Tag: Bouches-du-Rhône

  • La grève reconductible démarre dans les entreprises électriques et gazières

    La grève reconductible démarre dans les entreprises électriques et gazières

    « Les électriciens gaziers défendent leurs salaires et emplois mais aussi le service public sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur 24 », résume Fabrice Coudour, secrétaire général de la fédération nationale des mines et de l’énergie de la CGT (FNME). À l’occasion d’une réunion d’information publique des personnels lundi, le syndicat explicite le mouvement de grève reconductible national entamé ce mardi. En question, la revalorisation de la grille des salaires ainsi que la baisse de TVA pour les usagers.

    De nombreux piquets de grève apparaissent sur la carte interactive de la fédération syndicale dans notre région, à l’instar d’Enedis de Tarascon à Fréjus, à la centrale EDF Martigues et GazelEnergie Gardanne, à GRDF et RTE Marseille, ou comme à Elengy Fos-sur-Mer. La FNME-CGT cherche à obtenir « la réévaluation des grilles de salaires à hauteur de 9% », indique son secrétaire général, comme pour l’indemnité d’astreinte, ainsi que des échelons d’ancienneté en plus « pour toutes les entreprises des industries électriques et gazières ».

    « Le marché libéral explose les factures »

    Au-delà des revendications internes à la vie d’entreprise, la Fédération des mines et énergie défend également une autre politique publique en la matière. « Année après année, le secteur a été libéralisé et les factures n’ont fait qu’exploser », affirme Fabrice Coudour, qui parle de « pansement » au sujet du chèque énergie entre autres dispositifs « pour masquer l’hémorragie du marché qui ne produit rien mais fait augmenter la note » de l’usager.

    La fédération CGT explique le lien entre salaires et factures, en partant du coût moyen du tarif bleu grand public, à 22,44 centimes d’euros du kilowatt par heure. « La part de production et d’acheminement, l’industrie, représente 65% du tarif », détaille le secrétaire général de la FNME, contre « 20%de TVA et 14% de masse salariale ». L’augmentation des salaires de 9% et la baisse du tarif pour les usagers se conjuguent dans « la baisse de la TVA à 5,5% » comme variable d’ajustement, la part technique n’évoluant pas d’après le syndicat.

    De quoi donner de l’énergie à la rentrée sociale.

  • Airbus Helicopters met le paquet sur le marché militaire

    Airbus Helicopters met le paquet sur le marché militaire

    La loi de programmation militaire 2024-2030 est une aubaine pour Airbus Helicopters. Adopté le 13 juillet 2023, le texte prévoyait une enveloppe de 413,3 milliards d’euros pour les armées. Mais le 13 juillet dernier, lors d’un discours prononcé depuis l’Hôtel de Brienne, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé un effort de 10 milliards d’euros supplémentaires sur deux ans (3,5 Md en 2026, +6,5 Md en 2027) pour accélérer le réarmement. Et le leader mondial de l’hélicoptère a toute sa place dans ce mouvement.

    En visite sur le site industriel marignanais ce lundi 1er septembre, le ministre des Armées Sébastien Lecornu explique : « La question des hélicoptères est devenue symptomatique de l’état de dégradation très important dans lequel étaient confrontées nos armées. On a une quinzaine de modèles différents, donc une hétérogénéité de la flotte absolument épouvantable, qui totalise 400 hélicoptères dans les forces armées hors gendarmerie et sécurité civile. Une grande part tutoie la moyenne d’âge de cinquante années. » La programmation militaire acte le remplacement de plus de 150 de ces 400 appareils par le nouvel hélicoptère interarmée léger (HIL) d’Airbus Helicopters, dont la moitié a vocation à être livrée d’ici 2030. Pour Bruno Even, le PDG de l’entreprise, l’État français est non seulement son premier client mais surtout « un partenaire ».

    Une disponibilité en progrès de 30%

    Pour acter cette relation de confiance, l’industrie aéronautique a rajouté il y a quatre ans une orientation « Défense et sécurité » dans sa planification visant à « marquer un effort significatif dans le domaine militaire », souligne le général Patrick Brethous, conseiller de Bruno Even.

    Parmi les quatre axes stratégiques, la disponibilité arrive en bonne place. « Le nombre d’hélicoptères dans les tableaux capacitaires des armées n’a pas beaucoup d’intérêt, ce qui compte c’est le nombre d’heures disponibles, précise Sébastien Lecornu. Ça, ça a été un gros défi. En deux ans, cette disponibilité a progressé de 30%. » Une amélioration qui se justifie par une réforme du maintien en condition opérationnelle, le développement des contrats verticalisés, une meilleure gestion des stocks et des efforts réalisés sur la chaîne logistique. Patrick Brethous estime que la dualité du carnet de commandes d’Airbus Helicopters, partagé entre marché civil (50% des parts mondiales) et militaire (20% des parts mondiales), est « un atout ». Bruno Even développe : « Le standard, dans le domaine civil, c’est 90% de disponibilité. Les appareils volent 1 200 heures par an contre 200 heures pour le militaire. La force du programme HIL c’est qu’on peut bénéficier de cette maturité en s’appuyant sur ce gain d’expérience qui est beaucoup plus rapide. »

  • Le 10 septembre, premier acte pour dire « non au budget »

    Le 10 septembre, premier acte pour dire « non au budget »

    « C’est toujours les mêmes qui crachent au bassinet », épingle Maurice Marsiglia. Retraité, syndiqué à la CGT, il compte parmi ceux qui ont décidé d’emboîter le pas à l’appel du 10 septembre sur les réseaux sociaux, sous le mot d’ordre « Bloquons tout ». « Le mouvement est très informel. On ne sait pas trop d’où c’est parti. Mais il me semble important d’envoyer un message pour dire qu’on n’est pas d’accord avec les orientations politiques du gouvernement », poursuit-il.

    « Ne pas laisser passer le train »

    Alors que le Premier ministre François Bayrou veut mettre la France au régime sec et économiser 44 milliards d’euros sur le budget 2026, le cégétiste relève : « La quasi-totalité des mesures pèsent sur les gens qui n’ont déjà pas les moyens de vivre correctement… Par exemple les chômeurs, qui vont encore voir leur assurance chômage se dégrader. François Bayrou annonce qu’il va geler les pensions de retraite. S’en prendre aux services publics, alors que ce sont les gens les moins aisés qui en ont besoin… »

    Pour Clémentine Fardoux, insoumise suspendue de son parti pour avoir rallié le mouvement Aubagne en commun pour les municipales, qui relaie et participe elle aussi à la préparation du 10 septembre, « le gouvernement met en avant les fraudes sociales, or si le budget est déséquilibré, c’est parce que des milliards d’euros sont donnés aux grandes entreprises sans contrepartie. Il faudrait qu’il y ait une justice fiscale. Le mécontentement est grand dans la société et la population, le 10 septembre, veut dire ça suffit ! » Sur le 10 septembre, la conseillère municipale d’opposition (RGE) explique : « Les gens de sensibilité de gauche n’ont pas envie de laisser passer le train. Bien sûr, on sera attentif à ce que ce mouvement ne soit pas réactionnaire, comme a pu l’être parfois celui des Gilets jaunes. » Elle embraye : « Je rêve d’un 10 septembre où il y ait un rassemblement sur chaque place de village. » Mais le 10 a sa place auprès du 18 septembre, date décidée par l’intersyndicale pour grève et manifs, exposent Maurice Marsiglia et Clémentine Fardoux. « C’est le foisonnement des initiatives, citoyennes, syndicales, politiques qui peuvent faire entendre nos revendications », lance Clémentine Fardoux. Quant à l’interview donnée par le Premier ministre Bayrou dimanche, Maurice Marsiglia réagit : « Il est toujours dans sa position de faire peur aux gens. Il a ouvert très peu de portes pour la négociation. Sauf sur les jours fériés. Pour moi, c’est un hochet. C’est la seule proposition sur laquelle il pourrait bouger… »

  • Trois soirées de concerts au Port-Vieux de La Ciotat

    Trois soirées de concerts au Port-Vieux de La Ciotat

    Le festival Ici Live revient pour une quatrième édition avec une programmation généreuse ! Un rendez-vous ancré dans les habitudes des auditeurs et des habitants de La Ciotat, explique Eric Sorek, directeur d’Ici Provence (anciennement France Bleue). Mais ce festival pour lui, « c’est surtout l’occasion de remercier les auditeurs ! »

    Chaque soirée sera composée de deux concerts qui se tiendront sur une scène flottante installée sur le plan d’eau du Port-Vieux, un cadre idyllique pour profiter d’une des dernières soirées de l’été. Le site sera ouvert à partir de 19h et les concerts débuteront chaque soir à 20h30. Le festival est organisé par Ici Provence en partenariat avec la Ville et l’office du tourisme.

    Une soirée populaire

    Comme l’explique Eric Sorek, Ici Provence a préparé « une programmation musicale populaire à destination du plus grand nombre ». En famille ou entre amis, pour les jeunes et les moins jeunes, des artistes de tous les horizons pour permettre à tout le monde de profiter. Le but du festival, « montrer le panel de ce que la programmation musicale d’Ici Provence propose » mais « surtout, de passer un bon moment ! »

    Le festival s’ouvre jeudi 4 avec un artiste local qui avait été révélé dans l’émission The Voice en 2024, Odem. Le chanteur corso-marseillais plongera le public dans son univers pop rock, mélangeant compositions personnelles et reprises de grands titres de la chanson française. La soirée continuera avec une figure du rock installée depuis près de 50 ans dans le paysage musical français, Jean-Louis Aubert, ex-leader emblématique de Téléphone.

    Les festivités continuent le vendredi 5 avec en ouverture Dany Brillant, artiste à succès depuis les années 90. En deuxième partie de soirée, DJ One-T remontera le temps pour proposer un set issu des années 2000. Le duo, composé de Thomas Pieds et Eddy Gronfier, mélange les ambiances entre musiques électroniques, pop et hip-hop. Le festival se terminera samedi 6 avec deux artistes féminines. C’est Sylveto qui ouvrira le bal, une artiste qui transforme les préoccupations du quotidien en chansons poétiques. Enfin, c’est Zaz qui fera la clôture des trois jours de festival. Depuis son titre à succès Je veux en 2010, Zaz a conquis le public qu’elle honore en offrant de véritables performances sur scène !

    Si les places sont gratuites, elles sont en revanche limitées. Le festival étant victime de son succès, l’office de tourisme a déjà écoulé ses stocks de places. Il est encore possible d’en obtenir par tirage au sort en écoutant Ici Provence. Un rendez-vous pour les amateurs de musique qui s’annonce bien dansant à La Ciotat !

    Port-Vieux, du 4 au 6 septembre,

    à partir de 20h30, écouter Ici Provence pour avoir une place.

  • De jeunes marseillais prêts à vivre l’Euro des quartiers

    De jeunes marseillais prêts à vivre l’Euro des quartiers

    Des jeunes de Marseille en partance pour l’Allemagne. C’est une initiative rare mise en place par l’entraîneur, Guy Pinna. En novembre, dix adolescents de plusieurs quartiers défavorisés participeront à l’Euro de tennis des quartiers, à Sarrebruck. L’idée de cette compétition a germé depuis deux ans et voit désormais le jour. Ces dix tennismen sont âgés de 12 à 16 ans et viennent de Félix-Pyat, la Viste, le Canet, les Caillols et Saint-Giniez. Ils ont tous été sélectionnés grâce à l’ATC. Ce circuit a organisé 150 tournois dans 35 quartiers de la ville depuis 2015 et de nombreux joueurs y ont découvert le tennis.

    La mise en place de l’ATC Tour était déjà une évolution pour Guy Pinna. Il a commencé, il y a plus de 30 ans, à donner des cours de tennis improvisés au pied des immeubles, sur des terrains de sport de proximité. L’idée originelle était de « faire découvrir le tennis, d’animer les quartiers et créer de l’animation ». Une découverte pour ces jeunes qui n’aurait pas été possible sans cet homme d’une soixante d’années, tant la discipline a encore du mal à s’ouvrir à toutes les classes sociales.

    Ce premier championnat d’Europe opposera des jeunes marseillais à des jeunes de Sarrebruck. Avant de s’ouvrir à d’autres pays dans les prochaines années. « Nous avons réussi à mélanger les enfants de différents quartiers de Marseille en faisant de la mixité sociale, je trouve ça super », éclaire Guy Pinna. Pour cela, l’entraîneur part en mission dès le début de la semaine prochaine dans le « Land » de la Sarre. « Je pars en visite à Sarrebruck pour préparer l’événement avec les autorités locales et trouver des hébergements pour les jeunes. » Un club partenaire, sur place, a même été trouvé. Le TC Rotenbühl pourra accueillir la délégation sur ses courts en terre battue.

    Un capitaine âgé de 17 ans

    Samedi, Guy Pinna et le club de l’AS Time présenteront l’ensemble de la délégation française pour Sarrebruck. Le capitaine choisi pour encadrer cette sélection est Assane Boina Madi, seulement 17 ans. En 2021 et 2022, il a été le leader du circuit ATC. Le chef de file de ce petit groupe n’a lui que 12 ans. Yanisse Mzembaba est numéro 1 au classement ATC depuis un peu plus d’un an. Il représente le quartier Félix-Pyat, tout comme Yanis Ali. Adem Bakas, de la Viste, ou encore Adem Bounour, du Canet, sont aussi sélectionnés.

    Cette petite troupe a reçu l’aide financière de la Ville de Marseille, ainsi que du Département des Bouches-du-Rhône. Un Mondial est également dans les cartons pour fin 2026 avec des adolescents ghanéens, comoriens et ougandais, en plus des Français et Allemands. Celui-ci se déroulera dans la cité phocéenne. Ces dix jeunes marseillais vont vivre une expérience unique et se confronter à de nouveaux joueurs outre-Rhin.

  • Roberto De Zerbi tire la sonnette d’alarme après une entame ratée

    Roberto De Zerbi tire la sonnette d’alarme après une entame ratée

    Août 2015 et 2025 ont la même caractéristique pour l’OM.

    Dans les deux cas, le match d’ouverture de la saison a été raté et a déclenché une tempête dans le vestiaire. Il y a dix ans, Caen était venu s’imposer au Vélodrome (1-0) et, à l’issue de cette claque, l’entraîneur Marcelo Bielsa avait démissionné, en pleine conférence de presse d’après-match. Le 15 août dernier, après une défaite concédée en fin de rencontre à Rennes, c’est un clash dans les vestiaires qui a mis le feu aux poudres.

    Si, face à Paris, l’OM a réussi à colmater quelques brèches, la défaite à Lyon, dimanche, les a rouvertes. Outre d’avoir concédé le but en fin de rencontre, comme à Rennes, c’est la manière dont l’équipe s’est comportée qui a de quoi inquiéter. Si l’on excepte les dix premières minutes, où les Marseillais semblaient avoir des ambitions, l’essentiel de la soirée a montré un collectif sans suite dans les idées.

    « Oui, nous avons souffert »

    Interrogé sur un collectif plus spectateur qu’acteur, Roberto De Zerbi a pris la défense de ses joueurs. « Oui, nous avons souffert, surtout après l’exclusion. Mais nous n’avons pas concédé de très grosses occasions. À 11 contre 11, même si ça n’était pas notre meilleur match, je pense que nous avons fait mieux que Lyon », a-t-il répondu.

    Si le scénario de dimanche a rappelé celui de l’année dernière, avec un OM rapidement réduit à dix et les entrées anticipées d’Ulisses Garcia et Pol Lirola, les similitudes se sont arrêtées là. Car les deux entrants n’ont pas marqué. Et s’il y a eu un but en fin de match, c’est Pavel Sulc qui l’a marqué, offrant un succès inespéré aux Gones (1-0).

    Au terme de cette nouvelle soirée cauchemardesque, où ses joueurs ont oublié souvent de jouer en équipe, Roberto De Zerbi dresse un constat : « si nous voulons jouer avec courage, il faut avoir de la personnalité. Si les joueurs pensent qu’ils peuvent se refermer complètement à cinq derrière, ils ne vont pas générer beaucoup d’occasions. Ce n’est pas la bonne mentalité pour jouer dans un grand club. »

    Alors que la première trêve internationale arrive, l’entraîneur marseillais tire la sonnette d’alarme. Même s’il a déjà vécu des moments compliqués lors de sa première année, il sent que ce début de championnat raté cache sans doute un problème plus profond, alors que se profile l’entrée en lice face au Real, en Ligue des Champions.

    La tempête déclenchée dans son vestiaire par l’incident de Rennes a eu des conséquences. Elle a obligé l’OM à revoir son effectif en profondeur et en urgence dans les derniers jours du mercato. En témoignent les mouvements de ces dernières heures.

    Des mouvements qui vont contraindre Roberto De Zerbi à revoir ses plans durant la trêve. « Tout ce qui a été effectué avant la reprise n’a servi à rien. Il va falloir reprendre certaines choses », regrettait-il avant le voyage à Lyon. La conception du mercato estival est loin d’être idéale. Elle amène des situations cocasses, à l’image d’Esteban Lepaul, buteur avec Angers lors des deux premières journées, et qui a marqué avec Rennes, contre Angers, dimanche.

    Avec trois points sur neuf possibles, l’OM a clairement raté son départ. Comme en 2015. Il faut espérer que la situation sportive se rétablira dès la réception de Lorient, le 12 septembre à 20h45. Car, il y a dix ans, cette entame avait débouché sur une valse des entraîneurs et une saison crispante.

  • [Info La Marseillaise] Solange Biaggi pressentie à la tête du bailleur de la Métropole

    [Info La Marseillaise] Solange Biaggi pressentie à la tête du bailleur de la Métropole

    Il n’aura fallu qu’un seul week-end pour pousser
    le président du bailleur social métropolitain Provence Métropole Logement (ex-HMP), Patrick Pappalardo, vers la sortie. Après la révélation samedi, dans nos colonnes, de son ralliement à l’extrême droite pour les prochaines municipales, la présidente (DVD) de la Métropole Aix-Marseille, Martine Vassal, a dès dimanche soir annoncé qu’un remplaçant lui sera trouvé dès le prochain conseil métropolitain.

    « J’ai pris acte de la décision de Patrick Pappalardo de rejoindre le camp de l’UDR et du RN », écrit-elle dans un communiqué transmis à la presse. Avant d’annoncer que « dans ces conditions, il n’est plus possible pour Patrick Pappalardo de se maintenir à son poste ». « Le 18 septembre 2025, une délibération sera mise au vote en conseil de Métropole afin de désigner un futur président, détaille la présidente de l’intercommunalité. Cette délibération visera à remplacer Patrick Pappalardo à son poste et à assurer la continuité des projets et des activités de Habitat Marseille Provence. »

    Selon nos informations, c’est la conseillère métropolitaine (LR) chargée des commerces de centre-ville, Solange Biaggi, qui serait pressentie pour prendre la suite à la tête du bailleur fraîchement renommé et qui gère quelque 14 700 logements sociaux sur le territoire métropolitain. Un intérim jusqu’aux prochaines municipales, avec cependant le dossier de la rénovation urbaine à Frais-Vallon, longtemps freiné par Habitat Marseille Provence (HMP), sur le haut de la pile.

    Élue au côté de Jean-Claude Gaudin depuis 2001 et siégeant désormais dans l’opposition municipale, l’ex-adjointe marseillaise au commerce était déjà au conseil d’administration de HMP, désignée parmi les administrateurs métropolitains, en juillet 2020, après les dernières élections municipales. Élue dans les 2-3, elle fait également partie du conseil d’administration de la Société publique locale d’aménagement d’intérêt national (Spla-IN) chargée de la rénovation de l’habitat dégradé dans le centre-ville de Marseille. « Solange Biaggi a toujours été extrêmement impliquée à HMP/PML, ce serait amplement mérité », glisse un représentant métropolitain au conseil d’administration du bailleur social. Sollicitée, l’intéressée n’a pas donné suite.

    « Je ne m’y opposerai pas »

    « Je ne suis pas favorable à ma démission, quand on démissionne, c’est que quelque chose ne va pas », protestait pour sa part Patrick Pappalardo à l’occasion d’une conférence de presse, ce lundi matin. « C’est une mauvaise chose de changer de président à quelques mois des élections, c’est déstabilisant pour les locataires », justifiait-il, après avoir été appelé, la veille au soir, par Martine Vassal. S’il conçoit qu’il ne peut rester à son poste « parce qu’il y a un changement de ligne politique », celui qui a franchi le Rubicon pour s’allier à l’extrême droite s’étonne de la rapidité de la décision. « Je sens cela comme une punition, parce que je suis allé à un meeting », déplore-t-il. Dès samedi, il s’affichait au côté d’Éric Ciotti. Malgré cela, il accepte la sanction : « Je ne m’y opposerai pas, c’est son droit. » Et un réflexe républicain face à l’extrême droite.

  • Mercato : Emerson Palmieri s’engage officiellement à l’OM

    Mercato : Emerson Palmieri s’engage officiellement à l’OM

    C’est la première prise olympienne dans ce dernier jour du mercato d’été. Le défenseur italien Emerson Palmieri (31 ans) s’est engagé, ce lundi, avec l’OM pour la somme d’un million d’euros, bonus compris, en provenance du club anglais de West Ham.

    L’ancien pensionnaire de Chelsea, club avec lequel il a soulevé la Ligue Europa en 2019 et la Ligue des Champions en 2021, a paraphé un contrat de deux saisons avec le club phocéen.

    Emerson Palmieri devient ainsi la neuvième recrue olympienne du mercato estival, en attendant les officialisations de Nayef Aguerd et Matt O’Riley, qui ont débarqué en fin de matinée à l’aviation générale de Marignane.

    Toujours en quête de renforcer son secteur défensif, l’OM s’est mis d’accord avec l’Inter Milan pour attirer Benjamin Pavard dans ses filets. L’international tricolore, champion du monde avec les Bleus en 2018, va être prêté en provenance de l’Inter avec une option d’achat de 15 millions d’euros non obligatoire.

  • Le Challenger de Cassis réunit la jeunesse et l’expérience

    Le Challenger de Cassis réunit la jeunesse et l’expérience

    Qui dit début du mois de septembre, dit apparition du Challenger de Cassis dans le calendrier de la petite balle jaune. Offrant 75 points ATP au vainqueur, de grands noms du tennis mondial y font chaque année leur apparition.

    Cette septième édition, dont le tableau principal débute ce lundi, n’a pas échappé à la règle. « On est très content d’avoir un tableau homogène », souligne Frédéric Moschetti, l’organisateur du tournoi cassiden. Comme chaque année depuis la deuxième édition, c’est un Français qui se retrouve tête de série n°1 cette semaine : Quentin Halys (70e mondial). Le Francilien de 28 ans, originaire de Bondy comme un certain Kylian Mbappé, a été éliminé prématurément à l’US Open après une défaite au 1er tour face au Belge David Goffin. Ce qui lui permet de se présenter au Challenger de Cassis quelques jours plus tard et ainsi rejoindre dix de ses compatriotes dans le tableau principal. « Il y a quand même huit joueurs qui ont été dans le top 100 », note le directeur du tournoi, fier de pouvoir permettre à des pépites régionales comme Clément Chidekh, Sascha Gueymard-Wayemburg ou Robin Bertrand de se frotter à eux. « On se doit, en tant que Challenger, de leur donner une chance », ajoute-t-il. C’est d’ailleurs dans cette même logique qu’il a convié quatre jeunes locaux au classement négatif à prendre part aux qualifications : Pierre Tailleu, Hugo Carr, Hugo Cardinaud et Damien Salvestre. Mais aucun d’entre eux n’a réussi à passer le premier tour.

    Pas de Gasquet, mais un Paire à relancer

    La dernière édition du Challenger de Cassis avait notamment été marquée par la participation de Richard Gasquet. Le vétéran, qui réalisait sa tournée d’adieu, avait même réalisé l’exploit de remporter le tournoi 22 ans après sa première victoire dans cette catégorie. Il est ainsi devenu le troisième joueur le plus âgé vainqueur d’un tournoi sur le circuit secondaire derrière Ivo Karlovic et Fernando Verdasco. Mais cette année, c’est n’est pas un Mousquetaire qui sera au centre de l’attention. L’organisation a décidé d’attribuer une wild-card (invitation) à Benoît Paire. Le Vauclusien, désormais 686e au classement ATP, tentera de prouver qu’il a toujours du talent à revendre malgré ses 36 printemps. Même s’il manque cruellement de régularité, il est capable d’avoir un éclair de génie par moments. Le dernier en date reste sa victoire en huitièmes de finale du Challenger de Francavilla al Mare, au mois de mai en Italie, sur le Kazakh Timofey Skatov, qui se retrouve être la tête de série n°6 du Challenger de Cassis. Depuis ce valeureux succès, le tennisman, connu pour son caractère bien trempé, n’a plus remporté un match.

  • Inéligibilité et démission d’office pour l’ex-maire de Rognac

    Inéligibilité et démission d’office pour l’ex-maire de Rognac

    Saisi par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, après avoir constaté par décision du 23 juin 2025 le dépôt hors délai du compte de campagne de Sylvie Miceli-Houdais (UDI), le tribunal administratif de Marseille a condamné l’ex maire de Rognac au non-remboursement de ses dépenses électorales par l’État et déclaré « inéligible pour une durée de six mois » et « démissionnaire d’office ». Ses comptes ont été déposés le 7 mars 2025 plus de trois mois après le délai prescrit.

    Nouveau camouflet

    Si le président du tribunal a considéré que la candidate n’a pas justifié « avoir pris les dispositions pour déposer son compte de campagne en temps utiles, ni avoir été confrontée à des difficultés particulières pour ce faire », celui-ci a pris en compte le fait qu’il s’agissait de sa première campagne électorale en qualité de tête de liste et le montant limité des sommes en cause, et l’absence d’autres irrégularités relevées par la CNCCFP.

    Lors des municipales anticipées tenues les 17 et 24 novembre 2024 après des démissions en cascades au conseil municipal, la liste de la maire sortante, qui avait pris la succession de Stéphane Le Rudulier (LR) devenu sénateur, n’avait convaincu que 13,84% des votants, arrivant en troisième position, loin derrière celles de Willy Nicollet (DVD), son ancien adjoint à la sécurité (34,65%), et du candidat d’extrême droite, Christophe Gonzalez (RN) arrivé en tête avec 38,24% des suffrages.

    Ce désaveu des citoyens était le fruit des scandales qui ont éclaboussé la gestion de Sylvie Miceli-Houdais et celle de son prédécesseur. Un rapport de la Chambre régionale des comptes rendu public cet été, a dépeint cette gestion municipale à la dérive, de 2019 à 2024. Les magistrats y pointaient un manque de pilotage, avec un poste de Direction générale des services vacant durant de deux ans, un cabinet du maire pléthorique, des dépenses de marchés publics explosant les seuils légaux, ou bien encore des frais de mission comportant l’utilisation « dévoyée » d’une carte achat…

    Cette décision du tribunal administratif de Marseille est un camouflet de plus à porter au crédit de la représentante de la droite locale même si ces deux chefs de file, Martine Vassal (DVD) et Renaud Muselier (Ren) ont soutenu la candidature de Willy Nicollet (DVD), au second tour. Dans un jugement rendu le même jour, le tribunal administratif a d’ailleurs été plus clément avec ce dernier qui avait lui aussi déposé son compte de campagne hors délais. Il n’a été condamné qu’au nom remboursement de ses frais par l’État.