Tag: Basket-ball

  • Des Fosséens ambitieux reprennent les commandes de la Nationale 1

    Des Fosséens ambitieux reprennent les commandes de la Nationale 1

    Les victoires s’enchaînent et s’accumulent chez les basketteurs fosséens. Ces derniers, relégués en Nationale 1 à l’issue d’une saison passée calamiteuse en Pro B, ont repris du poil de la bête. En ayant totalement reconstruit l’effectif, sous la houlette de l’Alsacien Emmanuel Schmitt, ancien sélectionneur de la Suisse entre 2004 et 2008, les BYers se sont clairement donné les moyens de revenir sur le devant de la scène. Le retour du meneur de jeu bahamien Dominick Bridgewater (18,2 points de moyenne), formé au sein de la maison provençale, sans compter le recrutement de joueurs expérimentés comme le pivot Mounir Bernaoui (9,3 pts et 8 rebonds) et l’arrière Tom Dary-Sagnes (11,6 pts), ou d’anciens universitaires américains à l’instar du Nigérian Martins Igbanu (16,7 pts et 6,8 rebs) et de l’Américain Kareem Thompson (11,8 pts et 5 rebs), ont permis à Fos-sur-Mer d’être un sérieux concurrent pour la montée en Pro B.

    Invaincus à domicile

    Leurs deux seules défaites de la saison ont eu lieues à l’extérieur sur le parquet de Lyon SO lors de la deuxième journée, puis à Boulogne-sur-Mer pour le compte de la neuvième journée. Ils restent donc pour le moment invaincus à domicile, dans la Halle du Dr Henri Giuitta, avec une série de sept matches sans défaite. À mi-chemin de la saison régulière, les protégés d’Emmanuel Schmitt vont devoir rééditer la même partition s’ils veulent entrevoir le chemin qui leur fera remonter en Pro B.

  • Le monde du ballon orange frappé par une épidémie de paris truqués

    Le monde du ballon orange frappé par une épidémie de paris truqués

    La NBA, en plein scandale autour de paris truqués, s’est ouverte au secteur du jeu à la recherche de profit, contribuant à créer un environnement dans lequel joueurs et entraîneurs sont particulièrement « exposés », explique Luke Clark, docteur en psychologie. Jeudi, l’entraîneur des Portland Trail Blazers Chauncey Billups, le joueur Terry Rozier et l’ancien joueur de NBA Damon Jones ont été arrêtés dans le cadre d’une enquête sur un réseau de parieurs qui utilisait des informations de première main venant de l’intérieur des vestiaires, ou incitait des joueurs à feindre des blessures pour influencer leurs statistiques. « Ces derniers développements ne me surprennent pas », indique Luke Clark, directeur du centre de recherche autour des jeux d’argent à l’Université de Colombie-Britannique de Vancouver, vu « la croissance des connexions entre sports et paris » des dernières années.

    Adam Silver s’est dit « profondément perturbé »

    En 1992, le Congrès des États-Unis avait interdit les paris sportifs dans tout le pays sauf dans quatre États (Nevada, Oregon, Delaware et Montana). Une loi jugée anticonstitutionnelle par la Cour suprême en 2018, ouvrant la voie aux autres États, tandis que le Canada a légalisé les paris sportifs en 2021. Après avoir longtemps décrié les paris par la voix de son ancien patron David Stern, la NBA a fini par plaider pour leur autorisation. Le commissionnaire actuel Adam Silver a même écrit une tribune dans le New York Times « pour légaliser les paris » en 2014. La ligue a pleinement embrassé cette nouvelle opportunité lucrative de business, en signant des partenariats avec plusieurs sociétés d’un secteur qui a amassé plus de 13 milliards de dollars l’an passé aux Etats-Unis, selon son syndicat.

    Mais Adam Silver a changé son fusil d’épaule vendredi en se disant « profondément perturbé » par le scandale de paris truqués qui touche la ligue nord-américaine. « Il n’y a rien de plus important pour la ligue et les fans que l’intégrité de la compétition », a-t-il assuré lors d’une interview sur Amazon Prime Video, nouveau diffuseur de la NBA, au lendemain de l’arrestation de Chauncey Billups, Terry Rozier et Damon Jones.

  • Le Varois Louis Hardouin en lice à l’Eurobasket en Bosnie-Herzégovine

    Le Varois Louis Hardouin en lice à l’Eurobasket en Bosnie-Herzégovine

    Le club d’Hyères bien représenté aux championnats d’Europe de basket-fauteuil, qui se tiennent cette semaine en Bosnie-Herzégovine. Six de leurs joueurs sont concernés, dont le chef de file Louis Hardouin, habitué aux compétitions internationales. À 27 ans, le Francilien est l’un des expérimentés du groupe. Il a évolué à Bordeaux, Meaux puis à Vigo et Wiesbaden. Des expériences à l’étranger qui ont été bénéfiques pour lui : « J’ai pris le meilleur des deux championnats pour l’ajouter à mon jeu et progresser. » S’il a préféré l’aspect collectif de la ligue allemande, le joueur a pu développer son style à travers ces années. Plus petit en taille, Hardouin est à l’aise derrière la ligne à 3 points et joue avec son explosivité pour être dangereux proche du panier.

    Avec l’objectif de se qualifier au Mondial

    Le basket marque sa vie depuis qu’il a dix ans. Atteint d’arthrogrypose depuis la naissance, c’est-à-dire une raideur au niveau des articulations, il a toujours été un fan du sport, avec comme objectif l’équipe de France. Lors de cet Euro, les Bleus visent clairement un top cinq. « Les cinq premières places sont qualificatives pour le Mondial et les deux nations suivantes vont en barrages. Cinquième, c’est à peu près notre place lors des derniers championnats d’Europe », raconte Louis Hardouin.

    Après la déception paralympique à Paris [balayés en quarts de finale par les États-Unis, Ndlr], les Bleus veulent rebondir dans les Balkans. La compétition a bien débuté avec deux succès de suite, mais deux défaites ont mis la France dans l’embarras. Finalement qualifiée lors de la dernière journée, l’équipe de France a bien le top cinq dans le viseur.

  • Lattes, un porte-drapeau féminin

    Lattes, un porte-drapeau féminin

    Elle est presque l’égérie du sport féminin de Montpellier à elle seule. Vice-championne olympique à Paris, un jeu à cœur ouvert, Romane Bernies, capitaine expérimentée et meneuse de Lattes, incarne le savoir-faire féminin d’un sport montpelliérain, où les hommes du MHSC, MHR ou MHB étalent leurs muscles depuis un quart de siècle pour le moins…

    À quelques jours de la reprise de la Ligue féminine de basket, elle exposait le nouveau maillot du BLMA (Basket Lattes Montpellier Agglomération) au côté de l’entraîneur Valéry Demory, du directeur général Olivier Ribotta et du nouveau président Vincent Garrigues.

    « On a changé le design pour que ce soit encore plus beau. Il y a un message fort derrière pour soutenir le sport féminin », soulignait-elle au sujet du nouveau maillot du club héraultais, lancé dans sa 25e saison d’affilée au plus haut niveau.

    Tout comme Gaëlle Skrela, avant elle, Romane Bernies (32 ans), arrivé dans l’Hérault à l’été 2017, se confond avec Lattes dans un sport, soumis à un branle-bas d’effectif permanent, et porte donc l’identité d’un club, désireux de revenir aux avant-postes d’une Ligue féminine ouverte aux changements.

    Dans un sport montpelliérain en pleine mutation, Lattes-Montpellier fait de sa singularité une force. Pour cela, pour la seconde année (2024), il a organisé Héraia. Une fête du sport féminin dans la Métropole à la Sud de France Arena dimanche 5 octobre. Une fête très réussie.

    Cette journée a été une porte ouverte sur la pratique sportive au féminin. Elle s’est bouclée par une victoire (75-70) de Lattes aux dépens de Villeneuve d’Ascq, championne de France en 2024 et vainqueur de l’Eurocoupe l’an passé, pour le compte de la seconde journée. Une victoire obtenue devant 8250 spectateurs. Un record pour un match de basket féminin.

    Sous l’impulsion du DG Olivier Ribotta, le club de la périphérie de Montpellier cultive son identité, s’ouvre sur le monde, sort de son cloisonnement et s’adapte à l’air du temps. Il a délocalisé cette rencontre dans l’écrin d’une salle de 8 000 sièges pour se faire une place aux yeux de tous. Tout comme le MHB, qui joue la plupart de ses affiches à l’Arena, il profite de ce « déménagement » pour attirer la lumière.

    C’est toujours ça, faute de mieux. La construction d’une nouvelle enceinte, envisagée par un ancien maire, appartient à un autre temps. Alors, le club héraultais pousse les murs de son pied à terre exigu de Lattes. Et grignote de l’espace pour porter la capacité d’accueil à 1 500 personnes.

    Le projet est là, les travaux devraient se finaliser au printemps prochain. À l’aube du play-off quand les affaires sérieuses débutent réellement pour Lattes et les autres candidats au titre. Pour faire mieux que les deux précédentes saisons, Lattes va devoir digérer le renouvellement de son effectif et tenir la distance d’une saison au long cours. Une saison où se mêlent une Ligue féminine dense et une Coupe d’Europe énergivore lancée dès le 8 octobre par un déplacement à Brno (République tchèque).

    Autre totem de Lattes : le manager Olivier Demory vise une place dans le quatuor de tête, mais reste mesuré sur son ambition. « On a aucune garantie au vu d’un groupe qui est très jeune », prévient-il. Outre Romane Bernies, il n’a préservé que deux autres joueuses : Nell Angloma et Garance Rabot, appelé récemment en équipe de France.

    L’expérimenté manager Valéry Demory (62 ans), qui entame sa 15e saison dans l’Hérault, doit rebâtir son équipe, façonner un collectif cohérent et dégager un état d’esprit conquérant. En gros, il repart une nouvelle fois de zéro. Les deux premiers succès à Charleville-Mézières et devant Villeneuve d’Ascq tracent la voie à un long marathon.

    Une majeure partie de l’effectif a suivi la loi du plus offrant dans un basket en perpétuel mouvement. À l’image de Tarbes, finaliste relégué, les clubs doivent réduire leur train de vie, avec une baisse globale des budgets de 6 %. Ils perdent ainsi leur attractivité face à la concurrence du championnat américain WNBA, mais aussi des autres ligues européennes.

    Lattes ne fait pas exception. Pour l’heure, il n’a plus les épaules assez larges pour retenir ses meilleures joueuses, privilégier la constance et figurer parmi les favorites. Au moment où Tarbes n’a pas été autorisé à repartir, au moment où Tony Parker annonce son départ de l’Asvel, Lattes serre les cordons de la bourse et fait preuve de pragmatisme dans un basket féminin qui tangue et demeure plus jamais aux mains des Tangos de Bourges. Le club français le plus titré fera face pour le moins à Basket-Landes, champion de France niché à Mont-de-Marsan et dirigé par Céline Dumerc. Et peut-être à Lattes et sa capitaine emblématique : Romane Bernies, désireuse de confirmer samedi à La Roche-sur-Yon.