Tag: Bouches-du-Rhône

  • [Pétanque] Éric, Cano et Moreno remettent leur titre en jeu

    [Pétanque] Éric, Cano et Moreno remettent leur titre en jeu

    Certains étaient surpris du titre acquis l’an dernier par les pensionnaires de la Boule verte. Mais ce ne fut pas une surprise pour les initiés qui connaissent le talent, l’homogénéité de cette triplette.

    225 équipes sont sur la ligne de départ ce matin dans les différents sites (Boule Plate Pennes-Mirabeau, Boule Aixoise, Boule joyeuse Saint-Cannat, Boulegue Miramas) et 16 auront gagné le droit de disputer le sprint final demain à Eyguières. Autant dire que le chemin est long et semé d’embûches.

    Justement Jean Marc Éric, Jean-Antoine Cano et Joseph Moreno auront un début délicat en croisant à Saint-Cannat dans leur poule une des équipes favorites à savoir Frédéric Cantarel, Gino Deslys et Marco Foyot.

    À la Boule Plate, Aimé Courtois, Manu Viola, Louis Marsille devrait trouver sur leur route Jérémy Fernandez, David Rivièra et Michel Hatchadourian, un autre gros prétendant.

    On suivra avec attention Sébastien Batista, l’homme en forme du moment toujours sous les couleurs aixoises en compagnie de Stéphan Pagni et Rinaldo Uhlmann.

    Les expérimentés joueurs de la Boule Modérée William Francone, José Amaya, Philippe Roux pourraient avoir une carte à jouer.

    Beaucoup de jeunes aujourd’hui montent au créneau. Ils ont les dents longues et sont doués. Dans ces longs périples des championnats, ils peuvent tirer leur épingle du jeu.

  • [Pétanque] 270 joueuses au village des fontaines

    [Pétanque] 270 joueuses au village des fontaines

    Eyguières, cette petite ville située dans l’Est des Alpilles, va vivre le temps d’un week-end au rythme du championnat départemental.

    Une nouvelle fois, on peut faire un constat : ces dames sont de plus en plus nombreuses dans la pratique du sport bouliste.

    La participation enregistrée dans le cadre de ce championnat en atteste. Avec 90 triplettes qui vont arpenter les terrains de jeu sélectifs du boulodrome d’Eyguières.

    À la lecture du programme, délivré par l’IA du tirage au sort force est de constater qu’il va y avoir quelques explications qui ne vont pas engendrer la monotonie. Il va y avoir du sport et certainement des parties de haute intensité.

    À l’image de quelques combats de coqs dans certaines poules où l’IA a fait cohabiter, comme n’allons pas loin dans la poule n° 1, les trios de Cassandra Dumas et Morgane Hautemayou. Une poule n°6 bien chargée avec les formations de Céline Sonzogni, Nathalie Richiardi que l’on a vu bien faire à Berre lors du CD doublettes, Martine De Santis et Fabienne Hodapp, cette ex-championne qui peut encore faire parler son talent.

    Une impressionnante poule 13

    Explosive cette poule n°7 où sont logées les championnes en titre Lydie Lavaly et Lysiane Bernard associées cette année à Manon Mahé, ces « étoilées » voient le danger venir du nord du département avec Claude Jaubert de Fontveille puis les sœurs Bailly, de Sénas ou Cécile Trujas de Maussane. Dans la 8e les locales Stéphanie Arnaud et Estelle Cros bien épaulée par Christine Laprade vont s’efforcer de faire un pas de plus que l’an dernier…

    En faisant le tour des poules, on croise les vice-championnes en binômes qui ont complété leur force avec Stecy Cerrato.

    C’est peut-être par le fait que nous sommes dans le 13 que l’IA nous a gratifiés d’une poule bien riche en individualités. Sabine Fara, Muriel Ben Hocine et les « Sandrine » Munot et Panagiotis et enfin Marine Rocchietta et Marion Ferrero qui viennent de s’illustrer à Berre, il y a quinze jours.

    Terminons ce tour d’horizon par un coup d’œil dans la poule 22, où vont se croiser Eliane Brocca et Dorothée Sériat- Gautier.

    Voilà pour une compétition qui s’annonce attractive. À Eyguières où les fontaines sont légion, on peut s’attendre à voir quelques surprises couler à flots…

  • Le Port de Marseille lauréat d’un appel à projet pour l’éolien offshore

    Le Port de Marseille lauréat d’un appel à projet pour l’éolien offshore

    « Le Grand Port Maritime de Marseille fait partie — ne le répétez pas, je vous le dis en exclusivité — des cinq ports lauréats de l’appel à projets pour le développement d’activités industrielles liées à l’éolien offshore » a annoncé le ministre des Transports, Philippe Tabarot lors de l’inauguration du branchement électrique des navires de croisière à quai ce samedi 11 avril à Marseille. Pas moins de « 82 millions d’euros seront investis par l’État pour permettre l’assemblage d’une trentaine de flotteurs par an et le stockage d’une dizaine » a-t-il complété, estimant que « Fos sera une place forte de l’éolien en mer en Méditerranée. »

    Les appels d’offres relancés par l’État le 2 avril dernier représentent une puissance cumulée d’environ 10 GW (5 GW d’éolien posé et 5 GW d’éolien flottant), répartis sur l’ensemble des façades maritimes: Fécamp-Grand-Large, Bretagne-Nord-Ouest, Bretagne-Sud, Oléron, Narbonnaise Sud Hérault, Golfe du Lion Centre et Golfe de Fos. Soit l’équivalent de six réacteurs nucléaires nouvelle génération d’EDF, les EPR2.

    L’objectif est d’inverser la tendance actuelle, en passant de 60% de pétrole et de gaz dans la consommation finale d’énergie en France à 60% d’énergie décarbonée d’ici 2030.

  • [Chronique des invisibles] Commencer à voir autrement

    [Chronique des invisibles] Commencer à voir autrement

    Ce n’est pas un simple vendeur de lunettes. Ce raccourci, si courant, fait sourire Nikita, opticien depuis dix ans. Lui sait qu’entre un visage et une paire de verres, il y a tout un monde : celui de la précision, de la patience, du savoir-faire.

    Son métier commence bien avant l’achat. Il écoute, observe, mesure, ajuste. Le regard, c’est une mécanique délicate : il faut comprendre les besoins visuels, mais aussi la personnalité de celui qui portera la monture.

    Les chiffres d’une ordonnance ne suffisent pas ; il faut deviner ce que les yeux disent de plus intime.

    L’opticien manipule la lumière, la matière et l’esthétique. Il connaît les verres comme un luthier connaît ses cordes : avec respect et exigence.

    Il veille à ce que la monture épouse le visage, que le poids se répartisse sans douleur, que le champ visuel reste limpide. Derrière le geste apparemment banal de glisser des lunettes sur un nez se cache une véritable orchestration de science et d’artisanat.

    Nikita aime son métier jusqu’à l’enseigner deux jours par semaine à Marseille.

    Il réconcilie l’œil et le monde, corrige les flous, apaise les gênes. Mais il fait davantage : il aide à se retrouver soi-même.

    Une monture bien choisie, c’est un visage qui assume, un regard qui s’ouvre, une identité qui s’affirme.

    Peu de gens imaginent tout ce qui se joue dans ce petit espace lumineux de la boutique : la machine qui taille les verres au quart de millimètre, les ajustements répétés, les essais, les échanges sur la couleur, la forme, l’équilibre. Tout cela pour que, un matin, un client lève les yeux et voie enfin distinctement la rame du tramway, le détail d’un nuage ou le sourire lointain d’un proche.

    « Être opticien, explique Nikita, c’est offrir à chacun sa mise au point. »

    Et parfois, à force d’aider les autres à mieux voir, il se plaît à penser que son métier enseigne plus encore : que la clarté du monde dépend aussi du regard que nous portons sur lui. Car apprendre à bien voir, c’est déjà commencer à voir autrement.

  • Marseille : la police municipale stoppe une agression au couteau sur le Vieux-Port

    Marseille : la police municipale stoppe une agression au couteau sur le Vieux-Port

    C’est cette nuit, peu après 00h30, que des agents de la brigade de nuit de la police municipale, alors en patrouille sur le quai des Belges (1er), ont été témoins d’une violente agression.

    Deux personnes ont brusquement traversé la chaussée devant leur véhicule, l’un poursuivant l’autre. Le poursuivant a rapidement rattrapé sa victime avant de lui porter un coup de couteau dans le dos.

    Les agents sont intervenus immédiatement, ont procédé à l’interpellation de l’auteur présumé et à la prise en charge de la victime en attendant l’arrivée des secours.

    Transportée à l’hôpital de la Timone, cette dernière avait des blessures sérieuses sans que son pronostic vital ne soit pour autant engagé précise une source policière.

    L’agresseur présumé a été remis aux services d’enquête de la police nationale pour la suite de la procédure.

  • [Série 2/3] La fragilité des séniors, la repérer et la prendre en compte

    [Série 2/3] La fragilité des séniors, la repérer et la prendre en compte

    Gériatre au sein de l’Institut Paoli-Calmettes, le docteur Maud Cécile prend en charge les patients âgées atteints de cancer. La définition de la personne âgée est variable et dépend du contexte. En général la limite d’âge communément admise est de 75 ans. « Le rôle du gériatre dans un centre anti-cancéreux consiste à optimiser la prise en charge globale de ces patients, à tenir compte des maladies et conditions liées au vieillissement normal qui viennent s’ajouter à la problématique du cancer, à évaluer les besoins du quotidien, à ajuster les traitements et, à informer et soutenir le patient et ses aidants », explique la professionnelle. « Le gériatre apporte un éclairage aux équipes médicales et chirurgicales à travers la détection de fragilités potentielles du patient. »

    Pour information, un bilan gériatrique global n’intervient dans le processus de soins que parce qu’un praticien le demande s’il détecte une potentielle fragilité chez le patient. « Cette demande se fait soit au sens clinique parce que le professionnel de santé estime qu’il y en a besoin, soit suite à la réalisation de ce que l’on appelle le Score G8. Il permet de créer un score lors des consultations d’annonces. Si ce dernier est en dessous d’un certain seuil alors cela évoque un risque de fragilité », souligne le docteur Cécile. Le questionnaire G8 émane d’une vaste étude qui s’appelle l’étude oncodage. C’est un outil de dépistage gériatrique qui permet aux oncologues d’identifier, parmi les patients âgés atteints de cancer, ceux qui devraient bénéficier d’une évaluation gériatrique approfondie. « Ces tests ne sont pas faits pour avoir des chiffres et des scores mais pour ajuster, adapter et mettre en place des mesures correctives et anticipatoires », précise-t-elle.

    L’entourage joue un rôle important

    « Une fois la demande faite, le patient est pris en charge par une équipe pluridisciplinaire qui comprend une infirmière formée à la détection des fragilités gériatriques, une assistante sociale, un coach d’activité physique adaptée, une diététicienne mais aussi un gériatre. Parfois, un psychologue ou un médecin de la douleur peuvent intervenir dans le processus », ajoute-t-elle. « La détection desdites fragilités se fait grâce à un test d’évaluation gériatrique standardisé que l’on évalue de façon systématique dans un certain nombre de domaines pour balayer tous les problèmes potentiels. » Au terme de cette consultation qui dure plusieurs heures et où l’on demande au patient d’être obligatoirement accompagné, un point est fait avec le praticien qui a demandé le bilan mais aussi le patient et son accompagnant. « Ce qui nous motive le plus dans le processus c’est de préserver au mieux la qualité de vie et l’autonomie fonctionnelle du patient tout en limitant le plus possible l’impact négatif des traitements qui, dans tous les cas vont avoir un impact négatif sur la qualité de vie du patient mais aussi sur son entourage et ça, c’est un facteur à ne pas négliger. »

  • [Mémoire ouvrière] Lucien Molino : des entreprises rendues aux actionnaires

    [Mémoire ouvrière] Lucien Molino : des entreprises rendues aux actionnaires

    L’évolution de la situation et les prises de position de l’adversaire (minorité et PS) demandaient des méthodes d’organisation plus rapides : la création des pôles syndicaux auprès des entreprises nous permettait d’augmenter nos effectifs en développant les actions.

    Ces nouvelles intersyndicales n’avaient pas de permanents. Les militants des directions étaient élus au cours d’une assemblée de cadres du quartier.

    Ceci permettait de les faire connaître et de renforcer leur autorité non seulement dans les entreprises, mais aussi dans les quartiers. Toutes ces modifications permirent une intervention plus rapide et plus efficace. Dès le matin, à l’ouverture, nous nous trouvions devant les entreprises et échangions nos idées sur la situation et l’aide que nous apportions.

    Le nouveau bureau était composé ainsi : secrétaire général : Lucien Molino (transports), secrétaires généraux adjoints : Pierre Gabrielli (employé), Maurice Milhau (hospitalier), Exbrayat (métaux), secrétaires : Georges Brunero (transports), Line Cecaldi (PTT), Jean Comiti (métaux aviation), Joseph Giribone (produits chimiques), Pascal Posado (aviation). Les membres du bureau étaient : Marcel Andreani (docker), Raoul Arnaud (cheminot), Paulette Caresse (textile), Demaurizi (produits chimiques), André Fressinet (marins), René Le Guen (cadre), Marcel Paganacci (livre), Frédérique Roux-Zola (EDF).

    Déréquisitions

    Georges Dumonceau quitta la région pour prendre la direction d’une imprimerie dans le Nord, récompense d’un militant socialiste qui avait tout fait pour la scission syndicale.

    Au moment où se tenait le congrès, le statut des entreprises réquisitionnées que nous avions réclamé dès le début était en débat à l’Assemblée nationale. La commission économique, avec Francis Leenhardt (socialiste) et Germaine Poinsot-Chapuis (MRP), rejetait notre demande de statut. Seule Raymonde Nédelec, députée communiste, défendit les entreprises réquisitionnées. Les délégués présents au congrès acclamèrent celle‑ci et elle siégea à la tribune.

    Dans notre rapport d’activité, j’avais fait état du bilan magnifique de ces entreprises. Nous faisions la démonstration que les travailleurs, par leurs initiatives et dans de meilleures conditions sociales, avaient mis en échec les collaborateurs, les patrons et les traîtres. Mais le Conseil d’État, à la demande des patrons actionnaires, avait prononcé l’annulation des réquisitions, en premier celles des sociétés d’acconage, de la Société provençale de construction navale, de la Société phocéenne d’application électrique et, en juillet, des Aciéries du Nord.

    Des historiens écrivirent que notre riposte avait été modérée, ce qui est faux, preuves à l’appui : des centaines de motions de protestation accueillirent ces décisions et l’essentiel du débat à l’Assemblée nationale porta sur l’attribution des bénéfices réalisés sous la réquisition, l’État devant reverser une indemnité aux actionnaires.

    à suivre la semaine prochaine…

  • [Pétanque] 159 joueurs dans les ronds

    [Pétanque] 159 joueurs dans les ronds

    Ce challenge national a été porté sur les fonts baptismaux il y a une quinzaine d’années. Il roule sur 30 étapes. Ce dimanche de Pâques, c’est à Pélissanne que les dirigeants locaux avec à leur tête le président Marie Jean et autour de Claude Barbi et le concours de nombreux bénévoles, ont pu accueillir 159 jeunes joueurs. Des enfants venus des Bouches-du-Rhône, mais aussi des départements environnants : Var, Gard, Vaucluse, Drôme ou encore des deux Alpes Maritimes et Hautes.

    Dans les trois catégories, ils vont se rencontrer par poules sous l’arbitrage d’Éric Chevalier. Le but et l’objectif prioritaire de l’association Educnaute et de permettre aux joueurs de se rencontrer dans le cadre de compétition officielle, tout en mettant en avant des consignes de respect, avec un état d’esprit bien convivial,

    Préparatoire

    au CD du 18 avril

    « Ce qui fut bien le cas. Le comportement de tous fut exemplaire, aussi bien dans le jeu que le vestimentaire », devait faire part Claude Barbi.

    Lequel n’oubliait pas de remercier Patrick Fara le président du Comité des Bouches-du-Rhône dont on sait l’intérêt qu’il porte au secteur jeunes et dont il en fait son cheval de bataille pour le développement de la pétanque et du Jeu Provençal chez les minots. Il remerciait aussi Pascal Bernard, vice-président de l’Association accompagnateur d’équipes vauclusiennes. Quoi qu’il en soit cette 7e étape du challenge Educnaute aura permis aux jeunes de préparer leur respectif championnat départemental. Pour les Bucco-rhodaniens c’est sur ces terrains bien sélectifs qu’ils reviendront le week-end prochain.

    Les résultats

    Benjamins

    Victoire de Tiago Pettini, Jules Coudene, Enzo Bouregdha (B. le pélican) face à Eyden Baudino, Wyatt Buche, Mayven Marsille (B. le pélican)

    Minimes

    Concours A Vainqueur : Anthony Bajolle, Essaie Cortes, Tyron Sbrega (B. Barquaise Fuveau)

    Finalistes : Vincent Llinares, Raphaël Castellano, Jean Navarro (la Batarelle)

    Concours B Vainqueurs : Sunny et Sacha Mearelli, Mathis Mouron (B. Barquaise)

    Cadets

    Concours A Vainqueurs : Antonio Albert, Anthony Vierjon Liam Conti (B. la Batarelle)

    Finalistes : Ilona Leclercq-Prot, Noah Benazet, Nattachai Saranyarat (Non homogène)

    Concours B Vainqueurs : Jordan Lagrene, Laura Preidt, Nathan Barini (Non homogène)

    Juniors

    Concours A Vainqueurs : Fabio Marco, Joseph Torrens, Dylan Rayne-Langlade (B. Barquaise)

    Finalistes : Diego Tarifa, Evan Astier-Giacometti Evan, Louise Masse-Michel (non homogène)

    Concours B Vainqueurs Genesson Corentin, Bagnoli Kylian, Barini Victoria (non homogène)

  • [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au Mucem et gare Saint-Charles, Yves Jeanmougin

    [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au Mucem et gare Saint-Charles, Yves Jeanmougin

    Il vit au Panier, dans la proximité de la cathédrale de la Major. Pendant 25 ans, son atelier se situait dans la Friche de la Belle de Mai où l’avait convié son inconditionnel ami d’enfance Philippe Foulquié.

    Issu de plusieurs séjours entre 2021 et 2023 au Palais Farnèse, siège de l’Ambassade de France et de l’École française de Rome, son prochain livre imagera un chantier de restauration et la vie quotidienne dans les bibliothèques. Parmi ses ouvrages antérieurs figurent Déliés, une descendance algérienne, Carcérales images de prison, éditions Parenthèses, Alger préfacé par Thierry Fabre, un album coédité en 2013 avec Bec en l’air à propos de la Mémoire du Camp des Milles, ainsi qu’un hommage au poète Jean Senac. Dans Marseille, ses images les mieux connues, à propos du Vieux-Port et de L’Estaque, des cités de la Bricarde et de La Paternelle ont pour origine une exposition du Musée d’Histoire coordonnée en février 1992 par Myriam Morel et Anne-Marie Lapillonne, catalogue édité chez Parenthèses.

    On retrouve dispersés en trois endroits, six noirs et blancs d’Yves Jeanmougin dans l’exposition du Mucem, Les Mères. Entre autres, une Mère et ses filles, cité Bassens 1981, et trois visages de la Manifestation organisée après la mort de Lahouari Ben Mohamed, 17 ans, abattu par un CRS le 18 octobre 1980 à la Cité des Flamants. Non loin de cette tragédie, on apercevra une photo miraculeusement prise dans un bidonville de l’Estaque, une jeune grand-mère qui danse avec sa petite-fille (reproduction sottement inversée, page 142 du catalogue).

    Une grande partie de ses images vient d’être numérisée suite à sa donation en région parisienne auprès de la MPP, Médiathèque du Patrimoine et de la Photographie. La MPP programme actuellement sur des grands panneaux de la terrasse de la Gare Saint-Charles, une exposition consacrée aux photographes de Marseille (entre autres, Alphonse Terris, les frères Seeberger, Marcel Bovis et Serge Assier). Sur un cube de l’entrée de la gare, on découvre une insolite photo dédoublée d’Yves Jeanmougin prise en 1986 dans le grand miroir de la salle de gymnastique qui occupait alors le toit-terrasse de l’immeuble du Corbusier.

  • [Grand entretien] Sarah Schwab : « Les imitations sont arrivées par hasard »

    [Grand entretien] Sarah Schwab : « Les imitations sont arrivées par hasard »

    La Marseillaise : Chanteuse, imitatrice, vous pouvez reproduire 200 voix, quel est votre parcours pour les personnes qui ne vous connaissent pas encore ?

    Sarah Schwab : Depuis toute petite je suis passionnée de musique. J’ai commencé par faire The Voice Kids quand j’avais 13 ans, puis The Voice plus grande à 19 ans avec ma vraie voix bien évidemment. Les imitations sont arrivées plus tard, en mai 2022 donc c’est assez récent. Je cherchais à faire une vidéo pour la poster sur les réseaux sociaux, j’en ai posté une première et les gens ont tout de suite apprécié, c’est comme cela que ça m’a lancé dans une carrière d’imitatrice.

    Vous le disiez l’imitation est arrivée assez tard au-delà de votre passion pour le chant. Comment ce talent s’est-il présenté à vous ?

    S.Sch. : Je ne sais pas du tout comment c’est arrivé (rires). C’était un peu par hasard, j’ai eu envie d’essayer alors que je n’avais jamais fait d’imitation auparavant et j’ai eu un bon feeling du coup ! La première vidéo a été postée sans trop d’expérience mais comme les gens se sont pris au jeu j’ai prêté attention aux commentaires et aux suggestions qu’ils me faisaient avec des propositions de voix de plus en plus complexes et c’est comme ça que je me suis rapidement fait repérer.

    Quelle a été la première personne que vous avez imitée et pourquoi avoir fait ce choix ?

    S.Sch. : Dalida est la première chanteuse dont j’ai reproduit la voix. Je l’aime beaucoup en tant que chanteuse mais aussi parce qu’elle a des marqueurs vocaux particuliers et une voix unique. C’était très intéressant pour moi de faire une voix aussi différente de la mienne dès le début puis je l’ai fait suivre directement par Vanessa Paradis, c’est vraiment deux opposés et c’est ça qui est intéressant aussi dans la vidéo.

    Justement, quel est le processus de travail pour arriver à l’imitation parfaite ?

    S.Sch. : C’est avant tout de l’écoute, énormément d’écoute. En général je marche au feeling donc je me concentre sur un segment d’une chanson qui me plaît en particulier. Je vais l’écouter en boucle jusqu’à ce que je retrouve vraiment tous les petits détails qui font l’imitation.

    Avez-vous une imitation favorite ?

    S.Sch. : Barbra Streisand c’est celle que je préfère en ce moment parce qu’elle me donne beaucoup d’émotions et elle donne aussi beaucoup d’émotions au public donc c’est toujours un moment hors du temps dans le show. Je pense que c’est pour cela qu’elle me plaît encore plus que les autres.

    Votre spectacle s’appelle « Du rêve à la réalité », est-ce l’histoire de votre vie ?

    S.Sch. : Oui totalement ! J’étais dans ma chambre enfant et je rêvais d’être une chanteuse et de pouvoir me produire sur scène régulièrement et c’est ce que j’ai voulu mettre en scène justement dans ce spectacle. Déjà parce que ça permet de faire rêver beaucoup de gens dans la salle, bon des enfants majoritairement mais pas que ! (rires)

    Mais aussi parce que c’est ce qu’il m’arrive finalement grâce aux imitations, et les gens assistent à ce début de carrière pour moi. Je trouvais donc intéressant de faire une autobiographie sur scène avec un côté un peu théâtral et un côté un peu concert.

    Justement, à quoi doit-on s’attendre sur scène, chantez-vous aussi avec votre voix ?

    S.Sch. : Oui même si je chante beaucoup moins que les imitations mais il y a un moment en particulier vers le milieu du spectacle où je chante Je suis malade au piano avec ma voix, je viens sur le devant de la scène a cappella et

    je me mets à nu devant les spectateurs. C’est un moment marquant et émouvant qui plaît beaucoup.

    Vos vidéos cartonnent sur les réseaux sociaux mais au-delà du succès vous avez reçu des commentaires grossophobes. Ces commentaires vous avez décidé de les mettre en scène et d’y répondre en chanson. C’était important pour vous de montrer l’envers du décor ?

    S.Sch. : C’est important pour moi parce que les réseaux sociaux, à partir du moment où on s’affiche il faut s’attendre à avoir du bon comme du mauvais peu importe ce que l’on fait. Moi j’ai préféré répondre de manière humoristique pour dédramatiser un peu les choses bien que j’aie eu des propos à mon égard qui étaient très graves et border. C’est aussi un moyen de montrer aux gens qui sont confrontés au harcèlement qu’ils ne sont pas seuls et que ça peut arriver à tout le monde, même à ceux qui sont très présents en ligne.

    Vous affichez clairement les noms des personnes dans la vidéo où vous répondez. La réponse en elle-même demande aussi beaucoup de courage, c’est votre caractère ou la notoriété vous a aidée à avoir confiance en vous ?

    S.Sch. : J’ai toujours eu ce côté-là en moi mais honnêtement je pense que ma confiance en moi a énormément évolué grâce aux gens, grâce au public principalement qui est tellement gentil avec moi. Je me sens bien plus sereine et la proportion de commentaires positifs que je reçois est largement supérieure aux commentaires négatifs !

    Je pars donc du principe que même si j’affiche ces commentaires négatifs ça ne va pas les faire progresser, mais peut-être au contraire, les faire régresser et les gens seront là pour rétablir la justice ! (rires).