Partis de la Plaine vers 14h, près de 120 forains se sont tanqués avec leurs camions sur le rond-point du Prado, après avoir circulé en convoi sur Sakakini, Baille et Castellane. L’objet de leur courroux ? Les arrêtés d’occupation remis par la Ville en 2022 au retour du marché sur la place Jean-Jaurès (4e). Ces nouveaux arrêtés n’étaient valables que trois ans contrairement aux anciens qui, comme à Noailles encore, n’avaient pas de limite. Depuis mai, seuls 18 forains ont reçu leur nouvel arrêté. « Les relations avec les services de la Ville sont très difficiles », explique Naema Zemmour, présidente du syndicat des commerçants non-sédentaires. « Les marchés sont livrés à eux-mêmes, c’est l’anarchie, il n’y a pas de formations, pas de bons placés, il n’y a plus de règles, le service juridique met des mois à répondre, et la direction des emplacements est sourde. » Après une première manifestation le 4 octobre, les forains ont prévu de redescendre dans la rue le 4 novembre.
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Une ombrière pour la carrière antique de la Corderie
L’installation est destinée à présenter aux scolaires « les parties sommitales affleurantes d’un front de taille » de ce qui était une exceptionnelle carrière gréco-archaïque et hellénistique, premier témoin de la fondation de Massalia par les Phocéens au VIe av. JC. Huit ans de bataille politique pour accoucher d’une cahute en planches de chez Leroy-Merlin et honorer formellement la promesse de « visibilité, accessibilité et transmission » lancée par la ministre de la Culture de l’époque, Françoise Nyssen. On se languit de découvrir le fac-similé d’un élément du pressoir à huile qui doit compléter « l’évocation du site antique » dans le jardin rénové de Saint-Nicolas.
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Petite séance publique pour le conseil départemental
Une poignée de rapports dont le menu complet n’a même pas été rendu public, et une invitation laconique, où l’on apprend que lors de cette séance « sera notamment abordée la décision modificative n° 2 »… Merci. Au revoir. La manière dont l’exécutif du conseil départemental, plus de 2 millions d’habitants et plus de trois milliards de budget, anime le débat public sur le territoire, continue d’interroger.
Collège, canal et tourismeSi 143 rapports seront examinés dans le huis clos de la commission permanente aux alentours de 13h, l’hémicycle discutera dans la matinée de seulement 17 rapports. Parmi les dossiers abordés en public : les dotations aux 137 collèges publics pour 2026, d’un montant global de plus de 9,6 millions d’euros en fonctionnement et 1,2 million en équipement, le rapport annuel de la Société du canal de Provence qui assure la desserte en eau brute de la majeure partie de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ; ou bien encore le rapport financier de l’association Provence tourisme financée à hauteur de 5,3 millions d’euros, et pour laquelle la collectivité mettra encore la main à la poche.
Une dizaine de rapports concerneront enfin les finances de la collectivité. La fameuse modificative n° 2. Mais pas de trace du Débat d’orientation budgétaire. Préalable au vote du budget primitif de décembre, l’exercice de style, présente habituellement en octobre les grandes orientations de l’année à venir. L’absence de budget de l’État, dont la présentation par le gouvernement Lecornu I a été retardée après la sortie du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau (LR), ayant entraîné sa démission, n’a pas dû aider à cette stabilité réclamée par beaucoup.
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Une rentrée communiste aixoise aux couleurs de l’union
Une rentrée « offensive, unitaire, les deux pieds dans la réalité », a rappelé David Tessier, chef de file des communistes pour les élections municipales 2026. Ce jeudi, à l’occasion de la rentrée politique du PCF dans ses locaux aixois, « l’urgence » d’une union a été réitérée par les communistes. Dans un contexte où les discussions entre les forces de gauche unies pour les municipales – hors La France insoumise jusqu’ici, mais dont les représentants étaient présents lors de la cérémonie de rentrée – se poursuivent. Les partis qui composent l’union ont affiché leur soutien, tout comme les élus d’Aix-en-Partage (groupe d’opposition municipale), la CGT, la FSU, et d’autres acteurs.
« Aix est une ville où la majorité des habitants connaît les mêmes difficultés qu’ailleurs : transport, accès aux services publics, évidemment difficultés de fin de mois… Nous, communistes, pour les municipales, nous entendons porter ce combat : celui pour tous de vivre dans une ville solidaire, a rappelé David Tessier, lors de sa prise de parole. Aix est une ville de luttes unitaires menées ensemble. Avec d’autres, parfois en désaccord avec nous, sans jamais rien effacer de nos différences et sans considérer qu’elles soient des obstacles insurmontables. »
Les « combats à porter ensemble » pour les élections municipales ont été rappelés. Celui du logement social, des transports en commun pour tous, pour l’école, pour l’hôpital, pour l’écologie, une culture pour tous, pour la jeunesse, la paix, celui d’avoir des moyens pour « mener des politiques municipales de gauche et donc que cesse la baisse continue des dotations qui asphyxie les collectivités locales ».
« Nous le redisons, insiste David Tessier, l’unité et le rassemblement de toutes les forces de gauche et écologistes est la condition de la victoire. » Sophie Rothon, secrétaire de section du PCF, le rappelle : au national comme au local, « la lutte paie ».
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Le République doit déposer le bilan
« C’est avec le cœur gros et une énorme émotion que j’ai pris la décision de déposer le bilan de l’association La petite Lili, qui porte le restaurant à Marseille. Je suis chef d’entreprise, j’ai des obligations », lâche Sébastien Richard, chef cuisinier et président de l’association La petite Lili. Il poursuit : « Je dois payer les salariés et honorer mes engagements. » Le restaurant emploie 18 personnes, dont 7 en parcours d’insertion.
Solidaire et socialIl y a cinq ans, Sébastien Richard lançait l’association La petite Lili avec un défi : réunir dans un lieu au même moment des clients traditionnels et des bénéficiaires d’aide alimentaire, attablés côte à côte. « Aller au restaurant, c’est une démarche, il ne s’agit pas uniquement de se nourrir », expliquait-il. Car, manger au restaurant Le République, c’est alors aider à créer des emplois et permettre à tout le monde de profiter d’un vrai moment à table, avec une alimentation saine et sourcée.
Ce restaurant unique en France, grâce à son association, permet de faire manger des bénéficiaires de minima sociaux pour 1 euro. Il finance aussi des formations via l’École marseillaise de l’alimentation et l’hôtellerie par inclusion (Emahi). Actuellement, les formations continuent et sont dispensées ici, au restaurant. « Mais d’autres solutions sont possibles, toutes les histoires ne s’arrêtent pas, et heureusement », rassure Sébastien Richard. Avant de rappeler : « Le restaurant reste ouvert. Et si le tribunal demain me dit “on continue”, alors je continuerai. »
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« Les sons du large » résonnent et déambulent sur la Canebière
Série de spectacles et rendez-vous initiés ponctuellement depuis quelques années par la mairie des 1er et 7e arrondissements, la plupart du temps autour du cirque et des arts de la rue, Au bout la mer divague, dimanche 19 octobre, vers la musique. La Canebière et ses alentours résonneront au rythme de concerts et performances de treize groupes et ensembles qui se succéderont entre 10h et 18h, pour une journée dont la direction artistique a été confiée à La Clique Production.
« On flatte l’âme de Marseille, ville-monde qui évoque les sons du large, forcément de la Méditerranée, mais aussi au-delà », explique son directeur, Arnaud Amat, à propos de cette « traversée musicale qui permet au public de naviguer entre plusieurs scènes et se laisser porter par différentes esthétiques », équipée de groupes locaux portés sur le son mondial. L’une des scènes sera installée à l’angle Canebière – Saint-Ferréol. à l’image de ce « carrefour », des projets qui croisent les rythmes traditionnels à la modernité en seront les emblèmes : Chu Chi Cha, tandem qui enrobe la cumbia d’électro, puis Benzine, duo qui « prend de la poésie bédouine, des instruments et samples de percussions traditionnelles algériennes pour les passer ensuite dans ce qu’ils appellent leur rai machine ».
La culture à sa place« Que les gens se laissent emporter par ces rythmes », espère Arnaud Amat, avant d’affirmer : « la place de la culture, elle est là, dans l’espace urbain, avec un événement populaire, gratuit et fédérateur. On est sur un brassage culturel. C’est la force de ce projet. » Charge à la chorale latino-américaine, le duo accordéon-voix autour de chansons napolitaines, Nannani, ainsi que les fanfares Brass Koulé et Mudanza « d’accompagner le public entre les différentes scènes ». Parmi celles-ci, une, installée face au Palais de la Bourse, portée par le flot de « l’afro disco house » jouée avec des instruments recyclés de Fulu Miziki et les chansons du répertoire grec des années 1970, revivifiées par le groupe Deli Teli.
Une veine plus acoustique et intimiste irriguera la scène installée sur le port antique, au Musée d’Histoire de Marseille, où résonnera un voyage polyphonique à travers la chorale de 20 femmes d’Arteteca, avant que le projet occitan-sicilien de Spartenza et Manu Théron ne propage l’écho de musiques méditerranéennes, mais pas que. La place du général-de-Gaulle sera, elle, davantage consacrée aux minots, notamment avec le conte musical Voyage au-delà des mers. Côté danse, le parvis de l’Opéra de Marseille sera le théâtre d’une « initiation à la sévillane et à la rumba », précise Arnaud Amat, puis de Récifs, « performance participative qui réunit 70 amateurs autour de la préservation de l’océan ».
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Rock, funk et reggae ouvrent grand les Bouches-du-Rhône
Anciennement connu sous le nom de Tour du pays d’Aix, Terre de Provence amplifiée (TPA) revient sillonner chaque automne certaines salles de la région. Son credo, « mettre sur scène des amateurs, notamment issus du dispositif Class’EuRock, et professionnels. Nous avons choisi, outre des têtes d’affiche nationales et internationales, de mettre à l’honneur le travail des groupes du cru qui, loin d’être absents de l’actualité musicale, sont souvent relégués derrière le buzz », indique l’association Aix’Qui ?, aux manettes de ce festival dont la 27e édition s’élance ce vendredi 17 octobre au Portail Coucou, à Salon-de-Provence.
ÉlectriqueAu programme de cette soirée placée sous le signe du rock, le groupe fondé à la fin des années 1970, Bijou, avec une première partie assurée au son garage des régionaux de l’étape, The needs et In a daze. Des concerts inauguraux augurant cinq autres rendez-vous autour d’autant de styles.
Le lendemain, direction L’avant-scène à Aubagne, avec le pionnier du funk français, Juan Rozoff, dont la première partie sera assurée par les Marseillais de Rage Dogz. Le 24 octobre, place au reggae de Vanupié dans la salle des fêtes de Beaurecueil. La veille de la venue du guitariste blues Slim Paul à la MJC de Miramas. Dernière ligne droite de TPA les 31 octobre et 1er novembre aux Arcades d’Aix et à la Halle de Martigues, qui accueilleront respectivement le punk rageur de Guérilla poubelle et la chanteuse de ragga Soom T.
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Derniers petits réglages pour Joël Paris avant le top départ
Il trépigne d’impatience de se lancer dans la grande aventure de la 17e Transat Café l’Or (anciennement Jacques-Vabre). Le skipper marseillais, Joël Paris (62 ans), touché par une cataracte congénitale et un glaucome depuis sa naissance, sera présent sur la ligne de départ, ce vendredi, pour tenter de relier Le Havre à Fort-de-France, en Martinique, en trois semaines. Il a débarqué dans la cité Océane, en début de semaine, afin de prendre la température.
« À côté de nous, au port de plaisance du Havre, il y a une trentaine de class 40. Certains partent en mer tester le dernier réglage. D’autres travaillent. C’est sympa. Ce sont des ruches », note Joël, heureux que la pluie n’ait pas fait son apparition. Il a toutefois son bonnet sur la tête, parce que le ciel lui « chatouille le crâne ».
La tension montePlus les heures passent et plus la tension monte chez les skippers, qui s’apprêtent à plonger dans le grand bain. « Arnaud, notre super mateloteur, est là sur le bateau à réviser et changer quelques drisses. Et ça c’est vraiment top pour nous et la sécurité de notre bateau », souligne celui qui sera à bord du bateau nommé Rêve à perte de vue, en référence à l’association du skipper, créée en 2016, pour « changer le regard sur le handicap ».
Joël Paris sera accompagné du skipper maralpin Goulven Marie, originaire de Vence, avec qui il est entré dans le bassin Paul-Vatine, habituel lieu du village-départ. « Je savoure tout », martèle le Marseillais, qui a reçu pas moins de 47 coups de fil en une seule journée, pour le soutenir avant de larguer les amarres. « En zodiac, nous chargeons la nourriture déjà arrivée. Des sourires et des aides. C’est ça l’ambiance », se réjouit Paris, sur le point de vivre une épopée transatlantique mémorable.
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Pape Diouf mis à l’honneur samedi
Fondée il y a quatre ans, l’Association sportive Belle de Mai Joliette en est à ses premiers balbutiements.
La structure, dirigée par Marie-Claude Galtier- Bruguière, compte à ce jour 130 licenciés. La présidente s’est assurée du soutien de sérieux bénévoles et d’éducateurs diplômés aux compétences reconnues, pour encadrer au mieux ces jeunes footballeurs.
Ce samedi, à partir de 9h, la présidente et son équipe organisent un tournoi commémoratif en mémoire de Pape Diouf. La mise en place du projet ne fut pas sans mal, mais grâce à la détermination de la présidente et au soutien de Karim Diouf, fils de Pape Diouf, le projet a pu voir le jour.
Initialement envisagé au complexe de Fontainieu (14e), l’association n’ayant pas de pied-à-terre, le tournoi doit finalement se tenir au stade de la Bombardière, dans le 12e (201 rue Charles-Kaddouz à Marseille). C’est là que les seize équipes U13 se retrouveront pour cette première édition en souvenir de Pape Diouf.
Les clubs participants :
Groupe « A » :
AS Belle de Mai Joliette – Marignane Gignac – Phocéa – SC Aubagne Air Bel- ASPTT Marseille – St Henri F.C. – FC Malpassé – U.A. Velettoise
Groupe « B » :
Smuc – Minots de Marseille – Burel FC – JS Pennes Mirabeau – Athletic Club – ÉS Fosséenne – O. Rovenain – FA Val Durance

