Tag: Bouches-du-Rhône

  • La Commission locale de l’eau de la Crau est installée

    La Commission locale de l’eau de la Crau est installée

    « En 1554 Adam de Craponne obtenait l’autorisation de dériver les eaux de la Durance pour alimenter notre territoire. En 2025, Monsieur le préfet de Région Georges-François Leclerc installe la Commission locale (CLE) du Schéma d’aménagement et de gestion des eaux de la Crau pour que, collectivement nous mettions en place un projet de territoire visant la résilience des usages de l’eau dans un contexte de raréfaction de la ressource. » Quelques jours après son élection à la tête de la nouvelle assemblée, Céline Tramontin, par ailleurs présidente du syndicat mixte de la nappe Symcrau, dit sa « détermination » à remplir sa mission.

    Les enjeux sont grands. Sur ce territoire de 52 000 hectares situés sur le paléo-delta de la Durance, la nappe phréatique de la Crau est vitale : elle alimente près de 300 000 habitants en eau potable et fournit chaque année près de 70 millions de mètres cubes aux nombreux agriculteurs et aux sites industriels. Seulement, le constat de l’étude prospective Sinergi, réalisée entre juin 2018 et septembre 2020, est sans appel : sans action, le territoire de La Crau pourrait faire face à un déficit en eau critique d’ici 2050. En cause : le changement climatique, le développement urbain et le vieillissement des infrastructures.

    Céline Tramontin l’affirme : « La résilience de la Crau vis-à-vis du changement climatique passera nécessairement par une réduction de la pression de prélèvement exercée en Durance. Nous devrons faire mieux avec moins ou tout du moins avec moins en été. »

  • Provence Rugby aura à cœur de se rattraper à la maison

    Provence Rugby aura à cœur de se rattraper à la maison

    Commencer une saison par une défaite n’est jamais une partie de plaisir. Surtout quand l’équipe perdante avait largement la place pour l’emporter. Un scénario qu’ont vécu les pensionnaires de Provence Rugby, vendredi dernier, lors de leur grand retour en Pro D2 sur la pelouse de Soyaux-Angoulême. « On a été en difficulté en termes de discipline », reconnaît Rémy Ladauge, entraîneur de la défense aixoise. « On essaie de mettre les joueurs en alerte là-dessus, en faisant en sorte d’arriver à avoir un peu plus de maîtrise et de contrôle », poursuit-il en déplorant une moyenne de 17 fautes par match, alors qu’ils ont « l’habitude d’en faire entre 10 et 11 ». « Il faut que l’on arrive à être plus efficaces quand on est en situation de fragilité. On a travaillé les rucks cette semaine, pour perdre le ballon moins facilement et être un peu plus dur sur les zones de contact. Mais défensivement, on a que 9% de plaquages dominants. Ce n’est pas suffisant, il faut que l’on fasse mieux que ça », martèle Ladauge, malgré l’obtention du bonus défensif acquis en inscrivant 12 points dans les cinq dernières minutes.

    État d’esprit offensif

    « C’est bien que ça arrive en début de saison, que ça reste dans nos têtes et surtout que ça va nous permettre de grandir et d’éviter de répéter ce genre d’erreurs à l’avenir », complète le demi de mêlée franco-algérien Sadek Deghmache (29 ans), arrivé cet été à Provence Rugby en provenance de Colomiers. Il aborde désormais son premier match à Maurice-David sous ses nouvelles couleurs, ce vendredi, face à Valence-Romans. « Ça va être un match à enjeu, avec une grosse pression sur nos épaules. Ça ne va pas être facile, c’est une belle équipe qui va batailler. Mais, je suis convaincu que l’on va répondre présent dans le combat », annonce le n°9 formé à Céret. Cela passera par « un état d’esprit offensif », comme l’a souligné Rémy Ladauge. « On va devoir tenir le ballon, qu’on produise avec et que l’on prenne des initiatives. […] Soit c’est eux qui trouveront la brèche, soit ils perdront le ballon », ajoute-t-il, avec l’espoir de connaître leur premier succès de la saison dans leur antre à guichets fermés.

    2e journée – Pro D2

    À 19h30, au stade Maurice-David, à Aix-en-Provence.

    Arbitre : S. Coulon

    PROVENCE RUGBY : Drouet – Lapègue, North, Lucas, Bituniyata – Soulan (o.), Deghmache (m.) – Harrison (cap.), Piazzoli, Gambini – Youyoutte, Zafra – Hawkes, Sauveterre, Taofifenua.

    VALENCE-ROMANS : Moura – Lane, Guillomot, Marrou, Rozière – Méret (o.), Rodor (m.) – Vachon, Spanderashvili, Bruchet (cap.) – Fabrègue, Suaud – Milasinovich, Marco-Peña, Pontanier.

  • Valentin Vacherot solide à Cassis dans sa quête du top 100

    Valentin Vacherot solide à Cassis dans sa quête du top 100

    Le Rocher affirme sa présence à Cassis. Meilleur monégasque au classement ATP, Valentin Vacherot (26 ans) poursuit son évolution et remonte les positions plus vite qu’il n’y paraît. Ce jeudi, il s’est imposé 6-3 6-4 contre Michael Mmoh, ex-81e mondial. « Le premier set est l’un de mes meilleurs depuis longtemps, que ce soit tennistiquement, mentalement ou physiquement » détaille le 216e à l’ATP. En quarts de finale, le joueur d’1,91m croisera la route de l’Autrichien Jurij Rodionov, finaliste l’an passé dans les Bouches-du-Rhône.

    Valentin Vacherot est aujourd’hui en pleine remontée. Passé de la  300e à la 110e place la saison dernière, il s’est gravement blessé à l’épaule après Roland-Garros. Retour au point de départ pour le tennisman, qui a rangé les raquettes pour le reste de l’année 2024. Revenu aux portes du top 200, il enchaîne les bons résultats.

    Le tennis, une histoire de famille

    Le Monégasque souligne une progression face à des joueurs très bien classés : « L’année dernière, j’ai beaucoup progressé au classement, mais je n’ai pas eu de grosses victoires. Cette saison, je bats Struff (finaliste à Madrid en 2023) à Monte-Carlo, Munar (44e mondial) à Aix-en-Provence. » Justement, ce match lors de son Masters 1 000 à domicile reste dans les mémoires. Cela faisait 16 ans qu’un joueur du Rocher n’avait pas gagné dans le tableau principal à Monaco. Un record dépoussiéré.

    Le tennis a toujours été une grande affaire de famille. Son cousin n’est autre qu’Arthur Rinderknech, récemment en 1/8e de finale à l’US Open. Vacherot est coaché par son demi-frère, Benjamin Balleret, ancien pro ayant affronté Roger Federer lors du tournoi de Monte-Carlo. « C’est toujours agréable d’être en famille sur le tour. En plus, Arthur me tire vers les hauts avec ses résultats », acquiesce Valentin Vacherot. Un déclic lors de son passage sur le circuit universitaire américain, une stabilisation dans le top 200 mondial, le Monégasque a une tête de finaliste potentiel au Challenger de Cassis.

  • Commémoration des 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale au consulat de Chine à Marseille

    Commémoration des 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale au consulat de Chine à Marseille

    « Le fascisme a infligé de profondes souffrances aux peuples du monde entier mais il a aussi suscité une résistance acharnée de toutes les nations », a rappelé He Youlin, le consul général de Chine à Marseille dans son allocution. « En Chine, elle s’est menée au prix de 35 millions de morts et de blessés tant militaires que civils », a-t-il ajouté tout en louant l’appui de Français comme le médecin Jean Jérôme Augustin Bussière qui « s’est engagé dans la lutte du peuple chinois contre l’agression japonaise ». Le général David Galtier pour la Métropole et Lisette Narducci pour la Ville de Marseille ont ensuite eux aussi souligné la nécessité d’une paix durable.

  • Quentin Halys quitte Cassis plus tôt que prévu

    Quentin Halys quitte Cassis plus tôt que prévu

    Le Challenger 75 de Cassis perd déjà sa principale tête de série. Tout juste revenu de l’US Open, où il s’est incliné au premier tour contre David Goffin, Quentin Halys voulait poursuivre sur le circuit secondaire. « J’ai perdu tôt à New York et c’était l’un des seuls tournois sur dur donc logique de continuer ma saison ici », explique le 70e mondial.

    Mais son aventure dans les Bouches-du-Rhône a tourné court. Lors de son premier match dans le tableau principal, le Français affrontait l’Estonien Daniil Glinka, classé 347 à l’ATP. Après un premier set perdu 6-4, Halys se ressaisit et ne laisse finalement qu’un jeu à son adversaire venu des Pays Baltes dans la seconde manche. Ensuite, les débats s’équilibrent, le Tricolore est proche de prendre l’avantage et se fait renverser par Daniil Glinka. Une défaite 6-4 1-6 6-3 et une élimination précoce à Cassis.

    Le joueur de 28 ans était lucide sur sa partie, loin d’être mauvaise malgré cette sortie au premier tour. « Je pense que nous avons tous les deux bien joué. Il n’y a pas la victoire au bout, mais j’ai plutôt bien joué tout au long du match. » Quentin Halys reste sur une année et demie de très bonne facture. En intégrant le top 50 en début d’été, il a atteint le meilleur classement de sa carrière. Ses résultats sont moins impressionnants depuis quelques semaines, mais sa saison reste complète. « Elle est très bonne. C’est la meilleure saison de ma carrière, j’ai obtenu mon meilleur classement. J’espère finir en beauté cette année et continuer de gagner des matches. Il y a des moments un peu plus difficiles mais ça reste une bonne saison », détaille le joueur français.

    Top 100 presque assuré avant 2026

    Finalement, cette année 2025 est dans la continuité de la précédente. Quentin Halys avait rejoint sa première finale sur le circuit ATP lors du tournoi suisse de Gstaad. Battu par Matteo Berrettini, ex-numéro 6 mondial, il est toujours à la recherche de son premier titre. D’autres bonnes performances avaient suivi avec un 3e tour à Wimbledon, seulement vaincu en cinq manches par le Danois Holger Rune. Son niveau de jeu n’a pas trop baissé depuis cette période glorieuse. « L’enchaînement est cool. Il y a forcément eu du moins bien mais ça fait partie du métier. Je joue à peu près le même niveau maintenant que l’an dernier. »

    Le seul top 100 du tournoi de Cassis n’a pas énormément de points à défendre sur la fin de saison 2025. Deux finales en Challenger, un quart de finale lors de l’ATP 250 de Metz et c’est à peu près tout. « Je vais faire quelques tournois en Chine avant de revenir en Europe pour la fin de l’année. Il me reste une dizaine de tournois », détaille Quentin Halys. Hors immenses contre-performances, le Français gardera bien sa position au sein du top 100 mondial. Un classement qui va lui permettre d’aborder sereinement 2026. Son billet est poinçonné pour l’Open d’Australie, en janvier. Halys fait partie des 13 Français parmi les 100 meilleurs joueurs de la planète tennis.

  • Climat social électrique pour la rentrée

    Climat social électrique pour la rentrée

    La banderole est visible depuis la rocade L2 à Marseille et donne le ton de la mobilisation : « Électricité et gaz augmentés, actionnaires gavés, salaires bloqués, personnel énervé ! ». Depuis ce mardi 2 septembre, des dizaines de milliers d’agents des industries électriques et gazières (IEG) sont en grève à l’appel de la CGT. Le premier mouvement de cette rentrée sociale trouve évidemment écho en Provence avec une myriade de piquets de grève de Fos à Avignon en passant par Marseille. C’est le cas sur le site d’Enedis situé dans le 13e arrondissement de la ville et tenu par une quinzaine d’agents. Ce mercredi, sur le piquet, les grévistes entretiennent une ambiance bon enfant, à grand renfort d’enceintes pour la musique et de provisions pour tenir la distance. De quoi contraster avec les sujets lourds portés dans leurs revendications. « Depuis une vingtaine d’années, nos employeurs n’ont pas indexé nos salaires sur l’inflation. Avant, on était 20% au-dessus du Smic à l’entrée de notre grille, aujourd’hui on est à 9% en dessous du Smic », campe Serge Casari, délégué syndical CGT à Enedis.

    Pour rappel, une grille des salaires est une classification qui régit les rémunérations par secteur. Et celle des IEG fait visiblement partie des 25 branches professionnelles qui ont leurs minima en dessous du Smic en France. Une situation intenable pour la CGT. « Nos entreprises respectives font des bénéfices indécents. Enedis a fait 1,2 milliard d’euros de bénéfices nets l’année dernière, Engie c’est environ 800 millions de bénéfice net… Au lieu de réinvestir dans les entreprises, ils préfèrent les faire remonter aux actionnaires », analyse Serge Casari. Avant de tempêter : « C’est un argent qui n’est pas investi dans le réseau, qui ne profite pas aux usagers. Il ne bénéficie en rien aux citoyens ni aux salariés ». S’il mentionne les usagers, c’est parce que la deuxième revendication des grévistes concerne justement l’ensemble de la population française puisqu’ils demandent une baisse des factures. Et pour cause : La TVA sur l’abonnement d’électricité et de gaz, est passée de 5,5% à 20%, au 1er août dernier.

    « Dans un mouvement plus global »

    « Avec le contexte actuel, cette hausse n’est tout simplement pas justifiée », tonne Serge Casari, citant « un grand nombre d’artisans, de PME en difficulté » suite à l’explosion des tarifs. Un comble à l’heure où la précarité énergétique est au plus haut dans le pays. Et de quoi poser la question de la redistribution des richesses dans un secteur où l’argent ne manque pas. « Aujourd’hui, ce n’est pas la réponse aux besoins qui prime », déplore Michel Pruvost, militant CGT et salarié d’EDF. Avec plus de 35 ans de boîte, il est proche de la retraite et connaît bien l’historique qui a amené à cette situation : « Avant, avec EDF-GDF nationalisé, on avait l’électricité la moins chère d’Europe. On transportait et distribuait au moindre coût, le prix était fixé en fonction des coûts de production. Depuis la mise sur le marché de l’énergie, les factures augmentent. On est sur un marché avec de l’offre et de la demande ». Pendant que le militant fait son analyse, ses collègues reçoivent une visite de leurs homologues de la CGT du port de Marseille, qui vient à grand renfort de palettes de bois. Manière d’alimenter la solidarité interprofessionnelle. Et les énergéticiens en auront besoin : la grève est reconductible et ils espèrent tenir jusqu’au 10 septembre, voire le 18. Deux dates centrales pour la riposte sociale. « On s’inscrit dans un mouvement plus général contre les mesures austéritaires, celles de Bayrou ou de son successeur », conclut Michel Pruvost. Ils devraient d’ailleurs recevoir la visite du sénateur communiste des Bouches-du-Rhône, Jérémy Bacchi, ce jeudi.

    « Avant, on avait l’électricité
    la moins chère d’Europe.
    On transportait et distribuait au moindre coût, le prix était fixé
    en fonction des coûts
    de production. »

  • « La vraie arnaque, c’est la facture des usagers »

    « La vraie arnaque, c’est la facture des usagers »

    La Marseillaise : Pourquoi menez-vous cette grève reconductible ?

    Nicolas Davan : On se mobilise pour des revendications multiples. La première porte sur les factures des usagers pour laquelle on demande une TVA à 5,5%, comme les produits de première nécessité, contre 20% aujourd’hui. Elle était déjà à 20% sur les kilowatts d’énergie et elle est passée à 20% aussi pour les abonnements, cet été. On considère que l’énergie c’est un bien de première nécessité, donc cette TVA est anormale. La seconde porte sur notre grille des salaires. Nos employeurs ne respectent pas la loi car le minima de notre grille est à 9% en dessous du Smic. On demande donc que le bas de notre grille soit au Smic, avec tout ce que ça implique sur la suite de la carrière.

    Être payé en dessous du Smic est illégal, comment est-ce possible pour votre grille ?

    N.D : Une grille est échelonnée sur l’intégralité de la carrière. Quand un travailleur rentre dans les IEG, il a son salaire de base, le Smic, puis une évolution au fur et à mesure des années. Aujourd’hui, les salariés sont embauchés au Smic mais les premiers niveaux de notre grille n’amènent plus d’évolution salariale. Au lieu de prendre 3% d’augmentation, les trois premières années, le salarié n’aura rien. Pareil pour les trois années suivantes… À la fin, le salarié perd 9%… Dans un pays qui est le 3e où il y a le plus de millionnaires, 6e puissance mondiale… En toute logique, un travailleur devrait vivre bien et améliorer son niveau de vie progressivement. C’est vrai pour les agents des IEG mais aussi pour beaucoup d’autres professions. Il faut avoir en tête que les travailleurs de notre secteur ont été pionniers. Nous avons inventé le Smic avant le Smic, qu’on appelait le salaire national de base. Avant l’invention de notre système de retraite, nous avions un régime au sein des IEG. Tout cela avait servi de modèle. Maintenant, on sert de modèle mais dans le sens inverse.

    C’est d’autant plus incompréhensible dans un secteur qui fait globalement des bénéfices ?

    N.D. : Prenons l’exemple d’Enedis, là où travaillent les agents qui dépannent les réseaux de nuit comme de jour. Les dividendes versés aux actionnaires l’an dernier représentent 30 000 euros par agent. C’est fabuleux ! Les agents auront plus travaillé pour les actionnaires que pour eux-mêmes. Encore mieux : Prenons Elengy. Si l’on fait le ratio entre les salariés au statut des IEG et les dividendes dans l’entreprise, on arrive à 3 millions d’euros par agent. D’où notre raisonnement : Que ce soit pour baisser les factures, pour augmenter nos salaires, on sait où se trouve l’argent.

    Vous posez donc la question de la redistribution des richesses…

    N.D : Tout à fait. Et la vraie arnaque, c’est la facture des clients. Si les actionnaires se gavent autant, c’est aussi et surtout parce que les factures sont ultra-chères. Et sur le sujet, il suffit d’une loi pour les baisser. 100 euros de facture pour le gaz, c’est 10 euros pour les salaires et 40 pour les actionnaires !

    Et vous allez suivre le mouvement du 10 septembre ?

    N.D : Sur le fond, nous partageons les revendications exprimées. Nous dénonçons les mêmes mécanismes. Ce sont les mêmes personnes qui arnaquent les factures de nos clients et nos salaires, ce sont les mêmes qui veulent récupérer les deux jours fériés, qui veulent taper dans les cotisations… Donc la convergence avec le 10 nous va à merveille.

  • « Je m’engage pour un parc naturel des étangs »

    « Je m’engage pour un parc naturel des étangs »

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui motive votre investissement dans les municipales ?

    Jean-Louis Sanial : Le collectif Sauvons nos étangs que je préside depuis deux ans a permis de faire reculer le projet HyVence de Géosel, qui consistait en la couverture sur cinq cents hectares de panneaux solaires flottants sur les étangs de Lavalduc et d’Engrenier. Ce qui équivaut presque à la surface habitée de la ville. Une usine d’hydrogène devait prendre place entre les étangs et une ligne électrique haute tension (souterraine, Ndlr) devait être tirée jusqu’à la zone industrialo-portuaire. Ce projet a provoqué un fort mécontentement dans la population face à cette nouvelle usine Seveso sur un terrain inondable, aux grands besoins d’eau douce, sans parler des dégradations paysagères et de la biodiversité. Le projet a été retiré suite à la mobilisation, mais maintenant, il faut passer à une nouvelle étape dans la défense de ce site naturel.

    En vous présentant d’emblée comme futur maire ?

    J.L.S. : Non, même si je l’ai déjà fait par le passé, lorsque j’étais dans la liste citoyenne du Front de gauche en 2014. Aujourd’hui, je suis engagé comme citoyen dans un collectif transpartisan, qui donne la parole à tous et dont les soutiens vont de LFI au RN. Mon but est avant tout de mettre en œuvre le projet de parc naturel des étangs de Fos-sur-Mer que nous avons développé avec le collectif, qui a été présenté aux élus et institutions de la région ainsi que lors du débat public Fos-Berre. Alors, je précise que nous sommes favorables au développement économique de la zone ainsi qu’aux projets industriels au sein de la zone industrialo-portuaire. Nous ne sommes pas contre l’industrie, mais nous voulons laisser libre accès à la population à cette zone humide, ce poumon vert de biodiversité, car nous avons déjà assez donné.

    Vous ne vous présentez pas comme tête de liste alors ?

    J.L.S. : Mon objectif est d’accéder à un statut d’élu dans une équipe qui me confie la mise en œuvre de ce projet de parc naturel. J’ai intégré Génération écologie car je n’étais membre d’aucun parti jusqu’à présent, et dont je partage un certain nombre de valeurs dont l’approche transpartisane. Par contre je réfléchis à mon implication, mais je ne serai pas tête de liste. J’intégrerai l’équipe qui aura le plus d’affinités avec le projet de parc naturel. Je crois que la problématique environnementale va être au cœur de la campagne, alors que 20% des émissions de carbone du pays se font à Fos.

  • Les Bosses de Provence fêtent leur trentième anniversaire

    Les Bosses de Provence fêtent leur trentième anniversaire

    Incontournable pour les passionnés du deux-roues, les Bosses de Provence approchent à grand pas. Le coup d’envoi de la mythique manifestation organisée par le Vélo Club de la Pomme sera donné le week-end des 13 et 14 septembre au campus de Luminy.

    Jusqu’ici, la recette ne change pas d’un pouce. Mais pour célébrer le 30e anniversaire des Bosses, le club phare du 10e arrondissement de Marseille, reconnu de nos jours dans l’Hexagone pour sa qualité de formation des jeunes, a souhaité marquer le coup en glissant quelques nouveautés.

    Si quatre courses étaient au programme l’année passée, il y en aura désormais plus que trois comme l’a détaillé le président des Pommiers, Patrick Sorin : le 50 km, mis en place il y a deux ans, « a rencontré son public et reste maintenu », le 93 km, le parcours historique qui « recueille le plus d’inscriptions et d’adhésions » avec plus de 900 participants pour l’heure, et le 150 km, le petit nouveau, qui fait la jonction entre les deux anciens longs parcours qu’étaient le 130 km et le 164 km, avec une montée inédite de la Sainte-Baume par Mazaugues.

    Une centaine de places encore disponibles

    « On s’est rendu compte que beaucoup de cyclistes éprouvaient des difficultés à démarrer avec la Gineste et se retrouvaient un peu seul sur le parcours. […] Ça va nous permettre dans le même temps d’avoir une plus grande densité de participants avec des paquets. Ce sera plus positif sportivement parlant », se justifie le président Sorin. Ce dernier, conscient que la formule cyclosportive est la plus plébiscitée, n’oublie pas d’évoquer que les 50 km et les 93 km, dont les parcours restent inchangés, peuvent être réalisées avec la formule randonnée, qui n’est pas du tout axée sur la performance.

    D’habitude organisées lors de la journée du samedi, les randonnées partiront pour la première fois le dimanche afin de permettre aux participants de « bénéficier de l’ambiance, de la dynamique des épreuves, des ravitos et surtout de la sécurisation du parcours ». « On s’aperçoit que ça plaît beaucoup, parce que l’on a doublé le nombre d’inscriptions sur les randos », se réjouit Patrick Sorin, qui a décidé avec ses équipes de limiter la participation générale à 2 000 coureurs. « On est très soucieux de la qualité de nos prestations, et après avoir bien débriefé nos deux dernières éditions, on s’est dit qu’il était raisonnable de se fixer un objectif maximum », poursuit le dirigeant du VC La Pomme. Pour l’heure, près de 1 900 ont déjà leur dossard pour le week-end fatidique.

    Inscriptions via le site bossesdeprovence.com

  • PLAN-DE-CUQUES 33 (14)

    PLAN-DE-CUQUES 33 (14)

    Après une préparation aux résultats mitigés et un premier tour de Coupe de France maîtrisé face à Nîmes, les Guerrières ont débuté leur saison en championnat par une victoire, mercredi soir à domicile, face aux pensionnaires de Besançon (33-24). Un adversaire du calibre européen qu’elles n’ont pas réussi à dompter la saison passée, aussi bien sur la phase aller que sur la phase retour. Mais grâce à une défense progressivement appliquée et un collectif bien rodé, avec des automatismes déjà présents, les protégées d’Angélique Spincer ont rapidement pris les devants. Offensivement, elles ont pu compter sur un trio Antonissen-Mathon-Dembelé qui a cumulé 19 buts dans cette partie. Portées par les 14 arrêts de leur brillante gardienne Andréa Novellan, les Plan-de-Cuquoises ont donné un coup d’accélérateur en début de deuxième période, où elles ont creusé jusqu’à cinq points d’écart au tableau d’affichage, et ainsi se diriger vers leur premier succès. « Je ne suis pas surprise de ce qu’on est capable de faire, mais je ne m’attendais pas forcément à ce qu’on domine autant le match », souligne Spincer, consciente que cette prestation aboutie est très encourageante pour la suite de la saison.

    1ère journée – Ligue Butagaz Energie

    Au gymnase des Ambrosis, à Plan-de-Cuques (300 spectateurs)

    Arbitres : MM. Bolla et Artes

    PLAN-DE-CUQUES : Novellan, Schupbach – Martel, Loquay, Berrais, Puleri, Kromoska, Antonissen, Dembele, Naal, Perret, Elisme, Mathon.

    Entraîneur : Angélique Spincer

    BESANÇON : Bonnet, Lerstad – Robert, Frecon, Bellonnet, Mairot, Mladenovska, Mumbongo, Di Rocco, Zazaï, Kingue, Bellec, Mandret, Mlamali.

    Entraîneur : Jérôme Delarue