Est-ce que je vous ai dit : je ferme boutique, je pleure et je dis que c’est la mort de la Ville de Marseille ? J’ai dit je vais me battre comme un lion, j’ai fait Marseille en grand et on a relevé les comptes de la Ville.

    Léo Purguette : Est-ce que Nicolas Isnard est sur cette ligne ?
    Je l’accompagne et je l’incite maintenant à se lever. Mais déjà quand on veut obtenir quelque chose de l’État on ne l’insulte pas. Je n’ai jamais été d’accord avec les gouvernements d’Emmanuel Macron et je ne m’en suis jamais caché. Mais je n’ai jamais insulté qui que ce soit, jamais dit d’un préfet que c’était un préfet stagiaire, jamais dit d’un État qu’il était complotiste. J’ai été opposé aux politiques d’austérité, libérales, de droite d’Emmanuel Macron mais on peut discuter avec eux et d’ailleurs, ça marche. Vous avez vu que le territoire a obtenu des centaines de millions d’euros pour pouvoir faire des projets. La condition, c’était quoi ? C’était de tout revoir. Ça n’a pas été fait, maintenant celles et ceux qui avaient cette responsabilité en payent les conséquences.

    La question des lecteurs

    Dominique : Bonjour M. Payan, est-ce que vous comptez un jour participer à La Marseillaise à pétanque ? Je suis bénévole.
    Est-ce que je compte un jour participer à La Marseillaise à pétanque ? D’abord j’y vais depuis que je suis petit en suivant mon père, mon grand-père. J’y vais chaque année mais cette fois c’est la première année où je m’inscris avec mon père et avec Romain Pastor [conseiller municipal délégué aux traditions, à la culture et aux pratiques sportives provençales, Ndlr.]. On attend un peu de voir où on va jouer la première partie. J’espère qu’on va passer la première pour pouvoir aller au Parc Borély. Je vais suivre tout ça avec grand intérêt. C’est une institution, La Marseillaise. C’est ce qu’on a de plus beau et de plus fort dans le monde de la pétanque.

    Léo Purguette : Vous avez le niveau ? C’est la première fois qu’un maire va participer à la compétition générale.
    Je vais être un poids mort pour les deux autres. Mon père fait ça depuis 70 ans, et Romain Pastor a été titré dans la discipline. Je serai premier pointeur et on verra bien jusqu’où on arrive !

  • L’été rime avec festivités dans la Venise provençale

    L’été rime avec festivités dans la Venise provençale

    Ces samedi et dimanche, c’est un programme riche qui vous attend dans le cadre des festivités organisées par la Ville et ses partenaires. Sur ces deux jours, l’un des temps forts est la fête de la mer et de la Saint-Pierre. « La fête de la mer aura lieu un peu partout dans le centre-ville et dans le quartier de l’île. Chacun trouvera de quoi se rafraîchir et s’amuser », poursuit l’élu. « Sans oublier les processions habituelles et traditionnelles dont font partie la bénédiction des bateaux ou encore l’hommage aux marins disparus. »

    Art, gastronomie et fête

    Au programme, dès 16h, vous pourrez assister à un challenge à la rame depuis le parvis de l’Hôtel de Ville, à des jeux d’antan « comme le mât de cocagne » sur le canal Saint-Sébastien entre 17h et 19h. « Nous aurons aussi des artistes qui vont exposer leur art sur le thème de la mer lors d’un petit marché sur le quai Brescon », ajoute Marc Troulier. Le soir, place aux sardinades de l’Île pour déguster les produits de la mer dans une ambiance musicale festive et chaleureuse, sur la place de la Libération, accessible à tous sans réservation.

    Bien évidemment, le week-end sera aussi marqué par l’ouverture de la fête foraine de la Saint-Pierre, qui prendra ses quartiers sur le parking Francis Turcan dès samedi à 18h.

    Dimanche, les festivités se poursuivront dès 8 heures avec la deuxième manche du championnat de Provence dans le cadre du tournoi de la Saint-Pierre, toujours sur le quai de l’hôtel de ville.

    L’après-midi, dès 16h, une visite guidée de l’exposition « Carte blanche à Ernest Pignon-Ernest », vous ouvrira ses portes aux côtés d’un médiateur au sein du musée Ziem

  • OM, un documentaire met à l’honneur la saison des Marseillaises

    OM, un documentaire met à l’honneur la saison des Marseillaises

    De « Sans jamais rien lâcher » à « Nous sommes les Marseillaises », il n’y a finalement qu’un pas. L’Olympique de Marseille apprécie visiblement les documentaires en immersion au sein de ses équipes. Cette fois-ci, les féminines ont eu l’honneur des caméras avec une plongée complète dans leur exercice 2025-2026, celui du maintien en Arkema Première Ligue. Disponible sur YouTube depuis mercredi soir, le documentaire long de 2 heures et 24 minutes, a bénéficié d’une avant-première au cinéma.

    Aux 3 Palmes, à la Valentine, à Marseille, enfants, adultes, joueuses, staff technique et journalistes ont pu assister à une projection intégrale, en présence du réalisateur Guillaume Vittot, vidéaste du club depuis 2018 : « Ça tenait à cœur à tout le monde de faire ce film. On a remarqué que c’était plus qu’une simple équipe. On a de la chance d’avoir des filles qui sont tops, je n’ai jamais eu de problème. On est dans une philosophie de tout montrer et de promouvoir l’équipe féminine. Elles ont joué le jeu et je les remercie. »

    Prise du Vel’ et maintien

    Dans ce film XXL, Ninon Blanchard, Salomé Elisor, la meilleure buteuse Mathilde Bourdieu et la pure marseillaise Jenny Perret reviennent sur les nombreux événements au cours de la saison. Chaque match, chaque histoire est raconté à travers des images immersives et des anecdotes sur les rencontres, avec le retour des joueuses, mais aussi celui de l’entraîneur adjoint Dalin Anrifani et de la coach arrivée en septembre : Corinne Diacre. L’ex-sélectionneuse de l’équipe de France a été une figure centrale du documentaire. Sa prise de fonction, ses nombreuses causeries, ses coups de gueule – celui de la mi-temps du match au Vélodrome est mémorable – et sa place dans le groupe, entre sourires et tension permanente, rythment le récit.

    Comme leurs homologues masculins, les Marseillaises ont connu un psychodrame dès l’entame de la saison. Lors du stage en Catalogne, l’OM affronte un club local, le CE Europa. La partie, déjà agressive, dégoupille sur la fin avec une bagarre. Le film démarre sur cet événement où Guillaume Vittot capte un coup de poing d’une Espagnole portée à Mathilde Bourdieu. « Ça a traumatisé quelques joueuses, ce n’est pas quelque chose que l’on voit souvent », racontait après coup Salomé Elisor. Un moment qui a soudé l’équipe, mais qui a aussi conduit au départ de l’entraîneur de l’époque, Frédéric Gonçalves.

    Le documentaire propose des images en immersion lors des entraînements et jours de match, tout en s’attardant sur la personnalité des joueuses. Un point qui aurait pu être développé plus longuement, la partie consacrée à Jenny Perret étant rafraîchissante. « L’une de mes plus belles satisfactions », dira d’elle Corinne Diacre, dans « Nous sommes les Marseillaises ». La prise du Vel’ a aussi été évoquée avec cette désillusion face à Montpellier (1-2), le 28 mars, devant les 35 713 personnes, boulevard Michelet. Le directeur général Stefano Petruzzo parlait « du secret le moins bien gardé de la saison ».

    Le documentaire se boucle sur le maintien obtenu à Lens et la joie de tout un groupe, qui a vécu « 4 saisons en une ». En somme, c’était l’an I des Marseillaises.

  • Karim Bentahar : « On fait remonter les besoins des habitants d’Aubagne »

    Karim Bentahar : « On fait remonter les besoins des habitants d’Aubagne »

    La Marseillaise : Comment fonctionne le Contrat de Ville ?

    Karim Bentahar : C’est un dispositif de l’État, de travail entre plusieurs partenaires institutionnels : l’État, la préfète déléguée à l’égalité des chances, la Métropole, le Département et la Ville d’Aubagne. Il est basé sur trois piliers : la cohésion sociale, l’insertion socioprofessionnelle, et le cadre de vie. Nous travaillons dans le quartier prioritaire du Charrel, qui est le seul quartier prioritaire d’Aubagne, sur le quartier de la Tourtelle, qui rentre dans des poches de précarité, et sur le centre-ville.

    Quel est votre rôle dans cet appel à projets ?

    K.B. : C’est de représenter la ville d’Aubagne dans le cadre de la Politique de la ville, de mettre en place les subventions pour les associations du quartier prioritaire du Charrel, de la Tourtelle et du centre-ville. C’est vraiment un rôle de technicien d’ingénierie sociale et de terrain auprès des habitants et des associations. C’est aussi un rôle de bilan pour savoir qui on va subventionner, qui on ne renouvellera pas.

    Comment se passe le lancement de l’appel à projets ?

    K.B. : On va dans les quartiers avec les partenaires, avec l’État, le Département, la Métropole, et le Conseil citoyen du Charrel. On invite les habitants et on travaille avec eux toute la matinée, on fait remonter leurs besoins. Ensuite, on propose des actions et on demande à des associations de répondre à cet appel à projet pour que ces besoins puissent aboutir pour les habitants.

    Quelle est la situation économique de ces quartiers ?

    K.B. : On a de moins en moins de subventions. Donc, ce n’est pas facile de pouvoir financer, parce que l’objectif du Contrat de Ville, c’est la réduction des inégalités sociales entre les territoires. Avec la nouvelle majorité municipale, l’objectif est d’augmenter ces subventions aux associations pour justement réussir à réduire les inégalités sociales.

    Quels sont les besoins que les habitants évoquent en priorité ?

    K.B. : La santé mentale, l’emploi aussi, qui est un objectif qui ne change pas. Ces quartiers sont très précaires sur la cohésion sociale, donc une des priorités, c’est de travailler sur les fêtes de quartier. On veut que les habitants puissent bien vivre ensemble. On veut aussi permettre aux habitants du Charrel, de la Tourtelle, d’utiliser le tramway le soir pendant l’été pour pouvoir aller en centre-ville et participer aux activités, parce que le tramway s’arrête à 21h.