Jusqu’à un atelier de création de voûtes en bois, rendez-vous donné au Palais des Papes ce lundi pour une visite-atelier à découvrir à partir de 8 ans.
Lundi 10 août de 9h30 à 11h30.
Entre 10 et 20 euros.
![[C’est l’été] Histoire et architecture au Moyen-Âge à Avignon](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/0e1212f1df82aa77fdd47684626ab0ed.jpg)
Jusqu’à un atelier de création de voûtes en bois, rendez-vous donné au Palais des Papes ce lundi pour une visite-atelier à découvrir à partir de 8 ans.
Lundi 10 août de 9h30 à 11h30.
Entre 10 et 20 euros.

Ce qui a marché à Avignon aux élections municipales va-t-il marcher ailleurs ? C’est en tout cas ce que semble penser le maire (DVD) Olivier Galzi, qui lance officiellement son micro-parti « Le bon sens des territoires ».
Ne faisant pas les choses à moitié, une grande soirée de lancement a également été annoncée. Elle se tiendra le jeudi 10 septembre prochain à La Scala Provence. « Parce que la politique doit se réinventer, parce que nos territoires sont les fondations de notre pays et parce que ceux qui décident sont trop éloignés de nos réalités, je propose de lancer un nouveau mouvement », précise le premier édile de la Cité des Papes sur ses réseaux sociaux.
Un moment pendant lequel est également prévue la projection en avant-première du documentaire Clés de campagne, qui se « penche sur les coulisses de l’élection municipale d’Avignon, offrant un aperçu inédit », nous confie-t-on dans l’entourage du maire. Un nouvel élément de communication de l’ex-présentateur du 20 heures, lui qui en est friand et qui en a fait l’une de ses forces.
Avec cette création, il se réaffirme hors des partis traditionnels, comme il n’a cessé de le répéter durant sa campagne. Il souhaite également impulser une dynamique pour d’autres échéances politiques. Avec, tout d’abord, les sénatoriales en vue, où son adjointe et compagne, Anaïs Haussman, se présente. Et donc, on l’imagine, d’autres échéances électorales.
Une démarche qui risque de remuer un peu plus la sphère politique locale. Aux dernières nouvelles, le choix de partir en solitaire pour un siège au palais du Luxembourg a agacé, à droite comme à gauche.

Ils sont quasiment inratables si l’on s’aventure dans ou autour des remparts d’Avignon. Pourtant, le Palais des Papes et le pont d’Avignon (ou pont Saint-Bénézet) enregistrent tous les deux une baisse considérable de fréquentation payante lors de ce mois de juillet comparé aux exercices précédents.
Pour l’ancienne demeure papale, 89 707 personnes ont déambulé entre les épais murs du site. Soit une baisse de 12% par rapport à 2025 et de 11% par rapport à 2024. En ce qui concerne le pont Saint-Bénézet, la chute est encore plus grande. Avec 59 256 visiteurs, la baisse constatée est de 31% par rapport à 2025 et de 17% comparé à 2024. Au cumul, il y a eu 38 200 entrées en moins qu’à la même période l’an dernier.
Une baisse non seulement physique mais aussi numérique. Les sites web palais-des-papes.com et avignon-pont.com ont vu leur consultation baisser respectivement de 18,8%, soit 74 000 visiteurs sur le site du Palais, et de 23,3%, soit 44 500 visiteurs sur le site du pont, par rapport à juillet 2025. Des données qui s’opposent au taux de remplissage de plus de 90% annoncé par les professionnels de l’hébergement. Comme quoi les rues étaient bien pleines pendant le Festival. Mais les sièges rouges et les planches des théâtres ont visiblement été préférés aux monuments.
Des baisses auxquelles Avignon Tourisme tente de donner diverses explications. Elle rappelle en premier lieu que l’année 2025 était « exceptionnelle ». Marquée notamment par l’exposition « Othoniel Cosmos ou les Fantômes de l’Amour », déployée sur dix sites patrimoniaux, dont le Palais des Papes et le pont d’Avignon, à l’occasion des 25 ans d’Avignon Capitale européenne de la culture et des 30 ans du classement Unesco du centre historique. Un succès qui « rend la comparaison mécaniquement défavorable », assure Avignon Tourisme.
L’exposition de cette année a également connu quelques retournements. Était initialement prévue une sorte de cabinet de curiosités de Macha Makeïeff. Mais, pour des raisons administratives et économiques, celle-ci a finalement été annulée. Et finalement remplacée par une exposition de l’artiste sud-coréen Lee Ufan. Est également pointée la « canicule précoce » qui a touché le territoire dès les premiers jours de la saison estivale. Ce qui aurait « probablement limité les déplacements durant une bonne partie de la période étudiée ». Ou encore « un contexte économique moins porteur », assure Avignon Tourisme. Ce qui « a pu inciter les touristes à réduire ou réorienter leurs dépenses de loisirs au moment des départs en vacances », analyse l’organisation.
![[C’est l’été] Le jardin du Rocher des Doms à Avignon](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/058507c1ee07d0bcda73fb70d966ec40.jpg)
À quelques encablures de la bouillante et minérale place du palais des Papes, il faut se donner encore un peu la peine de monter vers la cathédrale et découvrir ce jardin, véritable promontoire sur la ville mais surtout le Rhône. Créé en 1865 par l’architecte-paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps [concepteur du parc Borély à Marseille], le jardin a récemment fait l’objet d’une profonde réhabilitation nécessitant un an et demi de fermeture : désimperméabilisation, reprise du bassin, nouvelle vue vers le palais des Papes, renouvellement de 90% des arbustes et 30% des arbres ont notamment été réalisés. La grande fontaine rocheuse est toujours là, de même qu’une aire de jeux pour enfants.

« Bonjour, c’est Jean-Luc Mélenchon » lance joyeusement le député Insoumis de Vaucluse Raphael Arnault à l’interphone d’un immeuble de la « Coupo », quartier situé sur la Rocade Charles de Gaulle. Un porte à porte à l’occasion du passage de la caravane du parti ce mardi 28 juillet dans la Cité des Papes.
Quelques groupes se séparent pour quadriller l’ensemble de la dizaine de bâtiments que compte le quartier. Dont un qui comprend donc le député et le conseiller municipal d’opposition Khalid El Yousoufi. « On demande d’abord aux gens s’ils sont inscrits sur les listes, et puis après on donne nos arguments » détaille l’élu d’opposition. « C’est très important car il y a un gros risque que ce soit le Front National (sic), les fascistes, qui passent » argumente ainsi une militante qui accompagne les deux personnalités politiques locales.
En moins de dix minutes, ils arrivent à présenter à une demi-douzaine d’habitants d’un immeuble les grandes lignes du programme. Pour garder une trace, un décompte précis est même fait par les militants.
« Nous avons toqué à 527 portes, 182 ont été ouvertes, et avons rencontré plus de 200 personnes dont 29 qui n’étaient pas inscrites sur les listes électorales » précise le parti après coup. Mais laissent systématiquement un petit prospectus sur le pas de la porte. Ainsi qu’un QR code au-dessus de la sonnette de la porte d’entrée du bâtiment qui renvoie vers une page web permettant l’inscription sur les listes électorales. « Il y a beaucoup de gens en vacances et qui sont dehors à cette heure » ajoute Khalid El Yousoufi. « Les racistes votent donc ne passez pas à côté » lâche à une mère de famille le député insoumis.
![[C’est l’été] À Avignon, une Virgule à point nommé](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/a2141e021915a78a4a0c791e61b1e0cc.jpg)
Le 2 juillet dernier, c’est un Jean Castex tout sourire et un peu empreint de nostalgie qui débarque en gare d’Avignon centre, après avoir emprunté la Virgule, ce court trajet de 4 km et 5 minutes qui relie la gare TGV. Le PDG de la SNCF ne tarde pas à confier que se trouver ici lui « rappelle quelques souvenirs ». Car l’ex-Premier ministre a occupé le poste de secrétaire général de la préfecture de Vaucluse entre 1999 et 2001. « Dans mes attributions, j’avais en charge de préparer l’ouverture de la gare d’Avignon TGV », se remémore-t-il. Il n’était plus en poste quand, douze ans plus tard la Virgule a été mise en service. « Avignon a la chance d’avoir ces deux gares connectées [à la différence d’Aix-en-Provence notamment], aujourd’hui cela fonctionne mais, reportez-vous dans les archives, il en a fallu des réunions pour que le projet marche », rappelle encore Jean Castex.
Quelques jours plus tard, en ce samedi de la mi-juillet, l’historique de la Virgule est loin d’être la préoccupation des passagers en gare TGV. Le flot de passagers débarquant de la Virgule presse le pas dans le brouhaha des valises à roulette. « Je n’ai que 10 minutes pour attraper mon TGV pour Strasbourg », nous répond un homme sans qu’on ait le temps d’en savoir plus. Les deux voies A et B de la Virgule ont leur espace d’attente propre en parallèle du quai nord, afin de permettre une correspondance quai à quai. « Je suis arrivée de Nice, j’attends le TER pour aller dans le centre et profiter du Festival, ça évite de prendre un bus ou un taxi », apprécie Julie. Adam, étudiant à Paris, démarre ses vacances pour revenir chez ses parents… absents. « Ils ne sont pas loin de l’intra-muros, c’est pratique pour rentrer sans sortir de la gare », salue-t-il. Pas de bémol en ce samedi mais on sait parfois que les délais entre l’arrivée en gare TGV et le départ vers le centre peuvent avoisiner la demi-heure, malgré une trentaine d’allers-retours effectués jusqu’à environ 21h depuis Avignon centre et 22h en partance de la gare TGV, soit avant les dernières arrivées.
Le chantier, d’un montant total de 38 millions d’euros, a nécessité deux ans et demi de travaux avant sa mise en service le 15 décembre 2013. Dans le détail, sur les 4 km de ligne, un seul kilomètre nouveau a dû être construit depuis la gare TGV pour ensuite raccorder le réseau Paris-Lyon-Méditerranée (PLM). Deux nouvelles voies de terminus TER ont vu le jour à Avignon TGV, entraînant la création d’un nouveau quai de 175 m de long. Côté génie civil, un pont-rail de 22 m de long pour le franchissement de l’échangeur routier de la gare a été bâti ainsi qu’une tranchée couverte sous la plateforme PLM pour permettre le raccordement de la nouvelle ligne à la voie classique.
« Cette nouvelle liaison entre Avignon TGV et Avignon centre renforcera l’offre de services ferroviaires régionaux autour d’Avignon, espérait la SNCF il y a 15 ans, lors de la pose de la première pierre le 27 juin 2011. En assurant une desserte de la gare d’Avignon TGV par des TER d’origines multiples, cette connexion apporte une réponse efficace à l’important développement économique et urbain rencontré par les bassins de vie alentour et à l’engorgement routier. » Cette Virgule peut desservir également Cavaillon et Carpentras – depuis la réouverture de la ligne en 2015 – et les plus petites communes sur leurs trajets (Entraigues, Sorgues, L’Isle-sur-la-Sorgue, Morières, Saint-Saturnin, le Thor…) sans rupture de charge. Quelque 2 000 voyageurs par jour étaient attendus lors de la création de la Virgule. Aujourd’hui, SNCF Voyageurs refuse de communiquer les données de fréquentation, « étant donné que nous évoluons désormais dans un contexte concurrentiel », nous répond l’opérateur.

Depuis l’angle de la rue Madame-de-Sévigné, à Avignon, ce mercredi 29 juillet au matin, on pouvait encore apercevoir quelques dizaines de pompiers s’affairer sur le toit d’un bâtiment en construction de l’école des Grands Cyprès, qui était en train de brûler. L’incendie, qui s’est déclaré dans la nuit autour de 2h30, a mobilisé une cinquantaine de personnes. Le feu a été maîtrisé dans l’après-midi, sans causer de dégâts aux structures voisines. Aucune victime n’est à déplorer.
D’après le commandant Pailloux, qui dirige les opérations sur place, le feu aurait pris à l’arrière du bâtiment, au pied de l’un des pylônes en bois. « Au regard de sa conception, du cadrage en bois avec de l’isolant en paille compressée, c’est difficile à éteindre et c’est pour ça qu’on y est encore », poursuit le responsable.
Sur place, les soldats du feu retirent, panneau par panneau, la toiture pour tenter d’accéder aux structures et surtout à cet isolant afin de le décompresser pour faciliter l’extinction.
Si la municipalité confirme que l’origine du feu « devra être déterminée par l’enquête » et que la rentrée scolaire sera maintenue normalement, le maire, Olivier Galzi (DVD), assure sur son compte Facebook qu’il « semble être d’origine criminelle ». « Ceux qui ont déclenché cet incendie ont détruit un lieu qui devait servir à l’accueil des enfants du quartier et d’Avignon. Ils ont mis en danger la vie des pompiers et détourné leurs efforts alors que des incendies réclament des renforts dans d’autres endroits critiques », poursuit le premier édile. L’élu ajoute que la mairie va porter plainte contre X. Deux jours auparavant, les dortoirs de l’école maternelle ont été vandalisés.
Le bâtiment était destiné à devenir la « Cité éducative » de l’école et à abriter les activités périscolaires. Mais il « ne pourra donc pas ouvrir comme prévu », confie Olivier Galzi. La municipalité précise dans un communiqué qu’elle « travaille d’ores et déjà à des solutions alternatives afin d’assurer la continuité des activités qui devaient y être organisées ». Derrière la rubalise de sécurité, Khalid El Yousoufi, conseiller municipal d’opposition (LFI), mais aussi enseignant de l’école des Grands Cyprès, affiche son désarroi. « La construction avait déjà du retard, donc on va encore en avoir pour un ou deux ans. Ce bâtiment devait surtout accueillir les élèves de la maternelle puis de l’élémentaire pour permettre des travaux dans les locaux, qui sont dans un état catastrophique », confie-t-il, aux côtés du député Raphaël Arnault (LFI). Aux abords de l’école, des parents d’élèves sont dans l’attente. « On devait bientôt avoir une nouvelle école. Mais je sens que ça va traîner encore longtemps », glisse une maman de deux enfants scolarisés dans l’établissement.

« Une nouvelle étape franchie pour ce chantier qui va durablement changer la vie quotidienne de nombreux Vauclusiens », se réjouit le Département, dans un communiqué de presse. Pour rappel, la fin du projet est estimée à courant 2027 par la présidente. Est également prévu, d’ici à la fin de l’année, un parking de covoiturage à proximité du péage. Le budget total pour lever ce « point noir du trafic » est de 38 millions d’euros.

Alors que la mini-pelle a déjà commencé à buriner le goudron devant la porte Saint-Lazare d’Avignon pour permettre aux voitures de rentrer à nouveau dans les remparts, une vingtaine de personnes se sont rassemblées à quelques mètres pour s’opposer à cette décision.
Didier Bally, membre du collectif Saint-Lazare, dénonce une « décision irréfléchie ». Il s’interroge ainsi sur la « précipitation » de cette opération qui fait partie d’un plan plus large. « Il n’y a aucun avantage, si ce n’est défaire pour défaire ce qui a été fait », insiste-t-il, estimant que cela augure « une modification plus importante de la circulation en intra-muros ».
Il pointe également que cette circulation ne pourra emprunter, pour l’heure, la rue du Rempart-Saint-Lazare. Et que les véhicules vont croiser ceux descendant de la rue Carreterie, ainsi que les piétons et les cyclistes. « Ce qui pose aussi un problème de sécurité », estime-t-il.
Contacté par La Marseillaise, l’adjoint au maire délégué aux mobilités, Nicolas Donnadille, assure que cette mesure, qui fait partie du démantèlement du plan Faubourg, permet « d’ouvrir un accès supplémentaire au secteur nord-est d’Avignon intra-muros », estimant que les deux ouvertures existantes, que sont la porte Thiers et la porte Saint-Joseph, ne suffisaient pas. Tout en rappelant que « c’était un engagement de campagne ». Et que des évolutions sont possibles en apportant des « aménagements de sécurité ou de réduction de vitesse » pour dissuader ceux qui aimeraient se servir de ce nouveau passage pour éviter les embouteillages. Et d’assurer que des évolutions sont possibles si les retours des riverains sont négatifs.
Pétition sur onparticipe.fr