Tag: Bouches-du-Rhône

  • À Aubagne, la gauche appelle à une large union

    À Aubagne, la gauche appelle à une large union

    La gauche aubagnaise garde espoir après les résultats du premier tour des municipales. Le candidat Jean-Pierre Squillari, tête de liste d’Aubagne en commun (DVG), est arrivé troisième du scrutin, avec 23,35% des suffrages exprimés. Le trio de tête est serré, puisque la candidate RN, Joëlle Mélin, et sa liste Rassemblons-nous pour Aubagne est en tête, avec 24,9%, suivie à quelques voix près du maire sortant, Gérard Gazay, et sa liste Passion Aubagne, qui obtient 24,8%.

    Un résultat qui étonne chez la gauche, du fait d’une « dispersion inattendue des voix anti-Gazay et anti-RN », analyse David Chiousse, directeur de campagne de Jean-Pierre Squillari. Cette dispersion est allée vers trois autres listes : Giovanni Schipani, en tête de la liste Aubagne mérite mieux (DVC), a obtenu 16% des voix, ce qui le qualifie pour le second tour, s’il décide de se maintenir. Mohammed Salem, avec sa liste Aubagne ensemble vers l’avenir (DVC), a obtenu 6,5% des suffrages exprimés, ce qui l’exclut du second tour, mais lui permet de fusionner avec une liste pour dimanche prochain. Enfin, la liste Insoumise, menée par Élodie Malek, est arrivée avec 4% des voix, ne lui permettant ni de fusionner ni de se maintenir.

    Le maire sortant a perdu dix points par rapport aux dernières élections, où il avait atteint les 35,25% dès le 1er tour, contre 24,11% pour l’ancienne candidate Magali Giovannangeli, tête d’une liste d’union de la gauche sur laquelle apparaissait Jean-Pierre Squillari. L’écart s’est donc resserré. Mais la comparaison fait aussi observer une large hausse des votes pour le rassemblement national, qui n’obtenait que 10,45% des voix en 2020 et a donc plus que doublé son score. La participation, à 54,78%, est en hausse par rapport au premier tour de 2020, où elle était de 38,27%, mais est largement plus faible qu’en 2014, où elle atteignait les 63%.

    L’appel au rassemblement

    À la suite des résultats, l’ambition est claire pour Jean-Pierre Squillari : aller vers le rassemblement. Le candidat a fait le calcul : « Théoriquement, si tout le monde se rassemble derrière celui qui ne veut ni l’extrême droite, ni Gazay, on arrive à 50% des voix la semaine prochaine ». Pour ce faire, les colistiers sont entrés en huis-clos en milieu de soirée, pour débattre de la stratégie à adopter et ouvrir les discussions. La liste de Jean-Pierre Squillari appelle à une fusion avec les listes de Mohammed Salem et Giovani Schipani, et est « dans l’attente d’un appel à voter de la part de LFI, qui ne sont pas fusionnable », détaille David Chiousse. Le directeur de campagne imagine les scénarios de la semaine à venir, et affirme « que dans le cadre d’une triangulaire, et on est presque certains d’avoir une triangulaire, ça pourrait vraiment marcher ».

    Un espoir partagé avec la tête de liste, qui sous les applaudissements de ses soutiens, s’est exprimé avec confiance : « Ils savent ce qu’ils doivent faire et s’ils le font, je pense que dimanche prochain, à la même heure, nous aurons le sourire », insistant aussi sur la nécessité « de continuer à se mobiliser, jusqu’au bout ».

  • L’État et EDF condamnés pour préjudice écologique

    L’État et EDF condamnés pour préjudice écologique

    La justice a donné raison à l’association l’Étang nouveau. Les rejets d’eau douce de la centrale électrique EDF de Saint-Chamas, « par leur ampleur, leur durée et leurs effets », portent bien une « atteinte non négligeable à l’écosystème de l’Étang de Berre, par sa désoxygénation et la prolifération de matières organiques, à l’origine d’un préjudice écologique », reconnaît le tribunal administratif de Marseille dans son jugement.

    « En conséquence, la responsabilité de l’État et de EDF, chargée de l’exploitation du canal de la Durance depuis 1955 et de centrales, en raison du fonctionnement même de ce canal usinier, est retenue », relate la décision du 12 mars.

    Évaluer la saisonnalité

    C’est « une première » dont se réjouit le cabinet d’avocat TTLA qui porte le dossier, bien qu’aucune remise en état ni aucune indemnité n’aient été prononcées. L’Étang nouveau réclamait 200 000 euros répartis entre EDF et l’État.

    Alors qu’un protocole expérimental de 4 ans avait été signé entre l’énergéticien et le Groupement d’intérêt public de l’étang de Berre pour saisonnaliser les rejets, le tribunal enjoint néanmoins les défendeurs à « évaluer les conséquences des modifications apportées au fonctionnement des centrales sur l’état écologique de l’étang de Berre au terme de la période d’expérimentation, soit en prolongeant celle-ci, soit en pérennisant les nouvelles modalités, soit, en l’absence d’amélioration notable, en les modifiant en vue de permettre une réduction effective des phénomènes d’eutrophisation et d’anoxie provoqués par les rejets d’eau douce du canal EDF de la Durance ».

  • « Titizé – Un rêve vénitien » à Aix

    « Titizé – Un rêve vénitien » à Aix

    Les lecteurs ont vu surgir Diane Peylin en 2011 avec L’endroit où elles naissent. Un roman mettant en parallèle la trajectoire de deux jeunes femmes, l’une vivant chichement mais joyeusement dans un village de Madagascar, et l’autre, dans une famille aisée de la Drôme mais avec une mère dépressive. Cette écrivaine, désormais huit romans au compteur, vient présenter son dernier ouvrage Le coquelicot noir, et échanger avec le public, lundi 16 mars à 19h, au Café littéraire (89, boulevard Louis Botinelly, 4e, résidence Les Remparts). Dans ce roman, Diane Peylin « explore les mécanismes de l’emprise intrafamiliale, transforme l’innommable en littérature et questionne une menace qui est là, partout : celle de beaucoup trop d’enfants. Elle raconte l’innocence, l’amour et la violence », résument les Éditions du 81.

    Le Grand Théâtre de Provence accueille les 17 et 18 mars Titizé – Un rêve vénitien. Conçu par le chorégraphe et metteur en scène Daniele Finzi Pasca, un spectacle où dix acrobates, jongleurs, danseurs et musiciens mettent leurs talents en commun pour un « voyage mystérieux et onirique » sur les rives de la Cité de Doges.

    Messieurs, je réclame votre attention : si nous reconnaissons l’accusé coupable, nous l’enverrons à la chaise électrique », prévient le président d’un tribunal des États-Unis, où se joue un destin personnel, mais sûrement aussi celui d’une humanité commune. Douze jurés ont la vie d’un adolescent noir de 16 ans entre leurs mains, accusé d’avoir tué son père. 11 d’entre eux en sont convaincus. Un seul doute. Le point de départ de Douze hommes en colère, pièce écrite en 1954 par Reginald Rose, popularisée trois ans plus tard par le chef-d’œuvre cinématographique de Sidney Lumet, que Charles Tordjman met en scène du mardi 17 au samedi 21 mars à l’Odéon. Des représentations inscrites dans le cadre de la saison hors les murs du Théâtre du Gymnase, actuellement fermé et dont le chantier de rénovation a été lancé fin 2025.

    Adaptation signée Francis Lombrail, Douze hommes en colère interroge à quel point la justice ne tient souvent qu’à un fil. Parfois, celui de préjugés bien enracinés, que l’un des jurés va faire lentement vaciller au prix de son intégrité. « Vous le croyez innocent ? », le questionnent instamment tous ses autres homologues. « Je n’en sais rien », rétorque celui dont l’argumentaire va avoir un impact sur chacune des cordes sensibles du jury. 1h20 de débats qui révèlent notre humanité, qui se cache de temps en temps sous les dehors de la raison.

    P.A.

    Les 17, 19, 20 et 21 mars à 20h.
    Le 18
     mars à 19h. Entre 10
    et 38
     euros. www.lestheatres.net

  • Les élèves s’éduquent sur la protection des océans

    Les élèves s’éduquent sur la protection des océans

    Je ne suis pas prof aujourd’hui », répond Anne Mauffrey à une élève qui vient lui poser une question. La collégienne repart vers son groupe de camarades, quelques mètres plus loin sur la plage située sous le phare du Cap Couronne. Vendredi 13 mars, les CM2 de Carro et les 5e d’Henri Wallon ont participé à une journée d’exploration sur la Côte Bleue. Au programme : randonnée scientifique en bord de mer, observation de la biodiversité et identification des menaces pesant sur le littoral.

    L’enseignante de Sciences de la vie et de la terre à l’origine du projet, Anne Mauffrey, explique : « Ça se déroule ans le cadre de la participation de ma classe au concours pédagogique Oceano pour Tous, organisé par l’Institut océanographique de Monaco. Quand j’ai appris que la primaire bénéficiait d’une Aire marine éducative (AME), je me suis dit que c’était l’occasion de faire de la transmission de savoir ! »

    Des porteurs de parole

    Depuis 2020, cette zone de l’Anse d’Arnettes est « mise en valeur et protégée » par les élèves de classe de CM2 de Carro qui « repèrent les menaces qui pèsent sur elles », explique leur professeur Guillaume. Derrière, les enfants proposent des projets avec un principe : « Tout doit partir d’eux. »

    L’objectif de cette AME est simple : sensibiliser les jeunes à la question écologique. Et il est rempli. Mathilde et ses amies, toutes âgées de 10 ans, affirment : « On voudrait faire un sentier sous-marin, comme à Port-de-Bouc, pour mettre des panneaux qui donnent des informations sur les poissons et leur habitat. On a appris énormément de choses grâce à l’AME, sur la posidonie, le plancton, la chaîne alimentaire… Ça nous a donné envie de transmettre tout ce qu’on sait ! »

    Et ça commence ce vendredi, dans le cadre d’ateliers tantôt dirigés par les CM2, tantôt par les 5e. Pour Anne Mauffrey, les bénéfices de cette pédagogie sont nombreux : « Quand on met les enfants en position d’acteur, c’est là où ils se révèlent vraiment. Les fesses collées à la chaise toute la journée c’est bien, mais à un moment il faut transformer l’essai avec des projets, qui sont décloisonnés, où on mélange le français, les mathématiques, les sciences. Et surtout, on fait des élèves des porteurs de parole de la protection de mers et des océans. Chaque enfant a quelque chose à dire, peut nous aider sur ces grandes causes, et inversement ces grandes causes peuvent nous aider à sauver beaucoup de ces enfants. »

  • Atypique met en avant les fruits et légumes mal-aimés

    Atypique met en avant les fruits et légumes mal-aimés

    Les fruits et légumes qui ne correspondent pas aux standards de beauté, chez Atypique, c’est leur rayon. En compagnie de pommes, carottes et courges biscornus, le distributeur spécialisé dans les produits déclassés de saison et labellisés, est présent à la première édition de Sirha Méditerranée, du 15 au 17 mars au parc Chanot, le nouveau rendez-vous des professionnels de la restauration.

    Collaborant depuis 2024 avec plus de 50 producteurs locaux et 150 clients professionnels dans la région, Atypique souhaite s’implanter davantage et rencontrer les restaurateurs.

    L’histoire de ce grossiste commence par un constat. « Mes parents sont agriculteurs et avaient beaucoup de mal à commercialiser leurs fruits et légumes hors standard, donc ils les gaspillaient », explique Simon Charmette, 33 ans, un des cofondateurs.

    Acheter les invendus chez les producteurs, puis les vendre à des restaurations collectives et commerciales, le circuit est simple. Des produits destinés aux cantines scolaires, cantines d’entreprises, cafés, restaurants…

    45 tonnes de gaspillage évitées par mois

    Les produits sont de qualité même s’ils ne respectent pas les normes des grandes surfaces et sont avantageux par leur prix. « L’enjeu est de les aider à aller vers des produits de meilleure qualité, utilisables en cuisine, tout en respectant leur budget », indique Simon. Sur le territoire régional, ils « sauvent » chaque mois 45 tonnes de fruits et légumes du gaspillage.

    Ils travaillent avec des producteurs locaux de Châteaurenard, Aix-en-Provence et Toulon. « Nous valorisons ces produits pour apporter un complément de revenu aux producteurs qui les avaient gaspillés jusqu’à maintenant. »

  • La CGT en défense de la réparation navale

    La CGT en défense de la réparation navale

    Un mois après la mise en demeure par les services de l’État du Chantier naval de Marseille en raison des nuisances sonores de la forme 10 (notre édition du 12/02), la CGT de la réparation navale s’inquiète des conséquences possibles pour leur activité. « Une telle décision est incompréhensible et totalement anormale au regard des enjeux économiques et sociaux d’un port qui se veut de renommée internationale », pointe l’organisation syndicale dans un communiqué publié ce dimanche.

    Selon l’arrêté préfectoral, les seuils imposés ont été dépassés 48 jours dans l’année entre le 1er août 2024 et le 31 juillet 2025, pour l’essentiel pendant la nuit. « Le syndicat CGT ne remet en aucun cas en cause l’existence de nuisances pouvant affecter les riverains », pointe-t-il. Mais il rappelle qu’un comité de suivi a été mis en place en préfecture, rassemblant l’ensemble des acteurs concernés, et qu’eux-mêmes militent pour améliorer leurs conditions de travail. « En protégeant les travailleurs, nous contribuons également à réduire l’exposition des habitants à ces nuisances », souligne le syndicat qui assure que l’employeur « ne ménage pas ses efforts, tant sur le plan matériel que financier ». Alors l’organisation s’inquiète d’une remise en cause de l’activité sauvée grâce à la mobilisation de ses salariés après la liquidation de 2009. En s’étonnant que les services de l’État soient plus proactifs sur ces nuisances sonores que sur le problème de l’amiante sur le port, malgré l’interpellation de la CGT. Alors il promet qu’il « restera vigilant quant aux conséquences de cette décision préfectorale ».

  • Les jeunes ont rendez-vous avec le sport

    Les jeunes ont rendez-vous avec le sport

    Le Stade de Fontainieu accueillera les 150 jeunes des 14e et 15e arrondissements pour une journée de découvertes sportives, le 18 mars prochain. La nageuse multi-médaillée Marie Wattel, fondatrice de l’association Sport & partage, est sensible à la cause : « J’ai à cœur de partager ma passion pour le sport et rendre la pratique plus accessible aux jeunes », confie-t-elle. Dès 10h, des ateliers pluridisciplinaires – mêlant sport, culture et écoresponsabilité -sont proposés pour « faire découvrir différents sports aux enfants issus des quartiers prioritaires », résume l’athlète de l’équipe de France.

    Au programme : activités sportives, ateliers citoyens, animations pédagogiques et réalisation d’une fresque créative géante sur le thème du sport et du partage. Pour reprendre des forces, un pique-nique « Zéro Déchet » est prévu. Consciente que la pratique du sport est onéreuse, l’association prévoit « d’offrir du matériel sportif », selon son communiqué. Ainsi, chaque enfant aura l’occasion de repartir avec un kit sportif pour continuer de s’entraîner au quotidien.

    L’événement solidaire se veut « local, concret et accessible à tous », selon l’organisation. Le sport, un moteur que la nageuse Marie Wattel, qui a évolué au sein du Cercle des nageurs de Marseille (CNM), souhaite partager : « Le sport m’a énormément apporté. Aujourd’hui, je veux qu’il soit un levier d’opportunités pour les jeunes Marseillais. »

    Cérémonie d’ouverture à 9h30

    Stade de Fontainieu (13014)

  • Alexandre Doriol s’impose au premier tour à La Ciotat

    Alexandre Doriol s’impose au premier tour à La Ciotat

    Un premier essai transformé. Et première bataille électorale sur son nom victorieuse pour l’ancien adjoint à l’urbanisme de Patrick Boré, qui a succédé à Arlette Salvo en 2023. « C’est une victoire particulière effectivement. Les Ciotadens ont fait le choix des racines et des ailes, de l’authenticité et de la modernité et m’ont offert une victoire sans appel », tient-il à souligner. Large victoire qui lui donne les coudées franches pour le prochain mandat. Dans le détail, Alexandre Doriol et son équipe récoltent plus de 10 000 voix pour culminer à 57,33% des suffrages exprimés. Suivent le représentant du Rassemblement national, Daniel Salenc, avec 18,78% des voix puis Karim Ghendouf, le chef de file de la liste d’union de la gauche La Ciotat nous rassemble qui dépasse les 10% avec 12,61% des suffrages. « La Ciotat nous rassemble obtient deux élus et elle progresse de 700 voix par rapport au premier tour de 2020 », se félicite Karim Ghendouf à l’issue du scrutin. « Nous constatons que l’extrême droite continue sa progression et confirme son ancrage sur notre commune », déplore l’élu d’opposition.

    D’autant qu’Hervé Itrac, le leader historique de l’extrême droite, qui avait décidé en pleine campagne de faire cavalier seul, récolte plus de 1 200 voix et atteint les 6,66%.

    Une gauche divisée

    En revanche, poursuit Karim Ghendouf, « le fait que Monsieur Doriol gagne au premier tour, montre qu’il a su rassembler son camp, ce que nous ne sommes pas parvenus à faire. Nous n’avons pas réuni toute la gauche, ce qui nous aurait permis d’être devant l’extrême droite », pose-t-il. La liste insoumise conduite par Antoine Vichy a recueilli 4,62% des voix. « Cette question est à méditer… Le rassemblement n’est pas une question d’élection mais de travail collectif et à long terme, pour répondre aux nombreux défis et notamment pour lutter contre l’extrême droite », conclut-il.

  • À Gardanne face à la droite, la gauche unie ne se résigne pas

    À Gardanne face à la droite, la gauche unie ne se résigne pas

    Le 22 mars chaque voix compte pour relever Gardanne-Biver », ne désarme pas le candidat de la gauche unie, Jean-Marc La Piana, dont la liste Changeons de cap ensemble pour Gardanne-Biver, prend la deuxième place avec 36,48% des voix lors de ce premier tour. De la déception mais pas de fatalisme au sein d’une équipe qui assure rester combative. Le maire sortant ayant quant à lui affirmé qu’il refuserait toute fusion avec le RN mené par Bruno Priouret qui récolte 19, 96% de suffrages, soit une progression de 8 points par rapport à 2020.

    « La voix de la colère ne doit pas être celle de la résignation mais être le socle d’une véritable alternative solide à la municipalité sortante. La seule alternative crédible c’est celle que nous portons », a déclaré Jean-Marc La Piana devant les militants venus le soutenir à son local de campagne. Une campagne dynamique où toutes les forces de gauche avaient réussi le tour de force d’une large mobilisation et d’un grand travail de terrain au plus près des habitants. Une abstention forte de 41%, soit près de 7 000 inscrits, « constituera notre terrain de travail, c’est là qu’on ira chercher de quoi redonner confiance aux électeurs », confie Amélie Barbey. Une option confirmée par Kafia Bensadi, qui considère que « Granier a fait le maximum de son score, il n’a plus de réserve ».

    Ils étaient plus de 3 400 à accorder leur confiance à la liste Changeons de cap ensemble pour Gardanne Biver pour ce premier tour. « Nous devons maintenant amplifier l’élan qui s’est manifesté pour être au rendez-vous de la victoire le 22 mars », a encouragé la tête de liste, rappelant les enjeux sur la commune : « Vous avez le choix entre figer notre commune dans l’immobilisme ou lui donner toute sa place. » La gestion du maire sortant a en effet été marquée par des projets de smart city ou de centre aéré démesurés mis en sursis par les tribunaux ou encore en proie à de coûteuses études. « Il est en train de bouffer toute la caisse de réserve, ce sont les Gardannais qui vont payer les factures et tout cela a été décidé sans aucune concertation avec la population. Il faut que les gens se réveillent », déplore un militant.

    Le 22, déterminés

    ou immobiles

    Au foyer du peuple, Hervé Granier était venu suivre le dépouillement mais s’est refusé au commentaire. « Ces résultats sont l’expression de la confiance accordée par les Gardannais depuis 2020. Nous avons réalisé le programme que nous avions porté. Nous avons fait une belle campagne », s’est simplement félicité son directeur de campagne, Antonio Mujica, regrettant toutefois « le score élevé du RN ».

    Les yeux rivés sur les résultats des 17 bureaux de vote, et sur ceux qui arrivent des communes voisines sur son portable, un sympathisant de gauche tempère l’analyse : « L’équipe de La Piana a fait un travail sérieux et sincère sur le terrain, mais il y a eu beaucoup de paillettes dans la campagne de Granier, il en a mis plein la vue avec des images de drones, des prestations sur les chaînes CNews ou le JDD, ou encore à travers les réseaux sociaux, c’est une énorme charge médiatique qui a porté sa candidature. »

    Une grosse bataille reste à mener pour l’équipe de la gauche unie. « Par découragement ou par résignation », analyse Marion Robert, de nombreux électeurs ne se sont pas déplacés. « Dimanche prochain, vous aurez le choix entre la détermination ou la résignation, la volonté ou le fatalisme, le changement ou la poursuite d’une politique qui a abîmé la ville et votre quotidien » a encore alerté Jean-Marc La Piana.

  • à Aix, Sophie Joissains devance Marc Pena

    à Aix, Sophie Joissains devance Marc Pena

    Cent-un bureaux de vote à dépouiller et une tension palpable dans la Salle des États de Provence. à Aix-en-Provence, six listes s’affrontent lors de ce premier tour. Candidate pour la première fois en son nom, puisque désignée en 2021 pour prendre le relais de sa mère Maryse Joissains, Sophie Joissains (UDI), maire sortante de la capitale de Provence, mène une liste divers droite. Elle se retrouve, pour ce premier tour, en concurrence proche avec Marc Pena. Le député PS et conseiller d’opposition mène une liste née d’une union des forces de gauche et écologistes. Un match aux enjeux bien différents du scrutin de 2020, ou Maryse Joissains se retrouvait, dès le premier tour, en lice face à Anne-Laurence Petel, alors députée (LREM).

    Dès les cinquante premiers bureaux dépouillés, aux alentours de 21h15, la tendance affichait Sophie Joissains en tête, avec plus de 38% des votes, suivie de Marc Pena qui se maintenait à un peu plus de 20%.

    Possible quadrangulaire

    Toujours sur ce même temps de soirée se positionne Jean-Louis Geiger, candidat RN avec plus de 16%des voix, Philippe Klein, candidat investit par Horizons, avec une tendance à plus de 12%, Julie Boronad, tête de liste LFI avec plus de 8% et Mounir Ben Ammar, à la tête de la liste Révolution écologique pour le vivant (REV, DVG), avec plus de 4%. Aux alentours de 22h, le taux d’abstention sur l’ensemble des bureaux de vote était estimé à 51,46%. Au fil d’un long dépouillement, la tendance aura suivi une courbe stable. Un peu après 22h, les résultats affichés sur grand écran évoluaient à peine, hormis pour Jean-Louis Geiger, dont le score atteignait les 15,99%. Dans la Salle des États de Provence, la maire sortante s’affiche entourée des soutiens, Jean-Marc Perrin, conseiller départemental (LR), et son père, Alain Joissains, maire de la commune entre 1978 et 1983. Les autres colistiers ont pour la plupart attendu les résultats dans leurs locaux de campagne. Ni Marc Pena (PS), ni Sophie Joissains (UDI) n’ont souhaité s’exprimer avant les résultats finaux. Il aura fallu attendre 22h30 passés pour que Sophie Joissains, face à une salle comble, annonce les résultats finaux : Julie Boronad à 8% (3 833 voix), Jean-Louis Geiger à 15,91% (7 620 voix), Philippe Klein à 11,80% (5 652 voix), Marc Pena à 20,15% (9 649 voix), Mounir Ben Ammar à 4,72%(2 259 voix), et Sophie Joissains à 39,41% (18 871 voix). Jean-Louis Geiger (RN) et Philippe Klein (Horizons) peuvent donc aussi se maintenir au second tour, avec Sophie Joissains et Marc Pena.

    Des applaudissements nourris ont alors éclaté dans la salle à l’annonce des résultats. « Merci du fond du cœur, ce soir, je suis très émue », a déclaré Sophie Joissains, avant de répondre aux questions de la presse. Au total, 97 593 inscrits ont été recensés à Aix-en-Provence, pour 48 629 votants, soit une participation qui s’élève à 49,83% pour ce premier tour. « C’est une analyse qui n’a pas encore la précision, mais qui néanmoins montre que cela [ce résultat] vient de l’ensemble de la ville d’Aix-en-Provence. Je dois dire que la politique qui a été menée, je l’ai souhaitée dans le sens de l’intérêt général, dans le sens d’une exigence d’excellence qui puisse concerner tout un chacun et ne laisser personne au bord du chemin », déclare Sophie Joissains.

    Nous n’avons pas pu recueillir les déclarations de tous les candidats à l’heure de notre bouclage.

    « Merci du fond du cœur,
    ce soir, je suis très émue »