Tag: Bouches-du-Rhône

  • Football : Stan Karwat détaille l’art délicat de gérer le gardien

    Football : Stan Karwat détaille l’art délicat de gérer le gardien

    Quand on demande à Stan Karwat ce qui caractérise le gardien de but, sa réponse est simple. « C’est le seul joueur dans une équipe qui n’a pas le droit à l’erreur ».

    Celui qui a gardé la cage de Nîmes et Martigues, entre autres, dans sa longue carrière, connaît le rôle sur le bout des doigts. Des terrains de Tomaszow, sa ville natale en Pologne, jusqu’à Beauvais, il a croisé Fabien Barthez, « c’était un de ses tout premiers matches avec Toulouse, j’ai deviné qu’il ferait une belle carrière », ou encore Grégory Coupet, « avec qui nous échangeons souvent sur le métier ».

    Pour lui, la clé numéro 1 que doit avoir un gardien de but pour réussir, « c’est sa capacité à faire le minimum de boulettes. Et, surtout, d’être en mesure de gérer en un laps de temps le plus court possible une qualité de données avant de prendre sa décision ».

    Lorsqu’il a vu Geronimo Rulli dans le but marseillais, « j’ai tout de suite senti le joueur fait pour l’OM, comme l’a été avant lui Steve Mandanda. Il ne commet pas, ou très peu, de faute, il accélère le jeu et fait vivre le ballon ». Et le fait qu’il ait arrêté cinq penalties consécutivement la saison dernière ? « C’est un bonus ».

    Derrière le champion du Monde argentin, le Néerlandais Jeffrey de Lange attend. « C’est une excellente doublure. Mais son style n’est pas comparable. Il est dans le rôle du second. Celui qui doit attendre son tour en étant toujours très fort. Mais pour le poste de gardien, le titulaire doit être sûr d’avoir la confiance absolue de son entraîneur, de ses coéquipiers et, surtout à Marseille, des supporters ! »

    Mauvais timing

    Or, depuis l’échec en Trophée des Champions, Geronimo Rulli connaît un passage à vide. « Il a fait quelques erreurs de main qui ont coûté des points. Personnellement, si j’avais dû le diriger, je ne serai pas revenu sur ça. Il sait très bien ce qu’il n’a pas réussi. Ressasser les erreurs, ce n’est pas bon pour la confiance », insiste Stan Karwat.

    Quant au fait de donner des rôles, le Fosséen d’adoption n’est pas trop fan. « Quand un gardien est titulaire, il doit jouer tout le temps ! La doublure connaît son rôle. Elle est là en cas de blessure ou de suspension. C’est pourquoi j’estime que c’est une erreur que Geronimo Rulli ne soit pas dans le but en Coupe de France. »

    Il sait bien que ce n’est pas facile à vivre. Aussi bien pour l’entraîneur, qui doit gérer les espoirs du numéro 2 et faire en sorte que son numéro 1 soit toujours au top niveau de sa confiance, que pour les deux joueurs concernés. « Le numéro 2 reste dans son rôle. Montre ses qualités à l’entraînement. Sachant que son statut reste le même. Aussi longtemps que le numéro 1 est irréprochable. »

    L’entraîneur se base sur ce qui se passe en sélection nationale. « J’ai beaucoup discuté avec Grégory Coupet, qui a longtemps vécu dans l’ombre de Fabien Barthez en équipe de France. Avant d’avoir enfin sa chance. Nous avons la même philosophie à ce sujet », souligne-t-il.

    Quand la saison débute, surtout avec deux nouveaux joueurs au poste, comme ce fut le cas à l’arrivée de Roberto De Zerbi, « l’entraîneur doit être clair et fixer les rôles de chacun. à ce poste, c’est dangereux de mettre de la concurrence. Car cela amène le doute. Et le doute provoque la perte de confiance. L’entraîneur doit donc se montrer ferme et s’interdire de modifier la hiérarchie, si la situation ne le justifie pas. »

    Ainsi, quand Geronimo s’est mis à douter, l’erreur de Roberto De Zerbi a été de ne pas le protéger. « Il aurait dû jouer les deux tours de Coupe de France, cela l’aurait aidé à retrouver une certaine confiance. » Par ailleurs, ne pas le titulariser au Parc des Princes face au PSG, parce que Jeffrey de Lange avait réussi deux matches sans erreurs contre Bayeux et Rennes, a eu un double effet pervers. Il a fait perdre sa confiance au Néerlandais, qui a encaissé cinq buts, et fait un peu plus gamberger celui qui aurait dû rester le numéro 1 indiscutable.

    « Un gardien de but, c’est un peu comme un super ordinateur qui doit analyser en une fraction de seconde un maximum d’éléments. Prendre les informations sur le placement des attaquants adverses. Savoir où sont ses défenseurs. Où il se situe par rapport au but. Choisir une réponse ciblée et être capable d’anticiper ce que va faire le porteur du ballon », détaille Stan Karwat. Selon lui, « Geronimo Rulli a toujours ces capacités en lui. Il a juste besoin d’un signal de la part de son entraîneur qui lui montre qu’il a toujours confiance en lui. C’est comme cela qu’il réveillera ses qualités ».

    Et s’il a un conseil à donner à Habib Beye ? « Qu’il soit ferme dans son choix et clair dans son soutien au gardien titulaire. C’est comme cela qu’il en obtiendra le meilleur.  »

  • Un nouvel hôtel 3 étoiles va ouvrir à Aubagne au début de l’été

    Un nouvel hôtel 3 étoiles va ouvrir à Aubagne au début de l’été

    « Ce sera le premier Tulip hôtels et résidences de la région », assure Vicky Carré. Déjà directrice de l’hôtel Campanile, 3 étoiles, zone Alta Rocca, elle sera la directrice, en indépendante et sous franchise, de cet hôtel en construction au 165, D8 N à Aubagne. Pour être un peu plus précis, il est en train d’être bâti « derrière le terrain du concessionnaire Renault », éclaire-t-elle, à proximité du nœud autoroutier. « Si tout se passe bien, il devrait ouvrir au début de l’été », annonce Vicky Carré. Il existe pour l’heure ce type d’hôtel à Joinville-le-Pont (île de France), « et un autre est dans les tuyaux », poursuit-elle.

    Cet hôtel 3 étoiles, qui fait partie de la marque du groupe Louvre Hôtels, le principal concurrent du groupe Accor, comprendra 48 chambres et 8 appartements. Il va s’ajouter aux 7 hôtels de même catégorie dans le Pays d’Aubagne et de l’Etoile. « Un besoin existe », affirme Vicky Carré. « La clientèle commerciale et d’affaires préfère séjourner à Aubagne qu’à Marseille, car elle va trouver ici des chambres moins chères. La nuit dans un 3 étoiles à Marseille peut aller de 200 à 300 euros, tandis qu’au Tulip hôtel, même s’il y a une grosse demande, ce sera 150 euros, et sinon 100 euros la nuitée », observe-t-elle. Et à Aubagne, le stationnement près de l’hôtel sera gratuit. La clientèle touristique adopte la même attitude, selon elle. « À Cassis par exemple, se loger coûte très cher, et les parkings sont payants. Pour les touristes, ça devient trop cher et saturé. »

  • Quand les denrées interdites en vol deviennent des dons à Marignane

    Quand les denrées interdites en vol deviennent des dons à Marignane

    « Un tant pis pour un tant mieux. » Voilà comment les passagers voient la confiscation de leurs produits de plus de 100 ml qui ne passent pas les contrôles de sécurité. Car, depuis fin janvier, l’Aéroport Marseille Provence (AMP) a noué un partenariat avec le Samu social de la Ville pour leur donner une seconde vie.

    Donia Joly, responsable innovation sociale chez Suez, qui collabore avec AMP depuis 2019, estime que « sur le premier mois, 1,5 tonne sera collectée ». « 60% des produits sont des denrées alimentaires, le reste sont des produits d’hygiène, détaille-t-elle. On a environ 1 500 bouteilles de 50 cl, 950 conserves et 1 100 gels douche ou shampoings. Et encore, on est dans une période creuse par rapport à ce qui va arriver cet été. »

    Jérôme Dominion, responsable multiservices de l’aéroport, à l’origine de ce projet, précise : « En ce moment, on a 200 000 voyageurs par mois, en période estivale on est plutôt sur 1,5 million. » AMP estime que 15 à 20 tonnes de denrées seront collectées en faveur des plus précaires sur une année.

    Plus de 200 000 précaires

    En bout de chaîne, le Samu social vient chercher ces dons trois fois par semaine et les redistribue aux plus de 200 000 personnes en situation de grande précarité que compte Marseille. Elsa Peinturier, sa directrice, explique : « Les produits d’hygiène sont redistribués en rue par les maraudes qui sillonnent le territoire pour aller vers les personnes très marginalisées. D’autres, qui sont en grande contenance, et les boissons, partent aux douches municipales dont les nouveaux locaux ont ouvert la semaine dernière. C’est hyper apprécié que les personnes puissent avoir accès à un rafraîchissement, c’est un moment de répit et d’apaisement dans leur journée. » Elle ajoute : « Sur les denrées alimentaires, les petits contenants sont redistribués en rue et le reste on le transmet à des associations partenaires. On a également un partenariat avec la régie de quartier Noailles-Belsunce, qui offre des petits déjeuners aux enfants qui n’ont pas trois repas par jour, et ils sont super contents d’avoir de la pâte à tartiner grâce aux usagers de l’aéroport. »

  • Des zones humides autour de l’étang de Berre à découvrir

    Des zones humides autour de l’étang de Berre à découvrir

    Sur la plage, mercredi après-midi, des enfants osent se baigner dans une eau limpide à 10°c. En même temps, un attroupement d’une vingtaine de personnes se forme devant le poste de secours de la plage Champigny, donnant sur l’étang de Berre, à quelques dizaines de mètres de l’embouchure de l’Arc. De la plage au cours d’eau, plusieurs milieux écologiques différents se présentent aux intéressés. Leur point commun ? Ce sont toutes des zones humides que surveille Fanny Argiro, chargée de mission éducation pour le Gipreb, syndicat mixte gestionnaire de la plus grande lagune salée d’Europe.

    Devant l’exutoire de l’Arc, des flamants pas encore roses s’envolent, d’autres mangent, pendant que des cormorans sèchent leurs ailes au soleil dans un espace marécageux. « C’est une sansouïre », explique la naturaliste, caractérisée par « une végétation basse, les pieds dans l’eau et supportant la salinité ». « Beaucoup d’espèces y vivent malgré le passage des quads et motocross », fait-elle remarquer. L’aigrette garzette repérée aux jumelles par une participante en est un exemple, parmi les nombreux oiseaux protégés qu’abritent les zones humides autour de l’étang : « Certains y vivent à l’année comme le martin-pêcheur, qui aiment les eaux saumâtres », complète la guide.

    La dynamique de l’eau

    Cette intervention est menée dans la continuité de la journée mondiale des zones humides. Les profils des participants sont divers. « Je découvre, avec un a priori de pollution », lance cette Aixoise. « C’est un étang qui se bat pour sa survie », estime une autre. « Est-ce que l’agriculture impacte l’étang ? », se demande une troisième. « Ça peut quand il pleut, à cause du ruissellement », répond Fanny Argiro, même si « la dynamique agricole berroise permet à certains oiseaux de nicher », notamment dans certaines cultures. Autre paradoxe : la cane de Provence, espèce exotique envahissante, qui « prend le pas sur les roselières, est compliquée à retirer sans retourner tout l’habitat », mais abrite Butor étoilé et autres busards.

    C’est aussi le cas dans la roselière qui borde l’Arc, ou près des tamaris qui poussent entre deux eaux. Ces espaces à la végétation plus haute, appelés ripisylves, « limitent les inondations, filtrent l’eau » et captent le carbone, précise la naturaliste.

    Outre les oiseaux, le Gipreb a pour projet de « cartographier les déplacements des tortues Cistudes pour défendre leurs milieux », explique Fanny Argiro, de la même manière que pour les chauves-souris vivant autour de l’étang. « Ça fait partie des projets Natura 2000 réalisés sur fonds européens », dont Fanny Argiro est référente.

    Le Gipreb sera présent, dimanche 1er mars à la Poudrerie de Saint-Chamas de 9h30 à 16h30, accompagné d’associations et de différents acteurs de l’étang.

  • Dire la mémoire algérienne

    Dire la mémoire algérienne

    Depuis près de cinq ans, Nadège de Vaulx présente sur les planches sa conférence « J’aurai dû m’appeler Aïcha ». Trois quarts Algérienne et un quart Française, la militante, qui a grandi dans la banlieue lyonnaise, explicite le doute de l’identité : elle n’est « pas tout à fait Française, pas vraiment Algérienne ».

    Née d’une réflexion sur l’histoire coloniale et les non-dits familiaux, cette conférence gesticulée mêle intimité et politique, étant « le récit d’un parcours personnel, de ses prises de conscience, agrémenté d’anecdotes, de moments d’émotion et d’humour ». En partant de son histoire familiale, elle cherche à recomposer une mémoire commune, celle des descendants d’Algériens, souvent oubliée du « roman national » français et de ses livres d’histoire. Nadège de Vaulx souhaite « faire émerger une mémoire à la hauteur de nos héritages. Une mémoire vivante. Politique. Décoloniale ».

    Un biais d’éducation

    La conférence, suivie d’un échange, à l’école de la deuxième chance a été organisée par Coudes à Coudes. L’association défend un « partage des savoirs contre les dominations », à la manière de Nadège de Vaulx qui définit la conférence gesticulée comme « un outil d’éducation populaire ». Elle réaffirme l’utilité de cette forme, affirmant croire « qu’il n’y a pas de meilleure façon de transmettre la connaissance que le partage de l’expérience ».

    La conférence est présentée le vendredi 27 février, à 19h, à la salle Massilia Vox. Libre participation aux frais, 50 places.

  • Le portail des Chutes-Lavie vire au contentieux judiciaire

    Le portail des Chutes-Lavie vire au contentieux judiciaire

    D’un côté du terrain, des copropriétaires et un bailleur social revendiquent et verrouillent une rue privée, soutenus par Bruno Gilles (Horizons), l’ancien maire du secteur, et la présidente du bailleur social métropolitain PML, Solange Biaggi (LR). De l’autre, un collectif de riverains, empêchés de circuler à pied et d’accéder aux équipements publics, défendu par la Ville. Après plusieurs actions et quelques coups pas très francs, balle au centre : la justice tranchera.

    Au-delà de la discorde autour d’un portail et d’une affaire qui concerne quelques centaines d’habitants, « ce sont deux visions de la ville qui s’opposent, analyse Didier Jau. Une ville ouverte, piétonnisée et pacifiée, ou une ville bunkurisée ». Récupération politique ou non, les positions sont d’autant plus défendues et assumées en période éléctorale. La Ville de Marseille avait tenté une médiation, invitant les copropriétaires des Chutes Lavie à accepter une ouverture de jour sur cet accès piétonnier dont le portail a été soudé. Il s’agit de permettre l’accès aux équipements publics, à la crèche, aux riverains d’emmener leurs enfants à l’école, de se rendre dans les commerces du quartier sans se risquer à faire un détour par le dangereux et très pentu boulevard Guigou.

    Tentative d’apaisement vaine, qui a conduit la Ville à mettre en demeure l’association de copropriétaires afin qu’ils rouvrent le portail. Le délai, arrivé à échéance le 26 février, est resté sans effet. La mairie engagera donc une action en justice « pour exiger la réouverture de la rue de la Pépinière et condamner le non-respect du droit de servitude ».

    Menaces et bris de glaces

    Dénonçant des « menaces de mort », Bruno Gilles a porté plainte contre la porte-parole du collectif, qui a été convoquée au commissariat. De leur côté, les membres du collectif ont eu à déplorer des bris de glace sur leurs voitures. « On ne peut accuser personne, mais à chaque veille d’action, des pare-brise éclatent. La première vague lors de la première mobilisation médiatisée, mi-octobre 2025 », témoigne Nathalie Prost. La dernière série de dégradations a été relayée sur les réseaux sociaux, photos à l’appui, par le maire des 4-5, ce 24 février. Immédiatement commenté par Bruno Gilles sur son fil : « La campagne électorale ne permet pas tout ! Tout ça se réglera dans les urnes les 15 et 22 mars ! »

    C’est dans ce contexte épineux que le maire des 4-5 a lancé une invitation à un petit-déjeuner, le samedi 28 février à 10h, devant le portail. « C’est un tournant concret qui marque l’ouverture d’une procédure juridique », précise Didier Jau. Elle peut être longue. Et à la vitesse à laquelle les choses s’enveniment, chacun devra garder son sang-froid, au gré des surprises.

  • Fibre Excellence toujours en sursis malgré les propositions du ministre

    Fibre Excellence toujours en sursis malgré les propositions du ministre

    L’étau se resserre sur les usines de pâte à papier Fibre Excellence. La menace d’une mise en redressement judiciaire, qui inquiète les salariés depuis des mois, semblait s’éloigner avec l’annonce du ministre délégué à l’industrie, Sébastien Martin, d’un potentiel soutien, et sous conditions, à hauteur de 150 millions d’euros, la semaine dernière. Mais rien n’est acté pour l’heure et l’urgence est toujours bien présente : « On n’a plus de bois, juste de quoi tourner jusqu’à lundi. À partir de là, on s’arrête », s’inquiète Laurent Quinto, pour la Filpac-CGT du site tarasconais. En bref, la promesse ministérielle n’a rien réglé : « La proposition du gouvernement, c’est de l’étalement de dettes, des garanties de prêts… Il n’y a pas de soutien direct ou structurel. » Une réunion se tient ce jeudi à Berçy avec le comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI) à laquelle participe l’intersyndicale. « Tout ce qu’on discutait au Ciri depuis des semaines tombe à l’eau, puisque les travaux sur la renégociation des tarifs de vente de l’électricité et le travail avec la filière bois passent au second plan et ne sont pas dans l’annonce du ministre », dénonce Laurent Quinto. Contactée, l’entreprise explique être toujours en train d’étudier la proposition du ministre délégué.

    Le sénateur communiste des Bouches-du-Rhône, Jérémy Bacchi, s’est emparé de la question et va prochainement « faire une question écrite au ministre Roland Lescure ». Il travaille également à une table ronde en préfecture.

  • Les travailleurs de la culture mettent la pression au Medef

    Les travailleurs de la culture mettent la pression au Medef

    La banderole qui trône habituellement devant les locaux de l’Union pour les entreprises 13 (UPE13), déclinaison locale du Medef, « Plus que jamais les entreprises ont besoin de nous » a été remplacée par « le Medef tue la culture » lors d’une action coup de poing, ce mercredi matin à Marseille.

    Cette dernière a été menée par plusieurs syndicats et collectifs de travailleurs du monde de la culture et intermittents du spectacle, réunis sous la bannière de « l’assemblée générale culture 13 », qui ont momentanément occupé « la place des entreprises ». Une manière de mettre la pression sur les organisations patronales pour le dernier round de négociations autour de l’assurance chômage qui se déroulait au même moment à Paris au siège de l’Unédic, l’organisme en charge de ladite assurance. Des négociations durant lesquelles Medef, CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) et U2P (Union des entreprises de proximité) ont fait une proposition qui ne passe vraiment pas pour les petites mains de la culture : « L’augmentation de 50 heures par an du nombre d’heures minimum pour ouvrir le droit à l’indemnisation au titre de l’intermittence », comme le résume Maria, comédienne de théâtre à Marseille. Concrètement, ils devront travailler plus pour une indemnisation similaire : « C’est déjà compliqué d’en faire 507, alors 557 n’en parlons pas… »

    Débrayage à Plus belle la vie

    Si d’autres mesures de durcissement de l’assurance chômage pour l’ensemble des salariés sont discutées ce jour, la proposition patronale a des conséquences concrètes pour le monde de la culture : « On parle de 10 000 à 30 000 intermittents sur le carreau. En rehaussant ce seuil, de facto cela va exclure des personnes. D’autant qu’on fait déjà face à une baisse des subventions du ministère de la culture, des collectivités territoriales et donc du volume de l’emploi », explique Léo, pour le syndicat français des artistes CGT. Plus qu’un symbole, « l’ensemble de l’équipe technique, des figurants et quelques comédiens » du tournage de la série Plus belle la vie étaient aussi présents et « ont débrayé une heure ».

  • Handicap : un stationnement squatté par les valides à Marseille

    Handicap : un stationnement squatté par les valides à Marseille

    Pas moins de 9 dépanneuses et 20 agents de la police municipale ont été déployés ce mercredi 25 février pour un contrôle des places réservées aux personnes à mobilité réduite dans le centre-ville. Au nombre de 742 recensées à ce jour dans la ville, elles sont bien souvent occupées illégalement déplore Isabelle Laussine (Mad Mars), adjointe au maire en charge des personnes en situation de handicap, à l’inclusion et à l’accessibilité. Plus de la moitié ne sont plus conformes. « Cela peut être simplement un panneau mais c’est à la métropole de le faire et cela dépend de son calendrier », explique l’élue, consciente de l’ampleur du chantier à poursuivre.

    « On se bat au quotidien »

    Sur le trottoir, Ouahid Boustila, fondateur du Handisud Basket et président du collectif du collectif « plus jamais sans nous » assiste à l’opération. Il se déplace en ville « avec ses bras », souvent après s’être garé à la Joliette. Un stationnement prévu pour deux voitures, « où on en retrouve 5 », témoigne-t-il. Résultat, sortir ou rentrer dans son véhicule est impossible. Altercations, pneus crevés, portières abimées, Ouaid ne compte plus les accrochages pour faire respecter la loi. « On se bat au quotidien ! », s’indigne-t-il, dénonçant au passage l’inaccessibilité des transports en commun. « C’est rageant de ne pas avoir le droit d’accéder au métro sans être accompagné, de ne pas avoir accès au nouveau tram parce qu’il y a une barre au milieu, de ne pas pouvoir prendre le bus car la rampe est en panne », raconte-t-il.

    Depuis 2024 le nombre de PV a doublé (de 2 344 à 4 282), les effectifs aussi, explique Céline Lefléfian, directrice de la police municipale qui entend « déclencher une prise de conscience ».

  • Les insoumis d’Aix animent une réunion publique jeudi

    Les insoumis d’Aix animent une réunion publique jeudi

    « Aborder quelques thèmes essentiels du programme » : c’est là l’objectif du meeting organisé par les insoumis de la liste Aix en commun, ce jeudi à 19h, au château de l’Horloge, d’après Dominique Fortunato, directeur de campagne.

    En présence de Manuel Bompard, député et coordinateur national de la France insoumise, et Marina Mesure, députée européenne (LFI), Julie Boronad, tête de liste, abordera les questions du logement, des discriminations et de la démocratie participative, combat clé du mouvement pendant ces municipales. Comme leurs homologues de Marseille, Toulon ou Avignon, les insoumis d’Aix placent au cœur de leur projet leur volonté de « rendre le pouvoir aux Aixois ».

    Ce désir de renforcer l’« implication directe » des habitants, selon Dominique Fortunato, s’illustre avec l’élaboration d’une liste « citoyenne ». Communiqué mercredi à La Marseillaise, elle contient 57 noms, dont 29 issus de la société civile, n’appartenant pas à des formations politiques. Parmi les personnalités figure en troisième position Claudie Hubert, actuellement conseillère municipale d’opposition, élue en 2020 avec la liste de Marc Pena (PS), sur laquelle elle occupait la 2e place. Le numéro 2 de Aix en commun, est sans surprise, Guillaume Dalla Costa, investi en tête de la liste, avec Julie Boronad, lors de l’assemblée municipale LFI du 25 octobre.

    Une investiture dont certains militants avaient dénoncé l’irrégularité devant la justice, accusant le mouvement d’avoir « confisqué la décision ». Déboutés dans un premier temps, les plaignants avaient eu gain de cause devant la justice. LFI s’est pourvu en cassation (notre édition du 6/02).