Tag: Basket-ball

  • Arysia Porter : « Les Harlem Globetrotters ont brisé les barrières raciales »

    Arysia Porter : « Les Harlem Globetrotters ont brisé les barrières raciales »

    La Marseillaise : Comment avez-vous rejoint les Harlem Globetrotters ?

    Arysia Porter : Après mes études secondaires et universitaires, je suis partie jouer au Mexique pendant environ un mois. Je comptais tenter ma chance en WNBA, la ligue majeure aux États-Unis. Mais avant cela, j’ai reçu un appel des Harlem Globetrotters de l’époque ; ils ont dit à mon agent qu’ils adoraient mes vidéos, car je publiais des vidéos de basket en ligne, notamment sur mes réseaux sociaux. Ils m’ont dit qu’ils adoraient ma façon de manier le ballon et ma personnalité, car j’ai un côté un peu gaffeur et j’aime répandre la joie autant que possible. Quand j’ai passé l’essai, je me suis dit que ça correspondait parfaitement à mon objectif : voyager à travers le monde et partager la joie, le bonheur et les rires grâce au sport que j’aime. C’était le meilleur des deux mondes.

    Vous êtes actuellement l’une des six femmes seulement à porter le maillot de cette mythique équipe. Est-ce que vous avez connu des difficultés à vous faire accepter dans ce milieu très masculin ?

    A.P. : Quand j’ai commencé à m’intéresser au basket, il n’y avait pas beaucoup de filles dans mon quartier qui y jouaient. Je jouais surtout avec les garçons et j’aimais bien leur montrer ce dont j’étais capable. Dès mon plus jeune âge, j’ai réussi à gagner leur respect et à leur montrer que, contrairement à ce qu’on pourrait croire, je pouvais les battre à plate couture. Aujourd’hui, je veux être un modèle pour les autres femmes et les petites filles qui grandissent, pour leur montrer que si on s’en donne les moyens et qu’on croit en soi, on peut faire tout ce qu’on veut. Dans la lignée de ce qu’a entrepris Lynette Woodard, première femme à faire partie des Harlem Globetrotters, en 1985.

    Comment décrivez-vous la vision des Harlem Globetrotters ?

    A.P. : Cette équipe a toujours regorgé d’innovateurs et de pionniers. C’est d’ailleurs comme ça qu’est née l’expression « ambassadeurs de bonne volonté », grâce à notre impact et notre capacité à voyager à travers le monde pour répandre la joie et la bonne humeur, et rassembler les gens. Même si vous ne connaissez pas grand-chose au basket, nous le présentons de façon tellement simple que, quel que soit votre âge, vous pouvez comprendre notre style. Et je pense que cet héritage, nous essayons de le perpétuer.

    Cette équipe a également été une source d’inspiration pour la communauté afro-américaine…

    A.P. : Je pense qu’on a donné le ton, qu’on a placé la barre plus haut et qu’on a brisé les barrières raciales. En 1948, Nat « Sweetwater » Clifton a été le premier Afro-Américain à intégrer la NBA. Et c’était parce qu’on avait battu les Lakers du Minnesota à deux reprises à l’époque. Et ça nous a permis d’atteindre un niveau d’excellence, un niveau professionnel exceptionnel. Et ça a donné un véritable coup de pouce, ça a transformé les choses en quelque chose de bien plus important.

    Vous habitez à San Antonio, ville dans laquelle évolue Victor Wembanyama. Un mot sur lui ?

    A.P. : Je pense que c’est l’un des plus grands joueurs de tous les temps. Et ici, à San Antonio, ils l’apprécient vraiment, son style de jeu est incroyable. Il est déjà un joueur d’élite, il cherche à trouver son rythme. Je le vois très souvent parce que je travaille depuis neuf ans pour les Spurs. C’est mon deuxième emploi, en fait. On profite pleinement de lui, c’est certain, et on espère qu’il se sentira comme chez lui ici à San Antonio. Il est vraiment super.

  • Basket : Fos-sur-Mer retrouve le sourire à Marseille

    Basket : Fos-sur-Mer retrouve le sourire à Marseille

    La petite visite à Marseille valait le détour. Les basketteurs de Fos Provence Basket, qui restaient sur trois contre-performances d’affilée en championnat, ont retrouvé le chemin de la victoire face à Saint-Vallier (111-98), samedi soir au Palais des Sports de la cité phocéenne, à l’occasion de la 17e journée de Nationale 1. « C’est une très belle victoire », se réjouit Emmanuel Schmitt, entraîneur de la formation provençale. « On avait déjà à cœur de casser cette série de défaites, surtout face à une équipe qui va sûrement se qualifier pour la poule haute et devant un beau public pour lequel on se devait de montrer un beau spectacle », enchaîne le technicien suisse, conscient que les rencontres des « Marseille Basket Series », dont ce premier acte a fait « sold-out », sont des occasions pour ses joueurs de sortir de leur routine à la Halle du Dr Henri Giuitta. Sous les yeux du récent président et ancien entraîneur des BYers, Rémi Giuitta, les Fosséens ont atteint pour la première fois de la saison la barre des 100 points. Au-delà de l’apport habituel du meneur international bahamien Dominick Bridgewater, l’ailier américain Kareem Thompson a su tirer son épingle du jeu avec ses 30 points. « Il a été agressif beaucoup plus que ses derniers matchs », remarque Emmanuel Schmitt. « C’est un garçon qu’on a choisi pour qu’il amène de l’agressivité, de l’intensité et de la percussion. On attend de lui qu’il prenne davantage ses responsabilités », ajoute-t-il, fier de l’état d’esprit de ses protégés après une première partie du mois de décembre compliquée. « La saison est très longue en Nationale 1, il y a donc forcément des hauts et des bas », souligne l’arrière provençal Tom Dary-Sagnes. « Après, on est au courant qu’on a une cible dans le dos, donc forcément toutes les équipes vont vouloir nous faire déjouer. Mais à nous de rester concentrés, de continuer à travailler sur notre jeu, sur les attitudes et ne jamais se relâcher. Et je pense que si on est dans ce mindset-là, on va être difficile à prendre », poursuit le natif de Lyon, lucide sur la rude concurrence autour de la troisième place au sein de la poule B. Fos-sur-Mer a pour l’instant l’avantage, mais Mulhouse et Berck se rapprochent dans leur rétroviseur.

    FOS-SUR-MER 111 (53) SAINT-VALLIER 98 (46)

    17e journée – Nationale 1

    Au Palais des Sports de Marseille.

    1/4 temps : 30-28, 23-18, 30-27, 28-25. FOS-SUR-MER : Merignat, Bridgewater (25 pts, 2 rebs et 10 pass), Thompson (30 pts, 5 rebs et 2 pass), Dary-Sagnes (11 pts, 3 rebs et 3 pass), Doucouré (13 pts et 2 rebs), Bernaoui (14 pts, 10 rebs et 3 pass), N’Goli, Mendy (9 pts, 6 rebs et 1 pas), Karabi (8 pts, 6 rebs et 2 pass), Bourama (1 pt et 2 rebs). 23 fautes personnelles, dont 2 exclusions (Karabi et Bridgewater).

    Entraîneur : E. Schmitt

    SAINT-VALLIER : Archinard (15 points, 3 rebonds et 4 passes décisives), Hoyaux (7 pts et 6 rebs), Derradji (7 pts, 2 rebs et 7 pass), Sidibe (4 pts et 5 rebs), Thimon (3 pts, 1 reb et 1 pas), Jogminas (21 pts, 6 rebs et 3 pass), Rasolonjatovo (16 pts, 3 rebs et 6 pass), Bosc (2 rebs et 2 pass), Houblon, Yao-Delon (20 pts, 1 reb et 2 pass), Neree (5 pts et 1 reb). 32 fautes personnelles, dont 3 exclusions (Yao-Delon, Bosc et Hoyaux). Entraîneur : A. Casimiri

  • Basket : Fos-sur-Mer doit stopper l’hémorragie au Palais des Sports

    Basket : Fos-sur-Mer doit stopper l’hémorragie au Palais des Sports

    Avant d’entrer dans le mois de décembre, Fos Provence Basket vivait un rêve éveillé avec un magnifique bilan de onze victoires pour deux défaites. Des résultats qui plaçaient la formation provençale au sommet du classement de la poule 2 en Nationale 1. Mais les hommes d’Emmanuel Schmitt sont en train de gâcher l’excellent début de saison qu’ils venaient de produire. Désillusion contre Metz, défaite face à Lyonso et surtout revers subi face à leur voisin du Pays Salonais Basket 13, avant-derniers du championnat. Trois contre-performances qui ont fait chuter les Fosséens à la 3e place, fortement menacés par les Mulhousiens dans leur rétroviseur. Les BYers doivent absolument arrêter l’hémorragie. Le premier match des « Marseille Basket Series » arrive au meilleur moment.

    Dominick Bridgewater, 3e meilleur scoreur de Nationale 1 avec 19,4 points par match, et ses coéquipiers vont disputer leur 17e journée, face à Saint-Vallier, positionné dans le milieu de tableau, samedi à 20h, sur le parquet du Palais des Sports de Marseille. Ils devront se méfier notamment de l’ailier fort lituanien Justinas Jogminas, auteur d’un solide double-double (18 points et 10 rebonds) au match aller.

    FOS – SAINT-VALLIER

    17e journée – Nationale 1

    À 20h, au Palais des Sports de Marseille

    Groupe Fos-sur-Mer : Bernaoui, Diallo, Doucouré, Mendy, Igbanu, Thompson, Bouraima, Dary-Sagnes, Mutuale, Bridgewater.

    Entraîneur : Emmanuel Schmitt

  • [Entretien] Emmanuel Schmitt : « Les victoires nous permettent de travailler sereinement »

    [Entretien] Emmanuel Schmitt : « Les victoires nous permettent de travailler sereinement »

    La Marseillaise : Quel bilan faites-vous de cette première partie de saison ?

    Emmanuel Schmitt : Le bilan chiffré est plutôt conforme à ce qu’on espérait puisqu’on est en tête du classement. Je crois qu’on est là où on voulait être. C’est important d’être dans cette position-là, parce que notre équipe est totalement reconstituée, avec des nouveaux joueurs, un nouveau coach, un nouveau staff. Les victoires nous permettent de travailler sereinement.

    Dominick Bridgewater et Martins Igbanu sont deux joueurs clés, comment les jugez-vous ?

    E.S. : Ce sont des joueurs qui ont un statut un peu différent. Dominick Bridgewater est un joueur qui a été formé au club, qui a passé de longues années ici quand il était plus jeune, qui avait réussi la transition vers la Pro B l’année dernière. C’est un joueur un petit peu symbole du club. Igbanu a un gros problème de genou. Il a manqué beaucoup d’entraînement, beaucoup de matchs. L’équipe a beaucoup progressé quand il était absent et c’est maintenant à lui de se mettre au niveau de l’équipe.

    Un mot sur le match du 20 décembre au Palais des Sports de Marseille, ce sera un rendez-vous important pour le club.

    E.S. : C’est clairement un événement important. J’ai eu l’occasion de jouer au Palais des Sports lorsque j’étais à Aix-Maurienne. C’est un événement parce que c’est important d’être dans ce cadre-là qui est différent de notre cadre habituel. C’est un match qu’on veut gagner à la fois pour l’image qu’on donne et pour donner encore plus envie aux Marseillais de venir nous soutenir.

  • [Entretien] Romane Bernies : « Je suis devenue une joueuse différente »

    [Entretien] Romane Bernies : « Je suis devenue une joueuse différente »

    La Marseillaise : La rencontre entre Montpellier et Bourges, n’est-ce pas le résumé de votre histoire ?

    Romane Bernies : Jusqu’à la fin de ma carrière, Bourges sera toujours un match un peu particulier. Je suis contente de le retrouver car cela promet un gros match.

    Vous avez débuté là-bas. Vous étiez meneuse avec Céline Dumerc. Être meneuse à ses côtés, est-ce comme être demi-mêlée en équipe de France au côté de Dupont ?

    R.B. : Oui, si on veut comparer à d’autres sports. Elle était à l’époque à l’apogée de sa carrière. C’était après les Jeux Olympiques de Londres. Elle marchait un peu sur l’eau. Elle était alors sûrement la meilleure meneuse européenne et une des meilleures mondiales. J’ai eu beaucoup de chance d’apprendre, et démarrer dans le monde pro, à ses côtés. Elle a été une source d’inspiration et m’a aidé à grandir. Il n’y avait vraiment pas meilleur modèle d’autant que je l’apprécie au-delà du basket.

    Était-il indispensable de prendre l’air ?

    R.B. : Il a fallu à un moment que je m’envole un petit peu et que j’aille chercher des responsabilités ailleurs. Céline était là et je n’étais pas encore assez étoffée pour prendre sa place. J’avais envie de sortir de cette case de doublure de Céline Dumerc. J’avais envie d’être Romane Bernies. Au bout d’un moment, je suis partie et je suis contente de ce choix. Il fallait le faire. Cela n’a pas été simple parce qu’à Bourges, on est bien, on gagne des titres. J’ai beaucoup aimé mon passage là-bas.

    En quoi vous êtes une autre joueuse aujourd’hui ?

    R.B. : En termes de confiance en soi et d’expérience, bien évidemment. J’ai beaucoup plus confiance en moi. Je sais de quoi je suis capable. Je sais par où je suis passé aussi. Quand j’étais jeune, je ne me sentais pas trop légitime. C’était des fois un petit peu compliqué. J’avais les qualités physiques et de basket, mais la confiance faisait défaut. J’ai pris en maturité. Je suis bien évidemment une joueuse un peu différente en ce sens-là.

    Depuis deux ou trois ans, votre jeu a-t-il véritablement évolué ?

    R.B. : Oui, exactement. J’ai bien évidemment beaucoup travaillé ces dernières années pour développer mon tir extérieur, qui était un peu, je ne dirais pas une faiblesse, mais qui n’était pas un point fort. Je suis devenue plus ou moins une shooteuse. C’est gratifiant personnellement, mais surtout ça aide l’équipe. Si on m’avait dit ça il y a quelques années, j’aurais eu du mal à le croire. J’étais plus référencée comme meneuse qui jouait pour l’équipe et défend. C’est quand même cool de marquer des paniers.

    Cette évolution s’est-elle faite autour de 2024 ? Est-ce un tournant de votre carrière ?

    R.B. : 2024 a été dans ma carrière une des années les plus importantes parce qu’il y a eu bien évidemment ces Jeux Olympiques et ma sélection en équipe de France. Mais, ça a commencé déjà un petit peu avant. C’est à mon retour à Montpellier et en équipe de France que j’ai commencé à me construire. Ma carrière a pris un autre tournant à ce moment-là, alors que je ne pensais pas que ce soit possible. Ça a amené à cette sélection pour les Jeux olympiques, l’apogée de ma carrière.

    Est-ce le plus beau moment de ce que vous avez connu jusqu’à présent sur un terrain de basket ?

    R.B. : Oui, bien évidemment. Il n’y a pas grand-chose d’autre en tant que sportif de haut niveau qui puisse rivaliser avec les Jeux Olympiques. J’ai vécu pourtant de très bons moments dans ma carrière à Bourges ou ailleurs. La médaille, le fait de partager ça avec mes proches, ma famille qui était là aussi pendant tout ce tournoi-là. Tout ça rend bien évidemment la chose spéciale. Mais, ma carrière n’est pas encore terminée (sourire).

    Aspirez-vous à continuer votre carrière en équipe de France ?

    R.B. : Pour le moment, oui. Tant que je me sens bien physiquement, comme je le suis à l’heure actuelle, tant que l’équipe de France m’appellera, je répondrai présente parce que pour moi, c’est un grand honneur. Pendant beaucoup d’années, je n’ai pas eu la chance d’y être.

    Est-ce que Montpellier est armé pour jouer sur les deux tableaux à l’heure actuelle ?

    R.B. : À l’heure actuelle, oui, parce qu’on a la chance de ne pas avoir de blessés. Donc, si ça reste comme ça, on est capable de jouer sur les deux tableaux. Mais s’il arrivait quelque chose à quelqu’un, ça deviendrait peut-être compliqué à sept ou huit joueuses d’enchaîner ce rythme.

    Quelle est l’ambition de Lattes cette saison ?

    R.B. : C’est de gagner un titre, quel qu’il soit. Cela manque bien évidemment. Ça fait quelques années qu’on est plus ou moins loin et que l’on n’a rien gagné. Donc, c’est vrai qu’il faut concrétiser. On est des compétitrices. Ce qu’on retient, c’est les titres. Le Championnat de France est très dense encore cette année. Donc, c’est difficile de se projeter. On a l’objectif d’aller en finale, et si on y est, de gagner. En Coupe d’Europe, ça fait quelques années qu’on échoue en quart de finale. En Coupe de France, on n’est pas très bonne depuis quelques temps.

    On a l’impression que les JO de Paris pouvaient booster justement le sport féminin. Deux ans après, on ne peut pas dire que ce soit vraiment le cas.

    R.B. : C’est malheureusement pour tout le sport français en général. C’est pas que le sport féminin.Tout le monde pensait qu’après les JO, ça aiderait énormément. Même si les JO ont été réussies, peut-être au-delà des attentes, on avait espoir que ça allait changer des choses. Un an et demi après, on voit que c’est pas le cas. C’est triste car les sportifs, qui véhiculent beaucoup de belles émotions et de belles valeurs, le méritent.

  • Des Fosséens ambitieux reprennent les commandes de la Nationale 1

    Des Fosséens ambitieux reprennent les commandes de la Nationale 1

    Les victoires s’enchaînent et s’accumulent chez les basketteurs fosséens. Ces derniers, relégués en Nationale 1 à l’issue d’une saison passée calamiteuse en Pro B, ont repris du poil de la bête. En ayant totalement reconstruit l’effectif, sous la houlette de l’Alsacien Emmanuel Schmitt, ancien sélectionneur de la Suisse entre 2004 et 2008, les BYers se sont clairement donné les moyens de revenir sur le devant de la scène. Le retour du meneur de jeu bahamien Dominick Bridgewater (18,2 points de moyenne), formé au sein de la maison provençale, sans compter le recrutement de joueurs expérimentés comme le pivot Mounir Bernaoui (9,3 pts et 8 rebonds) et l’arrière Tom Dary-Sagnes (11,6 pts), ou d’anciens universitaires américains à l’instar du Nigérian Martins Igbanu (16,7 pts et 6,8 rebs) et de l’Américain Kareem Thompson (11,8 pts et 5 rebs), ont permis à Fos-sur-Mer d’être un sérieux concurrent pour la montée en Pro B.

    Invaincus à domicile

    Leurs deux seules défaites de la saison ont eu lieues à l’extérieur sur le parquet de Lyon SO lors de la deuxième journée, puis à Boulogne-sur-Mer pour le compte de la neuvième journée. Ils restent donc pour le moment invaincus à domicile, dans la Halle du Dr Henri Giuitta, avec une série de sept matches sans défaite. À mi-chemin de la saison régulière, les protégés d’Emmanuel Schmitt vont devoir rééditer la même partition s’ils veulent entrevoir le chemin qui leur fera remonter en Pro B.

  • Le monde du ballon orange frappé par une épidémie de paris truqués

    Le monde du ballon orange frappé par une épidémie de paris truqués

    La NBA, en plein scandale autour de paris truqués, s’est ouverte au secteur du jeu à la recherche de profit, contribuant à créer un environnement dans lequel joueurs et entraîneurs sont particulièrement « exposés », explique Luke Clark, docteur en psychologie. Jeudi, l’entraîneur des Portland Trail Blazers Chauncey Billups, le joueur Terry Rozier et l’ancien joueur de NBA Damon Jones ont été arrêtés dans le cadre d’une enquête sur un réseau de parieurs qui utilisait des informations de première main venant de l’intérieur des vestiaires, ou incitait des joueurs à feindre des blessures pour influencer leurs statistiques. « Ces derniers développements ne me surprennent pas », indique Luke Clark, directeur du centre de recherche autour des jeux d’argent à l’Université de Colombie-Britannique de Vancouver, vu « la croissance des connexions entre sports et paris » des dernières années.

    Adam Silver s’est dit « profondément perturbé »

    En 1992, le Congrès des États-Unis avait interdit les paris sportifs dans tout le pays sauf dans quatre États (Nevada, Oregon, Delaware et Montana). Une loi jugée anticonstitutionnelle par la Cour suprême en 2018, ouvrant la voie aux autres États, tandis que le Canada a légalisé les paris sportifs en 2021. Après avoir longtemps décrié les paris par la voix de son ancien patron David Stern, la NBA a fini par plaider pour leur autorisation. Le commissionnaire actuel Adam Silver a même écrit une tribune dans le New York Times « pour légaliser les paris » en 2014. La ligue a pleinement embrassé cette nouvelle opportunité lucrative de business, en signant des partenariats avec plusieurs sociétés d’un secteur qui a amassé plus de 13 milliards de dollars l’an passé aux Etats-Unis, selon son syndicat.

    Mais Adam Silver a changé son fusil d’épaule vendredi en se disant « profondément perturbé » par le scandale de paris truqués qui touche la ligue nord-américaine. « Il n’y a rien de plus important pour la ligue et les fans que l’intégrité de la compétition », a-t-il assuré lors d’une interview sur Amazon Prime Video, nouveau diffuseur de la NBA, au lendemain de l’arrestation de Chauncey Billups, Terry Rozier et Damon Jones.

  • Le Varois Louis Hardouin en lice à l’Eurobasket en Bosnie-Herzégovine

    Le Varois Louis Hardouin en lice à l’Eurobasket en Bosnie-Herzégovine

    Le club d’Hyères bien représenté aux championnats d’Europe de basket-fauteuil, qui se tiennent cette semaine en Bosnie-Herzégovine. Six de leurs joueurs sont concernés, dont le chef de file Louis Hardouin, habitué aux compétitions internationales. À 27 ans, le Francilien est l’un des expérimentés du groupe. Il a évolué à Bordeaux, Meaux puis à Vigo et Wiesbaden. Des expériences à l’étranger qui ont été bénéfiques pour lui : « J’ai pris le meilleur des deux championnats pour l’ajouter à mon jeu et progresser. » S’il a préféré l’aspect collectif de la ligue allemande, le joueur a pu développer son style à travers ces années. Plus petit en taille, Hardouin est à l’aise derrière la ligne à 3 points et joue avec son explosivité pour être dangereux proche du panier.

    Avec l’objectif de se qualifier au Mondial

    Le basket marque sa vie depuis qu’il a dix ans. Atteint d’arthrogrypose depuis la naissance, c’est-à-dire une raideur au niveau des articulations, il a toujours été un fan du sport, avec comme objectif l’équipe de France. Lors de cet Euro, les Bleus visent clairement un top cinq. « Les cinq premières places sont qualificatives pour le Mondial et les deux nations suivantes vont en barrages. Cinquième, c’est à peu près notre place lors des derniers championnats d’Europe », raconte Louis Hardouin.

    Après la déception paralympique à Paris [balayés en quarts de finale par les États-Unis, Ndlr], les Bleus veulent rebondir dans les Balkans. La compétition a bien débuté avec deux succès de suite, mais deux défaites ont mis la France dans l’embarras. Finalement qualifiée lors de la dernière journée, l’équipe de France a bien le top cinq dans le viseur.

  • Lattes, un porte-drapeau féminin

    Lattes, un porte-drapeau féminin

    Elle est presque l’égérie du sport féminin de Montpellier à elle seule. Vice-championne olympique à Paris, un jeu à cœur ouvert, Romane Bernies, capitaine expérimentée et meneuse de Lattes, incarne le savoir-faire féminin d’un sport montpelliérain, où les hommes du MHSC, MHR ou MHB étalent leurs muscles depuis un quart de siècle pour le moins…

    À quelques jours de la reprise de la Ligue féminine de basket, elle exposait le nouveau maillot du BLMA (Basket Lattes Montpellier Agglomération) au côté de l’entraîneur Valéry Demory, du directeur général Olivier Ribotta et du nouveau président Vincent Garrigues.

    « On a changé le design pour que ce soit encore plus beau. Il y a un message fort derrière pour soutenir le sport féminin », soulignait-elle au sujet du nouveau maillot du club héraultais, lancé dans sa 25e saison d’affilée au plus haut niveau.

    Tout comme Gaëlle Skrela, avant elle, Romane Bernies (32 ans), arrivé dans l’Hérault à l’été 2017, se confond avec Lattes dans un sport, soumis à un branle-bas d’effectif permanent, et porte donc l’identité d’un club, désireux de revenir aux avant-postes d’une Ligue féminine ouverte aux changements.

    Dans un sport montpelliérain en pleine mutation, Lattes-Montpellier fait de sa singularité une force. Pour cela, pour la seconde année (2024), il a organisé Héraia. Une fête du sport féminin dans la Métropole à la Sud de France Arena dimanche 5 octobre. Une fête très réussie.

    Cette journée a été une porte ouverte sur la pratique sportive au féminin. Elle s’est bouclée par une victoire (75-70) de Lattes aux dépens de Villeneuve d’Ascq, championne de France en 2024 et vainqueur de l’Eurocoupe l’an passé, pour le compte de la seconde journée. Une victoire obtenue devant 8250 spectateurs. Un record pour un match de basket féminin.

    Sous l’impulsion du DG Olivier Ribotta, le club de la périphérie de Montpellier cultive son identité, s’ouvre sur le monde, sort de son cloisonnement et s’adapte à l’air du temps. Il a délocalisé cette rencontre dans l’écrin d’une salle de 8 000 sièges pour se faire une place aux yeux de tous. Tout comme le MHB, qui joue la plupart de ses affiches à l’Arena, il profite de ce « déménagement » pour attirer la lumière.

    C’est toujours ça, faute de mieux. La construction d’une nouvelle enceinte, envisagée par un ancien maire, appartient à un autre temps. Alors, le club héraultais pousse les murs de son pied à terre exigu de Lattes. Et grignote de l’espace pour porter la capacité d’accueil à 1 500 personnes.

    Le projet est là, les travaux devraient se finaliser au printemps prochain. À l’aube du play-off quand les affaires sérieuses débutent réellement pour Lattes et les autres candidats au titre. Pour faire mieux que les deux précédentes saisons, Lattes va devoir digérer le renouvellement de son effectif et tenir la distance d’une saison au long cours. Une saison où se mêlent une Ligue féminine dense et une Coupe d’Europe énergivore lancée dès le 8 octobre par un déplacement à Brno (République tchèque).

    Autre totem de Lattes : le manager Olivier Demory vise une place dans le quatuor de tête, mais reste mesuré sur son ambition. « On a aucune garantie au vu d’un groupe qui est très jeune », prévient-il. Outre Romane Bernies, il n’a préservé que deux autres joueuses : Nell Angloma et Garance Rabot, appelé récemment en équipe de France.

    L’expérimenté manager Valéry Demory (62 ans), qui entame sa 15e saison dans l’Hérault, doit rebâtir son équipe, façonner un collectif cohérent et dégager un état d’esprit conquérant. En gros, il repart une nouvelle fois de zéro. Les deux premiers succès à Charleville-Mézières et devant Villeneuve d’Ascq tracent la voie à un long marathon.

    Une majeure partie de l’effectif a suivi la loi du plus offrant dans un basket en perpétuel mouvement. À l’image de Tarbes, finaliste relégué, les clubs doivent réduire leur train de vie, avec une baisse globale des budgets de 6 %. Ils perdent ainsi leur attractivité face à la concurrence du championnat américain WNBA, mais aussi des autres ligues européennes.

    Lattes ne fait pas exception. Pour l’heure, il n’a plus les épaules assez larges pour retenir ses meilleures joueuses, privilégier la constance et figurer parmi les favorites. Au moment où Tarbes n’a pas été autorisé à repartir, au moment où Tony Parker annonce son départ de l’Asvel, Lattes serre les cordons de la bourse et fait preuve de pragmatisme dans un basket féminin qui tangue et demeure plus jamais aux mains des Tangos de Bourges. Le club français le plus titré fera face pour le moins à Basket-Landes, champion de France niché à Mont-de-Marsan et dirigé par Céline Dumerc. Et peut-être à Lattes et sa capitaine emblématique : Romane Bernies, désireuse de confirmer samedi à La Roche-sur-Yon.