Tag: Bouches-du-Rhône

  • [Entretien] Sébastien Tellier : « Nous sommes les moutons de forces qui nous sont supérieures »

    [Entretien] Sébastien Tellier : « Nous sommes les moutons de forces qui nous sont supérieures »

    La Marseillaise : Qu’est-ce que vous inspire le fait d’être programmé dans un festival de chanson francophone, vous l’artiste électro qui n’utilisez pourtant pas tout le temps la langue de Molière ?

    Sébastien Tellier : On est facilement cantonné à une case. Ça fait partie du jeu. J’ai été connu du public avec la chanson La ritournelle dans laquelle le chant n’intervient qu’au bout de 5 minutes, et en plus, je chante en anglais. Beaucoup me voient encore par ce prisme car c’est ma chanson la plus connue. Pourtant, j’ai tout le temps adoré chanter en français. Je fais une musique de plus en plus romantique et le français est la langue idéale pour parler d’amour, encore plus dans mon dernier album. Ces chansons romantiques emmènent ma musique dans une clarté apaisante.

    Votre denier opus « Kiss the beast » parle d’amour, hormis peut-être le titre « Mouton ». Un animal plutôt mignon mais un peu con, qui n’a au bout du compte que l’abattoir comme échappatoire. C’est donc ça la vie ?

    S.T. : J’ai l’impression qu’on a une existence qu’on ne maîtrise pas vraiment. On est déjà les marionnettes de notre biologie, de la nature : il faut respirer, manger, dormir… et on est aussi les marionnettes de nos sentiments, de nos peurs… Nous sommes finalement les moutons de forces qui nous sont supérieures. Nous, petits humains, n’avons pas vraiment la main sur nos vies. Nous sommes plus des méduses qui se laissent aller sur le courant, que des dieux qui prendraient leur existence entre leurs mains. Mais sur l’album, il y a aussi une autre chanson, Loup, qui est son pendant. Dans ma vie de tous les jours, je vis comme un mouton. Mais quand je deviens le Sébastien Tellier artiste, j’ai l’impression de maîtriser les choses.

    « Kiss the beast », c’est en fait un album qui vous permet d’embrasser et apprivoiser la bête qui sommeille en vous ?

    S.T. : C’est l’idée. J’ai plusieurs choses à dire dans la même phrase : je suis à la fois le kiss et la beast, le bisou et la bête. Et à travers cette dualité, il faut s’accepter tel que l’on est, accepter son côté sauvage, et l’exprimer. Je trouve aussi dommage que l’humanité entière soit comme frustrée de ne pas pouvoir être la bête qu’elle souhaiterait être. Je constate qu’on est tous sur le frein alors que ça serait tellement mieux si on pouvait se lâcher.

    Un antidote à notre monde ultra-violent, dans les relations humaines comme au niveau géopolitique ?

    S.T. : J’imagine toujours des parcs d’attractions pour adultes, c’est dommage qu’il n’y en ait pas plus. Il faudrait plus voir le monde comme un parc d’attractions que comme un échafaud. On vit une période relativement sombre. Il faut retrouver la lumière et mettre davantage en avant le bien-être.

    La folie contre laquelle chacun de nous lutte a pu être exprimée par l’auteur et poète marseillais Antonin Artaud, dont vous êtes un lecteur fervent…

    S.T. : Artaud, c’est un poète de l’intensité. C’est l’inverse de ce qu’on pourrait appeler de la soupe. C’est presque de la poésie de requin. C’est féroce, hyper stylé. Il y a une recherche profonde de vérité. Quelque chose que j’aime beaucoup chez lui comme chez René Char. J’aime ces mecs qui sont prêts à tout sacrifier pour être au plus près de la vérité.

    Sur « Kiss the beast », vous chantez notamment « J’suis grand, j’suis pur, j’suis sincère. C’est bizarre mais ça plaît pas ». Pourquoi ?

    S.T. : Car c’est parfois douloureux de rentrer dans l’âme de quelqu’un. Cela demande un effort, il faut ouvrir son cœur, alors que les gens, en général, et moi le premier, on aime tout ce qui est facile. En tant que musicien, évidemment que je vais m’acheter des disques rares, écouter du jazz japonais complexe. Mais quand je vais au cinéma, je vais voir des comédies. Dans beaucoup de domaines, les trucs prémâchés marchent beaucoup mieux. Mais je ne vois même pas ça comme une injustice. C’est juste que les gens aiment le confort et ne veulent pas faire d’effort dans le divertissement.

    Jeudi 12 mars à partir de 20h. Places restantes entre 39 et 45 euros. www.festival-avecletemps.com

  • La transformation massive du cours Sextius se poursuit à Aix

    La transformation massive du cours Sextius se poursuit à Aix

    Lancé en septembre 2025, l’imposant chantier de requalification du cours Sextius, au cœur du quartier Faubourg à Aix, commence à prendre forme. « À la clé, une piétonnisation progressive du quartier Faubourg et le renforcement de sa végétalisation », rappelait la Ville, au lancement des travaux.

    La première phase du chantier, qui attaquait le haut de cette artère, touche à sa fin et l’eau s’est remise à couler entre la fontaine des Thermes et la rue des Cordeliers. C’est dans ce secteur que doit naître le futur jardin des Thermes, le projet comportant un important volet végétalisation, qui promet « 2 700 m² d’espaces verts ». D’ici la semaine prochaine, les plantations qui composeront le nouveau Jardin des Thermes démarreront, indique la Ville, et la phase 2 devrait démarrer d’ici le printemps.

  • Une mère de cinq enfants dans un immeuble en péril à Marseille

    Une mère de cinq enfants dans un immeuble en péril à Marseille

    Une mère isolée veut quitter l’immeuble en péril où elle demeure avec ses cinq enfants. En septembre dernier, le 25 rue Fongate (6e) à Noailles a été frappé par un arrêté de mise en sécurité, sans évacuation, pour des pathologies diverses dont la corrosion et la putréfaction des poutres dans les caves, des fissurations dans un logement et sur le mur de clôture limitrophe. Mise en demeure, la propriétaire de l’immeuble dispose de 12 mois pour réaliser une liste de travaux exigés par la mairie.

    « Depuis cet arrêté, on ne vit plus normalement. Les enfants ont peur. Ma plus jeune fait des cauchemars qui la réveillent. Mon deuxième garçon préfère dormir chez ses amis tant il a peur de rester dans l’immeuble », raconte Ilham Belbard, cette mère courage de 52 ans, qui porte encore son tablier de cuisinière du restaurant qui l’emploie. « Vous savez on a le souvenir de la rue d’Aubagne qui est juste à côté. Heureusement que je les ai mis au sport. » Le péril a suspendu le loyer de 954 euros.

    « Grande précarité domiciliaire »

    L’association de médiation Asmad du groupe Addap13 a alerté depuis longtemps les autorités sur la situation de « grande précarité domiciliaire » qui « s’aggrave de jour en jour » avec en novembre dernier « l’effondrement partiel du sol dans une des chambres », conduisant la mairie à demander de ne plus utiliser cette pièce. Le logement ne comporte plus que deux chambres pour une famille de cinq enfants. Un relogement adapté s’impose. « Il en va de la sécurité de la famille et du bien-être des enfants notamment mineurs », a écrit l’association tout en rappelant qu’un inspecteur de salubrité de la Ville avait émis en juin 2020 une mise en demeure pour non-décence du logement. Un rapport de 2021 des Compagnons Bâtisseurs Provence, missionnés par la CAF, diagnostiquait déjà l’« affaissement du sol dans une chambre » et conduisait à un constat de non-décence qui suspendait l’allocation logement versée au bailleur. Le propriétaire est décédé depuis. Sa veuve qui vit en dessous, s’est vue réclamer de la CAF un rappel de 23 000 euros d’allocations versées et reste redevable de 13 500 euros à l’égard de sa locataire. Des travaux ont remédié depuis à l’indécence, mais reste le péril. Entre-temps, en août dernier, la commission Dalo a reconnu pour la seconde année de suite le caractère prioritaire de sa demande d’attribution en urgence d’un logement social qu’elle réclame depuis huit ans et il lui a été proposé un logement T5, avenue de la Croix-Rouge (13e) relevant du contingent réservé de l’État auprès du bailleur social 13 Habitat. Ce qu’elle a accepté mais saisis de deux autres candidatures, la commission Caleol a préféré allouer le T5 à une autre famille.

  • Dans les coulisses de la grande collecte des Restos

    Dans les coulisses de la grande collecte des Restos

    Depuis vendredi, les camions arrivent chargés de palettes d’environ 500 kg en provenance des points de collecte du département. Ils sont accueillis sur la plateforme mise à disposition par la fondation du géant maritime, spécialement aménagée pour répondre aux besoins de stockage des associations caritatives. « On va traiter près de 300 palettes jusqu’à mercredi », estime Gérard, responsable du service approvisionnement des Restos, occupé à la pesée des arrivages, « parce qu’on doit des résultats aux enseignes ».

    Dans les 5 000 m2 que se partagent le Secours catholique, le Secours populaire, Andes et les Restos du cœur qui en occupent la moitié, une équipe d’une vingtaine de bénévoles des Restos et de la CMA-CGM se relaient, de 8h à 16h, sur la chaîne de logistique bien rodée. Ils trient, vérifient et répartissent les denrées alimentaires et les produits d’hygiène destinés à la distribution de colis essentiels aux 51 000 personnes aidées par l’association.

    Des produits frais en plus

    Après la pesée, la palette est débarrassée de ses 32 cartons que la petite armée de bénévoles éventre et répartit en catégories bien précises. « Dans les magasins, il y a un premier tri, mais parfois quelques erreurs, explique Mariam, qui sépare les boîtes de conserve de bœuf et de porc. On apporte aussi une attention aux dates de péremption. » La jeune femme participe pour la deuxième fois à « un petit effort de solidarité bien normal au regard des besoins ». Elle a répondu à l’appel d’un ami associatif « parce que j’avais un jour de congé et que les gens sont sympas ». À ses côtés, « c’est une première en entrepôt », confie Julia, employée du groupe CMA-CGM et bénévole dans le cadre du mécénat d’entreprise, « curieuse de voir l’autre côté de la logistique ».

    Les denrées sont reconditionnées dans leurs nouveaux cartons, étiquetées, passées au film et repositionnées sur le transpalette pour être embarquées en direction des huit allées de stockage bordées de rayonnages à quatre étages. « On a de l’espace, mais il faudrait toujours plus de moyens en bras et en achats de denrées pour mieux faire », lâche Alexandre, coordinateur de l’entrepôt solidaire, recruté spécialement depuis la mise en place du partenariat entre la Fondation et les associations en 2024. Le fruit de la collecte annuelle des Restos, « c’est trois semaines de distribution alimentaire », précise Alain Avezard, le président de l’association dans les Bouches-du-Rhône. « Nous approvisionnons entre 70 et 90 tonnes dans nos 47 centres par semaine et les besoins augmentent chaque année », regrette-t-il. Parfois des denrées manquent, « c’est conjoncturel, comme les œufs en ce moment », ou plus constant, « comme les produits d’hygiène pour femmes et enfants ». Le soutien du groupe logistique aux associations « a été renforcé par un don de 50 tonnes de produits d’hygiène infantile », se félicite Marion Dupuy, responsable de la Fondation.

    Au fond de la plateforme, les salariés du sous-traitant Onet remplissent les ventres de deux réfrigérateurs et d’un congélateur de 300 m2. Un autre avantage apprécié par Alain Evezard, heureux d’avoir pu abandonner les anciens locaux des Restos, bien « trop vétustes pour que nos bénévoles y travaillent dans de bonnes conditions et que les produits y soient stockés en toute sécurité ». Cet équipement professionnel, loué aux associations et dont 50% des frais de fonctionnement sont pris en charge par la Fondation, permet « d’emmagasiner les dons de fruits et légumes des producteurs locaux ».

  • [Entretien] Thierry Ganzerla : « On dénonce le mal-être du médico-social »

    [Entretien] Thierry Ganzerla : « On dénonce le mal-être du médico-social »

    La Marseillaise : Pourquoi appelez-vous à la grève aujourd’hui ?

    Thierry Ganzerla : Nous rejoignons l’appel de l’intersyndicale à une mobilisation nationale des salariés du secteur social et médico-social ce mardi 10 mars. La grève est interprofessionnelle car le constat est le même partout : la dégradation de nos conditions de travail et de notre convention collective, celle des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées. Plus largement, nous dénonçons la baisse des budgets qui entraîne un sous-financement chronique et engendre de la souffrance.

    Quelles difficultés rencontrent les salariés de votre association ?

    T.G. : L’Unapei Alpes Provence emploie 1 500 salariés, sur trois départements, et gère près de 60 établissements pour accueillir et accompagner des enfants et des adultes en situation de handicap. Depuis 2023, nous constatons un gel des salaires qui stagnent autour du Smic. Les salariés sont épuisés par le manque de moyens. Il y a un gros turn-over et les postes ne sont souvent pas remplacés. Résultat, on dépend en grande partie d’intérimaires, et ce sont les titulaires qui en paient le prix, avec un mal-être croissant. Il y a aussi des disparités entre salariés : l’Unapei refuse par exemple de verser la prime Laforcade aux apprentis.

    Ce n’est pas la première fois que vous vous mobilisez…

    T.G. : Oui, depuis la fusion des associations qui a vu la naissance de l’Unapei en 2019, le dialogue social est compliqué. Les représentants du personnel subissent des pressions. C’est devenu difficile de continuer à exercer notre mandat.

    Quelles revendications portez-vous devant votre direction ?

    T.G. : Nous demandons d’abord à être entendus et que la délégation syndicale soit reçue par la direction générale au plus vite. Nous voulons des réponses concrètes face au mal-être des équipes : des revalorisations salariales cohérentes avec l’ancienneté et l’expérience, un accès plus facile à la formation, la reconnaissance de la pénibilité de notre travail. Les conditions doivent s’améliorer pour fidéliser les salariés et stopper l’hémorragie. Pour que les salariés du médico-social soient bien-traitants, il faut qu’ils soient bien traités.

  • La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    « L’Union locale appelle à voter pour les candidats qui défendent les intérêts des travailleurs, pour les forces progressistes. » Nicolas Guglielmacci secrétaire général de l’Union locale CGT Vitrolles ne fait pas de mystère sur la position de son organisation syndicale en vue des élections municipales. « Évidemment, on appelle à voter pour les listes d’union de la gauche et faire barrage à l’extrême droite », développe-t-il, au nom du bureau de l’UL. Et ce, pour les communes de « Vitrolles, Marignane et Gignac-la-Nerthe ». « On a une expérience passée, ce qui n’est pas le cas de tout le monde : l’extrême droite, on l’a déjà essayée à Vitrolles et ça n’a pas réussi ! », rappelle-t-il. Manière de répondre « à ceux qui disent qu’on ne les a jamais essayés ».

    Concrètement, l’appel concerne la seule liste de gauche pour Vitrolles, celle du maire socialiste sortant, Loïc Gachon (PS), qui fait face à une liste RN et une autre estampillée divers centre. Même principe pour Marignane avec la candidate Ariane Lombardi (PCF) opposée au maire sortant d’extrême droite, Éric Le Dissès et une liste de Christian Amiraty, classée divers centre. Et pour Gignac-La-Nerthe, le doute n’est pas permis non plus puisqu’on ne compte qu’une liste seule classée à gauche conduite par René Tassy (DVG), contre une liste du RN et une liste de droite. « La CGT s’est exprimée directement aux candidats, au niveau confédéral comme départemental, sur les attentes des travailleurs et leurs prises en compte », conclut l’Union locale.

  • L’Union locale CGT de Port-de-Bouc vote Laurent Belsola

    L’Union locale CGT de Port-de-Bouc vote Laurent Belsola

    Une communication sans équivoque. L’Union locale CGT des syndicats de Port-de-Bouc a diffusé sur les réseaux sociaux, ce lundi 9 mars, un tract au message clair : « Le 15 mars, votez pour la liste “Avec Laurent Belsola, poursuivons de l’avant”. »

    Une montée au créneau loin d’être anodine à moins d’une semaine du premier tour : « Les municipales auront lieu dans un contexte de poursuite des attaques sociales menées contre les droits des travailleurs. Elles seront déterminantes : la commune peut être soit un rempart face à l’austérité, soit en devenir le relais. » Pour rappel, les travailleurs de Port-de-Bouc devront choisir entre le maire sortant, Laurent Belsola (PCF) et son opposant Pascal Spanu (DVD).

    Des valeurs communes

    D’où l’explication de l’organisation syndicale : « Le candidat de l’opposition, parrainé par le Rassemblement national et proche de l’union des droites, porte un projet dangereux.» Une référence au soutien du « RPR », mouvement fondé par le député d’extrême droite Franck Allisio à Pascal Spanu. Ce dernier porterait un projet avec « les mêmes logiques de régression sociale que le gouvernement macroniste : réforme des retraites, de l’assurance chômage, de la santé, etc.»

    A contrario, « la candidature communiste conduite par le maire sortant, Laurent Belsola s’inscrit dans une continuité claire : celle des valeurs de solidarité, du vivre ensemble, de défense des services publics et de progrès social », juge l’UL CGT. Des valeurs évidemment communes avec celles de la CGT. Qui conclut : « Nous sommes attachés à une politique municipale dans l’intérêt de toutes et tous, nous appelons à soutenir une équipe engagée pour l’intérêt général ! »

  • Au Rove, Paul Sabatino en pleine campagne de proximité

    Au Rove, Paul Sabatino en pleine campagne de proximité

    L’équipe a d’abord fait étape au Resquiadou avant de poursuivre dans le vallon du Gipier, puis dans la calanque de Niolon. Au Gipier, l’accueil des riverains s’est révélé particulièrement chaleureux, comme dans l’ensemble des secteurs visités. Au fil de la déambulation, les échanges se sont multipliés avec les habitants autour des préoccupations du quotidien et des projets municipaux.

    Le maire en a profité pour évoquer le renforcement du dispositif de vidéoprotection. De nouvelles caméras vont être installées dans ces secteurs comme dans d’autres quartiers de la commune, venant compléter le réseau existant de 89 caméras reliées au centre de supervision urbain, récemment rénové au poste de police municipale.

    Tout au long de la matinée, discussions avec les habitants et rencontres avec les commerçants ont rythmé la visite, dans une ambiance conviviale. Une halte a notamment été faite à La Canne Bambou, à Niolon, lieu bien connu des promeneurs et des habitants.

    Pour le maire sortant, cette campagne se veut avant tout tournée vers la proximité et l’avenir.

    « Quand on est maire, on est le maire de tous les habitants, sans exception. Le dialogue doit être ouvert et constant. Depuis un an, je suis allé à la rencontre de tous les acteurs qui font la vie locale. J’ai reçu, lors de mes permanences et sur le terrain, des dizaines d’administrés. Je ne suis jamais seul : c’est le sens du collectif et du travail partagé qui m’anime. Mêler les idées et les réflexions, analyser, étudier et engager les actions nécessaires est chaque fois un défi stimulant. Les colistières et les colistiers qui m’entourent, très impliqués dans la vie locale, sont dans cette même dynamique. » Et de poursuivre : « Ces tournées de terrain sont riches d’enseignements et d’échanges fructueux avec nos concitoyens. Elles vont se poursuivre dans les prochains jours, avec de nouvelles visites de quartiers et des rencontres avec les Rovenains. D’ailleurs, l’un des points de notre programme est d’organiser des rencontres régulières entre les élus et les riverains dans tous les quartiers de la commune », assure Paul Sabatino.

  • [Tribune] Renforçons la mobilisation contre l’extrême droite

    [Tribune] Renforçons la mobilisation contre l’extrême droite

    Nous faisons face à un danger grave, sans précédent et imminent, un risque jusqu’à il y a peu inimaginable, de victoire politique des idées d’extrême droite. Ce qui apparaissait il y a peu comme des limites infranchissables devient aujourd’hui possible, voire carrément accompli, les dernières digues sont en train de lâcher, la limite entre partis d’extrême droite et partis démocratiques s’estompe, certaines voix dites de gauche comme de droite ne se font plus entendre pour dénoncer le péril d’une république qui accueille en son sein des idées racistes et xénophobes. La minute de silence unanime à l’assemblée nationale à l’occasion de l’assassinat d’un jeune militant néonazi témoigne de ce trouble car le risque est grand d’oublier que derrière cette violence inacceptable, il y a l’expression d’idées de groupes néonazis qui elles seraient devenues acceptables. De même on a pu entendre sans pudeur une candidate à la mairie de Marseille revendiquer les valeurs Pétainistes traditionnelles de « travail, famille, patrie… ».

    Il est évident que ce que nous observons ici s’intègre dans un phénomène mondial, de nombreux pays démocratiques ayant opté pour des gouvernements autoritaires, racistes et violents, dont les milices anti-immigration de Trump sont l’expression la plus révoltante. D’aucuns pensent que c’est une logique capitaliste poussée à son extrême, le fruit d’un technocratisme sans limite servant des intérêts financiers profondément inégalitaires poussé par la propagande des réseaux sociaux et de la presse financée. Quelle est la part de responsabilité de chacun dans le laisser faire ? Peut-on continuer à accepter cet état de fait sans trop se soucier des conséquences, en détournant le regard ? Le racisme est implanté, il s’exprime librement et il tue.

    Les appels à un front républicain, le discours moralisateur qui consiste à dénoncer le discours d’extrême droite comme étant celui des méchants fascistes ne suffit plus. Il n’a d’autre effet que de renforcer la méfiance et le rejet car il nie l’évidence. La tolérance aux idées fascistes est désormais partout. On la retrouve à l’Assemblée Nationale, dans les médias, au travail, dans la rue, dans nos écoles, dans les hôpitaux. C’est un mal profond qui ronge et qu’il n’est pas si facile de nommer. Nous appelons à une prise de conscience de chacun sur ce qui pousse au laisser faire. Quelle violence est à l’œuvre, poussant à ne plus vouloir agir, à se résigner, voire à cohabiter ? Certaines voix s’élèvent aux USA, la résistance s’organise contre l’état fédéral. En France, on entend des prises de paroles isolées qui dénoncent les glissements qui s’opèrent. Nous appelons à rejoindre ces groupes et former une coalition des voix qui ne veulent pas se taire afin de continuer à faire entendre qu’un autre monde est possible, que les idées qui consistent à légitimer le rejet d’un groupe ou d’un individu ne sont pas compatibles avec notre idéal républicain, et qu’il s’agit de le défendre, de le faire vivre.

    Mobilisons-nous pour les élections municipales, pas d’abstentions ni votes blancs, faisons barrage à l’extrême droite et luttons contre ceux qui se sentiraient prêts à s’y allier.

    Signez et faîtes signer l’Appel des Voix de Marseille : https://voixdemarseille.com/

  • Jean-Philippe Musso fait salle comble aux Pennes-Mirabeau

    Jean-Philippe Musso fait salle comble aux Pennes-Mirabeau

    « Musso le maire qu’il nous faut ! ». L’espace Tino Rossi affiche complet. Des chaises sont sorties des placards pour les 600 participants recensés par les organisateurs. C’est ici, que Jean-Philippe Musso, le candidat DVG à la mairie des Pennes-Mirabeau donne son dernier grand meeting de campagne. « Les 15 et les 22 mars prochains, ce n’est pas mon élection, c’est la vôtre », lance-t-il à l’assistance. « Si vous voulez une équipe qui se bat, qui vous écoute, faites le bon choix ! » À ses côtés figurent la trentaine de personnes qui figurent dans sa liste, soutenue par le PS, le PCF et les Écologistes. « Notre équipe elle est unie, unique et engagée », martèle Joël Desroches, qui en est partie prenante.

    À l’entrée de la salle, le programme officiel est distribué par les équipes. Le document a été conçu à partir des huit réunions publiques participatives menées dans toute la commune. « Nous avons travaillé main dans la main pour construire un programme qui vous ressemble », insiste Sandrine Gras-Trubert, colistière, « nous sommes allés vous rencontrer dans chaque quartier des Pennes-Mirabeau », ajoute-elle. La responsable relations entreprises dont c’est la première campagne électorale, défend un programme « réaliste et réalisable ».

    Ancien adjoint aux Finances au sein de la majorité sortante, Jean-Philippe Musso a chiffré ses propositions : il prévoit 37 millions d’euros d’investissements sur les six prochaines années et 34 millions d’euros de fonctionnement. « Nous n’augmenterons pas les impôts », assure-t-il sous les applaudissements de salle. Les deux mesures phares résident dans la construction d’un lycée et la création d’un commissariat de plein exercice à Plan de Campagne. Une proposition soutenue par la municipalité de Septèmes-les-Vallons. « La sécurité est un droit pour tous, qui doit être garanti par les services publics », fait valoir le candidat.

    Aussi, face aux inquiétudes soulevées par le projet de data center dans la zone d’activités des Sybilles, Jean-Philippe Musso promet : « Si je suis élu je procéderai au retrait immédiat du permis autorisé par Monsieur Amiel [le maire sortant, Ndlr.]. » L’édile soutient la liste de l’actuel adjoint aux Finances Grégory Bouchet (SE) qui propose, entre autres, un référendum sur la loi SRU. « Donc pour ou contre la loi de la République ? », ironise Jean-Philippe Musso.

    Et, sur un trait d’humour il balaye d’un revers de la main l’hypothèse d’un « mariage » au second tour avec la liste son concurrent.