Il aura fallu deux ans de travail avant que l’équipe du Centre Ressource n’ai en main les clefs du Château de la Saurine. L’association, qui accompagne des patients atteints de cancer travaillait à transférer ses activités au cœur de cette bâtisse. C’est chose faite, depuis vendredi dernier, jour où les équipes de l’association ont signé l’acquisition du lieu. « Une étape essentielle dans le développement de notre projet et dans la concrétisation d’un lieu pensé pour accueillir, soutenir et accompagner les personnes concernées par le cancer, ainsi que pour former les soignants, dans une approche globale et humaine de la santé », réagit Stéphane Salord, président du Centre Ressource. Lors de précédentes rencontres, l’association envisageait une installation d’ici l’année 2027. Si la valeur du bien n’est pas communiquée, ce sont un financement bancaire, le soutien d’investisseurs particuliers et une opération de financement participatif qui ont, entre autres, permis l’achat du château.
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Les Diables rouges donnent une leçon de réalisme aux Spartiates
Les Spartiates sont tombés, ce mardi, face à une équipe de Briançon impeccable à la finition. Marseille termine l’année à domicile par une défaite 4-1 en ayant largement dominé les débats. Les locaux ont fait face à un gardien haut-alpin de gala.
Marseille a effectué une pression maximale sur les Diables Rouges lors de ce premier temps. Une multitude de tirs (18 !) et de grandes occasions de buts tout au long des vingt premières minutes du match. Malheureusement pour les Bleus et Noirs, sans aucune réussite. Toute la patinoire a bien cru à une ouverture du score mais le palet n’a tapé que l’intérieur du poteau. Cette situation a amené à une interruption puisque les fans ont lancé leurs peluches sur la glace, comme prévu au premier but. Mais, encore une fois, ce palet n’était pas rentré dans la cage.
Briançon a frappé aux moments idoinesComplètement contre le cours de jeu, Briançon a trouvé la faille à deux reprises alors qu’ils jouaient à un de plus. Deux infériorités numériques sévèrement données par les arbitres et deux buts marqués par les visiteurs. Entre ces réalisations, Elias Ruusu avait permis aux Marseillais de trouver les filets. 4 tirs en une période, pour 2 buts, les Diables Rouges en réussite maximale. Grâce à de nouvelles supériorités numériques, les Haut-Alpins marquent deux autres fois au début du dernier tiers-temps. Au tour de Bisson puis de Cal de battre Libor Kasik. Le score est monté à 4-1, un écart trop conséquent pour espérer une remontée. Marseille s’incline donc pour sa dernière au Pomge, en 2025. Quatrième succès de rang à l’extérieur pour Briançon, qui continue sa remontée au classement de Ligue Magnus.
Marseille 1 – Briançon 4 pour 27e journée de Ligue Magnus au Palais omnisports
Buts : Ruusu (35e) pour Marseille ; Abramov (28e, 39e), Bisson (42e), Cal (48e) pour Briançon
Marseille : Kasik – Pettersson, Lindgren, Bourgeois, Coulaud, Ruusu, Cantagallo, Corvez – Welsh, Bouvet, Nsonsa-Kitala, Wong, Thompson, Lavoie, Tavernier, Stromberg, Lavoie, Dair, Colotti, Joubert Entraîneur : Luc Tardif Jr
Briançon : Outhouse – Bisson, Pouncy, Faure, Dame-Malka, Bermont-Gonnet, Despatie – Vrielynck, Fine, Barnaby, Bonnardel, Abramov, Persson, Dubois, Cal, Stromberg, Berard
Entraîneur : Pierre Bergeron
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Le périmètre du permis de louer élargi aux îlots voisins du centre-ville
L’extension du permis de louer aux îlots voisins du centre-ville d’Aubagne vient d’être annoncé par la Métropole. Le dispositif débutera à compter du 1er janvier 2026. Dans un communiqué paru ce lundi 22 décembre, la Métropole Aix-Marseille Provence annonce donc renforcer son dispositif de détection de logements dangereux ou insalubres. La ville d’Aubagne figure parmi les dix communes du territoires à bénéficier de ce dispositif, lancé en 2019 à la suite des tragiques effondrements dans la rue d’Aubagne à Marseille entraînant la mort de huit personnes.
Ce sont désormais 1 327 logements aubagnais qui sont dans le viseur de l’institution contre initialement 565 logements recensés dans le périmètre du centre ancien au 1er juillet 2023. Les propriétaires bailleurs, ou leurs agences, doivent obligatoirement obtenir une autorisation de mise en location ou de re location « à usage de résidence principale, vides ou meublés. », indique la collectivité dans son communiqué. Une décision en faveur des résidents motivé notamment par l’état préoccupant du bâti du centre ancien. En ce qui concerne la procédure de demande de permis de louer, celle-ci
« est la même, elle n’est pas plus renforcée », précise la Métropole d’Aix-Marseille.Une réunion se tiendra le mercredi 14 janvier à 18h afin de présenter le dispositif à l’ensemble des professionnels concernés à l’Espace des Libertés, salle Simone Veil. « Le dispositif tend à s’élargir sur les communes qui en font la demande », indique la Métropole, pour autant, « aucune extension supplémentaire n’est prévu pour le moment ».
Une belle perspectiveL’initiative est encourageante selon les retours effectués par la Métropole : 3 756 logements ont eu un « avis favorable » à la location depuis le lancement du dispositif en 2019 et 794 logements sont « devenus décents », suite à la réalisation de travaux contraints par le permis de louer. Le communiqué stipule tout de même que les bailleurs sociaux ainsi que les logements faisant l’objet d’une convention d’« aide personnalisée au logement », avec l’État ne sont pas concernés.
Information et fiche détaillée de demander à consulter sur le site internet de la ville d’Aubagne.
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Ligne très haute tension : l’État temporise encore
Temporiser pour mieux franchir l’obstacle. Dans leur rapport publié ce jeudi après trois mois et demi de débats sur la décarbonation et la réindustrialisation du golfe de Fos, les services de l’État actent le report de leur décision sur la réalisation d’une ligne très haute tension pour alimenter en électricité la zone. Exigeant de nouvelles précisions au gestionnaire public du réseau, RTE.
« Le principal point de divergence, source d’une participation importante du public et d’échanges nombreux, parfois très vifs, est celui de l’alimentation électrique de ce territoire », reconnaît d’emblée le rapport de la préfecture. Même si la nécessité de renforcer le réseau fait globalement consensus : « L’augmentation de la puissance électrique à cette échéance est nécessaire pour tenir l’objectif de décarbonation et de réindustrialisation de la deuxième zone industrielle la plus émettrice de gaz à effets de serre en France », insiste ainsi le document de près de 80 pages. Pour cela, est-il expliqué, l’option d’une ligne aérienne proposée par RTE « est la plus efficace », face au « grand nombre d’inconnues » du projet alternatif porté par le collectif THT 13-30.
Les opposants pas convaincusMais avant de prendre une décision définitive et de lancer la déclaration d’utilité publique (DUP) qui ouvre la voie aux expropriations, « l’État demande à RTE de poursuivre les travaux nécessaires relatifs au renforcement du réseau électrique, afin de répondre à l’objectif de fournir 4 GW en 2030 aux industriels de la zone de Fos – Étang de Berre », énonce le rapport dans ses engagements pris. Une façon de répondre aux inquiétudes des associations écologistes. « Les enjeux environnementaux seront considérés comme des enjeux de premier ordre dans le cadre de l’instruction des autorisations requises », promettent ainsi les services de l’État. Opportunément, cela permet aussi de passer le cap des municipales à venir.
Pas de quoi rassurer les opposants. « La solution aérienne imposée par l’État menace directement des espèces parmi les plus rares de notre territoire », dénonce ce mardi le président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), Allain Bougrain Dubourg. D’ores et déjà, il promet : « Nous utiliserons tous les recours possibles pour obtenir la révision du projet et la prise en compte réelle des alternatives compatibles avec la protection de la biodiversité. »
Dans nos colonnes ce week-end, le préfet de région Jacques Witkowski assurait pourtant que « nous n’avons pas pris le parti d’une forme de projet ». « Le choix porté par l’opérateur un peu à la façon de la barbe du capitaine Haddock “dessus-dessous” doit pouvoir être très justifié afin de savoir pourquoi on écarte et pourquoi on retient », justifiait-il.
Un plan pour le resteDerrière l’arbre de l’énergie, le rapport revient aussi sur la forêt de défis à relever. Qu’il s’agisse des services publics, en particulier sur la modernisation de l’hôpital de Martigues, de l’alimentation en eau industrielle, du logement, de la formation, des transports. Des enjeux cette fois énumérés dans le plan partenarial d’aménagement que les collectivités ont approuvé au fil du mois de décembre, avec 680 millions d’euros d’investissements programmés d’ici 2030 (notre édition du 11/12). « Il reste de l’ordre de 107 millions d’euros à financer en plus sur les cinq prochaines années », reconnaît cependant l’État. Qui promet de poursuivre la concertation, face à « une forte attente du public envers les collectivités locales et l’État, dans la mise en œuvre d’un certain nombre de projets annoncés de longue date ».
« L’État demande à RTE de poursuivre
les travaux nécessaires. » -

Le contournement routier et sa gratuité font débat
Je suis extrêmement favorable au projet de contournement autoroutier d’Arles » affirme d’emblée le maire Horizons Patrick De Carolis lors du conseil municipal du 18 décembre. À « condition sine qua non de pouvoir circuler librement sur le territoire de la ville », affirme le maire, dans l’idée de « la gratuité d’une partie des péages ».
C’est le point d’objection principal de l’opposition. Selon le conseiller municipal d’opposition Cyril Girard (EELV) « rien n’est gratuit et l’espérer pour les arlésiens revient à contredire le principe d’équité qui veut que pour un même parcours, on paye la même chose ».
« C’est l’État qui décidera »L’opposante écologiste Virginie Maris enfonce le clou : « la réglementation européenne interdit le report de tarifs sur une section », ce qui veut dire qu’« on ne peut pas exporter le financement d’une section d’autoroute sur celui d’une autre section ». Patrick de Carolis, en réponse, affirme avoir « obtenu la gratuité sur les 2/3 du parcours », mais qu’en définitive, « c’est l’État qui décidera ». Marie-Amélie Ferrand-Coccia, ancienne adjointe passée dans l’opposition, complète : « l’État a fait une exception pour le territoire en la matière ».
Nicolas Koukas (PCF) parle d’une « illusion de gratuité qui trompe les Arlésiens ». L’élu propose « la mise en œuvre d’une convention citoyenne de 10 mois pour permettre aux habitants de prendre le temps nécessaire pour examiner le projet » et préparer une consultation populaire « pas pour ou contre, mais à choix multiples ».
L’édile « ne change pas d’avis », même compte tenu de l’opposition de son adjointe Eva Cardini qui « sait depuis 5 ans qu’on ne peut pas faire autrement qu’en faisant payer les Arlésiens ». Motion adoptée.
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Le BUS, une infrastructure routière qui fait grand bruit
Alors que le collectif CANBUS s’active et mobilise pour empêcher le prolongement du Boulevard Urbain Sud (un linéaire prévu sur 8,5 km de l’échangeur Florian jusqu’à la traverse Parangon) et épargner le jardin de la Mathilde, les jardins familiaux Joseph-Aiguier et la pinède du Roy d’Espagne, la Métropole lance un marché pour poursuivre l’isolation acoustique des bâtiments impactés sur les 3 km de la section livrée en 2021 jusqu’au boulevard de Sainte Marguerite.
A ce jour, les menuiseries de 126 logements ont déjà été remplacées via un dispositif de subventions que la Métropole veut étendre. Pour s’assurer de l’impact réel de l’infrastructure décriée, une mise à jour en juin 2021 de l’étude acoustique de 2016, a mis en évidence « la nécessité de traiter 570 bâtiments supplémentaires par rapport aux 117 bâtiments initialement prévus » et ce en dépit de 5 kilomètres de murs de clôture acoustiques déjà posés.
La réglementation impose au maître d’ouvrage des mesures de protection en cas de dépassement des seuils de 60/65 décibels le jour (6h-22h) et 50/55 décibels la nuit (22h-6h). Pour donner un ordre d’idée, le niveau sonore à moins de 8 mètres d’un véhicule roulant à 50 km/h se situe autour de 70/75 décibels. La somme de 10 véhicules augmente le niveau de bruit global de 10 décibels, soit 80/85 décibels. Le bruit montant, sa perception est amplifiée aux étages. D’où l’isolation acoustique des façades proposée.
Un trafic encore sous-estiméAutre problématique soulevée, la sous-estimation du trafic pris en compte dans les études. Si du côté de l’A50, il est projeté que le BUS passerait de 40 000 véhicules/jour en 2021 à près de 49 000 en 2040, il était observé en 2021 que du coté de Sainte Marguerite (où les travaux d’aménagement d’un rond-point débutent), le BUS était déjà parvenu à son niveau projeté de trafic 2040 avec près de 28.000 véhicules/jour. « Il est donc possible que le trafic sur le BUS soit sous-estimé sur certaines sections », analyse l’étude de 2021 qui recommande de « refaire une étude de trafic pour mieux apprécier les trafics de long terme, voire de majorer les isolements des bâtiments à traiter dans cette éventualité, surtout que le BUS doit être prolongé vers le sud, ce qui risque d’induire des trafics supplémentaires. »
D’où la possibilité qui est donnée de réaliser de nouvelles mesures acoustiques par logement « à la demande des propriétaires notamment au regard d’une éventuelle évolution du trafic routier », propose la Métropole.
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Des opérations de sécurisation pour les fêtes
C’est une consigne ferme de notre ministre de l’Intérieur, de rassurer les fidèles quels qu’ils soient et quel que soit le lieu de culte », appuie le directeur de cabinet adjoint de la préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône. Depuis l’esplanade de la Bonne Mère ce mardi, le sous-préfet Pierre Gilardeau a présenté à la presse le dispositif déployé pour sécuriser les offices de Noël dans tout le département. Ainsi, quelque 230 effectifs de police nationale vont être déployés aux abords des lieux de culte à Marseille. « Nous allons avoir nos effectifs en tenue, visibles, qui mettent pied à terre et qui sortent des voitures pour se montrer et sécuriser tous les fidèles », détaille-t-il. Avec l’objectif d’être présent à l’entrée ou à la sortie des fidèles, et une garde statique pour les offices les plus fréquentés. S’ajoutent aussi 110 CRS « qui vont être mobilisés sur le centre-ville et sur des cités de Marseille », précise le sous-préfet. Sans compter les patrouilles des militaires de la force Sentinelle et les équipages de police municipale également déployés. En zone gendarmerie, plus de 300 gendarmes sont également mobilisés ou mobilisables pour assurer la protection des 118 lieux de cultes concernés. « Nous nous voulons dissuasifs et visibles pour rassurer », insiste Pierre Gilardeau, ajoutant que des contrôles routiers sont aussi prévus. Un arrêté interdisant la vente et le transport d’artifices est également en vigueur depuis lundi, « ce qui va aider les forces à opérer des contrôles des commerces, de transporteurs ».



