Tag: Bouches-du-Rhône

  • [La Marseillaise Breaking Cup] Les danseurs au rendez-vous des qualifications

    [La Marseillaise Breaking Cup] Les danseurs au rendez-vous des qualifications

    Soleil reluisant, convivialité, mais également compétition. Si l’accès à l’opéra était gratuit pour le public, pour les danseurs, pouvoir y entrer avait un prix. Avant la phase finale sur la scène principale, des qualifications se tenaient dimanche matin dans les trois disciplines : breakdance, popping et hip-hop. Le parvis était l’hôte de cette première partie de la journée, avec parasols, chaises longues pour les jurés et, bien sûr, le tapis où se sont déroulés les battles.

    En tout, une trentaine de danseurs ont composté leur ticket pour intégrer le Top 16 et visiter les planches de l’opéra. Les catégories sont passées les unes après les autres, alors que le soleil frappait le lieu. Une fois la musique lancée par l’un des trois DJ présents lors de l’événement, curieux, passants ou spécialistes du genre se sont amassés autour de l’emplacement de la compétition.

    Les qualifs ouvertes à de jeunes danseurs

    B-boys et b-girls se sont échauffés dans une décontraction apparente, tout en sourire, alors que le hip-hop devait entamer ces qualifications. Aux 12 coups de midi, les premiers danseurs ont débuté leurs mouvements. Les participants avaient entre 35 et 45 secondes pour s’exprimer et montrer qu’ils avaient leur place pour les finales du dimanche après-midi. Les battles se sont enchaînées dans la bonne humeur, puisque tout le monde se connaît un peu dans un microcosme comme celui des danses urbaines. Serrages de mains, accolades, l’ambiance est bon enfant, ce dimanche matin. Les styles, qu’ils soient vestimentaire ou de danse, varient et le jury fait face à des concurrents souvent expérimentés, avec des années d’apprentissage derrière eux.

    Les qualifications suivent leur cours et durant deux heures, les danseurs passent et repassent. Autour des barrières, le public n’hésite pas à sortir son téléphone pour immortaliser le fait de voir du breakdance devant l’opéra. Les prétendants n’étaient pas âgés de 7 à 77 ans, mais les générations varient selon les danseurs. Si beaucoup ont entre 20 ans et une trentaine d’années, certains sont à peine plus haut que trois pommes. Beaucoup de filles et garçons du South Dream Crew ont pu participer à ces qualifications ouvertes à tous. Ce groupe basé à Salon-de-Provence a porté haut ses couleurs, avec plusieurs jeunes éléments envoyés sur la scène de l’opéra pour les phases finales. Une jolie récompense pour des enfants ayant déjà pris la fibre de la danse, vu leurs passages convaincants devant le jury.

    Après deux heures de spectacle, le temps des résultats est venu. Appelés un par un, les finalistes se congratulaient à chaque fois qu’un nom sortait. Seulement quelques minutes plus tard, c’était de nouveau à eux de montrer leur valeur au public, venu nombreux les observer.

  • Le dernier volume de l’encyclopédie sur l’OM est là

    Le dernier volume de l’encyclopédie sur l’OM est là

    Après avoir épluché les archives de la très longue histoire de l’OM, Gilles Castagno avait envie de proposer un dernier éclairage original.

    « Certains lecteurs des cinq premiers volumes me disaient que cela manquait de photos. C’était un choix de ma part, de n’utiliser les images que lorsqu’elles avaient un intérêt ». Néanmoins, lorsqu’un photographe lui a offert ses archives, négatifs et diapositives, il s’est retrouvé avec suffisamment de matière pour proposer un tome six original.

    Hormis une page d’introduction, et un additif au tome 1 sur un match oublié, ce livre est un recueil de 400 photos, sur des doubles pages détachables. « Ainsi, ceux qui le souhaitent pourront les mettre sous cadre », explique-t-il.

    Gilles Castagno n’a pas compté les heures pour identifier les clichés, choisir des images originales et les scanner afin de proposer une iconographie à la riche histoire de ce club de légende qu’est l’OM.

    Dans ce recueil, on y trouve une photo du FC Marseille, où figurent quarante personnes qui sont sûrement les fondateurs de l’OM. « Un lecteur m’a également fourni une image des Olympiens inaugurant le stade de Compiègne, entre deux matches joués dans le nord du pays. J’ai également une image de Marcel Leclerc dirigeant un entraînement. » A été retrouvé également le premier trophée glané par l’OM, le bouclier de champion du Littoral, qui dort dans une salle obscure de la Ligue de Méditerranée.

    Tiré à 250 exemplaires, plus 5 tous signés et numérotés, l’ouvrage intitulé Instantanés. Tome 6, Marseille club de légende, est disponible sur www.encyclom.com et dans les librairies de la Bourse, Arcadia et bientôt à la Fnac.

  • Titouan Droguet décroche son troisième titre Challenger à Cassis

    Titouan Droguet décroche son troisième titre Challenger à Cassis

    Le favori a été à la hauteur des attentes. Titouan Droguet, 103e mondial au classement ATP et tête de série n°1 du tournoi, a triomphé dimanche après-midi en finale du Challenger de Cassis face à l’Estonien Mark Lajal (6-4, 7-6 [7-3]). Le natif de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, s’offre ainsi son troisième titre sur le circuit Challenger, après Francavilla al Mare (en Italie) en mai 2024 et Royan (en Charente-Maritime) en juin 2025. Son sacre sur les courts cassidains lui permet de grimper à la 89e place mondiale. Depuis sa victoire en demi-finale samedi contre le Norvégien Nicolai Budkov Kjaer, il était assuré d’intégrer pour la première fois de sa carrière le fameux Top 100, à 25 ans. L’aventure provençale de Titouan Droguet s’est progressivement complexifiée. Après avoir aisément disposé de l’Aixois Maxime Chazal (6-4, 6-4) et du Néerlandais Gijs Brouwer (6-2, 7-6 [7-3]) lors des deux premiers tours, il a connu une première frayeur face à l’Estonien Daniil Glinka, finaliste de la dernière édition (4-6, 6-3, 6-2).

    Sixième vainqueur français à Cassis

    En concédant le premier set, le Francilien a dû redoubler d’efforts pour renverser la rencontre. Même scénario en demi-finale, où il a dû s’employer pour décrocher son billet pour la finale (6-7 [4-7], 6-3, 6-2). En s’imposant à Cassis, Titouan Droguet devient le sixième vainqueur français, après Enzo Couacaud, Jo-Wilfried Tsonga, Benjamin Bonzi, Hugo Grenier et Richard Gasquet.

  • [La Marseillaise Breaking Cup] Nuria, Doudou et Kaybeatz couronnés

    [La Marseillaise Breaking Cup] Nuria, Doudou et Kaybeatz couronnés

    Qui dit battle, dit forcément vainqueur. Et dans chacune des catégories au programme de la Marseillaise Breaking Cup – popping, breaking et hip-hop -, il ne pouvait, à l’issue des affrontements, en rester qu’un. Ou plutôt qu’une. Ce fut le cas de B-girl Nuria, originaire de Barcelone, qui s’est imposée dans le tableau dédié au popping, une danse urbaine fondée sur la contraction des muscles en rythme.

    « C’était incroyable, j’aime toujours les “vibes” qu’il y a dans cette ville », confie la membre du célèbre crew espagnol Boogie Tunes. Déjà venue à Marseille pour participer à d’autres compétitions, Nuria y a retrouvé « toutes les sensations et les énergies présentes dans cette communauté du popping ». Une discipline exigeante, dans laquelle il faut savoir conjuguer « la technique et le sentiment ». « Il y avait beaucoup de danseurs de qualité aujourd’hui », souligne B-girl Nuria, également impressionnée par le décor « magique » de l’Opéra de Marseille. Sur scène, elle avait l’impression d’être « tellement haute par rapport au public » lorsqu’elle exprimait son art. « C’était vraiment une atmosphère unique, avec un public très attaché aux participants. C’est rare d’avoir autant de soutien de la part de spectateurs non-initiés. Ça apporte de la crédibilité à ce que l’on fait », estime la Catalane.

    Doudou a mouillé

    le maillot

    Après la finale du popping, le jury de la catégorie breaking a sacré B-boy Doudou, l’un des artistes les plus attendus de cette cinquième édition de la Marseillaise Breaking Cup. À 36 ans, le danseur bordelais fait figure de référence dans la discipline. Il a notamment intégré la Team France Breaking en 2024, à l’occasion des Jeux olympiques de Paris, où le breaking avait fait son entrée au programme comme sport additionnel. « Il y avait une bonne énergie », lance Amadou, qui ne s’attendait pourtant pas « à passer les tours les uns après les autres ». Il faut dire que le Girondin avait participé, la veille, à une autre compétition à Paris et n’avait que très peu récupéré entre les deux événements. « C’est une très bonne surprise. Je suis venu avec cet état d’esprit : il faut que je me rattrape de ce que j’ai fait hier. Et au final, ça a bien fonctionné », sourit le membre des groupes Animaniaxx et Immigrandz. Pour lui, la différence se fait notamment sur « la recherche de mouvements » et « l’originalité ». Deux critères sur lesquels les jurés – Babyson, Lil Kev et le Brésilien Sakura – n’ont rien laissé passer.

    Kaybeatz rayonne

    devant ses proches

    Sur la scène de l’Opéra, le dernier acte de ce grand spectacle a couronné B-boy Kaybeatz. Originaire de Nantes, le danseur spécialisé dans le hip-hop vit depuis plusieurs années dans la cité phocéenne. « Gagner à domicile, c’est toujours quelque chose de plus fort. Je ne sais pas si c’est plus facile, mais en tout cas, c’est plus fort », glisse Steve, invité de marque par le directeur artistique Mofak. Après un premier tour compliqué, durant lequel il a dû s’adapter aux projecteurs et à l’éloignement du public, bien différent de la proximité d’un cypher, Kaybeatz a rapidement retrouvé ses repères. Sous les yeux de ses proches, avec la pression de ne pas les décevoir, il a fait la différence par son authenticité. « Ça fait peut-être un peu cliché, mais je pense qu’il faut être 100 % soi-même quand on danse », affirme l’artiste qui s’est mis le public marseillais dans la poche.

  • La Décade Malraux, dix jours de festivités et de culture à La Ciotat

    La Décade Malraux, dix jours de festivités et de culture à La Ciotat

    Pour le cinquantième anniversaire de la disparition d’André Malraux, La Ciotat organise des projections, des expositions, des rencontres littéraires mais aussi des spectacles, conférences et ateliers pédagogiques pour dix jours de célébrations à partir de jeudi 17 septembre.

    Une initiative nationale

    Une initiative portée par la Ville et en partenariat avec le Fonds de dotation André Malraux et l’association Horizons Malraux, avec la participation des communes de Ceyreste et de Roquefort-la-Bédoule. La Décade Malraux s’inscrit dans sa politique culturelle et patrimoniale fondée sur la préservation du patrimoine, la transmission des savoirs et l’accès du plus grand nombre à la culture.

    Elle est également labellisée au niveau national et s’inscrit dans la dynamique « 2026, Année Malraux », initiée par le ministère de la culture. Premier temps fort prévu donc ce jeudi avec une conférence* autour de la construction du navire scientifique André Malraux, l’inauguration de l’exposition « La construction de l’André Malraux » ainsi qu’une projection de films.

    *18h à la Maison de la Construction Navale 46, quai François-Mitterrand prolongé – La Ciotat.

    Sur inscription au 04.42.08.65.23 / 06.43.20.63.16. Durée : 1 heure 30

  • La gauche aixoise va collecter les propositions des habitants

    La gauche aixoise va collecter les propositions des habitants

    « Nous avons la volonté d’être unis face à la mairie de droite et aussi face à l’extrême droite qui est entrée dans le Conseil municipal. Une grosse responsabilité », affiche en ce 12 septembre Marc Pena (PS).

    À la tête d’Aix Avenir, principal groupe d’opposition – passé de six à neuf élus – à la maire d’Aix Sophie Joissains (UDI), il entend être force de « proposition » et « animer les discussions en conseil municipal qui sont souvent refusées par la majorité actuelle ». Dans son local de la rue du Puits-neuf, le groupe ne compte pas ses critiques envers la première magistrate de la ville, pointant « la dégradation » de l’état des écoles. « Des classes ont fermé à la rentrée comme à l’École Daudet. D’autres sont encore menacées de fermeture comme l’école maternelle Campra, dernière maternelle publique du centre-ville intra-muros », déplore David Tessier. L’élu communiste souligne à quel point « un rapport de force » est nécessaire et « peut payer comme l’a montré la lutte victorieuse des parents d’élèves et personnels de l’école les Floralies ».

    Porte-voix des Aixois

    S’appuyer sur l’expérience et les revendications du monde associatif, syndical et des habitants en général pour s’en faire l’écho en conseil municipal : telle est la démarche d’Aix Avenir, qui va par exemple collecter « à partir d’octobre, les propositions des Aixois » contre les chaleurs extrêmes pour les porter dans l’hémicycle afin que « les effets de l’été que l’on vient de connaître ne se reproduisent plus », situe le conseiller PS Cyril Di Meo. « Entre mai et septembre, Aix a connu cinq canicules. La mairie n’a pris aucune mesure d’urgence, n’a pas ouvert les piscines municipales gratuitement à tous, a réduit les horaires des musées. Au lieu de ça, la mairie construit un parking sur le parc de la Torse, bétonise les champs d’amandiers à la Constance… À Aix, on vit encore comme il y a 50 ans », regrette quant à elle l’élue municipale Cécile Cristofari.

    Parmi les autres thématiques évoquées, celle du patrimoine municipal et de la « mise en vente des bijoux de famille aixois », l’Hôtel de Venel dernièrement. « Depuis un quart de siècle, la droite aixoise sert le même discours selon lequel elle n’a pas les sous pour la réhabilitation. Un autre chemin est pourtant possible », explique le conseiller municipal Hervé Guerrera.

    La mise à mal du tissu associatif aixois a aussi été abordée, notamment l’arbitraire des subventions qui lui est alloué. Philippe Amsellem

  • Martine Vassal met en scène l’union de la droite pour sa rentrée politique

    Martine Vassal met en scène l’union de la droite pour sa rentrée politique

    Union de la droite. C’était le mot d’ordre de la rentrée politique de la présidente (DVD) du Département, Martine Vassal. Ce dimanche, au domaine de la Tour de La Ciotat, 80 maires et 200 élus de droite des Bouches-du-Rhône sont venus partager un aïoli et afficher une union de façade devant deux mille cinq cents participants. Car la droite affiche ses divisions pour les élections sénatoriales du 27 septembre. Trois listes ont été déposées ce vendredi. Mais malgré ce climat à couteaux tirés, le président de la Région, Renaud Muselier (Ren.) second sur la liste conduite par Brigitte Devésa, soutenue par la majorité sénatoriale de droite LR, Valérie Boyer, tête de liste soutenue, elle, par le président du parti LR Bruno Retailleau et Hervé Granier, maire de Gardanne, tous candidats sur trois listes adverses, étaient présents derrière Martine Vassal.

    C’est donc avec une droite qui apparaît unie derrière elle que la présidente du Département a tenu son discours de rentrée. Le premier depuis sa défaite aux municipales de Marseille. Si elle s’est dite « triste et en colère de voir que la droite n’a pas réussi à s’unir pour les sénatoriales », elle a officiellement apporté son soutien à la liste de Brigitte Devésa et de Renaud Muselier. Mais ce dimanche, l’objectif est clair : mettre en scène l’unité. « Ça fait chaud au cœur de les voir autant rassemblés », s’émeut la présidente du Département. Pour elle, sa famille politique « n’a pas le droit d’être en conflit ou d’être en opposition. Pour les prochaines élections départementales, il n’y aura qu’une candidature et pour les régionales aussi, clame-t-elle. Parce que c’est obligatoire pour tout ce que l’on a fait. » Il reste deux ans pour y travailler.

    « On espère n’avoir qu’un candidat à la présidentielle »

    Pour la présidentielle, « on espère n’avoir qu’un seul candidat pour ne pas tomber dans l’un ou l’autre extrême ». précise Martine Vassal. Pour Sylvain Di Giovanni, ancien président du mouvement Marseille Provence Unie « la droite a gagné lorsqu’elle a été unie ». Selon Martine Vassal, son camp politique devra « trouver des voies pour ne pas charger davantage ni les entreprises ni les habitants et donc réduire les dépenses en faisant des économies d’échelle ». Un cap qui fait l’unanimité à droite.

  • À Istres, de nouveaux critères pour les subventions sportives

    À Istres, de nouveaux critères pour les subventions sportives

    Septembre signe le retour des élèves à l’école, mais aussi celui des licenciés dans leurs clubs. À Istres, élue par deux fois ville la plus sportive de France, le tissu associatif est riche : environ 85 structures accueillent plus de 16 000 inscrits. Cette rentrée, quatre nouveaux clubs ont vu le jour. Ce week-end, la commune de l’ouest des Bouches-du-Rhône était rythmée par la « Faites du sport ». Mais cette effervescence n’efface pas certaines difficultés.

    Après une année marquée par des élections municipales et un changement de majorité, 2027 sera sous le signe des restrictions budgétaires. « Nous avons désormais à composer avec une situation financière très contrainte, et c’est un euphémisme », a indiqué le maire (LR) Robin Prétot aux dirigeants vendredi soir, lors de la signature de la convention avec l’Office municipal des sports (OMS). « Les incertitudes qui pèsent à la Métropole se cumulent à la situation de la commune, que nous présenterons fin septembre à l’issue de l’audit, et privent aujourd’hui Istres d’un avenir très radieux. » Si des pistes sont étudiées pour obtenir le paiement des attributions de compensation d’ici janvier, « à ce jour, il manque 4,7 millions d’euros dans les caisses de la Ville », révèle l’édile, qui a demandé que 12% d’économies soient réalisées dans tous les services.

    Transparence et équité

    Dans ce cadre, l’enveloppe dédiée aux associations sportives sera vraisemblablement revue à la baisse. « Le sport ne peut pas être traité comme une simple ligne budgétaire, il participe au lien social, à l’animation de la commune, contribue à la santé… affirme néanmoins Robin Prétot. (…) Notre choix n’est pas de promettre tout à tout le monde mais d’organiser une action municipale solide qui parte des besoins réels et qui tienne dans le temps. » C’est dans cet esprit que de nouveaux critères d’attribution des subventions ont été imaginés par l’OMS pour une « politique qui soit à la fois utile, juste et équitable ».

    Le directeur de la structure Arnaud Gebleux détaille : « Il y a un critère financier, qui est le taux de dépendance à la Ville. On a constaté que chez certains clubs, 90% du budget venait de la subvention. Chez d’autres, a contrario, c’était 7 ou 8%. L’idée c’est de lisser ces différences avec des critères partagés et objectifs : le nombre de licenciés, la valorisation des publics jeunes, de la compétition (puisque ça engage des coûts supplémentaires). On encourage aussi la professionnalisation et la formation de l’encadrement des clubs. Puis, il y a toute la dimension inclusion, qui n’était pas valorisée jusqu’ici : ça va du handicap au sport par ordonnance en passant par l’inclusion sur critères sociaux. » La municipalité travaille aussi le sujet des doublons. « On aimerait essayer de rassembler certains clubs pour faire des économies d’échelle et mutualiser les équipements », révèle Robin Prétot.

    Du côté des dirigeants, ces nouveautés dans l’attribution des subventions sont bien accueillies. Lucie et Benjamin, à la tête d’Istres Tennis de table, témoignent : « On trouve que ces critères correspondent aux clubs qui travaillent et valorisent la dynamique du haut niveau comme du sport pour tous. Il y a plus de clarté dans les attendus, de transparence au niveau des attributions, et ça oriente la politique de la ville ce qui peut aider les associations à se structurer et à avoir une ligne directrice. »

    Stéphane Renaud-Bezot est aussi très satisfait de ce travail mené sur les critères : « On les trouve justes, ils reflètent vraiment la vie associative des clubs. Les subventions seront données sur des données tangibles ». Son club Istres sport tennis a beaucoup changé ces 4 dernières années : « On a engagé des profs, étoffé l’équipe pédagogique, fait évoluer notre tournoi international… On pense qu’être accompagnés pour faire évoluer le club est important. Ces critères vont en ce sens-là ».

  • Découvrir les gestes qui sauvent à Marseille

    Découvrir les gestes qui sauvent à Marseille

    Un français sur dix maîtrise les gestes de premiers secours. Pour Wadji Zarraa, vice-président de l’Unité locale de la Croix rouge de Marseille, c’est trop peu. « Chaque minute compte lorsqu’il y a un arrêt cardiaque », explique le bénévole. C’est pourquoi, samedi, la Croix rouge a investi le Vieux-Port, pour apprendre à ceux qui le souhaitent les premiers gestes. « Le but c’est aussi leur donner envie de se former », insiste Wadji Zarraa.

    Ce qui semble porter ses fruits sur certains passants. Faycel est de ceux-ci. Sorti pour s’aérer, le voilà à essayer de faire un massage cardiaque et à apprendre les bons gestes lorsque quelqu’un s’étouffe. « C’est important de savoir ça, parce que ça peut arriver partout, dans la rue ou même à la maison ». Le quadragénaire, qui « regarde pas mal de vidéos sur le sujet », hésite même à faire une formation.

    Si les parents se retrouvent plutôt autour des mannequins pour apprendre les gestes qui sauvent, les enfants eux n’ont d’yeux que pour le camion de l’association, qu’ils peuvent visiter. L’occasion pour Mayssane, 6 ans, de monter pour la première fois dans un camion de secours sans avoir besoin d’être blessée. « Ils m’ont montré leur casque, leur gilet et aussi la mallette » énumère la minote.

    Une façon pour les bénévoles de sensibiliser aussi les plus petits. « Dans la chaîne des secours, le citoyen est le premier maillon. Donc plus ils sont formés, meilleurs seront les informations transmises aux secours et meilleures sera la prise en charge », conclut Amandine Rocher, bénévole de la Croix rouge.

  • Première déferlante de colère sociale pour le 15 septembre

    Première déferlante de colère sociale pour le 15 septembre

    « C’est le premier rendez-vous de la rentrée sociale ! Ça s’annonce bien suivi et ça risque d’être une belle mobilisation ». François Canu, secrétaire de l’Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône est plutôt confiant sur l’ampleur de la mobilisation à venir pour la journée d’action et de grève du mardi 15 septembre.

    Il faut dire qu’un bon paquet de fédérations de la CGT en a fait une date clé de la rentrée sociale : fédération des mines-énergie, fédération de la santé et de l’action sociale, fédération des organismes sociaux, fédération de l’agroalimentaire, fédération des industries chimiques… Si chacune a son lot de revendications spécifiques, toutes convergent vers un refus des politiques libérales mises à l’œuvre sous Emmanuel Macron. « Chaque secteur et chaque entreprise porte ses cahiers revendicatifs propres, mais l’attaque patronale et gouvernementale que l’on subit est globale. Sur les salaires, la vie chère, la répartition des richesses, les conditions de travail sous canicule, les services publics à l’os… Tout cela fait qu’il y a besoin d’une réaction commune », explique François Canu.

    Avant de développer : « Il y a aussi les annonces du Premier ministre Sébastien Lecornu pour le prochain budget, avec les franchises médicales qui vont augmenter, les entreprises vont être encore moins taxées… Cela provoque un bouillonnement ». Notons que le PCF des Bouches-du-Rhône appelle également à la manifestation à cette date et donne rendez-vous à ses militants à la Porte d’Aix à Marseille à 11h, mardi.

    « Tous à Marseille »

    pour la santé

    Car c’est de cette place que s’élancera le cortège. Spécificité, et pas des moindres, pour cette manifestation, des travailleurs du secteur de la santé de toute la région, du Vaucluse aux Hautes-Alpes en passant par le Var et les Alpes-de-Haute-Provence, prévoient de s’y retrouver. Avec le mot d’ordre « Tous à Marseille », relayé par les différentes Unions départementales et CGT de diverses structures hospitalières. Parmi elles, celle de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (APHM) évidemment, mais aussi du centre hospitalier intercommunal de Manosque Forcalquier. Un bus de militants des Alpes-de-Haute-Provence est d’ailleurs prévu. Dans le viseur : « Un budget à la hauteur des besoins ».

    Les agents des hôpitaux ne seront pas seuls puisque l’UD CGT 13 a décidé de « départementaliser » la date. Comprenez par là que la mobilisation sera interprofessionnelle : « Il y aura les salariés d’Haribo qui ont fait plus de 7 semaines de grève cet été, ceux de Fibre Excellence qui sont actuellement en lutte », donne, à titre d’exemples, François Canu. Il faudra aussi compter sur une mobilisation des étudiants, qui se donnent rendez-vous à 10h devant le parvis de la gare Saint-Charles. Le cortège prendra d’ailleurs la direction de la Préfecture.

    Préfecture où les travailleurs des industries électriques et gazières (IEG) et des organismes sociaux ont prévu de se rassembler. De quoi illustrer la volonté de « convergence » entre les diverses professions mobilisées ce jour.

    Mouvement électrique dans l’énergie

    Ce sont bien les agents de l’énergie qui vont être la figure de proue de cette date. « On a des retours très importants avec des assemblées générales qui comptent 300 à 400 agents dans les centrales à Marseille, c’était l’une des plus grosses jamais vues », explique Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille. Il table sur « des taux de grévistes très forts », le mouvement étant intersyndical, avec des piquets de grève dans plusieurs sites de production d’électricité et de gaz de la région, à l’instar de Géométhane à Manosque. De quoi envoyer un premier message limpide au gouvernement pour la rentrée sociale.