Tag: Bouches-du-Rhône

  • À Marseille, premiers pas des salariés d’ID Logistics aux prud’hommes

    À Marseille, premiers pas des salariés d’ID Logistics aux prud’hommes

    Le 15 octobre 2025, maître Mathilde Lanté versait 20 litiges aux affaires du Conseil de prud’hommes. C’est avec cette séance de conciliation que la bataille démarre pour ces vingt salariés, qui refusent de faire les frais à si bon compte de la mesure de licenciement peu cavalière de leur employeur. ID Logistics sélective 3 a usé d’une clause de mobilité lui permettant de proposer un poste à plus de 100 km de leur domicile aux 47 préparateurs de colis employés sur le hangar ouvert à Saint-Antoine (15e), deux ans plus tôt.

    « On veut retrouver nos droits, notre dignité. Et, au-delà, on souhaite que ce procès serve à d’autres. Il faut mettre un terme à cette pratique de licenciements déguisés », explique Alex Regnault, porte-parole des ex-salariés. Pour ces contractuels précaires du géant de la logistique, qui ont travaillé sans relâche dans des locaux délabrés et mal équipés, cette clause qui excluait tout dédommagement de transport, était « innacceptable. Et elle a été le prétexte à des licenciements pour faute grave. Ce qui a permis à la direction de masquer un motif économique, d’éviter un plan de sauvegarde de l’emploi », estime-t-il. Un terme brutal est mis à leur contrat la veille des fêtes de Noël, après une lutte de plus d’un mois, avec une grève et des d.ébrayages pour conserver leur travail.

    Travail qui consistait en grande partie à décharger des camions, étiquetter des centaines de paquets par jour. « On manipulait des colis, certains pesaient plus de 55 kg », témoignent les salariés. Un travail difficile dans des conditions souvant extrêmement éprouvantes. « Il pleuvait à l’intérieur de l’entrepôt. En hiver, on avait les mains gelées, un été, on étouffait ». Exploités, ils ont tenu jusqu’au bout : « Parce qu’on a besoin d’un travail, pour vivre, se loger, élever nos enfants ».

    6 000 de plus en 2026

    La méthode de l’employeur, leader international de la logistique contractuelle, blesse d’autant plus profondément ces licenciés qu’ils n’ont pas ménagé leurs efforts. « On s’est senti trahi. Et une faute grave, ça vous poursuit sur un CV », lâche Alex. Ce mardi matin, c’est la tête haute et sur le terrain judiciaire qu’ils passent à l’offensive, espérant faire jurisprudence. En menant la lutte à Marseille, Zaïr, Leila, Abdul, Robert, Mohammed ou Alex ont réalisé « que d’autres salariés subissaient le même sort sur d’autres sites et qu’il y avait une bataille collective à mener ».

    Les audiences s’ouvrent à Marseille alors que le groupe, qui a généré un chiffre d’affaires de 3,3 milliards d’euros en 2024, annonce sur son site vouloir pour 2026 « recruter environ 6 000 collaborateurs pour soutenir sa dynamique internationale », dont « 2 000 aux états Unis et 1 500 en France ». Cette augmentation des effectifs répond « au lancement de nouvelles plateformes et à l’intensification des flux ». Gare aux clauses scélérates !

  • Florian Grill vient appuyer l’ovalie dans les quartiers des Bouches-du-Rhône

    Florian Grill vient appuyer l’ovalie dans les quartiers des Bouches-du-Rhône

    Dans les Bouches-du-Rhône, Provence rugby est la locomotive de la pratique du ballon ovale.

    Mais le club aixois n’est que la partie émergée de l’iceberg rugby. Son existence n’est possible « que parce que des petits clubs sont là pour former les professionnels de demain ». C’est à la rencontre de ces clubs formateurs que Florian Grill est allé. Durant quatre jours, le président de la Fédération française de rugby (FFR) a pu ainsi toucher du doigt le quotidien de ces clubs.

    À Marseille, où il a assisté au match Smuc – Digne dimanche, il a aussi vu dans quel état se trouve sa discipline. « Dans une ville d’un million d’habitants, il n’est pas normal qu’il y ait si peu de clubs » regrette-t-il. Comme il a pu constater « le manque de structures adaptées pour une pratique correcte ».

    S’il a conscience « que le football écrase tout », il estime « qu’il y a du potentiel pour développer le rugby, à condition d’en avoir la volonté ». Du côté du Smuc, Florian Grill a trouvé un club qui a cette volonté de diffuser la pratique en allant à la rencontre des pratiquants potentiels.

    Une académie se précise

    « Nous avons lancé une collaboration auprès d’une école et d’un collège, en misant sur les valeurs sociales de notre sport. Que le président de la FFR vienne voir comment nous agissons, c’est valorisant », confie Stéphane Tollet. Le président du club du 8e arrondissement de Marseille évoque les actions menées au sein de l’école primaire de La Soude, et de la convention signée avec le collège de Provence pour l’ouverture d’une classe de rugby.

    « Il s’agit d’un projet social et sportif qui permet de développer les compétences des enfants que l’on nous a signalés », précise Jimmy Courtial. Le directeur sportif du Smuc a carte blanche pour mettre en route ce que le président Florian Grill présente comme « une antenne de rugby de proximité dans les quartiers ».

    Le club marseillais a ciblé deux autres collèges, Marseilleveyre et Honoré Daumier. « À terme, nous souhaitons créer une véritable académie, avec des bourses pour aider les joueurs à mener de front études et pratique sportive », détaille Jimmy Courtial.

    Les dirigeants marseillais se sont donné quatre ans pour que la dynamique s’enclenche. « Il y aura des retombées auprès des jeunes, mais aussi des bénéfices pour notre équipe fanions, que nous aimerions amener en Fédérale 1 », souligne Stéphane Tollet. Mais, pour aller au bout, il faudra avant tout obtenir des structures adaptées. « Je constate qu’à Marseille, les installations sportives ne sont pas à la hauteur des besoins du rugby » déplore Florian Grill. « Nous avons touché du doigt ce problème avec la montée en puissance de nos féminines, qui sont freinées par ces manques », confirme Stéphane Tollet.

    Les deux présidents espèrent que leurs efforts ne seront pas bridés par ces carences. « Nous avons besoin du soutien des institutions pour mener à bien nos missions. Mettre en place nos antennes de développement du rugby au plus près des gens, afin qu’ils puissent pratiquer sans contraintes », insiste Florian Grill. Quitte à partager les stades avec les cousins du football.

    Pour lui, le jeu en vaut la chandelle. « Car, en plus des essais, le rugby transforme les personnes. Il est un acteur majeur dans l’éducation. J’aime à rappeler que plus de rugby, cela amène une société meilleure et des relations apaisées. »

  • Les supporters de l’OM ont fait leurs adieux au Coach Courbis

    Les supporters de l’OM ont fait leurs adieux au Coach Courbis

    Un grand silence accueillait les supporters marseillais, samedi lors du rendez-vous donné par les groupes de supporters à 14h45, au croisement du cours Belsunce et de la Canebière, venus rendre un dernier hommage à Rolland Courbis, natif de la cité phocéenne, ancien défenseur de l’OM et coach du club phocéen entre 1997 et 1999, décédé lundi à l’âge de 72 ans. « C’était un entraîneur à l’ancienne, comme on en voit plus aujourd’hui, avec des méthodes de la vieille époque », estime Thierry Suavet, fin connaisseur du football olympien, triste de la disparition de cette « grande gueule sympathique ».

    Il a notamment pu le voir en action à Moscou, lors de la finale de la Coupe de l’UEFA en 1999, perdue face « au Parme des Buffon, Cannavaro, Boghossian et Thuram ». « On lui a souvent reproché de ne pas avoir de titres en France, mais c’est quelqu’un qui ne laissait personne indifférent », poursuit Thierry, en observant plusieurs dizaines de personnes se réunir autour de Rachid Zeroual, leader historique des South Winners et présent en tête de cortège aux côtés d’élus de la majorité municipale comme Samia Ghali, Ahmed Heddadi et Hedi Ramdane. « En tant que supporter et ami de Rolland, il a laissé une belle image. C’était notre Marcel Pagnol, il avait ses mots à lui et sa manière de vivre. Mais on n’oublie pas ce qu’il a été avant tout, un homme », insiste Rachid Zeroual, au cœur du peloton qui a accompagné le cercueil tout au long du trajet entre la Canebière et l’église des Réformés, où s’est tenue la messe à 16h. « Il était comme un père pour moi », lâche Olivier, supporter de l’OM et fidèle suiveur d’Endoume les Catalans, deuxième club qu’a entraîné Courbis. « Il a failli nous faire monter en Ligue 2 en 1992, mais on a perdu le dernier match décisif contre Grenoble au stade Vélodrome », ajoute celui le voyait quotidiennement venir au stade Paul-Le-Cesne à bord d’une Porsche.

    « On a tous un peu de lui »

    Devant le corbillard, ses enfants Stéphane et Olivia, son fils adoptif Amine et sa femme Clara ont été les premiers à être accueillis par les supporters et les proches de la famille qui ont directement rejoint l’église des Reformés. Une pléiade de célébrités du ballon rond qui ont côtoyé Coach Courbis, à l’instar de Laurent Blanc, Éric Di Méco, Bryan Dabo, Alain Giresse ou encore Pascal Olmeta, a assisté à la cérémonie. « On voulait être présents parce qu’on a tous un peu de lui en nous », souligne Laurent Paganelli, le célèbre commentateur bord-terrain de Canal+ qui fut l’un de ses anciens coéquipiers au SC Toulon. « Le monde du football a perdu l’une de ses légendes », glisse Benoît Payan, le maire de Marseille, présent dans les tribunes du stade Vélodrome lors de la fameuse victoire (5-4) contre Montpellier, le 22 août 1998, où l’OM était mené quatre buts à zéro à la mi-temps. « Il était unique et irremplaçable par sa façon de relever la tête », martèle Guy Cazadamont, ancien directeur de la sécurité de l’OM, présent à ses côtés ce jour-là.

  • Les vœux de Danielle Milon tournés vers les municipales à Cassis

    Les vœux de Danielle Milon tournés vers les municipales à Cassis

    « En 2025, Cassis a vibré toute l’année, ça bouge, non ? Eh bien ça va continuer », a promis Danielle Milon, 77 ans, maire de Cassis depuis dix-huit ans et candidate à sa réélection pour un quatrième et dernier mandat, selon ses mots. Dans un discours offensif, ponctué de « Je ne fais pas de politique » – assertion contredite par ses paroles – la maire de Cassis, 7 000 habitants aujourd’hui, a largement étayé ce qui a été réalisé dans la commune en 2025, et ce qui se poursuivra en 2026. Notamment « un choix fort, être à la pointe de la protection de l’environnement », a-t-elle lancé. Elle a par exemple annoncé pour 2026 « l’installation d’ombrières photovoltaïques au parking des Gorguettes pour alimenter en électricité 50 bâtiments communaux ».

    Alors que « tous les terrains de la commune ont été consacrés au logement social », a indiqué Danielle Milon, 2 programmes seront livrés cette année. « Nous subventionnons les bailleurs pour que 70% des logements réalisés soient réservés aux Cassidains », a-t-elle souligné. Elle a également sorti les griffes. « Mardi 16 décembre, mon domicile puis la mairie ont reçu la visite très matinale de la Brigade financière de Paris. J’ai vite fait le lien avec la saga de la Villa mauresque, qui dure depuis dix ans, véritable feuilleton Netflix préféré de mon opposition. C’était à trois mois des municipales. Je m’en réjouis car la vérité que j’ai toujours clamée va être mise au jour et les calomnies balayées. » Parmi ses autres chevaux de bataille : le centre culturel, projet qui date… de 1990. « L’opposition freine un équipement essentiel pour la commune, alors que 60% du projet est financé par le Département. Je continuerai à me battre pour qu’il voit le jour », a-t-elle assuré.

  • Le maire de La Ciotat a exhorté les habitants « à faire cité »

    Le maire de La Ciotat a exhorté les habitants « à faire cité »

    Il est près de 11h30 samedi, et, face au public assis dans le vaste bâtiment de l’armement, à l’exacte jonction entre la ville et les chantiers navals, le maire brandit, depuis la tribune, un petit flacon.

    « Cette identité ciotadenne, lance-t-il, entouré par les conseillers municipaux, j’ai voulu la matérialiser. Chacun repartira avec un flacon. C’est de l’eau de source, celle du Pré. » Les applaudissements crépitent. C’est autour de ce seul point d’eau douce que s’est formée la ville, depuis l’Antiquité… On dit : « Qui a bu la source du Pré ne quittera plus jamais La Ciotat. » « C’est un symbole fort, il est porteur de notre ambition de faire cité », reprend l’homme de 48 ans, élu maire à la majorité du conseil municipal le 24 juin 2023, après la démission d’Arlette Salvo.

    « Sans revenir sur le contexte sanitaire passé, l’environnement international et la crise politique en France, je veux rappeler que plus que jamais nous devons faire cité pour nous protéger, tenir debout, durer », a-t-il exhorté. « Faire cité, c’est tisser les liens invisibles mais solides qui nous rassemblent. C’est accepter nos différences car La Ciotat est une ville généreuse, ouverte, vivante. »

    Une eau « ni potable,

    ni bénie »

    Remplis de cette eau « ni potable, ni bénie », a précisé l’édile dans un sourire, trois flacons seront mis de côté, a-t-il annoncé. Un sera remis au dernier-né ciotaden, un à la doyenne de 109 ans, et un, estampillé 105, « remis à mon ami Pierre Tidda », a assuré le maire. Pierre Tidda prit la tête des « 105 irréductibles ». De 1988 à 1994, ils occupèrent jour et nuit les chantiers navals, et permirent la renaissance de ce poumon économique et « cœur battant de La Ciotat ».

    Rien n’a été laissé au hasard. La corne de brume pour conduire le public au site du discours, prononcé sans notes. Le lieu même des vœux « rappelle combien l’homme et la mer ont toujours avancé ensemble », a déclaré l’élu. Et de confier : « Oui je ne suis pas né ici, mais je suis devenu Ciotaden, j’en porte l’âme. » Dans le bâtiment voisin, le buffet de l’apéro offert par la Ville a été dressé. Le discours du maire ? Ses soutiens apprécient. Margarita, 77 ans, l’a trouvé « clair, encourageant. Quant à l’homme, il me semble honnête, direct, humain, accessible ». Mathilde, 65 ans : « C’est un maire qui a de l’empathie. Il est à l’écoute des habitants. Il fait avancer les choses, même si l’administratif, c’est du temps long. » Charlotte, également Ciotadenne, 28 ans : « Je l’ai trouvé très centré sur la ville et ses habitants. C’est important de savoir qu’il est là pour eux avant tout. » Stéphane, 36 ans, qui travaille aux chantiers : « Cela va dans le bon sens. Il défend les valeurs ciotadennes, les chantiers navals. Il essaie d’agir dans le sens de la cohésion, et il en faut aujourd’hui ! » Si le discours de l’élu a été brillant, son bilan, notamment sur la difficulté à se loger dans la ville, lui est régulièrement reproché par l’opposition au conseil municipal.

  • Et dans la nuit, la passerelle de la gare SNCF prend forme à Miramas

    Et dans la nuit, la passerelle de la gare SNCF prend forme à Miramas

    Aucun train ne circulait à Miramas, de samedi à dimanche. Dans la soirée, quelques badauds s’arrêtaient néanmoins à proximité de la gare pour observer le chantier qui s’y déroulait. Deux grues s’y relayaient pour faire passer une partie des piles de la future passerelle, qui permettra de relier les quartiers nord du centre-ville aux quartiers sud dès le mois de juillet prochain. Dans le même temps, au sol, les quais étaient rehaussés d’une dizaine de centimètres pour permettre une meilleure accessibilité des personnes à mobilité réduite aux trains.

    Ce chantier, d’un coût global de 26,83 millions d’euros financé par la Métropole (7,62), la Région (11,3), l’État (5,65) et la SNCF Gare et Connexions (2,26), présente quelques difficultés. Cécile Fredin, directrice de projet, explique : « On réalise les opérations exclusivement de nuit, et on doit rendre les quais opérationnels tous les matins. Les plages de travail sont donc réduites, entre 3 et 4 heures. » Son collègue Jérôme Bini, directeur régional des gares Sud, ajoute : « L’idée, c’est d’impacter le trafic le moins possible. » Chaque opération coup de poing, c’est donc une « course contre la montre » qui s’opère pour les travailleurs. La prochaine aura lieu les 15 et 16 mars, avant une dernière nuit de travaux du 22 au 23 mars.

    Tous les jours, près de 110 trains transitent par la gare de Miramas. Chaque année, 800 000 voyageurs passent par la commune construite autour de son réseau ferroviaire. « L’objectif, c’est de passer à 1,5 million d’ici 2030 », révèle Jérôme Bini. Cette nouvelle infrastructure, la végétalisation et le nouveau mobilier qui viendront avec, apportera « un meilleur confort » aux usagers.

  • Le maire de Roquefort-la-Bédoule fait le vœu d’une campagne municipale marquée par le respect

    Le maire de Roquefort-la-Bédoule fait le vœu d’une campagne municipale marquée par le respect

    « Oui, je souhaite que Roquefort-la-Bédoule soit exemplaire en matière de citoyenneté et de respect : respect des opinions, des différences, respect de l’autre. Vous penserez peut-être que je rêve. Peut-être. Mais si on ne rêve pas un peu au moment des vœux, quand le fera-t-on ? », interroge, vendredi à la fin de son discours, Marc del Grazia.

    Élu en 2020 avec 50,57% des voix, contre 49,47% au maire sortant (DVD) d’alors Jérôme Orgeas, l’édile de 61 ans est candidat à sa réélection. Parce que cette année est marquée par un important rendez-vous politique, les municipales, Marc del Grazia y a beaucoup mis l’accent. Il a d’abord rappelé que le mandat ne sera cette fois pas de six mais sept ans. Il a insisté sur le fait que « la commune reste- et restera- le fondement de notre vie démocratique. Son socle. Son point d’ancrage. À la mairie, chacun sait pouvoir trouver un interlocuteur, une écoute, une attention. Quelqu’un capable de se pencher sur une difficulté du quotidien ou de réfléchir, avec lui, aux perspectives à envisager pour mieux vivre ensemble dans cette communauté de destin qu’est un village ou une ville, quelle qu’en soit la taille. »

    « Votez selon vos idées mais votez ! »

    Aussi a-t-il enjoint les citoyennes et citoyens « à aller voter. Votez selon vos idées. Votez pour le candidat et le projet de votre choix. Mais votez ! » Dans cette commune passée « de 5 784 habitants en 2022 à 5 859 en 2023 », selon les derniers chiffres de l’Insee, il a notamment mis en exergue « l’environnement préservé », le « choix clair et assumé » que fait la Ville « de soutenir ses agriculteurs et ses viticulteurs ».

  • Rescapée des camps de la mort, Louise Renée Marcos fête ses 100 ans

    Rescapée des camps de la mort, Louise Renée Marcos fête ses 100 ans

    Entourée de ses proches et tout apprêtée dans son chemisier fleuri aux tons rosés, Louise Renée Marcos souffle ses 100 bougies chez elle ce dimanche 18 janvier. Qui aurait pu imaginer pareille célébration en avril 1944, lors de la déportation de cette Marseillaise issue de parents juifs de Salonique, alors âgée de 17 ans, à Auschwitz, puis Theresienstadt ? Certainement pas elle qui, lorsque ce camp de concentration et d’extermination, puis ce ghetto, furent respectivement libérés par les armées rouge et américaine l’année suivante, ne pesait que 35 kilos. Une « solution finale » des nazis à laquelle elle a échappé, mais pas à n’importe quel prix, rappelle, 83 ans plus tard, son matricule A-5503 tatoué sur l’avant-bras gauche.

    Pas une seule miette

    « Transmettre cette histoire lui a toujours tenu à cœur. Elle l’a fait dans les collèges et lycées entre 1967 et 2019. à nous, elle ne nous a jamais rien caché. Il n’y avait pas de tabous », font part ses deux enfants, Estelle et Joseph, tandis que Louise Renée Marcos est assise au calme sur un fauteuil de son domicile de la Valbarelle. Non loin de deux de ses sœurs qu’elle a, à l’époque, sauvées. à environ 10km de là, au printemps 1944, la Gestapo la cueille chez elle, quartier Saint-Just, et l’embarque dans son siège marseillais de la rue Paradis. Dénoncée par des voisins, « elle s’est dit fille unique » pour sauver toute la fratrie. Après huit jours aux Baumettes, puis un passage à Drancy, direction les wagons de la mort et Auschwitz, où « sa tante et sa cousine sont gazées dès leur arrivée », relatent Estelle et Joseph, alors que l’interphone sonne sans cesse, les convives garnissant très vite le petit appartement du 11e arrondissement. En janvier 1945, elle survit aux « marches de la mort », du nom de ces évacuations par le IIIe Reich de déportés harassés par la maladie et le travail forcé, à mesure que les Alliés se rapprochent des camps. Louise Renée Marcos est transférée dans le ghetto de Theresienstadt. À sa libération, un typhus et un poids rachitique comme stigmates immédiats, mais des « cauchemars » pour toute la vie. « Elle n’a peur de rien mais n’a jamais supporté à son retour les pleurs d’enfants », témoignent son fils et sa fille. « Un matin, les Allemands ont fait entrer dans le camp beaucoup d’enfants habillés en blanc, avant d’allumer tous les projecteurs sur eux. Ma mère nous disait qu’on aurait dit des anges qui criaient. Parfois, elle regarde encore dans le vide et dit : “qu’est-ce que tu fais là, petit ? Ne reste pas ici” », rapportent-ils. Habitée pendant toute sa vie par ces fantômes, cette couturière de métier n’a jamais non plus « laissé une seule miette de pain sur la table à la maison », habitude héritée de ses privations en camp.

    Alors qu’il n’y a jamais eu autant de conflits dans le monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, un souvenir qui demeure nécessaire pour faire à nouveau réémerger la lutte contre toutes les formes de racisme.

  • Un rassemblement en soutien au peuple iranien opprimé

    Un rassemblement en soutien au peuple iranien opprimé

    « Nous crions notre colère et personne ne nous entend. » À l’appel de la section sud de l’association Guerrières de la paix, quelque 200 personnes étaient rassemblées pour dénoncer la brutalité du régime iranien et l’oppression de tout un peuple. « À travers ce rassemblement, on voulait soutenir les Iraniens et les Iraniennes massacrés dans leur pays et faire entendre leur voix », martèle Laura Sahin, co-responsable des Guerrières de la paix à Marseille. Alors que le régime des mollahs continue sa répression féroce dans le pays et écrase dans le sang le mouvement de contestation, la diaspora iranienne présente à Marseille s’insurge après la coupure de l’accès à Internet opérée il y a quelques jours par le régime. « 8 millions de migrants forcés sont désormais sans nouvelles de leur famille, de leurs proches. Sont-ils en vie ? », s’interroge Raana, Iranienne en charge du groupe Telegram de la diaspora à Marseille.

    Continuer le combat

    Malgré l’émotion qui s’est emparée de nombreux participants, tous munis de pancartes en soutien au peuple iranien, c’est avec force et abnégation que Raana a conclu sa prise de parole et le rassemblement, sous les applaudissements. « Notre haine envers toi, Ali Khamenei, est telle que nous ne cesserons jamais le combat. Nous continuerons même s’ils dressent des montagnes de cadavres avec nos vies précieuses, même si nous sommes derrière les barreaux, nous restons debout et nous vaincrons. »

  • Benoît Payan présente les derniers vœux de son mandat

    Benoît Payan présente les derniers vœux de son mandat

    « On en recommence une en 2026. Résultat espéré d’un match. Peut sauver un mauvais jeu. Il fait parfois basculer la partie… » Si les définitions des grilles de mots croisées géantes, placardées dans l’Espace Bargemon pour les minots, auraient pu appeler des réponses telles qu’élections municipales, victoire, union et LFI ou macronistes, pas question d’évoquer les toutes prochaines échéances politiques, en ce samedi 17 janvier. Réserve électorale des élus oblige, alors que le maire de Marseille présentait ses vœux à la population, au cours d’une après-midi rythmée par des activités gratuites en tous genres.

    « On dit mariage pluvieux, mariage heureux. Donc vœux pluvieux, vœux heureux », déclare sur une estrade, non loin de l’hémicycle municipal, Benoît Payan, aux côtés des membres de sa majorité, avant de découper un gâteau des rois géant. « C’est toujours un moment sympa de manger une part. En plus, c’est un gâteau et pas la galette des Parisiens. Il aura ma voix cette année », confie Michel, quinquagénaire venu des Chartreux, sans que l’on sache s’il plaisante ou non.

    But

    Après le discours, les adjoints se mêlent à l’assistance et distribuent l’offrande aux fruits confits au nombreux Marseillais présents. « Parfois, quelques voix se jouent à une part de gâteau. D’autant que les élections vont se jouer dans un mouchoir de poche », observe le taquin. Si les municipales sont dans beaucoup de têtes, le maire de Marseille ne souhaite pas en parler. « Je souhaite aux Marseillais une année de paix et de bonheur. Souvent, la politique, c’est de l’affrontement, de la violence. Or on a besoin d’apaisement, de se tendre la main. Je veux laisser la politique au placard aujourd’hui », explique-t-il face à la presse, tandis que les habitants sont disséminés dans le secteur de l’hôtel de ville.

    Certains visitent la Maison diamantée, d’autres participent au Motchus XXL du sociolinguiste Médéric Gasquet-Cyrus en mairie. Et les plus sportifs s’essayent à « la lucarne d’Évry », jeu consistant à frapper un ballon de foot dans une petite fenêtre. Résultat du match, celui du devenir de la ville, prévu lui, le 22 mars.