Tag: Bouches-du-Rhône

  • L’OM va prêter Nayef Aguerd

    L’OM va prêter Nayef Aguerd

    Alors que les départs de Geronimo Rulli à Manchester City et Facundo Medina au Bayer Leverkusen sont en cours de concrétisation, l’OM est en passe de trouver une porte de sortie pour un autre gros salaire, Nayef Aguerd.

    Un accord de principe a été trouvé avec la Réal Sociedad, que le club phocéen pourrait croiser en Ligue Europa, sur la base d’un prêt avec option d’achat.

  • Amélie Lavin : comment traverser le passé et le présent de Marseille ?

    Amélie Lavin : comment traverser le passé et le présent de Marseille ?

    Pour tenter d’éclairer son parcours personnel, Amélie Lavin explique qu’une préoccupation simple et forte l’habite depuis toujours : parmi les flux d’une époque qui recycle, efface et transforme constamment nos représentations du monde, « comment relier ici et maintenant, les textes et les images ? ». Un peu tardivement, la trentaine venue, après être passée par des études d’histoire et de sémiologie, pendant qu’elle entamait un recadrage transdisciplinaire à propos d’un grand primitif de la photographie, Hippolyte Bayard, son directeur de recherche Michel Poivert ainsi qu’Alexia Fabre, rencontrée au Mac Val, l’avaient convaincue : sans être une vocation, le métier de conservatrice de musée pouvait devenir une réponse à ses interrogations.

    Sans contradictions avec sa personnalité foncièrement frondeuse et indépendante, une autre de ses convictions, son souci des exigences du service public lui permet d’appréhender les privilèges et les contraintes d’une institution dont elle fut avec honnêteté et franc-parler, pour le personnel du Mucem, une impeccable représentante syndicale. Sa mère, Marie Lavin est une historienne passionnée par l’histoire de l’art, l’appartement de son enfance en région parisienne était bourré de livres. Pendant ses vacances, ses parents l’emmenaient visiter la Provence et l’Italie. Universitaire à Paris, son frère cadet, Mathieu Lavin est l’auteur de monographies à propos des cinéastes Ozu et Manuel de Oliviera.

    Des fragments de récits et les témoignages de proches amis achèveront ce rapide portrait. Loin des assignations et de l’entre-soi parisiens, dix années libres et inventives à la tête d’un musée de sous-préfecture (en Franche-Comté, Dole compte 27 000 habitants) lui auront permis d’élaborer sa méthode de travail, ses règles de conduite. Elle se souvient avoir rencontré Henri Cueco, atteint par Elzheimer, communiquant avec elle, avec des dessins qu’il griffonnait sur une petite toile. Au téléphone, le peintre-photographe Jean-Marc Cerino qu’elle avait exposé en 2014 et dont elle aime les multiples « entrées en résistance » parle d’elle comme si elle « n’était pas du sérail » : chaque fois qu’il la rencontre de nouveau, il affectionne son allant et son intégrité qu’il trouve proches de la « petite espérance » que Walter Benjamin préconisait farouchement. Sincèrement élogieux, Vincent Giovannoni qui fut pendant presque trois ans son voisin de bureau au Mucem tandis qu’elle orchestrait le succès public de « Paradis naturistes », une exposition souhaitée par Jean-François Chougnet, estime que sa maturité émotionnelle et son respect vis-à-vis des personnes avec qui elle travaille, lui ont souvent rappelé la vision lucide de Jean Genet qui affirmait qu’« on n’est pas artiste sans qu’un grand malheur s’en soit mêlé ».

    Cantini, un « matrimoine »

    qu’il faut réinventer

    Elle avait quitté Dole en 2022 pour venir travailler à Marseille, entre autres raisons parce qu’elle pensait que les deux adolescents qui sont ses enfants avaient besoin d’une grande ville. La donne de Marseille, les vives complicités et les remises en question qu’elle perçoit quotidiennement en compagnie de l’autre conservatrice de Cantini, Louise Madinier ou bien avec Stéphanie Airaud qui pilote le Mac ainsi qu’avec le directeur des musées de Marseille Nicolas Misery, son écoute d’un territoire complexe où les amnésies et les renaissances sont multiples, lui donnent la joie et les stimulations d’un travail collectif. Titré « Une langue échappée », coréalisé avec Louise Madinier, le récent accrochage des collections du musée qui fait la part belle à des artistes provisoirement marginalisés, souvent des femmes qui œuvrèrent sur la scène méditerranéenne ainsi que son projet d’exposition « Juste au-dessus du silence », donnent une idée de l’inflexion qu’elle veut donner à son musée. À partir de la donation et de la restauration d’un « grand tableau antifasciste et collectif » initié par Jean-Jacques Lebel, il s’agira de réévaluer le rôle des femmes et des artistes algériennes engagées depuis les années 1950 contre les violences, les censures et les tortures.

    En face de l’audace de ce projet on comprendra que sa programmation se situe dans le droit fil de la meilleure tradition de Cantini dont les responsables furent presque exclusivement des femmes : entre autres, Marielle Latour qui réalisa à Marseille en 1982 avec la première rétrospective consacrée à Baya et Danièle Giraudy qui exposa Jean de Maisonseul à Antibes, autrice de l’autre côté de la Méditerranée, en 1987, d’un hommage à Picasso et aux Femmes d’Alger.

  • Des Olympiades aquatiques pour se réapproprier la mer à tout âge

    Des Olympiades aquatiques pour se réapproprier la mer à tout âge

    À vos maillots de bain ! Après l’édition 2024 des « JO des Corbières », Le Grand Bleu renouvelle ses Olympiades ce samedi 8 août, de 13h à 17h. « On a vécu un moment très intense en 2024 avec les familles, les jeunes et les moins jeunes », se rappelle Brahim Timricht, fondateur et directeur du Grand Bleu. Évènement concomitant à l’accueil des épreuves olympiques de voile à Marseille.

    L’association, fondée en 2000, souhaite « rendre accessible l’éducation à la natation, la formation aux métiers de l’eau et l’offre d’activités nautiques à tous ». Pour son fondateur, lui-même né dans la cité phocéenne, « savoir nager, c’est aussi important que de savoir lire et écrire. On apprend à nager à 2 500 enfants par an à Marseille et on fait naviguer 16 000 pratiquants à travers diverses activités », se félicite-t-il. Le Grand Bleu, actif toute l’année, est installé au stade nautique Florence-Arthaud ainsi qu’à la base nautique des Corbières, où se dérouleront les Olympiades de ce samedi. La journée commencera par « un échauffement le matin, pour pouvoir pratiquer les activités en toute sécurité. Puis, autour de 13h, ce sera le départ des Olympiades ! », annonce Brahim Timricht. Au programme, « on a des challenges de paddle géants, des relais en kayak, des pirogues polynésiennes… », énumère l’organisateur du challenge. « On a aussi un tournoi de water-polo en mer. Ça, ça n’existe que chez nous, à Corbières ! », s’impatiente-t-il.

    L’accès à la mer démocratisé

    « Le projet est né en 2021, d’une volonté de la préfecture pour l’égalité des chances, de mettre en place des activités pour les familles qui ne partaient pas en vacances », explique le directeur de l’association. « Il a été pensé pour inclure les parents, composés à 95% de mamans qui accompagnent leurs enfants. Elles font partie intégrante du projet depuis 6 ans. Maintenant, elles savent nager et le plaisir est partagé entre les enfants et les parents. » Brahim Timricht prévoit près de 200 participants cette année, « encadrés par des moniteurs et maîtres-nageurs diplômés, salariés à l’année ou vacataires du Grand Bleu ».

    En attendant samedi, tout le monde semble impatient, enfants comme adultes… « Il y a déjà des invitations qui sont parties vers les associations et les centres de la ville qui sont venus s’entraîner toute la saison. Les Olympiades du 8 août, c’est le point d’orgue de ce projet ! Moi, je vis ces Olympiades avec autant d’enthousiasme que je les prépare », se réjouit Brahim Timricht.

    Olympiades du Grand bleu, samedi 8 août, plage de Corbières, à partir de 13h. Gratuit.

  • L’hôpital Edouard Toulouse restera desservi par la RTM

    L’hôpital Edouard Toulouse restera desservi par la RTM

    Dans le cadre de la refonte de son réseau de bus, la RTM prévoit de supprimer l’historique ligne 97. Le 31 août elle sera remplacée par la ligne B14 qui relie le centre-ville à Notre-Dame-Limite et à l’hôpital Nord. Mais dans le tracé révélé en 2023, la déception était de taille : l’arrêt devant l’hôpital psychiatrique disparaît de la carte.

    L’arrêt réintégré

    L’hôpital Édouard Toulouse et son millier d’agents hospitaliers couvrent un secteur en patientèle en santé mentale qui comprend les 1er, 2e, 3e, 13e, 14e et 15e arrondissements de Marseille ainsi que les communes de Septèmes-les-Vallons et des Pennes-Mirabeau. « Le besoin en transport en commun y est énorme ! Comment imaginer un service public hospitalier sans liaisons ? » s’étranglait le secrétaire départemental adjoint de Sud Santé Sociaux en découvrant le tracé. Sur les réseaux sociaux, les riverains et les usagers se sont aussi très largement alarmés de cette décision. Les courriels et alertes adressés à Martine Vassal, alors présidente (DVD) de la Métropole n’y avaient jusque-là rien changé. « Supprimer la ligne 97, ce n’est pas seulement modifier un réseau de bus », a appuyé le 5 août dernier, à quelques semaines de la mise en service de la nouvelle ligne, le syndicat Sud Santé dans un mail à l’adresse du nouveau président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard. « C’est compliquer l’accès aux soins, fragiliser les conditions de travail des personnels et abandonner des milliers d’usagers qui dépendent au quotidien des transports en commun ».

    Et la nouvelle est arrivée. La direction de la RTM indique que le tracé envisagé par la métropole dans le cadre de la réorganisation du réseau n’a pas été celui qui a été validé par la régie.

    La nouvelle présidente (DVG) du conseil d’administration de la RTM, Samia Ghali, « ne souhaite pas enclaver la desserte de l’hôpital. Elle a demandé de réintroduire l’arrêt Édouard Toulouse dans le tracé », précise la direction. « Après plus de trois années de mobilisation, de courriers, d’interpellations et une pétition réunissant plus de 240 signatures, nous avons obtenu… le maintien d’un service public qui existe depuis plus de 48 ans ! » se félicite avec soulagement le syndicat.

  • La gestion du couvent Levat devrait changer de main

    La gestion du couvent Levat devrait changer de main

    La convention d’occupation de l’ancien couvent des sœurs de la congrégation des Victimes du Sacré-Cœur de Jésus arrive à son terme. Pour décider de l’avenir de ce site remarquable de 17 000 m2, dernier poumon vert du quartier, la municipalité va lancer très prochainement un AMI, sur lequel elle devra statuer en janvier 2027.

    Depuis sa bascule dans le domaine communal, le couvent accueille une pépinière d’artistes, des événements culturels y sont programmés et dans son vaste parc, les jardins familiaux continuent à y être cultivés. L’accès au public y était cependant « trop conditionné aux activités des gestionnaires » reprochaient les associations du quartier réunies au sein du Collectif des habitants organisés du 3e (CHO3).

    Interrogé sur l’avenir du couvent, le maire (PS) du secteur, Anthony Krehmeier nous assurait il y a quelques semaines : « la vocation du site restera artistique et culturelle, la quarantaine d’ateliers d’artistes seront pérennisés, car il en faut, c’est un besoin, et ces cellules de 8 m2 ne permettent guère d’autres usages ». Il précisait que la Ville souhaitait « ouvrir davantage l’accès du jardin au quartier, au public en général, sans toutefois le fragiliser ».

    La préservation du jardin et du verger créés par les religieuses qui y vivaient depuis 1843 en totale autarcie pour se consacrer au silence et à la méditation mérite en effet une attention particulière. En 2023, un manque d’attention lors des manifestations organisées, avait conduit à retirer la gestion de la serre et du verger à la structure gestionnaire, au profit de L’Hydre. Pour la nouvelle convention, la Ville prévoit d’intégrer le jardin au domaine public. Ce changement de statut juridique exige d’en passer par un appel à manifestation d’intérêt (AMI). La gestion future du site est donc ouverte à la concurrence. Mais le jardin devrait tomber sous l’administration de la direction municipale de la Nature en Ville.

    L.E.V.A.T. seul en lice ?

    En janvier 2025, en proie à des difficultés financières, le gestionnaire avait annoncé ne plus souhaiter continuer l’aventure au couvent. Déjà investies sur le site, mais avec une vision collective de la gouvernance, 18 structures du quartier se réunissent au sein d’un collectif L.E.V.A.T. et après 18 mois de réunions, définissent leur feuille de route. Présentée le 11 juillet, elle dresse les grands axes d’un projet pour un lieu « davantage tourné vers les besoins du quartier ». Les 41 ateliers d’artistes y sont maintenus sur les deux étages du bâtiment principal. Le rez-de-chaussée accueillerait des espaces partagés pour les associations avec une cuisine collective.

    Dans un article de Marsactu publié le 11 juillet dernier, Karine Terlizzi, directrice de Juxtapoz, annonçait avoir finalement décidé de répondre à l’AMI. Avec des propos plus que maladroits à l’adresse du collectif concurrent, elle attisait le feu dans la bataille pour la reprise de gestion. Dans une publication sur les réseaux sociaux le 6 août, face au tollé de L.E.V.A.T., cette dernière fait son mea culpa « Des mots que je regrette » admet-elle en présentant des excuses accompagnées d’une volte-face : « Dans ce contexte, nous avons pris la décision de ne pas répondre à l’AMI lancé prochainement par la Ville de Marseille ».

  • Lolassonn Djouhan, ambitieux à Birmingham

    Lolassonn Djouhan, ambitieux à Birmingham

    Il est tout simplement l’athlète le plus expérimenté de l’équipe de France, en compagnie du marcheur Aurélien Quinion. Du haut de ses 35 ans, le lanceur de disque Lolassonn Djouhan a déjà 23 sélections avec les Bleus et va en compter une de plus dès la semaine prochaine. Sur le sol anglais, à Birmingham, le pensionnaire du Martigues Sport Athlétisme va vivre de nouveaux championnats d’Europe. Une énième compétition internationale avec des objectifs importants. « Je suis le 12e Européen de l’année en comptant Ramona [site de lancer aux États-Unis avec des conditions extrêmement favorables pour performer, ndlr], mais sans Ramona je suis 4e. Je me souhaite le meilleur, j’aimerais déjà passer les qualifs et une fois que je suis en finale, m’approcher le plus possible de la boîte. C’est vraiment l’objectif principal », énonce-t-il.

    Lolassonn Djouhan vit actuellement une saison pleine, de par la régularité de ses lancers lointains. Une année 2026 qui lui apporte de la confiance avant la principale échéance de son été. Pas moins de quatre jets à plus de 67 mètres recensés, dont un à 68m97, de quoi en faire un outsider à Birmingham. « Je pense que c’est la meilleure saison que je fais depuis très longtemps. Je suis régulier à plus de 66 mètres. J’ai appris plein de choses sur ma technique, sur ce que j’étais encore capable de faire. Après, j’ai eu des petits pépins physiques à la hanche et une double hernie discale, qui sont venus un peu me rattraper en fin de saison. J’ai fait une infiltration la semaine dernière et ça va beaucoup mieux. Maintenant, on croise les doigts pour que le corps se remette et qu’il soit en forme pour les Europe. »

    Un 11e titre de champion malgré la douleur

    Ces blessures arrivent de toute évidence au pire moment. L’hernie discale s’est déclarée il y a un mois, freinant la progression du discobole né à Montargis (Loiret). « Je vais à Alès, puis je relance à Cannes et là mon dos est mort, il ne veut rien savoir. J’ai fait les France comme ça, en serrant les dents. J’ai quand même gagné, c’était l’essentiel. » Une victoire avec un peu plus de 61 mètres mesurés, mais, en effet, l’essentiel était ailleurs puisque Lolassonn Djouhan s’est emparé d’un 11e titre national au lancer du disque. Une collection déjà bien remplie pour le recordman de France de la discipline (70m25).

    Ces performances de pointe, le lanceur les doit également à sa coach Magali Brisseault Waldet. Le duo s’entraîne au pôle France de Boulouris (Var) et l’athlète n’adresse que des louanges à son entraîneuse marseillaise. « On va dire que souvent, être coaché, c’est savoir entendre ce que la personne a à dire. Ce n’est pas juste choisir quelqu’un ou s’entraîner. Il faut que le cerveau de la personne en face soit réceptif. Ce que j’aime bien avec Magali, c’est que je suis très réceptif à ce qu’elle me dit. Techniquement parlant, elle est très forte. Elle arrive à me recentrer quand je commence à faire n’importe quoi dans mon plateau. C’est pour ça qu’elle m’apporte beaucoup d’un point de vue professionnel. » Les valises sont désormais prêtes pour Birmingham, avec le but qu’elles soient lourdes de quelques centaines de grammes au retour.

  • L’Athletic Bilbao, adversaire de prestige des Olympiens

    L’Athletic Bilbao, adversaire de prestige des Olympiens

    Le 17 mai, c’était il y a près de trois mois. Trois mois que l’Olympique de Marseille n’a pas joué de match au stade Vélodrome. Ce dimanche, sur les coups de 17h30, les hommes de Bruno Genesio vont retrouver leur antre pour une rencontre amicale de gala. L’Athletic Bilbao se déplace sur le boulevard Michelet, pour ce qui sera un 4e rendez-vous de pré-saison pour les Phocéens. Après Nice (0-3), Nîmes (2-1) et Al-Shahania (3-0), l’adversaire monte encore d’un cran avec le club espagnol. Les Basques font partie des épouvantails de la Liga, bien qu’ils sortent d’une saison médiocre, bouclée à la 12e place.

    Leur préparation estivale est pour le moment sans défaite, avec six rencontres face à d’autres formations ibériques, dont trois professionnelles. Il y a eu Eibar (2-2), Santander (3-0) et plus récemment Burgos (3-0). Les pensionnaires de San Mames ont d’ailleurs pu compter sur le retour d’Inaki Williams, leur ailier star, présent à la Coupe du monde avec le Ghana.

    Genesio fait avec

    les moyens du bord

    La pré-saison marseillaise prend un autre virage avec ce match face à Bilbao. Après ce face-à-face, il ne restera plus que 12 jours avant l’ouverture du championnat, contre Strasbourg, toujours au stade Vélodrome. Même si l’équipe a encore du mal à se dessiner, certains joueurs ont obtenu beaucoup de minutes ces dernières semaines. C’est le cas des plus jeunes, comme Alexi Koum et Kelyann Bezahaf, mais aussi d’Igor Paixao, Jeffrey De Lange ou encore Angel Gomes.

    Aussi engagés dans « leur » Coupe du monde, l’Américain Timothy Weah et le Canadien Derek Cornelius sont revenus à l’entraînement et pourraient fouler la pelouse, ce dimanche.

    Match amical

    Stade Vélodrome (17h30)

    MARSEILLE : De Lange – Emerson, Koum, Balerdi, Weah – Hojbjerg, Gomes, Nnadi – Paixao, Abdallah, Maupay

    BILBAO : Padilla – Berchiche, Areso, Alvarez, Paredes, Rego – Jauregizar, Sancet, Sanchez – Berenguer, I.Williams

  • [Week-end] Au camping Arc-en-ciel à Aix, le pari de la simplicité

    [Week-end] Au camping Arc-en-ciel à Aix, le pari de la simplicité

    Dans un monde de camping ou chalets, mobile homes et gestionnaires, dessinent peu à peu le paysage des vacances en plein air ici, on arrive en plantant les piquets de sa tente dans les sols, ou sa caravane, devant laquelle on détend les stores banne, au-dessus d’une table en plastique posée pour le mois. Au Camping Arc-en-ciel, « ce qu’on a gardé, c’est l’authenticité du camping, comme il a commencé dans les années 1950 », résume Cécile. Ici, cinquante-cinq terrains nus composent ce lieu de vacances familial, dont la gérance est passée de génération en génération. Avant elle, sa mère, Corinne, toujours occupée à la maintenance dans les allées du camping, en était à la tête.

    Pour Cécile : « On résiste, en quelque sorte. » Notamment aux spéculations de promoteurs, gourmands d’un terrain situé aux portes de la ville : le centre, est accessible à pied. Derrière le bureau de l’accueil, l’actuelle gérante des lieux jongle entre accueil, administration, réservations par téléphone. « Je travaille encore un peu à l’ancienne, je n’ai pas de centrale de réservation, j’ai mon site internet et les gens me font leur demande par mail. Obligé. J’ai un camping atypique, avec des coins des recoins, des emplacements qui ne sont pas de la même superficie… »

    « On se charge de tout »

    La saison a démarré dès la mi-mai. Au mois de juillet, les journées battent déjà leur plein, démarrées à sept heures, pour Cécile, et sans horaire de fin. Il faut répondre aux diverses demandes, accueillir, gérer les « imprévus ». « Qui ne sont pas toujours mauvais ! Comme on est un camping familial, on est donc régulièrement invités à manger, boire l’apéro… C’est du relationnel, ça fait partie du travail », précise-t-elle.

    Pour preuve, à l’accueil, des photos de vacanciers fidèles
     « on n’a quasiment que ça » – trônent de partout. Certaines, abîmées par le temps, capturent les années 1960, 1970. Idem, dans la salle des fêtes ouverte aux jeunes « pour qu’ils puissent faire la fête », indique Corinne qui, entre deux tâches, désignera plusieurs tuiles accrochées au mur, peintes par des habitués. Parmi les centaines d’anecdotes que racontent mère et fille – sur chacun des vacanciers croisés, sur les lieux – il y a ce pont des Trois Sautets, qui enjambe le fleuve de l’Arc et fait le lien entre les communes de Meyreuil et d’Aix. « Quand mon père a racheté dans les années 1950, il a eu l’honneur de recevoir Churchill, qui était un peintre magnifique. Il venait là, il mettait sa voiture à gauche… », pointe Corinne. « À la fin de sa vie, il avait suivi les pas de Cézanne. Il est venu deux années de suite ici », complète Cécile. Le temps d’un tour du camping, on prend des nouvelles de l’un, on s’arrête boire un verre chez cette famille… Ce qu’elles préfèrent dans cette vie-là ? « Le contact avec les gens », répond, sans hésiter, Corinne. « Sinon, on prendrait du personnel ! C’est un challenge avec chaque client », poursuit Cécile. Qui, malgré, l’aspect bon enfant des vacances, rappelle : c’est « du travail toute l’année », pointe la gérante, qui ouvre les portes d’un atelier dont les murs sont emplis d’outils de jardinage, de mécanique… Les mois de fermeture sont, entre autres, rythmés de journées entières dédiées à l’administratif, toujours plus exigeant. Un salarié à l’année les aide. « Autrement, on se charge de tout. »

  • Le plan de végétalisation d’Arles reçu froidement par l’opposition

    Le plan de végétalisation d’Arles reçu froidement par l’opposition

    L’urgence climatique appelle une stratégie beaucoup plus globale », affirme le groupe d’opposition de l’Union pour Arles dans son communiqué de jeudi, en réponse au plan de végétalisation d’Arles annoncé le 22 juillet par la Ville dirigée par Patrick de Carolis (Horizons).

    Au menu du plan municipal, « végétaliser davantage la ville et identifier les espaces où le végétal peut apporter un bénéfice climatique concret », « créer davantage d’ombre et de fraîcheur dans les espaces publics », et « mieux adapter les logements et les bâtiments anciens aux enjeux du confort d’été ». La Ville indique planter 300 arbres chaque année pour un investissement moyen de 100 000 euros à cet effet.

    Les oppositions républicaines ont accueilli froidement ces propositions. À gauche, l’Union pour Arles regrette de ne pas y « intégrer la rénovation thermique des logements, la désimperméabilisation massive des sols, des îlots de fraîcheur, des fontaines et points d’eau, des ombrières, la végétalisation des écoles, l’adaptation des matériaux utilisés dans l’espace public, mais également la protection des populations les plus fragiles » car « le changement climatique est aussi une question de justice sociale » selon le groupe.

    « Impossible seuls »

    « Nous ne pourrons pas relever seuls un défi d’une telle ampleur » alerte l’Union pour Arles, qui demande comme durant la campagne « l’ouverture d’une négociation avec l’État » pour obtenir un statut particulier pour la plus grande commune de France, pour « financer durablement l’adaptation au changement climatique » et les propositions du groupe.

    L’opposant (DVC) Jean-Michel Jalabert estime quant à lui que « l’effet d’annonce prend le pas sur une véritable stratégie : on rebaptise l’existant », pointant « des plantations d’arbres déjà engagées et difficilement entretenues » et « un permis de végétaliser qui existe déjà depuis 15 ans ».

  • [Memoire ouvrière] Lucien Molino. Le mouvement de grève s’élargit

    [Memoire ouvrière] Lucien Molino. Le mouvement de grève s’élargit

    Le moment était venu de passer à une action d’envergure et demandait que tous les travailleurs soient consultés sur cette action. Cette question souleva une déclaration solennelle de Léon Jouhaux : « Ce n’est pas sur le débat lui-même que je veux parler, déclara-t-il, je veux simplement souligner une déclaration consécutive à la décision que vous avez prise hier. » Il ajouta, soucieux de ne pas diviser le CCN : « Je refuse de souscrire à une décision qui en faisant dépendre l’activité syndicale d’autres assemblées que les assemblées régulières risque de briser l’unité ouvrière. »

    Benoît Frachon lui répondit que : « Dans la résolution et le manifeste votés, il a été indiqué que les ouvriers seraient appelés à connaître les propositions que nous faisons pour eux, qu’ils seraient appelés à donner leur avis sur ces propositions et que le prochain comité confédéral du 19 décembre, organisme régulier des organisations syndicales, prendraient des décisions ; par conséquent, je préférerais que Jouhaux me dise au lieu de parler de décision anti-statutaire : nous ne voulons pas que l’on occulte les ouvriers, cela serait plus clair et plus net. »

    Défendre l’unité

    Tout au long de ces débats, on sentait les efforts des scissionnistes pour préparer la scission en se servant du plan Marshall dans un objectif anticommuniste et anti-soviétique. À Marseille, Le Provençal n’était pas en reste. Dans son numéro du 14 novembre, un placard non signé proclamait « Travailleurs, prenez garde ! Attention aux grèves politiques ; avant toute décision, exigez : 1° le vote à bulletin secret / 2° le dépouillement et l’affichage du résultat. » Les socialistes marseillais affirmaient ainsi leur opposition au développement des grèves et aux revendications ouvrières. Pourtant, le 14 novembre, la grève s’élargissait après consultation des travailleurs.

    Ainsi, l’assemblée générale des marins qui avait décidé la reprise du travail reconsidérait sa décision et se joignait à la grève.

    Il est vrai que le syndicat des officiers observait à l’égard des marins en grève une neutralité bienveillante afin de ne pas porter préjudice à leurs actions. Cette prise de position leur valut une violente « Lettre ouverte » de Jean Fraissinet dans Le Méridional qui déclara : « En décidant d’adopter à l’égard d’un tel mouvement une “attitude bienveillante” les dirigeants des syndicats d’officiers, qu’il nous soit permis de l’observer, ne peut faire preuve que d’hypocrisie, de lâcheté et de candeur. » La continuation de la grève des marins paralysa totalement le trafic du port. Le conseil syndical des dockers élargi au comité de grève décida à bulletin secret, 64 voix contre une : qu’aucun débarquement de marchandises n’aurait lieu. La fédération algérienne des commerçants, alarmée par la prise de position des dockers, demanda par télégramme au préfet d’intervenir.

    à suivre la semaine prochaine…