Tag: Bouches-du-Rhône

  • Camarades et famille ont dit adieu à Jean-Claude Cheinet

    Camarades et famille ont dit adieu à Jean-Claude Cheinet

    Nous voulons surtout te dire merci », pose Pierre Dharréville, devant l’assemblée massive du funérarium de Martigues, à l’heure du dernier au revoir à Jean-Claude Cheinet vendredi après-midi.

    L’adjoint (PCF) de Martigues a rendu hommage à cette « figure de militant exigeant, croyant en l’action collective et non en la mise en avant de soi-même » qu’était l’ancien adjoint (PCF) de Paul Lombard, et à « sa conviction qu’on pouvait changer l’ordre des choses ». « Peu après avoir été élu à la fédération du PCF, il était venu me parler de l’étang de Berre », retrace l’élu, qui y voyait « une préoccupation de transmettre ». « La Ville exprime sa gratitude pour l’action qui a été la sienne. Il a su forger les outils pour la bataille de la santé environnementale et ensemble, on avait écrit une loi pour la rénovation des comités de suivi de site » se remémore l’ancien député.

    Même ton pour Axel Samuel : « Rendre hommage à un camarade de sa trempe est un honneur, en tant qu’ancien secrétaire de section PCF et collaborateur de l’association Étang de Berre patrimoine universel ».

    Un engagement collectif

    Armel Casta ancien adjoint, parle d’une « amitié fraternelle » avec Jean-Claude Cheinet, qui était « écologiste au sens de l’étude des rapports humains avec la nature. Il remettait les humains à leur juste place, c’est toute la problématique de l’étang et de ses rives ».

    Un engagement politique « fondamentalement collectif » souligné par Sylvain Cheinet, au nom de la famille. « C’était un formidable conteur. Chaque voyage et château étaient une histoire pleine d’anecdotes et humour (…) On n’avait pas besoin de méchants ni de gentils, il y avait les capitalistes et les autres », revoit-il.

    « Le décès de l’être n’instaure pas le néant dans la tête de ceux qui l’ont connu et aimé » a dit Armel Casta. Preuve en est.

  • Mucem : le plaignant auditionné

    Mucem : le plaignant auditionné

    Six mois après l’ouverture, par le parquet de Marseille, d’une enquête ciblant le président du Mucem, Pierre-Olivier Costa, pour harcèlement sexuel et moral, la victime présumée a été auditionnée par la police, ce jeudi après-midi. Une audition qui a duré jusqu’en soirée.

    En septembre 2025, un agent du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée avait saisi la cellule anti-harcèlement du ministère de la Culture pour dénoncer les faits, sans déposer plainte dans un premier temps. Un rapport de l’inspection générale des affaires culturelles dévoilé par Le Monde, le 21 août dernier, épinglait « des propos à caractère sexuel, sexistes ou dégradants, des comportements déplacés émanant de la présidence, des intrusions dans la sphère privée », tandis que l’enquête était étendue à des soupçons de favoritisme. Le président de l’institution, ancien directeur de cabinet de Brigitte Macron, contestait de son côté « l’ensemble des accusations » et n’avoir « jamais fait d’avances sexuelles à ses collaborateurs ». Il a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse. Au mois de juin dernier, le ministère de la Culture l’avait suspendu de ses fonctions.

  • Objectif Mondial pour Le Rouet

    Objectif Mondial pour Le Rouet

    En juin dernier, une bande de copains ont placé le Rouet sur la carte de l’Europe du football.

    Pour sa première année d’existence, la sélection nationale de football avait réussi l’exploit de se qualifier pour la phase finale de l’Euro CONIFA, le championnat d’Europe des micro-nations. En Italie, les Rouégasques ont fait mieux que se défendre. Ils ont terminé cinquième de la compétition.

    Cet Euro n’est pas une fin en soi. Elle a ouvert les appétits sur la Côte Bleue. Car à présent, c’est à la Coupe du Monde que songent les joueurs au maillot ciel et or.

    Ils vont disputer leur premier match des éliminatoires à la maison. Samedi, au stade Michel-Hidalgo de Sausset-lès-Pins, ils accueillent la sélection du Khalistan. Une formation qui vient d’Inde et représente la communauté sikh, dont les règles de vie sont particulières (port permanent du turban, interdiction de se couper les cheveux et la barbe, régime sans viande, poisson, ni œufs).

    Un adversaire qui s’annonce coriace. Lors de leur premier match, en Irlande, le Khalistan a nettement dominé la sélection gaëllique (6-0). Pour le Rouet, ce sera un sacré test de niveau.

    Le Rouet – Khalistan

    Qualification pour la Coupe du Monde CONIFA

    Stade Michel Hidalgo.

    Samedi 17h45.

    Entrée gratuite.

  • Lumexplore, le grand rendez-vous des explorateurs

    Lumexplore, le grand rendez-vous des explorateurs

    « Le monde est encore un vaste champ de recherche : sous terre, dans les océans, dans l’espace. Nous voulons faire découvrir au grand public les innovations scientifiques et technologiques par le biais des expéditions archéologiques, océanographiques, spatiales… dans le respect des différentes cultures » expliquent les organisateurs de la manifestation, la Société des explorateurs français (SEF).

    Depuis 11 ans, le festival est soutenu par la fondation Iris, la Ville de La Ciotat et l’association Les Lumières de l’Eden. Outre les projections cinéma au sein de l’Eden, Lumexplore est aussi un festival pour tous en plein air et gratuit. À noter, la très belle exposition « Austral, les engagés pour l’Océan » dans la cour de l’Eden. Elle entraîne le public dans les entrailles de la recherche océanographique au large des Terres australes et antarctiques françaises.

    Réalisé à bord du Marion-Dufresne, navire français ravitailleur des Terres australes et antarctiques françaises du sud de l’océan Indien, cet essai photographique, réalisé par Franck Desplanques et Stéphanie Jacquet propose une autre manière de raconter l’océan.

    Une aventure sensible, poétique et profondément humaine dans les coulisses de la recherche en mer. Des expositions sont aussi visibles dans la chapelle des Pénitents, sur la place du 8-Mai et l’esplanade du berceau du cinéma.

    Des projections

    Enfin, à ne pas rater, la visite du bateau 7e continent amarré au port, en présence du chef d’expédition Patrick Deixonne et de son équipage. Animations, stands et visite des bateaux sont totalement gratuits.

    Une compétition est aussi prévue pour des livres, et des Bandes dessinées avec un jury de collégiens. Pas moins de 13 films seront projetés en compétition et 3 hors compétition lors de cette 11e édition. Un jury prestigieux les départagera lors de la soirée de clôture le samedi 12 septembre à 20h30. À noter, la catégorie nommée Lumexplore junior qui ouvre ses portes aux plus jeunes depuis la création de l’événement et c’est sans doute la grande originalité de ce festival. Il leur permet de participer en tant que réalisateurs avec des prix à gagner au même titre que les adultes.

    « Une façon de les sensibiliser et de mettre en avant leurs idées sur les thèmes de la science et de l’environnement. Nous souhaitons leur donner les outils pour mieux se protéger dans l’avenir en les informant des dernières techniques et de l’état de la planète, mais aussi écouter ce qu’ils ont à nous dire », détaille la SEF. Et d’alerter : « En inspirant les jeunes générations, nous plantons les graines de la curiosité et de l’innovation qui façonnent notre avenir. L’exploration n’est pas seulement l’apanage des grands explorateurs du passé. »

    La mémoire des figures emblématiques est entretenue, mais les moyens sont aussi donnés aux plus jeunes pour poursuivre des recherches et découvrir de nouveaux horizons. La fondation Iris, finance une expédition chaque année. Le résultat est présenté durant le festival, avec les intervenants.

    Projections à l’Eden du 9 au 13 septembre. Expositions, animations sur les stands et visites des bateaux : gratuites.

  • Aubagne à la recherche d’une nouvelle victoire en terres parisiennes

    Aubagne à la recherche d’une nouvelle victoire en terres parisiennes

    Les déconvenues se sont enchaînées avant qu’un rayon de soleil ne vienne éclaircir l’horizon. Aubagne – Air Bel a difficilement entamé sa première saison dans le nouveau championnat 100% professionnel qu’est la Ligue 3. Trois défaites de rang face à Thionville (0-3), Bastia (0-1) et Caen (0-1), zéro but marqué et seule équipe sur 18 sans le moindre point. Après les échecs des deux premiers matches à domicile, le SCAAB pensait obtenir son premier nul sur la pelouse caennaise, mais un but contre son camp dans le temps additionnel est venu doucher les efforts bucco-rhodaniens.

    Puis il y a eu la réaction. Face à un autre mal classé, Bourg-en-Bresse, les Aubagnais ont réalisé un début de rencontre canon pour mener 2-0 après 11 minutes. Jebryl Sahraoui et Mohamed Nehari ont sécurisé la première victoire des leurs, malgré une faible possession de balle (37%). Comme l’OM, dimanche soir face au Paris FC, le SCAAB va maintenant affronter un autre club de Paris intra-muros. Les hommes de Karim Masmoudi se déplacent, samedi à 14h45, au stade Pelé, situé en lisière du périphérique parisien.

    Gros défi face

    au 4e de Ligue 3

    Paris 13 Atletico, anciennement Les Gobelins, est un adversaire de taille pour Aubagne. Les Verts et Noirs possèdent un bilan de deux victoires, un match nul et une défaite. Les succès ont été d’une courte tête, avant d’aller accrocher le surprenant promu, Thionville. Bref, les Parisiens sont 4es de Ligue 3, une position favorable avant de recevoir des Bucco-Rhodaniens sachant que le moindre point sera précieux dans la quête du maintien.

  • Dimanche de rentrée gratuit dans les musées

    Dimanche de rentrée gratuit dans les musées

    En ce premier dimanche de rentrée, l’entrée gratuite des expositions temporaires des musées municipaux marseillais* offre l’occasion de s’accorder une parenthèse culturelle… et fraîcheur, en famille, entre amis ou en solitaire. Un moment privilégié pour découvrir une programmation mêlant patrimoine, photographie, art contemporain et questions de société.

    Au Château Borély, l’exposition « Art nouveau – Art déco. Marseille au cœur des styles » met à l’honneur une période foisonnante de la création artistique et industrielle. Mobilier, céramiques, objets décoratifs, vêtements et pièces rares racontent une ville ouverte aux influences et à l’innovation. Un voyage élégant dans le Marseille du tournant du XXe siècle.

    Direction ensuite le Centre de la Vieille Charité où Adrien Vescovi déploie son exposition « Dormir comme le soleil ». Entre tentures monumentales et jeux de lumière, l’artiste transforme l’espace en paysage poétique. Une expérience immersive qui invite à prendre le temps de regarder et de ressentir.

    Derniers jours pour La vie climatique

    Les amateurs d’art contemporain trouveront leur bonheur au [mac]. La grande exposition « La vie climatique. Histoires sensibles des collections privées », présentée dans le cadre de la Triennale De leur temps, s’achève bientôt. Elle réunit une centaine d’artistes autour des bouleversements environnementaux et des nouvelles manières d’habiter le monde. Dans un autre registre, « AFRICA » de Louisa Babari propose une immersion sensible où dialoguent héritages antiques, cultures berbères et créations contemporaines.

    Le Musée d’Histoire n’est pas en reste avec « Marseille vue par les Detaille, 164 ans de photos ». À travers plusieurs générations de photographes, c’est toute l’évolution de la cité phocéenne qui y défile. Visages, rues, événements et paysages composent un récit fascinant de la mémoire de Marseille.

    Pour ceux qui préfèrent explorer le vivant, le Muséum d’Histoire naturelle propose « Biodiversité marseillaise, entre mer et collines », un parcours consacré aux richesses naturelles qui entourent la ville. Tandis qu’au MAAOA, « Rendez-vous manqués ? » questionne les regards portés sur les collections africaines, océaniennes et amérindiennes.

  • Gabriel Loesch, l’inoxydable capitaine des Aixois

    Gabriel Loesch, l’inoxydable capitaine des Aixois

    Rester fidèle à un club dans le sport moderne relève presque de l’exploit. Mais heureusement pour la beauté du jeu, il reste des joueurs comme Gabriel Loesch pour perpétuer cette valeur désuète. L’ailier droit originaire de Marignane s’apprête à débuter sa quatorzième saison sous le maillot du Pays d’Aix Université Club (Pauc) handball, ce samedi à domicile, pour la rentrée en Starligue face à Sélestat.

    Le rêve d’un titre

    « Je ne pensais pas durer aussi longtemps au haut niveau. Avec le recul, je suis surtout heureux d’avoir vécu toutes ces années en tant que professionnel et Aixois. J’ai grandi ici, en même temps que le club : du maintien à l’Europe, du Bobet au Val-de-l’Arc et aujourd’hui à l’Arena. C’est une vraie fierté d’avoir grandi avec ce club et de continuer à bénéficier de sa confiance », souligne Loesch, qui conserve son rôle de capitaine sous les ordres du nouvel entraîneur Edu Fernandez.

    « Je ne me suis jamais pris la tête pour être capitaine. Tant que mes valeurs correspondent à celles du club, je suis heureux d’être là et de montrer l’exemple sur le terrain, en étant toujours un guerrier et en donnant le meilleur de moi-même. Si j’ai la chance de continuer à être capitaine, j’aimerais surtout gagner un titre ici. Ce serait la plus belle des récompenses après toutes ces années de travail au club », ajoute-t-il. Auteur de plus de 1 200 réalisations en carrière, le buteur se tourne désormais vers la saison à venir, après un dernier exercice où les Aixois ont manqué les places européennes. « On va tout donner pour faire mieux cette année », annonce le capitaine Loesch.

  • Denise Toros-Marter. « J’avais 16 ans à Pitchipoï »

    Denise Toros-Marter. « J’avais 16 ans à Pitchipoï »

    Témoignage livré en 2008.

    À mes parents, afin que ce livre devienne la sépulture qu’ils n’ont jamais pu recevoir.

    Avant qu’il ne soit trop tard, j’ai décidé d’entreprendre l’écriture de ce douloureux itinéraire que fut celui de ma famille et aussi le mien durant la Shoah.

    Ce sera sans doute un témoignage de plus écrit par une rescapée des camps d’extermination. Cependant, convaincue par ma famille et mes amis surtout, et sans doute aussi par l’âge, je ne voudrais pas achever le voyage de ma vie et le sursis qui m’a été accordé sans, à ma façon, rendre hommage à mes parents et aux six millions de Juifs victimes de la « solution finale ».

    L’histoire ne se répète heureusement pas, mais hélas elle semble bégayer : les événements politiques actuels, tant au Proche-Orient qu’en Europe, interpellent à nouveau sur le fascisme, l’antisémitisme, l’intégrisme et le terrorisme, qui nous menacent chaque jour davantage.

    Nous en sommes à ce stade, soixante-quatre ans après notre arrestation, notre déportation et l’amputation de notre famille par l’assassinat de mes parents et de ma grand-mère, exterminés dans les chambres à gaz de Pologne. Le désespoir nous aurait saisis si nous n’avions été, dès notre retour, des hommes et des femmes convaincus qu’allait s’ouvrir un avenir de paix et de démocratie, une fois que le monde aurait pris connaissance de ce que reçut par la suite le nom de « Shoah ».

    Nous nous sommes battus dans les camps pour rester en vie et nous nous sommes également battus pour relayer notre mémoire afin que plus jamais ne se reproduise le génocide du peuple juif, tout comme celui qui pourrait frapper un autre peuple.

    Mes origines

    Je suis issue par ma mère de la famille Tubiana, qui est originaire d’Algérie.

    Ils étaient cinq frères, dont mon grand-père, André, et mes oncles David, Élie, Léon et Paul, qui décidèrent lors de la poussée antisémite orchestrée par le journaliste Édouard Drumont¹ – qui joua un rôle prépondérant et néfaste dans l’affaire Dreyfus -, de quitter Alger pour s’installer à Marseille. Élie, l’aîné, et André achètent alors des magasins de chaussures rue de l’Académie, dans un quartier commerçant de la cité phocéenne. Ce furent Le Chat Botté et À la Concurrence.

    Celle qui allait devenir ma grand-mère, Clémentine Cohen, était alors une modeste vendeuse de la précédente propriétaire, Mme Bonifay, qui la considérait avec beaucoup d’estime et d’affection. Ce fut le coup de foudre avec André Tubiana, acquéreur du magasin au décès de cette dernière.

    ¹ Édouard Drumont (1844-1917), écrivain antisémite de La France juive, essai d’histoire contemporaine (1886), fondateur du journal antidreyfusard La Libre Parole en 1892, député de 1898 à 1902

    à suivre la semaine prochaine…

  • Un second acte plus ambitieux pour Les Marseillaises

    Un second acte plus ambitieux pour Les Marseillaises

    A contrario de l’équipe masculine, la section féminine de l’Olympique de Marseille – appelée « Les Marseillaises » depuis son accession à l’Arkema Première Ligue la saison passée – a profité du mercato estival pour se refaire une santé. Treize recrues ont été annoncées tout au long de l’intersaison, dont les internationales tricolores Claire Lavogez (35 sélections) et Julie Thibaud (3 sélections).

    Mais l’arrivée la plus marquante dans la cité phocéenne reste celle de Nicolas Chabot. Au terme de sa douzième saison au FC Nantes la saison passée, le technicien de 31 ans a été élu meilleur entraîneur du championnat, après avoir mené « les Canaries » à la quatrième place grâce à un bilan de 12 victoires, 5 nuls et 5 défaites.

    « Nicolas incarne tout ce que l’on veut représenter humainement : le travail, l’humilité et l’ambition », souligne Stefano Petruzzo, directeur général des Marseillaises. « C’est un très jeune entraîneur, mais avec un profil de bâtisseur, comme il l’a prouvé à Nantes », poursuit-il, conscient que son nouvel homme fort était à la recherche d’un nouveau challenge.

    « J’ai fait le meilleur de ce que je pouvais faire à Nantes », estime le natif de Rezé, en Loire-Atlantique, persuadé que le club phocéen « mérite de figurer dans la première moitié de tableau » en Arkema Première Ligue. « On a essayé de construire un effectif pour faire mieux que la saison passée », ajoute Nicolas Chabot, dont la préparation s’est révélée fructueuse avec cinq victoires, dont deux succès en Coupe de la Ligue LFFP.

    De Turcan au Vélodrome

    Leur première journée de championnat aura lieu dès ce samedi à 21h, avec la réception du Havre au stade Francis-Turcan. Comme la saison dernière, l’enceinte martégale reste l’antre des Marseillaises. « On se sent très bien à Martigues. C’est la meilleure option que nous avons à moyen terme, même si on cherche toujours des solutions à Marseille. Mais ce n’est pas évident de trouver le moyen de s’y installer durablement », confie le directeur général.

    L’équipe olympienne délocalisera tout de même l’un de ses rendez-vous au Vélodrome, comme lors de la rencontre face à Montpellier, le 28 mars dernier. « La Prise du Vel’ » avait alors attiré plus de 35 000 spectateurs, établissant le record d’affluence pour une rencontre de football féminin. « On a envie de le refaire, mais les détails restent à définir. Ce ne sera peut-être pas seulement un match au Vélodrome, mais plusieurs. Mais on ne veut pas brûler les étapes », insiste Stéphano Petruzzo.

  • Quatre enseignants syndiqués suspendus dans les Bouches-du-Rhône

    Quatre enseignants syndiqués suspendus dans les Bouches-du-Rhône

    Au total sept personnels de l’éducation liés à une activité syndicale ont été convoqués le 31 août, à la veille de la rentrée scolaire, pour un entretien préalable à sanction. « Ces suspensions conservatoires allant jusqu’à 4 mois, ces sanctions et ces menaces de non-renouvellement de contrat, liste la CGT dans son communiqué, s’apparentent à une volonté [du Rectorat ndr] de faire des exemples ». Pas de 25e rentrée pour Jadran Svrdlin et deux de ses collègues à l’école de la Tourtelle. Interdits d’approcher l’école, les élèves et les enseignants. « Nous avons alerté sur l’alarme incendie en panne durant six mois, sur un chauffage défaillant depuis des années, sur l’externalisation du ménage et la dégradation du service, sur des non-remplacements d’enseignants », explique ce professeur qui enseigne depuis 7 ans dans cette école. « À chaque fois nous avons documenté nos alertes, précise-t-il, à chaque fois les problèmes soulevés ont été minimisés. » Sans vouloir dévoiler les éléments de l’enquête, le syndicaliste assure y voir « clairement une mesure d’intimidation ».

    Et à La Ciotat

    À La Ciotat, c’est « un management autoritariste et le manque de considération envers une accompagnante scolaire (AESH), l’exclusion de cantine d’élèves handicapés faute d’embauche d’accompagnants ou le fait de confier à une agente territoriale (Atsem) 15 élèves en remplacement d’une enseignante » qu’a dénoncé Coralie Hernandez. Enseignante à l’école Jean-Zay depuis 2020, elle est interdite de classe cette rentrée. « On me reproche des absences liées à mon mandat syndical car ça romprait le climat de confiance entre l’école et la famille ! », précise l’enseignante encore sous le choc.

    « Eux, ils ont la sanction, nous, on a la solidarité », ne désarme pas la syndicaliste. À ces cas s’ajoute, au sein de l’administration elle-même, « le non-renouvellement de deux agents en CDD qui animaient une section syndicale CGT, sous prétexte de réorganisation des services du Rectorat ». Pour la CGT cette chronologie de décisions appelle des explications. Pas de communication du côté de l’Académie Aix-Marseille, car « une enquête administrative est en cours ».