Tag: Bouches-du-Rhône

  • Les agents municipaux de la Ville de Marseille au cœur de la campagne

    Les agents municipaux de la Ville de Marseille au cœur de la campagne

    À l’heure de l’embauche, ils sont deux devant les bâtiments de l’administration municipale au 40, rue Fauchier (2e). Ce mardi, les militants de la France insoumise se sont mobilisés pour distribuer la lettre de leur candidat, Sébastien Delogu, à destination des agents de la Ville de Marseille. « Dès mon arrivée à la mairie, j’ouvrirai immédiatement des négociations avec toutes vos organisations syndicales », promet le parlementaire, qui évoque titularisations et lutte contre les risques psychosociaux. En bas du bâtiment, un agent s’agace pourtant : « Comment ils osent se présenter devant des agents de la mairie alors qu’ils disent qu’on travaille pour des employeurs corrompus ? »

    Malgré eux, les agents sont en effet au cœur de la campagne. Ils représentent une ville dans la ville : plus de 18 000 personnes, soit l’équivalent de Châteauneuf-les-Martigues. « On dit souvent que le personnel municipal est un institut de sondage interne », sourit l’indéboulonnable patron du syndicat FO Territoriaux, Patrick Rué. « à part monsieur Allisio [candidat RN, Ndlr], nous avons été sollicités par tout le monde », confie celui qui a été reconduit dans ses fonctions, fin janvier, et se satisfait de voir ses revendications reprises dans différents programmes. Lui-même a présenté à ses troupes le bilan des quatre dernières années. « Nous avons avancé sur beaucoup de points », applaudit Patrick Rué, prenant pour exemple la situation des crèches. Et de souligner le poids des agents : « Cela a toujours été reconnu que le personnel municipal est un gros vecteur d’influence en matière d’élections, ne serait-ce que parce qu’ils sont au contact de la population. »

    Bilan municipal

    De quoi comprendre la lettre adressée par Sébastien Delogu, « soufflée par des gens qui connaissent bien le sujet », reconnaît Patrick Rué, malgré « une erreur » sur le comité d’action sociale. Et l’attention portée par le Printemps marseillais, qui conclut son programme par l’administration municipale. « Je trouve ça très symbolique que cela finisse sur eux, sourit l’adjoint sortant (PS) aux finances, Joël Canicave. Nous allons développer les services publics et ce sont les agents qui le mettent en place. » Aussi veut-il miser sur la formation, mettre en place une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. « Nous voulons le meilleur pour les agents de notre ville, parce que nous voulons le meilleur pour les Marseillais », se conclut le programme.

    Il faut cependant assumer un bilan. « Même pas je vote », lâche un cégétiste, dégoûté. « Les collègues ne souhaitent pas revivre ce qui a été vécu depuis 2020 », explique le secrétaire général de la CFTC, Philippe Angelelli, inquiet d’une « forte souffrance au travail » face aux réorganisations. En plus d’un pouvoir d’achat érodé par l’inflation. « Les changements de cadres ont entraîné des dysfonctionnements, ça s’est rééquilibré, mais on espère ne pas reconnaître ça », reconnaît aussi Patrick Rué. « Elles étaient nécessaires », défend Joël Canicave, certain qu’avec les primes accordées, les agents « financièrement ont vu la différence ». « Il y a 75 000 demandes pour entrer à la Ville, contre 15 000 au début du mandat », argumente-t-il. Alors que les insoumis ressassent les accusations de clientélisme, il met en avant des conseils de discipline bien plus nombreux, les jurys de recrutement mis en place. « J’ai vu passer 20 CV recommandés, je n’en ai pas recruté un seul », témoigne l’adjoint.

    Surtout, c’est pour leur employeur que voteront ces agents. Avec le risque d’être dirigés par l’extrême droite. « Ils n’y croyaient pas trop, mais il y a une vraie inquiétude quand on voit les sondages », témoigne Patrick Rué, même si, dans certains secteurs qui risquent de basculer, certains ne cachent pas leur sympathie pour le RN. Si FO est prêt à se mobiliser contre ce risque, la CFTC ne veut pas donner de consigne. « On a tous les courants chez nous », reconnaît Philippe Angelelli.

  • Trouver le chemin de la coopération

    Trouver le chemin de la coopération

    Scrutin dans le scrutin, les élections métropolitaines et communautaires sont absentes du débat public sur les municipales.

    Pourtant, les Métropoles et les communautés d’agglomération concentrent de nombreux pouvoirs essentiels dans la vie quotidienne : transports, ramassage des déchets, le développement économique, l’aménagement du territoire et l’urbanisme, l’habitat, la préservation de l’environnement…

    Dans notre région, les métropoles n’ont pas toutes été imposées par l’État avec autant de verticalité que celle d’Aix Marseille Provence, mais elles fonctionnent bien souvent de manière centralisée.

    Mini-Unions européennes

    Un peu à l’image de mini-Unions européennes qui supplanteraient ses États-membres sur des sujets majeurs, les métropoles et intercommunalités s’érigent en lieu de décision et vont parfois à l’encontre de la volonté des communes qui les composent.

    Il faut le rappeler : dans la loi, ces entités sont des établissements publics de coopération intercommunale. Autrement dit, elles sont des regroupements de communes qui s’associent pour remplir des missions difficiles à assumer lorsqu’elles sont seules.

    Les métropoles et intercommunalités ne sont donc pas des collectivités et les élus qui y siègent représentent avant tout leur commune.

    L’enjeu des prochaines élections réside donc dans la conception portée par chaque liste du fonctionnement métropolitain ou intercommunale. Il ne peut être mis au service exclusif de la ville centre, pas plus qu’il ne peut se faire au détriment de celle-ci.

    Il doit être fondé sur le bien commun et donc trouver le chemin de la coopération.

  • La Métropole, l’autre combat du scrutin

    La Métropole, l’autre combat du scrutin

    La Métropole n’est pas tout, dans ce scrutin des municipales. Et pourtant, elle reste partout. En votant les 15 et 22 mars pour élire leurs conseils municipaux, les habitants des 92 communes d’Aix-Marseille-Provence vont, en effet, aussi désigner leurs 238 conseillers métropolitains, à raison d’un élu par municipalité pour la plupart, jusqu’à 17 pour Aix-en-Provence et 101 pour Marseille.

    Mais plus encore, les compétences de l’intercommunalité se retrouvent largement dans le débat politique. C’est vrai pour les transports en commun qui inspirent de nouveaux projets de tramway dans la cité phocéenne. C’est vrai pour la gestion de l’eau avec la fin de la délégation de service public de la Société des eaux de Marseille en 2029. C’est vrai, surtout, pour la question de la propreté, régulièrement en tête des préoccupations des habitants et d’élus qui se plaignent d’être inaudibles face à la Métropole.

    Reprise de compétences

    Alors, dans les coulisses de la campagne, la future gouvernance de l’institution fait déjà l’objet de tractations. Née aux forceps il y a dix ans, elle est désormais largement acceptée, presque avec fatalisme malgré la suppression, en 2023, des conseils de territoire. « Nous avons fait le deuil de la lutte contre la Métropole, nous devons travailler avec, confiait le successeur désigné du maire de Fos-sur-Mer, Rémi Esnault (DVG), le 10 février dernier. Elle est imparfaite, mais rien ne la remplacera. »

    Les différents maires sortants espèrent surtout sortir des conflits qui ont émaillé toute leur mandature. « Il y a eu une tentation d’en faire un objet d’affrontement marseillo-marseillais », regrette un élu métropolitain. « Les maires me disent qu’ils n’auraient pas supporté une seule seconde qu’un de leurs opposants dirige la Métropole », assurait Benoît Payan au moment de présenter son programme. Chaque commune pousse, aujourd’hui, pour avoir davantage voix au chapitre. « Il faut conduire la Métropole comme un établissement public de coopération intercommunale et non pas comme une collectivité », réclame le président (SE) des maires des Bouches-du-Rhône, Georges Cristiani. « Il faut apaiser le fonctionnement de la Métropole », demande aussi le vice-président sortant (LR) David Ytier. De son côté, la maire sortante aixoise (UDI), Sophie Joissains, espère « rétablir une gouvernance beaucoup plus partagée ». Et de poser sur la table sa proposition : « Je souhaite territorialiser les conférences des maires pour se réunir entre élus d’un territoire et se mêler de problématiques concrètes. »

    Ils sont nombreux à demander à ce que la Métropole se recentre sur ses compétences clés et à vouloir reprendre la main sur certaines. « Je vais récupérer les parkings et la propreté », assure Sophie Joissains. « Nous voulons récupérer les compétences de la collecte des déchets et de la régie des eaux », défend le maire sortant (PCF) de Martigues, Gaby Charroux.

    Candidate à sa propre succession, mais fragilisée par sa chute libre dans les sondages, Martine Vassal (DVD) s’est empressée de leur donner des gages. « Recentrons la Métropole autour des compétences stratégiques où elle est légitime : la mobilité, le développement économique, la transition énergétique et le traitement des déchets », proposait-elle, vendredi, dans La Provence.

    Menace du RN

    Mais sa réélection semble compliquée. « Il ne faut pas que la ville centre obtienne la présidence », assène Georges Cristiani, à la tête du groupe maires de Provence, fort de 36 élus. Beaucoup de regards se portent vers le maire (LR) de Salon, Nicolas Isnard. « Ma seule mission est d’être maire de Salon avec mon équipe », assurait-il lors de sa déclaration de candidature, début janvier. « Si Martine Vassal n’est plus en mesure de prendre la Métropole, il faudra prendre sa responsabilité », observe cependant un élu. Soulignant qu’en interne, Nicolas Isnard a déjà porté une voix différente en s’opposant aux hausses d’impôts, en plaidant pour alléger la structure métropolitaine.

    En face, le Printemps marseillais vise 65 sièges. De quoi espérer plus de 90 sièges (sur 240) pour une gauche métropolitaine amenée à jouer un rôle déterminant. Dans ces négociations, Benoît Payan réclame « un deal sur la question des finances », et d’avoir « la main sur les outils métropolitains qui concernent la Ville de Marseille » (notre édition du 18/02). Laissant la main au gouvernement sur les attributions de compensations (AC), l’argent reversé aux communes après la suppression de la taxe professionnelle, qui pèsent pour les deux tiers du budget métropolitain. Sujet sensible pour des territoires industriels en mutation. « Les AC, c’est intouchable », tempête Georges Cristiani.

    Reste la menace d’une victoire du RN à Marseille, qui pourrait bousculer la Métropole. « Je proposerai un contrat de gouvernance avec des maires qui partagent nos valeurs », a annoncé vendredi son candidat, Franck Allisio, pourtant loin d’une majorité. « Nous sommes tous très attentifs à ce qui se passe à Marseille », s’inquiète David Ytier.

  • Jean-Pierre Squillari face aux lecteurs à Aubagne

    Jean-Pierre Squillari face aux lecteurs à Aubagne

    URBANISME

    Marc Vergès : Depuis que le maire (LR) Gérard Gazay est élu, il y a une vague de constructions de villas pour gens fortunés, alors qu’on manque de logements notamment sociaux. Comment peut-on se battre contre cette bétonisation maximum ?

    Jean-Pierre Squillari : On va arrêter tout projet de bétonisation et on va faire un moratoire. Ensuite, nous allons créer une zone agricole protégée (ZAP), au niveau du triangle de l’autoroute, et renouveler la charte agricole. Pour les constructions anarchiques en pleine colline, on va instaurer un plan de prévention de risque d’incendie de forêt (PPRIF), qui a l’avantage de maîtriser la construction. Par exemple, quelqu’un peut construire une maison dans la colline, mais il faut que le chemin soit à la bonne largeur, qu’il y ait un point d’eau… On va donc protéger les fameuses zones menacées au Grand Pin Vert, Saint-Pierre-les-Aubagne, la Louve où il y a des projets faramineux pour bâtir des maisons sans tenir compte des accès par exemple. On va regarder ça. On va aussi sanctuariser les propriétés qui appartiennent à la commune. On ne va pas vendre les bijoux de famille. Par exemple, à côté de la caserne des pompiers, il y a des terrains communaux. On va faire très attention à ce qu’ils ne soient pas bradés. Ensuite, on va prioriser la rénovation, la réhabilitation pour les constructions. Il y a 1 500 logements vacants à Aubagne. Même s’il y a des problèmes d’héritage, d’usufruit, sur les 1 500 il y a quand même de quoi faire, surtout qu’on peut aller chercher des subventions pour aider les gens qui veulent rénover ces maisons. Et puis, en plus, ça donnera un cachet à Aubagne. Nous allons également désimperméabiliser les sols. Car l’eau qui ruisselle, elle va au point le plus bas, c’est-à-dire, chez nous, l’Huveaune. Alors je le dis, je le répète, cette année, l’année prochaine, dans dix, vingt, trente ans, l’Huveaune fera des dégâts. N’oubliez pas que l’Huveaune signifie « la dévastatrice ». Or les zones inondables sont de plus en plus bâties et c’est préoccupant surtout qu’il n’y a pas grand-chose comme moyen de secours préventif. Pour conclure, notre secret, notre envie, notre désir, c’est que les futures reconstructions qu’il y aura soient faites pour que les gens vivent bien.

    CENTRE-VILLE

    Hélène Trupiano : Quels sont vos projets pour le centre-ville et pour
    la propreté ?

    Jean-Pierre Squillari : Je veux simplement que le centre-ville, qui est le quartier de tous les Aubagnais, revive. Car tout le monde se retrouve au centre-ville. Le constat, c’est que les magasins ferment les uns après les autres. Je sais, ce n’est pas qu’à Aubagne. La rue Rastègue, vous ne l’avez pas connue, avait tant d’échoppes qu’il était impossible d’y passer avec le petit véhicule des pompiers… L’animation aubagnaise était réputée, il y avait par exemple des spectacles de rue gratuits, très suivis. Il y avait un cachet et ce cachet, on va essayer de le redonner à Aubagne. Comment ? D’abord en travaillant avec les instances commerciales. Une fois par mois, il y aura une super braderie festive. Les commerces vont bénéficier de tout cela, si on fait de l’animation, des spectacles. Avant, lorsque je parlais d’Aubagne à mes collègues, ils me disaient : « C’est une ville provençale avec son cachet ». Maintenant, les gens qui habitent à sa périphérie me disent : « On ne sait plus où se garer… Les magasins, on ne sait pas où ils sont. Et ce n’est pas très propre ». C’est ce qui m’a fait m’investir pour qu’Aubagne redevienne une ville où l’on aime venir.

    Michelle Dani : Dans le programme, il est question d’une halle au cœur de ville. Comment va-t-elle
    se matérialiser
     ?

    Jean-Pierre Squillari : C’est un projet phare. D’abord, on n’a pas encore arrêté définitivement l’emplacement de la halle. Pour déterminer où on va la faire, il va falloir avoir des concertations. On ne veut pas que la décision vienne d’en haut. Cette halle va profiter aux producteurs locaux. J’ai déjà vu des commerçants prêts à occuper un local dans la halle. Elle sera ouverte toute la journée. Elle va être conçue de manière à ce qu’on puisse y faire ses achats, mais comporter aussi des espaces de distraction, de formation. Par exemple, on fera venir un cuisinier, un potier etc. Cette halle va vivre. Et les commerçants aux alentours vont en bénéficier.

    TRANSPORTS

    Bruno Fischer : Je pense qu’il faut absolument conserver la gratuité des transports et si possible, arriver à l’étendre sur l’ensemble de la Métropole. Quelle est votre position à ce sujet ?

    Jean-Pierre Squillari : Sans ambiguïté, on maintient la gratuité. Il y a un élément important, c’est la Métropole Aix-Marseille. Il faut que la Métropole change au niveau politique, car c’est d’elle que vient le danger. Alors la spécificité aubagnaise, on connaît, on nous dit « c’est pas normal que les transports soient gratuits à Aubagne et les autres paient ». Nous, on dit, c’est pas normal que les autres paient. Si la taxe transport des Bouches-du-Rhône était égale à celle de la région parisienne, on aurait la possibilité de faire un transport gratuit dans tout le département des Bouches-du-Rhône. Cette taxe est prélevée sur les entreprises de plus de 11 salariés. Au sujet du développement des transports en voie douce, nous, on ne va pas peindre sur le trottoir un vélo pour dire c’est une piste cyclable. On va faire des pistes cyclables. Au centre-ville, on va réfléchir à une semi-piétonisation, mais on va également partir de la base, voir les commerçants, voir les habitants et leur demander ce qu’il faudrait faire.

    SANTé

    Edmond Laurenti : Comment peut-on intervenir pour que le nouvel hôpital ait un plateau technique tout à fait développé
    et non pas en recul comme cela se prépare
     ?

    Jean-Pierre Squillari : Nous sommes à 100% pour l’hôpital public. Ce ne sera pas l’hôpital d’Aubagne, mais du Pays d’Aubagne. On connaît tous les problèmes qu’il y a. On ne sait pas si les terrains ont été achetés encore. On connaît des problèmes de transport, de pollution sonore… On sera très attentif à maintenir un service de qualité à l’hôpital public. En ce qui concerne le futur hôpital, on refuse que ce soit simplement un déménagement. Je m’explique : Nous sommes favorables à un nouvel hôpital mais avec des structures beaucoup plus importantes que ce qu’il a. Il ne faut pas que cela soit un déménagement mais un changement.

    SOCIAL

    Edmond Laurenti : On a fêté les 100 ans l’année dernière de la Bourse du travail. Jusqu’en 2014, nos actions de permanences juridiques et consommateurs étaient reconnues mais ce n’est plus le cas depuis l’élection de M. Gazay. Quelle sera votre action vis-à-vis de cette Bourse ?

    Jean-Pierre Squillari : Gérard Gazay a abandonné toute aide à la Bourse du travail alors que c’est un service public qu’on peut considérer comme indispensable au monde des travailleurs. Avec nous, la Bourse du travail aura beaucoup plus de facilité à travailler dans ses locaux. On est conscient du problème.

    Bruno Fischer : J’ai vu dans le programme une idée qui me paraît assez intéressante, c’est le service municipal d’inhumation. Est-ce que vous pouvez nous en parler ?

    Jean-Pierre Squillari : Pour enterrer quelqu’un, cela coûte 4 000 euros. Là, nous souhaitons agir sur le pouvoir d’achat des gens avec ce service public.

    Sécurité

    Michelle Dani : Une commune ne peut pas tout, mais est-ce qu’elle peut quelque chose pour la sécurité ?

    Jean-Pierre Squillari : Elle peut déjà agir sur le renforcement du travail de prévention. Le narcotrafic c’est quelque chose de sérieux et de constant. Dans la commune, il faut que la police municipale et la police nationale soient complémentaires. La police municipale doit être une police de proximité. Il faut que les gens des quartiers connaissent les policiers. Alors on parle des caméras. Encore faut-il qu’elles fonctionnent. Moi je voudrais savoir combien d’affaires ont été réglées avec une caméra… Le budget pour 4 caméras équivaut à un salaire de policier municipal. Le maire sortant Gérard Gazay a un projet de 200 caméras… La police nationale doit, elle se concentrer sur les trafics. C’est son boulot. Contrairement à ce que dit monsieur Gazay, l’insécurité à Aubagne n’a pas diminué. Quant au commissariat, ça fait douze ans qu’un terrain est prévu pour le faire. Il n’y a rien de fait. C’est vrai que ce n’est pas de la responsabilité de la Ville. Celle-ci met à disposition le terrain, mais le maire d’une ville de 50 000 habitants, vice-président du conseil départemental, il peut quand même un peu secouer la manche du préfet pour lui demander de faire enfin un commissariat digne d’une ville comme Aubagne… Parce que l’endroit où sont les fonctionnaires de police, c’est vraiment scandaleux.

    Bruno Fischer : Pour moi, si on offre aux jeunes la possibilité
    de pouvoir s’occuper, une partie du trafic de drogue disparaîtra. Qu’en pensez-vous
     ?

    Jean-Pierre Squillari : Cet été, j’ai visité toutes les maisons de quartier. Tous leurs responsables m’ont informé que leur budget avait diminué à peu près de 60 à 70%. Alors qu’auparavant avec un bus ils pouvaient amener 45 gamins à la mer, à la neige, maintenant c’est 6… Les anciens nous disaient qu’avec ce même bus de 45 places, ils allaient même jusqu’à Andorre… C’est terminé. Les maisons de quartier, si elles ne sont pas démolies, comme celles de l’Olivette, elles sont réduites comme peau de chagrin. Je félicite ces responsables qui font le grand écart pour pouvoir animer ces maisons, c’est extraordinaire. Et quand les jeunes sont dans une maison de quartier, ils ne sont pas dans le quartier. Donc oui, il faut occuper le terrain, et puis peut-être qu’on arrivera un petit peu à intéresser les jeunes à autre chose.

    ÉDUCATION

    Roseline Brundu : Quel est votre projet par rapport aux écoles ?

    Jean-Pierre Squillari : Les écoles d’Aubagne ont été négligées par la mairie actuelle pendant longtemps, même si depuis que l’on approche de l’échéance municipale, il y a un léger sursaut que j’ai pu constater. Un des problèmes majeurs, c’était la propreté. Pendant des mois, on nous a dit qu’il n’y avait pas de problème, que ce n’était qu’une vue de l’esprit, que nous n’étions pas vraiment honnêtes, que les voisins, justement, disaient qu’il n’y avait pas de problème de propreté. La Ville essayait de diluer le problème. Et dernièrement, la musique a changé. On nous a dit qu’effectivement, peut-être, il y a eu un problème de propreté, mais qu’on allait le résoudre en sanctionnant l’entreprise. Je ne suis pas tout à fait convaincu qu’on ait réussi à le faire. Et ça, c’est un vrai problème. Il n’y a pas de raison que les enfants aillent dans des écoles qui sont sales, pas bien nettoyées, où il n’y a pas de papier toilette dans les WC. Ce n’est pas acceptable. Il y a vraiment un chantier qu’il faut résoudre.

    Roseline Brundu : Deux problèmes se sont posés de manière importante : la chaleur et le froid. Est-ce que vous avez un plan prévisionnel, surtout sur l’isolation thermique dans
    les écoles
     ?

    Jean-Pierre Squillari : Notre programme phare, c’est un vaste programme de rénovation de toutes les écoles. Nous avons six ans pour cela. On ne va pas faire ça en un mois. Une des premières choses que les parents nous disent, c’est qu’une fois les gamins sortis de l’école, ils ne savent pas où les amener pour s’amuser. Le peu de jardins publics qui y a, ils ne sont pas aménagés, les agrès sont vétustes, ils sont dangereux. On a des projets de grands parcs urbains pour les gamins. Ça fait partie également, d’après moi, du bien-être.

    Roseline Brundu : Pour les familles qui ont des difficultés à faire manger leurs enfants à la cantine, il n’y a plus de gratuité sauf erreur de ma part, et les familles trouvent le prix du repas élevé. Quelle sera votre réponse ?

    Jean-Pierre Squillari : On a repéré le problème pour les repas. Pendant très longtemps, nous avions une cantine centrale qui faisait travailler les agriculteurs aubagnais avec les circuits courts. Pour le prix du repas qui est élevé, on va voir avec la société délégataire. C’est le problème de la délégation de service public. Vous dites que les repas ne sont plus gratuits. Cela ne plaît pas à tout le monde, mais nous allons faire une expérimentation de petit-déjeuner gratuit à l’école.

    Roseline Brundu : Pour les transports, nous avons de plus en plus de mal nous aussi à organiser une sortie avec nos élèves parce que les prix ont explosé. Nous avons une dotation de 4 euros par enfant pour prendre un bus. Proposerez-vous quelque chose à ce sujet ?

    Jean-Pierre Squillari : Vous m’avez parlé de budget pour le matériel scolaire et pédagogique, en effet. Nous avons relevé pas mal de problèmes, on les connaît et on va se donner une base de travail pour améliorer la scolarité. On est conscient du problème des écoles. On sait que c’est cela va être un chantier énorme. Je ne sais pas si dans le temps de la mandature, six ans, on arrivera à rattraper tout le retard. Je voudrais dire également que nous allons créer un service de surveillance des travaux.

    François Gomez : Je fais partie d’une troupe de théâtre et il est difficile de trouver une salle pour répéter. Je pense que c’est valable aussi pour d’autres arts, et ça manque. Prendrez-vous ce problème en compte ?

    Jean-Pierre Squillari : On va commencer par là, le soutien à l’activité et à la création culturelle. Il y a quelques années, Aubagne était citée en exemple pour sa culture. Il y avait une Maison des jeunes et de la culture qui rayonnait dans la région. Le groupe IAM a commencé à Aubagne. Aujourd’hui, il y a la Distillerie qui vivote, il y a des locaux qui étaient prévus pour de la culture et sont toujours en sommeil. Avec le théâtre du Comoedia, on va travailler avec son directeur pour avoir une programmation intéressante. On veut rendre la culture populaire. Son budget à la Ville a été réduit comme peau de chagrin. Gaëlle Rodeville, directrice de production de cinéma, organisait un festival de cinéma sur Aubagne, qui marchait du feu de dieu. Et puis elle a été mise dehors, la Ville sous Gérard Gazay lui a supprimé une subvention, il a fallu qu’elle aille ailleurs. Elle est allée à Marseille et à Marseille son festival du film casse la baraque. Aubagne s’est privée de beaucoup de personnes qui avaient du talent. La Ville s’en est séparée parce qu’elles n’étaient pas dans les idées du responsable de la culture, qui est à la botte bien entendu de monsieur le maire. Là aussi, on a déjà rassemblé des gens de la culture. Nous allons faire un rassemblement encore plus grand de manière à repartir du bon pied.

    Marc Vergès : Comment les Aubagnais vont être informés pour être associés aux décisions ?

    Jean-Pierre Squillari : Il y a des outils pour que la démocratie s’exprime. Les conseils de quartier que nous avons actuellement cela ne va pas. Le maire actuel explique que tout est beau dans le meilleur des mondes et lorsqu’on pose des questions, il répond qu’il va régler le problème. Non, les conseils de quartier sont là pour faire remonter les problèmes mais aussi les propositions. Et c’est comme cela que nous concevons la démocratie.

    Bruno Fischer : Comment voyez-vous la façon de s’opposer au danger RN qui plane sur la ville pour ces municipales ?

    Jean-Pierre Squillari : Le danger du Rassemblement national est présent et il faut entendre la colère des gens sans la mépriser. Le RN sera peut-être présent au deuxième tour. Mais avec les alliances et les mésalliances, on ne sait plus trop bien où on va. On entend un jour madame Vassal [présidente du Département et de la Métropole, candidate de la droite et du centre aux municipales à Marseille, Ndlr] qui dit « je vais faire ami ami avec le RN », puis après on voit qu’elle se fait taper sur les doigts et puis deux semaines après, elle parle pratiquement de Pétain… C’est compliqué. Sur Aubagne, Madame Mélin [elle est députée RN de la 9e circonscription, Ndlr], on ne l’entend pratiquement jamais, même en campagne électorale. Elle commence très tard sa campagne, elle n’en a pas besoin. Mais nous, on peut lui demander des comptes, ce qu’elle a fait à Paris, les lois qu’elle vote ou celles qu’elle ne vote pas.

    Le RN surfe sur la nébulosité et sur le mécontentement. Donc à nous de dénoncer et d’expliquer ce qu’est le RN et qui est Madame Mélin. On a des exemples des lois qu’elle a votées au détriment des masses laborieuses. Elle a voté aussi contre l’augmentation des budgets des communes, et des pompiers. En revanche il faut éviter de faire des surenchères artificielles. Et le jour viendra où on pourra s’expliquer et il faudra qu’elle rende des comptes. Parce qu’on sera face à face. Et nous, on lui donnera des exemples concrets.

    Bruno Fischer : Pourquoi vous êtes-vous engagé dans cette campagne ? Vous avez envie de faire carrière ?

    Jean-Pierre Squillari : Je suis né à Aubagne. Très jeune, j’ai suivi mon père dans une fameuse campagne électorale. Et puis comme j’étais sapeur-pompier, je n’avais pas le droit d’être élu à la mairie. Lorsque je suis arrivé à la retraite, j’ai pu y prétendre. À l’âge que j’avais, je pensais avoir rangé les crampons, le casque et j’ai mis les bottes bien au chaud pour me consacrer à ma famille. En discutant avec deux de mes amis comme Maurice Marsiglia et Jean-Luc Dimitri, on s’est dit qu’il était impossible de laisser tomber notre ville. On a commencé à faire quelques réunions, au début nous étions 3, puis 5, 10 , 20… On était des citoyens et puis les partis politiques nous ont écoutés, ils ont trouvé que le projet était bon. Ils ont commencé à venir avec nous puis on a agrandi le cercle. Et puis je me suis déclaré, on en est là, mais je le dis, je le répète devant les journaux, je le dirai devant tout le monde, je ne ferai qu’une seule mandature. Je n’ai pas l’ambition de devenir député, sénateur ou autre chose. Je suis ici pour ma ville, pour éviter qu’elle tombe dans le chaos et pour que l’on redore le blason d’Aubagne. Une seule mandature pour ma ville.

    A retrouver lundi prochain : Benoît Payan face aux lecteurs à Marseille

    Nos lecteurs d’Aubagne

    Michelle Dani, retraitée de l’enseignement supérieur

    François Gomez, retraité engagé dans le social

    René Profizi, retraité membre d’une troupe de théâtre

    Roseline Brundu, directrice d’école

    Edmond Laurenti, retraité de la construction militant mutualiste

    Marc Vergès, retraité éducateur spécialisé

    Bruno Fischer, retraité

    Hélène Trupiano, nouvelle habitante d’Aubagne

  • Municipales : retrouvez toutes les listes et leurs candidats dans les Bouches-du-Rhône

    Municipales : retrouvez toutes les listes et leurs candidats dans les Bouches-du-Rhône

    Huit listes ont été déposées en préfecture avant la date butoir, jeudi 26 février et se feront donc face à Marseille, pour l’élection du conseil municipal. S’y ajoutent 46 autres dans les huit secteurs de la ville, bien moins qu’en 2020.

    Pour les huit mairies de secteur, quelque 46 listes ont été déposées, soit au moins 2 622 candidats dans toute la ville. Un nombre qui a chuté par rapport aux 67 listes déposées en 2020.

    Du côté de la sous-préfecture d’Aix-en-Provence, 6 listes s’affronteront sur la ligne de départ, dimanche 15 mars, tout comme à Aubagne ou encore à Arles. À Martigues, 5 listes sont en lice, comme à La Ciotat.

    23 communes du département ne comportent, elles, qu’une seule liste.

    Retrouvez l’intégralité des listes du département des Bouches-du-Rhône et leurs candidats en parcourant les documents PDF.

    Les listes candidates à Marseille :

    Les listes candidates dans l’arrondissement de Marseille hors Marseille :

    Les listes candidates dans l’arrondissement d’Arles 1 :

    Les listes candidates dans l’arrondissement d’Arles 2 :

    Les listes candidates dans l’arrondissement d’Aix-en-Provence :

    Les listes candidates dans l’arrondissement d’Istres :

  • [Tribune] Lutter contre le trafic de drogue impose des ruptures politiques

    [Tribune] Lutter contre le trafic de drogue impose des ruptures politiques

    Les violences, assassinats et overdoses liés au narcotrafic ne sont pas des faits divers mais le produit d’un capitalisme mafieux qui prospère sur la misère sociale, la dérégulation financière et l’abandon des quartiers populaires. Il détruit des vies, gangrène les institutions et mine la cohésion sociale. Le combattre ne relève pas de l’affichage sécuritaire, mais de ruptures politiques profondes.

    Le trafic de drogue se développe là où l’État et les services publics reculent, où les politiques d’austérité fabriquent précarité et désespoir. Pointer du doigt une jeunesse prétendument attirée par « l’argent facile » est une hypocrisie commode. Ce sont les inégalités sociales, l’isolement, l’absence de perspectives et la faillite des politiques de protection qui livrent les jeunes les plus fragiles aux réseaux criminels, lesquels exploitent leurs vulnérabilités pour accroître leur emprise.

    Dénoncer la consommation festive des bobos permet d’éviter de parler des addictions liées à la précarité, à la souffrance psychique et aux conditions de travail dégradées. Quant à la surenchère répressive, elle est un échec patent : malgré des lois parmi les plus dures d’Europe, la consommation de drogues reste élevée. Refuser d’ouvrir le débat sur la dépénalisation/légalisation est une erreur politique. Ce débat doit intégrer la prévention, la réduction des risques et des modèles qui rompent avec la logique purement capitaliste.

    Les politiques de la ville, combinant dispositifs dérogatoires, austérité budgétaire et absence de concertation, ont failli. Le discours dominant, relayé par une partie de la classe politique et des médias, criminalise les jeunes des quartiers populaires et justifie leur relégation. Cette stigmatisation alimente la colère, le sentiment d’abandon et, in fine, le terreau du narcotrafic.

    Rompre avec cette logique impose un investissement massif et assumé dans les services publics et les conditions matérielles de l’émancipation. Cela implique le désenclavement réel des quartiers populaires, des transports accessibles et gratuits pour les jeunes et les plus précaires, une politique ambitieuse de logements sociaux répartis sur l’ensemble du territoire et une régulation ferme du marché immobilier.

    La question de l’école est centrale. Le tri social, l’assignation des jeunes des classes populaires à des trajectoires subalternes marque le renoncement à toute ambition émancipatrice. Cette relégation sociale et géographique est aggravée par les réformes récentes, notamment celle de l’enseignement professionnel. Il faut plus et mieux d’école et donc investir massivement dans l’éducation, réduire les effectifs par classe, former et recruter les personnels, garantir l’accès de tous aux formations choisies. L’accès à la culture, au sport et aux loisirs n’est pas un supplément d’âme, mais une condition de l’émancipation.

    Les politiques sociales et de protection de l’enfance sont sinistrées. La saturation des dispositifs, le manque de moyens et la défaillance des collectivités livrent des enfants et des adolescents aux réseaux criminels et prostitutionnels. Vouloir donner encore plus de compétences sociales aux conseils départementaux déjà incapables de les assumer est une hérésie. Renforcer la protection judiciaire de la jeunesse, les services sociaux et la santé de proximité, donner les moyens aux associations de quartier et d’éducation populaire est une urgence absolue. La prise en charge des addictions doit être développée notamment à travers des dispositifs de réduction des risques dont l’efficacité est démontrée.

    Tant que des jeunes seront contrôlés au faciès, discriminés à l’embauche et assignés à résidence sociale, les discours sécuritaires resteront vides. Il faut donc combattre toutes les discriminations qui frappent les classes populaires.

    Les opérations de communication et de chasse aux petites mains occultent le cœur du problème qui est financier et politique : blanchiment d’argent, corruption, complaisances économiques et diplomatiques. S’attaquer réellement aux réseaux impose de renforcer massivement les moyens de la justice, de la police et des douanes, de rétablir une police de proximité digne de ce nom, et de rompre avec toute tolérance à l’égard des paradis fiscaux et des États complices.

    La lutte contre le trafic de drogue est indissociable d’un combat pour la justice sociale, l’égalité réelle, la dignité et l’émancipation.

  • Football : Le Rove aura fait trembler l’ogre troyen

    Football : Le Rove aura fait trembler l’ogre troyen

    L’aventure rovenaine en Coupe Gambardella est passée tout près d’une prolongation.

    Car, après avoir éliminé l’USPEG et Dijon en 32e et 16e de finale, les protégés de Didier Gallego semblaient en mesure de refaire le coup, cette fois face à Troyes. Le vainqueur de 2018 a eu chaud. Surtout lorsque Marc Kepdep a arraché l’égalisation des « sang et or », alors que le match approchait de sa fin. Jusque-là, le petit Poucet avait fait mieux que se défendre. Se procurant les meilleures occasions d’un match que les Aubois ont eu du mal à contrôler.

    Les réflexes de Cladec

    S’ils menaient à la pause, sur la seule frappe cadrée de la première période, c’est avant tout parce qu’ils ont su profiter du désarroi qui a fait perdre le fil aux coéquipiers du malheureux Noah Lucchesi. Mais après le repos, sans les réflexes de Christopher Cladec, face à Habibi Dridi ou Luca Perret, Le Rove aurait pu s’inviter en quart de finale.

    Malheureusement, l’égalisation est survenue trop tard pour profiter d’un collectif troyen en difficulté. Mais qui arrachait la séance de tirs au but. Poussés par près de 3 000 supporters qui garnissaient la petite tribune du stade Michel Hidalgo, et qui avaient également pris d’assaut les collines encadrant l’enceinte saussétoise, les Rovenains avaient déjà réussi l’exploit. Mais cette fois, ils ne devaient pas valider leur billet. Malgré deux arrêts de Janis Djouhri.

    Car son homologue champenois a repoussé un tir au but de plus. Ce qui permet à Troyes de passer par un trou de souris. Et au Rove de quitter la Gambardella la tête haute. Sans avoir à rougir d’une élimination qui s’est décidée sur un coup de dés. Des dés qui ont été favorables aux favoris.

    Les Rovenains vont désormais se concentrer sur leur championnat et surfer sur la dynamique gagnée en coupe.

    LE ROVE 1 (0)

    TROYES 1 (1)

    8e de finale Coupe Gambardella

    Troyes qualifié aux tirs au but (4 – 3).

    Stade Michel Hidalgo
    (3000 spectateurs)

    Arbitre : S. Decitre

    Buts : Kepdep (87) pour Le Rove, Batola (32) pour Troyes.

    Avertissements : Bosio (31), Bourse (35), Kepdep (45+3), Picchi (57), Dridi (70) au Rove, Batola (27), Louis (87), à Troyes,

    LE ROVE : Djouhri – Bourse (Padovani, 78), Dridi, Bosio, Reiner – Picchi (Mattei, 78), Perret ( c ), Kepdep – Santiago (Mendy, 64), Boughanmi, Lucchesi (Pedrero, 21).

    Entraîneur : D. Gallego.

    TROYES : Cladec – Bourlard, Ounissi, Konaté, Ehola – Coquard ( c ), Soukouna (Kharbouch, 64), Laffet – Guimba (Louis, 64), Batola, Nguéouya (Koné, 59).

    Entraîneur : N. Munda.

    Les malheurs de Noah Lucchesi

    Pour le petit Poucet rovenain, l’entame de la rencontre a été un véritable cauchemar.

    Sur une action anodine, Noah Lucchesi plante son pied gauche dans la pelouse synthétique du stade Michel Hidalgo. Son genou vrille, le feu follet de l’attaque « sang et or » s’effondre, en hurlant de douleur. Les secouristes interviennent et constatent que la blessure est sérieuse.

    Le numéro 11 rovenain sera finalement évacué sur civière. Le match reprendra après près de 20 minutes d’arrêt.

  • Arts martiaux mixtes : Dos Reis a enflammé l’Arena d’Aix

    Arts martiaux mixtes : Dos Reis a enflammé l’Arena d’Aix

    Le combat fut expéditif : le Brésilien a mis KO son adversaire au bout de dix secondes grâce à un coup de genou spectaculaire. Lors du co-main event, Davy Gallon (22-10-2) s’est imposé (par décision partagée) face à Mathias Poiron dans le cadre des quarts de finale du tournoi 100K dans la catégorie des moins de 70 kg. Et le vétéran marseillais Araik Margarian a remporté son combat contre Valentino Riva par soumission au deuxième round.

  • Les supporters ont animé un Olympico enflammé

    Les supporters ont animé un Olympico enflammé

    Avec tous les épisodes troublants qu’ont connus l’Olympique de Marseille ces dernières semaines, le premier Olympico du millésime 2026 n’avait pas, de prime abord, la saveur d’un derby entre deux grandes institutions du football français. Quelques heures avant le coup d’envoi, les vagues de supporters qui se dirigeaient vers le Vélodrome n’étaient pas aussi intenses qu’à l’accoutumée. Une succession de visages inexpressifs, comme si l’envie d’assister à la rencontre était absente. « Je sens que cette soirée ne sera pas grandiose », lance Thierry, abonné chez les Commando Ultra 84, dans le virage sud. Comme tous les passionnés marseillais, il a appris samedi soir la destitution de Pablo Longoria. « Au-delà de la décision, est-ce qu’annoncer une telle nouvelle à vingt-quatre heures d’un des matches les plus importants de la saison est une bonne chose ? », questionne-t-il, persuadé qu’il faut à tout prix rester concentré sur la saison en cours avant de penser à la refonte du projet olympien. Même si leur moral n’était pas au beau fixe, plus de 66 000 supporters ont assisté au 127e Olympico de l’histoire depuis les tribunes.

    Des encouragements aux sifflets

    Si les supporters avaient l’espoir que la semaine de stage allait porter ses fruits, à l’image des matches fructueux qui ont suivi ceux des ritiro à Rome lors de la saison 2024-2025, le but éclair de Tolisso à deuxième minute de jeu a calmé leurs ardeurs. À tel point que les cris d’encouragement se sont rapidement transformés en sifflets. Et même si Paixão, grâce à son but fantastique, a redonné vie au Vélodrome tout entier, la réalisation de Rémi Himbert a éteint le stade une deuxième fois. Mais l’acharnement d’Aubameyang a permis aux supporters de repartir avec le sourire.

  • Mason Greenwood a fait son possible afin de redresser la barre olympienne

    Mason Greenwood a fait son possible afin de redresser la barre olympienne

    Principalement critiqué à cause de ses contre-performances dans les grands matches, Mason Greenwood a rendu, pour une fois, une copie plutôt satisfaisante lors de l’Olympico. Malgré un scénario cataclysmique en tout début de match, l’ailier britannique ne s’est pas refermé sur lui-même et s’est appliqué à la tâche au sein d’une animation offensive plus que qualitative.

    Tantôt créateur, tantôt frappeur, Greenwood a joué un rôle central dans les offensives marseillaises. Souvent pris en grippe par un trio de défenseurs lyonnais quand il était en possession du ballon, l’ancien mancunien est parvenu quelques fois à se libérer du marquage « à la culotte » notamment prodigué par l’expérimenté Corentin Tolisso.

    Lorsqu’il se retrouvait en position favorable, le meilleur buteur phocéen a tenté sa chance sans chercher à comprendre. Au-delà de l’égalisation au tableau d’affichage d’un point de vue collectif, le n° 10 olympien devait sûrement être motivé par un challenge plus personnel : depuis la réalisation de l’Argentin Joaquin Panichelli, vendredi soir, lorsque Strasbourg a reçu Lens, Mason Greenwood n’est plus le seul à cumuler quatorze buts sur l’exercice en cours. Il conserve toutefois sa couronne grâce à un nombre de passes décisives plus important que son concurrent.

    Vital lors du printemps marseillais

    Alternant les deux ailes, Greenwood a multiplié les centres en seconde période. Il a de nouveau endossé le rôle du chef d’orchestre, profitant de la fraîcheur du décisif Igor Paixão, pour lancer ce dernier vers une occasion dangereuse à vingt minutes du terme. Si rien ne lui a souri dimanche soir, le prodige britannique devra absolument conserver ce niveau d’implication lors du printemps marseillais pour permettre à l’Olympique de Marseille d’atteindre ses objectifs. À Habib Beye désormais de l’utiliser à bon escient.