Tag: Bouches-du-Rhône

  • L’office de tourisme de Martigues mise sur la qualité plutôt que la quantité

    L’office de tourisme de Martigues mise sur la qualité plutôt que la quantité

    Lancement de saison pluvieux, lancement de saison heureux. C’est en tout cas ce qu’espère le directeur de l’office de tourisme de Martigues, Jean-Jacques Micoud, ce jeudi 4 juin au soir, alors que la pluie s’abat sur le camping de l’Arquet. Pas d’inquiétude : la structure municipale peut compter sur des « produits stars », comme les visites du décor de la série à succès Camping Paradis, situé à deux pas du village vacances. Le 18 avril, la sortie a battu son record d’affluence avec 500 participants sur la journée.

    Les chiffres de la saison passée sont plus qu’encourageants : « Près d’un million de nuitées, plus de 350 000 touristes accueillis et une progression de la fréquentation dans les hébergements marchands de 11% », se réjouit Gaby Charroux (PCF), le maire de la commune, qui « confirme sa place parmi les destinations incontournables de Provence ».

    Pour l’élu, si les résultats sont aussi bons, c’est que Martigues affiche de nombreux atouts. Sa situation géographique, d’abord. « Nous sommes entre la Méditerranée, avec notre belle Côte Bleue, ses plages et ses calanques, son parc marin et sa zone protégée ; et l’étang de Berre. (…) Nous avons trois quartiers, avec chacun leur centre-ville avec un patrimoine historique remarquable, en témoigne le label ville d’art et d’histoire. »

    Gaby Charroux souligne également les choix politiques menés depuis des décennies : « Nous n’avons pas bétonné une grande partie du territoire pour préserver l’environnement. Selon les scientifiques, nous avons une biodiversité exceptionnelle. Nous voulons que chacun puisse en profiter. » Sans parler de la « vie culturelle foisonnante », du patrimoine industriel, maritime, et des studios de cinéma Provence Studios.

    Le « mieux tourisme »

    De nombreux atouts, donc, qui sont surtout bien mis en valeur par l’office de tourisme, qui insuffle une dynamique pour passer au « mieux tourisme ». Jean-Jacques Micoud revendique « un autre rapport au temps, pour que chacun ait le temps de prendre son temps, de s’ennuyer, car l’ennui est une source de créativité ».

    Pour cet été, les ingrédients de la recette de l’office de tourisme seront « culture, histoire, douceur de vivre, bonne humeur et envie d’être ensemble », avec des visites tournées autour des trésors de la nature et de la gourmandise, des éco-balades autour de l’étang de Berre et des éco-randos citoyennes, une exposition « Regards croisés sur la faune et la flore locales » ou encore des découvertes de la ville au fil de l’eau en canoë sur les canaux, du snorkeling dans le Parc marin de la Côte Bleue, des couchers de soleil en bateau… L’offre est foisonnante, et toujours accessible financièrement.

    Programme complet sur le site de l’office de tourisme

  • L’aire des gens du voyage d’Aubagne fête ses 35 ans d’accueil

    L’aire des gens du voyage d’Aubagne fête ses 35 ans d’accueil

    Nichée au creux du vallon sur la route de La Ciotat, l’aire affiche complet en toute saison. Comme toutes celles de la métropole. Mais jeudi, ce sont les invités qui étaient en nombre. Partenaires sociaux, salariés de la Varappe et LVD Environnement, ouvriers du chantier d’insertion Evolio qui entretiennent les collines et résidents se sont retrouvés autour d’un repas partagé, d’une exposition sur l’histoire de l’aire et d’un concert.

    « Un succès. Mais pas autant que celui du jour de son inauguration, en 1990 quand 150 caravanes venues de Campagne Rousse ont débarqué », rappelle Kheira Miloud, responsable du site, qui le dynamise avec des jardins. La demande était forte. Et elle le reste tout autant aujourd’hui. « C’est le même problème qu’avec le logement social, on manque de places, de foncier », regrette Benjamin Vives, directeur de la Varappe, qui note une augmentation et une diversité des besoins. « Au-delà des gens du voyage, il y a des travailleurs pauvres, des gens temporairement sans solution de logement, des personnes en très grande précarité qu’on aide et accompagne pour leur accès aux soins, aux droits. »

    L’aire est une des rares qui accueille également un petit centre social avec des activités régulières, une permanence d’assistantes sociales, de la CAF, un service de domiciliation et d’aide à l’insertion par l’emploi. « 80% des résidents qui séjournent ici sont en emploi, chez Salad2fruits, la Fermière, la Maison Corsiglia ou la Ressourcerie, on en a même un qui travaille à Berre… », précise Kheira. Par ailleurs, ni en zone Seveso, ni à proximité d’une décharge, ni entre une autoroute et une voie ferrée, ni même sous des pylônes haute tension, ou tout à la fois, l’aire est très prisée. « Sa contrainte est d’être en zone inondable, à côté du Merlançon, on ne peut pas agrandir, relève la gestionnaire, mais les aires de petite taille sont plus gérables. » Plus qu’une série d’emplacements pour caravanes, c’est « un lieu de vie qui a ses hauts et ses bas, comme dans toutes les familles », résume Benjamin Vives « heureux » des travaux de rénovation des locaux associatifs et des sanitaires réalisés il y a deux ans.

    Nécessité et choix de vie

    Quarante personnes y vivent actuellement, dont un bébé de deux ans et un nouveau-né à venir. Si les places sont attribuées pour trois mois, des dérogations « pour scolarisation, raison de santé » sont accordées. Patriarche de 64 ans, Jean-Marie Demestre, rémouleur, assure y vivre « depuis toujours, comme mon père. Parfois on bouge un peu, à Saint-Menet, mais comme je suis handicapé, j’ai une dérogation ». Il se dit satisfait du changement : « Des fleurs et des douches neuves. On a besoin de peu pour vivre. »

    Jacques et Pauline Dubois ont pour leur part « retrouvé la vie en caravane qu’on a connue avec nos parents, après avoir quitté la cité la Marie à Marseille à cause du deal, de soucis de voisinage ». Ils sont sur l’aire depuis quatre ans avec leurs deux filles et souhaiteraient « rester, par choix de vie ». Comme Ian Hunt, Canadien, chanteur du groupe B4Gman qui joue pour les invités et résident de l’aire depuis 7 mois « arrivé par nécessité ». Il a adopté le nomadisme, « par goût de la liberté ». il avoue : « C’est ma plus belle expérience en 10 ans. »

    La ville de La Ciotat n’a toujours pas d’aire d’accueil malgré ses obligations

    La course de lenteur dans laquelle s’est lancée la ville de La Ciotat se poursuit encore. Un « terrain » très ex-entré, situé aux abords de la route de Marseille avait bien été sélectionné dans les années 2000 pour répondre aux exigences légales, mais d’études en expertises, celui-ci s’est avéré « impossible » à aménager plus d’une décennie plus tard. Ce qui n’a jamais empêché à la commune de faire appel aux forces de l’ordre pour déloger les caravanes garées sur les parkings, aires de stationnement et autres terrains non équipés. Le préfet des Bouches-du-Rhône vient de remettre un coup de pression aux élus en leur demandant de choisir cette année, un terrain pour une future implantation. Tout reste à faire. S.F.

  • Des entretiens professionnels à la bonne franquette

    Des entretiens professionnels à la bonne franquette

    Une deuxième édition de Déjeuner en terre inconnue s’est tenue dans des anciens docks devenus campus de l’école la Plateforme. L’occasion pour ces étudiants d’échanger sur leur parcours, leurs expériences et leur vision de la vie professionnelle avec des professionnels de la Métropole, Constructa, Tertium invest et d’autres encore.

    Tout ça autour d’un tajine de veau spécialement concocté par la cheffe Wahiba Zaouia, qui voit ce repas comme une opportunité qu’elle qualifie de « méritée pour ces jeunes qui s’incluent tous les jours dans la vie scolaire », à ses côtés. « Je les considère vraiment comme le visage de la Plateforme », ajoute-t-elle. Un sentiment partagé par Rachel, étudiante en deuxième année, se spécialisant dans la cybersécurité. Celle-ci s’approprie l’événement afin de « d’abord discuter avec les entrepreneurs mais pourquoi pas aussi créer des liens sur le long terme, les rejoindre dans la réalisation de leurs projets et intégrer leur entreprise ». Elle dit avoir été « stressée » mais l’envie de déconstruire ses craintes vis-à-vis d’échanger avec des professionnels, l’a poussé à accepter.

    Entretiens moins formels

    « Ça change des candidatures en ligne et des entretiens trop formels », confie-t-elle en rigolant. Ce lien façonné à l’issue de ces déjeuners, c’est le projet principal de Madalena Guerra, organisatrice de ces rencontres. « Ce qu’on souhaite, à la base, c’est pousser les gens à la découverte des autres dans leur environnement direct », explique-t-elle. Chaque rendez-vous suit une thématique différente selon le profil des participants. Si cette fois-ci les discussions ont tournées autour de la question de l’intelligence artificielle et de ses limites, lors d’une autre édition les échanges n’avait pas la même teneur. Un déjeuner avait été organisé entre des anciens détenus et des journalistes de la radio Catholique française (RCF). Le déjeuner s’est tellement bien passé qu’« ils se sont ensuite revus pour enregistrer une émission de radio ensemble afin de faire découvrir à ces anciens détenus les coulisses du métier », ajoute Madalena Guerra. Pour Mohamed Boukrouche, chef du service jeunesse à la Métropole, c’est l’occasion de « conseiller les jeunes s’ils en ont besoin mais surtout de ne pas raconter ce que nous, professionnels, faisons mais vraiment de les écouter avant tout ». Les prochaines éditions auront lieu le 1er octobre et le 1er décembre. Les inscriptions sont ouvertes à tous.

  • Les pompiers du 13 déjà parés, le Département insiste sur la prévention

    Les pompiers du 13 déjà parés, le Département insiste sur la prévention

    « Bienvenue dans l’un des 60 centres de secours du département ! » À la caserne de Mimet en pleins travaux d’extension et de rénovation, Richard Maillé (DVD), conseiller départemental délégué à la protection des massifs forestiers, a d’abord tenu à rappeler à quel point le Département investit dans la lutte contre les incendies. Pas moins de deux millions, dont 50% de subventions de la collectivité, pour ce seul site où travaillent 45 hommes et femmes pour assurer les gardes, dont trois professionnels, les autres étant volontaires. « Nous avons aussi construit à Gardanne, Istres, Port-de-Bouc, Aix, Allauch, Plan-de-Cuques, pour un coût entre 5 et 10 millions à chaque fois », ajoute l’élu.

    Alors qu’une première vague de canicule a frappé dès le mois de mai, les 7 500 sapeurs des Bouches-du-Rhône se préparent à affronter une nouvelle saison de lutte contre les feux, « comme tous les ans », commente Richard Maillé, même s’il convient que le terme de saison a perdu de son sens. « On peut se poser la question, on a déjà eu un feu en février, il y a 3 ans à Auriol », se souvient-il.

    Débroussailler,

    une obligation

    En attendant une réunion de tous les services en préfecture pour faire un point, la stratégie des pompiers 13 est déjà rodée. « On agit avec une évaluation massif par massif, pour affiner », explique l’élu. Côté dispositif, sont déployés des agents dans les vigies à l’affût de la moindre fumerolle, des patrouilles du Sdis (Service d’incendie et de secours) avec des véhicules légers, des membres de l’association départementale des comités communaux feux de forêt, des agents de l’ONF (Office national des forêts), tous « prêts à bondir », détaille l’élu, complétés par des groupements d’interventions répartis dans 80 sites. En cas de journée à risque, 700 pompiers 13 de plus que les 500 intervenants au quotidien dans le département, peuvent être mobilisés. « C’est selon la règle des 30 », illustre le conseiller départemental, un cocktail explosif composé de température à « 30 degrés, de vent à 30 km/h, d’un taux d’hygrométrie de 30% ou moins ».

    Mais le message, c’est également de rappeler à quel point la prévention peut peser dans la balance quand le feu, d’origine humaine dans 80% des cas, se déclenche. Montrant de la main la colline parsemée de maisons noyées dans les arbres, Richard Maillé martèle la nécessité de respecter les obligations légales de débroussaillement (OLD). « Seulement 20% [d’entre elles] sont respectées », déplore-t-il, encore marqué par le feu des Pennes-Mirabeau qui avait détruit en juillet 2025 plus de 750 hectares, atteignant allègrement l’Estaque après avoir été poussé par le vent. « Je me souviens de cette maison qui brûlait encore le lendemain, à cause d’un cyprès trop près de la cuisine… Il y a encore des gens n’ont pas compris que c’était pour leur bien », s’agace Richard Maillé, précisant qu’un nouvel arrêté a été pris par le préfet.

    Il y a aussi « les mégots jetés depuis la fenêtre de la voiture ». Le long des routes départementales, « en 2026 nous avons doublé la mise pour les OLD avec 1,5 million d’euros et on aide aussi les communes », se félicite l’élu.

  • Le Port sensibilise ses équipes sur la sécurité au travail

    Le Port sensibilise ses équipes sur la sécurité au travail

    Un total de 26 accidents de travail a été enregistré dans l’enceinte du Grand Port maritime de Marseille (GPMM), en 2025, dont 28% entraînant plus de 100 jours d’incapacité totale de travail (ITT). « C’est beaucoup trop », s’est désolé, jeudi, Christophe Castaner, président du conseil de surveillance du Port, à l’occasion d’une matinée de sensibilisation organisée dans les locaux marseillais de l’établissement public.

    Pour la quatrième année consécutive, le port invitait, mardi à Fos et jeudi à Marseille, tous ses employés à participer à un moment d’apprentissage et de formation autour de la sécurité et de la santé au travail. L’occasion pour l’ex-ministre de l’Intérieur de rappeler la nécessité d’une vigilance collective. « Il y a notre propre comportement face à l’accident, mais il y a aussi celui de nos collègues, du manager, des chefs de service, a-t-il souligné. Il ne faut pas hésiter à en parler entre vous, surtout lorsqu’un accident est évité de peu, ça peut permettre d’adopter les bons réflexes. » Et de glisser un mot de remerciement à l’attention de Pascal Galéoté, leader de la CGT du Port : « Je veux saluer les partenaires sociaux qui portent ces exigences [celles de la sécurité et de la santé au travail, Ndlr]. Pascal Galéoté les porte aussi, au-delà de sa condamnation, sur laquelle je ne me prononce pas. La pression que nous mettent les syndicats est constructive. » Pascal Galéoté a, lundi, été condamné à 12 mois de prison avec sursis et 3 ans d’inéligibilité pour « abus de confiance » dans le cadre de sa gestion des comptes du comité social et économique (CSE) du port entre 2014 et 2018. Il a annoncé faire appel.

    1 260 salariés

    et 300 compétences

    Avec ses 1 260 salariés à Marseille, le Port fait cohabiter de nombreux métiers, 54 au total, qui impliquent des risques plus ou moins importants dans leur pratique quotidienne. Parmi les métiers les plus exposés aux accidents du travail, « la réparation navale et tous les métiers industriels emblématiques, mais aussi le service voyageurs, où les déplacements doivent se faire vite, ce qui est très accidentogène », détaille Nathalie Bakhache, secrétaire générale du port. « Il y a aussi la restauration collective et, bien sûr, la partie eau et électricité », poursuit-elle. Parmi les 26 accidents répertoriés en 2025, les métiers cités par la secrétaire générale sont très majoritaires.

    Mais c’est bien à l’ensemble des salariés qu’était destinée cette matinée ludique et instructive de jeudi : quizz sur la sécurité routière, atelier sur l’usage des extincteurs, sur l’addiction au travail ou escape game autour des risques du Port, les employés du GPPM ont pu évoluer de stand en stand entre 8h et 13h30. « C’est intéressant, on apprend plein de choses. On revient chaque année ! », s’enthousiasme un groupe de gestionnaires de finance. 600 salariés ont participé à l’événement.

  • 10 000 nageurs au départ du Défi Monte-Cristo 2026

    10 000 nageurs au départ du Défi Monte-Cristo 2026

    Un événement devenu emblématique dans le paysage sportif marseillais. Le Défi Monte-Cristo revient, à partir de ce vendredi, pour une 28e édition. Cette compétition de nage en eau libre entre le château d’If et Marseille, inspirée de l’évasion fictive d’Edmond Dantès, héros du Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas, qui s’échappe de la forteresse à la nage, réunit chaque année plusieurs milliers de participants. Un succès grandissant, pour un rendez-vous incontournable depuis 1999.

    Les 15 épreuves, prévues à cheval sur les deux prochains week-ends, se veulent populaires, avec quasiment aucun nageur professionnel au départ. Le fondateur du Défi, Dominique Mena, explique : « C’est ça qui est un peu magique dans ce Défi : c’est vraiment une manifestation ouverte au plus grand nombre, avec que des gens comme vous et moi, dont certains sont plus entraînés que d’autres, ou plus aguerris à la natation, mais cela reste à 99% des amateurs. C’est ça qui fait que la course a une ambiance un peu particulière, parce que sur la ligne de départ, tout le monde est sur un pied d’égalité. Ils viennent chercher un défi personnel, collectif pour certains, parce qu’ils se sont entraînés à plusieurs pour le préparer. »

    Cette année, 10 000 participants seront aux départs des courses allant de 1 à 6 km de long, avec ou sans palmes. 63 nationalités seront représentées au sein d’épreuves annoncées complètes depuis plusieurs mois. Les équipes de l’organisation fignolent les derniers détails, alors que l’événement débute officiellement ce vendredi matin avec un 5 km sans palmes. Le village écoresponsable, installé provisoirement sur la plage du Petit Roucas Blanc, était en cours de finalisation ce jeudi.

    Philippe Lucas parrain

    de cet opus 2026

    L’événement se veut écologique avec 18 engagements pris pour respecter l’environnement. Tri et recyclage, encouragement de la mobilité douce, lutte contre le gaspillage ou réduction du nombre de bateaux à moteur thermique figurent parmi les règles mises en place par les organisateurs. « Les médailles et trophées sont issus de matières plastiques ramassées sur les plages et le partenariat avec la Société des eaux de Marseille nous permet d’avoir un ravitaillement sans utiliser de bouteilles plastiques, mais uniquement des gobelets en carton », détaille Dominique Mena.

    La compétition figure également au programme de la Coupe de France de natation, depuis son édition inaugurale, et de l’EDF Aqua Challenge, depuis 2019. « Venant de la Fédération française de natation, côté water-polo, ça me fait plaisir de rendre ce que l’on m’a donné et accueillir une étape de la Coupe de France », détaille le fondateur.

    Un invité de marque sera présent sur le village samedi 6 juin. Il donnera également le départ des 5 km et 6 km le dimanche 7 juin, tôt dans la matinée. Le parrain de cette 28e édition n’est autre que Philippe Lucas, l’entraîneur qui a révélé Laure Manaudou au plus haut niveau mondial. « ça va avoir une résonance encore un peu plus forte pour les gens », espère Dominique Mena. 10 000 nageurs s’apprêtent donc à affluer vers Marseille pour se mesurer aux eaux de la mer Méditerranée.

    Monte-Cristo passera aussi par La Ciotat

    Organisé historiquement à Marseille, le Défi Monte-Cristo s’exporte également à La Ciotat, depuis deux ans, dans la mesure où les demandes explosent.

    La 3e édition se disputera le week-end du 11 au 13 septembre. Le départ, situé au large de l’Île verte, offre un cadre fantastique pour les participants. Les mêmes distances seront proposées à ces derniers, que ce soit avec ou sans palmes.

    Les inscriptions sont ouvertes depuis la mi-mars et de nombreux nageurs ont déjà sécurisé leur place pour au moins l’une des courses. « On a déjà un peu plus de 2 500 inscrits, donc c’est parti pour être une belle réussite également », décrit le fondateur, Dominique Mena.

  • Nuñez muscle la flotte contre les incendies

    Nuñez muscle la flotte contre les incendies

    Sous le soleil de Nîmes-Garons (Gard), là où les avions jaunes et rouges de la Sécurité civile attendent la saison comme d’autres attendent l’orage, Laurent Nuñez a lancé depuis le tarmac, jeudi 4 juin, la campagne nationale 2026 de lutte contre les feux de forêt. Aux côtés de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, et de la commissaire européenne Hadja Lahbib, le ministre de l’Intérieur est venu donner corps à une promesse présidentielle née après les incendies ravageurs de l’été 2022 : renforcer les moyens aériens français face à un risque qui ne cesse de gagner du terrain.

    L’annonce tient en une signature : l’État commande deux nouveaux Canadair DHC-515 au constructeur canadien De Havilland, pour près de 200 millions d’euros. Ils s’ajouteront aux deux appareils déjà commandés en 2024, attendus en avril et novembre 2028. Les deux nouveaux, eux, ne devraient arriver qu’en 2032 ou 2033. À terme, la flotte française doit compter 16 Canadair amphibies, en plus des huit Dash, trois Beechcraft, hélicoptères Dragon en renouvellement, dix hélicoptères bombardiers d’eau et six Air Tractors loués chaque été.

    « Le risque incendie ne cesse d’augmenter et nous devons l’intégrer », a martelé Laurent Nuñez, rappelant qu’en 2025, près de 15 000 départs de feu ont été recensés en France, pour 30 000 hectares brûlés. Parmi eux, 1 800 feux de forêt ont ravagé près de 20 000 hectares, avec le traumatisme encore vif du massif des Corbières, dans l’Aude. En Europe, ce sont environ un million d’hectares qui sont partis en fumée l’an dernier. Dans l’Aude, le mégafeu des Corbières a rappelé combien le Sud reste en première ligne, du Gard aux Bouches-du-Rhône, même si le danger s’étend désormais bien au-delà du pourtour méditerranéen.

    Le gouvernement met en avant une stratégie en trois temps : « Mieux prévenir, mieux combattre et mieux reconstruire. » La ministre Monique Barbut a insisté sur la prévention, avec les obligations de débroussaillement et les gestes du quotidien, rappelant que « neuf incendies sur dix sont d’origine humaine ». Laurent Nuñez a aussi annoncé le renforcement des véhicules terrestres, avec un parc qui doit passer d’environ 541 unités à 1 200 d’ici 2028.

    Des avions, mais

    quels moyens au sol ?

    Mais derrière la mise en scène ministérielle, la question sociale demeure brûlante. Car les avions ne suffisent pas à éteindre la colère des soldats du feu. La Fédération nationale des sapeurs-pompiers alerte : « La France ne peut pas attendre la livraison de nouveaux appareils étrangers pour préparer l’avenir. » Elle réclame une capacité française et européenne de production d’avions bombardiers d’eau, et s’inquiète de la baisse de 54,7% de la dotation de soutien à l’investissement structurant des Sdis.

    Quelques jours plus tôt, neuf syndicats de pompiers interpellaient déjà le gouvernement sur un financement des Sdis « au bord de la rupture ». Dans les casernes, la saison des feux commence rarement avec des discours : elle débute avec des effectifs tendus, des matériels vieillissants, des volontaires épuisés et des territoires qui brûlent plus vite que les budgets ne suivent.

    À Nîmes-Garons, l’État a donc affiché ses ailes. Reste à savoir si, sur le terrain, les femmes et hommes du feu auront les bras, les camions et les budgets pour tenir jusqu’à l’arrivée des avions.

  • Erwan Davoux sera jugé pour violences conjugales le 9 septembre

    Erwan Davoux sera jugé pour violences conjugales le 9 septembre

    L’ancien directeur des relations internationales au conseil départemental des Bouches-du-Rhône Erwan Davoux a été déféré ce mercredi soir et s’est vu remettre une convocation par procès verbal pour être jugé le 9 septembre prochain, indique le parquet de Marseille à La Marseillaise. L’ex-candidat aux municipales avait été placé en garde à vue lundi, suite à une plainte déposée fin 2025 par son ex-épouse qui dénonçait des épisodes de violences physiques et psychologiques.

    Le parquet a retenu comme infractions des violences habituelles par conjoint ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de moins de huit jours, des violences par conjoint en présence de mineur ayant entraîné une ITT de moins de huit jours, et des menaces de mort par conjoint.

    Présenté devant le juge des libertés et de la détention à l’issue de sa garde à vue pour être placé sous contrôle judiciaire, il a interdiction d’être en contact avec la victime et interdiction de port d’arme.

    Sollicité par La Marseillaise, il a indiqué à l’issue de sa garde à vue ne pas souhaiter réagir.

  • Le fournil qui fait les meilleurs colombiers

    Le fournil qui fait les meilleurs colombiers

    Ce gâteau traditionnel provençal se prépare à la Pentecôte. Le secret du premier prix obtenu par Franck et Céline les gérants de la boulangerie du village du Pays d’Aix résulte dans la combinaison d’un biscuit moelleux aux amandes, de melons confits d’Apt, le tout imbibé d’un subtil sirop au Kirsch. La tradition veut qu’on y cache une colombe, à qui la pâtisserie doit son nom. Le Fournil de Châteauneuf-le-Rouge avait déjà remporté cette année le concours de la meilleure baguette et du meilleur croissant du département. Situé place Auguste-Baret, il est ouvert du lundi au samedi de 6h à 19h.

  • Un brillant hommage à Patricia Jeanjean

    Un brillant hommage à Patricia Jeanjean

    Il y a trente-cinq ans, elle faisait partie de ce groupe d’amis qui portaient sur les fonts baptismaux cette association bouliste, la Boule des Amis de Saint-Julien. Quelques années plus tard, Patricia se retrouvait à la présidence du groupe. En 2008 c’est au sommet de l’instance départementale qu’elle est élue. Elle y restera jusqu’en 2024. Depuis quelques années, Patricia luttait contre la maladie. Elle sera enlevée à l’affection des siens en novembre dernier.

    Ce samedi, le club qui a été le seul de sa vie bouliste, a tenu au travers d’un concours en binômes féminin, à lui rendre un bel hommage. Un concours où vont participer une cinquantaine de doublettes.

    À la table de marque, deux garçons qui ont été ses proches collaborateurs quand Patricia a été présidente du Comité des Bouches-du-Rhône : Jauffrey et Éric. À l’arbitrage : Michel Borghino.

    Dans son discours d’ouverture, le président Jean-François Piroille souhaitait la bienvenue et remerciait les joueuses présentes. Ce fut ensuite Frédéric Jeanjean, le frère de Patricia dans une prise de paroles empreinte d’émotion qui exprimait le souhait que cette journée en souvenir de Patricia soit bien conviviale et chaleureuse.

    À la conclusion de cette joute oratoire, Maryan Barthelemy, le « new boss » du Mondial La Marseillaise, devait donner une information à sensation. « En ouverture du GP Féminin Paprec La Marseillaise, la place au centre du village des partenaires portera le nom de Patricia Jeanjean, une plaque symbolique sera dévoilée à cet effet. » Il devait ensuite annoncer quelques innovations, pour le plus grand bien des joueuses. Des décisions prises dans l’intérêt des participantes. Ces dames vont apprécier et saluer le message par une salve d’applaudissements.

    C’est Mimi Réginensi, l’époux de Patricia, qui ouvrait la compétition en jetant le but qui lançait ce 1er Souvenir. Pour les 54 binômes engagés, c’est parti pour plus de 12 heures de compétition.

    À Cathy Lopez et Michèle Ivaldi le premier Graal

    Sur le plan sportif, la compétition démarre par la phase des poules. Quelques belles oppositions du style Florence Bazin contre Muriel Ben-Hocine, Charlotte Ferrara face à Séverine Roche. On peut constater qu’il y a de solides doublettes qui affichent de fortes ambitions.

    À l’heure du cadrage, en prenant le meilleur sur les récentes championnes de Ligue Sabine Fara et Stéphanie Fournier, on voit que les « vertes » Lopez et Ivaldi émettent des prétentions et commencent à mûrir.

    Belle victoire à ce stade d’Evelyne Llobregat et Maryline Rouzaud face aux joueuses d’Eyguières, mais surtout aux championnes de France dans leur profession, Stéphanie Arnaud et Estelle Cros.

    Un succès qui, hélas, restera sans lendemain, les sociétaires de la Boule Plate vont s’incliner face au double de la Boule Doria.

    Léa Navarro -qui n’est autre que la nièce de Patricia Jeanjean- et sa partenaire Mélissa Mordenti vont, d’un coup d’un seul, retourner une situation et s’imposer en signant cinq points.

    Josiane Profizi et Nicole Gregori vont s’incliner sur le fil face à Lisa Cardoso-Barbosa et Carole Dauenhauer. Dans une partie où chacune des actrices ne voudra rien lâcher.

    L’heure est bien avancée quand on aborde le dernier carré. Là, avec ces dames, on joue les coups à fond, point question de partage. Si les deux formations de Beaudinard s’évitent, elles vont connaître des fortunes diverses.

    Celle de Léa Navarro va s’imposer face aux joueuses de Doria quant à Cardoso et Barbosa elles vont voir passer les « vertes ».

    Ces joueuses de la Boule Verte de Biver à leur façon et avec un léger coup de pouce d’un certain facteur… vont décrocher ce 1er Graal, du souvenir Patricia-Jeanjean. Il est 22h40, et on peut dire que l’hommage aura été brillant.

    Quarts de finale : 1) Tognetti bat Evelyne Llobregat – Maryline Rouzaud à 9

    2) Cardoso-Barbosa bat Josiane Profizi – Nicole Grégori à 12

    3) Lopez bat Lucette Espinas -Emilienne Del Socorro à 3

    4) Navarro bat Axelle Bernard – Séverine Roche à 11

    Demi-finales : 1) Navarro bat Françoise Tognetti – Joëlle Mérabtene à 10

    2) Lopez bat Lisa Cardoso-Barbosa – Carole Dauenhauer à 7

    Finale : Cathy Lopez -Michèle Ivaldi battent Léa Navarro – Mélissa Mordenti
    13 à 8