Tag: Bouches-du-Rhône

  • Un plaidoyer pour favoriser le sport populaire

    Un plaidoyer pour favoriser le sport populaire

    Gouvernance partagée, accessibilité des équipements, financements sécurisés, égalité femmes-hommes, inclusion… Dans un plaidoyer co-construit depuis cet automne avec ses clubs et ses comités, la FSGT appelle les municipalités à remettre le sport associatif de proximité au cœur de leur action. Au-delà des mesures, elle propose une méthode.

    Née en 1934 de la fusion de deux fédérations de sports ouvriers (USSGT et FST) face à la montée du fascisme, la FSGT revendique un héritage et une vision. Celle d’un sport populaire, associatif et émancipateur. « La FSGT a mis l’accessibilité au sport pour toutes et tous au cœur de son projet », rappelle Thomas Valle, coordinateur général de la fédération.

    Le contexte budgétaire tendu renforce l’urgence. « Le mouvement associatif subit des coupes qui fragilisent un service d’intérêt général : l’accès aux activités physiques et sportives », alerte Céline Machado, coprésidente de la FSGT, qui plaide pour consacrer 1% du budget de l’État au sport. Et les municipales doivent être un tournant : « Le sport associatif ne peut plus être une variable d’ajustement. Les clubs, bénévoles et pratiquants doivent être associés aux décisions locales (…). Agir pour l’égalité, ce n’est pas communiquer, c’est transformer les conditions d’accueil, de pratique et de gouvernance. »

    Ce plaidoyer, adressé aux candidats de l’arc républicain, décline neuf propositions avec l’objectif de proposer des solutions opérationnelles, pensées depuis le terrain, et structurées autour d’une conviction : sans coopération locale, pas de service public du sport. Première brique : gouverner ensemble.

    Pour Timothée Brun, en charge du développement du pôle vie associative fédérée, il s’agit d’instituer des lieux stables de dialogue où élus, services, associations et habitants co-construisent les priorités. Cette « culture de coopération » s’incarne dans un projet associatif municipal, un document-cadre négocié, qui fixe les règles. Quand un conflit surgit pour un créneau retiré ou une subvention contestée, la FSGT préconise un dispositif de médiation. L’enjeu ? Protéger la capacité d’action des associations.

    Deuxième brique : faire du sport un bien commun local. La FSGT invite les villes à co-concevoir leurs politiques enfance/jeunesse et pratique familiale avec les clubs, en s’appuyant sur l’expertise de terrain en matière de créneaux ou d’accompagnements… Une approche qui doit irriguer la planification des équipements, leur rénovation et la construction d’infrastructures de proximité, multifonctionnelles et ouvertes sur la base d’une une mise à disposition gratuite et équitable et de critères objectifs entre clubs. La FSGT porte une attention particulière à l’application de la loi de 2022 pour l’accès aux installations scolaires hors temps d’école, et celle de 2005 leur accessibilité universelle.

    Troisième brique : agir à l’échelle réelle des pratiques, car les vies quotidiennes ignorent les frontières administratives. La FSGT prône une action à l’échelle des bassins de vie avec des coopérations intercommunales ou départementales, une articulation avec le tissu socio-économique (les CE propriétaires d’équipements), la mutualisation des infrastructures et les financements croisés.

    Sans moyen, il n’y a pas de sport associatif

    Quatrième brique : sécuriser l’assise financière des clubs en sortant de la logique des appels à projets pour revenir à des financements de fonctionnement pluriannuels, fondés sur des critères transparents. Ces conventions pluriannuelles d’objectifs partagés doivent être co-élaborées « avec des objectifs communs, lisibles, évaluables ». La FSGT propose d’intégrer l’égalité femmes-hommes dans les critères de subvention. On parle ici de conditions d’accueil, parité des responsabilités, accès aux fonctions dirigeantes, efforts de formation et encouragement à la pratique. Une incitation structurante qui pousserait les clubs à faire évoluer leurs gouvernances et leurs pratiques.

    Cinquième brique : inclusion et innovation sociale. De nombreux clubs FSGT portent des projets d’inclusion : actions contre les violences et discriminations, pratiques partagées entre personnes en situation de handicap et valides, événements dédiés à des publics éloignés… La FSGT demande aux villes de faciliter ces démarches, comme elle demande d’encourager la sobriété matérielle et d’accompagner la transition écologique par de la formation.

    Reste un pilier transversal : le bénévolat. Sans bénévoles formés, pas de club vivant. La FSGT propose que les municipalités déploient des offres de formation et orientent les acteurs vers les fédérations, Cros/Cdos (Comité régional ou départemental olympique et sportif), le Mouvement associatif. Un investissement à long terme qui professionnalise l’engagement tout en préservant sa gratuité.

    Au final, la FSGT ne livre pas un catalogue, mais une méthode de gouvernance locale du sport. « Sans moyens, il n’y a pas de sport associatif fort. Et sans sport associatif fort, il n’y a pas de société juste et solidaire », martèle Céline Machado, déterminée à faire du sport un levier de transformation sociale.

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    La FSGT adresse neuf propositions aux candidats et futurs élus municipaux, articulées autour de trois axes : le rôle des associations dans la vie démocratique locale, l’action municipale pour le développement du sport, de la vie associative et de l’éducation populaire, puis le soutien aux associations et clubs, espaces de construction de la citoyenneté.

  • [Grand entretien] Amine Kessaci : « Faire de Marseille, la vitrine de la lutte anti-narcotrafic »

    [Grand entretien] Amine Kessaci : « Faire de Marseille, la vitrine de la lutte anti-narcotrafic »

    La Marseillaise : Votre déclaration de candidature intervient après l’onde de choc créé par l’assassinat de votre frère Mehdi, le deuxième après Brahim, est-ce que cette décision a été longue à prendre ?

    Amine Kessaci : D’abord je suis un militant politique de longue date, depuis 2019. J’ai fait partie des jeunes avec le Printemps marseillais en 2020. J’ai fondé une association, Conscience. J’ai été candidat en 2024, aux européennes, puis aux législatives avec le Nouveau front populaire. Cet engagement ne sort pas de nulle part. Il y a une construction derrière, un engagement dans une famille politique, celle de la gauche, que je porte depuis un moment. Tout cela avant le 13 novembre. Il s’est passé ce que vous savez. Quelque chose qui m’a meurtri, qui m’a endeuillé une deuxième fois. Je ne veux pas me lamenter mais ça a rappelé la barbarie dont font preuve les narcotrafiquants. Je me suis levé à cette marche blanche avec une seule chose en tête : je ne me tairai pas. J’ai répété plusieurs fois « debout ! debout ! » Je ne peux pas me permettre après ça de rester assis. Il y a un enjeu à agir contre le narcotrafic concrètement, je suis fier et heureux que ma parole ait été entendue sur le fond. Jusque dans le programme. La décision d’être candidat n’a pas été simple. Je pensais d’un côté « je suis fatigué, je suis épuisé, je suis endeuillé » et puis j’ai vu les sondages, la campagne menée, j’ai consulté beaucoup d’acteurs de terrain. Et puis je me suis dit que je ne me voyais pas rester en retrait. Pour moi c’était évident.

    Pourquoi était-ce évident avec Benoît Payan ? Plusieurs de ses adversaires l’accusent de récupération ou d’instrumentalisation.

    A.K. : À ces personnes je dis : « attention vous êtes en train de m’insulter ». J’ai un cerveau, j’ai fait des études, je viens de publier un ouvrage. Je suis engagé depuis longtemps. J’ai une relation particulière avec le maire de Marseille, qui dépasse la politique. À ceux-là je dis : « merci de ne pas insulter l’intelligence de la jeunesse ». Bien sûr que beaucoup m’ont parlé, m’ont fait des propositions… comme si la lutte contre le narcotrafic était devenue « tendance ». Moi je porte une réponse globale, je pense qu’il faut s’unir sur cette question.

    Vous avez parlé d’une association des Villes contre le narcotrafic. En quoi, concrètement, cela consisterait ? Avez-vous déjà des réponses positives émanant d’autres villes que Marseille ?

    A.K. : Bien sûr. Et de tous bords politiques. J’ai porté la semaine dernière au Parlement européen, une résolution sur la réponse de l’Europe au narcotrafic. Elle a été signée par François-Xavier Bellamy qui est LR pour le groupe Parti populaire européen, Nora Mebarek, PS, pour le groupe des sociaux-démocrates, Grégory Allione, pour Renew-Renaissance, Marina Mesure pour LFI-The Left et je l’ai colporté avec Marie Toussaint pour les écolos. Ça montre bien que j’ai réussi à rassembler largement. Moi, c’est ce champ-là que je vois pour l’association des maires contre le narcotrafic. J’ai été candidat face au Front national dans les 13e et 14e arrondissements de Marseille lors des dernières législatives. J’ai été battu de très peu, à moins de 15 voix par bureau de vote. Donc oui, mon combat contre l’extrême droite est clair et elle n’a rien à faire dans ce projet. Concrètement à quoi servira cette association ? D’abord il ne faut pas mentir aux gens : on ne peut pas demander à des mairies de mener seules le combat contre la drogue. C’est un sujet national qui nécessite une réponse de l’État. L’Europe aussi doit jouer son rôle. Ce que je propose c’est une réponse coordonnée des maires sur l’enjeu du narcotrafic. Par exemple, comment on accompagne les jeunes vers l’emploi, comment on accompagne les familles après – malheureusement – un décès… Que fait-on de tous ces jeunes qui veulent sortir des réseaux ? Dans cette association nationale des maires, on va créer du lien pour permettre à un maire d’une petite commune du Rhône, d’interpeller celui de Bordeaux qui va lui confier un jeune qui veut sortir du trafic. Ce sera un moyen de créer des ponts, des liens, pour extraire les jeunes et les dépayser comme on dit. On souhaite systématiser des dispositifs, travailler au statut de repenti, comme en Italie. Je pense qu’on a beaucoup à reprendre des dispositifs italiens contre le crime organisé. Ils sont très en avance. J’ai eu l’occasion d’échanger à ce sujet avec Leoluca Orlando, ancien maire de Palerme ou l’écrivain et journaliste Roberto Saviano. Nous allons dans un premier temps structurer une association des maires à l’échelle nationale et mon souhait c’est qu’elle grandisse à l’échelle européenne en allant voir les Italiens, les Espagnols, les Belges… La DZ a des liens en Belgique, sème la terreur dans les rues de Bruxelles. On a besoin de cette réponse européenne.

    À l’intérieur de cette association, quel serait votre rôle ? Serez-vous le représentant de Marseille ?

    A.K. : Je n’ai pas cette ambition. Ce sera une association de maires, pour Marseille, c’est une évidence, ce sera notre maire qui nous représentera. Mon rôle, c’est de l’impulser, de la lancer, je présiderai le comité d’organisation pour mener à bien cette initiative.

    On vous connaissait homme de terrain, vous nous recevez dans un sous-sol, protégé par sept policiers. Comment allez-vous mener campagne ? Dans ces conditions aller à la rencontre des Marseillais ?

    A.K. : C’est plus compliqué qu’avant. Ça rappelle les conditions de création de La Marseillaise. C’est une forme de résistance. Depuis 2023, je n’ai raté aucune réunion d’association, de CIQ de mon secteur. J’ai sillonné tout le 13-14, on m’a vu à Château-Gombert, à Saint-Jérôme, aux Oliviers, à Frais-Vallon… Aujourd’hui, je veux dire merci à ces femmes et ces hommes qui assure ma protection, c’est important de le dire. Je ne suis pas dans une optique de vengeance ou de provocation. Je ne vais pas aller en plein deal à la Castellane et dire « venez on va se mettre en danger ». J’irai là où c’est possible, avec leur aval. L’idée est aussi de faire venir les gens à moi. J’échange beaucoup avec les responsables associatifs par téléphone, les mêmes que j’ai consulté avant de prendre ma décision sur ma candidature : des bénévoles de Conscience, des mamans de victimes, non pas pour leur demander leur aval mais leur avis sur cette forme d’engagement. J’ai été ravi des réponses que j’ai reçues. Depuis le 13 novembre, plusieurs autres jeunes ont été retrouvés morts, calcinés. La barbarie est arrivée à son paroxysme. Il y a toujours des menaces qui pèsent sur moi et j’en tiens compte mais… De quoi voulez-vous que j’aie peur ? On vient de m’arracher Mehdi, 20 ans, mort pour rien, parce qu’il était mon petit frère, on a brûlé mon grand frère Brahim quand j’avais 17 ans. Sérieusement de quoi je devrais avoir peur ?

    On vous a senti sonné lors de la marche blanche en hommage à Mehdi. Rétrospectivement comment qualifieriez-vous la réaction des Marseillais qui étaient là ?

    A.K. : De digne. Tout le monde était debout non pas pour crier, pleurer, s’apitoyer, mais pour dire : « Amine, tiens debout, on tient debout ». Pour moi, tout était flou, trouble, je me rappelle d’avoir vu ma mère, Benoît Payan, des responsables institutionnels. En revoyant les images, ces femmes, ces hommes, ces personnes âgées qui étaient là, debout, ça m’a beaucoup touché. Voir qu’il y avait des marches dans beaucoup d’autres villes de France, c’était pour moi une vague de lumière. Je voyais tout flou, tout sombre, ça m’a redonné de l’espoir.

    Qu’est-ce que ça dit de Marseille selon vous ?

    A.K. : Marseille, dans son histoire, a toujours qu’elle savait renaître de ses cendres, tenir debout face à l’impossible, aux dangers… C’est une ville qui fait naître l’espoir.

    Votre candidature n’est pas qu’un témoignage, elle s’accompagne de propositions. Quelles sont-elles concrètement ?

    A.K. : Sur les 10 mesures que nous portons contre le narcotrafic, 5 sont les miennes. Beaucoup disent de moi que je suis le Roberto Saviano français. Non, pas du tout. Moi je suis Amine Kessaci, je suis le frère de Brahim, de Mehdi, je suis responsable politique. Je viens pour apporter mes idées, au-delà des quotas et des questions partisanes. Je ne suis pas un commentateur, pas quelqu’un qui s’en tient à interpeller l’opinion dans la presse. Je l’ai toujours dit : en politique si l’on fait pour nous, sans nous, on fait contre nous. On va travailler de façon collective au sein du Printemps marseillais pour créer un dispositif d’accompagnement de familles des victimes en signant la charte du relogement. Qu’est-ce que ça dit de notre pays quand on vient retirer un logement à une maman parce que son fils est délinquant ou qu’il est tombé dans la drogue ? C’est terrible pour notre humanité, notre solidarité. Quand la République n’a pas été capable de protéger ses enfants, on va venir punir les mères ? Dans le livre que j’ai publié en septembre*, j’ai écrit une lettre à mon frère Brahim que j’ai intitulé « punir les mères pour tenir les fils ». Ça ne marche pas ! Il faut que les mamans puissent faire leur deuil, loin de là où leur enfant a été assassiné. On va me dire que les bailleurs sociaux le font déjà, si c’est le cas, alors actons-le, systématisons-le. Il faut que les bailleurs signent cette charte. On va s’y engager. De même, on s’engage avec le Printemps marseillais à doubler le nombre de policiers municipaux, avec 800 recrutements. C’est une manière de renouer avec la police de proximité que Nicolas Sarkozy a détruite. On va ouvrir dans chaque arrondissement, un commissariat de police municipale. On va se battre pour un nouveau contrat de sécurité avec l’État pour avoir plus de policiers nationaux. On va demander le retour d’une préfecture de police de plein exercice. Il y a besoin de moyens, de caméras de vidéosurveillance. Il faudra aussi faire un plaidoyer sur les moyens que la justice doit avoir. Mais j’insiste : la réponse face au narcotrafic n’est pas que sécuritaire.

    Quelles autres mesures estimez-vous nécessaire ?

    A.K. : La préoccupation en tête de la feuille de route du prochain mandat pour moi, c’est le logement. Il faut redonner de la dignité dans les quartiers populaires. Il ne fait plus de bennes à ordures que l’on traîne. On sait à quoi elles servent : à faire des barrages aux dealers. Il faut emmener l’écologie dans les quartiers en installant des poubelles fixes de tri que les dealers ne pourront plus bouger. S’ils utilisent d’autres choses pour faire des barrages, il faudra aller les arrêter. La République n’a pas à fournir le matériel aux trafiquants pour empêcher les gens de vivre. Les transports, les écoles sont des sujets fondamentaux. Nelson Mandela disait que l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. Il faut poursuivre le plan écoles, continuer cette ambition de donner le meilleur à chaque petit marseillais et petite marseillaise. Pendant un temps, je me suis trompé. Ça arrive. Je disais qu’il fallait permettre à chaque jeune de Marseille issu des quartiers, d’aller au lycée Thiers, pour avoir le meilleur niveau d’instruction. Mais en fait, il faut que tous les lycées de Marseille deviennent des lycées Thiers. On va créer les mêmes conventions avec Sciences Po. dans les différents établissements de la ville.

    Enfin, on va se positionner sur la question de la saisie des biens liés au narcotrafic. Il existe une réglementation qui permet aux collectivités de le faire. Nous le ferons. C’est cette approche globale qui permettra de faire de Marseille, la vitrine de la lutte anti-narcotrafic. On va y arriver avec de la sécurité mais aussi des stylos, des livres, des fêtes de quartiers l’été, des occupations de terrain, des jardins comme celui de la Busserine.

    Que diriez-vous à des jeunes de votre âge qui se disent « il a beaucoup de courage mais moi je ne peux rien faire » ?

    A.K. : Pas possible ! Je le dis : le simple fait de lire La Marseillaise, c’est un acte politique et d’engagement. Le fait de s’intéresser à l’actualité, de débattre sur les réseaux sociaux, ce n’est pas rien. Pour moi, la jeunesse est très politisée. Mais, c’est vrai elle n’est pas intéressée par les logiques partisanes. Ça tombe bien : le Printemps marseillais n’est pas un parti politique, c’est un espace d’engagement créé autour des partis politiques. Lors des dernières législatives qui a pris d’assaut les sièges des partis politiques pendant le Nouveau front populaire ? Qui a manifesté pour la Palestine toutes les semaines ? Les jeunes ! Il faut qu’ils s’inscrivent sur les listes électorales, c’est encore possible jusqu’au 4 février sur internet et jusqu’au 6, physiquement. Ils doivent se mobiliser les 15 et 22 mars, ils peuvent venir militer, s’impliquer. Il n’y a pas de fatalité. Rien n’est impossible, c’est à eux de décider.

    Le RN se présente comme la force qui apporte une solution à l’insécurité, au narcotrafic. Ses représentants se sont faufilés jusque dans la marche blanche en hommage à votre frère et vous, vous continuez à le combattre frontalement. Pour quelle raison ?

    A.K. : Moi, mon ennemi c’est le narcotrafic mais une chose est sûre, elle a été dite par Christiane Taubira : « pour être un parti républicain, il ne suffit pas de se présenter aux élections ». C’est ça que je pense du Rassemblement national.

  • FO Territoriaux fait son congrès et dresse un bilan de mandat

    FO Territoriaux fait son congrès et dresse un bilan de mandat

    « Top chrono, à deux sur la moto. Asalto avec un bon poto. » Pour le congrès et les vœux de Force ouvrière Territoriaux Marseille Métropole, Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, fait son entrée sur le refrain bien connu du son Asalto de Jul et de l’album La zone en personne. Une arrivée en mode rock star dans le théâtre de l’Odéon, aux côtés du secrétaire général de l’organisation syndicale Patrick Rué et chaudement accueillie par les centaines de militants, à grands coups d’accolades et d’embrassades. « C’est la première fois que nos vœux s’inscrivent dans un congrès statutaire, c’est un hasard des dates. Et nous sommes en pleine campagne, je dois donc peser chaque mot », ironise Patrick Rué.

    Première organisation syndicale des deux collectivités, revendiquant près de 3 000 adhérents et historiquement décrite comme en cogestion avec la municipalité sous les mandats de Gaston Defferre (PS) et Jean-Claude Gaudin (LR), ce congrès des agents territoriaux FO est donc un moment particulièrement attendu à Marseille. Il clôt une mandature qui s’est déroulée avec Benoît Payan comme édile. Et encore plus attendue avant des élections municipales où le maire sortant est candidat à sa succession. « Les écoles et les crèches ont été très satisfaites avec une nette amélioration des effectifs. La réduction du temps de travail a été une grande avancée », entame Patrick Rué.

    Il dresse le même bilan pour d’autres services de la collectivité, comme la police municipale. Et insiste sur tout un panel d’avancées salariales à mettre au crédit de FO, comme « la revalorisation des tickets-restaurants, la prime d’inflation qui a été pérennisée en prime d’été, la prime à la police municipale… ». En clair, le syndicaliste loue le dialogue social avec la mairie et salue, tout en le tutoyant, le travail « respectueux » avec Joël Canicave, l’adjoint aux finances. Mais, il fait aussi part des revendications de l’organisation, comme la mise en place d’une « direction générale administrative de la sécurité » ou encore la municipalisation des repas pour les minots.

    « Je ne peux pas dire chers camarades »

    Si Benoît Payan est soumis à la réserve électorale et ne peut pas vanter son bilan, il est en terrain visiblement conquis. Il a d’ailleurs largement salué le travail quotidien des agents, des personnels de crèches aux policiers municipaux, en passant par les services administratifs. « Vous êtes les piliers essentiels de la vie de la cité, vous servez l’intérêt général, vous servez la République. On vous doit le respect », insiste le maire. Il prend un exemple parlant : « Ce sont les régies de Marseille qui ont fabriqué le trône du Pape, ce sont les seules au monde de l’histoire à l’avoir fait ! ». En résumé, il adresse une vraie ode aux travailleurs de la collectivité : « Je ne serais rien si je n’avais pas les agents de la Ville derrière moi. » Et toujours avec une pointe d’humour, il utilise les termes « mesdames, messieurs » pour les congressistes car « je ne peux pas vous dire chers camarades »…

  • Pétanque : vingt-huit arbitres préparent la saison 2026

    Pétanque : vingt-huit arbitres préparent la saison 2026

    Samedi dernier sur le complexe de la Boule Diplomate de Saint-Victoret, les directeurs de jeu étaient conviés de participer à une journée, dont l’ordre du jour avait pour objectif une session de remise à niveau. Une journée de recyclage afin de se mettre en conformité avec les derniers points de la réglementation.

    Vingt-huit arbitres, soit l’essentiel du contingent à la tenue rayée, parmi lesquels deux arbitres nationaux se sont donc retrouvés autour du président Patrick Fara accompagné de membres du Comité, mais aussi des responsables de la commission des Jeunes, susceptibles de tenir des rôles de délégués lors des divers championnats.

    En ouverture et après avoir remercié les présents, le président Patrick Fara a fait une introduction avec les bons moments passés et à prévoir, il a parlé du règlement et fait les recommandations nécessaires et les obligations qui impliquent le corps arbitral lors de leur présence sur les concours du calendrier, pour lesquels ils sont désignés.

    Le président apportant une précision plus particulière concernant le Mondial La Marseillaise à pétanque, afin que l’épreuve phare de la pétanque locale puisse compter sur le maximum d’arbitres des Bouches-du-Rhône.

    C’est ensuite Christine Gross, arbitre nationale, qui a pris la main, pour diriger cette session de remise à niveau. Elle s’est chargée de répondre aux questions des arbitres sur le règlement. Michel Allari l’a soutenue sur les principes énoncés. Patrick Paul, Yasmina Manessour et Michel Borghino se sont exprimés et ont donné leur avis sur le souhait du Comité bouliste 13. Le débat fut constructif et s’est même poursuivi au-delà de l’heure du repas.

    Dans la foulée et pour conclure cette journée conviviale, les participants pouvaient s’engager dans un concours au concept bien particulier. Un concours sur trois parties au temps de 45’. La particularité c’est qu’il fallait disputer en alternance une mène au Jeu provençal et l’autre à pétanque… Pour le plaisir nous dirons ! Histoire de parodier Hervé Léonard.

  • La Boule Aixoise et la Boule Modérée pour le Grand saut

    La Boule Aixoise et la Boule Modérée pour le Grand saut

    Pour connaître les équipes qualifiées pour le Grand 8 de la Coupe de France, il faut franchir encore trois étapes (32e, 16e et 8e). 64 formations sont concernées réparties en 8 groupes. Elles s’affronteront sur différents sites.

    Nous suivrons particulièrement la Boule Modérée et la Boule Aixoise, les représentantes des Bouches-du-Rhône.

    Après son exploit au tour précédent face au Case de Nice de Mickaël Bonetto (depuis parti exercer son talent dans le Rhône), la Boule Modérée a perdu deux éléments importants : Patrice Grégori qui était un peu le chef de file et Gino Deslys. Malgré tout la qualité est bien présente avec des joueurs expérimentés comme Philippe Roux que l’on ne présente plus. Ce dernier nous donne son ressenti et évalue les chances de l’équipe des quartiers Nord de Marseille.

    «Il y a deux éléments qui ne sont pas en notre faveur. Le premier c’est la qualité du groupe avec Bron, Vaulx-en-Velin, Goudron, Romans-sur-Isère. C’est un peu le groupe de la mort comme on dit maintenant. Le second c’est le fait d’être opposé à Brive l’équipe locale en 32e qui devrait être survoltée », explique-t-il. Et de poursuivre : « Il nous reste à faire notre jeu avec nos armes et notre expérience. »

    Pour la Boule Aixoise le contexte est différent. L’arrivée de Marco Foyot il y a deux ans a redynamisé une association pratiquement en sommeil sous la houlette du président Manso. Il a entraîné dans son sillage des joueurs de renom comme Didier Chagneau, Michel Hatchadourian, Jérémy Fernández, Dylan Cano, Sissou Cantarel, Stéphane Pagni, David Riviera, Sébastien Batista. Les Aixois affronteront Tarbes à Behren (57) dans un groupe relativement équilibré. Le ticket pour le Grand huit est à leur portée

    Carpentras ambitieux

    Il faudra suivre attentivement la solide équipe de Carpentras capable de tous les exploits. Dans un groupe où Arlanc, tenant du titre avec les Suchaud, Fazzino, Colombet, fait figure d’épouvantail, les Vauclusiens veulent jouer les trouble-fêtes. Ils affronteront les étonnants Drômois de Mours-Saint-Eusèbe. Gilles Gayraud, double vainqueur du Mondial La Marseillaise a rejoint Carpentras en 2025 et nous livre son sentiment.

    « On a eu des étapes difficiles pour nous qualifier avec des retournements de situations. C’est un signe de solidité et d’homogénéité », précise-t-il. En Coupe de France, « le talent ne suffit pas toujours, il y a ce côté solidaire qui est primordial. Il faut prendre les étapes les unes après les autres sans sous-estimer personne. » « Dans notre groupe, Arlanc est au-dessus du lot mais à la pétanque tout peut arriver surtout dans ce type de compétition », analyse Gilles Gayraud.

    L’armada tropézienne

    Un petit mot sur Saint-Tropez qui possède une armada redoutable Alexandre Mallet, Marcel Gbetable, Cindy Peyrot, Sandrine Poinsot, Anna Maillard et sera un des grands favoris pour incorporer le Grand 8.

    Il ne reste plus qu’aux différents protagonistes à offrir le spectacle escompté pour une compétition de plusen plus prisée et populaire.

    Les favoris

    Comme cité plus haut, Arlanc, champion d’Europe et tenant du titre, sera grandissime favori dans le groupe 1. Mais la concurrence est bien là avec quelques villes aux ambitions certaines. Dans le groupe 2, la Boule Mouliestoise (Montauban) et ses têtes de série Jean Feltain et Charlotte Darodes seront favoris à domicile.

    Dans le groupe 3, il est difficile de dégager une équipe.

    Dans le groupe 4, Canohes avec Maison Durk et Simon Cortes, Aix et Andrézieux-Bouthéon semblent les mieux armés. Dans le groupe 5, la Boule Tropézienne donc devrait dominer les débats.

    Le groupe 6 est sans doute le plus relevé sur le papier. Bron, ancien vainqueur de la Coupe de France, et Romans-sur-Isère ont de sérieux arguments mais nous mettrons une pièce sur Vaulx-en-Velin.

    Dans le groupe 7, Bourbon-Lancy, grand habitué de ce type de compétition, paraît en pole position. Enfin, le groupe 8 est plus indécis même si Pau a une petite longueur d’avance.

    Les groupes

    Groupe 1 à Limoges (87) Nemour (77) Ajaccio (2A) Chambéry (73) Gennevilliers (92) Carpentras (84) Mours-Saint-Eusèbe (26) Lomme-Osm (59) Arlanc (63)

    Groupe 2 à Montauban (82)

    Mouliets & Villemartin (33) Masseube (32) Jarnac (16) Colmar Saint-Martin (68) Varaville (14) Pontarlier (25) Quimperlé (29) Mussidan (24)

    Groupe 3 à Tours (37)

    Feuquières (80) Brou-sur-Chantereine (77) Villedieu (50) Savigne / Lathan (37) Trilport (77) Bonchampleslaval (53) Montpezat (82) vs Rabastens (81)

    Groupe 4 à Behren (57)

    Ronchin (59) Freyming Sainte-Barbe (57) Aix-en-Provence (13) Tarbes (65) Veyrac (87) Andrézieux-Bouthéon (42) Canohes (66) Gien (45)

    Groupe 5 à Bressuire (79)

    Saint-Tropez (83) Saint-Georges-de-Didonne (17) Epinal-PCV (88) Secondigny (79) Saint-Louis (68) Paris–EPND (75) Cahors (46) Issy-les- Moulineaux (92)

    Groupe 6 à Brive-la-Gaillarde (19)

    Antibes (06) Romans-sur-Isère (26) Vaulx-en-Velin (69) Gourdon (46)

    Villefranche-de-Rouergue (12) BRON (69) Brive–PPB (19) Marseille–BM (13)

    Groupe 7 à Gouesnou (29)

    Bourbon Lancy (71) Bellerive (03) La Machine (58) Saint-Jacques-de-la-Lande (35) Saint-Jean-de-Linières (49) Cleder (29) Bize-Minervois (11) vs Cazères (31)

    Groupe 8 à Grande-Synthe (59)

    La Brede (33) Marvejols (48) Pau (64) Dunkerque-US (59) Paray-le-Monial (71) Gonfreville-l’Orcher-ESM (76) Gerzat (63) vs Pouru-Saint-Remy (08)

  • Jeunes : un objectif prioritaire pour la commission départementale de pétanque

    Jeunes : un objectif prioritaire pour la commission départementale de pétanque

    Les statistiques parlent d’eux-mêmes, la participation des jeunes au sport bouliste connaît une baisse de régime. De ce fait, l’instance départementale loin de baisser les bras a décidé de redoubler d’ardeur. De faire de ce domaine un objectif prioritaire. Deux éducateurs à savoir Régis Montjoie et Anthony Linares ont rejoint la commission des Jeunes lors de la dernière assemblée générale du comité. Ils vont certainement apporter un influx supplémentaire. Il sera toutefois important et capital que dans les groupes, les dirigeants responsables prennent conscience et collaborent à cet objectif. Voilà qui implique en aval un sérieux travail dans les groupes avec la création d’écoles de boules, et accorder un intérêt vers des jeunes garçons ou filles prêts à développer leur passion boulistique.

    Calendrier des championnats

    départementaux

    CD Tir (exclusivement pour les juniors)

    Championnat régional de tir

    Lundi 25 mai à Sorgues (84)

    Samedi 14 mars 9h à Saint-Victoret

    Mêlée doublettes (toutes les catégories)

    Dimanche 15 mars 9h à Vitrolles

    Triplettes (toutes les catégories)

    Samedi 18 avril 9h à Pélissanne

    Championnat régional

    Samedi 23 mai 9h B. de L’Élysée (Salon)

    Championnat de France

    11-12 juillet à Blaye-les-Mines (81)

    Doublettes (toutes les catégories)

    Jeudi 14 mai 9h à la Batarelle

    Tir catégories benjamins, minimes, cadets

    Samedi 30 mai (lieu à déterminer)

    Individuel toutes les catégories
    (lieu à déterminer)

    Championnat départemental des clubs

    Week-end 4-6 septembre au Pieds Tanqués Miramas

    Détection programmée

    Pour les groupes n’ayant pas d’école de boules mais qui comptent dans leur effectif des jeunes licencié.e.s esseulé.e.s, lesquels seraient susceptibles d’incorporer le Pôle 13, ces jeunes joueurs et joueuses pourront participer à une détection programmée le 20 février à partir de 9h sur le boulodrome de la Boule diplomate de Saint-Victoret. Ces licencié.e.s intéressé.e.s pour y participer doivent en informer la commission des jeunes départementale.

  • Nouvelle partition et Mozart en majesté au Festival d’Aix

    Nouvelle partition et Mozart en majesté au Festival d’Aix

    C’est une nouvelle page qui s’ouvre pour le Festival d’Aix-en-Provence, qui présentait mardi le programme de sa 78e édition. Après la disparition de Pierre Audi en mai dernier, lui qui était à la tête de cette manifestation d’art lyrique depuis 2019, place désormais à une nouvelle ère amorcée par Ted Huffman. « Nous allons continuer à mettre Mozart à l’honneur et poursuivre notre engagement, résolument tourné vers la création », a expliqué le nouveau directeur, nommé à l’automne.

    C’est ainsi que le public aixois pourra renouer, en ouverture du festival et à neuf reprises au Théâtre de l’Archevêché, avec La flûte enchantée, 20 ans après sa dernière représentation en ces mêmes lieux. « Ici, des enfants bondissent joyeux, hors d’un champ de ruines, promesse d’une aube à la beauté fragile », résument les organisateurs à propos de cet opéra testamentaire composé par Mozart à la fin du XVIIIe siècle. Direction assurée par Leonardo Garcia-Alarcon et mise en scène signée Clément Cogitore, cette œuvre réunit l’ensemble Capella Mediterranea et le Chœur de chambre de Namur, « en soutien d’un plateau vocal prestigieux » composé entre autres de « la soprano française désormais installée au firmament » Sabine Devieilhe. Incarnant la Reine de la nuit, elle fera face au personnage de Sarastro, interprété par la basse britannique Brindley Sherratt.

    « Notre humanité »

    Et un Mozart peut en cacher un autre avec son Requiem, qui sera joué les 4, 6, 8, 10 et 12 juillet au Théâtre de l’Archevêché. Six ans après « avoir fait date » avec cette œuvre à Aix, Raphaël Pichon comme directeur musical et Romeo Castellucci à la mise en scène, remettent le couvert à travers l’histoire d’une « femme qui s’enfonce dans la nuit de son ultime voyage tandis qu’une ronde fraternelle et festive danse, opposant sa force vitale à la disparition inexorable de toute chose ».

    « Par quel chemin de vie accédons-nous à ce qui fait notre humanité ? », s’interrogent les têtes pensantes du Festival d’Aix. Pour répondre à cette « question brûlante », et outre les deux Mozart, le voilà qui programme les 3, 6, 9, 12 et 15 juillet La femme sans ombre au Grand Théâtre de Provence. « Allégorie de l’âme humaine », cet opéra créé par Richard Strauss en 1919 qui « exige un orchestre d’une centaine de musiciens et cinq immenses voix solistes », verra son Kaiser interprété par le ténor Michael Spyres et son impératrice, par la soprano lituanienne Vida Mikneviciuté. « Gigantisme sonore », lui, mis au diapason par l’Orchestre de Paris, sous la baguette de Klaus Mäkelä. Parmi les autres rendez-vous importants, le Théâtre du Jeu de Paume accueillera pour sa part Accabadora, création contemporaine de Francesco Fildei ainsi qu’une nouvelle production du festival, El Cimarron.

  • Le septième art corse tisse sa toile à Marseille

    Le septième art corse tisse sa toile à Marseille

    « Pour échanger loin des clichés », fait part l’organisation d’Arte Mare, Festivale di e u filmu mediterraneu di Bastia, ce « doyen des festivals corses », créé il y a près de 45 ans, élit à nouveau domicile au cinéma l’Alhambra samedi 31 janvier. Et ce, pour une escale « destinée aux Corses de la diaspora, aux amoureux de l’île de beauté et aux amateurs du 7e art ». Marseille, cette ville qui compterait autour de 150 000 âmes d’origine corse, accueille dans la belle salle obscure du quartier Saint-Henri deux séances d’avant-premières mettant en lumière les « femmes devant et derrière la caméra ».

    « La fabrique du nous »

    La première d’entre elles abordera les violences faites aux femmes avec La confrontation, court-métrage de fiction de Marie Abbenanti et Sandy Pujol-Latour dans le sillage d’une jeune adolescente « qui doit affronter sa plus grande peur » dans un commissariat : « se confronter à son parrain qui l’a violée étant enfant ». Puis, celles du documentaire de Julie Perreard, Tu n’es pas seule, autour de six colleuses féministes en Corse. Autant de projections accompagnées par la présence de leurs réalisatrices, tout comme pour Camera obscura, la fabrique du nous. Un documentaire de Yolaine Lacolonge qui se focalise sur trois réalisateurs corses, Thierry de Peretti, Julien Colonna et Frédéric Farrucci, mettant chacun en scène leur île d’aujourd’hui « avec des héroïnes féminines dans leur scénario ».

  • De Minneapolis à Marseille, le rejet de la police de l’immigration

    De Minneapolis à Marseille, le rejet de la police de l’immigration

    Renée Good. Alex Pretti. Les noms des deux dernières victimes de l’ICE, la brutale agence fédérale américaine chargée de l’immigration, s’affichent sur les pancartes brandies sous l’ombrière. Deux rassemblements de soutien au peuple américain ont eu lieu en simultanée, sur le Vieux-Port à l’appel de la Digue, et à Paris à l’appel d’Invisible.

    Partout, des voix s’élèvent contre le bras armé de la politique raciste du président Donald Trump, qui vient de montrer son vrai visage aux yeux du monde. Les manifestations d’une population choquée à Minneapolis trouvent de forts échos. Aux États-Unis, des stars (Katy Perry, Natalie Portman…) prennent position contre les violences de l’ICE. à Paris ou Marseille, les ressortissants américains ne sont pas seuls à descendre dans la rue. La solidarité des forces progressistes les accompagne. Et c’est efficace.

    « L’administration Trump commence à reculer, encourage le journaliste Cole Stangler. Le chef de l’ICE a été retiré de ses fonctions, Trump lui-même commence à prendre ses distances avec ses conseillers… Il est en train de perdre la bataille de l’opinion ! » Jennifer, qui a passé sa vie à Saint-Paul et a encore sa famille aux États-Unis, témoigne en remerciant l’élan solidaire avec émotion : « Il est difficile de croire ce qu’on voit. Qu’on aille à l’école ou faire ses courses, on ne peut plus sortir sans croiser les ICE, cette police qui tue. » « Cette leçon américaine, on en a des prémices en France », souligne Hendrik Davi (L’Après), du réseau de députés qui ont créé « La Digue, contre le fascisme ».

  • Logement social à Aubagne : la Maison de l’habitat en première ligne

    Logement social à Aubagne : la Maison de l’habitat en première ligne

    Effet de la tension sur le logement, la Maison métropolitaine de l’habitat*, ouverte à Aubagne le 17 mars 2025 suite à une convention entre la Ville et la Métropole Aix-Marseille, a enregistré 1 119 sollicitations jusqu’en décembre dernier, détaille la Métropole. Cette structure a vocation à constituer un guichet unique, offrant information, orientation et accompagnement pour l’ensemble des démarches liées au logement. L’an dernier, l’essentiel des demandes ont concerné « le logement social, avec 533 sollicitations, portant sur le suivi des dossiers, les démarches et les délais d’attribution », nous a répondu la Métropole.

    Une offre étoffée en 2026

    Les questions juridiques arrivent en second, avec 337 demandes liées aux rapports locatifs (droits et obligations, dettes, charges, conflits). 77 signalements ont été transmis sur le mal-logement. Enfin, la Maison de l’habitat a accompagné des usagers dans leurs projets de réhabilitation, notamment pour l’accès aux aides de l’Agence nationale de l’habitat (121 sollicitations). Elle s’appuie sur un accueil physique et téléphonique, ouvert à tous. Afin d’apporter des réponses fiables et adaptées, elle mobilise un réseau de partenaires spécialisés, tels que Action logement, des associations sociales (…).

    Des permanences sur rendez-vous permettent un accompagnement personnalisé, notamment juridique, ou pour le montage de dossiers complexes. La Maison de l’habitat a observé « une hausse de demandes d’accompagnement » à partir de septembre dernier. De nouvelles permanences et un renforcement de l’offre d’accompagnement devraient être proposés cette année.

    * 71, allée des Verriers.
    Tél : 04.42.62.80.90.