Tag: Bouches-du-Rhône

  • Le peuple du Vélodrome de l’union à la colère

    Le peuple du Vélodrome de l’union à la colère

    De ces échanges est sorti le constat qu’une union sacrée était nécessaire pour aider l’OM à réussir sa fin de saison. Avec en ligne de mire terminer sur le podium pour une qualification en Ligue des Champions. Ce gentlemen agreement a trouvé son illustration au coup d’envoi de la rencontre.

    Finis le silence et la bouderie des sorties à Toulouse et contre Auxerre. Dès l’échauffement des joueurs, le peuple du Vélodrome a fait entendre sa voix, avec des soutiens qui sont allés crescendo. Même lorsque les Dogues ont sorti les crocs, ils étaient toujours aussi intenses. Et lorsqu’Igor Paixão a délivré l’offrande du but d’Ethan Nwaneri, on devinait que l’union sacrée était bien effective.

    Malheureusement, l’acte II n’était pas du même tonneau. L’OM retombait dans ses travers défensifs, offrant deux buts aux Dogues. Et si le stade aura poussé jusqu’au bout, au coup de sifflet final, la colère reprenait le dessus.

  • Samedi américain à Martigues

    Samedi américain à Martigues

    Organisée par l’association Patriotes HDC original, les Vitrines martégales, la Ville de Martigues et AMC13 American muscle car 13, cette manifestation a proposé une concentration de voitures et motos dans le centre de Jonquières.

    La Gran Torino de Starsky et Hutch (photo), tout comme le van de l’Agence tous risques ont eu un sacré succès, aussi bien chez ceux qui ont vu ces séries à la télévision que chez les plus jeunes. De même que les concerts qui ont rythmé la journée. Des stands aux couleurs des États-Unis, des cuisiniers ambulants proposant d’authentiques hot-dogs et burgers ont complété ce cocktail haut en couleur et en émotions.

  • Le recrutement d’un agent administratif à Arles fait tiquer le préfet

    Le recrutement d’un agent administratif à Arles fait tiquer le préfet

    La commune d’Arles a-t-elle employé un collaborateur politique sous le statut d’adjoint administratif ? C’est ce que soupçonne la préfecture des Bouches-du-Rhône, qui a mené une action au tribunal administratif de Marseille au titre de son pouvoir de contrôle de légalité.

    Elle demande la suspension du contrat à durée déterminée signé le 30 septembre 2025 portant le recrutement d’un assistant d’élu pour une période de six mois, entre le 15 octobre 2025 et le 14 avril 2026. Ce recrutement s’appuie sur une délibération du conseil municipal datée du 2 octobre 2025, créant un emploi permanent à temps complet au sein du cabinet du maire, sur le cadre d’emploi des adjoints administratifs.

    La préfecture fait valoir des missions qui pourraient dépasser le cadre des tâches administratives d’exécution, « puisqu’il est demandé à l’agent d’organiser l’agenda des élus, de préparer des réunions publiques, de rédiger des discours ou des éléments de langage, de filtrer les sollicitations extérieures et assurer une interface entre l’élu, les services et les partenaires institutionnels ». Elle note que « loyauté, discrétion et disponibilité, en plus d’une expérience professionnelle politique et institutionnelle », sont attendues.

    Pour la préfecture, ces éléments pourraient correspondre « davantage à celles de collaborateur de cabinet », la procédure de recrutement ayant été directement conduite par la directrice de cabinet et le chef de cabinet, « en dehors de l’organigramme administratif de la collectivité ». Elle note, par ailleurs, que l’effectif maximum de collaborateur de cabinet d’un maire est fixé à trois pour les communes de 4 001 à 85 000 habitants, « or, la commune d’Arles est déjà dotée de trois collaborateurs ».

    « Nous apprenons par ailleurs l’existence de dix autres emplois d’assistants d’élu qui sont susceptibles d’être des emplois de collaborateur de cabinet et qui feront l’objet prochainement d’un contrôle de légalité », fait savoir le représentant de la préfecture, qui met l’accent sur la période « préélectorale » dans laquelle a été signé ce contrat. « La jurisprudence administrative a déjà eu à considérer que l’utilisation, pour les besoins d’une campagne électorale, de certains emplois communaux, devait être intégrée dans le compte de campagne du candidat et pouvait même conduire à l’inéligibilité d’un candidat et à l’annulation de son élection », rappelle-t-il. De son côté, l’avocat de la Ville d’Arles pointe une incompréhension. « Pris isolément, on peut concevoir que ça interroge, mais en fait, on est sur le recrutement d’une personne qui vise à remplacer l’un des dix secrétaires d’élu qui partait à la retraite et c’est vraiment pour assurer la continuité du service. (…) Ce sont des agents qui effectuent des tâches purement administratives, qui vont assurer l’interface avec le public et les élus, organiser leur agenda, les réunions, gérer leur courrier… » Il assure par ailleurs que le contrat dépasse la période électorale, puisqu’il « a été prolongé pour six mois », une décision « assez récente ».

    L’affaire est mise en délibéré, la décision devrait être rendue la semaine prochaine.

  • OM : l’inquiétante rechute

    OM : l’inquiétante rechute

    Cet OM est vraiment incorrigible, avec une nouvelle défaite au Vélodrome, alors que les circonstances étaient favorables.

    Le succès de Monaco, vainqueur à Lyon (2-1) un peu plus tôt dans l’après-midi, offrait une belle perspective aux Marseillais. Encore fallait-il venir à bout de Lille. Des Lillois qui, comme les Lyonnais, espéraient effacer la frustration d’une élimination en 8e de finale de Ligue Europa, jeudi.

    Le premier quart d’heure donnait l’impression que l’OM allait avoir une promenade de santé. Poussant les Dogues dans leurs derniers retranchements, les hommes de Habib Beye avaient pris les clés du camion. Mais un grain de sable devait tout gripper. à savoir la sortie de Mason Greenwood.

    Au quart d’heure de jeu, l’Anglais, blessé, devait dire stop. Une sortie qui amenait une inversion des tendances. Avec des Lillois plus incisifs. Et des Olympiens visiblement plus fébriles lorsque les Nordistes s’approchaient de la surface de Gerónimo Rulli.

    Le milieu marseillais se montrait moins efficace. Tandis que la défense, avec l’axe Balerdi – Medina, faisait souffler le chaud et le froid dans les dos des supporters. Jusqu’à ce coup d’accélérateur d’Igor Paixão qui offrait à Ethan Nwaneri le ballon qui libérait son équipe.

    Virant en tête au repos, les Olympiens semblaient avoir retrouvé leur allant. Mais c’était sans compter sur la propension phocéenne à se tirer une balle dans le pied. En concédant un but casquette, dès la reprise, ils réveillaient leurs vieux démons.

    Les bonnes intentions entre-aperçues jusque-là étaient alors définitivement restées au vestiaire. Gerónimo Rulli fera ce qu’il pourra pour éviter le pire. Mais, une nouvelle fois trahi par ses deux défenseurs centraux, il voyait Olivier Giroud claquer un ballon hors de sa portée.

    Lille a donc su mieux rebondir que Lyon, après sa déconvenue européenne. Tandis que l’OM, qui pouvait être le bénéficiaire de la soirée, voit sa position sur le podium à nouveau menacée. Avec les retours de Lille, qu’ils ont facilité, et Monaco, chez qui ils iront pour une reprise la peur au ventre.

    OM 1 (1)

    Lille 2 (0)

    27e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (59 865 spectateurs)

    Arbitre : B. Bastien.

    Buts : Nwaneri (43) pour l’OM, Meunier (49), Giroud (85) pour Lille.

    Avertissements : Greenwood (13) à l’OM, Ngoy (2), Haraldsson (13), Verdonk (13) à Lille.

    OM : Rulli – Weah, Balerdi, Medina, Emerson – Kondogbia (Gouiri, 64), Timber (Naédir, 90), Höjbjerg ( c ) – Greenwood (Nwaneri, 17, Traoré, 77), Aubameyang, Paixão.

    Entraîneur : H. Beye.

    Lille : Özer (Bodart, 45+7) – Meunier, Ngoy, Mandi ( c ), Verdonk (Perraud, 78) – Bentaleb, Bouaddi – Mukau, Haraldsson (Mbemba, 90), Correia (Giroud, 78) – Fernandez-Pardo.

    Entraîneur : B. Genesio.

    Double peine

    Mason Greenwood a été le héros malheureux du match. Sur un contre, il se fait découper par Camil Verdonk. Mais il se fait justice sur le milieu Indonésien. Ce qui lui vaut un avertissement, synonyme de suspension à Monaco.

    L’Anglais ne pourra malheureusement pas reprendre sa place, touché au mollet, il l’a cédée à Ethan Nwaneri.

  • Danielle Milon repart officiellement pour un quatrième mandat à Cassis

    Danielle Milon repart officiellement pour un quatrième mandat à Cassis

    La majorité de la première magistrate dispose de 23 élus et l’opposition de six sièges.

  • À Marseille, les votants défilent à Saint-Vincent-de-Paul

    À Marseille, les votants défilent à Saint-Vincent-de-Paul

    Le bureau de vote 501, logé aux côtés des bureaux 451 et 502 dans l’école maternelle Saint-Vincent-de-Paul (4e), était au premier tour le meilleur élève marseillais : 27,54% d’abstention seulement, soit le plus faible taux de la cité phocéenne. À 19h50 dimanche, la tendance semblait se confirmer avec 70,73% de participation. « On n’a pas énormément d’inscrits, seulement 639, mais c’est vrai qu’ils sont au rendez-vous, note Michèle, présidente du bureau. Et on voit de tout : des jeunes, des vieux et des familles. » En sortie d’isoloir, les inscrits sont surpris de leur première place. « Je m’étonne mais je suis plutôt fier, s’enthousiasme Guillaume, dentiste de 40 ans. Après, nous sommes dans un quartier assez socialiste, avec un bon degré d’instruction, sans doute que ça aide ». Car l’abstention s’explique aussi peut-être par un manque de politique concertante, accessible. C’est en tout cas ce que suggère Pierre-Laurent, musicien de 55 ans installé dans le quartier depuis plus de 10 ans. « Je comprends aussi qu’apparaisse un certain ras-le-bol, une sensation d’impuissance, se désole-t-il. On peut avoir l’impression que ça tourne en rond, c’est un sentiment qu’on a tous déjà eu. » Gaspar, 19 ans, qui votait ce dimanche pour la deuxième fois, comprend lui aussi quelques-uns des arguments abstentionnistes. « J’ai deux trois amis qui ne voulaient pas voter. Ils disent que les politiciens sont tous pareils. Je suis un peu d’accord, mais je pense qu’il faut quand même venir, même pour mettre un bulletin blanc, défend-il. Bon, finalement, j’ai convaincu un de mes potes, qui est même allé voter motivé au deuxième tour. » Installés juste à quelques mètres, les bureaux 451 et 502 avaient mobilisé au premier tour 67,48 et 67,01% des inscrits.

  • À Marseille, l’impression d’un « bureau fantôme » au Parc Kalliste

    À Marseille, l’impression d’un « bureau fantôme » au Parc Kalliste

    « Quatre votants entre 8h et 9h. Je suis choquée, je n’ai jamais vu ça de ma vie », n’en revient toujours pas Nassima, en indiquant le tableau de suivi de participation. Secrétaire adjointe du bureau de vote 1581, établi en ce dimanche 22 mars dans l’école élémentaire du Parc Kalliste, elle en a pourtant écumé et supervisé depuis une vingtaine d’années, des lieux où la désaffection des électeurs symbolise le sentiment d’abandon qu’ils nourrissent vis-à-vis des politiques. « Mais pas à ce point-là. On a l’impression que c’est un bureau fantôme », exprime avec dépit l’une des secrétaires de ce bureau de vote qui a concentré, lors du premier tour des élections municipales, il y a une semaine, le plus fort taux d’abstention de tout Marseille. Sur 819 inscrits, y ont été dénombrés 172 votants, soit une participation de 21%. Au cœur de cette copropriété dégradée du 15e arrondissement, dans le quartier Notre-Dame-Limite, il est 16h en ce jour de second tour et le tableau affiche 158 votants. « Les gens n’ont pas envie de venir. Ils n’ont plus du tout confiance en la politique », ne peut qu’observer, comme une majorité de présents, Linda Boadis, secrétaire générale d’un bureau dont les assesseurs s’enthousiasment à chaque arrivée d’un nouveau votant. « Tu votes ici pour la mairie centrale, puis tu fais le tour et tu fais la même chose avec la mairie de secteur. C’est bien que vous soyez venus », s’adresse-t-elle en direction de deux jeunes qui font leur devoir de citoyen pour la première fois.

    « Tant de promesses »

    Une satisfaction hélas trop rare tout au long de cette journée où le peu d’enveloppes bleues et marron des deux urnes se comptent aussi peu que les bus 97 qui passent dans le quartier. Le désert. « On nous fait tant de promesses ici depuis l’époque de nos grands-parents qu’ils n’ont plus du tout confiance. Des promesses de logements, de transports, d’écoles, de travail », estime Marco, la trentaine, qui a tout de même fait l’effort de se déplacer à Kalliste depuis le 10e arrondissement où il habite désormais. Quelques minutes après lui, Ounaya et Saira Sidi, deux jeunes sœurs résidant à Kalliste depuis une vingtaine d’années, lui emboîtent le pas. « C’est mon frère qui m’a convaincue de venir. Il m’a parlé de ce qu’il s’est passé au premier tour et qu’il fallait absolument que je vote », explique la cadette qui déplore entre autres le trop « grand nombre d’enfants dans les rues et le quartier qui se vide avec les destructions et travaux de certains bâtiments ».

    Jugement sur pièce

    Au sein de cet ensemble construit dès 1958 pour accueillir à l’origine les rapatriés français d’Indochine, les problèmes se sont accumulés : de l’insalubrité à la violence en passant par les squats sur lesquels les marchands de sommeil se sont goinfrés. Des travaux de démolition du bâtiment G de la cité ont démarré il y a plus d’un mois. Bailleur social de la Ville, Marseille Habitat a racheté au fil du temps ses 129 logements pour y parvenir. Un chantier dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain qui prévoit notamment un parc, aire de jeux pour minots, écoles ou encore la reconstruction de logements privés et sociaux. « On ne peut pas se contenter de la situation actuelle mais les choses sont en train de se faire, personne ne peut le nier. Les crédits sont lancés », réagit Hedi Ramdane (DVG), adjoint au maire en charge de la jeunesse et élu des 15-16. « Il y a eu quelques évolutions, mais ça a pris énormément de temps. J’ai vu les plans de ce que le quartier allait devenir. Ça me plaît sur le papier. Mais je ne demande qu’à voir. Est-ce que tout cela va marcher et être tenu ? », s’interroge Louiza, ici depuis 33 ans. Il est 20h. Le bureau ferme. La participation atteint cette fois 23,96%, soit 196 votants.

  • Éric Bouillé s’impose à Roquevaire

    Éric Bouillé s’impose à Roquevaire

    Il devance Hélène Spinelli (DVG) avec 42,24% et Marie-France Bertin (UDR) avec 12,82%.
    Sa fusion avec la liste de Judith Dossemont (DVD) « Roquevaire avenir » a notamment permis au candidat de gagner plus
    de 19 points entre les deux tours. Éric Bouillé obtient 22 sièges au conseil municipal, Hélène Spinelli 6 et Marie-France Bertin 1. La gauche, portée par Hélène Spinelli, première adjointe au maire sortant Yves Mesnard, perd donc la mairie. Les Roquevairois se sont davantage mobilisés avec un taux d’abstention de 31,30%, en baisse de plus de 2 points par rapport au 1er tour.

  • Avec Jean-Pierre Squillari, Aubagne fait son retour à gauche

    Avec Jean-Pierre Squillari, Aubagne fait son retour à gauche

    Applaudis par ses soutiens, colistiers et militants, et félicité à coups de « siamo tutti antifascisti », Jean-Pierre Squillari a prononcé son premier discours de victoire dans son local de campagne, au cercle de l’harmonie. Retour à gauche pour la ville traditionnellement communiste, passée à droite en 2014, avec l’élection de Gérard Gazay, réélu en 2020. Ce dimanche, le vote a désigné la liste Aubagne en commun pour la mairie : Jean-Pierre Squillari (Union de la gauche hors LFI), est arrivé premier de ce second tour, avec 36,28% des suffrages exprimés. Un bond pour le candidat, arrivé troisième au premier tour, avec 23,35% des voix, derrière la candidate RN Joëlle Mélin, arrivée à 24,9% et le maire sortant (LR) Gérard Gazay, à 24,8%. Jean Pierre Squillari avait fusionné sa liste avec celle de Giovanni Schipani (DVC), qui avait obtenu 16% des voix au premier tour.

    La liste fusionnée a pris la tête du second tour, avec près de trois points de plus que la candidate RN, arrivée à 33,71% des suffrages exprimés, et loin devant Gérard Gazay, dont la liste a récolté 30,01% des voix. Un pari « anti-RN et anti-Gazay » réussi pour le candidat de gauche, qui connaît une augmentation de 13 points entre les deux tours. Le résultat d’une fusion avec le centre, d’un possible report de voix des votants LFI, dont la candidate avait obtenu 4% des suffrages la semaine passée, mais aussi d’une désolidarisation de quatre colistiers du candidat Mohammed Salem (DVD), dont la fusion avec la liste de Gérard Gazay avait mené certains de ses soutiens à appeler au vote pour Jean-Pierre Squillari. Pour ce second tour, la participation a aussi pu faire pencher la balance : la forte abstention du premier tour, à 45,05%, a été réduite de quatre points, passant à 41,32% ce dimanche.

    Un barrage au RN réussi

    « Souvenez-vous de cette soirée, l’une des pages les plus sombres d’Aubagne va se fermer », a introduit Jean-Pierre Squillari, s’adressant à la salle comble venu le célébrer. Pour ce dernier, la première victoire, c’est « la réussite d’avoir mis dehors Gérard Gazay et Joëlle Mélin, grâce à la fusion et grâce au travail de tous les militants, depuis trois ans ». Sentiment partagé par Nicolas, un Aubagnais venu soutenir le candidat : « C’est un possible renouveau pour Aubagne qui s’ouvre à nous, et puis il y a un vrai soulagement par rapport à la menace RN, qui faisait peur ». Jean-Pierre Squillari ajoute qu’avec « ce basculement de la gauche à la droite, nous repoussons la menace du raz-de-marée du Rassemblement National ».

    Le futur maire promet un changement rapide pour la ville, avec comme première mesure « un moratoire instantané sur le béton ». Dans son discours, comme dans son programme, il annonce engager, dès son investiture, « la protection des terres agricoles, une nouvelle piscine, une revitalisation du centre-ville ». Pour les agents du service public, dont plusieurs étaient émus par la victoire de la gauche, Jean-Pierre Squillari adresse un message spécial : « Nous vous avons dit de tenir bon, nous sommes là maintenant, nous sommes là pour vous ». Il entend redonner des moyens à un service public « délaissé depuis 12 ans ». En bref, son ambition est claire, « nous allons pouvoir travailler, ensemble, à redonner de la vie à Aubagne », promet-il en annonçant d’ores et déjà un événement : « Désormais, nous allons festoyer, avec une grande braderie en mai pour commencer. Le meilleur reste à venir ! ».

    Outre Aubagne, la victoire de Jean-Pierre Squillari se lit aussi à plus grande échelle. En dépassant Gérard Gazay, c’est aussi face au maire sortant et vice-président de la métropole Aix-Marseille qu’il emporte le second tour. Le désormais ex-maire de la ville a par ailleurs communiqué son regret, face à ce qu’il nomme « le retour de la gauche extrême à la tête de la ville ». Une gauche qui aura réussi à empêcher la véritablement extrême droite de l’emporter. Joëlle Mélin, arrivée en tête du premier tour puis devancée de trois points, avait pourtant été élue députée de la neuvième circonscription des Bouches-du-Rhône, en 2024. En bref, une victoire qui n’a pas manqué de réjouir la foule, dimanche soir, et partagé la « victoire commune » de Jean-Pierre Squillari.

  • Le succès de Frédéric Szabo tourne la page Nicolas Bazzucchi à La Penne-sur-Huveaune

    Le succès de Frédéric Szabo tourne la page Nicolas Bazzucchi à La Penne-sur-Huveaune

    à La Penne-sur-Huveaune, Frédéric Szabo (DVD), avec sa liste « La Penne ensemble » s’est imposé avec 56,96% des suffrages exprimés. Le maire sortant, Nicolas Bazzucchi (DVC) et sa liste « La Penne, mon pays » sont défaits après avoir obtenu 43,04% des voix au second tour. Frédéric Szabo a gagné plus de 16 points par rapport à son score du 1er tour. Une augmentation qui peut s’expliquer en partie par le désistement de Stéphane Casterot (SE) qui était arrivé troisième au premier tour avec 17,27% des voix. Malgré le fait que ce retrait s’est effectué sans fusion, ni consigne claire, le candidat avait appelé à « tourner la page tumultueuse qui traverse la commune ». Stéphane Casterot, ancien adjoint aux finances, avait démissionné de la majorité municipale après la mise en examen de Nicolas Bazzucchi dans une affaire de viols et de violences.

    Une mobilisation des abstentionnistes

    Frédéric Szabo confiait au sujet du désistement de Stéphane Casterot, vendredi dernier : « C’est notre réservoir, beaucoup de ses électeurs sont des abstentionnistes en puissance. » Les électeurs pennois se sont donc visiblement bien mobilisés pour « tourner la page », puisque le taux d’abstention au second tour s’élève à 29,62%, en baisse de plus de 5 points par rapport au 1er tour.