Tag: Benoît Payan

  • Sébastien Delogu se désiste, mais LFI maintient ses listes dans 4 secteurs

    Sébastien Delogu se désiste, mais LFI maintient ses listes dans 4 secteurs

    Des larmes et des accolades à l’Afriki Djigui Theatri, ce mardi, où devant caméras et micros, le candidat insoumis, Sébastien Delogu, a annoncé son retrait. « Nous sommes face au RN le plus solide rempart. Partout dans notre pays où les Insoumis sont arrivés en tête et ont fait la démonstration de leur capacité à rassembler largement et à écouter les aspirations du peuple tout entier, pose-t-il. Mais ici, à Marseille, les socialistes sont arrivés en tête et ils ont fait la démonstration de leur irresponsabilité et de leur sectarisme. »

    Comme il n’a jamais cessé de le faire tout au long de la campagne, il dénonce l’attitude du maire sortant et candidat à sa succession avec le Printemps marseillais, Benoît Payan (DVG). « En refusant tout front antifasciste au second tour, [il] fait la démonstration éclatante que le combat contre l’extrême droite valait moins à ses yeux que la soif de pouvoir », balance Sébastien Delogu, estimant que « l’orgueil et l’égo d’un homme ne doivent pas précipiter notre ville dans l’abîme ».

    En revanche, dans les secteurs où il n’y a pas de risque RN, ce sera le maintien, le candidat appelant ses soutiens à s’engager là « où il y a quelque chose à faire ».

    L’extrême droite, « les premiers corrompus »

    En clair, dans les 1-7, avec le dissident écologiste Sébastien Barles, dans les 2-3 avec Alladine Abdallah Salim (LFI), dans les
    4-5 avec Léa Bijaoui et dans les
    15-16 avec Rabyata Boinaheri, pour « faire entrer notre programme de rupture dans les mairies d’arrondissement » espère Sébastien Delogu. De fait, mis à part dans les 13-14 avec 13,10% des suffrages, les Insoumis n’ont pas réalisé de score suffisant pour espérer peser sur le scrutin.

    Sinon, pas de consigne de vote, mais une certitude : le RN ne doit pas l’emporter. « Je veux dire aux Marseillaises et aux Marseillais que les premiers corrompus, ce sont l’extrême droite », martèle Sébastien Delogu, rappelant que « leur présidente, Marine Le Pen, est condamnée pour détournement de fonds publics. Leur candidat, Franck Allisio, est mis en cause pour détournement de biens publics. Et enfin, la candidate des 13e et 14e arrondissements de Marseille, Sandrine D’Angio, condamnée pour favoritisme durant son mandat précédent ». Une évidence : « Marseille ne doit jamais tomber dans les mains de ces gens-là. »

    Alors que Sébastien Delogu repart, refusant de répondre à la presse, Sébastien Barles en rajoute une louche. « C’est un retrait de combat », insiste-t-il. Et d’espérer avec les mairies de secteur, « créer une forme de “Parlement de Marseille fier et populaire” pour que les idées qu’on souhaitait porter comme nouvelles politiques publiques, soient portées à l’avenir à Marseille ». Sur l’extrême droite, « nos électeurs voteront en conscience, une conscience qui leur appartient », assure Léa Bijaoui, considérant avoir toutes ses chances dans son secteur, forte de 5 813 voix au premier tour, soit 16,64% des suffrages. « On a déjoué les pronostics », analyse-t-elle. Elle se félicite aussi au passage du score de Mathilde Lanté (Révolution permanente), « avec qui nous partageons pas mal d’idées ».

  • Le Printemps marseillais en rempart au RN

    Le Printemps marseillais en rempart au RN

    Le décor final est planté. À quelques heures de la date limite de dépôt des candidatures, l’insoumis Sébastien Delogu, qui avait promis de dégager Benoît Payan, le maire (DVG) sortant de l’hôtel de ville, a acté son échec. Arrivé en quatrième position du 1er tour des municipales dimanche, le député des quartiers nord a annoncé, mardi matin, son retrait de la course à la mairie centrale face « au risque » de victoire du Rassemblement national. Une annonce reçue avec froideur par Benoît Payan alors que la veille, une foule de partisans insoumis et de militants antifascistes était venue réclamer, avec force et dégradation, une fusion des listes aux fenêtres de son QG. La porte est restée close.

    Pari manqué

    La conclusion d’une campagne houleuse et arrogante dans laquelle l’insoumis, qui s’était promis de faire revenir aux urnes les habitants des quartiers populaires, n’a pas réussi son pari. Non seulement le taux de participation dans ces secteurs trop longtemps méprisés n’a pas connu l’engouement espéré, mais il n’a surtout pas réussi à rassembler. Dans une ville qui a placé Jean-Luc Mélenchon en tête du 1er tour de la présidentielle 2022 avec 31,12% des suffrages (108 423 voix), lui a plafonné à moins de 12%, réunissant péniblement 33 808 électeurs.

    Le 2nd tour se jouera donc dans une triangulaire avec un seul candidat désormais à gauche, Benoît Payan, crédité de 36,69% des suffrages dimanche, mais talonné de près (35,02%) par le candidat de l’extrême droite, Franck Allisio (RN). Jamais l’extrême droite n’a été aussi haute à Marseille. Une progression en partie liée à la dégringolade de sa concurrente Martine Vassal, présidente de la Métropole et du Département, représentante d’une droite républicaine locale quasi disqualifiée et qui jouera gros, dimanche prochain, à Marseille. Le retrait insoumis, qui libère un couloir au Printemps marseillais, a immédiatement fait réagir le président du RN, Jordan Bardella, qui a exhorté son homologue des Républicains, Bruno Retailleau, à « prendre (ses) responsabilités en obtenant le retrait » de Martine Vassal, ignorant que celle-ci n’a plus sa carte aux Républicains.

    Un retrait dans les 13-14

    Reste à savoir comment réagiront les électeurs de la France insoumise. Sébastien Delogu n’a pas été des plus clair, appelant « toutes celles et ceux qui ont accordé leur voix à ne pas abandonner la lutte antifasciste et notre programme politique ». Dans son esprit d’abord le soutien aux candidats insoumis restés en lice dans quatre des cinq secteurs où ils avaient franchi la barre des 10%. Des secteurs, les 1-7, les 2-3, les 4-5 et les 15-16, où la gauche apparaît majoritaire.

    Dans ce dernier (8e secteur), une voix s’est élevée, celle du collectif Ibrahim Ali, pour tirer la sonnette d’alarme (lire encadré) et éviter un scénario qui, en 2014, dans les 13e et 14e arrondissements voisins, avait vu l’extrême droite arriver au pouvoir. Une mémoire à vif qui a en partie conduit au retrait de Mohamed Bensaada (LFI) , quatrième (13,1%) dimanche, dans ce 7e secteur justement.

    Une triangulaire y opposera donc Sandrine D’Angio (RN), Tina Biard-Sansonetti, candidate du Printemps marseillais, et Marion Bareille, la maire (DVD) sortante, élue en 2020 après le retrait de la gauche. Arrivée derrière Mohamed Bensaada, elle se maintient malgré le risque de l’extrême droite. La valeur du déshonneur… Mais devant la défaite annoncée, à droite, toute place semble bonne à gratter pour s’accrocher à la Métropole. Dans le reste des secteurs, les seconds tours restent inchangés.

    Sébastien Delogu balaie la demande de retrait des 15-16 du collectif Ibrahim Ali

    Face au risque de voir l’extrême droite arriver au pouvoir, le collectif Ibrahim Ali a appelé, mardi, au retrait de la liste de la France insoumise dans les 15e et 16e arrondissements de Marseille. La candidate LFI, Rabyata Boinaheri, est arrivée en 3e position (23,28%) dimanche, derrière le candidat du RN (29,22%) et Samia Ghali, la cheffe de file (DVG) du Printemps marseillais (36,96%). « Ibrahim est mort ici dans ce secteur sous les balles des colleurs d’affiches du FN. Nous avons une obligation morale de toujours lutter pour sa mémoire et pour les générations futures. Ici, seul le Printemps marseillais est en capacité de l’emporter, il doit avoir toute notre force », justifient les proches du jeune marseillais assassiné en 1995 sur l’avenue des Aygalades. Une proposition rapidement balayée d’un revers de la main par Sébastien Delogu, soucieux de faire « accéder au pouvoir dans les quartiers Nord de Marseille la première femme noire » et « faire dégager Samia Ghali ». Un vrai programme…

    Réactions

    Martine Vassal, candidate de la droite et du centre

    « Benoît Payan choisit LFI. Marseille en danger. Accord secret, arrangements entre amis… Le masque tombe. Pour sauver sa place, Benoît Payan s’aligne sur les plus radicaux. Nous ne nous soumettons pas. Nous tenons. Pour Marseille, désormais, nous sommes la seule voie face aux extrêmes ! »

    Franck Allisio, candidat RN

    « [C’est une] alliance tacite entre Benoît Payan et Sébastien Delogu. Il n’y a que les plus naïfs qui y ont cru, comme ceux qui ont cru que Madame Rubirola allait être maire de Marseille. Eh bien ! Ils refont le coup ! Le vrai maire de Marseille, ce ne sera pas Monsieur Payan, mais Monsieur Mélenchon »

    Valérie Boyer, sénatrice LR

    « Ne vous leurrez pas, voter Benoît Payan et Yannick Ohanessian, c’est voter pour LFI. Une autre voix existe, celle de Martine Vassal et Sylvain Souvestre »

    Pierre Huguet, adjoint au maire et candidat Printemps marseillais dans les 9-10

    « Face au danger du RN, Sébastien Delogu a pris ses responsabilités en se retirant. Dans les 9e et 10e, où le RN est arrivé en tête, Laure-Agnès Caradec (LR) doit en faire autant. Se maintenir, c’est prendre le risque assumé de faire gagner l’extrême droite. »

  • Le Printemps marseillais s’affirme et la droite s’efface

    Le Printemps marseillais s’affirme et la droite s’efface

    1er secteur

    1er et 7e arrondissements

    Quadrangulaire. Avec 43,25%, quatre points de plus qu’en 2020, Sophie Camard, la maire (GRS) sortante, réalise le meilleur score du Printemps marseillais sur la ville et se présente en ballottage favorable dans la quadrangulaire qui s’annonce au second tour. Arrivée en deuxième position, la candidate de l’extrême droite, Clémence Parodi (RN) atteint les 21%, le score réalisé il y a six ans par Sabine Bernasconi (LR). Omniprésent dans les médias, Romain Simmarano (Ren.) ne franchit pas la barre des 14%. Pour éviter cette déroute annoncée, le porte-parole de Martine Vassal (DVD) avait pourtant « fait tapis » en annonçant, vendredi, à 24 heures du 1er tour, un référendum sur le tram des Catalans, projet phare de sa candidate défendu mordicus depuis des mois au grand dam du Printemps marseillais… La liste insoumise de Sébastien Barles (Vaï) recueille 18,62% des suffrages.

    2e secteur

    2e et 3e arrondissements

    Triangulaire. Fief de la gauche et terre d’élection de Benoît Payan en 2020, le 2e secteur a renouvelé sa confiance au maire sortant Anthony Krehmeier (PS). Malgré plus de 60% d’abstention, le Printemps marseillais progresse même de 14 points (39,55%) par rapport à 2020. Dans ces arrondissements qui ont élu successivement Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard à l’Assemblée, le candidat insoumis Alladine Abdallah Salim obtient 27% des suffrages. Ils se retrouveront en triangulaire avec Marie Bermejo (18,38%), la candidate RN. La droite qui avait 40% des suffrages éparpillés en trois listes en 2020, en récolte rassemblée, six ans plus tard, moins de sept. Solange Biaggi (LR) est créditée de 6,69%.

    3e secteur

    4e et 5e arrondissements

    Quadrangulaire. Didier Jau, le maire (EELV) sortant progresse légèrement (38,93%) par rapport au score réalisé par Michèle Rubirola en 2020 (37,38%). Dans ce secteur qui a profondément basculé à gauche, Bruno Gilles, l’ex-député maire (Hor.) a perdu pied (16,89%) et devance in extremis l’insoumise Léa Bijaoui (16,64%). Le candidat de l’extrême droite, Thomas Battesti (RN) est en embuscade, en 2e position avec 20,18%. En décrochant 7,34% des suffrages, la candidate trotskiste de Révolution permanente est en mesure de fusionner. Aucune décision n’a été prise pour l’heure. Reste une inconnue, les abstentionnistes, sachant que seuls 57% des électeurs se sont rendus aux urnes dimanche.

    4e secteur

    6e et 8e arrondissements

    Triangulaire. Après la victoire de Laurent Lhardit (PS) aux législatives, la gauche confirme son ancrage dans ce fief historique de la gaudinie. Olivia Fortin, la maire (Mad Mars) sortante arrive en tête avec 36,6% des suffrages. C’est douze points de plus qu’en 2020, et 2 300 voix d’avance (32,21%) sur le candidat d’extrême droite Jean-Baptiste Rivoallan (UDR). La triangulaire qui se profile au second tour avec Catherine Pila (LR) la place en ballottage favorable, délestée des candidatures de Victoire Diethelm (LFI), Christine Juste et du représentant d’Erwan Davoux. « Je veux croire que notre projet fraternel, solidaire et écologique puisse remporter la confiance des habitants », glisse la candidate du Printemps marseillais.

    5e secteur

    9e et 10e arrondissements

    Triangulaire. « Historique. » Le Printemps marseillais ne boude pas son plaisir de voir Pierre Huguet (G.s) pointer en seconde position (28,77%) d’un secteur compliqué qui a élu en juillet 2024 un député UDR quasi inconnu. Sans surprise, l’extrême droite arrive largement en tête du 1er tour : Éléonore Bez double son score de 2020 et s’affiche à 44,87%. Orpheline de Lionel Royer-Perreaut (Ren.), la droite dérape avec Laure-Agnès Caradec (LR) en 3e position (16,46%). Pour le Printemps marseillais, les réserves de voix de la candidate de la France insoumise (8,10%) ne suffiront pas mais Pierre Huguet veut y croire : « Il va falloir aller chercher les abstentionnistes [47, 44%, Ndlr] et ceux qui n’ont pas fait le choix du Printemps marseillais au 1er tour mais ne veulent pas du RN. Le seul bulletin qui permet de faire barrage est le nôtre à Marseille comme dans les 9-10. »

    6e secteur

    11e et 12e arrondissements

    Triangulaire. Comme dans les 9-10, le RN était favori sur ce secteur aux mains de la droite. Si le maire (LR) sortant, Sylvain Souvestre, résiste (23,47%), le grand remplacement de la droite est à l’œuvre. En 2020, les listes LR, Horizons, et Renaissance, éparpillées, représentaient 45% des suffrages. Olivier Rioult, transfuge de la droite vassaliste, en totalise désormais 43% sous l’étiquette RN. Il devance de plus de 10 000 voix, le candidat du Printemps marseillais, Yannick Ohanessian (PS). Arrivé second avec 26,67%, il « appelle l’ensemble des électeurs attachés à la République à prendre conscience de l’enjeu », et espère convaincre un électorat très peu mobilisé dans le 11e arrondissement. « Il y a un vrai delta de participation à aller chercher, comme cet électorat centriste qui au 1er tour a fait des choix différents mais n’acceptera jamais de voir le RN gagner une mairie de secteur. Une mobilisation générale doit s’opérer dimanche. »

    7e secteur

    13e et 14e arrondissements

    Quadrangulaire. Sandrine d’Angio, nièce de Stéphane Ravier et ex-maire de secteur, est arrivée en tête dimanche (39,78%). L’équivalent du total de voix réalisé par Tina Biard-Sansonetti, la candidate (PS) du Printemps marseillais (26,42%), et l’insoumis Mohamed Bensaada qui plafonne à 13,10%, juste devant la maire (DVD) sortante, Marion Bareille. « Dans les 13-14, on sait le mal qu’a fait le RN », rappelle Tina Biard-Sansonetti. « Il n’y a pas eu plus de sécurité, ils ont fermé des services publics de proximité et ont divisé notre secteur en excluant des enfants sur leur religion supposée ou la nationalité de leur parent. Je suis convaincue que ce secteur peut se relever, pour cela il faut être unis et j’appelle les habitants à se rassembler derrière ma candidature pour transformer ce secteur. C’est la seule alternative. »

    8e secteur

    15e et 16e arrondissements

    Triangulaire. Dans ce secteur d’élection du député Delogu, où 62% des électeurs n’ont pas voté, Samia Ghali (DVG) s’est imposée avec force (36,96%) et devance les candidats RN, Thibaut Charpentier (29,22%), et LFI, Rabyata Boinaheri (23,8%). On notera qu’avec 5,15%, le candidat (Ren.) Gérard Blanc obtient le plus faible score de la droite sur la ville. Samia Ghali va s’évertuer à convaincre et lance un message à Delogu : « Dans sa circonscription, son score est divisé par quatre. Moi, je le multiplie par deux. Après les municipales, il y aura d’autres élections et dans la vie on est responsable de ses actes, pour aujourd’hui comme pour demain. Moi j’ai toujours été claire face au Front national. Si on est un homme de gauche qui aime le peuple, quand on arrive 4e on se retire. »

  • Après un long silence, Martine Vassal se maintient, comme elle l’avait promis

    Après un long silence, Martine Vassal se maintient, comme elle l’avait promis

    Il aura fallu la nuit et plus d’une demi-journée pour qu’enfin, Martine Vassal sorte d’un silence assourdissant. Le temps de digérer son score de 12,41%, sa liste étant arrivée loin derrière le Printemps marseillais du maire sortant Benoît Payan (36,69%) et le RN Franck Allisio (35,02%) mais un poil devant l’insoumis Sébastien Delogu (11,94%).

    « Je prends acte de ce résultat qui nous place en troisième position. Je veux l’affirmer avec clarté : nos courants doivent continuer à être représentés », assène-t-elle dans un long communiqué. « Entre la gauche de Monsieur Payan, l’extrême droite du RN et l’extrême gauche LFI, il existe à Marseille un courant de pensée profondément républicain, attaché à l’ordre, à la responsabilité, à l’équilibre et au respect de toutes les sensibilités de notre ville » qu’elle compte bien incarner. Elle met en avant « une équipe rajeunie, renouvelée et compétente, qui représente ces courants de pensée » qui « devra, demain, représenter une opposition claire et constructive au conseil municipal ». Pour Martine Vassal, « il serait impensable de priver les Marseillais de cette représentation au second tour ». Et de se poser en « véritable alternative à la gestion actuelle de la ville doit s’incarner dans un projet sérieux, expérimenté et capable de rassembler largement ».

    Des conséquences

    sur la Métropole

    La candidate de la droite et du centre revient sur son avenir au sein de la Métropole, qu’elle préside depuis 2018 et sur laquelle « cette élection aura également des conséquences majeures ». La Métropole « est une institution essentielle, composée d’une assemblée de maires qui travaillent ensemble pour les transports, l’économie, l’aménagement et l’avenir de notre territoire » rappelle-t-elle, « les électeurs qui nous ont fait confiance ne doivent pas être punis une seconde fois, en voyant cette Métropole basculer également à gauche ! Car nos courants sont les seuls à pouvoir maintenir une majorité à la Métropole ».

    Plus tôt dans la journée, Christophe Madrolle, au nom des « écologistes raisonnables » estimait lui aussi indispensable le maintien de Martine Vassal, qu’il qualifie d’« acte de résistance républicaine face à la montée des extrêmes ». « Une ville comme Marseille ne peut pas se résumer à un jeu de ping-pong institutionnel entre la gauche et l’extrême droite, les Marseillais ont besoin d’équilibre de pluralisme et de dialogue », insistait-il. Dans un communiqué, le référent Marseille de l’UDI, Frédéric Guelle, inquiet de la progression du Rassemblement national et de « la perspective de le voir accéder aux responsabilités », saluait l’engagement de Martine Vassal, porteuse d’une « alternative républicaine » et réclamait lui aussi son maintien.

  • Benoît Payan dépose sa liste sans les insoumis

    Benoît Payan dépose sa liste sans les insoumis

    Après quarante minutes dans le huis clos de la préfecture de région ce lundi midi, Benoît Payan pouvait annoncer à la presse qu’il avait déposé sa liste pour le second tour « dans les formes, telle que nous l’avions déposée au premier tour, dans les huit secteurs et à la mairie centrale ». Au lendemain d’un premier tour qui donne le maire (DVG) sortant de Marseille talonné par le Rassemblement national avec seulement 4 746 voix d’avance (36,70% contre 35,02%), celui-ci n’a pas voulu faire durer le suspense et a immédiatement fermé la porte à une fusion avec la liste menée par le député LFI Sébastien Delogu.

    Campagne brutalisée

    « Moi je n’appelle pas les gens à se retirer, je veux que les choses soient claires, insiste Benoît Payan. Chacun prend ses responsabilités, chacun est devant son destin. Certains auraient pu sortir par le haut en disant je me retire, et c’est grâce à moi que le Rassemblement national ne va pas gagner. Je ne leur ferai pas le plaisir de leur demander quoi que ce soit. »

    Il tourne ainsi le dos aux voix à gauche qui appelaient à la fusion des deux listes, à l’image du député (l’Après) Hendrik Davi qui estimait dans la matinée que « c’est absolument indispensable si nous ne voulons prendre aucun risque d’une victoire du RN », appelant à un rassemblement dans la soirée devant l’hôtel de ville. Une possibilité qui avait servi d’argument à la droite dans la campagne pour dissuader les électeurs centristes de porter leurs voix sur le maire sortant.

    « Il ne peut pas y avoir de magouille, le combat contre le Rassemblement national ne se monnaie pas, argumentait Benoît Payan avant d’entrer en préfecture. Il m’est arrivé dans ma vie d’être dans cette situation : à trois reprises, je me suis désisté. » Une décision qui a l’avantage d’éviter de diviser une majorité qui pourrait ne tenir qu’à quelques sièges, mais qui vient solder aussi une campagne de premier tour « brutalisée », dans laquelle le candidat insoumis a joué la carte du dégagisme en ciblant particulièrement la municipalité, qualifiée de « système clientélaire corrompu ». « Sébastien Delogu disait que son ambition c’est que Benoît Payan ne soit plus maire, il est devant ses propres contradictions », souffle l’édile à la fin de sa conférence de presse. Une stratégie perdante : le parlementaire n’a réalisé qu’à peine plus d’un tiers des voix de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Alors si Benoît Payan ne l’appelle pas à se retirer, il n’hésite pas à affirmer qu’il l’aurait fait à sa place, et met la pression : « S’il se maintient, il a tout perdu. » « ça c’est sûr », acquiesce largement Samia Ghali (DVG), menaçant ouvertement de se présenter contre lui pour les législatives. « Pendant six mois nous avons été le seul adversaire, chacun doit prendre ses responsabilités », soupire l’adjointe sortante (PCF) Audrey Garino. « Nous sommes à un moment charnière de l’histoire et de notre ville, et de notre pays, le message qu’enverra Marseille aura des résonances bien plus larges », s’inquiète-t-elle.

    « Cette ville doit rester fraternelle »

    « Il faut aussi aller chercher les abstentionnistes, beaucoup ne sont pas allés voter, pointe la première adjointe (EELV) Michèle Rubirola. Il faut leur dire que le RN ce n’est pas n’importe quoi, avec le RN il n’y a plus de subventions aux associations, qui sont le ciment de notre ville. »

    « Dimanche prochain nous allons montrer que cette ville doit rester fraternelle et qu’elle appartient à tous ses enfants », promet pour sa part Benoît Payan.

    « À trois reprises, je me suis désisté »

  • À Marseille, Martine Vassal, à la peine, confirme les sondages

    À Marseille, Martine Vassal, à la peine, confirme les sondages

    Une permanence fermée aux médias. Voilà qui donnait déjà le ton ce dimanche du côté de la candidate de la droite et du centre Martine Vassal. Restait à savoir quelle était l’étendue de la catastrophe. Les premières estimations tombent, la créditant de 11 à 13% des voix. Mais de commentaires point. Toute la soirée, la candidate aura joué au chat et à la souris avec la presse rassemblée devant sa permanence du 42, cours Pierre Puget (6e), rideau tiré, lumières éteintes. La prise de parole prévue pour 22h30 est reportée d’une heure.

    Une de ses co-listières, Sandra Blanchard, avocate en droit public, finit par débarquer en voiture, chargée de sacs de courses. « On est allé acheter à manger pour les militants », répond-t-elle, un peu embarrassée, à la foule de micros qui se dressent devant elle. « On n’a pas encore les résultats, dès qu’on en saura plus, on vous tiendra au courant, je ne sais pas quand elle va arriver », promet-elle. Quand on lui demande si elle a prévu les mouchoirs, elle convient qu’elle est déçue. « Mais c’est le jeu démocratique, parfois on gagne, parfois on perd, les Marseillais ont décidé, évidemment qu’on aurait voulu faire beaucoup plus ». Et de se dire surtout « déçue qu’il y ait autant de Marseillais qui ont voté pour le Rassemblement national, pour le reste… »

    Un second tour décisif

    Même si elle n’a eu de cesse de le marteler, « le sondage qui va compter, ce sera le résultat du 15 mars au soir », au cours de la campagne, de projections en projections, la liste de Martine Vassal a lentement dégringolé. Elle n’aura rien lâché, jusqu’à son dernier meeting ce mercredi. « Ne vous laissez pas voler cette élection, on va gagner » exhortait-elle alors sur la scène du Florida Palace. Mais les électeurs ont tranché, réalisant le pire des scénarios.

    Reste à savoir quelle attitude elle va désormais adopter pour le deuxième tour. « Même satellisée sur la lune, je ne me retirerai pas » avait-elle promis lors d’un dernier débat avant le vote sur le plateau de nos confrères de La Provence. Une quadrangulaire permettrait d’éviter le naufrage total et d’éviter la fuite vers l’extrême droite.

    Pour mémoire, au second tour des municipales de 2020, Martine Vassal avait déjà vu lui échapper le 4e secteur (6e et 8e arrondissements), fief de la droite depuis 25 ans, au profit de la candidate du Printemps marseillais, Olivia Fortin, réunissant 39,16 % contre 41,78% pour l’actuelle maire de secteur. Elle avait dû affronter au 1er tour la liste dissidente de Bruno Gilles (DVD) avant de finalement faire alliance au second. Et la droite avait été mise hors-jeu par le Printemps marseillais dans une large partie de la ville.

    Une certitude désormais : Martine Vassal va devoir batailler pour conserver la tête de la métropole Aix-Marseille-Provence où elle a pris la suite de son mentor, Jean-Claude Gaudin en 2018. Au mieux, Martine Vassal peut espérer une dizaine d’élus et si elle se dépasse. Ce qui risque d’être un peu léger pour peser dans l’hémicycle du Palais du Pharo. À l’heure où nous écrivons ces lignes, c’est finalement le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano qui devait s’exprimer, sans certitude.

  • Marseille sous la menace du RN

    Marseille sous la menace du RN

    Sans recul après une élection 2020 sous covid, et plongé dans l’inconnue du double scrutin, mairie centrale – mairie de secteur, imposé par la réforme de la loi PLM, l’issue du 1er tour des élections municipales à Marseille s’annonçait indécise. Les premiers résultats sortis des urnes dimanche ont confirmé ce sentiment et les sondages des dernières semaines de campagne.

    Premier point, et sans surprise, avec à peine plus de 52% de votants, la participation a été faible. Supérieure évidemment au scrutin 2020, marqué par la crise Covid, où seuls 32,76% des électeurs s’étaient préséntés aux urnes, mais en baisse par rapport à 2008 (57,74 %) et 2014 (53,5%). Un taux d’abstention qui n’a pas pour autant desservi la gauche dont on sait l’électorat moins assidu et lui laisse une marge de manœuvre.

    Le premier indice sur les résultats du vote est paradoxalement venu de Paris où Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a annoncé que l’union de la gauche était « arrivée en tête à Marseille ». Quelques instants plus tard, une estimation sortie des urnes donnait la première photo finish. Elle plaçait Benoît Payan (DVG) en tête avec 35 % des suffrages, aux coude à coude avec le candidat de l’extrême droite, Franck Allisio (RN), également crédité de 35 %. Elle sera affiné au fil de la soirée avec eux autres instituts de sondage, Ifop et Elabe, donnant Benoît Payan en tête, entre 36 et 38%, devant le RN, autour de 34%

    « Rassemblement des électeurs »

    Première indication, l’extrême droite opère une nouvelle percée à Marseille confirmant ses scores des derniers scrutins nationaux. Allisio ferait même mieux que Bardella qui avait obtenu 30,14% des suffrages lors des Européennes de juin 2024. Second enseignement, le maire sortant et la majorité du Printemps marseillais font bien mieux qu’en 2020. La candidate (EELV), Michèle Rubirola avait alors réuni 23% des suffrages au 1er tour et devançait d’une courte Martine Vassal… Plus loin et décrochée, la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, confirme six ans plus tard sa dégringolade.

    Elle est créditée de 12 % des suffrages, à égalité ou derrière Sébastien Delogu (LFI) selon ces mêmes estimations sortie des urnes. Un scénario catastrophe pour la droite marseillaise qui pensait avoir fait le plus dur en se présentant unie comme jamais après avoir perdue la ville en 2020 en étant déchirée. Le mal est bien plus profond. Et il faudra méditer les conséquences de cette course effrénée derrière l’extrême droite. A l’heure où nous bouclions, tous deux passaient toutefois la barre des 10% leur permettant de se maintenir au second tour pour un scénario de quadrangulaire inédit.

    Le député insoumis des quartiers Nord persuadé il y a quelques semaines de s’asseoir dans le fauteuil de maire, a été le premier à réagir. Il saluait dans un tweet, « un résultat considérable pour une première participation au scrutin » et appelait à la constitution « d’un front antifasciste pour empêcher le Rassemblement national de conquérir Marseille », tendant « la main à l’ensemble des composantes du Printemps marseillais et à leur candidat, Benoît Payan ». La formule paraît simpliste et interroge sur les intentions de la France insoumise qui plaide une fusion techniqui lui offrirait des places sur la liste du Printemps marseillais tout en restant dans l’opposition. Difficilement recevable pour le reste de la gauche. Marie-Arlette Carlotti, la sénatrice (PS) l’invitera à aller au bout de son idée et à se désister de manière républicaine et Anthony Gonçalves (PCF) préfère lui, appeler au « rassemblement des électeurs » plus qu’au rassemblement des appareils.

    Dans ce contexte, le positionnement de la droite qui a déjà vu ces dernières années, beaucoup de ses élus rejoindre l’extrême droite était attendu. Le RN lui a de nouveau tendu la main dimanche soir. Hier, après moulte renvois, l’entourage de Martine Vassal a indiqué qu’elle ne s’exprimerait finalement pas dans la soirée. Les 31 premiers bureaux dépouillés la plaçaient alors tout juste 4e avec 10,9% des suffrages. Chaque candidat a jusqu’à mardi pour faire son choix pour le 2e tour. Les résultats des mairies de secteur encore au dépouillement après minuit, pourraient être une clé.

  • Un premier tour décisif et indécis pour la bataille de Marseille

    Un premier tour décisif et indécis pour la bataille de Marseille

    Porté au pouvoir en 2020, pour mettre un terme à 25 ans de règne de Jean-Claude Gaudin, le Printemps marseillais (PM) transformera-t-il l’essai ? La question reste entière. Benoît Payan (DVG), installé dans le fauteuil de Michèle Rubirola (EELV) cinq mois après l’élection et un « switch » décrié, mène sa première campagne municipale en son nom. Malgré un mandat sérieux, amputé par le Covid et marqué par la prise en main d’une administration sclérosée, l’ancien socialiste défend un bilan. Imparfait et incomplet sans doute, au regard de l’attente née du drame de la rue d’Aubagne, de la situation des écoles et des problématiques de transports et de propreté inhérentes à la Métropole, mais largement défendable.

    Au fil des semaines, d’ailleurs, les sondages ont laissé un scénario se dessiner. Celui d’un maire sortant, devançant d’une courte tête au 1er tour du scrutin, le candidat d’extrême droite, député de Marignane, Franck Allisio (RN). Tous deux ont été régulièrement jaugés au-dessus des 30%.

    Malgré son absence du terrain et des prises de position à l’emporte-pièce, le candidat du Rassemblement national a capitalisé sur l’étiquette RN et une campagne qui a pris dans les grandes villes une tournure nationale à un an de la présidentielle. Résultat, l’extrême droite n’a jamais semblé aussi haute à Marseille et le risque de voir la deuxième ville de France tomber entre ses mains est réel. Et les conséquences se sont déjà fait sentir sur cette campagne privée d’un véritable débat de fond au nom du vote utile.

    Plusieurs inconnues

    Derrière ce duo, Martine Vassal, présidente de la Métropole et du Département, candidate (DVD) de la droite républicaine largement rassemblée, partie en campagne dès septembre, a, petit à petit, décroché. À force de ne courir que derrière les obsessions sécuritaires de l’extrême droite, elle semble s’être fait avaler. Le débat où Martine Vassal reprend le triptyque pétainiste, « travail, famille patrie » et assume, semble l’avoir définitivement enterré. Juste derrière, le député insoumis, Sébastien Delogu, lui, n’a jamais décollé. Tourné vers les quartiers populaires et chantre du « tous pourris », il semble peiner à convaincre dans une ville qui avait pourtant voté à 31% pour Jean-Luc Mélenchon lors de la présidentielle de 2022.

    Tous les quatre en revanche ont toujours été donnés au-delà des 10% et en capacité de se maintenir au second tour. À ce titre, l’ordre d’arrivée, dimanche, sera évidemment déterminant pour se projeter sur le second tour même si le scénario le plus probable semble celui d’une quadrangulaire.

    Plusieurs inconnues concourent à ce flou dans ce scrutin impossible à comparer avec le vote sous covid de 2020 marqué par une abstention record. Le taux de participation d’abord qui pourrait niveler le niveau de la vague brune qui a déferlé aux législatives, au même titre que celui de la droite. Les modalités du scrutin ensuite. Revues dans le cadre de la réforme de la loi PLM, elles n’offrent pas de recul. Reste enfin les autres listes engagées. Elles sont quatre.

    On retrouve deux listes d’extrême gauche Rémy Bazzali (LO) et Coralie Raynaud (POI). à leur côté figure aussi Erwan Davoux (Divers centre). L’ancien collaborateur de Martine Vassal au Département, parti en guerre contre cette dernière, s’est trouvé une alliée de choix avec Nora Preziosi, l’ex-présidente (DVD) de 13 Habitat. Mais l’interrogation la plus forte concerne la candidature de dernière minute de Christine Juste.

    Adjointe chargée de l’environnement du PM, suspendue du parti Les Écologistes et de facto écartée des listes de l’union de la gauche, elle a monté en réaction, une liste attrape-tout dont la propagande n’a même pas pu être livrée à temps. Mais qu’importe, ses bulletins seront dans les bureaux de vote. Et leur couleur verte, la seule des listes inscrites, pourrait convaincre les indécis et hésitants, pensant bien faire en choisissant un bulletin écologiste. Or cette fois, chaque voix comptera.

  • À Marseille, Martine Vassal veut plus que jamais y croire

    À Marseille, Martine Vassal veut plus que jamais y croire

    « Alors tu es venue voir la future maire ? Et noooon, je plaisante on va pas passer… » « Mais si, il faut y croire, qu’est-ce que tu dis ? » Au Florida Palace ce mercredi soir, paré de ballons en forme de cœurs rouges et aux couleurs de Marseille, il y a ceux qui viennent sans illusion et font acte de présence, et ceux qui, dans un dernier sursaut, sont venus soutenir la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal (DVD), alors qu’un dernier sondage la crédite de 13% des suffrages loin derrière les 36% de Benoît Payan (DVG) et les 34% de Franck Allisio (RN). Elle arrive dans une haie d’honneur, Unstoppable de Sia poussé à fond les baffles. Son porte-parole, Romain Simmarano, joue les chauffeurs de salle. « On a construit une équipe, un 111 de départ fier de représenter les Marseillais », martèle-t-il.

    Fabienne Bendayan, numéro 3 sur la liste, fait son hagiographie et Renaud Muselier (Ren.) entre en scène : « C’est bon les campagnes et j’en ai fait des bien pourries. » « Je pensais qu’on allait avoir des débats sur le fond », mais « rien » balance le président de la Région.

    Sur la sécurité, « Allisio nous explique qu’on égorge partout en ville, ce n’est pas vrai et le sortant nous explique que tout va bien… » Sur la culture : « Le sortant, un communiste, est 39e le mec et tout est fermé, pas un mot sur la culture, inquiétant », s’indigne-t-il. Et d’en remettre une louche sur les Jeux olympiques, « je suis macroniste mais j’ai pris des milliards d’euros. Les écoles [par contre] ça a pas marché ».

    Muselier fait le show

    Il réaffirme son soutien. « Comme vous j’ai vécu de mauvais sondages et j’ai gagné », assure-t-il. Et c’est aussi la faute au contexte international : « Après les vacances, on a eu la guerre. » Un peu de machisme au passage, « je crois dans la douceur féminine » et il promet : « On va y aller jusqu’au bout, le [RN] ne peut pas gagner. Le RPR c’est mon grand-père, c’est pas Jean-Marie Le Pen ni ses héritiers. »

    « Martine » arrive au micro et hurle : « Bonsoir Marseille ! » Pour elle, « c’est normal que ce soit difficile, Marseille n’est pas une ville qui se cueille comme ça, il faut aller la chercher ». Elle s’enthousiasme de cette union qu’« avec Renaud nous avons réussi à bâtir, des écologistes raisonnables à la droite affirmée ». De quoi proposer « un programme, solide, concret », et dépasser « les crises qui sont devant nous ». Elle se montre évidemment confiante : « Je ne lâche jamais rien mais grâce à vous je ne vais lâcher encore moins que rien. »

    Elle revient sur une campagne « violente » où « certains ont préféré la caricature au débat, faisaient beaucoup de bruit ». Sa priorité reste la sécurité qui « manque dans la 2e ville de France » et promet un « choc d’autorité ». Sur la propreté, « la Métropole peut mieux faire, je suis d’accord, reconnaît-elle, mais pas toute seule », ailleurs « les maires mettent des amendes sur l’incivilité ». La mobilité fait aussi partie de son « ADN » et d’assurer qu’elle va continuer à développer les transports, de prendre l’engagement de baisser la taxe foncière, de développer le logement. Elle étrille en long et en large le bilan du maire sortant et martèle : « Une élection n’est jamais jouée d’avance. » Avant de conclure par un « Marseille je t’aime » vibrant. Le 15 mars, on saura si la réciproque est vraie…

  • Un nouveau sondage place Benoît Payan en tête

    Un nouveau sondage place Benoît Payan en tête

    Euphorique, Franck Allisio répondait à Pascal Praud, ce mercredi sur CNews, à propos du sondage commandé à Opinion Way par les médias du groupe Bolloré. L’occasion de lui offrir en direct « son cadeau de Noël »… un maillot de l’OM floqué au nom de l’animateur vedette. Pour l’entourage du candidat RN à la mairie de Marseille, ce sondage est la preuve que le Printemps marseillais et l’extrême droite sont « dans un mouchoir de poche ».

    D’après les résultats publiés Benoît Payan serait à 36%, Franck Allisio (RN) à 34%, Martine Vassal (DVD) à 13%, Sébastien Delogu (LFI) à 12%, Christine Juste (Diss. écolo.) à 2%, Erwan Davoux (SE) à 2%, Rémy Bazzali (LO) à 1% et Coralie Raynaud (PT) à moins d’1%.

    Prudence

    La même enquête d’opinion projette un second tour en quadrangulaire avec Benoît Payan 40%, Franck Allisio 36%, Martine Vassal 13% et Sébastien Delogu 11%.

    Autre hypothèse : une triangulaire avec Benoît Payan 50%, Franck Allisio 36% et Martine Vassal 13%.

    Des résultats à prendre avec beaucoup de prudence au regard des marges d’erreur et du « redressement » parfois important des scores bruts mesurés.

    Ainsi, la notice du sondage nous apprend-elle que les scores bruts sondés pour le premier tour parmi les personnes sûres d’aller voter sont : Benoît Payan (38%), Franck Allisio (35%), Martine Vassal (13%), Sébastien Delogu (8%), Christine Juste (3%), Erwan Davoux (2%), Rémy Bazzali (1%) et Coralie Raynaud (0%).