Tag: Avignon

  • Voirie : où en sont les travaux de l’année

    Voirie : où en sont les travaux de l’année

    La Ville dispose cette année d’une enveloppe de 1,5 million d’euros pour rénover plusieurs tronçons de voirie. Un montant qui ne tient pas compte de travaux plus importants qui relèvent, eux, du budget d’investissement. Il y a trois mois, Fabrice Tocabens, adjoint (PS) délégué aux mobilités, avait dressé la liste des secteurs principaux concernés par ces travaux d’entretien.

    Ce mercredi matin, c’est presque au bout de l’avenue de l’Arrousaire, au niveau du point SNCF, qu’il donne rendez-vous pour un point d’étape. « On vient de terminer les travaux en début de semaine, tout a été repris sur 400m depuis l’école. Il n’y a pas de changement de sens de circulation, ni de suppression de stationnement, seul un nouveau marquage pour le double sens des vélos a été mis », fait valoir Fabrice Tocabens. Un tronçon jusque-là « très abîmé par des travaux de dévoiement de réseaux et qui n’offrait plus de qualité de roulage », précise l’adjoint. Un montant de 100 000 euros a été nécessaire, soit plus du double de celui mis pour refaire un axe de 350m le long du tramway, avenue de Tarascon, entre la Rocade et la rue Jouveau.

    Mais le chantier majeur (185 000 euros) à venir sera celui de l’avenue Semard entre la Rocade et en direction de Cap Sud. Près de 700m de voirie cabossée, avec un marquage au sol presque invisible. Les travaux devraient durer une semaine à partir du 6 octobre. « Ils auront lieu de nuit entre 22h et 5h, la circulation y sera coupée avec une déviation qui empruntera le sens habituellement inverse côté MIN », détaille Fabrice Tocabens. Cet autre sens, lui aussi mal en point, devrait être traité l’an prochain.

    Montfavet ne sera pas oublié. À compter du 27 octobre, de nuit aussi, l’axe principal du quartier, entre le pont SNCF et le chemin de la croix de Joannis sera refait à neuf (115 000 euros). Enfin, vraisemblablement début 2026, « des travaux d’entretien auront lieu en demi-chaussée sur le pont Daladier », annonce Fabrice Tocabens. Un chantier qui ne peut se faire que le jour pour des raisons de sécurité de nacelle.

  • Le passé italien ressurgit pour une semaine

    Le passé italien ressurgit pour une semaine

    Du samedi 4 au dimanche 12 octobre, Avignon va faire revivre ses liens avec l’Italie à l’occasion de la neuvième édition de la semaine italienne « La bella Italia ».

    Pendant ces quelques jours, l’intra-muros de la cité des Papes va « découvrir le rythme de vie italien et partager les bons plats », présente ainsi la maire d’Avignon, Cécile Helle (PS), lors d’une présentation ce mardi 23 septembre à quelques pas du quartier des Carmes, autrefois quartier de la communauté italienne.

    Trésors culturels

    Des bons plats de la Péninsule qui seront évidemment à retrouver au marché italien, lequel se tiendra du mercredi 8 au dimanche 12 octobre sur la place du Palais des Papes. On y trouvera ainsi les grands classiques de la gastronomie italienne, mais aussi des artisans venus de la Botte pour proposer des objets de décoration ou encore des accessoires de mode.

    « Une fenêtre ouverte sur les trésors de notre pays », se réjouit de son côté Fabio Monaco, consul général de l’Italie à Marseille, qui a également participé à l’organisation de l’événement.

    Des trésors qui sont aussi culturels, avec pas moins d’une dizaine de théâtres proposant, pendant la quinzaine, des représentations de troupes italiennes ou des rencontres retraçant les liens entre nos deux territoires, ainsi que la participation de l’Opéra du Grand Avignon. On y retrouvera notamment Leonardo Garcia-Alarcón et sa Capella Mediterranea le vendredi 17 octobre à 20 heures.

    Programme complet sur avignon-tourisme.com

  • Vuitton fait défiler 100 000 euros

    Vuitton fait défiler 100 000 euros

    C’est une délibération qui devrait faire parler, ce samedi, en conseil municipal : quatre mois après le défilé Louis Vuitton au palais des Papes, la fondation du groupe de luxe ressort le chéquier pour Avignon. La Ville va en effet parapher une convention pour accepter un don de 100 000 euros de Louis Vuitton. Une somme qui sera « affectée à la valorisation du palais des Papes dans le cadre de l’opération “mise en lumière du palais” », stipule la délibération.

    Le fait que Vuitton fasse un don était déjà connu, ce qui ne l’était pas était son montant. En amont du défilé, dans un communiqué, le groupe indiquait que « fidèle à la tradition de Louis Vuitton de soutenir le patrimoine local et les projets communautaires des villes qui accueillent ses défilés, la Maison participera au financement du projet de mise en lumière du palais des Papes, mondialement reconnu pour sa valeur historique et patrimoniale ».

    La convention ne précise pas si ce généreux mécénat fera l’objet d’une plaque de remerciement à apposer à l’entrée du palais. Ce projet de mise en lumière, d’un montant de 2 millions d’euros, avait été voté il y a pile un an en conseil municipal et devrait être concrétisé en cette fin d’année à l’occasion des 30 ans du classement au patrimoine mondial de l’Unesco. L’opération vise à éclairer les façades de tous les édifices donnant sur le parvis du palais.

  • Gilbert Marcelli reconduit à la présidence de la CCI

    Gilbert Marcelli reconduit à la présidence de la CCI

    Fin de tutelle renforcée à la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84). L’institution consulaire avait vu sa gestion des affaires être provisoirement confiée par la préfecture de région aux bons soins des services de l’État (notre édition du 21/08), suite à une vague de démissions au sein du bureau. Et ce, le temps qu’une nouvelle assemblée générale se réunisse pour élire un nouveau bureau et président. Celle-ci s’est tenue ce mardi soir et a confirmé Gilbert Marcelli dans ses fonctions, à l’issue d’un vote qui l’opposait au secrétaire démissionnaire, Bruno Delorme.

    Le président sortant a été confortablement réélu à main levée par les 33 élus, récoltant plus du double des suffrages de son concurrent, à la tête d’un groupe de BTP (21 à 9 pour Gilbert Marcelli et 2 abstentions). Sébastien Maggi, secrétaire général adjoint de la préfecture, était notamment présent pour procéder ensuite à l’installation du nouveau bureau. Qui est profondément renouvelé. Des sept membres initiaux, seuls demeurent Gilbert Marcelli et Dominique Damiano, qui reste vice-président. Les nouveaux entrants sont : Florence Duprat (vice-présidente), à la tête d’un cabinet d’ingénierie sociale et qui fut éphémère présidente de Nextech avant son rachat par la CCI ; François Granjon de Lépiney (trésorier), du cabinet d’audit KPMG ; Roselyne Macario (trésorière adjointe), dirigeante d’une société de fabrication de portes et fenêtres ; Eugène Hermitte (secrétaire), fleuriste à Pertuis ; Thierry Clota (secrétaire adjoint), directeur de Provence taxis.

    « Les échanges ont été très corrects, il faut être attentif aux gens qui ont élevé la voix, on vient tous de milieux très différents, il y a eu un creux de vague, à nous de trouver des rééquilibrages et aboutir à un consensus de travail », expose Dominique Damiano. Malgré des griefs sur des orientations prises et un fonctionnement trop vertical, la gouvernance de la CCI est donc confirmée a priori jusqu’à la fin du mandat en 2027. La chambre s’évite une nouvelle crise, après de longues tutelles en 2018 ou 2021.

  • La CGT demande la systématisation des escortes de détenus en psychiatrie

    La CGT demande la systématisation des escortes de détenus en psychiatrie

    « Devoir aller chercher un détenu potentiellement dangereux, classé niveau 3 de dangerosité pénitentiaire, dans l’une des prisons les plus sécurisées de France, située sur le territoire des Bouches-du-Rhône, sans l’assurance d’avoir une escorte assermentée… La loi ne le prévoit pas, c’est aberrant, surréaliste, irresponsable », a publié ce vendredi 20 septembre la CGT du centre hospitalier de Montfavet sur ses réseaux sociaux.

    Car la veille, l’administration de l’établissement de santé avait reçu, de la part de la direction de l’administration pénitentiaire d’Arles, une lettre leur demandant le transfert, en précisant qu’il « ne sera assuré que par du personnel médical, à l’exclusion de tout pénitentiaire, conformément à la réglementation en vigueur ».

    Danger pour les équipes

    Une escorte a finalement été autorisée après l’usage du droit de retrait des agents du centre hospitalier de Montfavet. « On n’en demandait pas moins, mais demain, qu’en sera-t-il ? Il faut absolument pérenniser ces escortes ! Pour la sécurité des personnels mais également de la population présente sur le trajet du transfert, car le danger, nous le savons que trop bien, peut venir de l’extérieur de l’ambulance », pousse le syndicat. « C’est un problème récurrent dans le département. Et c’est à la fois dangereux pour nos équipes et la population. Il y a un mois, un téléphone a été trouvé dans le derrière d’un détenu et a favorisé l’évasion », confie Claire Moréno, secrétaire générale CGT de l’établissement.

  • Vers un maintien de Gilbert Marcelli à la tête de la CCI ?

    Vers un maintien de Gilbert Marcelli à la tête de la CCI ?

    La prudence reste de mise eu égard à la gouvernance tourmentée de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84) depuis plusieurs années. Mais, sauf surprise, Gilbert Marcelli devrait être reconduit ce mardi à la présidence de l’institution à l’issue d’une assemblée générale spécialement dédiée à la question de l’élection du nouveau bureau et président. Un épilogue qui doit mettre fin à la mise sous tutelle renforcée temporaire, décidée par la préfecture de région il y a un mois (notre édition du 21 août).

    Début août, deux nouveaux membres du bureau avaient présenté leur démission, portant à 4 sur 7 le nombre de départs. Une vacance majoritaire qui avait donc entraîné la mise sous tutelle et la nécessité « de procéder à une nouvelle élection de l’ensemble du bureau de la CCI au plus tard dans les deux mois », notait alors la Préfecture. Cette élection se tient donc à partir de 18h ce mardi dans les locaux de la CCI 84, à Avignon. « Un non-événement », nous confiait Gilbert Marcelli en août, au moment de la mise sous tutelle, surjouant un peu la confiance en vue d’une réélection.

    Un concurrent en béton ?

    Certes, selon nos informations, il part favori du scrutin. Ce qui ne semblait pas gagné d’avance il y a quelques semaines. Au final, seul Bruno Delorme, secrétaire de la CCI et premier démissionnaire du bureau il y a un an et demi, devrait se présenter face à Gilbert Marcelli. Rappelons que les deux sont issus de la même liste qui a remporté les élections en 2021 et du même collège, celui de l’industrie. Bruno Delorme est à la tête d’un gros groupe de BTP et transports (carrières, centrales à béton…). Un temps pressentie, la candidature de la vice-présidente Catherine Panattoni ne devrait pas à aboutir. « Elle devrait se rallier de nouveau à Gilbert Marcelli », glisse un élu.

    « Il y a 70% de chances que Gilbert Marcelli soit réélu », indique Richard Hémin, trésorier adjoint, dernier démissionnaire, qui fera valoir ses griefs « sur la gestion et le fonctionnement » ce mardi soir. Dominique Damiano, vice-président de la CCI 84, laisse aussi entendre que le président sortant sera reconduit. « Certains ont mal vécu quelques situations, il y a peut-être un rééquilibrage à opérer mais plein de beaux chantiers ont été lancés », assure-t-il. « Au sein de l’U2P [union des entreprises de proximité, Ndlr], on doit déterminer ce soir [lundi] qui l’on soutient », poursuit Dominique Damiano. Le président de l’U2P, Nordine Saihi, était aussi secrétaire adjoint de la CCI et démissionnaire en août « pour raisons personnelles », selon Gilbert Marcelli. La mandature actuelle de la CCI doit s’achever en 2027.

  • L’ultime acte de Terre de culture veut attirer les derniers curieux

    L’ultime acte de Terre de culture veut attirer les derniers curieux

    Dans six mois, Cécile Helle ne sera plus maire d’Avignon. Mais elle souhaite fortement que le concept de Terre de culture 2025 s’inscrive dans la durée. « Il faudrait pouvoir continuer à fêter régulièrement l’anniversaire d’Avignon capitale européenne de la culture », propose Cécile Helle au moment, vendredi soir, de présenter la programmation du 3e et ultime acte de cette année dite de « Curiosités »*, lancée pour célébrer les 25 ans du label. « En dehors du mois de juillet, il est important de faire vivre la culture et la remettre dans les pratiques des habitants partout et dans tous les quartiers », martèle la maire.

    Pour ces quatre derniers mois déjà entamés, l’accent est mis d’abord sur l’exposition à l’église des Célestins, lancée ce vendredi. Un hors les murs du muséum Requien, temple d’histoire naturelle, où quelque 6 000 spécimens, habituellement dans les réserves du musée, sont exposés jusqu’au 11 novembre. Toujours côté expositions, l’artiste de street art Mifamosa montrera son travail, du 8 novembre au 30 décembre, au cloître Saint-Louis. Volontairement discret, l’artiste s’est déjà distingué à Avignon en illustrant le nom de rues par des mosaïques pixélisées. Enfin, les archives municipales proposent, jusqu’en avril, une sélection d’archives privées dont certaines visibles H24 sur les murs des archives en centre-ville.

    Rapidement s’avance un événement d’envergure, dans le sillage du curieux banquet, le 14 septembre. Place à la curieuse parade, le samedi 11 octobre. Depuis la maison commune Nord (14h30) jusqu’à la place Pie (17h), une dizaine de chars défileront sur 75m. Un événement piloté par des acteurs locaux – compagnie Deraïdenz, le collectif la Sauceau Clown (LSC), l’atelier Métissé et le musicien Maescyn – « pour imaginer ensemble un projet artistique hors du commun, dont la réflexion et les premiers échanges ont débuté il y a 18 mois ». Plusieurs associations, structures sociales ou établissements scolaires se sont joints au projet.

    Outre la traditionnelle semaine italienne (4 au 19 octobre), une première semaine ultramarine (3 au 8 novembre) sera consacrée aux territoires d’outre Mer par le biais d’animations, ateliers cuisine ou spectacles à la chapelle du Verbe incarné. Une 4e Maison folie verra le jour, le 27 septembre, à Champfleury pour un nouvel espace de vie et création culturelle.

    Le dernier mois sera consacré aux festivités de fin d’année qui s’annoncent encore plus scintillantes et historiques. Ainsi, pour fêter les 30 ans du classement par l’Unesco au patrimoine mondial, le palais des Papes revêtira un nouvel habit de lumière. Quant aux remparts, un parcours-découverte sera dévoilé. Quatre soirées sons et lumières sont actées du 19 au 22 décembre. Symboles de la fête des Lumières à Lyon, des Anooki (statues géantes d’esquimaux) paraderont le 29 novembre puis s’accrocheront à la façade de l’église des Célestins jusqu’au 27 décembre. Le traditionnel feu d’artifice du 23 décembre prendra des allures de grande clôture de l’année Terre de culture.

  • Santoni redoute plus LFI que le RN

    Santoni redoute plus LFI que le RN

    Depuis son élection à la présidence du Département, Dominique Santoni a pris l’habitude de recevoir la presse à la rentrée de septembre. Manière d’aborder plusieurs sujets d’actualité. Comme bien sûr les projets du Conseil départemental : un 5e centre de santé devrait voir le jour à Pernes-les-Fontaines en 2026, de même qu’un label sur trois années, « Vaucluse plus belles routes du sud, visant à rénover, embellir, fleurir, rendre cyclable » les voies phares du Département comme le Ventoux ou les gorges de la Nesque.

    Le tout dans un contexte toujours incertain : « On prévoit un budget 2026 similaire à celui en cours, de rigueur et de désendettement car on n’a pas la planche à billets mais du bon sens », livre Dominique Santoni, « agacée » par la situation du pays. Elle ne voit pas d’autre issue qu’une nouvelle dissolution. « J’en ai marre du spectacle donné », se désole la présidente, qui n’attend rien de particulier de Sébastien Lecornu. Même un poste de ministre ? « Ce serait passionnant mais ce n’est pas d’actualité et en 4 mois, impossible de faire des réformes », répond-elle.

    Dominique Santoni reste donc concentrée sur le Vaucluse et plus largement les collectivités, seules à même, « par leur proximité », d’apporter des réponses concrètes. Et de soutenir ainsi davantage de décentralisation alors qu’aujourd’hui les départements ne lèvent plus de fiscalité directe. « Je suis bien ici », assure la présidente pour qui il est trop tôt de parler de second mandat (les départementales ne sont prévues qu’en 2028). « Il ne faut pas faire plus de deux mandats », confie-t-elle, laissant supposer qu’elle serait prête à rempiler.

    D’autres élections locales approchent, les municipales en mars. L’ex-maire d’Apt n’est pas intéressée par un retour à l’Hôtel de ville, mais s’inquiète pour Avignon. « Quand je vois la dispersion dans la majorité [lire page précédente] avec 4 élus qui sont candidats ou soutiennent un autre candidat, le risque clairement c’est LFI », estime Dominique Santoni. Plus que le RN ? « Oui, assume-t-elle. Je ne crois pas non plus aux promesses du RN mais son projet fracture moins le pays que LFI, chez qui je ne vois que du chaos et un projet qui ne rassemble pas les Français. » Quant à la droite, la présidente voit d’un bon œil l’arrivée possible d’Olivier Galzi qui, comme elle, parle « du parti du bon sens » et appelle Julien Aubert à s’en rapprocher.

  • Le PCF, L’Après et Génération.s appellent au rassemblement

    Le PCF, L’Après et Génération.s appellent au rassemblement

    Alors que trois élus de la majorité d’Avignon se sont déjà déclarés candidats aux prochaines élections municipales, à savoir Paul-Roger Gontard (La Convention), David Fournier (PS) et Joël Peyre (PRG), et que le premier adjoint Claude Nahoum soutient la candidature de Benoît Belvalette (Place publique), le PCF, l’Après et Génération.s en appellent à faire front commun à gauche.

    « À six mois des élections, on a devant nous un panorama éclaté. Et on entend des associations et des citoyens de gauche qui nous sollicitent et nous appellent à se responsabiliser pour ces élections. On appelle à un rassemblement le plus large possible à gauche », confirme ce vendredi 19 septembre Julien de Benito, secrétaire départemental du PCF en Vaucluse.

    « cela doit se faire aux côtés des habitants »

    « Le spectacle des candidatures multiples et des égos de chacun ne fait que faire reculer les personnes dans leur investissement politique communal. Le premier échelon, c’est la commune. Ce serait bien de faire revivre ça ici », pousse également Frédérique Boyer, co-fondatrice de l’Après 84 (Association pour une République écologique et sociale). Tandis qu’Éric Deshayes, adjoint (Génération.s) au maire d’Avignon délégué à la Ville citoyenne, plaide pour une « place des citoyens dans ce débat-là, quelle que soit la discussion que l’on peut avoir avec les partenaires ou les personnalités politiques ».

    Mais qui soutenir dans ce cas ? « La raison nous pousse à dire qu’il y aura un rassemblement à gauche. C’est le souhait d’une gauche rassemblée, comme on a pu le faire avec le Nouveau front populaire, mais aussi lors des deux mandats de Cécile Helle », assure Rémy Blanc, conseiller départemental PCF. « On n’y va pas dans une perspective d’échec. Il y aura un rassemblement plus large », embraye Julien de Benito, espérant une clarification d’ici début 2026. « Le rassemblement existe en réalité au sein des militants, mais il faut passer au-delà des égos », réitère Yves Marie-Cardine, co-référent de l’Après 84. « Et cela doit se faire aux côtés des habitants », ajoute Éric Deshayes, qui encourage ces derniers à aller à la rencontre des formations politiques : « C’est avec eux que les choses avanceront. »

    Face aux diverses candidatures à droite et à l’extrême droite, le risque d’un échec par division inquiète. « Il nous paraîtrait irresponsable qu’en raison de stratégies politiques décidées ailleurs ou d’ambitions personnelles démesurées, Avignon soit livrée au RN, porteur d’un projet d’exclusion, de division et de destruction écologique, économique et culturelle », poussent les trois partis dans leur communiqué commun.

    Ne pas se tromper d’ennemis

    « Si Avignon, bastion de la gauche et commune préfecture, bascule à l’extrême droite, c’est aussi le département qui bascule », craint Rémy Blanc. « Nos ennemis, ce ne sont pas les partis de gauche. C’est le capitalisme et le fascisme avant tout. L’extrême droite arrive à notre porte et veut sabrer dans la culture, donner des moyens pour la répression. Il ne faut pas se tromper d’ennemis, même si on peut penser que des gens de gauche ont un peu le portefeuille à droite, ce ne sont pas nos ennemis », abonde Yves Marie-Cardine.

  • Avignon, le PCF, L’Après et Génération.s appellent au rassemblement

    Avignon, le PCF, L’Après et Génération.s appellent au rassemblement

    Alors que trois élus de la majorité d’Avignon se sont déjà déclarés candidats aux prochaines élections municipales, à savoir Paul-Roger Gontard (La Convention), David Fournier (PS) et Joël Peyre (PRG), et que le premier adjoint Claude Nahoum soutient la candidature de Benoît Belvalette (Place publique), le PCF, l’Après et Génération.s en appellent à faire front commun à gauche.

    « À six mois des élections, on a devant nous un panorama éclaté. Et on entend des associations et des citoyens de gauche qui nous sollicitent et nous appellent à se responsabiliser pour ces élections. On appelle à un rassemblement le plus large possible à gauche », confirme ce vendredi 19 septembre Julien de Benito, secrétaire départemental du PCF en Vaucluse.

    « cela doit se faire aux côtés des habitants »

    « Le spectacle des candidatures multiples et des égos de chacun ne fait que faire reculer les personnes dans leur investissement politique communal. Le premier échelon, c’est la commune. Ce serait bien de faire revivre ça ici », pousse également Frédérique Boyer, co-fondatrice de l’Après 84 (Association pour une République écologique et sociale). Tandis qu’Éric Deshayes, adjoint (Génération.s) au maire d’Avignon délégué à la Ville citoyenne, plaide pour une « place des citoyens dans ce débat-là, quelle que soit la discussion que l’on peut avoir avec les partenaires ou les personnalités politiques ».

    Mais qui soutenir dans ce cas ? « La raison nous pousse à dire qu’il y aura un rassemblement à gauche. C’est le souhait d’une gauche rassemblée, comme on a pu le faire avec le Nouveau front populaire, mais aussi lors des deux mandats de Cécile Helle », assure Rémy Blanc, conseiller départemental PCF. « On n’y va pas dans une perspective d’échec. Il y aura un rassemblement plus large », embraye Julien de Benito, espérant une clarification d’ici début 2026. « Le rassemblement existe en réalité au sein des militants, mais il faut passer au-delà des égos », réitère Yves Marie-Cardine, co-référent de l’Après 84. « Et cela doit se faire aux côtés des habitants », ajoute Éric Deshayes, qui encourage ces derniers à aller à la rencontre des formations politiques : « C’est avec eux que les choses avanceront. »

    Face aux diverses candidatures à droite et à l’extrême droite, le risque d’un échec par division inquiète. « Il nous paraîtrait irresponsable qu’en raison de stratégies politiques décidées ailleurs ou d’ambitions personnelles démesurées, Avignon soit livrée au RN, porteur d’un projet d’exclusion, de division et de destruction écologique, économique et culturelle », poussent les trois partis dans leur communiqué commun.

    Ne pas se tromper d’ennemis

    « Si Avignon, bastion de la gauche et commune préfecture, bascule à l’extrême droite, c’est aussi le département qui bascule », craint Rémy Blanc. « Nos ennemis, ce ne sont pas les partis de gauche. C’est le capitalisme et le fascisme avant tout. L’extrême droite arrive à notre porte et veut sabrer dans la culture, donner des moyens pour la répression. Il ne faut pas se tromper d’ennemis, même si on peut penser que des gens de gauche ont un peu le portefeuille à droite, ce ne sont pas nos ennemis », abonde Yves Marie-Cardine.