Tag: Bouches-du-Rhône

  • Un dernier match à la maison pour les Spartiates avant d’attaquer les play-off

    Un dernier match à la maison pour les Spartiates avant d’attaquer les play-off

    Dernière ligne droite pour les Spartiates. Les hockeyeurs marseillais n’ont plus que deux journées à disputer avant de se diriger vers les play-off, où ils ont déjà acquis leur ticket depuis plusieurs semaines.

    Pour cet avant-dernier match de la saison régulière, le dernier au Temple, ils défient les Rapaces de Gap, bons derniers de Ligue Magnus et condamnés à jouer les play-out en compagnie de Chamonix Mont-Blanc, Anglet et Cergy-Pontoise. Un adversaire à ne pas prendre à la légère selon Luc Tardif : « Pour avoir vu leur dernier match face à Briançon, on va devoir faire un gros match pour l’emporter », prévient l’entraîneur marseillais, persuadé que les Gapençais, qui se sont inclinés en prolongations, « n’ont pas démérité » et ont même « vraiment dominé » leurs adversaires avec 50 tirs à 20.

    Avantage convoité

    Les Spartiates pourront compter sur le retour de suspension de Fabien Colotti, mais déplorent toujours cinq blessés : Micke-Max Asten, Emil Tavernier, Tyler Wong, Albin Lindgren et Noa Nsonsa-Kitala.

    « L’équipe est un peu décimée, mais l’état d’esprit est excellent », assure Luc Tardif, qui devra affronter « une grosse équipe », peu importent les scénarios en cette fin de saison. « On va essayer d’aller chercher cette quatrième place », lance le technicien phocéen, conscient que l’avantage du terrain est « absolument important ». Mais cela dépendra en grande partie des prestations de Bordeaux, leur probable futur adversaire au premier tour des play-off.

  • Le Smuc vise la montée et une épopée en Coupe de France

    Le Smuc vise la montée et une épopée en Coupe de France

    C’est l’année où jamais pour le Stade Marseillais Université Club (Smuc) Basket. Installée depuis de nombreuses saisons en Nationale 2, la formation phocéenne n’a jamais été aussi proche de passer un cap décisif. Deuxième ex æquo avec Le Cannet dans la poule A, les pensionnaires du Technosport de Luminy (et parfois de la salle Bergasse) ne comptent qu’un petit point de retard sur La Pontoise, leader de la division, à huit journées de la fin du championnat.

    « Pour nous, l’objectif est d’abord de prendre les matches les uns après les autres », souligne l’ailier Geoffrey Cavanna, l’un des grands artisans du succès marseillais avec une moyenne de 16,17 points par match. D’ailleurs, les deux concurrents à la montée tant convoitée s’affronteront le 4 avril dans l’antre smuciste, où les Phocéens n’ont connu qu’une seule défaite pour le moment, le 19 décembre contre Saint-Vallier (61-71).

    Bercy leur tend les bras

    « Il y a une confiance collective et de bonnes individualités qui nous permettent d’exister, tant offensivement que défensivement. Et une envie de se rattraper de la saison dernière, concrètement, qui avait été une saison très compliquée, avec un maintien sur la dernière journée », se remémore Hakim Sayah, l’emblématique capitaine du Smuc Basket, qui a fait son grand retour, cette saison, après avoir été éloigné des parquets pendant un an.

    Sous la houlette de trois entraîneurs, Laurent Nicolas (coach principal), Mo Kanté (coach spécialisé dans la défense) et Charles Michée (coach spécialisé dans l’attaque), l’équipe universitaire a changé d’identité par rapport aux années précédentes, où certaines individualités prenaient le pas sur le collectif. « Aujourd’hui, on mise beaucoup sur l’aspect défensif », signale le capitaine Sayah, persuadé que ce style de jeu leur permet également « d’attaquer plus facilement ». Le recrutement, en début de saison, de l’ex-ailier salonais Louis Galbrun et de l’intérieur anglais Boban Jacdonmi allait en ce sens. « La mayonnaise a bien prise dès le début », se réjouit Geoffrey Cavanna, qui a passé la barre des 2 000 points en Nationale 2. « Les jeunes prennent de plus en plus de place, mais on a un noyau d’anciens qui est quand même assez solide et assez sain », ajoute-t-il, conscient que ce bon mélange fait leur force. Aussi bien en championnat qu’en Coupe de France, où le Smuc s’est qualifié pour les quarts de finale. Ils ne sont plus qu’à deux matches d’une finale historique à Bercy.

  • Josef Schovanec anime une formation autour de l’autisme à Aubagne

    Josef Schovanec anime une formation autour de l’autisme à Aubagne

    « L’étrangeté est une manière différente d’être, non une pathologie qui se guérit avec des comprimés », écrit Josef Schovanec. Cet autiste de haut niveau (on n’emploie plus le terme Asperger) est docteur en philosophie et sciences sociales, écrivain, voyageur. Josef Schovanec est une figure emblématique dans le champ de l’autisme en France.

    À l’initiative de l’association aubagnaise À travers les yeux de Lucas (Atyl), en partenariat avec Exister (Peypin) et TSA2I (Roquevaire), Josef Schovanec interviendra à la salle du Bras d’Or dans le cadre d’une formation*.

    Retours d’expérience

    Cette formation portera sur « la compréhension des mécanismes sensoriels chez les personnes autistes, les stratégies d’accompagnement adaptées aux troubles alimentaires », et proposera des conseils pratiques ainsi que des témoignages. Laure Del Pino, présidente de l’association Atyl, a suivi cette formation qui lui a beaucoup apporté, dit-elle, pour « mieux comprendre » son fils autiste et s’adapter.

    * Inscriptions au 06.13.91.08.86 ou par mail :assoatyl@gmail.com

  • Bruno Ely, 45 années au service du musée Granet

    Bruno Ely, 45 années au service du musée Granet

    Émotion et gratitude, des témoignages, une plus claire perception du chemin parcouru entre 1980 et aujourd’hui, la maire d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains et une foule d’amis ont salué depuis la salle des États Généraux le départ à la retraite de Bruno Ely.

    Avant que la médaille de la ville d’Aix lui soit remise, « sa base arrière » la plus essentielle, ses enfants Marie et Paul (28 et 25 ans) et son épouse Valérie ont pris la parole pour dire à quel point ils ont préservé à ses côtés un univers de grande liberté. L’engagement au quotidien d’une famille hantée par la photographie, la magie et la discrétion des métiers voués aux images restent merveilleusement contagieux : la fille aînée de Bruno, Marie Ely a passé avec bonheur et succès le concours de conservatrice du musée du Mans.

    Sophie Joissains, l’adjointe à la culture Marie-Pierre Sicard ainsi que son directeur d’autrefois Denis Coutagne ont retracé les étapes de la carrière d’un porteur de projets et d’une équipe remarquablement soucieux de convaincre par de multiples conférences et visites guidées le public de son époque. En 1990, pendant l’exposition Cezanne réalisée après l’incendie de la Sainte-Victoire il s’agissait de redonner une place de première importance au musée Granet; 40 ans plus tard, des accrochages et des expositions de niveau international, des dépôts et des acquisitions ont fait taire ceux qui estimaient qu’Aix avait longtemps ignoré « le père de l’art moderne ». À la tête du Pavillon Vendôme et du musée des Tapisseries pendant 18 ans, avant de devenir en 2008 le conservateur du musée Granet, Bruno Ely aura réalisé dans Aix plus de 180 expositions qui relèvent de l’archéologie, du grand XVIIe aixois, du Festival d’art lyrique autant que de la modernité, Alechinsky, Fabienne Verdier et Bernard Plossu peuvent en témoigner. Un prochain portrait du journal complétera cet hommage.

  • L’Entraide 13 passe la main à Habitat et Humanisme

    L’Entraide 13 passe la main à Habitat et Humanisme

    Le sort de l’association Entraide des Bouches-du-Rhône a été scellé, lundi 2 mars, devant le tribunal des activités économiques de Marseille, qui a validé l’offre d’Habitat et Humanisme Soin et ordonné la cession de l’intégralité des établissements exploités, à ce jour, à cette association lyonnaise. Les six Ehpad et quatre résidences autonomie sont cédés pour 7,48 millions d’euros, dont 6,8 millions d’actifs immobiliers. La valeur très théorique du parc immobilier était estimée à 33 millions d’euros.

    Ce choix d’une « offre viable » venue de l’économie solidaire « permet de préserver 448 emplois et de maintenir 725 personnes âgées dans leur lieu de vie actuel, et d’entrevoir des perspectives positives de renouveau avec les différents investissements prévus, notamment pour les travaux de rénovation et de réhabilitation », expose le tribunal dans son jugement de 23 pages.

    Le scénario catastrophe redouté est évité

    La résidence du Roy d’Espagne (dans le 8e à Marseille) ne pouvait être dans le deal puisque fermée en juillet 2024 et préemptée par la Ville de Marseille pour y créer une « résidence autonomie de nouvelle génération », qui sera confiée au CCAS. L’Ehpad du Clos Saint-Martin, à Pélissanne, n’est pas non plus concerné, ayant été fermé par l’ARS en septembre 2025 après le constat de graves dysfonctionnements.

    Malgré un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros en 2024, la situation de l’Entraide 13 n’avait cessé de se dégrader avec un résultat négatif de 4 millions d’euros, qui rendait impossible tout plan de continuation. Huit candidats s’étaient manifestés. Trois offres sérieuses ont été déposées in fine, mais une seule exposée à la barre du tribunal. Le sérieux de l’offre de l’association lyonnaise a convaincu les magistrats. Habitat et Humanisme Soin assure déjà la gestion d’un réseau de 59 établissements d’accueil et de soins de seniors dans 20 départements, soit près de 4 900 lits et emploie environ 2 000 salariés.

    L’Agence régionale de santé et le conseil départemental avaient émis un avis très favorable à cette reprise, qui « n’implique aucune fermeture de site et préserve au mieux les intérêts des résidents et de leurs familles et des salariés ». En effet, 448 des 468 emplois sont sauvés « avec leurs droits acquis », soit 96% des emplois. Les 20 salariés du siège social d’Entraide ne sont pas repris, ce qui doit conduire à 18 licenciements. L’administratrice judiciaire de l’Entraide a été entendue, elle qui soulignait qu’un effort devrait être fait par le repreneur « pour apaiser le climat social concernant les droits acquis des salariés repris ».

    La somme totale déclarée au passif, au jour de l’audience du 17 février, est de 59 millions d’euros, dont 22 millions contestés, soit une somme finale qui avoisine les 40 millions d’euros tout de même, composée à 80% de dettes bancaires et 20% de prestataires. Le Département reste garant de certains prêts bancaires à hauteur de 12 millions d’euros. Si le tribunal se dit conscient de « l’impact économique » de cette cession pour les contrats non transférés, il retient « l’effort financier manifestement réel, même s’il ne permettra pas un apurement direct du passif ».

    Si le prix de cession fixé à 7,48 millions d’euros est « décorrélé de la réalité du passif », le tribunal considère que le coût total de la reprise est en réalité de 32 millions d’euros en tenant compte des congés payés, des départs à la retraite, de l’hypothèque de l’Ehpad La Marylise (dans le 11e à Marseille), des dépôts de garanties et des fonds de roulement à reconstituer, des travaux de réhabilitation et de remise aux normes estimés à 12,5 millions d’euros sur un parc assez vétuste.

    Une trentaine de contrats sont repris. Pas celui de la restauration collective conclu en 2024 avec la société marseillaise Ascent pour 5 ans, ce qui est « de nature à inquiéter tant ses prestations sont essentielles à la poursuite de l’activité », énonce le tribunal, qui prend acte toutefois d’échanges en cours entre les parties. L’ARS et le Départemental se sont engagés à procéder au transfert effectif des autorisations d’exploitation nécessaires au repreneur dans les 48 heures. La période d’observation a été prolongée jusqu’au 22 juillet 2026.

    Un « heureux dénouement » pour le CD 13

    « Je dirais ouf et enfin ! » réagit Jean-Marc Perrin (DVD), conseiller départemental, l’autorité de tutelle. « Nous sommes heureux et soulagés de ce dénouement. C’est la fin d’un long processus judiciaire qui évite une casse sociale terrible et la perte d’une capacité d’un millier de lits en grande majorité habilités à l’aide sociale », salue l’adjoint au bel âge, à l’archéologie et la paléontologie. « Nous avons travaillé main dans la main avec l’ARS pour éviter une catastrophe. Habitat et Humanisme sont de vrais pros compétents qui gèrent déjà 60 établissements, qui ont la fibre des bailleurs sociaux et de l’habitat inclusif. Quand j’entends que les anciens dirigeants de l’Entraide essayent de trouver des responsabilités chez les autres, je rappelle qu’en sortie du Covid et en plein scandale Orpea, et alors qu’ils commençaient à être dans le rouge, deux dirigeants se sont augmentés de presque 30% en 4 ans, alors, qu’ils balayent devant leur porte ! »

  • La CGT veut contrer la répression syndicale

    La CGT veut contrer la répression syndicale

    Une quinzaine de personnes sont assises autour des tables de la Bourse du travail de Marseille ce mardi 3 mars. L’ambiance n’est pas à la fête. L’union départementale (UD) des Bouches-du-Rhône de la CGT s’inquiète de la multiplication des pressions visant ses militantes et militants syndicaux. « On constate une recrudescence de signalements de la part des salariés syndiqués, surtout depuis le mouvement contre la réforme des retraites », explique Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13. Au point que l’organisation a décidé de monter un groupe de travail pour prendre le problème à bras le corps. Depuis plusieurs mois, « le syndicat a commencé à répertorier tous les actes de répression syndicale, dans tout le département et tous secteurs confondus », continue Marc Pietrosino. L’objectif ? « Réfléchir à comment lutter contre ce système mis en place par le patronat », termine le secrétaire général de l’UD avant de laisser la parole aux militants syndicaux venus témoigner à ses côtés.

    Des stratégies antisyndicales bien rodées

    Le tour de table laisse entrevoir tout un répertoire de stratégies visant à neutraliser, réprimer voire même criminaliser l’action syndicale par les directions patronales. Nadia Lacheter et Sabrina Mahfoud, coordinatrice et animatrice famille depuis plus de quinze années au sein de la Ligue de l’enseignement 13, racontent « subir des discriminations sur leur poste avec un blocage de toute évolution professionnelle » du fait de leur mandat syndical. Elles constatent « un traitement différencié par rapport à d’autres salariés à des postes équivalents, pourtant moins diplômés ou avec moins d’ancienneté ». Sabrina Mahfoud a même appris le 7 février dans l’ordre du jour d’une réunion du CSE l’existence d’un plan social qui la concernerait. Les deux femmes soupçonnent une stratégie de mise sous pression par la direction en vue des élections du personnel en 2027.

    À La Poste, Stella Estaque, secrétaire générale de la CGT Activités Postales 13, et Karim Bouzana, délégué CGT AP 13, témoignent de « blâmes » systématiques pour les salariés dont « le seul tort est d’informer les autres de leurs droits ». Valérie Lambrechts de l’union locale CGT Berre-l’Étang retrace la sanction immédiate qui s’est abattue sur les salariés du groupe Pomona en décembre dernier lorsque, pour s’organiser, ceux-ci se sont affiliés à la CGT. Résultat : deux licenciements. Même chose chez les énergéticiens de Marseille : le secrétaire général de la CGT Énergie 13 Renaud Henry raconte que « les pressions subies par les salariés syndiqués ont pour but de donner l’exemple pour décourager les autres à rejoindre la délégation ».

    Note

  • Auriol en commun veut maîtriser le développement de la commune

    Auriol en commun veut maîtriser le développement de la commune

    « À Auriol on paie chaque jour l’incohérence totale de l’aménagement du territoire », observe un homme dans le public.

    Il s’agit de Thierry Fabre, un des 33 colistiers de la liste Auriol en commun. Celle-ci, emmenée par André-Pierre Dufresne, 35 ans, se retrouve « autour des valeurs républicaines et laïques qui feront d’Auriol une ville citoyenne, solidaire et durable ». Un peu avant, Bruno Mathieu, également sur la liste, a lui aussi constaté : « Auriol s’est développée trop rapidement, sans cohérence. Des quartiers se sentent déconnectés. » Aujourd’hui ville de 14 000 habitants, Auriol en comptait 9 005 en 2000, et 3 000 en 1968. « Il faut arriver à conjuguer vitalité économique et maîtrise de l’urbanisme », a-t-il prôné. L’équipe s’engage à « sensibiliser les habitants à la fragilité de la ressource en eau, réduire les fuites sur les réseaux. » Pour « l’Huveaune, nous souhaitons entretenir, curer le réseau pluvial, et éviter que la rivière ne s’assèche l’été ».

    Tarification sociale

    À ce respect de l’environnement, s’ajoute l’impératif social. C’est un des chevaux de bataille de Pascale Fréchet. Dans une commune où il y avait 9% de chômeurs en 2023, où vivent « 550 familles monoparentales », la liste citoyenne de sensibilité progressiste veut par exemple instaurer « une tarification sociale pour la cantine, l’accès à la culture. Nous voudrions créer un centre municipal de santé, car Auriol compte 10 médecins, il en faudrait 17 pour une ville comme la nôtre. » L’équipe entend augmenter le nombre de logements sociaux, mettre en place des « loyers solidaires ». « Il faut renforcer le rôle du centre communal d’action sociale et ses moyens », poursuit la colistière. Auriol en commun veut également mettre les crèches en régie publique. La liste prévoit de nouveaux équipements sportifs. Elle veut agir dans le sens d’un accès à la culture « égal et égalitaire ». Elle envisage « une bibliothèque itinérante ». Mais aussi « un grand festival qui mette en valeur notre patrimoine exceptionnel », a détaillé Jean-Philippe Gros, colistier. La jeunesse sera placée « au cœur de nos projets », a-t-il également promis.

  • Un militant communiste agressé à Port-de-Bouc

    Un militant communiste agressé à Port-de-Bouc

    Drôle d’ambiance à Port-de-Bouc où l’élection se déroulera dans 15 jours en un seul tour. Une seule liste est en effet face au maire sortant, le communiste Laurent Belsola élu en 2020 dès le premier tour. Celle de Pascal Spanu, candidat sous l’étiquette RPR, mouvement fondé par le député RN et désormais candidat à la mairie de Marseille Franck Allisio et Éric Le Dissès maire divers droite de Marignane. La tension de la campagne électorale est encore montée d’un cran ce mardi. Un militant de la section de Port-de-Bouc du Parti communiste français a été agressé dans l’après-midi par l’équipe d’affichage de Pascal Spanu. Il a été transporté aux Urgences. Affichant 5 jours d’ITT, la victime a porté plainte.

    Dans un communiqué, le PCF de Port de Bouc a condamné cet acte de violence. « Dans notre République, les élections sont l’occasion de confronter des idées, un programme et une vision de la société dans le cadre d’un débat démocratique et de pratiques respectueuses de l’intégrité physique et morale des tous et toutes », souligne-t-il.

    Estimant que « cet acte de violence rappelle les pratiques peu glorieuses de l’extrême droite avec laquelle le candidat est associé », le PCF souligne que « cet élu de la République qui se fait le pourfendeur des incivilités et le chantre de l’ordre ne se prive pas de s’entourer de voyous pour mener sa campagne ». Refusant de ce laisser intimider, les communistes affirment qu’ils « continueront à porter, à défendre et faire grandir les valeurs de solidarité, d’égalité, de justice et de paix » aux côtés de Laurent Belsola et ses colistiers.

    Contactée, l’équipe de Pierre Spanu conteste les faits et affirme que « c’est un de nos colleurs qui a été agressé » et qu’une « plainte serait déposée » avant d’annoncer l’envoi d’un communiqué finalement reporté à mercredi.

  • Pays d’Aix : le demi-échangeur, un thème de campagne majeur

    Pays d’Aix : le demi-échangeur, un thème de campagne majeur

    Le sujet s’invite chez tous les candidats de Bouc-Bel Air et de Cabriès, quel que soit le parti. Le projet de demi-échangeur de la Croix d’Or, révélé dans le PLUi de 2024, est inscrit dans la section de Bouc-Bel-Air, au sein de l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP) de San Baquis Est, qui en prévoit la réalisation. Objectif affiché, désengorger le secteur des Trois Pigeons en créant une sortie de l’A51 depuis Marseille, au niveau de Décathlon, vers Bouc-Bel-Air et rediriger une partie du trafic vers la RD60 en direction de Cabriès. En janvier déjà, Mathieu Piétri, maire de la commune boucaine et Amapola Ventron, maire de Cabriès, tous deux candidats à leur réélection, s’opposaient, d’une même voix, « fermement et définitivement », estimant qu’il « n’apporte aucune réponse adaptée » à la saturation routière. Le premier indiquait avoir « saisi la Métropole et le Département pour demander la suppression, au sein du (PLUi), des Emplacements Réservés et de l’OAP sectorielle San Baquis-Est ». La seconde indiquait avoir « saisi le département pour réitérer cette demande de retrait en novembre dernier ».

    Un recours déposé

    Selon l’entourage de Mathieu Piétri, à ce stade, il n’y a « aucune chance que cet échangeur se fasse, car deux maires ont écrit à la Métropole et au Département ». « Le Département m’a confirmé, le mois dernier, avoir acté notre opposition et sur la prochaine modification du PLUi, nous avons donc émis notre proposition à nouveau. Le Département portera notre opposition sur la prochaine modification du PLUi », assure de son côté Amapola Ventron. Pourtant, pour Mehdi Medjati, candidat sur Cabriès, « il n’y a que deux manières d’obtenir l’annulation de ce demi-échangeur : une annulation judiciaire, ou une révision du PLUi qui porterait précisément sur l’OAP San Baquis. À ce stade, nous n’avons ni l’une ni l’autre ». Un recours contentieux, toujours en cours, a été déposé par la voix d’une association que préside ce dernier. Parmi les candidats boucains, les solutions alternatives et avis fusent. « Je défends l’idée d’une passerelle qui enjambe le carrefour des Trois Pigeons pour aller directement dans le Pôle d’Activités, au niveau de l’Arena », propose Bruno Aubry. Quand Mathieu Morateur estime qu’en l’état « le projet est un leurre » et que la priorité doit aller au réaménagement du rond-point des Trois Pigeons. Le demi -échangeur n’aurait d’intérêt que s’il ne sert plus de délestage, mais « essentiellement au service des riverains ». Pour Hervé Plisson, « tant que le problème des Trois Pigeons n’est pas résolu de manière sérieuse, c’est inacceptable de faire une sortie à la Croix d’Or. »

  • À Saint-Martin-de-Crau, Tania Teixier veut baisser la taxe foncière des Cravens

    À Saint-Martin-de-Crau, Tania Teixier veut baisser la taxe foncière des Cravens

    Tania Teixier assure que c’est possible, « puisque les finances de la Ville sont très saines ». La candidate, qui porte une liste sans étiquette face à la maire sortante Séverine Dellanegra, annonce qu’en cas de victoire, elle baissera le taux de taxe foncière. « C’est le seul levier que nous avons pour redonner du pouvoir d’achat aux habitants, et vraiment, on a tous des problèmes à ce niveau-là », affirme la fille de l’ancien maire.

    Aujourd’hui, cette taxe s’élève à 41,41%. À titre de comparaison, pour des communes qui font sensiblement la même taille, elle est de 41,55% à Fos-sur-Mer, 48,65% à Port-de-Bouc et 44,02% à Berre-l’Étang. « Je ne veux pas m’avancer sur des chiffres, mais la baisse sera effective dès notre arrivée », affirme-t-elle.

    « On a une épargne de gestion et une capacité de désendettement qui sont au vert. Mais au-delà de ça, on fera des économies de marge. Je vais baisser les indemnités des élus, revenir à l’indemnité du maire précédent, c’est-à-dire la diminuer de plus de 21%. »

    Tania Teixier veut aussi réduire le budget de communication de la municipalité et réduire la consommation énergétique des bâtiments communaux. Sur ce dernier point, la candidate assure : « Ça va arriver assez rapidement, on pourra avoir des subventions à hauteur de 80% puisque la transition écologique est mise en avant est fait partie des critères premiers du Département comme de la Région, mais on va aussi réorganiser notre gestion de ces bâtiments communaux, ils vont être moins utilisés que ce qu’ils le sont actuellement. » Cette mutualisation se fera « sans pénaliser personne », promet-elle.