Tag: Bouches-du-Rhône

  • Kick-boxing : une 32e Nuit des Champions qui s’annonce brûlante

    Kick-boxing : une 32e Nuit des Champions qui s’annonce brûlante

    Le pied-poing à l’honneur au Palais des Sports de Marseille. La Nuit des Champions retrouve son antre annuel pour une 32e édition, ce sera le samedi 22 novembre. Au programme, à partir de 19h, pas moins de 11 combats de kick-boxing prévus. Parmi tous ces affrontements, deux ceintures seront décernées. Celle des poids-lourds sera attribuée, pour la première fois de l’histoire de la NDC, à l’issue d’un tournoi à quatre. Des demi-finales se tiendront au cœur de la programmation avant une finale, pénultième combat de la soirée. Le Marseillais Karim Zeghad – « j’ai plus peur du micro que de boxer » dira-t-il en conférence de presse – affrontera l’Ivoirien Fabrice Gnedre alors que l’Italien Yuri Farcas sera face à l’Algérien Naim Hebbar.

    Juste après cette finale se tiendra le main event, l’affrontement phare. Deux jeunes combattants face-à-face avec le local Fabio Loisi, détenteur de la ceinture des -60 kilos, opposé à Remi Parra, étoile montante de la discipline. Ce dernier a récemment remporté le K-1, au Japon, un important tournoi de kick-boxing. Il possède également un bilan de 24 victoires, dont 14 KO, pour 3 défaites. Les deux hommes ont montré beaucoup de respect l’un envers l’autre durant leur passage devant la presse. « C’est un très grand boxeur. La Nuit des Champions m’offre toujours de gros combats. C’était un rêve depuis petit de faire le main event et là je vais le faire, j’en ai des frissons », rapporte Fabio Loisi. Son adversaire confirme : « C’est juste incroyable de faire le main event, parce que c’est la référence en France. On va faire un beau combat. »

    La Nuit des Champions, un « moment incontournable »

    Ce rendez-vous, mardi matin, au Palais des Sports, s’est fait en présence d’Erick Romeas, organisateur et président du Full Contact Academy, de Ludovic Perney, représentant la Région, de Marine Pustorino pour le Département et d’Hedi Ramdane, adjoint au sport dans les 15e et 16e arrondissements. Ce dernier a mis en avant le fait que « la Nuit des Champions est l’étoile qui fait scintiller Marseille. Marseille a besoin de ce genre d’événements ». Ludovic Perney a lui parlé d’un « moment incontournable pour tous les amoureux des sports de combat ». Les organisateurs ont ensuite présenté un à un les 11 combats de la soirée, où des locaux comme Alessandro Piemonte, Jean-Daniel Wolny ou encore Dawson Delys entreront sur le ring, devant une foule de 5 000 personnes.

  • Match de la dernière chance pour les U19, contre l’Atalanta Bergame

    Match de la dernière chance pour les U19, contre l’Atalanta Bergame

    Un match de tous les dangers pour les moins de 19 ans de l’Olympique de Marseille. Ce mercredi (14h30), à Martigues, ils reçoivent l’Atalanta Bergame pour le compte de la 4e journée de la Ligue des Champions de la jeunesse. Cette équipe n’a désormais plus le droit à l’erreur après trois revers en trois rencontres dans cette compétition. Sans démériter, les Minots n’ont pas réussi à prendre un point face au Real Madrid, l’Ajax et au Sporting. Des courtes défaites, rageantes, où ces jeunes joueurs ont été punis de leurs quelques errements malgré un bon comportement offensif.

    Le nombre de points est donc bloqué à zéro avant d’accueillir la Primavera de l’Atalanta et une nouvelle contre-performance éliminerait quasiment l’OM de la course aux phases finales. Après six matches (et non huit, comme en C1), le top 22 rejoint un tournoi à élimination directe qui se bouclera par le Final Four, à Nyon, en Suisse. En face, les Nerazzurri sont également mal placés avant cette quatrième rencontre. Leur 28e place provisoire les condamnerait à l’élimination. Le dernier huitième de finaliste de la Youth League s’est lourdement incliné contre Paris (1-5) avant de tomber contre Bruges (0-2) et finalement de vaincre le Slavia Prague dans leur stade lombard (2-0).

    Une victoire à Martigues les propulserait dans une position de qualifiés, mais les Olympiens veulent également recoller à leur adversaire du jour. Il ne restera ensuite plus que deux matchs, face à Newcastle puis contre les Belges de l’Union Saint-Gilloise. Neuf points en jeu, pour rêver d’un avenir hivernal dans cette compétition.

  • [Entretien] Marine Machefer : « On est en contact permanent avec nos téléspectateurs »

    [Entretien] Marine Machefer : « On est en contact permanent avec nos téléspectateurs »

    La Marseillaise : Quelles sont les nouveautés dans les grilles de programmes proposées sur les chaînes locales depuis la rentrée ?

    Marine Machefer : C’est une belle évolution en ce qui concerne nos grilles. On se repose sur des piliers tels que l’information en direct le matin 7h-10h sur nos antennes de Toulon et Marseille et le soir de 18h-20h avec Virage Marseille et notre magazine du soir incarné par Sophie Hebrard. Toulon est une rédaction avec un peu moins de monde donc nous ne sommes pas en capacité de faire autant de directs mais on a des journaux le soir qui sont actualisés. Sur cette thématique, nous avons des tranches plus longues et vivantes avec la présence du téléspectateur qui est emmené à réagir à l’actualité et à nous poser des questions sur les événements du quotidien, leurs préoccupations etc.

    Dans « BFM et Vous » à 7h15 et 8h45 mais aussi le vendredi avec « On a rendez-vous », ce sont nos téléspectateurs ou les acteurs du territoire qui participent à la programmation de notre antenne et font l’actualité. Ce qu’on leur demande, ce n’est pas de commenter ou réagir mais de nous faire remonter leur quotidien. C’est notre baromètre et on est au plus près, en contact permanent avec eux. Dans ces moments-là on se laisse porter par le terrain, on prend le pouls de nos territoires c’est passionnant.

    Les nouveaux locaux, c’est une nouvelle dynamique et un nouveau départ pour la chaîne ?

    M.M. : C’est une nouvelle étape, une nouvelle dimension on va dire. Les locaux le montrent d’ailleurs. C’est plus grand, plus spacieux, plus ambitieux et plus vivant. L’idée c’est que cette antenne soit plus riche parce que nous étions sur une grille avec beaucoup de rediffusions et tout cela est terminé maintenant. J’ai parlé de l’information mais on a aussi beaucoup de sport. L’OM a une place importante depuis longtemps sur BFM Marseille ce qui continue mais va s’accentuer avec des soirées match commenté, l’équipe d’Aubagne, du hockey etc. Et tout cela fait aussi partie de la proximité, de ce qui fait la fierté du territoire.

    La nouvelle année sera marquée par les élections municipales, comment appréhendez-vous cet événement majeur ?

    M.M. : Depuis le mois d’octobre nous organisons une journée spéciale le 1er lundi de chaque mois consacrée à un thème en lien avec les compétences d’un maire. Ensuite, nous allons organiser de plus en plus de débats en complément de notre émission politique du jeudi et nous avons pour ambition d’organiser de gros événements en lien avec le groupe RMC/BFM pour que nous soyons très présents sur ces municipales. Une grande place devrait être donnée à Toulon par exemple, une ville qui intéresse vivement puisqu’elle pourrait retourner aux mains du RN. Il y a donc un enjeu politique fort. Tout n’est pas encore arrêté mais on prépare une couverture importante dans certaines villes où sont situées nos locales.

    Propos recueillis par A.Lh.

  • Le chirurgien aubagnais reconnu coupable d’escroqueries sur dix CPAM

    Le chirurgien aubagnais reconnu coupable d’escroqueries sur dix CPAM

    L’ex-chef du service de chirurgie orthopédique du centre hospitalier d’Aubagne a été reconnu coupable mercredi d’escroquerie aggravée au préjudice de notre système de protection sociale : plus de 400 000 euros détournés en trois ans en explosant son activité libérale et en double facturant des actes fictifs. Il écope de deux ans de prison avec sursis et de 100 000 euros d’amende. La condamnation est assortie d’une interdiction d’exercer pendant 5 ans sa profession en activité libérale au sein d’un hôpital public et à 5 ans d’inéligibilité.

    Le docteur Ikbel Farhat, 52 ans, qui plaidait l’erreur, l’ignorance et le complot à son procès le 21 octobre, était le seul des 7 médecins avec activité libérale au sein de l’hôpital d’Aubagne, à avoir explosé le volume de remboursement d’interventions par la Sécurité sociale : 313 actes en 2019 pour 98 000 euros d’honoraires libéraux, 569 actes pour 159 000 euros en 2020 et 845 en 2021 pour 327 000 euros, soit cette année-là 113% d’activité libérale, un taux surréaliste et incompatible avec la limitation à 20% pour un praticien hospitalier public à temps plein déjà rémunéré 10 000 euros par mois.

    « Le volume de ces facturations indues exclut la simple erreur », considère le tribunal pour qui le chirurgien n’a pas seulement facturé en libéral des actes relevant du public, mais a également facturé des actes accomplis par des confrères à lui, leur « volant des malades », des actes fictifs remboursés une seconde fois par la Sécurité sociale. Ainsi des actes sur 57 patients du docteur Roge qui découvrait le pot aux roses, que le prévenu réussissait à se faire rembourser en faussant des feuilles de soins.

    « Ces comportements démontrent une réelle volonté de frauder, dans un objectif purement financier », énonce le jugement rendu par la 6e chambre correctionnelle qui observe que le praticien « se présente comme un médecin dédié au service public et ne faisant pas ce métier par appât du gain, alors que le tribunal peine à voir quel autre intérêt il y aurait dans ces actions, qui n’ont aucune plus-value pour le patient ».

    Les CPAM des Alpes-Maritimes, du Bas-Rhin, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis, les moins impactés ont obtenu la fixation de leurs dommages-intérêts pour une poignée d’actes frauduleux. En revanche, les intérêts civils des CPAM les plus lourdement touchés, celles du Var, des Bouches-du-Rhône, de l’Ardèche et la caisse nationale militaire de Sécurité sociale, seront examinés à l’audience du 7 mars 2026. Le conseil départemental de l’Ordre des médecins obtient un euro symbolique.

  • Grève à la cimenterie Imerys pour l’obtention d’une prime de pénibilité

    Grève à la cimenterie Imerys pour l’obtention d’une prime de pénibilité

    C’est leur quatrième jour de grève. Ce mardi matin, les salariés d’Imerys, cimenterie à l’entrée de Fos-sur-Mer, sont sur le piquet de grève devant le portail de l’entreprise depuis lundi, après avoir reconduit à l’unanimité leur mouvement, suspendu le week-end pour négocier.

    « Nous discutons depuis un an avec la direction pour obtenir la même prime que tout le reste de l’entreprise au service fabrication », explique Ludovic Olive, délégué syndical CGT de l’usine, pour une somme équivalente à six euros par personne et par jour. « Aujourd’hui, les contremaîtres ont la possibilité de pointer les primes, et ce depuis le mois d’octobre. Mais ils ne le font pas », déplore-t-il. Une revendication pourtant « modérée » selon le syndicaliste, qui affirme que « sur 28 postes en fabrication, 26 sont grévistes, comme 80% des collègues à l’expédition » pour une « large participation » au global pour les ouvriers, dans une usine où l’encadrement et la maîtrise sont nombreux.

    Climat social dégradé

    Contactée, la direction d’Imerys ne « commente pas le mouvement social en cours », mais affirme pourtant en réponse à notre sollicitation « rester ouverte au dialogue social avec nos parties prenantes syndicales comme c’est le cas depuis le début du mouvement ».

    Mais après le dernier rendez-vous de vendredi, le dialogue social est au point mort depuis la reprise de la grève lundi, « la direction ne s’est même pas présentée », commente un élu CGT au Comité social et économique (CSE). La prime de pénibilité n’est pas le seul sujet de discorde. En cause, un climat social dégradé qui avait déjà fait l’objet d’un mouvement de grève à la mi-octobre. « Il y a une mauvaise ambiance, un management toxique », tance le secrétaire du CSE Gautier Moreno (CGT). « Il n’y a plus de lien entre les managers et les collègues sur le terrain. Sans parler des pressions sur les élus alors qu’on demande des réponses sur la présence de Chrome-6 dans les ateliers », un agent cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction (CMR).

    La période tient d’un prélude à l’approche des négociations annuelles obligatoires (NAO), qui doivent avoir lieu « d’ici deux-trois semaines » d’après Ludovic Olive, pour lesquelles il « n’y a pas encore de calendrier », mais qui doivent déboucher sur un accord « avant Noël ».

  • Le programme Syrius cherche des synergies pour décarboner

    Le programme Syrius cherche des synergies pour décarboner

    « Les industriels ont mis l’aspect concurrence de côté pour privilégier la croissance à travers la décarbonation », résume Isabelle Campagnola-Savon, conseillère régionale déléguée à l’économie, lors du 3e forum Syrius.

    Syrius, pour synergies régénératives industrielles du Sud. C’est bien ce que cherche à faire ce programme, lauréat de l’appel à projets « Zone industrielle bas carbone » (ZIBaC) opéré par l’Ademe (Agence pour la transition écologique) dans le cadre de France 2030 : amener la cinquantaine d’acteurs industriels qui y prennent part, répartis entre Fos-sur-Mer, Berre-l’Étang, Gardanne et Manosque, à se fédérer autour de la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, avec un objectif de -80% d’ici 2050. Pour Nicolas Mat, coordinateur de la démarche lancée en 2023, ce projet illustre la capacité du monde économique à « coopérer, partager et construire une trajectoire collective (…) en mutualisant les ressources et les infrastructures ».

    Un outil stratégique

    Après une première phase de deux ans lors de laquelle 28 études ont été financées à parts égales par l’État et les industriels pour un budget global de 8 millions d’euros, Syrius entre désormais dans une étape plus concrète qui débutera en 2026 et qui visera à approfondir les pistes soulevées. « Les premières conclusions montrent qu’il faut pouvoir disposer de plusieurs leviers pour décarboner, qu’on a le devoir de les actionner tous simultanément et qu’une approche non pas par filière mais territoriale et intersectorielle peut être un game changer pour accélérer et atteindre encore plus vite nos objectifs », énumère Nicolas Mat. Les principaux vecteurs mis en avant sont le déploiement d’un hub hydrogène bas carbone régional (le coût estimé peut aller jusqu’à 5 milliards d’euros) et la structuration d’un hub de CO2 (entre 2 et 6 milliards d’euros).

    Ces enseignements ne sont pas que de la théorie. « Le programme Syrius permet de faire un état des lieux, de savoir quelles filières structurer demain pour réussir la décarbonation », affirme Isabelle Campagnola-Savon. Rémi Costantino, directeur général adjoint du Grand port maritime de Marseille-Fos, abonde : « Dans le milliard d’euros prévu dans notre plan stratégique pour les cinq prochaines années, on flèche un certain nombre d’investissements en fonction des résultats de ces études pour être la bonne plateforme, le bon substrat dans lequel les industriels vont s’implanter. »

    Le dossier de candidature pour la deuxième phase de l’appel à projets a été déposé en juillet 2025 « avec un lot d’une trentaine d’études pour un peu plus de 30 millions d’euros de budget », détaille Nicolas Mat. « Les services de l’État sont en train d’instruire le dossier (…) et devraient pouvoir nous indiquer dans les prochaines semaines les études qui ont été sélectionnées pour un co-financement public. » Simon Deltombe, coordinateur national ZIBaC à l’Ademe, rassure : « Indépendamment de toutes les discussions budgétaires du gouvernement, le budget de l’appel à projet est sécurisé, l’enveloppe dédiée est là et ne sera pas remise en cause. »

  • La non-réalisation d’aires pour gens du voyage coûte cher à la Métropole

    La non-réalisation d’aires pour gens du voyage coûte cher à la Métropole

    Par son arrêt du 4 novembre, la cour administrative d’appel de Marseille a condamné la Métropole Aix-Marseille-Provence à verser une somme de 295 000 euros en raison de la violation de ses obligations en matière de mise à disposition d’aires d’accueil pour les gens du voyage.

    La loi du 5 juillet 2000 prévoit la mise à disposition des gens du voyage d’aires d’accueil par les collectivités locales, avec des délais de réalisation assez éloignés. Les deux aires prévues sur les territoires de Marseille et de Gémenos ainsi que l’aire de grand passage prévue sur le territoire de Marseille par le schéma départemental d’accueil (2012) n’ont pas été réalisées. L’association la Vie du voyage a donc saisi la juridiction administrative. Par un arrêt du 30 septembre 2019, la cour administrative d’appel de Marseille a ordonné à la Métropole Aix-Marseille-Provence de mettre ces aires à la disposition des gens du voyage, dans un délai de deux ans, ce qui n’a pas été fait.

    Par un nouvel arrêt du 17 décembre 2024, la cour a constaté la non-exécution de son arrêt de 2019, lequel avait constaté la non-exécution des obligations légales de la Métropole dès le mois de janvier 2014. En conséquence, la cour a prononcé une astreinte à l’encontre de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Par l’arrêt du 4 novembre 2025, la cour constate la non-réalisation persistante des obligations de la Métropole. La cour a jugé que les arguments avancés par l’institution ne justifiaient pas d’une impossibilité de se conformer à ses obligations. En conséquence, la cour liquide l’astreinte prononcée au mois de décembre 2024. Elle condamne la Métropole Aix-Marseille-Provence à verser d’une part, une somme de 29 500 euros à l’association la Vie du voyage et, d’autre part, une somme de 265 500 euros à l’État.

  • Villa Valmer : un permis modificatif encore en suspens

    Villa Valmer : un permis modificatif encore en suspens

    Un an après la médiation réussie entre la Ville de Marseille et les promoteurs hôteliers de la Villa Valmer qui a relancé le projet enlisé de transformation de la bastide balnéaire en un ensemble hôtelier de luxe de 35 chambres, un 5e permis modificatif reste en suspens. Son « rejet tacite » purement technique qui vient d’intervenir, ne compromet pas l’avenir du projet, nous dit-on en mairie. Les pétitionnaires ont devant eux 4 mois pour le décrocher.

    Ce permis « M5 » est nécessaire pour valider les retouches convenues en juin 2024 au terme de la médiation des parties. Le projet reste basé sur le permis initial d’août 2019. Le modificatif en discussion redéfinit l’accès au futur hôtel qui ne se fera plus par le grand portail de la corniche Kennedy que la ville doit d’ailleurs refaire dans les règles, mais par la rue des Flots bleus.

    Pour rappel, la médiation initiée par le tribunal administratif de Marseille pour épargner un long contentieux risqué pour les finances des deux parties, s’est conclue en juin 2024 par un accord qui sauve le bail emphytéotique de 60 ans. Le loyer annuel reste de 330 000 euros pour la Ville de Marseille toujours propriétaire de ce bien immobilier. La Ville a par ailleurs récupéré dans cet accord 1 600 m² de surface d’espaces verts à usage du public. La SAS Valmer a aussi accepté de financer 75 000 euros de travaux sur le parc en souffrance.

    Repositionner la piscine

    Le nouvel accès exige de repositionner et réduire la piscine sur les plans. Le pétitionnaire doit encore offrir des garanties de respect du patrimoine légitimement exigées par l’architecte des bâtiments de France (ABF) dont l’accord express est requis non seulement aux abords du Marégraphe classé au titre des monuments historiques, mais pour les décors intérieurs inscrits aux monuments historiques. Pour rappel, les promoteurs sont tenus de s’entourer des conseils d’un architecte du patrimoine. « On est arrivé en fin d’instruction le 3 novembre 2025, mais on n’est pas en mesure de délivrer le permis modificatif d’où ce refus tacite qui peut encore être levé dans un délai de 4 mois. Le but, c’est bien d’arriver à un accord express de l’ABF », insiste-t-on en mairie. Aucune difficulté n’aurait par ailleurs été relevée dans les travaux en cours.

    Pour rappel, à l’issue de la médiation, un modificatif n°4 a été délivré en août 2024 à la SAS Villa Valmer (Pierre Mozziconacci et Didier Germain) pour permettre la régularisation des infractions commises qui passe par la reconstruction des annexes irrégulièrement démolies en avril 2021, fait majeur qui avait justifié un arrêté interruptif du chantier pendant 4 ans. La route est encore longue avant l’arrivée des premiers clients en 2027 dans l’hôtel-restaurant SPA.

  • Les arrêts maladie passibles de licenciements à La Poste

    Les arrêts maladie passibles de licenciements à La Poste

    Ils étaient une quinzaine à se mobiliser devant le siège de leur direction à l’appel de la CGT, mais à « 82% en grève sur le secteur 05 », précise Éric Chesnais, responsable CGT Activités postales 13 pour exiger la réintégration de Gaëtan, facteur depuis 20 ans, visé par une mesure de licenciement. Un arrêt maladie de 15 jours en 2025 lui est reproché.

    « On est facteur, tous soumis aux aléas des intempéries, à tirer des charges de plus de 30 kg sur des tournées de 13 km en moyenne. On a tous des problèmes au dos », lâche un des collègues de travail aux côtés de Gaëtan. L’argumentaire de l’organisation syndicale, reçue en audience par les directeurs d’établissement le jeudi 30 octobre, est resté sans effet. « On est dans une colère terrible », réagit Stella Estaque, secrétaire générale CGT APT 13, qui estime que la raison est ailleurs. « Quand le groupe décide de fermer les bureaux de proximité, de fusionner les agences, forcément, il faut réduire la masse salariale. »

    Une dizaine d’exceptions

    Sollicitée, la direction assure tranquillement qu’elle « ne remet pas en cause la légitimité des absences pour raison de santé », et précise que cette démarche « ne constitue en aucun cas une sanction disciplinaire ». C’est la nécessité « d’assurer la continuité et la bonne organisation de l’activité de l’entreprise, dans l’intérêt collectif » qui a motivé sa décision.

    Le groupe aurait ainsi trouvé une faille dans le droit du travail qui permet « le licenciement pour désorganisation de l’entreprise. Une procédure exceptionnelle et strictement encadrée. Il est motivé par les absences répétées du salarié qui perturbent durablement le fonctionnement du service et rend nécessaire son remplacement définitif par l’embauche d’un salarié en contrat à durée indéterminée ». Il est surprenant que l’ensemble du service d’un groupe comme La Poste puisse être déstabilisé à ce point par 15 jours d’absence d’un facteur. « La preuve que non, puisqu’aujourd’hui, les agents ont tous été remplacés », souligne Stella Estaque.

    Par ailleurs, le caractère exceptionnel de la mesure ne le serait pas autant que cela. « Dans la région, en un an, on a déjà eu affaire à plus d’une dizaine de licenciements sur ce mobile », indique Éric Chesnais. Il est d’ailleurs notable que dans les Alpes-de-Haute-Provence, à la même heure, les agents de Digne ont démarré une grève sur le même motif. Le syndicat CGT des postiers n’entend pas en rester là et s’est armé d’un avocat pour constituer un dossier solide.

    Depuis des années, les organisations syndicales de La Poste se mobilisent contre d’incessantes réorganisations, « dont le seul objectif est de tirer plus de profit aux dépens de l’emploi, dénonce la CGT, c’est le groupe qui désorganise ce qui était un service public ».

  • Les travailleurs sociaux des Flamants en action

    Les travailleurs sociaux des Flamants en action

    Une solution durable… C’est ce que réclament les travailleurs sociaux de la Maison départementale de la solidarité (MDS) des Flamants (14e). Sous pression d’un réseau de narcotrafiquants, ils avaient obtenu le 21 octobre, après 15 jours de grève, d’exercer à Arenc (2e) l’après-midi.

    « Mais cela n’a jamais été le cas » assure Valérie Marque, secrétaire générale de la CGT au conseil départemental. Elle raconte une équipe qui fonctionne en mode « très dégradé », alors que les besoins du public sont immenses. Et de pointer l’attitude d’une collectivité « qui joue l’usure ».

    Des « coupes franches »

    Elle déplore aussi tout un contexte où l’aide sociale à l’enfance (ASE) « s’effondre » avec des « coupes franches » dans les effectifs. Alors que les associations en charge de l’accueil des enfants et du suivi des familles se sont organisées en collectif, « Alerte protection enfance 13 », pour dénoncer la situation, Valérie Marque réclame un rendez-vous en urgence avec la présidente du Département et promet des mobilisations les 13, 14 et 15 décembre, voire avant, pour la journée anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant.

    De son côté, le Département assure avoir engagé le dialogue avec la MDS et les organisations syndicales « dès la prise de connaissance de faits inacceptables ». La collectivité précise que l’accueil des agents se fait l’après-midi sur l’hôtel du Département, le public des Flamants étant accueilli à la MDS de Malpassé (13e). Elle rappelle que « des moyens de police et départementaux ont été mobilisés », indique qu’un nouveau parking géré par 13 Habitat sera mis à disposition des agents dès le 20 novembre, de la vidéosurveillance installée.

    Concernant les difficultés de l’ASE, l’élue déléguée à la Protection de l’enfance, Agnès Amiel (LR) devrait recevoir chaque association puis le collectif nous précise-t-on.