Tag: Avignon

  • Un festival de l’animation pour sortir du « creux de la vague »

    Un festival de l’animation pour sortir du « creux de la vague »

    Un autre type de festival s’implante à Avignon. Ce mardi 7 octobre, la Villa créative va recevoir l’ensemble des acteurs de la filière d’animation (cinéma, web séries…) : studios, producteurs, formateurs, plateformes ou diffuseurs seront réunis toute la journée pour la 1ère édition du Loop festival. « L’idée est née de la volonté partagée des acteurs de l’animation du territoire que d’ouvrir des pistes d’amélioration pour la formation, la production et la fabrication afin de valoriser les talents et favoriser le renouvellement de la création animée », brosse Gilles Boussion, directeur du Loop festival, déjà à la manœuvre sur le Frames festival, dédié, lui, à la web création.

    Pour l’occasion, Jacques Bled, co-président d’Illumination Studios Paris (Moi, moche et méchant, Les Minions, Super Mario Bros), sera présent en tant que parrain. Il aura peut-être de précieux conseils à distiller autour d’une table ronde sur la formation et « rééquilibrer l’arrivée des talents et les besoins des studios ». Car après des années de forte croissance, le secteur traverse « une crise conjoncturelle, pas structurelle », veut rassurer Alexandre Cornu, producteur et président de Sud Anim, association qui regroupe 238 membres des acteurs régionaux de la filière. Rappelons qu’Avignon abrite plusieurs studios (Circus, Chromatik, station animation, etc.) et une école des nouvelles images. Le tout avec un fort soutien des collectivités locales (Région, Département, Grand Avignon).

    Depuis près de deux ans, la production décline alors que le nombre de professionnels formés explose. Quelque 12 000 personnes travaillent dans ce secteur quand, en cinq années, 10 000 personnes ont été ou seront fraîchement diplômés. « Avant, les studios embauchaient avant même la fin des études, 80% des étudiants avaient du boulot 3 mois après la sortie d’étude et 100% à un an, c’est plus compliqué désormais », constate Alexandre Cornu.

    Être plus intelligent que l’IA

    La raison est assez simple : la fin de l’appel d’air post-Covid, où les Netflix et autres Amazon se sont massivement lancés dans la production en tous genres. « La bulle a explosé, on est dans le creux de la vague qu’on n’avait pas vu venir tout de suite », analyse Alexandre Cornu. « L’animation est le format le plus apprécié des spectateurs en salle, c’est un genre qui marche bien », reste positif Loïc Etienne, directeur du studio Circus et vice-président de Sud Anim.

    « Il n’y a pas de saturation du marché, il y a de l’espace pour une reprise car on manque de contenus », abonde Alexandre Cornu, pas « inquiet ». Et ce malgré la place de plus en plus prégnante prise par l’intelligence artificielle. « L’enjeu est que l’IA ne prenne pas le travail aux jeunes mais au contraire qu’elle soit un support pour savoir en jouer », conclut le président de Sud Anim.

  • Un festival de l’animation pour sortir du « creux de la vague »

    Un autre type de festival s’implante à Avignon. Ce mardi 7 octobre, la Villa créative va recevoir l’ensemble des acteurs de la filière d’animation (cinéma, web séries…) : studios, producteurs, formateurs, plateformes ou diffuseurs seront réunis toute la journée pour la 1ère édition du Loop festival. « L’idée est née de la volonté partagée des acteurs de l’animation du territoire que d’ouvrir des pistes d’amélioration pour la formation, la production et la fabrication afin de valoriser les talents et favoriser le renouvellement de la création animée », brosse Gilles Boussion, directeur du Loop festival, déjà à la manœuvre sur le Frames festival, dédié, lui, à la web création.

    Pour l’occasion, Jacques Bled, co-président d’Illumination Studios Paris (Moi, moche et méchant, Les Minions, Super Mario Bros), sera présent en tant que parrain. Il aura peut-être de précieux conseils à distiller autour d’une table ronde sur la formation et « rééquilibrer l’arrivée des talents et les besoins des studios ». Car après des années de forte croissance, le secteur traverse « une crise conjoncturelle, pas structurelle », veut rassurer Alexandre Cornu, producteur et président de Sud Anim, association qui regroupe 238 membres des acteurs régionaux de la filière. Rappelons qu’Avignon abrite plusieurs studios (Circus, Chromatik, station animation, etc.) et une école des nouvelles images. Le tout avec un fort soutien des collectivités locales (Région, Département, Grand Avignon).

    Depuis près de deux ans, la production décline alors que le nombre de professionnels formés explose. Quelque 12 000 personnes travaillent dans ce secteur quand, en cinq années, 10 000 personnes ont été ou seront fraîchement diplômés. « Avant, les studios embauchaient avant même la fin des études, 80% des étudiants avaient du boulot 3 mois après la sortie d’étude et 100% à un an, c’est plus compliqué désormais », constate Alexandre Cornu.

    Être plus intelligent que l’IA

    La raison est assez simple : la fin de l’appel d’air post-Covid, où les Netflix et autres Amazon se sont massivement lancés dans la production en tous genres. « La bulle a explosé, on est dans le creux de la vague qu’on n’avait pas vu venir tout de suite », analyse Alexandre Cornu. « L’animation est le format le plus apprécié des spectateurs en salle, c’est un genre qui marche bien », reste positif Loïc Etienne, directeur du studio Circus et vice-président de Sud Anim.

    « Il n’y a pas de saturation du marché, il y a de l’espace pour une reprise car on manque de contenus », abonde Alexandre Cornu, pas « inquiet ». Et ce malgré la place de plus en plus prégnante prise par l’intelligence artificielle. « L’enjeu est que l’IA ne prenne pas le travail aux jeunes mais au contraire qu’elle soit un support pour savoir en jouer », conclut le président de Sud Anim.

  • La science en fête autour des intelligences

    La science en fête autour des intelligences

    « En 2024, la Fête de la science Paca a accueilli plus de 122 000 personnes. Cette progression continue de la fréquentation, lors des événements organisés au fil des années, démontre un intérêt croissant pour les enjeux scientifiques », présente Khaled Bouabdallah, recteur délégué pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation, lors de la conférence de presse.

    Il poursuit : « cette belle réussite est le fruit du travail des acteurs du territoire, avec une gouvernance partagée entre l’état et la Région. Depuis 2022, 75 projets ont été soutenus, avec un budget de 830 000 euros. La programmation a été élaborée par l’ensemble des universités, des grandes écoles, des organismes de recherche et des acteurs du réseau culture scientifique, sous le pilotage régional des Petits débrouillards Paca. »

    Cette année, la Fête de la science invite à douter et à redéfinir ce que signifie être intelligent, au-delà des frontières humaines. Comment repenser notre regard ? Pour Jean-Luc Parrain, délégué régional académique à la recherche et à l’innovation, plus de doute : « L’intelligence, qui semblait réservée à l’humain pendant longtemps, se manifeste aujourd’hui de multiples manières et défie notre pensée. Les dernières avancées montrent qu’elle existe sous des formes aussi variées que nuancées : du comportement des cellules aux prouesses cognitives des animaux, jusqu’à l’émergence de l’intelligence artificielle (IA). »

    Ce vendredi 3 octobre, un nouveau format, la Nuit de la science, a été proposée en nocturne dans plusieurs villes comme Marseille (13), Valbonne (06) et Avignon (84). Et ce n’est qu’un début : plusieurs formats de grande envergure suivront.

    Tout au long de l’année, les sciences sont mises en avant dans les classes, grâce à des rencontres entre scientifiques et élèves de la région. Des interventions dans les classes mises en place dès ce 3 octobre. L’immunologie, qu’est-ce que c’est ? C’est quoi le métier d’un chercheur ? Et si les matériaux pouvaient penser et réagir ? Que sait-on de la lumière ?Autant de questions dont les élèves pourront découvrir les réponses grâce aux interventions préparées par les chercheurs participants.

    Depuis 5 ans, les Visites insolites du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) en Provence et Corse proposent, chaque année, des expériences uniques, en groupe restreint, au cœur des laboratoires. En 2025, neuf d’entre eux ouvrent leurs portes. L’occasion d’en savoir plus sur les recherches, comme avec le Labo des minots, qui propose de découvrir le Babylab, à travers des ateliers ludiques sur les capacités cognitives, motrices et cérébrales du bébé. D’autres visites permettront d’explorer les défenses immunitaires du corps humain face aux agressions extérieures.

    Enfin, les Villages des sciences seront présents dans chaque département de la région, avec des animations et des découvertes pour tous les publics.

    Pour plus d’informations consultez fetedelascience.fr

    SÉLECTION POUR CE WEEK-END

    Les 1 001 fresques à Marseille

    Fresque géante, les 1 001 fresques, réalisée sur la place Bargemon, samedi lors de deux sessions, à 10h puis 14h30. Un atelier scientifique et collaboratif qui permet de comprendre les causes et les conséquences du dérèglement climatique.

    Des sciences naturelles à Aix

    Y a-t-il de la vie ailleurs ? Une des propositions du Muséum d’histoire naturelle qui orchestre le village, dans le parc Saint-Mitre, ouvert au grand public samedi et dimanche, de 10h à 18h.

    L’eau dans l’univers à Martigues

    La fameuse molécule H2O est présente partout dans l’Univers. Quand et comment s’est-elle formée, quel a été le rôle des étoiles dans son apparition ? Les réponses dans une conférence de Martial Aude, ce samedi à 15h, à la médiathèque Louis-Aragon.

    L’intelligence des animaux à La Seyne-sur-Mer

    Escape game sur l’intelligence des animaux de la mer : à faire par groupe de 10 et à partir de 6 ans au village des sciences, qui se déroule samedi et dimanche de 10h à 17h, au parc de la Navale. Parmi une foule d’autres propositions.

    L’adaptation des plantes à Carpentras

    Comment les plantes se sont adaptées au fil de l’évolution pour attirer plus d’insectes et mieux disséminer leurs graines : une conférence samedi de 14h à 16h, à l’office du tourisme de Carpentras.

    L’astronomie à Avignon

    Diaporamas, photos, quiz, maquettes, puzzles… tout pour découvrir de façon ludique les principaux éléments de l’astronomie. Un atelier proposé par Pesco Luno au village des sciences, installé place de l’Horloge et dans le péristyle de l’Hôtel de ville, ce samedi 4 octobre. Au total, 30 stands sont proposés.

    L’intelligence collective des mineurs à Tourves

    De quelle manière un mineur peut se repérer au fond d’une mine ? à découvrir au travers des yeux des scientifiques dans un atelier proposé par le musée des Gueules rouges, ce samedi à 14h.

  • « Aux municipales, je peux être l’alternative au RN »

    « Aux municipales, je peux être l’alternative au RN »

    La Marseillaise : Vous tenez ce vendredi soir l’assemblée générale de votre association politique Avignon Passion, lancée il y a un an. Pour quel bilan et quelles suites ?

    Julien Aubert : On a beaucoup travaillé, avec la volonté de fonctionner hors parti politique. Nous avons été les seuls acteurs à organiser une dizaine de réunions sur toute une série de sujets, réunissant à chaque fois entre 70 et 150 personnes. On a lancé deux enquêtes, l’une sur la circulation, l’autre sur la sécurité. Et puis on a grossi, puisqu’on était une quarantaine contre environ 400 membres aujourd’hui. Maintenant qu’approche l’élection municipale, l’association ne peut pas continuer à fonctionner normalement, donc elle va être mise en sommeil pour les six mois à venir. Désormais, on entre dans une phase plus politique et ce travail préalable de diagnostic de fond servira pour le programme. C’est la bonne manière d’aborder une élection : d’abord le fond des sujets puis les enjeux partisans et enfin les personnes.

    Vous lambinez depuis un an, mais serez-vous candidat ?

    J.A. : La Bible dit « veillez car vous ne savez ni le jour ni l’heure »… Je ne le dirai pas encore, mais j’ai une idée du timing. Les conditions pour être candidat, c’est d’abord d’être en capacité d’amener du changement : le sondage [publié lundi et commandé par LR] montre que oui. Deuxièmement, avoir une équipe, ça, c’est bon. Et, troisièmement, être en capacité de mettre en place une stratégie pour gagner. Ce sondage montre que je suis 2e en cote d’avenir [25%, derrière la RN Anne-Sophie Rigault, 29%], donc en gros 25% des gens ne seraient pas mécontents de m’avoir comme maire. J’ai le double en cote d’avenir par rapport aux intentions de vote, alors que les autres candidats ont le même score pour les deux thèmes. Je tends la main.

    À qui ? Au RN ? Aux macronistes, à Olivier Galzi ?

    J.A. : Cette ville est dirigée par la gauche depuis deux mandats : 60% des gens ne veulent plus entendre parler de l’équipe sortante et vont chercher une alternative. Aujourd’hui, cette alternative, c’est le RN. Si ce n’est pas le RN, a priori, je peux être l’alternative. Je n’ai aucun problème à parler aux électeurs du RN et à prendre leur défense. Ils ont des raisons objectives de ne pas être contents. En revanche, je ne suis pas dans une logique d’union de partis. La question qu’il faut se poser, c’est est-ce qu’on est là pour faire gagner le RN ou Avignon ? Si on est là pour faire gagner Avignon, est-ce que faire gagner le RN fait gagner Avignon ? Je réponds non, car Avignon est une ville de culture. Il y a le festival, et avoir un maire RN aurait plein de conséquences pour l’économie de cette ville. Mon travail sera d’expliquer aux électeurs que ça changera mieux et plus sereinement en passant par un autre vote alternatif que le RN. Olivier Galzi [ex-présentateur TV, pas officiellement candidat] m’a dit qu’il ne se rangerait derrière personne et voulait faire un truc totalement apolitique. Un peu comme Stéphan Fiori [DVD, notre édition de mercredi], qui était à Avignon Passion au début, c’est même lui qui a trouvé le nom. Les Voix d’Avignon [collectif du centre droit] éventuellement. Il y a une colonne vertébrale qui sera à droite, mais on peut très bien accueillir des gens de gauche.

  • La jeunesse nombreuse d’Avignon fortifie la lutte

    La jeunesse nombreuse d’Avignon fortifie la lutte

    C’est le keffieh autour du cou et l’autocollant CGT collé sur sa chemise que Louis, étudiant à Avignon Université, s’est exprimé devant plus de 2 500 manifestants sur la place du Palais des Papes, ce jeudi 2 octobre, en fin de manifestation, pour réaffirmer « que la jeunesse lutte aux côtés des travailleurs et des travailleuses ». Une scène qui se répète après celle du 18 septembre dernier et qui témoigne de l’importance grandissante que prennent les jeunes générations dans la lutte.

    « L’avenir, c’est la jeunesse. Et elle ne sera pas spectatrice de notre état social. Ce énième gouvernement macroniste, fidèle serviteur du Medef, veut nous soumettre, nous écraser, briser les acquis sociaux et nos services publics. Nous ne laisserons pas le grand patronat l’emporter », poursuit l’étudiant sous les applaudissements. En effet, la rentrée sociale en cité des Papes est marquée par la présence en nombre d’étudiants et de lycéens qui se joignent au cortège de l’intersyndicale, comme on a pu le constater les 10 et 18 septembre derniers. Des journées pendant lesquelles le lycée Mistral avait notamment été bloqué. « On est là pour faire passer le message qu’on est dans une grande colère. On en a marre de l’épée de Damoclès au-dessus de nos têtes et de subir la politique économique et sociale de Macron. Si l’on ne se bat pas aujourd’hui pour nous-mêmes… Personnellement, j’essaie de motiver mes camarades de classe, mes amis et même mes parents à nous rejoindre », confie Nino Martinez, scolarisé au lycée Mistral à Avignon, pendant que le chant « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos » est repris en chœur par ses camarades.

    Quelques minutes auparavant, ce même groupe de plus de 250 jeunes avait bruyamment rejoint la place Jean-Jaurès, point de départ de la manifestation, avant que le cortège complet de l’intersyndicale ne s’élance, comme s’ils étaient attendus. « Il faut absolument que l’on continue ça. C’est avec ce genre d’actions que l’on crée des liens, ce qui permettra à tous de plus nous impliquer », confie Nathan Mahaud, étudiant en sciences politiques à l’Université d’Avignon. Tout en confiant être mobilisé « pour soutenir les actions en faveur de Gaza », mais aussi pour exprimer son « désaccord avec la négation de démocratie d’Emmanuel Macron et les coupes budgétaires ».

    Porteuse d’espoir

    Une présence massive qui réjouit aussi les syndicats, comme le confirme en fin de manifestation Laurence de Villèle, secrétaire générale de la CGT Vaucluse qui, au nom de l’intersyndicale, quelques minutes auparavant, dénonçait « une politique de classe toujours plus antisociale qui pressure le salariat ». « L’important, c’est que cette jeunesse qui se mobilise aujourd’hui ait conscience des conditions d’études et des mesures d’austérité qu’elle subit depuis de nombreuses années. Et ce qui l’attend avec les prochains budgets du Premier ministre ne va qu’accentuer ces difficultés. Cette mobilisation d’étudiants est le révélateur d’une très grosse colère sociale. Elle porte beaucoup d’espoir, cette jeunesse », poursuit la responsable syndicale. Elle se réjouit également de la présence d’étudiants en alternance d’ores et déjà syndiqués, révélatrice pour elle d’une « conscience politique élevée, tant au niveau de leurs conditions de travail que des conditions de l’environnement ». « Mais il ne faut pas oublier les jeunes travailleurs. Car ce sont eux qui ont le pouvoir de bloquer l’économie demain. Mais ils sont souvent loin du syndicalisme et de la gauche », tempère, tout en se réjouissant de la forte présence de jeunes, Pablo Biancarelli, secrétaire fédéral des Jeunes communistes de Vaucluse.

  • Un centre de santé, premier pas du programme de Joël Peyre

    Un centre de santé, premier pas du programme de Joël Peyre

    Il n’y a qu’un seul médecin dans ce quartier et il a mon âge, donc il ne va pas exercer encore 20 ans. C’est pour cela qu’il faudrait un centre de santé municipal ici, et c’est la première chose que je porterais », lance Joël Peyre, candidat (PRG) aux élections municipales d’Avignon, ce 1er octobre dans le quartier de Saint-Chamand, quartier populaire d’Avignon.

    Une présentation d’une des premières mesures que l’actuel conseiller municipal délégué aux finances mettrait en place, en cas d’élection. Une idée qu’il a exposée également aux quelques habitants qu’il a pu croiser lors d’une déambulation dans certains lieux du quartier. À commencer par les membres de l’Association pour la culture et l’éducation des Comoriens d’Avignon (APCECA), qui a prêté ses locaux pour les premières esquisses. « Je suis né à Avignon et j’ai exercé en tant que médecin pendant 40 ans. Il faudrait normalement un médecin pour 1 000 personnes, et dans cette zone d’environ 6 000 personnes, dont 4 000 en QPV, il n’y en a qu’un. De plus en plus de personnes renoncent aux soins et une offre adéquate est indispensable », assure l’ancien médecin, à la retraite depuis fin 2024 et qui n’a pour l’heure pas prévu de renfiler la blouse.

    Le projet, qu’il aimerait voir se déployer ensuite dans d’autres quartiers de la ville, serait que des médecins généralistes salariés s’installent en permanence dans des locaux pour l’heure pas encore définis. Et ce, dans des conditions « adaptées à ce que recherchent les médecins qui sortent d’études. Ce sont en majorité des femmes qui ne veulent pas travailler seules, mais plutôt entourées, et en étant déchargées des démarches administratives, par exemple. Cela se fait notamment beaucoup en région parisienne et ça marche », expose ensuite Bernard Autheman, soutien de Joël Peyre, également conseiller municipal délégué aux bibliothèques, aux musées et à la culture provençale, ainsi que médecin psychiatre. L’établissement accueillerait également des kinés, des infirmiers, un orthophoniste ou encore des médecins spécialistes de façon alternée.

    Autres thématiques

    Une mesure qui semble enchanter la dizaine d’habitants croisés au cours de la matinée dans les quelques commerces ouverts. « Ces difficultés, on les voit au quartier. Le médecin d’ici n’ouvre parfois que de 8 heures à 11 heures. Cela pourrait être très efficace », confie dans ses locaux Ahamada Athoumani, président de l’APCECA et habitant du quartier. « Cela serait très bien. J’ai trouvé un médecin, mais il part également bientôt. Il me trouve mes autres rendez-vous car je n’arrive pas à le faire seule », confie Mireille Guyer, cliente de la pharmacie Filio Pierre, en plein cœur des tours. « Je vais souvent du côté de l’hôpital, mais je dois prendre le bus et le tram, car ce n’est pas à côté. Un seul docteur pour le quartier, ce n’est vraiment pas assez », ajoute Annick, habitante croisée dans la boulangerie.

    Un premier rendez-vous d’annonces qui en appelle d’autres. En effet, Joël Peyre assure que sa campagne sera ponctuée de « points mensuels sur des sujets comme la sécurité, le logement ou encore l’économie ». Une première réunion publique est organisée le lundi 13 octobre à 18h30 en mairie Nord d’Avignon.

  • Stéphan Fiori se lance en candidat libre de la droite

    Stéphan Fiori se lance en candidat libre de la droite

    À ce stade, Stephan Fiori, sorti de nulle part, est le candidat le plus avancé dans la campagne des municipales des 15 et 22 mars : affiche, slogan, visuels de projets, candidats sur sa liste… Ce chef d’entreprise de 47 ans dans les assurances a frappé fort, ce mardi soir au Novotel du centre-ville, pour officialiser sa candidature.

    Il fallait au moins ça pour sortir de l’anonymat politique. « Je crois en moi », nous confie-t-il, très sûr sur sa personne et son destin, à l’issue de plus de deux heures de meeting, réunissant quelque 250 personnes. « Il y a toute la jet-set d’Avignon », glisse un connaisseur. Dans l’assistance, beaucoup de commerçants, chefs d’entreprise et quelques encartés LR, dont Yohan Courtois, candidat aux législatives de 2024, et son suppléant, Pierre Bories, époux de Pascale Bories, maire LR de Villeneuve. « En 2023, je me suis rapproché de LR, mais j’étais trop bridé, le meilleur moyen de défendre sa ville est de partir libre, sans parti », estime Stephan Fiori, dont les 52 autres colistiers n’ont aussi « aucun passif ». S’il y a bien eu quelques échanges avec Julien Aubert (LR), ils ont été vains.

    Se posant en pur Avignonnais – il vient d’y racheter un logement car vivant à Rognonas -, le candidat a déjà dévoilé plusieurs mesures phares, reposant sur un état des lieux assez précis et pédagogue. Mais les réponses peuvent paraître parfois symboliques (maire qui prend la délégation sécurité), voire populiste : « Plus aucune construction de logement social ». Sans surprise, la sécurité, la propreté et la circulation (fin du plan faubourgs, retour de la voiture en centre-ville) ont principalement animé son propos.

  • Sur la Rocade, les Restos du cœur restent sous l’eau après la pluie

    Sur la Rocade, les Restos du cœur restent sous l’eau après la pluie

    Il est à peine plus de 9h, ce mardi matin. Près d’une dizaine de personnes patiente devant les portes de l’antenne des Restos du cœur sur la rocade, l’une des trois que compte Avignon. À côté de l’arrêt de tram des Olivades, le sous-sol de la salle polyvalente désaffectée de la Cabrière abrite l’association caritative. La porte affiche encore les stigmates de la semaine passée, où un mot indique que « suite aux fortes pluies, le centre est fermé mardi 23 et jeudi 25 ».

    La réouverture a donc lieu ce mardi. « On a envoyé un SMS groupé aux bénéficiaires », expose Antoine Perroy, bénévole et responsable de l’accueil et des inscriptions. Soit quelque 640 familles qui, une fois par semaine, ont accès à une distribution alimentaire, mais aussi à quelques produits d’hygiène de première nécessité. « Le nombre de bénéficiaires a progressé ces dernières années », constate-t-il.

    Dès qu’on pénètre dans le local, un ancien parking semi-enterré, l’odeur de l’humidité est encore prégnante. Mais ce n’est rien comparé à l’état observé de la semaine dernière, où jusqu’à 5cm d’eau ont envahi les lieux. « Le lundi, on a commencé avec les moyens du bord pour nettoyer, mais le mardi, la Ville a envoyé une société de nettoyage », souligne Antoine Perroy.

    Fort heureusement, les pertes alimentaires n’ont pas été majeures, avec un seul congélateur qui a rendu l’âme. « Mais c’est toujours écœurant de devoir jeter la nourriture », se désole Inès, bénévole depuis le mois de mai. Aux côtés de Jean-François, elle est dévolue ce mardi au rayon légumes et conserves. « Je ne sais pas si on aura plus de monde cette semaine, mais pour certaines familles, ça a dû être très compliqué de manger la semaine dernière », redoute Inès, tout en délivrant des attentions aux bénéficiaires qui défilent de stands en stands. Certains, comme Wafa, sont à la fois bénéficiaires et bénévoles. « C’est ma manière de les remercier », confie pudiquement cette maman de trois enfants.

    « Avec 570 euros par mois, vous ne vivez pas »

    « C’est vraiment la galère », lâche Christine. À 65 ans, elle est au RSA et espère toucher sa retraite dès le mois prochain. « Avec 570 euros par mois, vous ne vivez pas, assène-t-elle. Je ne suis pas venue depuis un mois à cause de soucis de santé, j’habite Verquières [petite commune du nord des Bouches-du-Rhône, Ndlr], je suis prête à vendre ma voiture, mais il n’y a rien là-bas, sauf une petite épicerie qui vend les yeux de la tête. La baguette est à 1,40 euro, alors je me rabats sur du pain de mie longue conservation à 70 centimes. » Cherchant à se rapprocher de sa fille à Avignon, Christine est en attente d’un logement social.

    Les Restos du cœur cherchent aussi, depuis longtemps, un nouveau toit, la salle polyvalente devant être rasée. L’inondation de la semaine dernière est venue renforcer la nécessite d’un local moins vétuste, de 600 à 700 m2. « On ne sait pas encore quand aura lieu la démolition, mais les besoins sont là, on a des idées, mais pour le moment ça ne colle pas », fait valoir Antoine Perroy. Le but étant de rester dans le secteur Rocade. Au plus près des besoins.

  • Mathilde Louvain, tête de liste LFI, plaide l’union, mais pas à tout prix

    Mathilde Louvain, tête de liste LFI, plaide l’union, mais pas à tout prix

    Jeudi dernier, le comité électoral de la France insoumise a désigné Mathilde Louvain comme tête de liste pour les municipales des 15 et 22 mars (lire notre édition de vendredi). Une suite logique après avoir déjà hérité du statut de co-cheffe de file en juin, aux côtés de Farid Faryssy. Le choix du national intervient deux semaines après une assemblée municipale locale, « qui s’est passée de manière plus ou moins simple et régulière », selon Mathilde Louvain qui, désormais, « ne ferme la porte à aucun militant » pour l’épauler dans la construction du programme.

    Au-delà du cadre interne aux insoumis, Mathilde Louvain pourra s’appuyer sur Raphaël Arnault. Le député LFI-NFP se voit en « coordinateur » de la campagne et ne sera sans doute pas situé loin sur la future liste insoumise. Une liste qui ne sera pas estampillée 100% LFI. « Notre volonté première est l’union, mais pas n’importe comment et pas vers n’importe quel objectif », pose Mathilde Louvain qui, à 32 ans, se lance pour la première fois dans une élection comme candidate. En clair, le rassemblement ne se fera pas sur la base d’une incantation à l’unité, mais sur des idées, car « aujourd’hui voir un assemblage de logos sur un tract, ce n’est pas une garantie, l’union doit être populaire, à savoir intégrer la population dans le processus de travail », prône-t-elle.

    Salariée d’une structure culturelle, « Avignonnaise depuis trois ans », Mathilde Louvain assure discuter « jusqu’à David Fournier (PS) ». « Pour contrer la menace de l’extrême droite, il faut un programme pour et ne pas utiliser cette menace comme seul argument, estime-t-elle. Mais on n’ira pas faire d’alliance contre-nature jusqu’à la Macronie ou même avant. »

    « Aucun sens à faire tabula rasa »

    Dans le cadre d’un éventuel rassemblement, LFI pose aussi sa condition de leadership. « On a toujours été transparents à vouloir une tête de liste LFI ouverte à des citoyens ou partis de gauche », assume-t-elle. Quoiqu’il advienne des tractations qui peuvent aller jusqu’à décembre, Mathilde Louvain mise sur le collectif pour élaborer un projet. « Il y a plusieurs groupes de travail sur l’urbanisme, la culture, l’éducation… qui travaillent avec les habitants afin d’aller à la source des préoccupations », prône-t-elle. D’ailleurs, si elle accède à l’Hôtel de ville, Mathilde Louvain entend rompre « avec le rôle individuel de la fonction ». Militante à la CGT spectacles, elle trace quelques axes du projet sans encore dévoiler « de mesures fortes » : logement, gestion publique de l’eau, tranquillité publique (davantage de médiateurs) ou santé. « Il n’y a aucun sens politique à faire tabula rasa », prévient-elle.

  • A Avignon, l’extrême droite rejette le soutien aux civils de Gaza

    A Avignon, l’extrême droite rejette le soutien aux civils de Gaza

    Depuis presque deux ans et le massacre d’Israéliens du 7 octobre par le Hamas, le conflit israélo-palestinien n’avait guère résonné en conseil municipal. Ou pour de mauvaises raisons quand, en juin dernier, Anne-Sophie Rigault (RN) avait cru bon de monter une polémique au sujet du foulard-ceinture aux couleurs de la Palestine porté par l’adjointe aux sports (PS) Zinèbe Haddaoui.

    Ce samedi, au cours d’une séance plutôt calme, ce sujet a animé les débats. En ouverture, la Ville, par la voix de la maire Cécile Helle (PS), a décidé de voter « une contribution exceptionnelle en faveur des populations civiles de Gaza ». Un total de 100 000 euros, versé pour moitié au comité français des Nations unies pour l’enfance et à Médecins sans frontières. « Un caractère d’humanité et de solidarité important », souligne la première magistrate, quelques jours à peine après la reconnaissance par la France d’un État palestinien. Pas moins de 16 élus prendront la parole. À commencer par Michel Bissière (DVD), dont la hauteur de vue a été saluée par la majorité. « Les valeurs universelles de paix et de protection de l’enfance dépassent les clivages politiques, ce vote est un acte humaniste qui ne doit pas être instrumentalisé et ne marque pas le soutien à un camp », énonce-t-il. Une analyse absolument pas partagée par l’extrême droite. « La reconnaissance de l’État palestinien risque d’encourager le terrorisme contre les Juifs », pense Ghislaine Persia (Reconquête), qui s’abstiendra. Autre stratégie au RN, où les 6 élus ont préféré ne pas prendre part au vote. En se drapant de vertu réglementaire, au motif qu’une telle délibération serait hors la loi. « 14% des inscrits ne vous permets pas de parler au nom de tous les Avignonnais, vous n’avez pas la compétence locale pour délibérer sur un sujet international », estime Anne-Sophie Rigault. La candidate investie par le RN aux municipales de mars accuse même la majorité « d’apporter de la division dans une ville qui a besoin d’unité ». De quoi faire bondir, au sens propre, Zinèbe Haddaoui. Debout, l’adjointe aux sports montre sa tenue jaune et bleue, en écho à l’Ukraine, sans ceinture palestinienne. « Vous avez l’indignation à géométrie variable, nous avons un devoir de solidarité envers les enfants du monde entier, c’est vous qui créez le conflit et l’animosité », renvoie l’élue.

    Le Premier adjoint sur la retenue

    À ses côtés, Paul-Roger Gontard, (La Convention), convie les symboles et s’empresse d’aller chercher la statue de Joseph Viala dans l’ancienne salle du conseil, « un enfant martyr de la Révolution, frappé [à 15 ans] d’une balle d’un adulte ». « On voit bien que l’humanité ne fait pas partie de vos valeurs », assène aussi David Fournier (PS) à Anne-Sophie Rigault. Julien De Benito (PCF) rappelle, lui, « les accointances de l’extrême droite avec Benjamin Netanyahou, qui a reçu en mars Jordan Bardella ». Claude Nahoum est un peu plus gêné. Le Premier adjoint, ex-président du consistoire d’Avignon, « soutient la délibération à caractère humanitaire » mais aurait aimé « un peu plus de soutien quand l’arbre en hommage à Ilan Halimi a été abattu cet été [en Seine-Saint-Denis] ». Enfin, à Mouloud Rezouali (les Écologistes), qui regrettait l’absence de drapeaux palestiniens sur l’Hôtel de ville, Cécile Helle répond « devoir de concorde » du maire. « Je n’ai jamais raté de cérémonies d’hommage aux peuples qui ont souffert », conclut-elle sur le chapitre.