C’est « un ralliement extrêmement important, résume Philippe Klein. Il est l’archétype de ce que peuvent être beaucoup d’Aixois (…) moi qui souhaite m’entourer de la société civile. » Élu d’opposition et référent local Horizons, il avait annoncé sa candidature aux municipales avant les fêtes, après avoir tendu la main à Sophie Joissains, maire (UDI) sortante. Sans « retour ». Le conseiller départemental du canton Aix 1, Cyrille Blint, également encarté Horizons a déclaré rejoindre le candidat dans sa campagne. « Le ralliement est logique, mais n’est pas lié qu’au statut Horizons, qui est de la politique nationale. La politique locale est bien différente, justifie Blint. Je constate, depuis le début de mon mandat d’énormes dysfonctionnements sur Aix, mais aussi dans ses quartiers et villages. Sur le terrain, les gens n’ont pas le sentiment d’être entendus. » L’élu départemental considère sa méthode de terrain « proche » de celle de Klein, qu’il qualifie de « proche des personnes ». La place de Blint dans la liste sera « déterminée collectivement », assure Klein.
Tag: Bouches-du-Rhône
-

Vigouroux brigue un 4e mandat à Miramas pour « protéger les habitants »
Il a consulté sa famille avant de l’annoncer officiellement. Le maire de Miramas Frédéric Vigouroux (DVG) se lance dans la campagne des élections municipales pour briguer un quatrième mandat. « On ne se rend pas compte de l’investissement que ça représente d’être élu, il faut que je sois tourné vers la ville à 200%, donc il fallait que ce soit un choix collectif avec mes proches », explique-t-il.
Ce « sacerdoce républicain », l’édile souhaite de nouveau l’endosser pour « protéger les habitants ». « Miramas n’est pas une ville riche, c’est une ville populaire. Elle est plus touchée par les effets du monde, les différentes crises – financières, sanitaires, énergétiques et autres -, donc il faut que sa population soit plus protégée au quotidien par la mairie. » Après avoir réalisé 90% du programme de 2020, malgré deux années compliquées dues au Covid-19, Frédéric Vigouroux a l’ambition « de continuer à transformer cette ville », la « préparer au développement économique, aux effets du changement climatique, préserver son environnement en assurant de l’habitat ».
Des réunions thématiquesCertains projets sont déjà dans les tuyaux : le nouveau pôle ferroviaire, la construction d’un hôtel des polices avenue Chalve, la mise en place d’une unité de production culinaire en collaboration avec la Ville de Saint-Chamas pour nourrir les enfants des écoles des deux communes avec des aliments bio et locaux, l’installation d’agriculteurs à Saint-Désiré, mais aussi de commerces à proximité d’Intermarché, de professionnels de santé à la maison pluridisciplinaire du nord de la Ville comme à la Boule Noire, ou encore la réouverture de l’ancien centre mutualiste de santé.
Certains projets d’aménagement sont à définir avec les habitants. « J’habite la ville, mais je n’habite pas partout. Il faut utiliser les instances participatives pour imaginer la commune de demain », affirme Frédéric Vigouroux. Notamment sur la question du logement : « De nombreux jeunes Miramasséens veulent revenir ici bâtir leur famille, preuve que la ville est attractive. Ces gens nous demandent de construire. Donc on a un gros travail à faire sur le thème : comment la ville se réinvente sur elle-même, sans sur bétonner et en préservant la nature, l’environnement et l’agriculture. C’est ça qu’on va écrire avec les habitants dans le nouveau Plan local d’urbanisme intercommunal de 2028. »
Des réunions thématiques seront organisées dans les semaines à venir pour co-construire le programme. La première aura lieu le 22 janvier. Le projet électoral définitif devrait être annoncé le 19 février. La liste, sans étiquette, est ouverte à tous les partis « sauf un ». Entendre : le RN. « Il y aura des visages connus, avec un rajeunissement mais une ossature importante de personnes expérimentées », affirme le maire candidat. Rendez-vous « dans quelques semaines », pour connaître les noms.
-

Mise en examen dans l’affaire Hedi
Plus de deux ans après les faits, la commandante des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Marseille mis en cause pour « violences aggravées », a été mise en examen pour non assistance à personne en danger. Dans la nuit du 1er au 2 juillet 2023, quatre policiers avaient roué de coup le jeune marseillais Hedi, 20 ans, rue d’Italie (6e), en marge des émeutes consécutives à la mort de Nahel, 17 ans, tué lors d’un contrôle routier à Nanterre.
En juillet 2023, les quatre policiers de Bac de Marseille avaient été mis en en examen et pour « violences aggravées », et leur commandante, Virginie G., placée sous contrôle judiciaire pour non-assistance à personne en danger.
Prononcée en décembre cette mise en examen pourrait ne pas être la dernière dans ce dossier de violences policières, rapportent nos confrères de La Provence. Dans quelques semaines doit avoir lieu la reconstitution du passage à tabac ordonnée par la juge d’instruction en charge de faire toute la lumière sur cette affaire.
-

Hommage à Jean Zay, ancien ministre assassiné par Vichy
« Jean Zay est une figure méconnue qui nous laisse un héritage qu’il faut enseigner et perpétuer », lance Suzanne Guilhem, présidente de la Ligue de l’enseignement des Bouches-du-rhône. L’organisatrice de l’hommage tenu le 7 janvier confie qu’« il est important pour tous, dans un monde éphémère, de faire connaître cette figure politique ».
Ni le lieu, ni la date ne sont anodins puisque Jean Zay fut incarcéré à Marseille, dans ce même Fort Saint-Nicolas, du 4 décembre 1940 au 7 janvier 1941, date à laquelle il fut transféré à la maison d’arrêt de Riom jusqu’à son assassinat en juin 1944 par la milice. La minute de silence qui lui est consacrée est l’occasion de se remémorer les motifs de cette incarcération indigne : ministre du Front populaire, juif et franc maçon, il est condamné à la déportation à perpétuité et à la dégradation militaire pour désertion en présence de l’ennemi. Au cours de la matinée, différents intervenants se sont relayés pour mettre en valeur les multiples facettes de Jean Zay. Avocat de formation et membre du Parti radical, il eut une carrière politique en tant que ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts sous le Front populaire qui célèbre ses 90 ans cette année.
Éric Favey, co-président du conseil scientifique de la Ligue de l’enseignement, rappelle que Jean Zay fut administrateur de la Ligue et responsable de la jeunesse. Il y a un lien fort entre la Ligue et cet homme politique, surtout dans « les convictions républicaines partagées entre eux » affirme-t-il. « Amoureux du théâtre et de l’émancipation, Jean Zay est un précurseur de la démocratisation culturelle. Son héritage est de ne pas laisser s’installer dans le silence et l’indifférence ce qui détruit la démocratie ! », clame Robin Renucci, directeur de La Criée, théâtre national de Marseille. Selon lui et au nom de Jean Zay, « la culture est une bataille ». Enfin, le témoignage rapporté de sa fille, Hélène Mouchard-Zay, qui n’a pas pu être présente, rappelle au combien l’écriture lui a permis de « survivre à Marseille ». Lors que son incarcération, son père eut l’occasion d’écrire de nombreuses lettres poétiques et nouvelles pour se sortir de son quotidien macabre. La Ville de Marseille d’ailleurs, veut « faire vivre la mémoire de Jean Zay de manière récurrente », a indiqué Marie Batoux, adjointe au maire, lors de son discours, car ici, « c’est une histoire trop peu connue ».
L’œuvre de Jean Zay aide à comprendre l’époque tourmentée actuelle et à brandir le drapeau Liberté face au détricotage actuel des valeurs qu’il a porté.
-
![[Entretien] Martine Vassal : « À Marseille, nous relions maintenant tous les quartiers »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/01/159ddd7b093e3bea3dc5c282f75e2ed7.jpg)
[Entretien] Martine Vassal : « À Marseille, nous relions maintenant tous les quartiers »
La Marseillaise : Vous multipliez en ce début d’année les inaugurations, du Zénibus à l’extension du tramway T3… C’est une « révolution des transports » ou seulement un premier pas ?
Martine Vassal : C’est une avancée énorme par rapport à ce qui s’est passé précédemment. Nous sommes vraiment sur une révolution des transports qui commence aujourd’hui. Nous avons fait Miramas il y a quelques mois, lundi nous avons fait le bus à haut niveau de service entre Plan-de-Campagne et Marignane… À Marseille, on relie tous les quartiers : avec le T3, le B4 et le B5, on relie le Nord à l’Est et au Sud, nous avons aujourd’hui un maillage, en complément de ce qui existe aujourd’hui.
Les services de l’État étaient inquiets pour l’extension
du tramway sur les enjeux d’accessibilité, d’aménagements cyclables. Vous avez pu
les rassurer ?M.V. : Tout à fait. Et même dans le métro on a rendu accessibles un certain nombre de stations alors que c’est plus compliqué, il faut faire installer des ascenseur. mais maintenant il y a le Prado, Castellane…
Il y a quand même un retard significatif.
M.V. : Il y avait un retard significatif sur tout ! Les dates historiques, c’est : 1977, l’inauguration du métro avec Gaston Defferre ; 2007, le tramway avec Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier. Et aujourd’hui, 2026, c’est Martine Vassal ! Pendant cette période, les présidents d’intercommunalité ont préparé ce qu’on inaugure aujourd’hui. Ils avaient une vision que j’ai développée pour arriver à ce résultat. Mais derrière, il y avait une partie financière, je n’ai eu de cesse d’aller chercher des financements à l’Europe, à la Région, à l’État, au Département. Et j’ai augmenté l’investissement de manière très forte : quand je suis arrivée en responsabilité, il était à 80 millions d’euros par an, il est passé à 300 millions, ça a mis un coup de boost.
Au Sud pour le tramway, il y a un goût d’inachevé : il n’y a pas encore de parking relais
à la Gaye, il ne va pas jusqu’à
la Rouvière…M.V. : Le parking relais de la Gaye, c’est un engagement que j’ai pris. On a lancé les études, il va se faire. En attendant, nous avons souhaité faire un parking relais intermédiaire d’une cinquantaine de places. Mais aujourd’hui, j’attends toujours les autorisations de la Ville de Marseille. S’il y en a un qui me met des bâtons dans les roues, c’est la Ville de Marseille, comme d’habitude. Ce qui les embête, c’est que nous on a une vision, on avance, mais eux ils essaient de nous faire reculer. Pour la Rouvière, il était prévu à l’origine un arrêt dans le rond-point, cela ne se fait pas. Nous sommes en train de voir avec la mairie de secteur si on peut faire une station après le rond-point. La difficulté c’est qu’on n’a pas eu un assentiment de la population à ce niveau-là ni au niveau du passage sur la montée de la colline Saint-Joseph. Il faut le remettre à plat.
Au Nord, il y a de l’impatience pour la phase 2 de la prolongation du tramway, et en même temps on voit les marchés déjà lancés pour le tramway des Catalans…
M.V. : On a voté à l’unanimité le plan de déplacement métropolitain en 2021. L’idée d’origine c’est de partir du centre-ville pour aller en étoile. Si à chaque fois qu’il vient un nouvel exécutif on change tout, on ne fait rien. À partir de la rue de Lyon, la mairie de secteur a voulu changer le tracé, mais quand vous changez un tracé de manière aussi importante pour passer par le littoral, vous repartez de zéro. Ils peuvent nous dire merci, on a été ultrarapides. Pour les Catalans, le projet est prêt : est-ce qu’on devrait l’arrêter pour en faire un autre ? Mais l’autre je ne peux pas aller plus vite ! C’est un transport qui est dans la ZFE, qui va permettre de faire des pistes cyclables, de réguler la circulation. J’attends toujours le merci ! Et il y a une autre branche importante, la partie Belle de Mai, et on va aller jusqu’au Merlan. Mais ils nous ont bloqué pendant cinq ans, on n’a pas encore pu lancer les appels d’offres ! Les blocages, c’est la Ville de Marseille.
En attendant, les bus sont saturés pour aller à la Belle de Mai, pourquoi il n’y a pas plus de moyens ?
M.V. : Parce qu’il me faut des caméras de vidéosurveillance, il me faut de la police. Vous avez pris le boulevard National ? Vous avez vu le gymkhana qu’il faut faire ? C’est quand même inacceptable, il faut de la police sur place pour faire la circulation.
Il y a le tramway, et puis il y a le métro… Le métro à 21h30, c’est fini quand ?
M.V. : Vous allez me dire qu’il y a du retard sur un chantier à 580 millions d’euros ? Ce sera au mois de mai ou juin, au printemps. Ca arrive ! Il aurait été beaucoup plus facile d’arrêter complètement le métro toute la journée, on aurait gagné deux ans. Mais je n’ai pas voulu pénaliser les Marseillais. Il n’y en a que 4 000 qui prennent le métro après 21h30, et il y a des bus de substitution. Pour adapter le dispositif qui avait cinquante ans, mettre du neuf sur du vieux, c’est très compliqué. Les rames, elles, sont bien là.
Depuis le 1er janvier la RTM est soumise à un nouveau contrat d’obligation de service public qui veut l’« exposer aux aléas du marché ». Cela ne risque pas de la fragiliser ?
M.V. : Ce ne sera pas privatisé. La RTM se modernise, elle avance, c’est un partenaire en qui nous avons entièrement confiance. Vivement le mois de mars qu’on passe ces élections et qu’on n’en fasse plus un enjeu électoral pour dire n’importe quoi…
La RTM demandait 600 millions d’euros de plus, la Métropole lui disait que c’était « inacceptable »…
M.V. : C’est normal, c’est une négociation. La RTM va avoir un développement considérable dans les années à venir, son chiffre d’affaires a considérablement augmenté avec les nouvelles lignes. Sur le métro, on va doubler la fréquence ! Les rames vont être automatisées, il y aura plus de personnes. Je suis de tout cœur avec la RTM, avec les contrôleurs dont un s’est encore fait agresser cette semaine. Dans les jours qui viennent, le groupement de protection va avoir la caméra et les armes non létales !
En quelle année les Marseillais pourront avoir des transports à la hauteur de ce qu’on voit à Lyon, ou Toulouse ?
M.V. : 2026. Ça commence aujourd’hui.
La gratuité des transports à Aubagne sera-t-elle maintenue ?
M.V. : Quand le Val’tram arrivera, on verra à ce moment-là. Le nouvel exécutif de la Métropole décidera ce qu’il va faire.
On a l’impression que le Marseille des bus est mis de côté par rapport au Marseille des tramway. À la Savine, les habitants réclament le retour de bus la nuit…
M.V. : On a travaillé sur une mise à plat complète du réseau de bus, cela faisait trente ans que ça n’avait pas été revu. L’arrivée des nouvelles lignes fait que automatiquement on va changer le dispositif. Quand tout cela sera en action, dans les mois qui viennent, on appliquera ce qui a été concerté avec les habitants, secteur par secteur.
-

Les sinistrés du 8 juillet à Marseille demandent réparation
Les assurances et expertises traînent en longueur. Six mois après le violent incendie qui a ravagé quelques 90 habitations, accusant le manque de réactivité qui freine les réhabilitations, les habitants de l’Estaque se sont réunis au sein d’une association.
Créée à la mi-décembre, dans le sillon d’un collectif venu en aide aux sinistrés, l’association veut « devenir l’interlocuteur des pouvoirs publics et des assurances, afin d’assurer un meilleur suivi et une meilleure prise en charge des personnes sinistrées », explique leur communiqué. Ils ont ainsi interpellé les autorités pour exiger la tenue d’un Clav, structure garantissant un suivi des dispositifs d’aide, notamment en termes d’indemnisation et d’accompagnement dans les démarches administratives.
À ce jour, « aucuns travaux n’ont pu être entrepris à cause de l’extrême lenteur de la conduite des expertises et contre-expertises par les différentes assurances concernées », déplore dans un communiqué publié mardi l’Association des victimes de l’incendie du 8 juillet. L’association a recensé 478 personnes « sinistrées » à des degrés différents, précise sa présidente Mathilde Favier. Elle-même concernée par des travaux d’ampleur qui s’élèvent à plusieurs centaines de milliers d’euros. Le temps presse et les relogements temporaires sont couvert plus ou moins sur 12 mois de loyers, selon les assureurs et les contrats.
Un Clav en févrierEn proie à un sentiment d’abandon profond. D’autant plus fort que l’incendie a engendré des difficultés cumulées par la suite. Fin septembre, les pluies violentes ont charrié des torrents de boues et inondé plusieurs habitations. Il y a quelques jours, les riverains de la montée Pichou se sont retrouvés privés de chauffage, suite à une avarie électrique, en pleine vague de froid. La préfecture des Bouches-du-Rhône a confirmé la tenue d’un Clav, indique l’AFP. Avec une première réunion potentiellement début février.




