Tag: Bouches-du-Rhône

  • Quatre enseignants syndiqués suspendus dans les Bouches-du-Rhône

    Quatre enseignants syndiqués suspendus dans les Bouches-du-Rhône

    Au total sept personnels de l’éducation liés à une activité syndicale ont été convoqués le 31 août, à la veille de la rentrée scolaire, pour un entretien préalable à sanction. « Ces suspensions conservatoires allant jusqu’à 4 mois, ces sanctions et ces menaces de non-renouvellement de contrat, liste la CGT dans son communiqué, s’apparentent à une volonté [du Rectorat ndr] de faire des exemples ». Pas de 25e rentrée pour Jadran Svrdlin et deux de ses collègues à l’école de la Tourtelle. Interdits d’approcher l’école, les élèves et les enseignants. « Nous avons alerté sur l’alarme incendie en panne durant six mois, sur un chauffage défaillant depuis des années, sur l’externalisation du ménage et la dégradation du service, sur des non-remplacements d’enseignants », explique ce professeur qui enseigne depuis 7 ans dans cette école. « À chaque fois nous avons documenté nos alertes, précise-t-il, à chaque fois les problèmes soulevés ont été minimisés. » Sans vouloir dévoiler les éléments de l’enquête, le syndicaliste assure y voir « clairement une mesure d’intimidation ».

    Et à La Ciotat

    À La Ciotat, c’est « un management autoritariste et le manque de considération envers une accompagnante scolaire (AESH), l’exclusion de cantine d’élèves handicapés faute d’embauche d’accompagnants ou le fait de confier à une agente territoriale (Atsem) 15 élèves en remplacement d’une enseignante » qu’a dénoncé Coralie Hernandez. Enseignante à l’école Jean-Zay depuis 2020, elle est interdite de classe cette rentrée. « On me reproche des absences liées à mon mandat syndical car ça romprait le climat de confiance entre l’école et la famille ! », précise l’enseignante encore sous le choc.

    « Eux, ils ont la sanction, nous, on a la solidarité », ne désarme pas la syndicaliste. À ces cas s’ajoute, au sein de l’administration elle-même, « le non-renouvellement de deux agents en CDD qui animaient une section syndicale CGT, sous prétexte de réorganisation des services du Rectorat ». Pour la CGT cette chronologie de décisions appelle des explications. Pas de communication du côté de l’Académie Aix-Marseille, car « une enquête administrative est en cours ».

  • À Marseille, le feu du restaurant « Le Barjaquet » est maitrisé

    À Marseille, le feu du restaurant « Le Barjaquet » est maitrisé

    Le restaurant « Le Barjaquet » est situé au rez-de-chaussée d’un bâtiment de 4 étages sur le Cours d’Estienne d’Orves. Il comprend commerces et habitations. « Les 30m2 du restaurant ont été entièrement détruits par les flammes. 8 victimes indemnes (6 impliquées évacuées avant notre arrivée et 2 autres évacuées par nos moyens) », indique les marins-pompiers de Marseille. Une phase de déblaiement et noyage des restes d’incendie est en cours dans le restaurant. Les parties communes du bâtiment sont quant à elles ventilées pour dissiper les fumées.

  • [Maj] Fibre Excellence : après des incidents à Tarascon, le préfet exige le redémarrage de la station d’épuration

    [Maj] Fibre Excellence : après des incidents à Tarascon, le préfet exige le redémarrage de la station d’épuration

    Un arrêté pris en urgence ce jeudi 3 septembre par le préfet de région, Jacques Witkowski, exige le redémarrage de la pomperie au Rhône et de la station d’épuration sur le site de l’usine à papier SAS Fibre Excellence Provence de Tarascon. Liquidée en juillet par le tribunal de commerce de Toulouse, elle a été placée sous la responsabilité de liquidateurs judiciaires.

    Ces derniers ont obligation de veille à la mise en sécurité des installations sur le site. La CGT Fibre Excellence et l’UD CGT dénonçaient depuis plusieurs jours des risques importants pour l’environnement et d’incendie si toutes les mesures n’étaient pas respectées dans le process de mise à l’arrêt. Un document interne au site stipule que la présence de 34 personnes sur six mois serait requise pour une mise en sécurité du site. Leur proposition a été refusée par le mandataire judiciaire qui a préféré mettre une équipe mixte de neuf personnes en place.

    Ce mercredi 2 septembre, trois incidents se sont produits sur le site suite aux coupures opérées dans le réseau électrique par mesure d’économie et également imputables à des erreurs de manipulation. Une inspection menée sur le site le 2 septembre a fait le constat que « l’ensemble des substances, produits et déchets constatés lors de l’inspection du 31 août est encore présent ». Le site dispose d’une pomperie qui alimente grâce à l’eau du Rhône un système de défense incendie. Or, « il a été constaté que la SAS Egide, a procédé à l’arrêt de la pomperie et a été en incapacité de répondre sur les délais nécessaires à un redémarrage ».

    CQFD

    L’arrêt de la station d’épuration a également fait l’objet d’un constat par les inspecteurs. Or cette station intervient en traitement ultime avant rejet au Rhône. Le 1er septembre, un incident dont l’information n’a été communiquée à l’inspection des installations classées que le 2 septembre, souligne l’arrêté, était consécutif à la manœuvre d’une vanne de vidange et a conduit à l’écoulement de 50 m3 de liqueur noire dans une zone de rétention. « Cet incident montre qu’un incident de type déversement est susceptible de se produire sur le site » conviennent les inspecteurs.

    Dans son arrêté pris ce 3 septembre, le préfet confirme donc que les alertes des salariés meilleurs experts dans leur domaine étaient justifiées et considère après inspection que « cette situation constitue un manquement aux obligations réglementaires ». Il met en conséquence en demeure le liquidateur de « procéder immédiatement au redémarrage de la pomperie alimentant les hydratants du site (poteaux incendie, sprinkler, couronne d’arrosage) », ainsi que de la station d’épuration qui ne pourront « être arrêtés que sur demande justifiée et motivée et après accord explicite de l’inspection des installations classées ». Une information quotidienne des opérations réalisées le jour même et celles prévues le lendemain est aussi exigée. Le liquidateur n’a pas non plus « apporté de garanties sur sa capacité financière à évacuer les produits présents ».

  • Le festival Terres de résistance lancé pour quatre jours de fête

    Le festival Terres de résistance lancé pour quatre jours de fête

    C’est le début de quatre jours de fête, avec l’ouverture ce vendredi à 18h du festival sur son lieu de villégiature, au jardin du Prieuré. Le village des associations, l’exposition Front populaire et la création de l’artiste peintre Thierry Chauvelot seront à découvrir en même temps que débuteront les concerts d’Axetone, Tribute de Bob Marley & The Wailers, suivi de Massilia reggae club, avec before et after de Tatou et DJ Kayalik. L’accès est libre.

  • Julien Vinh sera en marssur la scène de l’Opéra de Marseille

    Julien Vinh sera en marssur la scène de l’Opéra de Marseille

    Un an après son show à guichets fermés au Cepac Silo, c’est sur la scène de l’Opéra que Julien Vinh, humoriste marseillais, revient le 13 mars. Un show hautement symbolique pour le monde du stand-up tant ses apparitions sont rares sur la prestigieuse scène du grand théâtre, mais aussi pour le jeune artiste, qui croise l’imposant bâtiment quotidiennement depuis l’enfance. « Je crois que je réalise pas vraiment pour l’instant. Ça va être impressionnant, je pense. C’est un endroit qu’en tant que Marseillais, on connaît très bien, mais sans vraiment connaître. Je passe devant tous les jours, sans voir ce qu’il se passe à l’intérieur », reconnaît-il. Et c’est avec une manifestation, armé avec ses équipes de pancartes revendicatrices – « Tié où depuis le Silo ? », « Ça y est tu vas à Paris tu nous oublies ! »- que la nouvelle a été divulguée, mardi, à sa communauté. « Après le Silo, je voulais pas revenir avec une sale plus petite. Je voulais un truc stylé, retrace-t-il. Ça a pris beaucoup de temps de négocier avec la Mairie, parce que c’est pas une salle de spectacle classique, c’est l’Opéra municipal. Maintenant, je suis content de pouvoir dire : on fait l’Opéra ! ». Julien Vinh interprétera donc son spectacle Couronne, qu’il « joue depuis des années » , mais qui « évolue sans cesse ». « J’raconte un peu ma vie, (…) ma réorientation. C’est le message que je veux faire passer : qu’on peut changer de vie, qu’il faut faire confiance à sa vie », conclut-il.

  • À La Ciotat, le forum va réunir 200 associations

    À La Ciotat, le forum va réunir 200 associations

    La 33e édition du forum des associations, organisé par la Ville de La Ciotat, aura lieu samedi. Il accueillera cette année plus de 200 associations, dont 29 nouvelles, qui viendront présenter leur domaine d’activité, offrant un panel large de la vie associative ciotadenne.

    Les structures seront réparties en six pôles : sport et nautisme ; bien-être et santé ; loisirs et culture ; éducation, traditions et commémorations ; environnement, cause animale et vie des quartiers ; solidarité, social et handicap.

    En plus des différents stands, le forum met aussi en place trois espaces dédiés aux représentations, animés par de diverses associations tout au long de la journée. Un podium sport accueillera des démonstrations d’arts martiaux, alors que d’autres animations dansantes et musicales seront à découvrir au théâtre de nature. Enfin, l’espace belvédère permettra de découvrir des activités et d’assister à des spectacles autour de la danse et du bien-être.

    Promouvoir l’offre associative et culturelle

    Le forum organise également différentes initiations comme du squash, des fléchettes, ou encore une animation de prévention au bien-être animal. Le reste des activités sera à découvrir sur les stands.

    Pour accompagner les visiteurs au long de la journée, des espaces de restauration, un glacier et plusieurs food-trucks sont présents sur le forum.

    Un programme riche qui permettra à chacun et chacune de trouver son bonheur pour l’année à venir, en cette période de rentrée scolaire.

    Accès libre. Plus d’informations sur laciotat.com

  • La CGT d’Arles sommée de quitter son local

    La CGT d’Arles sommée de quitter son local

    L’expulsion de l’Union locale CGT de la Bourse du travail, décidée par le maire d’Arles (Horizons) Patrick de Carolis, est imminente. L’UL CGT a indiqué, par communiqué, avoir reçu la visite d’un commissaire de justice (anciennement huissier), qui lui a remis un commandement de quitter et libérer son local de la Bourse, au 3 septembre. Le syndicat occupe ces locaux depuis 126 ans.

    Cette nouvelle étape marque une escalade dans le bras de fer opposant l’organisation syndicale à Patrick de Carolis. Le commandement de quitter les lieux permet en effet de recourir à la force publique en cas de refus de s’exécuter. Cet ordre est rendu possible en raison de la décision du tribunal administratif de Marseille, rendue à la mi-juillet, de valider l’expulsion sans délai décidée par le maire, suite au non-renouvellement de la convention d’occupation du site, échue en 2023.

    Réaction à venir

    Si l’Union locale CGT a décidé de faire appel de cette décision, cet appel ne suspend pas l’expulsion, ni l’astreinte financière de 50 euros par jour qui s’appliquerait dès la mi-septembre. « Nous estimons que la délibération du conseil municipal d’Arles nous attribuant ces locaux, votée en 1900, est toujours valable », exposait le secrétaire général de l’UL, Nicolas Bourcy, en juillet. Le syndicat détaillera sa position et sa réaction lors d’une conférence de presse, ce vendredi matin.

  • Les agents de l’hôpital de Martigues refusent les tours de vis

    Les agents de l’hôpital de Martigues refusent les tours de vis

    « On veut juste que tout soit normal, ne plus manquer de matériel, ne pas courir et garder au moins nos repos, car nos salaires sont gelés ». Cette infirmière au bloc opératoire donne le ton de la rentrée sociale lors de l’assemblée générale du personnel de l’hôpital de Martigues, jeudi après-midi. Depuis le début de l’été, un conflit a éclaté contre les mesures d’économie prises par la direction sur injonction de la Chambre régionale des comptes.

    Après plusieurs actions cet été, dont une grève reconductible du bloc opératoire depuis la mi-juillet, la direction s’était engagée à mettre en place un dialogue social avant toute mise en œuvre des mesures. « Un premier cycle de concertation a été proposé aux organisations syndicales, avec cinq rencontres entre le 8 septembre et le 23 octobre 2026. Ce premier cycle a vocation à être poursuivi entre la fin de l’année 2026 et le premier quadrimestre 2027 » précise-t-elle à La Marseillaise.

    Mais dans l’assemblée, certains dénoncent des « tentatives de division ». « Le directeur est venu au bloc nous dire que les mesures seraient repoussées en novembre », poursuit cette agente. « C’est un service stratégique pour l’hôpital, qui fait de l’argent », analyse Laure Privat, secrétaire du syndicat CGT de l’hôpital. La direction affirme de son côté que « certaines modalités nécessitaient un temps supplémentaire de dialogue avec les équipes [du bloc opératoire, ndlr] en raison des spécificités de leurs organisations. Ce délai ne remet pas en cause la trajectoire de mise en conformité, mais permet une concertation approfondie sur sa mise en œuvre ».

    Négociations en route

    « Les négociations commencent mardi pour le bloc, il ne faut pas les laisser seuls, car quand on s’attaquera aux autres, le bloc sera avec nous », assure Laure Privat. « Il faut combiner nos forces avec les brancardiers », propose une infirmière. « Comme les dockers et les routiers », appuie une autre. « Que chacun fasse des actions gênantes, mais ensemble », insiste cet autre syndicaliste.

    Le calendrier de mobilisation est chargé, avec la grève nationale du secteur de la santé le 15 septembre et celle de toute la fonction publique le 29, le climat social va encore chauffer d’ici les instances de concertation.

  • Aix-Marseille : des élèves fouillés le premier jour du lycée

    Aix-Marseille : des élèves fouillés le premier jour du lycée

    Des chiens, des policiers et des gendarmes devant les grilles du nouveau bahut. C’est ce qu’ont vécu des élèves de seconde des lycées Nelson-Mandela à Marseille (12e) et Fourcade à Gardanne, mardi, le jour de leur rentrée. Au programme : fouille des sacs des élèves sélectionnés et contrôle des chauffeurs de bus. Une pratique possible depuis la circulaire de mars 2025, conjointement signée par Élisabeth Borne et Bruno Retailleau, alors respectivement ministre (Ren.) de l’Éducation nationale et ministre (LR) de l’Intérieur, qui autorise donc aux forces de l’ordre des fouilles aléatoires et inopinées des sacs et cartables aux abords ou à l’entrée des collèges et lycées.

    Des méthodes déjà dénoncées dans le passé par l’intersyndicale des enseignants du secondaire et que le Snes-FSU juge d’autant plus violentes le jour d’une rentrée. « Ce qui nous a particulièrement choqués, c’est que ça se fasse le jour de la rentrée des secondes, s’indigne Salima Ouannaï, secrétaire académique adjointe du Snes-FSU Aix-Marseille. Nous avons été contactés par les personnels des établissements en question, qui ont été particulièrement choqués, de même que les élèves. »

    L’opération a en effet fortement mécontenté plusieurs enseignants du lycée Fourcade, prévenus lundi, lors de la pré-rentrée, de la venue des officiers de gendarmerie. Ils parlaient alors, dans un communiqué de presse, d’un déploiement « inadapté » et susceptible de « créer un stress inutile pour les enfants et leurs parents », cités par La Provence. « Voilà donc le message envoyé à la jeunesse pour son premier jour au lycée : bienvenue, vous êtes d’abord considérés comme une menace. (…) Beaucoup de stress, aucun objet découvert et une rentrée transformée en opération de communication sécuritaire. Nous dénonçons fermement ces pratiques. Elles instaurent un climat de suspicion et stigmatisent les élèves », fronde de son côté le Snes-FSU.

    « Masquer un manque

    de moyens »

    Au-delà des méthodes jugées inadéquates, c’est l’utilité même de ce genre d’opération que le Snes-FSU réfute. « On envoie un mauvais message aux jeunes, en leur faisant comprendre que ce sont des fauteurs de troubles, tout en suggérant que l’école est un lieu dangereux, note Salima Ouannaï. Une vision passéiste d’abord, mais aussi totalement inefficace. » Pour elle, comme pour ses camarades du Snes-FSU, c’est de personnels dont a besoin l’Éducation nationale pour lutter contre les violences scolaires, pour que les élèves puissent être accompagnés. « On veut de la prévention et des solutions qui soient éducatives, poursuit-elle. On manque de CPE, d’AED [surveillants], de psychologues et d’assistantes sociales et, à Marseille comme ailleurs, on refuse la création de postes. Cette circulaire est juste une façon de communiquer pour masquer le manque de moyens. »

  • Le patronat local inquiet pour 2027 et la ligne haute tension

    Le patronat local inquiet pour 2027 et la ligne haute tension

    Si Jean-Christophe Amarantinis n’est à la tête de l’Union pour les Entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13) « que depuis 3 mois », il a déjà bien pris le pouls de l’organisation patronale. « Ma marque de fabrique, c’est le collectif », campe le chef d’entreprise lors de son premier point presse, à Marseille ce jeudi. Voilà pour la présentation convenue, place au fond. Lequel est forcément marqué par les élections à venir. « Le message qui ressort systématiquement, c’est une inquiétude extrême sur le futur. Les échéances électorales font que les entrepreneurs n’ont pas envie d’investir, n’arrivent pas à se projeter. Ils sont angoissés face à une incertitude permanente, ce qui freine les investissements », explique-t-il.

    Il s’appuie notamment sur les retours de ses homologues lors de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF), équivalent de l’université d’été du Medef, où ont débattu les candidats à l’élection présidentielle. Concrètement, Jean-Christophe Amarantinis prévient : « Les sondages sont unanimes : au 2nd tour, il y aura deux extrêmes. Et quand on est chef d’entreprise, les extrêmes, ce n’est pas bon. Que ça soit l’un ou l’autre, dans tous les cas, ce n’est pas positif pour nous. » En renvoyant au passage la France Insoumise et le parti d’extrême droite Rassemblement national dos à dos… « Les finances vont déjà très mal, il y a une incertitude depuis 2 ans et la dissolution. Quel que ce soit celui qui prenne les commandes, on est dans un corner avec cette dette qui est tellement haute, l’État est limite en faillite », martèle-t-il. Côté propositions, Jean-Christophe Amarantinis n’innove pas et déroule le discours habituel du grand patronat : flexibilisation du droit du travail, réduction de l’écart entre le salaire brut et net, coupes « dans le train de vie » des collectivités et autres administrations de l’État…

    « Les entreprises ne sont pas des philanthropes »

    Mais ce sont plusieurs dossiers locaux qui préoccupent le patron des patrons locaux. Et en premier lieu, celui de la fameuse ligne Très Haute Tension et ses 400 000 volts qui doit relier le Gard et Fos-sur-Mer, avec la promesse de la décarbonation des industries de l’Étang de Berre. « S’il y a un dossier prioritaire, c’est cette ligne. L’État ne s’est pas engagé clairement, à l’heure où on se parle, il n’y a rien de sanctuarisé. Il est essentiel qu’il y ait des engagements irrévocables. On va même monter à Matignon s’il faut ! », lance-t-il. Avant de se montrer plus offensif : « On est très inquiets : hormis des belles paroles, il n’y a rien. Il ne faut pas que l’État utilise tous les stratagèmes pour reporter cette décision. On va se battre pour obtenir gain de cause. » Quid des projets industriels qui étaient conditionnés à la mise en place de cette ligne ? « Malheureusement, les entreprises ne sont pas des philanthropes. On n’investit pas à perte. » Heureusement, l’État lui est philanthrope.