Tag: Bouches-du-Rhône

  • La 4e édition des Grappes d’Or dévoile ses lauréats

    La 4e édition des Grappes d’Or dévoile ses lauréats

    Le domaine de la viticulture était à l’honneur ce lundi 4 mai à l’hippodrome de Pont-de-Vivaux. Les Grappes d’Or étaient de retour pour une 4e édition. Une initiative qu’organisent la Chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône et le Département.

    C’est un événement qui permet de promouvoir la filière viticole avec la présence notamment de Martine Vassal, la présidente (DVD) du conseil départemental qui a remis les six trophées en jeu : Gonnin Sylvia du Comptoir des Vignes pour le Prix Caviste, Adrien Long de l’EARL la Dorgale pour le prix du jeune viticulteur, le Restaurant Maison Sainte Victoire à Saint-Antonin-sur-Bayon pour le prix restaurateur, le Château Calisanne à Lançon-Provence pour le prix de l’innovation marketing, Jean-Claude Pellegrin de l’Association des vignerons de la Sainte-Victoire pour le prix de la démarche collective et le prix coup de cœur qui revient aux Caves du Roy René à Lambesc.

    Au programme de cette soirée, une conférence de presse a ouvert le bal avec Laurent Israélian, président de la Chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône, Hervé Granier, conseiller départemental et représentant de Martine Vassal, mais également Yvon Gary, président de l’Association des sommeliers Alpes-Marseille-Provence.

    Puis s’est tenue la fameuse remise des trophées, avec notamment un discours de tous les lauréats des Grappes d’Or. « C’est un vrai moment de partage et d’échanges autour de la viticulture des départements et je pense que c’est un événement qui va durer quand même encore très longtemps dans le département », annonce Laurent Israélian. Hervé Granier complète : « C’est un événement qui monte en puissance par rapport aux précédentes éditions et notre objectif est de promouvoir nos produits. »

    Un événement avec différents enjeux

    « Le marché s’effondre clairement », observe Fabien Doudon. Alors que cette région semble pour l’instant épargnée par le phénomène de l’arrachage elle fait toutefois face à une dégringolade des prix. Bien que le territoire représente 10 000 hectares avec 6 appellations dont 3 IGP, les ventes se portent mal. Avec de plus faibles volumes, les vignerons doivent baisser leurs prix. L’objectif de cette cérémonie est donc de favoriser la rencontre entre les différentes chaînes du commerce viticole. Vignerons, cavistes, mais aussi restaurateurs se rassemblent pour consolider une communauté qui honore un savoir-faire local et pallie la crise.

    Lors de la cérémonie, les vins produits dans les Bouches-du-Rhône sont exposé avec fierté, mais on réfléchit aussi à l’avenir. Des cépages étrangers plus résistants et donc moins gourmands en eau pourraient bientôt s’enraciner dans ce territoire.

  • Greenwood et l’OM, l’aventure touche à sa fin

    Greenwood et l’OM, l’aventure touche à sa fin

    Le glas va bientôt sonner pour Mason Greenwood. C’est en tout cas ce qui se dessine, puisque l’avenir olympien du joueur anglais s’assombrit grandement. Alors que la saison est à son crépuscule, l’attaquant formé à Manchester United n’est tout simplement plus le même depuis quelque temps. Le meilleur buteur du club lors de cet exercice 2025-2026 ne s’est pas vraiment remis de sa béquille subie contre Lille
    (1-2, le 22 mars). Depuis, il n’a plus marqué et a même été placé sur le banc, par son coach, face à Nice. Habib Beye l’a justifié par une méforme liée à sa blessure, mais la relation entre les deux hommes est également de plus en plus froide.

    C’est un secret de polichinelle, Mason Greenwood est plus discret dans le vestiaire depuis le départ de Roberto De Zerbi. Également en froid avec Medhi Benatia, le natif de Bradford se contente de jouer au football, mais son esprit est en train de s’éloigner des Bouches-du-Rhône. Il sait pertinemment que la suite de sa carrière se déroulera loin de Marseille et cela, vraisemblablement, dès cet été. Son affaire de violences conjugales, qui l’a indirectement mené à Getafe puis Marseille, fait que le joueur est toujours blacklisté en Angleterre. Les options sont donc plus fines pour lui. L’Espagne en est sans doute une et, bien entendu, l’appel de l’Arabie Saoudite n’est jamais bien loin.

    Il ne reste donc plus que deux matches à celui qui a porté l’OM depuis son arrivée, il y a près de deux ans. Rien que cette saison, l’Anglais a inscrit 25 buts et délivré 10 passes décisives, toutes compétitions confondues. Décisif, entre autres, contre Monaco (1-0, le 14 décembre) au Trophée des Champions ou encore à l’Union Saint-Gilloise, il a sauvé son club à bien des reprises. Mais cette phase est bien terminée, tant l’équipe est plongée dans une crise où il est impossible de savoir quand elle s’arrêtera. Greenwood est désormais à l’image de ses coéquipiers, traversant les rencontres comme il le peut, mais sans briller. Six matches qu’il n’a pas marqué, une disette rare pour l’attaquant de 24 ans.

    Son comportement s’est aussi modifié

    Son comportement est également pointé du doigt, comme bon nombre de ses coéquipiers. De manière générale, la flamme s’est éteinte dans l’effectif. Tous n’attendent qu’une seule chose, la fin d’une saison qui aura viré au cauchemar. Mason Greenwood a développé un langage corporel en adéquation avec l’environnement dans lequel il vit, à l’OM. Souvent tête basse, blasé, il ne dégage plus une confiance certaine. Jeffrey De Lange le disait, samedi, à la suite du match à Nantes : « On est trop paresseux, on pourrait se forcer à en faire un peu plus. » Il n’est plus le joueur virevoltant et sûr de lui d’il y a plusieurs mois. Rien que sur ses dribbles, quelque chose a changé. Beaucoup plus d’échecs, plus de déchets, ses puissants appuis, pour déborder ses adversaires, l’ont quitté.

    Mason Greenwood est donc de plus en plus proche de clore son chapitre marseillais et son départ devrait être l’un des feuilletons de l’été.

    Fin de saison pour Hamed Junior Traoré

    Ce refrain a souvent été entendu, cette saison, à propos de Hamed Junior Traoré. L’international ivoirien passé par Sassuolo et Auxerre a vécu plusieurs gros moments de blessure. La première aura duré tout l’automne, suite à sa sortie prématurée contre Lyon, avant la première fenêtre internationale. Sorti sur civière lors du match à Nantes, le couperet est tombé pour lui.

    Sa blessure est une lésion à l’adducteur droit et il ne pourra pas revenir pour les deux confrontations face au Havre et Rennes. Sa saison est donc bien terminée, pour celui qui a désormais un contrat jusqu’à juin 2030, son option d’achat ayant été levée automatiquement.

  • À Aix, l’agresseur de Bilel réfute le mobile raciste

    À Aix, l’agresseur de Bilel réfute le mobile raciste

    Condamné en première instance, en mars 2023, par le tribunal correctionnel, à une peine d’un an de prison avec sursis et de 3 000 euros d’amende pour violence volontaire en réunion, Paul-Antoine Schmitt comparaissait, ce lundi devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence, pour faire tomber une circonstance aggravante : le caractère raciste de l’agression.

    Dans la soirée du 4 septembre 2022, lui et des militants de l’Action française (AF) avaient agressé en plein centre-ville, à la terrasse d’un bar à bière, le jeune Bilel. La rencontre avec la vingtaine de jeunes, pour beaucoup tout juste sortis d’une réunion du mouvement royaliste d’extrême droite, avait dégénéré dans une violence crasse après que ces derniers aient entonné des chants à la gloire de l’Algérie française.

    Les insultes et les coups pleuvent. Avec sa grande touffe de cheveux frisés, Bilel est ciblé. L’audience a replongé le jeune homme dans ces terribles instants : « C’est monté crescendo, on a d’abord nié ma nationalité, puis il y a eu une déshumanisation (…). Je suis devenu illégitime par mon origine algérienne et mes gros cheveux. » « Je réfute les faits racistes », a répondu l’ex-responsable de l’AF, arrivé au tribunal avec parapluie et lunettes de soleil.

    « Mon meilleur ami »

    Les coups, il les assume en réplique à ceux reçus. « Je présente mes excuses si un coup de pied a été donné » quand Bilel était au sol, se défend le jeune royaliste, qui argue de sa bonne foie en notant que c’est lui qui a « rendu son téléphone à Bilel » tombé au sol dans la cohue. « Il n’est pas votre copain, il est votre victime » réagira Me Julien Gautier, un des deux avocats de Bilel, devant cette « familiarité gênante ».

    « J’ai visité mon 25e pays, j’ai des amis partout dans le monde », explique celui qui a été « le seul blanc dans une école de noirs » et « mon meilleur ami est Bahaméen », juge-t-il encore bon de préciser. Quant au « Ici on est chez nous, c’est notre bar », la seule phrase qu’il reconnaît, Paul-Antoine Schmitt l’explique par ses habitudes dans ce lieu, quand le président du tribunal lui fait remarquer qu’il avait dans ce contexte « une résonance particulière ».

    Pour les juges, les entraves à la révélation de la justice lors de l’enquête ne passent pas. Le fait qu’il ait refusé de déverrouiller son téléphone ? « Il y a des discussions avec mes copines dedans », répond le prévenu. Le fait qu’il n’ait jamais donné les noms des personnes présentes avec lui ? « Je ne voulais pas passer pour une balance », explique celui qui évoque le « t-shirt blanc » et le « chauve » pour désigner ses camarades du soir.

    Une « omerta », note Jean-Louis Persico, l’avocat général, digne de ce « que l’on connaît bien ici, avec les grands voyous qui ont l’habitude de faire obstacle à la révélation de la vérité ». Me Claudie Hubert rappelle une jurisprudence sur « des propos racistes tenus par des co-auteurs qui n’ont pas été identifiés » et insiste lors de sa plaidoirie sur le fait que « la circonstance aggravante peut-être retenue dans la mesure où M. Schmitt a refusé de donner les noms des co-auteurs ».

    Jugeant « la coaction parfaitement acquise » et regrettant « l’attitude de délinquant chevronné » du prévenu tout au long de la procédure, l’avocat général s’interroge : « Vous parlez d’ordre et de sécurité mais cette défiance vis-à-vis de l’autorité policière et judiciaire est significative », glisse-t-il avant de demander au tribunal de « confirmer la culpabilité et la peine ». Décision le 3 juin.

  • La fuite en avant de David Bertin et son business plan frauduleux

    La fuite en avant de David Bertin et son business plan frauduleux

    Quatre ans d’emprisonnement dont trois avec sursis probatoire ont été requis hier au procès de David Bertin, un investisseur marseillais accusé d’avoir loué des meublés touristiques au 21, rue d’Anvers (1er) en péril, et de s’être constitué un « empire immobilier » dixit l’ordonnance de renvoi, bâti sur des crédits bancaires escroqués et l’usage frauduleux de subventions de l’ANAH, tout en dissimulant l’exploitation de femmes de ménages en situation irrégulière. Le parquet a requis l’interdiction définitive d’exercer toute activité commerciale, de gérer ou de contrôler une société.

    L’affaire avait éclaté six mois après le drame de la rue d’Aubagne grâce à un copropriétaire qui pour alerter les touristes du danger avait peint en lettre rouge « en péril » sur la façade de la rue d’Anvers. Constitué partie civile, Hadj Merabet avait revêtu hier un tee-shirt sur lequel était inscrit « Marchands de sommeil » avec la photo floquée du meublé loué avec 4 étais. « Ils ne sont animés que par la cupidité, l’argent », a-t-il dit de David Bertin, de l’ex-compagne de ce dernier contre qui un an avec sursis et 5 000 euros sont requis et d’un intermédiaire qui se voit réclamer 6 mois avec sursis et 5 000 euros.

    C’est un second signalement, celui du maire de secteur, qui a déclenché les investigations de la justice et le placement en novembre 2019 du prévenu en détention provisoire durant près de 4 mois. « C’est une sacrée fuite en avant comme on joue au casino pour faire de l’argent à tout prix » a lancé le vice-procureur Jean-Yves Lourgouilloux, estimant que ce prévenu de 42 ans « a mobilisé un seul moyen, la fraude, comme business plan sur les femmes de ménage comme petites mains et la captation des fonds publics ».

    « Depuis l’âge de 19 ans, j’achète, ça me plaît », a expliqué l’énigmatique prévenu qui a acquis jusqu’à 29 appartements, 3 greniers réunis en un appart et deux locaux commerciaux, ce qui selon le fisc représente une valeur brute locative de 1,836 million d’euros. Avec son ex-compagne, ils ont trompé les banques pour obtenir 5 crédits immobiliers pour un montant total de 507 000 euros et touché 243 680 euros de l’Agence nationale de l’habitat pour rénover 9 appartements tout en violant les règles qui imposaient 9 années de mise en location classique à loyer modéré. « Au lieu de cela, il les a exploités sans autorisation en locations saisonnières dégageant 428 000 euros en 2017 puis 740 273 euros en 2019 », a fustigé l’avocat de la Ville, Me Jorge Mendes pour qui « en dix ans, il a mis en place un système pour construire une fortune immobilière dans l’illégalité ». De rappeler le contexte lourd des faits : « On est six mois après le drame de la rue d’Aubagne, 1 333 immeubles sont sous arrêté de péril, 420 immeubles sont interdits d’occupation et 3 758 personnes sont évacuées. »

    Dans une défense souvent victimaire, le prévenu considère qu’il a fait « des travaux importants qui lui ont coûté très cher au-delà des subventions ». Quant à ses arrangements avec ses 8 femmes de ménages au black en échange d’un logement, c’est complètement caritatif de sa part : « Si demain je ne leur donne pas la possibilité de louer, je ne vois pas où ils peuvent aller ces gens. C’est vraiment du social. » ou encore « Si je commence à les déclarer, ces gens perdent leurs aides sociales ». In fine, il reconnaît la mise en danger, tout en contestant le péril. « J’ai compris la leçon, j’ai évolué grâce à vous », a-t-il dit.

    « Je travaillais toute la journée, des fois je rentrais à 1h du matin », a raconté Nadia qu’il savait sans papier. Il déduisait systématiquement 650 euros du loyer du 17 rue du musée. « Fin août 2020 j’arrête de travailler pour lui et c’est un intermédiaire qui vient toucher le loyer et qui m’a poussé dans les escaliers alors que j’étais enceinte. » Une autre témoigne : « J’ai jamais été rémunérée sauf une fois 20 euros de transport. Je gérais 11 appartements, je faisais les ménages et je remettais les clés des fois jusqu’à 2h ou 3h du matin à des touristes qui venaient du monde entier » a dit Karima qui dit aussi avoir subi la menace d’une expulsion sauvage. « C’est de l’esclavagisme moderne », a dénoncé son avocate Samantha Graas qui a obtenu la reconnaissance par les prud’hommes de sa qualité de salariée. Fatima que les enquêteurs ont trouvée au 21 rue d’Anvers touchait, elle, 10 euros par meublé nettoyé. Ce qui n’a pas empêché le prévenu
    – qui jonglait avec 16 comptes bancaires courants après en avoir clôturé 49 – de lancer au tribunal : « C’est très difficile à gérer les femmes de ménage, elles font ce qu’elles veulent. »

    Le procès s’achève ce mardi par les plaidoiries de la défense.

  • Les associations marseillaises s’unissent contre l’embargo sur Cuba

    Les associations marseillaises s’unissent contre l’embargo sur Cuba

    Installés entre les quelques bouquins de la librairie l’île aux mots (2e), les représentants de six associations marseillaises se sont réunis pour présenter leur plan d’action en soutien à Cuba. « Grâce à la mobilisation de médecins et infirmiers des 4e et 5e, nous avons commencé à collecter du matériel médical à envoyer mi-juin en direction de l’île. Il y a aussi des appareils d’échographie, des fauteuils roulants et même des déambulateurs, mais ce n’est pas suffisant. Afin de remplir le container, il nous faut davantage de fonds », insiste Jean-José Mesguen, représentant de l’association France Amérique Latine Marseille.

    Pour financer le projet, les collectifs appellent les citoyens à se mobiliser. à Toulouse, deux containers ont pu être financés dernièrement grâce au soutien des habitants.

    Plusieurs événements organisés

    C’est dans ce cadre qu’ils organisent une soirée le jeudi 28 mai. « Un concert du trio cubain Ahinamo suivi d’un buffet caribéen et d’une tombola », précise Nicole Giraudi, présidente de l’association France Cuba Marseille 13. D’autres événements sont prévus dans le mois de mai pour réunir les fonds nécessaires. Parmi eux, les films d’Alain Sabathier La Camargue et La Cinega de Zapata seront projetés dans une salle du PCF à Marseille, le 15 mai.

    Des actions que Nicole Giraudi estime « essentielles ». Avant de préciser : « Aujourd’hui, se payer une boîte de Doliprane à 10 euros, c’est impossible avec un salaire cubain, cela doit changer », déplore-t-elle. L’envoi de matériel médical n’est pas le seul dispositif mis en place par les organisations. « Nous avons mené une campagne lors du cortège du
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    er-Mai pour financer 1 000 panneaux solaires en direction de Cuba », ajoute Mireille Faure, membre du secrétariat du Secours populaire.

    Des installations qui pourraient faciliter l’accès au gaz, mais aussi aux transports et aux hôpitaux. « Lors de la mobilisation du 1er-Mai, nous avons réussi à récolter 1 000 euros. Nous avons l’attention des syndicats et brigades des énergéticiens qui nous aideront dans l’acheminement de ces panneaux photovoltaïques », se réjouit la membre du Secours populaire, qui s’inquiète malgré tout : « Un panneau solaire coûte 8 000 euros. Il faut les trouver… »

    « Le travail collectif

    sans soutien est difficile »

    « Les pouvoirs publics français doivent reconnaître leur dette envers Cuba, à savoir l’envoi de médecins durant la pandémie de Covid et la participation des Cubains durant la Première Guerre mondiale », souligne Jean-José Mesguen, représentant de l’association France Amérique Latine Marseille.

    Entre les entraves financières des États-Unis sur l’acheminement de l’aide humanitaire et l’absence de mobilisation des élus en Europe visés par la pétition portée par France Amérique Latine Marseille, les associations ne se sentent pas entendues par les pouvoirs publics. « Le travail collectif sans soutien est difficile », ajoute Nicole Giraudi, représentante de France Cuba Marseille 13.

    Les associations ont également rapporté les blocages de l’acheminement de l’aide humanitaire depuis le port de Marseille. Par conséquent, le conteneur financé par le Secours populaire devrait prendre le départ, à la mi-juin, depuis un port espagnol et non pas depuis Marseille.

    « La CMA CGM a subi des restrictions de la part de Donald Trump. On réalise à quel point les États-Unis contrôlent tout, jusqu’à ce qui part de nos ports, et ce n’est pas normal, il faut se mobiliser », estime Bernard Eynaud de la Ligue des droits de l’homme.

  • Devoir de solidarité

    Devoir de solidarité

    La petite île rebelle tiendra-t-elle bon encore une fois face au géant états-unien ? La question n’a jamais été autant d’actualité. Étranglé par un blocus illégal et condamné par l’ONU depuis plus de 60 ans, le peuple cubain subit des restrictions extrêmes depuis l’entrée en fonction de Donald Trump.

    Après l’enlèvement du président vénézuélien, la guerre avec l’Iran, les menaces adressées au Groenland, le président des États-Unis redouble d’agressivité à l’égard de l’île caribéenne, qui a fait le choix de se soustraire à son emprise impérialiste en 1959.

    Marseille-La Havane

    Face aux déclarations guerrières de l’hôte de la Maison blanche, en violation du Droit international, très peu de réactions parmi les États.

    Pire, alors que le peuple cubain traverse une véritable crise humanitaire infligée par les sanctions états-uniennes, la communauté internationale semble impuissante à venir en aide à la population civile.

    Fort heureusement, la société civile, dans notre région comme ailleurs dans le monde, se mobilise de son côté pour faire parvenir de l’aide matérielle, mais aussi pour faire parler de la situation d’injustice subie par le peuple cubain.

    La solidarité doit également s’exprimer par des coopérations décentralisées. Villes et collectivités ont aussi un devoir de mobilisation.

    Des jumelages se sont noués pour soutenir les peuples ukrainien et palestinien au plus dur des conflits qui les ont frappés. Vivement un jumelage Marseille-La Havane !

  • Marseille : assemblée de l’Unicef à la mairie

    Marseille : assemblée de l’Unicef à la mairie

    Nathalie Tessier (PCF) adjointe déléguée aux droits des enfants, a ouvert la session et rappelé le lancement d’un plan d’action de lutte contre les violences faites aux enfants. « Ses objectifs sont notamment d’assurer le bien-être des enfants, lutter contre l’exclusion, la discrimination et pour l’équité».

  • Marseille : un beau dimanche aux Aygalades

    Marseille : un beau dimanche aux Aygalades

    Conférence et visite guidée était aussi au programme de « Un dimanche aux Aygalades ». Le cirque immersif a clôturé la journée avec son spectacle intitulé How much we carry. Plusieurs centaines de personne ont répondu présentes, confirmant le succès de cette initiative mensuelle entièrement gratuite. Le prochain rendez-vous est donné le dimanche 7 juin, à noter dans les agendas !

  • Une nouvelle présidence pour Terres de résistance

    Une nouvelle présidence pour Terres de résistance

    Il y a des moments importants dans la vie d’une association, à l’heure de transmettre le flambeau des responsabilités. Particulièrement pour l’organisatrice d’un festival emblématique de la vie martégale qu’est Terres de résistance.

    Après vingt ans de présidence, Christian Scognamiglio a laissé place à Jeanine Incorvaïa, militante associative de toujours, lors de l’assemblée générale de l’association samedi matin. « Je suis honorée de la confiance témoignée par mes camarades » a réagi cette dernière à l’issue de la réunion. « C’est une fonction complexe pour laquelle je vais m’atteler au mieux à mettre en œuvre les événements des Amis de la fête », affirme-t-elle, optimiste.

    « Une autre manière

    de lutter dans la joie »

    Le festival Terres de résistance n’est pas une simple fête dans les yeux de la nouvelle présidente. « C’est une manière comme une autre de lutter contre l’obscurantisme, pour les idées progressistes, redonner du sens au collectif dans la joie, la fraternité et la bonne humeur ». Le slogan « Lutte et fête » imprimé sur les t-shirt des bénévoles résume le propos. L’édition 2025 avait fait la part belle aux questions industrielles lors du débat du dimanche, inaugurant en même temps un nouveau village des associations.

    « Se renouveler en mettant toute l’asso en mouvement autour des nouvelles idées est le plus gros travail » reconnaît Christian Scognamiglio, après 30 ans d’adhésion dont une vingtaine de présidence discontinue. « C’est plus simple quand on renouvelle aussi le bureau. Jeanine va donner une nouvelle impulsion » souligne-t-il, au regard des cinq membres du bureau nouvellement élu.

    Terres de résistance est annoncé du 4 au 6 septembre 2026 au jardin du Prieuré.

  • Double assassinat de Bastia-Poretta : l’affaire rejugée à la Cour d’appel

    Double assassinat de Bastia-Poretta : l’affaire rejugée à la Cour d’appel

    Ils seront onze accusés dont neuf détenus à comparaître en appel, devant la Cour d’Assises des Bouches-du-Rhône. Contre quinze en première instance, dont une surveillante pénitentiaire. Son histoire avait en partie inspiré le film Borgo (Stéphane Demoustier, 2023). Treize d’entre eux avaient été reconnus coupables. Dès ce lundi, et jusqu’au vendredi 3 juillet selon le calendrier, les débats autour du double assassinat de l’aéroport Bastia Poretta, survenu le 5 décembre 2017, sont relancés. Ce jour-là, deux figures du grand banditisme corse, Jean-Luc Codacciono et Antoine Quilichini, dit « Tony le Boucher », sont ciblés par des tirs sur le parking de l’aéroport sur fond de « de guerre entre clans rivaux ». Le premier succombe à ses blessures à l’hôpital, quelques jours plus tard, le second décède sur le coup. En toile de fond de ces assassinats, une vendetta menée pour venger les fondateurs du gang de la « Brise de Mer ». À l’issue d’un chaotique procès en première instance, finalement arrivé à son terme sans personne dans le box, les peines prononcées à l’encontre des accusés allaient de 30 ans de réclusion criminelle (avec une période de sûreté de 20 ans) pour Christophe Guazzelli, considéré comme principal meneur du projet, à l’acquittement. Son frère, Richard Guazzelli, avait lui été condamné à 25 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 16 ans. E.B-G.