Tag: Bouches-du-Rhône

  • Seule candidate, Samia Ghali élue présidente de la RTM

    Seule candidate, Samia Ghali élue présidente de la RTM

    Elle était la seule candidate. Samia Ghali (DVG), maire adjointe à la Ville a été élue par les 23 autres membres du conseil d’administration de la RTM ce lundi 27 avril. Une responsabilité qui « nous oblige dans la réussite que nous devons à cette mission de service public de transport et de mobilité » a-t-elle déclaré pour sa première intervention à ce poste.

    Interrogée plus tard sur ses priorités, la nouvelle présidente de la Régie a convenu des difficultés financières de la métropole qui vont impacter son action, 123 millions d’euros manquant pour boucler le budget de la collectivité. « On verra demain ce qui se passera [lors du conseil métropolitain, Ndlr.], la RTM ne doit pas subir la mauvaise gestion du passé », a-t-elle estimé.

    Un état des lieux

    Et de promettre d’aller « chercher l’argent où il le faut, que ce soit à l’État, aux collectivités territoriales, chacun doit prendre sa part, les entreprises aussi ». Sur ses axes de travail, notamment la gratuité pour les moins de 26 ans évoquée lors de la campagne des municipales, elle préfère attendre les résultats d’un audit qu’elle va lancer pour se prononcer. « J’aurai une discussion avec le président de la métropole et le maire de Marseille sur ces questions-là, mais en leur donnant les éléments factuels de ce qu’est la réalité de la RTM », précise-t-elle avant d’esquisser quelques pistes : « Faire en sorte que les agents qui travaillent à la RTM puissent le faire en toute sécurité, que le matériel roulant soit de bonne qualité », pour les usagers.

  • Carton plein pour le Kickboxing Simiane en Belgique

    Carton plein pour le Kickboxing Simiane en Belgique

    Le Kickboxing Simiane a brillé lors de l’Open international de boxe libre, en Belgique. Dans la ville wallonne de Nivelles, de nombreux combattants, venant de plusieurs pays et de plusieurs disciplines (Muay Thaï, MMA, Sambo, kickboxing, etc.), se sont regroupés pour s’affronter en boxe libre. La section dirigée par Olivier Blanco s’est brillamment comportée avec quatre podiums dont trois victoires.

    Lemercier tombe face

    au gagnant de sa catégorie

    Ce dernier s’est lui-même imposé en master 2, dans la catégorie des -90 kg. Benjamin Josuan l’a emporté en -80 kg, alors que Fayçal Benmbarek a aussi empoché la première place dans cette même catégorie de poids mais en master 3. Camron Lim-Mardani s’est classé 2e chez les 16-17 ans
    (-70 kg).

    Jimmy Lemercier est donc le seul combattant du Kickboxing Simiane à ne pas avoir obtenu de médaille lors de cet Open international. En senior (-80 kg), il s’est incliné face au futur vainqueur en étant pourtant un néophyte de la pratique. Seulement quatre mois après ses débuts en boxe, il s’est lancé le défi de participer à cette compétition. De bon augure pour les différentes échéances à venir.

    Figure locale et arbitre international, Farouk Rahmoun était également présent en Belgique pour assurer la gestion des combats sur une partie du lieu de compétition. Simiane a donc réalisé quelques prouesses sur le sol belge et peut avancer sereinement vers la suite de la saison.

  • [Info La Marseillaise] Christian Amiraty saisit la justice pour réintégrer le conseil municipal de Marignane

    [Info La Marseillaise] Christian Amiraty saisit la justice pour réintégrer le conseil municipal de Marignane

    Saisi en référé par l’ancien maire (UCE) de Gignac-la-Nerthe, le tribunal administratif de Marseille doit décider ce mardi si Christian Amiraty peut réintégrer le conseil municipal de Marignane. Le maire d’extrême droite de la ville Eric le Dissès a en effet décidé, le 27 mars dernier, d’accepter une prétendue démission dont son concurrent aux municipales assure ne pas être à l’origine, et qui n’était pas conforme aux exigences réglementaires.

    «La réalité, c’est que quelqu’un de mon entourage a envoyé au directeur général des services un mail depuis ma boîte personnelle faisant état de ma démission, explique-t-il. Lorsque je l’ai appris, j’ai écrit une lettre manuscrite pour le contester et j’ai même reçu une réponse du directeur général des services qui me disait que ce mail ne pouvait pas être considéré comme une démission ! » Celle-ci doit en effet être manuscrite et signée, indique l’ancien édile qui n’a pas été convoqué ni pour le débat d’orientations budgétaires le 9 avril dernier, ni pour l’adoption du budget ce mercredi.

    Il dénonce donc une décision du maire prise en connaissance de cause. «Tôt ou tard, il faudra qu’il se fasse à l’idée que je suis là, j’ai plein de choses à dire pour ces six prochaines années », assène Christian Amiraty.

    Sollicitée, la municipalité marignanaise n’a pas donné suite.

  • [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au Palais Longchamp, un souvenir de Rembrandt

    [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au Palais Longchamp, un souvenir de Rembrandt

    Puisqu’il ne s’agit pas d’une fugitive hallucination, puisque les qualités picturales de cette toile sont indéniables, on imagine une malicieuse provocation du conservateur du musée, les simulacres maladroitement reproduits d’une mise en scène de théâtre, Courteline ou bien Labiche. L’énorme masse adipeuse, les courtes pattes et le groin plus ou moins débonnaires d’un porc occupent un grand tiers de la composition. La bête fut brutalement assommée, le sang n’a pas coulé. Les figurants qui ne sont pas des gens d’abattoir ni des charcutiers sont perplexes. À gauche, voici un barbichu doté d’une loupe ; à droite le comique porteur d’une lame de scalpel est un incapable. Grâce au cartel de ce tableau de 1855 qui a pour titre « Recherches sur la trichine » on comprend que le peintre évoque ironiquement les travaux sans trop d’avenir des vétérinaires de nos provinces. Sans microscope, deux émules besogneuses de Louis Pasteur, Bouvard et Pecuchet entreprennent d’identifier un parasite rongeur dont ils retrouveraient la trace sur le cadavre d’un porc. L’impeccable Docteur Knox de Louis Jouvet leur succédera.

    Sans pouvoir effacer la donne burlesque de ce début d’intrigue, on se reporte vers des références plus solides. Ce peintre pince-sans-rire s’est souvenu d’un tableau du Rijksmuseum. On revoit la Leçon d’anatomie de Rembrandt, les muscles d’un bras et les tendons d’un corps sobrement étendu sur une table de dissection. On oublie la vision du porcelet transporté sur un banc de pierre, on reconstitue mentalement l’audacieuse commande de la Guilde des Chirurgiens d’Amsterdam.

    L’auteur de cette énigmatique facétie s’appelle Stanislas Torrents (1839-1916). Ce peintre marseillais formé à Paris par Thomas Couture avait le talent d’un virtuose. Grand format onéreux et rigoureusement inclassable, canular invendable, sa « Trichine » est la plus intrigante toile de sa carrière : issu d’ascendants catalans, Torrents avait passionnément regardé Vélasquez, Ribera, et Édouard Manet.

  • Fibre Excellence en redressement judiciaire

    Fibre Excellence en redressement judiciaire

    Dans sa décision datée de ce lundi matin, le tribunal de commerce décide d’ouvrir une procédure de «redressement judiciaire» à l’égard de l’entreprise Fibre Excellence et de ses deux usines de pâtes à papier, à Saint-Gaudens en Haute-Garonne et à Tarascon dans les Bouches-du-Rhône. « Les conditions légales étant réunies, il y a lieu dans ces conditions d’ouvrir une procédure de redressement judiciaire », justifie le tribunal. Qui explique notamment « qu’il est établi que la SAS FIBRE EXCELLENCE est dans l’impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible et est en conséquence en état de cessation des paiements ».

    Toutefois, le tribunal estime aussi que « l’entreprise semble avoir les moyens de se diriger vers un plan qui aurait pour finalité la poursuite de l’activité, le maintien de l’emploi et l’apurement du passif ». D’où un redressement judiciaire assorti d’une large période d’observation. Le tribunal « fixe à 6 mois la durée de la période d’observation pendant laquelle sera établi un bilan économique et social et des propositions tendant à la continuation ou à la cession de l’entreprise dans le cadre d’un redressement ». Notons que l’entreprise devra revenir deux fois au tribunal pendant cette période. « La SAS FIBRE EXCELLENCE SAS devra se présenter au tribunal devant le juge-commissaire (2ème étage), le mercredi 03 juin 2026 à 09H00 munie d’une situation de trésorerie, d’une situation financière », explique la juridiction. Laquelle « renvoie l’affaire en chambre du conseil à l’audience du mercredi 17 juin 2026 à 09H00, […] afin de déterminer si l’entreprise dispose des capacités financières suffisantes à sa poursuite d’activité et le maintien de la période d’observation ».

    Une nouvelle en demi-teinte pour la Filpac-CGT du site. Si elle se dit rassurée « à moitié » , elle note surtout que cette période d’observation est « 6 mois avec le couteau sous la gorge, à la vue de la trésorerie, on ne sait pas si on va tenir d’ici là ».

  • Football : Le Rouet prêt pour l’Euro

    Football : Le Rouet prêt pour l’Euro

    Dans le premier tour, les Rouégasques seront opposés aux sélections de Chypre du nord et du canton du Tessin. Rendez-vous à partir du 1er juin.

  • Samia Ghali élue présidente de la RTM

    Samia Ghali élue présidente de la RTM

    Samia Ghali a été élue présidente de la RTM ce lundi 27 avril, «à l’unanimité et à la majorité absolue». Elle était la seule candidate en lice.

    Plus d’informations dans La Marseillaise de ce mardi.

  • Jazz voyageur pour irriguer le Domaine de Fontblanche

    Jazz voyageur pour irriguer le Domaine de Fontblanche

    Le domaine de Fontblanche était, au XIXe siècle, une grande propriété agricole. Au bord du ruisseau de la Cadière, une terre fertile pour les ventres, mais aussi les oreilles des mélomanes du Charlie jazz festival depuis 1998. Irriguée par la note bleue, une terre enracinée mais voyageuse illustre sa 28e édition prévue du 2 au 5 juillet. « Programmation qui s’adresse aussi bien aux amateurs éclairés qu’aux néophytes » et « vision du jazz affranchie des standardisations médiatiques et des logiques industrielles » dans l’ADN, rappellent ses organisateurs, cette mouture s’élancera avec le guitariste Al Di Meola. Révélé dans le groupe de jazz fusion de Chick Corea en 1974, il ne cesse d’épater par sa technique comme de son sens de la mélodie et se produira à Vitrolles avec Peo Alfonsi à la guitare et Sergio Martinez aux percussions.

    Moyen-Orient, Inde, Mali…

    Le « jeune virtuose du trombone » Robinson Khoury complétera cette soirée inaugurale au sein d’un septet avec sa création Aria, « rencontre de la musique ancienne, jazz, sonorités moyen-orientales et électroniques ». Au total, quatre soirées où « dialoguent figures majeures de la scène jazz internationale et talents émergents », à l’instar du batteur américain Nate Smith et de la saxophoniste Lakecia Benjamin, le 3 juillet. Le lendemain, la flûtiste d’origine syrienne Naïssam Jalal jouera Landscapes of eternity, « fruit de son immersion dans la tradition hindustani, musique classique du nord de l’Inde », avant que la diva malienne Oumou Sangaré ne prenne le relais. Charge au maestro du oud, Dhafer Youssef d’assurer la clôture du festival.

  • À Port-de-Bouc, un nouveau journal pour les habitants de la Presqu’île créé avec les jeunes

    À Port-de-Bouc, un nouveau journal pour les habitants de la Presqu’île créé avec les jeunes

    Ils sont deux journalistes en herbe. Islem et Zakaria, âgés respectivement de 13 et 15 ans, ont passé des vacances pour le moins atypiques pour des adhérents d’un centre social. Et pour cause : ils ont participé à la collecte d’informations et à l’élaboration d’un nouveau magazine de quartier, à parution trimestrielle, destiné aux habitants de la Presqu’île de Port-de-Bouc.

    Le périmètre couvert par ce nouveau « canard » ne doit rien au hasard. Le quartier est en pleine mutation dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), qui prévoit la démolition de la barre de la Lèque et de plusieurs bâtiments des Aigues-Douces, ainsi que la rénovation des logements et des espaces publics. C’est dans ce contexte que le centre social Fabien-Menot, les services de la Ville, l’État et 13 Habitat se sont associés afin de mieux informer les habitants sur l’avenir de leur quartier, au plus près du terrain.

    En cinq matinées, les deux jeunes reporters ont posé leurs questions au maire (PCF) Laurent Belsola sur les modalités de concertation avec les habitants. Ils ont aussi rencontré Céline Félices, du service patrimoine de la Ville, afin de revenir sur les grandes étapes de l’histoire du quartier, de la fermeture de l’usine Saint-Gobain en 1958 jusqu’aux prémices du projet de renouvellement urbain, lancé en 2016. Enfin, ils se sont entretenus avec l’entreprise chargée de la démolition des logements.

    Le premier numéro de La Gazette de la Presqu’île paraîtra en juin et sera distribué directement aux habitants « Il faut que les gens lisent ce journal, car il donne des infos qu’on n’a pas à la télé », vante Zakaria.