Tag: Bouches-du-Rhône

  • Saint-Barth’ est présent au rendez-vous

    Saint-Barth’ est présent au rendez-vous

    Les palmiers dessinés sur le côté gauche de leurs maillots blancs ne laissaient guère de place au doute. Deux cadets engagés au Trophée Crédit Mutuel Mondial des Jeunes ont traversé l’Atlantique depuis Saint-Barthélemy et Saint-Martin pour prendre part à la fête. Ce vendredi après-midi, aux alentours de 14h30, ils ont entamé leur tournoi par une victoire 13-10 face à une équipe de Vitrolles.

    Les Îles du Nord sont les dernières arrivées dans le paysage français de la pétanque. Émilie Aubin accompagne ces jeunes de moins de 15 ans et explique comment la discipline est structurée dans cette collectivité d’outre-mer : « Nous sommes le dernier comité créé par la fédération donc on est le CD 989. Il y a trois clubs, deux à Saint-Barth’ et un à Saint-Martin. La seule école de pétanque a été ouverte il y a seulement six ans et une autre est en développement à Saint-Martin. »

    Le comité compte environ 300 membres, dont 20 jeunes placés dans ladite école de pétanque. Les tournois sont peu nombreux dans ce coin des Caraïbes. « Nous avons un Grand Prix sur chaque île, Saint-Martin en juin et Saint-Barthélemy en octobre. Ce sont des nationaux. Ensuite, on a régulièrement des concours, des championnats de France. On y envoie plusieurs catégories, dont les doublettes et triplettes mixtes et hommes, ainsi que des jeunes en cadets », éclaire Emilie Aubin.

    L’éloignement de la métropole, sur des territoires de seulement 25 et 53 km², engendre certaines contraintes spécifiques. Les îles du Nord ne possèdent que des équipes cadettes puisqu’il est tout simplement impossible d’avoir des juniors. Saint-Barthélemy ne possède pas de lycée et les adolescents de 15-18 ans sont donc très peu nombreux, voire absents de l’île.

    En préparation pour

    les championnats de France

    Celian et Ethan sont associés durant la Marseillaise à Gianni, venu de l’Hérault, car leur troisième équipier n’a pas vu venir. « Ethan et Celian vont participer à leur troisième championnat de France et La Marseillaise est un peu une mise en bouche à une semaine de l’échéance », souffle Emilie Aubin.

    Ces compétitions en métropole leur permettent d’affronter des jeunes de leur catégorie puisque, outre-Atlantique, ils sont parfois obligés de se confronter à des adultes pour s’entraîner. Le Mondial prend tout son sens lorsqu’une petite bande parcourt près de 7 000 km pour jouer à la pétanque.

  • À Miramas, la soupe au pistou ason championnat du monde

    À Miramas, la soupe au pistou ason championnat du monde

    Bonne humeur
    et convivialité

    « L’idée de créer cet événement est née en 2011 ou 2012 alors que les équipes de l’office de tourisme étaient invitées à participer au championnat du monde de la garbure, une soupe à base de choux et typique de la cuisine du Sud-Ouest », continue-t-elle. « Après avoir goûté, ils ont trouvé que cette soupe avait un goût de Provence alors ils ont décidé de faire la même chose avec la soupe au pistou emblème de notre cuisine provençale. »

    Les différentes équipes peaufineront leur plat samedi avant la dégustation du jury de chefs en fin de journée. Les visiteurs eux pourront assister aux préparatifs, profiter d’un marché de producteurs locaux sur la place ou encore participer aux animations prévues tout au long de la journée. « Il y aura des animations musicales avec des peña qui sont des fanfanres de rue tout au long de la journée et quand les gagnants de cette édition seront donnés, les festivités se poursuivront avec un apéro, et un spectacle pour tous », souligne Manon Martinez.

    En cas de fortes chaleurs et de restrictions, le Championnat du monde ne sera pas annulé mais déplacé vers la salle des fêtes de la ville.

  • [On passe à table] Ceviche de maquereau et sa touche provençale

    [On passe à table] Ceviche de maquereau et sa touche provençale

    Un poisson bleu, de la fraîcheur, quelques touches provençales et vous obtenez un plat généreux, savoureux et idéal en été. Découvrez la recette du tout nouveau chef du restaurant de l’hôtel Villa M, Jules Girandon.

    Une sauce goûteuse

    Commencez par réaliser le leche de tigre, sauce phare du ceviche traditionnel. Pour cela déposez les ingrédients dans un blinder en les coupant grossièrement. Le blanc des cébettes, la partie basse de la ciboulette, le zeste d’un citron vert lavé et le jus de deux d’entre eux. Coupez grossièrement à la main un beau bouquet de coriandre en utilisant les feuilles puis coupez en deux chaque piment épépinez-les et coupez-les en petits morceaux. Utilisez uniquement la moitié d’un piment pour ne pas que ce soit trop fort. Si vous êtes sensible au piment préférez un piment végétarien, plus doux. Ajoutez ensuite le zeste d’un combava, deux gousses d’ail pelées puis le gingembre. Grattez la peau au couteau et râpez-le à l’aide d’une microplane ou râpe traditionnelle pour éviter le côté filandreux de la racine dans la sauce. Versez un beau filet d’huile d’olive et la moitié d’un verre d’eau. Mixez.

    Pendant ce temps, levez la membrane de vos filets de maquereau, coupez-les dans le sens de la longueur puis faites des cubes assez épais pour garder de la mâche. Déposez-les dans un cul-de-poule et ajoutez tout de suite le leche de tigre. Mélangez bien à la cuillère et laissez mariner pendant 30 minutes au frais de préférence.

    La fraîcheur à l’honneur

    Pour l’accompagnement, coupez à la mandoline quelques tranches d’oignon rouge, la moitié d’un fenouil dans le sens de la hauteur, coupez vos petits maïs en deux et la figue en six quartiers. Brûlez-les au chalumeau. Si vous n’en avez pas, une poêle chaude sans matière grasse fera très bien l’affaire. Ensuite, assaisonnez le fenouil avec de l’huile d’olive, du sel et le jus de la moitié d’un citron vert. Mélangez bien. Déposez-le en fond d’assiette puis déposez quelques belles cuillères de poisson mariné. Ajoutez l’oignon rouge, les petits maïs et trois quartiers de figue. Un filet d’huile d’olive et quelques pousses de coriandre et d’aneth. Bon appétit !

    Il vous faudra :

    – 2 filets de maquereau, des cébettes, un oignon rouge, un fenouil

    – De la ciboulette, coriandre et aneth fraîches en bouquet

    – Un combava et 3 citrons verts, 2 gousses d’ail, du sel

    – Deux petits maïs, une figue, du gingembre, 2 piments antillais, huile d’olive

  • À Marseille, une nouvelle alerte pour la Splain et évacuations rue d’Aubagne

    À Marseille, une nouvelle alerte pour la Splain et évacuations rue d’Aubagne

    La tension est remontée jeudi soir vers 19h, rue d’Aubagne, autour du chantier de la Société publique locale d’aménagement d’intérêt national (Splain) Aix-Marseille-Provence où, devant un risque d’effondrement, les marins-pompiers ont procédé à l’évacuation de trois immeubles en vis-à-vis ou bien voisin du 16 rue d’Aubagne, de nouveau au centre de toutes les inquiétudes.

    L’évolution des fissures sur ce dernier immeuble pourtant fortement renforcé, très étayé et très surveillé depuis l’effondrement, le 18 juin, de tous les planchers et de la toiture côté Halle Delacroix, a déclenché l’ordre de retrait des ouvriers et l’arrivée d’une trentaine de marins-pompiers pour évacuer le secteur.

    Vendredi matin, la rue d’Aubagne était de nouveau coupée à hauteur des rues Rodolphe-Pollak et Vacon. Dans ce périmètre de sécurité, les marins-pompiers ont évacué en soirée, parfois par la grande échelle, les occupants des immeubles et des rez-de-chaussée des 21, 23 et 25 rue d’Aubagne, pour mener des vérifications sur le 16 rue d’Aubagne. « Par précaution, une dizaine de personnes ont été évacuées », expliquait Audrey Garino, adjointe en charge du logement. « Par mesure de précaution, un périmètre de sécurité a été établi. Toutes les équipes compétentes sont mobilisées afin d’évaluer la situation et garantir la sécurité des personnes impactées par la situation », ajoutait la Ville de Marseille sur son compte X. « Les dix personnes ont été accueillies et orientées vers des hôtels », ajoutait de son côté la maire de secteur sur X. Cinq habitants ont demandé à être relogés par la Ville.

    à l’évidence, l’effondrement du 18 juin a ébranlé l’îlot ou, à tout le moins, la parcelle sur un bâti très dégradé et remanié au cours des siècles par des surélévations pour y créer des logements supplémentaires. « Sur le plan structurel, les ouvertures de commerces ont fait l’objet de plusieurs transformations, pour s’agrandir, qui ont sensiblement modifié la composition architecturale et les descentes de charges originelles », peut-on lire dans le permis de construire.

    Un état bâtimentaire préoccupant

    Preuve que l’état bâtimentaire de cette rue reste toujours aussi préoccupant, un arrêté de mise en sécurité, procédure d’urgence, a été publié vendredi. Il concerne le 21 rue d’Aubagne et fait suite à un rapport de visite du 17 juin, suite à l’effondrement partiel du plancher bas du palier au 1er étage, avec risque imminent de chute de personnes. La forte corrosion des aciers des voûtains entraîne un risque imminent d’effondrement partiel du plancher haut, qui justifie l’interdiction d’occupation du sous-sol.

    Autre signe que l’éradication de l’habitat indigne est un combat sur le temps long, le préfet a prorogé de 5 ans la déclaration d’utilité publique de juin 2021 au bénéfice de Marseille Habitat, en vue de créer des logements sociaux au 6 rue d’Aubagne. La SEM de la Ville n’est pas parvenue, en cinq ans, à acquérir la totalité des lots.

  • Aix-en-Provence accueille les championnats combinés

    Aix-en-Provence accueille les championnats combinés

    Pour le club d’Aix Athlé Provence, le week-end sera actif.

    Les Sang et Or chers à Yannick Kerloch se sont vu proposer d’organiser les championnats de France d’épreuves combinées. « Notre équipe et les 1 800 licenciés sont très heureux que la Fédération Française d’Athlétisme ait retenu notre dossier de candidature. Ce championnat représente l’événement le plus important de dimension nationale accueilli depuis l’inauguration du stade Georges-Carcassonne, qui offre aux athlètes une infrastructure sportive de référence nationale au sein de la Plaine Nature d’Aix en Provence », indique le président aixois.

    Heptathlon en ouverture

    Dès vendredi, les athlètes engagés ont pu apprivoiser le site. Ils ont bénéficié d’une séance d’entraînement sur le site des championnats, mais aussi sur l’annexe, installée sur la plaine nature voisine. Concernant la compétition, les premières séries vont débuter ce samedi, à partir de 10h. L’heptathlon donnera le coup d’envoi de deux journées de compétition.

    Les sept épreuves composant cette discipline de l’athlétisme sont réservées aux femmes. Quatre seront disputées samedi, à savoir le 100 mètres haies, le saut en hauteur, le lancer de poids et le 200 mètres. Dimanche, les athlètes prendront part aux trois dernières épreuves, à savoir le saut en longueur, le lancer du javelot et le 800 mètres.

    Côté hommes, ces derniers participeront au décathlon. Cette discipline comprend les sept de l’heptathlon, à l’exception du 800 mètres remplacé par un 1 500 mètres, le 200 par un 400 et le 100 mètres haies par un 110 mètres. Auxquelles s’ajoutent le 100 mètres, le lancer du disque et le saut à la perche.

    Sur les deux jours de compétitions à Aix-en-Provence, plusieurs catégories seront représentées. Il y aura les seniors hommes et femmes. Mais le plateau servira également de support pour les championnats de France de catégories plus jeunes. À savoir les U18, les U20 et les U23. À l’issue des épreuves, dix titres de champion de France seront ainsi décernés.

    Concernant la Ligue Sud, qui aura la chance d’évoluer sur ses terres, ils seront dix à tenter d’aller chercher une médaille d’or ou un podium. Côté féminin, il faudra ainsi suivre Eva Lazerme, Shaden Mokadem, Lou Dumas, Louise Nicolas, Jade Rogez, Luna di Maggio et Sarah Lakhal.

    La délégation masculine sera un peu moins fournie. Avec trois représentants qui seront Quentin Waltzer, Enzo Ipkdjian et Julien Foubert.

    Samedi, trente-six séries vont rythmer la journée d’ouverture. Avec les seniors femmes qui ouvriront la manifestation en courant leur 100 mètres haies, alors que les seniors hommes cloront la journée avec leur 800 mètres.

    Dimanche sera le jour des podiums et des titres. Dès 9h30, ce seront les seniors femmes qui relanceront la mécanique, avec le saut en longueur. Suivront trente-deux autres séries. La clôture revenant aux U23 hommes, avec leur 1 500 mètres.

    Le premier podium sera les seniors féminines à 14h45. Le dernier, celui des U23 hommes, autour de 18h.

    www.athle.fr

  • Innovation et emploi au menu des rencontres économiques

    Innovation et emploi au menu des rencontres économiques

    Sophie Joissains. La maire (UDI) d’Aix a donné le coup d’envoi de la deuxième journée des rencontres, lors du petit-déjeuner du monde économique. L’occasion aussi pour l’édile de donner son traditionnel discours, aux côtés de Jean-Hervé Lorenzi, fondateur des Rencontres économiques. Un discours adressé aux entrepreneurs… et politique. « Ce matin, je voudrais dire ma reconnaissance, ma considération, mon admiration et vous féliciter d’avoir cette flexibilité. Aujourd’hui, vous investissez, vous continuez alors que les cycles économistes raccourcissent, vous recrutez dans un contexte ou les métiers évoluent de manière inédite, vous innovez tandis que les technologies bouleversent tous les modèles établis », pose Sophie Joissains, qui félicite la « capacité d’adaptation » des entrepreneurs et dirigeants d’entreprise face à elle. « Elle mérite d’être accompagnée justement par les territoires. Je suis convaincue qu’une politique locale, économique, réfléchie, ne consiste pas à se substituer à vous ou penser à votre place. Mais qu’elle doit contribuer à créer un environnement favorable pour anticiper dans un monde ou les repères s’effacent et se brouillent, poursuit la maire. C’est cette conviction qui guide notre action à travers une feuille de route économique qui vise à structurer dès aujourd’hui les filières qui feront notre compétitivité de demain. » À Aix, estime la maire, cette position se reflète notamment dans l’essor des Tech et Energy Valley, le développement du Technopôle de l’Arbois et du Pôle d’activité, les partenariats académiques…

    Aurore Bergé sur place

    La journée a ensuite été jalonnée de débats avec les participations du président François Hollande ou de Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle et ex-ministre. Les Rencontres ont aussi accueilli Aurore Bergé parmi le panel de responsables politiques. Dans la continuité du lancement de Talents de France, en janvier dernier, la ministre à l’Égalité des chances, est venue participer à l’atelier Patrons dans ma ville, initié par la Communauté des entreprises qui s’engagent. Habituellement, le format permet aux patrons et dirigeants de rencontrer des jeunes en recherche d’emploi. Ce vendredi, ce sont des jeunes accompagnés par la Région Paca ou élèves de l’École de la deuxième chance. Chacun a pu, face à un parterre de responsables, raconter son parcours, ses particularités, ses réorientations et ses ambitions. Côté dirigeants, l’on retrouve Sylvie Jéhanno, directrice générale de Dalkia ou Thibaut Guilluy, directeur général de France Travail. Talents de France, rappellera la ministre, est né du constat « qu’il y a à la fois un immense gâchis humain, à la fois des femmes et des hommes qui restent à la porte des opportunités professionnelles pour de mauvais critères : leur origine, sociale géographique, ethnique, le fait d’être un homme ou une femme… » Mais aussi celui d’une « aberration économique, parce que les entreprises ne cessent de dire qu’elles cherchent à recruter ». « L’objectif de Talents de France, c’est d’avoir des propositions très concrètes, opérationnelles, et d’engager massivement les entreprises, d’où ma présence aujourd’hui. Ce matin on a franchi le cap de plus de 1 000 entreprises françaises qui ont accepté de signer la charte d’engagement, rappelle Aurore Bergé. Elles s’engagent à avoir 8% de recrutement de personnes issues de QPV et des territoires ruraux, 15% de stagiaires issus de [ces mêmes quartiers] (…) On est sur des objectifs très clairs et très chiffrés qui ont été pris par les entreprises, qui vont du CAC40, des établissements publics jusqu’aux PME (petites et moyennes entreprises) des ETI (entreprises de taille intermédiaire) qui veulent s’engager ici. L’idée, c’est de recruter ici, tout au long du week-end. »

  • Le sous-préfet Christophe Borgus s’en retourne vers son Pas-de-Calais natal

    Le sous-préfet Christophe Borgus s’en retourne vers son Pas-de-Calais natal

    De sa prise de fonction, fin septembre 2024, à son départ ce 3 juillet, le sous-préfet d’Istres, Christophe Borgus, retient avant tout des « réussites collectives », évoquées à l’occasion de la cérémonie de départ organisée par la Ville d’Istres, vendredi soir.

    Dans la cour du Pavillon de Grignan, le haut fonctionnaire évoque des « résultats historiques permis par la mobilisation exceptionnelle des pouvoirs publics quand ils marchent ensemble », à l’instar de « dossiers d’un demi-siècle comme le contournement de Martigues-Port-de-Bouc, dont les travaux débutent dans les semaines prochaines ». Mais aussi la rénovation du Centre hospitalier de Martigues, « la montée en puissance du pôle Jean-Sarail avec l’installation de Sabena Technics, Hynaero et peut-être d’autres ». Sa satisfaction est d’avoir « engagé l’État à anticiper et voir loin », glisse le représentant de l’État, dont l’ambition est que, « dans l’époque de l’immédiat, l’avenir ne se défasse ».

    « Une empreinte réelle »

    En attendant la nomination « dans les prochains jours » de son successeur, Christophe Borgus, qui dit avoir fait « “Bienvenue chez les ch’tis” à l’envers », retourne dans son Pas-de-Calais natal pour « la stabilité familiale » comme directeur général délégué de la communauté d’Agglomération de Béthune. Son mantra ? « Que les collectivités territoriales, l’État et le monde économique puissent parler ». Une méthode saluée par le maire d’Istres (LR) Robin Prétot, qui considère que « l’État n’a jamais été dans l’équipe d’en face » et que le haut fonctionnaire « laissera une empreinte réelle » sur le territoire.

  • Les grandes orientations pour redynamiser le centre-ville

    Les grandes orientations pour redynamiser le centre-ville

    Ce n’est pas un hasard si le plan « Phénix » a été présenté à la population, jeudi, dans la cour du musée du centre ancien. Pour revitaliser son centre-ville, la majorité de Robin Prétot (LR) mise sur plusieurs piliers, parmi lesquels : révéler. « Nous voulons restaurer la beauté de notre patrimoine », affirme le maire, et redonner au musée archéologique René-Giroussens « toute sa place ».

    La présidente de l’association des Amis du vieil Istres, Frédérique Weisseldenger, précise : « Le musée est reconnu pour son exceptionnelle collection d’archéologie sous-marine issue du port antique de Fos. Il abrite l’une des plus prestigieuses collections d’inscriptions peintes sur amphores au monde. »

    Après avoir été classé « Musée de France » par le ministère de la Culture en 2003, l’établissement avait fermé suite à l’effondrement du plafond en 2012. Il n’a jamais rouvert ses portes au public, malgré l’annonce faite par François Bernardini, en 2024, « de lancement d’études visant à le réhabiliter et l’agrandir ». La Ville compte désormais aller chercher des financements pour mettre aux normes et rouvrir cet équipement métropolitain. Le musée René-Giroussens n’est qu’une des propositions de la mairie pour embellir son centre.

    Recentrer les commerces

    Pour « retrouver une véritable harmonie architecturale », la Ville mise sur la végétalisation, l’accompagnement des propriétaires pour la restauration de leurs façades et de leurs volets en intégrant le cœur de ville dans le périmètre de la subvention départementale, ou encore la réalisation de fresques sur les murs de l’avenue de la République ou le forum des Carmes, dont elle a récemment obtenu la concession.

    Pour redynamiser le centre, la majorité fait un choix clair : « Aucune nouvelle grande surface, aucune nouvelle zone commerciale ne sera créée à l’initiative de la Ville, assure Robin Prétot. Notre objectif n’est plus d’étendre l’offre commerciale en périphérie. » Le maire dit explorer toutes les options pour mettre fin à Istropolis. Porté par l’ancienne majorité de François Bernardini, ce projet consiste en un espace imaginé dans la zone du Tubé mêlant commerces, loisirs, restauration et lieux de vie sur 30 000 m2. Après plusieurs avis négatifs, les recours avaient été tous purgés, conduisant à une autorisation de la Commission nationale d’aménagement commercial. Robin Prétot, lui, y voit un « projet funeste ».

    Enfin, la nouvelle majorité entend aussi améliorer l’accessibilité du cœur de ville, « la principale problématique remontée par les clients » selon la présidente de l’association de commerçants Valérie Coquelet. « Nous explorons en ce moment des pistes foncières pour créer un nouveau parking plus pratique pour amener du flux en centre-ville », révèle Robin Prétot.

  • Les ambulanciers en grève face au manque de moyens

    Les ambulanciers en grève face au manque de moyens

    Le vase déborde depuis trop longtemps » selon Anthony Abihssira, le responsable départemental de la Fnap 13. L’élément déclencheur a été « un entretien avec l’actuelle ministre de la Santé, Stéphanie Rist, le 25 juin dernier ». Rien n’a changé depuis, si ce n’est que celle-ci « a demandé aux professionnels de s’adresser directement au Premier ministre ». Le 27 juin, ambulanciers et autres transporteurs privés se sont mobilisés à Paris, devant le ministère de la Santé. Plus de 400 ambulances venues de toute la France criaient, sirènes hurlantes, les souffrances auxquelles fait face la profession en ce moment et depuis trop longtemps.

    Parmi celles-ci, Anthony Abihssira cite « l’augmentation exponentielle du prix de l’essence sans compensation, des charges salariales et sociales toujours plus élevées, l’absence de réévaluation des tarifs, notamment ceux du transport urgent pré-hospitalier, et par conséquent une dégradation accélérée de l’équilibre financier des sociétés de transport médical et sanitaire ». Le 27 juin a donc débuté une grève qui durera « jusqu’à ce que les revendications des travailleurs aient été entendues ».

    « Aucun accord trouvé »

    Par responsabilité en période de canicule, les ambulanciers ont pris la décision « d’assurer les transports pour des rendez-vous médicaux vitaux programmés », précise le responsable de la Fnap. Ils n’assurent cependant plus les sorties d’hôpital pour retour à domicile. Dans la région, tous ont été réquisitionnés pour assurer un service normal du Samu, « ce à quoi on s’attendait ».

    Les services ambulanciers ont « été reçus, jeudi, par l’Agence régionale de santé, l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille et le cabinet du Premier ministre, mais à l’heure actuelle, aucun accord n’a été trouvé », précise Anthony Abihssira ce vendredi. La grève « se poursuit jusqu’à nouvel ordre, un préavis de manifestation a été déposé pour jeudi prochain, à Marseille ».

  • L’association Petitapeti ne veut pas se retrouver à la rue

    L’association Petitapeti ne veut pas se retrouver à la rue

    Un local pour les enfants », tel était le slogan entendu jeudi 2 juillet dans le quartier de la Joliette. Parents, enfants et bénévoles de l’association Petitapeti se sont donné rendez-vous, dans une ambiance conviviale, pour une déambulation jusqu’à l’Hôtel de Ville. Depuis plusieurs mois, ils se mobilisent pour trouver une solution de relogement. « Une situation des plus urgentes » selon Camille, présidente de l’association, car ils devront quitter les lieux le 31 juillet, sans possibilité de relogement.

    Le seul « relais social »

    « C’est une grande perte pour les enfants », explique Delenda, venue au rassemblement avec son fils. Un avis partagé par Melina, 10 ans. Avec l’association, elle participe au journal des enfants « Titape » et apprend à jouer aux échecs. « Je n’accepte pas, si ça ferme, je n’aurai plus les sorties qui me plaisent », explique-t-elle, en brandissant fièrement une pancarte sur laquelle est inscrite : « Les enfants ne sont pas invisibles. » À ses côtés, sa mère Wassila partage son appréhension : « Je n’ai pas de famille à Marseille et l’association m’a aidée à créer des liens, c’est comme une deuxième famille maintenant. » Entre bénéficiaires et bénévoles, un lien de confiance s’est créé, certaines familles étant accompagnées depuis plus de dix ans.

    L’association qui est implantée dans le quartier depuis 20 ans et qui aide aujourd’hui plus d’une soixantaine de familles lance un appel aux institutions et collectivités pour trouver une solution de relogement.