Tag: Bouches-du-Rhône

  • Chez Haribo, des négociations qui ne font pas dans la douceur

    Chez Haribo, des négociations qui ne font pas dans la douceur

    Sifflets, drapeaux… Depuis une bonne semaine, les salariés de l’usine marseillaise Haribo tiennent un piquet de grève et débrayent deux heures par jour. Sur le boulevard Capitaine-Gèze (14e), les klaxons de soutien se multiplient. En cause, des négociations annuelles obligatoires (NAO) qui ne donnent rien, estime Marc Mansano, délégué syndical CGT, syndicat majoritaire. « Depuis 2 ou 3 ans, nous avons des décisions unilatérales de la direction, dénonce-t-il. Ils nous donnent ce qu’ils veulent nous donner. »

    À ses côtés, Thierry Cambola, délégué syndical FO, ne dit pas autre chose : « On n’a que des miettes. » Alors que l’entreprise est florissante, rappelle Marc Mansano. Selon ses comptes 2024, Haribo affiche une croissance de 4,1% de son chiffre d’affaires établi à 388 millions d’euros, pour un résultat net de 32 millions.

    Alors que le Smic a été revalorisé, la CGT réclame une hausse des salaires de 100 euros bruts par mois, une hausse de la tranche d’ancienneté des 3 ans et une revalorisation de prime. Mais, pour l’instant, après une réunion mardi, « nous sommes au point mort », déplore Marc Mansano, qui espère que la baisse de production, estimée à 100 tonnes par jour en temps normal, va porter ses fruits. À Uzès (Gard), l’autre usine du fabricant de bonbons, les salariés sont aussi mobilisés, ajoute-t-il. Ce que craignent aussi les 160 employés marseillais, c’est de voir leur unité de production disparaître dans le cadre d’un projet d’extension du site gardois. « On va réduire le personnel ici, on a une grosse inquiétude », commente le responsable CGT.

    Le soutien de la fédération CGT de l’agroalimentaire

    Fabien Trujillo, animateur régional pour la fédération nationale agroalimentaire et forestière CGT, est venu en soutien. « Depuis le début, nous sommes avec eux dans leur lutte pour de meilleurs salaires, mais aussi pour l’avenir du site », explique-t-il. Il rappelle qu’il y a « une dizaine d’années, quand il y avait un projet de construction d’un gros conditionnement en Allemagne, on avait fait la démonstration, avec le syndicat, que la particularité du marché français du bonbon, c’est que c’est le plus gros d’Europe ». Or, aujourd’hui, assure-t-il, « avec le futur site d’Uzès à sa capacité maximum, plus le site de Marseille, on n’arrive pas à couvrir la totalité de ce marché ». Et de promettre, « avec les syndicats, de faire la démonstration que les deux sites sont nécessaires et qu’il faut maintenir les emplois et les savoir-faire sur une spécificité bien française et aussi pour garantir la qualité des produits ».

    Contacté par La Marseillaise, le directeur général de Haribo, Anthony Deleter, assure que « le bien-être et la fidélité des salariés d’Haribo sont une de nos principales valeurs ». Pour le prouver, il sort la calculette : « En moyenne, un ouvrier Haribo perçoit une rémunération annuelle supérieure de 24% à la moyenne nationale des ouvriers. D’autre part, notre politique salariale garantit à chaque ouvrier une augmentation automatique de +30% sur les 30 premières années de carrière, en plus des augmentations générales ou individuelles ».

    Pour ce qui est des NAO, « Haribo France s’est toujours aligné sur l’inflation voire au-delà » avec, sur les cinq dernières années, « des augmentations qui ont dépassé l’inflation cumulée de 1,3 point ». Et « cette année encore, notre proposition est en lien avec l’inflation de l’année précédente », assure le directeur, mais « les demandes des organisations syndicales étant éloignées de cette proposition, les parties n’ont pas pu aboutir à un accord ». Reste que les syndicats ne comptent pas lâcher…

  • Chaud bouillant

    Chaud bouillant

    Ce ne sont pas contre deux incendies, mais contre 27 départs de feu que les sapeurs-pompiers ont dû se mobiliser, mercredi, en l’espace de seulement 24 heures dans le département. Dont 14 feux de végétation,
    et deux à proximité immédiate de flux de voiture, ne laissant guère de doute sur « l’origine » du danger. « Martelez, s’il vous plaît, les appels au civisme ! », nous disent-ils, à chaque entretien, lors de chaque point presse, inlassablement. Pour que peut-être, le conducteur qui jette encore et encore son mégot par la fenêtre prenne conscience de
    la portée de son acte, pendant un été caniculaire, avec un fort mistral.

    Quand il ne suffit que d’une étincelle…

    Des finances fragilisées

    à cet appel s’en ajoute un autre, que vient de lancer la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France qui interpelle les candidats aux sénatoriales. Au regard des plans d’austérité successifs qui « fragilisent les capacités financières des SDIS » et des « collectivités territoriales [qui] subissent une pression budgétaire croissante ». Et ce dans un contexte alarmant, « les besoins explosent sous l’effet du dérèglement climatique », avec des étés de plus en plus précoces, des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et des records de température qui tombent les uns après les autres. Bref, les pompiers exigent des moyens matériels et humains à la hauteur des enjeux, pour faire le boulot que tout le monde attend, espère et applaudit.

    Cela ne demande pas seulement de faire des choix, mais de changer diamétralement de logique.

  • Les feux de Rognac et de Lançon sont fixés

    Les feux de Rognac et de Lançon sont fixés

    Le pire a été évité, salue le capitaine Philippe Bodin, chef de secteur sur l’intervention de Lançon. L’attaque massive d’hier soir a permis de préserver les habitations des villages avoisinants et d’éviter une catastrophe à ce niveau-là.” Pendant la nuit, 600 habitants de La-Fare-les-Oliviers, du quartier des Guigues et des Baïsses, ont été évacués vers le centre culturel Jean Bernard avant de pouvoir rejoindre leurs logements ce matin.

    Au total, le feu de Lançon a parcouru 275 ha, mobilisant plus de 250 pompiers et d’importants moyens aériens. Deux soldats du feu ont été évacués après des coups de fumée, sans notion de gravité. Un important dispositif du Service département d’incendie et de secours 13 est toujours sur place pour éviter toute reprise au vu “des conditions météorologiques très défavorables”, souligne le directeur Jean-Luc Beccari. Aujourd’hui, les rafales de vent peuvent aller jusqu’à 90 km/h. La RD113 est toujours fermée à la circulation et ce, jusqu’à 19 heures ce soir afin de permettre aux pompiers de travailler en toute sécurité.

    À Rognac, les flammes ont parcouru 40ha et détruit trois entrepôts, une habitation attenante, une dépendance, trois camions et trois voitures. 140 sapeurs pompiers sont toujours sur place pour surveiller les points chauds qui subsistent.

  • Inscriptions Mondial à pétanque : nouveaux records battus !

    Inscriptions Mondial à pétanque : nouveaux records battus !

    Mercredi en milieu de journée, la barre des 4 784 équipes, atteinte en 2025, a été franchie. À son approche, les inscriptions en ligne ont été fermées avec quelques heures d’avance. L’équipe n° 4 785 a été symboliquement attribuée à la triplette de Pierre Guille, l’ancien président délégué du Mondial, qui s’était engagé depuis quelques jours déjà sous les couleurs de la Team Solimut représentée par plus de 250 joueurs à Borély. Dans le GP féminin Paprec, 186 équipes étaient inscrites hier et le Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes, flirtait avec les 200 participants. Là encore des records battus…

  • Sauveur Cristofini entre dans la cour des grands

    Sauveur Cristofini entre dans la cour des grands

    Brûler les étapes ne lui fait peur en aucun cas. Dans le sillage d’un Léon Marchand prenant logiquement de la place dans le monde de la natation française, un jeune talent pointe encore un peu plus le bout de son nez. Sauveur Cristofini, 16 printemps à peine, continue d’affoler les chronos. Les championnats de France, à Saint-Étienne, se bouclent ce jeudi et le prodige a frappé un grand coup mardi soir. La finale du 200m nage libre a longtemps été dominée par Roman Fuchs avant que l’ex-protégé de Philippe Lucas, à Martigues, se montre. Revenu comme une balle, Cristofini a accroché le titre national à la touche… ex æquo avec son principal concurrent. Un fait rare en natation.

    Qualifié pour l’Europe

    Déjà bronzé lors du 100m nage libre, le nageur originaire de Corse a pleinement réussi son rendez-vous dans la Loire. « J’avais cet objectif depuis l’année dernière de me qualifier. C’est beaucoup d’émotions et de sacrifices pour y arriver. Être champion de France, c’est une grosse étape », a-t-il déclaré à la sortie du bassin. Ce dont parle Sauveur Cristofini dans ces quelques phrases, c’est la qualification acquise pour les championnats d’Europe à Saint-Denis (10 au 16 août). En effet, avec cette victoire, une place lui est réservée puisqu’il a dans un même temps réalisé les minima européens.

    Un nouveau palier franchit pour celui qui nage déjà plus rapidement que le champion olympique 2012 Yannick Agnel au même âge. Le néo-membre du Cercle des Nageurs de Marseille va vivre sa seconde sélection en équipe de France Après l’Euro en petit bassin, en décembre. 1m90, des mains gigantesques, des chaussures taille 50 aux pieds, Sauveur Cristofini, recordman d’Europe junior du 400m, a tout pour devenir une autre étoile dans la constellation de la natation tricolore.

  • Le tennis-fauteuil prend de la hauteur à Château-Gombert

    Le tennis-fauteuil prend de la hauteur à Château-Gombert

    Dans les hauteurs de Château-Gombert, Stefano Cimitile et Aurélie Sciarra avaient le sourire. Et pour cause. Le président engagé et sa vice-présidente passionnée commencent à voir les fruits de quatre années d’investissement en faveur de l’inclusion, une cause qu’ils portent avec conviction au sein du Tennis Club de Château-Gombert, dans ce quartier emblématique du 13e arrondissement de Marseille.

    Dans cette dynamique, le club a lancé l’an dernier son premier Open National de tennis-fauteuil. Une initiative saluée pour « sa qualité et son organisation », qui a naturellement conduit les dirigeants à renouveler l’expérience. La deuxième édition se tiendra du 9 au 12 juillet sur les courts gombertois. « Organiser un tournoi de cette envergure est une source de stress permanente. Nous veillons au moindre détail pour que les joueurs n’aient absolument rien à redire », confie Aurélie Sciarra, directrice du tournoi.

    Consécration d’un périple

    Cette année, elle devra également composer avec la canicule qui frappe une grande partie de l’Hexagone. « Tout sera mis en œuvre pour que les joueurs évoluent dans les meilleures conditions possibles », assure la vice-présidente, heureuse d’avoir une nouvelle fois réuni un plateau de 32 joueurs dans le tableau principal.

    Vainqueur de la première édition, Nicolas Peifer, double champion paralympique, remettra son titre en jeu sur les courts de son propre club. « C’est une immense fierté de compter un joueur de cette dimension dans nos rangs. Il a largement contribué à décrocher cette nouvelle étoile sur notre maillot », sourit Aurélie Sciarra, non sans émotion au moment d’évoquer le parcours qui a conduit le club de Château-Gombert jusqu’au titre de champion de France. Même Stefano Cimitile peine encore à retenir ses larmes. « C’est l’aboutissement et la récompense de tout ce qu’on a construit en quatre ans. Beaucoup de clubs ne vivent jamais un tel moment », savoure le président marseillais.

    En quelques saisons, épaulé par Aurélie Sciarra, il est parvenu à fédérer l’ensemble des licenciés autour d’un véritable esprit de famille. « Le club a toujours eu cette dimension familiale, mais elle s’est encore renforcée. Toute l’année, nous organisons des événements qui rassemblent les parents, les enfants et les bénévoles. Cela crée une vraie unité. Dès qu’il y a besoin d’un coup de main, tout le monde répond présent. Les gens se serrent naturellement les coudes », souligne-t-il.

    Trop peu de soutien public

    Malgré un titre national par équipes et l’organisation de l’un des principaux tournois français de tennis-fauteuil, le Tennis Club de Château-Gombert estime ne pas bénéficier d’un soutien institutionnel à la hauteur de son engagement. « Nous accompagnons énormément de personnes, mais cela représente aussi des coûts importants. Malheureusement, nous ne sommes pas suffisamment soutenus par les institutions », regrette Stefano Cimitile.

    Pourtant, plusieurs élus avaient fait le déplacement lors de la conférence de presse, parmi lesquels l’adjoint à la santé Antoine Cortes (PS) et l’adjoint aux sports Yohann Soler (DVD), récemment élus à la mairie des 13e et 14e arrondissements de Marseille, ainsi que Denis Rossi, vice-président (DVD) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône. Selon le président, les aides publiques mobilisées pour cette deuxième édition de l’Open National de tennis-fauteuil représenteraient moins de 10 % du budget nécessaire à son organisation.

    Quand on sait qu’un tournoi de ce type nécessite un budget compris entre 50 000 et 70 000 euros pour voir le jour, il n’est, hélas, guère surprenant que les associations se tournent désormais de plus en plus vers des financements privés.

  • De Saint-Bart à Marseille, l’amitié en guise de boussole

    De Saint-Bart à Marseille, l’amitié en guise de boussole

    Un bateau, deux avions et 14 heures de voyage pour venir jusqu’au parc Borély. Un long périple porté par une profonde amitié, teinté d’humour et de passion pour la pétanque, qui sont, ici, le moteur de chaque performance. Licenciés à l’Amicale bouliste de Saint-Barthélemy, au cœur des Caraïbes, Benjamin Couet et Vincent Dewez participent cette année au Mondial La Marseillaise avec leur ami varois Christophe Dicolangelo, licencié au club de Saint-Raphaël.

    Entre 80 et 100 licenciés

    « À Saint-Barth, il y a un vrai noyau de passionnés, aussi bien chez les natifs de l’île que chez les expatriés », raconte Benjamin Couet, qui a déjà eu la chance de représenter Saint-Barth’ au championnat de France. Cette petite île francophone des Caraïbes, réputée pour ses plages de sable blanc et ses boutiques de créateurs, compte entre 80 et 100 licenciés pour 9 000 habitants. Chaque année, le club local organise un Grand Prix et essaie d’attirer des champions.

    En octobre dernier, pour la 9e édition, quatre grands noms de la pétanque ont fait le voyage : Michel Loy, trois fois champion du monde, Christophe Sarrio, champion du monde triplette en 2023, Ludovic Montoro, champion d’Europe en 2023 et vainqueur du Mondial La Marseillaise 2021, et Yohan Cousin, champion de France en doublette en 2024 et vainqueur des Masters 2025.

    Jouer en métropole et participer à La Marseillaise est évidemment une immense joie pour Benjamin et Vincent. Ils apprécient la variété des terrains marseillais qui nivellent les niveaux. Car ce n’est pas l’expérience qui manque au sein de cette triplette des îles.

    Vincent Dewez a joué en club pendant plus de 20 ans et Christophe Dicolangelo a commencé il y a 5 ans, à Saint-Barth justement. Ils peuvent être à la fois tireur ou milieu. Benjamin joue à Saint-Barthélemy depuis une dizaine d’années. Il est plutôt pointeur ou milieu.

    Leur objectif est d’aller « le plus loin possible ». Les trois compères, qui ont déjà participé à La Marseillaise, mais jamais ensemble, ont conscience que dans le temple de la discipline, le niveau est élevé. « Ce serait sympathique de rencontrer un champion comme Dylan Rocher. Mais on espère que ce ne sera pas avant la finale. Le plus tard sera le mieux », sourient les amis.

  • Une journée d’évasion pour ces familles en difficulté

    Une journée d’évasion pour ces familles en difficulté

    « Ici, on s’occupe de personnes avec des situations compliquées […]. On considère que tout le monde a le droit de s’évader », s’enthousiasme Louise Mottier, éducatrice spécialisée au sein d’Habitat Alternatif Social, association du secteur de la lutte contre la grande pauvreté. Ce mercredi 1er juillet, cette structure et ses résidents profitent du programme « S’évader », mis en place par la mairie de Marseille pour permettre aux familles des quartiers prioritaires de la ville de bénéficier d’une journée de vacances gratuite. Depuis le 15e arrondissement, un bus les attend pour les amener au lac des Vannades.

    Depuis 4 ans, ce dispositif, financé par la Ville de Marseille, permet aux associations de monter un projet pour les familles autour de la nature, de la culture, ou du sport et de le réaliser. La mairie « a fait le choix de séculariser le dispositif » malgré les coupes budgétaires imposées aux collectivités, explique Anne-Sophie Sidani, conseillère municipale déléguée à la politique de la ville (PS), pendant que son équipe distribue aux familles des produits dérivés à l’effigie de la mairie.

    Un programme qui fait

    des heureux

    « Les familles n’attendaient que ça », ajoute Louise Mottier. C’est la première et la seule journée de l’année où les résidents des différents centres d’hébergement se retrouvent. Selon elle, c’est « une journée de célébration » qui « permet d’oublier le quotidien ».

    Mariette et Christian, parents d’un nouveau-né, accompagnés depuis 3 mois, expriment leur enthousiasme : « On pourra rencontrer d’autres familles. » Tous voient cette journée comme la possibilité de tisser des liens. « Je me fais des amis », ajoute Abdoul-Karim, jeune garçon présent avec sa mère Chadia.

    Alors que tous sont déjà installés et que le bus est prêt à partir, Anne-Sophie Sidani adresse un dernier mot : « Au nom de la Ville de Marseille et de Benoit Payan, je voulais vous souhaiter à tous une très bonne journée ! » Ravie, l’association envisage déjà l’an prochain et Louise assure que ces derniers « répondront présents ».

    Sasha Mossé

  • Dernier qualif’ avant Borély pour le Handi Mondial

    Dernier qualif’ avant Borély pour le Handi Mondial

    Lancés en mai, les tournois qualificatifs de la 6e édition du Handi Mondial La Marseillaise ont déjà réuni une quarantaine d’équipes. La prochaine étape a lieu ce samedi, à Septèmes, avec une dizaine d’équipes engagées. Ces cinq étapes qualificatives programmées par l’AJCM sur le boulodrome Daillan à Arles (23 mai), en partenariat avec le club Lou Gari Trenco Taïen, à Salon-de-Provence du côté de la Boule de l’Élysée (30 mai), à Marseille sur le territoire de la Boule Vallier (20 juin), à Septèmes-les-Vallons avec l’Étoile bouliste septèmoise ont permis de livrer le nom des premiers qualifiés pour le concours final, programmé le 8 juillet, au parc Borély.

    Les Ukrainiens de retour

    On y retrouvera notamment le vainqueur de l’année dernière, Patrick Gueguen (associé à Sette et Germain), qui joue cette année avec comme équipier de Philippe Persoglio, un homme avec un handicap psychomoteur. Ils se sont qualifiés lors du qualificatif de Vallier. La finale sera retransmise en lever de rideau de la grande finale de la 65e édition, sur le stade d’honneur. D’ici là, une cinquième et dernière étape qualificative aura lieu au Parc Borély, le mardi 7 juillet, pour les participants du reste de la France et étrangers.

    À cette date, seize équipes sont engagées, dont une équipe ukrainienne, présente l’an passé au parc Borély, dans le cadre du programme de réhabilitation des soldats blessés au front mis en place par la fédération nationale de pétanque. Ils avaient participé l’an dernier au Mondial et la fédération avait reçu, à cette occasion, la Boule d’or. Ils s’engagent cette fois dans le Handi Mondial après l’organisation d’un tournoi qualificatif en Ukraine. à noter également la présence de Patrick Bosso, vainqueur en 2024, avec Christophe Borély et Eric Piacentino.

    Triplette mixte

    Les modalités du concours final évoluent. 32 équipes seront engagées. Trois parties timées (40 minutes) sont programmées le matin, suivant le format de compétition dit « swiss », elles permettront de se qualifier pour les demi-finales qui auront lieu en tout début d’après-midi. Si, en 2025, la durée de la finale avait été portée à 1h30, elle se disputera cette fois en une heure plus deux mènes.

    Pour le reste, les règles, pensées pour garantir l’inclusion et l’équité, n’évoluent pas. Chaque joueur dispose de deux boules par mène et les parties sont adaptées selon la fatigabilité. « Chaque triplette doit compter au moins une personne en situation de handicap et une personne valide. La troisième est libre », rappelle Eyvann Morival, responsable sport et santé à l’association AJC Marseille, spécialiste de l’inclusion du handicap en milieu ordinaire, qui encadre l’événement et veille à son bon déroulement.