Tag: Aubagne

  • Le court-métrage d’un ex-élève de la Satis aux César

    Le court-métrage d’un ex-élève de la Satis aux César

    Arnaud Delmarle, 28 ans, a appris que son court-métrage de fiction était nominé aux César, prestigieuse récompense du cinéma français… sous sa douche. Sa sœur le lui a annoncé. « Ma réaction a été la joie et du coup, cela a été plutôt une douche chaude qu’une douche froide », s’amuse-t-il. « Quand on a inscrit notre film en juillet, on ne pensait même pas passer le cap d’être montré au jury… », raconte-t-il. Mais si. Big Boys don’t cry a fait partie des 200 films éligibles aux César, puis de la quarantaine sélectionnés, et maintenant il est dans un dernier carré de 4 courts-métrages de fiction. « Pour moi, être nominé, c’est la meilleure des récompenses. Cela signifie que les 4 000 à 5 000 votants du jury ont vu et voté pour le film. C’est une validation du milieu du cinéma. Après, s’il doit y avoir une récompense, ce sera évidemment la cerise sur le gâteau. Mais le plus important pour moi, c’est que le film rencontre son public et le touche », assure le jeune réalisateur.

    Un directeur très fier

    Avec Léa Oury, co-scénariste du film, de la même promo- 2020- qu’Arnaud à la Satis (Sciences, arts et techniques de l’image et du son), le jeune homme s’est emparé d’un thème pas si facile à traiter. « Big Boys don’t cry parle de vulnérabilité masculine et de difficulté à exprimer ses émotions en tant qu’homme. » Arnaud Delmarle a choisi Saint-Chamas pour tourner avec son équipe d’anciens élèves de la Satis. « Je voulais vraiment choisir un village dans l’été pour que justement le groupe soit vraiment enfermé, encore plus que si c’était à Marseille, à l’image des idées préconçues du groupe sur la virilité », explique le réalisateur. Admis sur concours à la Satis, école publique de cinéma dans le giron de l’université Aix-Marseille, Arnaud Delmarle en fait beaucoup d’éloges. « Il existe quand même très peu de telles écoles en France. Beaucoup sont privées et hors de prix et continuent à faire perdurer cette pensée que le cinéma serait quelque chose d’élitiste. »

    Ce qui n’est pas le cas avec la Satis. « Pour intégrer cette école il faut passer un concours sélectif mais une fois qu’on est rentré, on rencontre des gens passionnés aussi par la même chose », évoque le réalisateur. Dotée de l’un des plateaux techniques les plus complets parmi les écoles de cinéma en France, la Satis a formé près de 1 700 étudiants depuis son implantation à Aubagne en 1988. Rémi Adjiman, le directeur de la Satis, s’est dit « profondément fier d’Arnaud et de tous les anciens élèves qui ont donné naissance au magnifique Big Boys don’t cry, mais également pour porter l’école de la Satis d’Aix-Marseille université jusqu’aux César. »

  • À Aubagne, Jean-Pierre Squillari et ses colistiers jouent la carte de la proximité

    À Aubagne, Jean-Pierre Squillari et ses colistiers jouent la carte de la proximité

    « La Louve, le Voltaire, Campagne Michel, le Caprier, le Salengro, la Savoisienne et le Moulin de Beal… Les militantes et les militants d’Aubagne en commun se sont démultipliés ce vendredi ! », commente Jean-Pierre Squillari, le toujours très enthousiaste chef de file de la liste réunissant PS, PCF, Écologistes Génération.s, Place publique et des citoyens engagés.

    « La proximité, c’est la signature de notre campagne », explicite Denis Granjean, le conseiller municipal d’opposition écologiste et colistier de Jean-Pierre Squillari. Une démarche inspirante pour tous les protagonistes, « l’accueil est très chaleureux lors des porte-à-porte, sur les marchés, dans les quartiers, constate-t-il. Les gens nous expriment un immense ras-le-bol de la gestion actuelle de la ville et considèrent que nous représentons une véritable alternative, un véritable espoir de changement. Crédible ». « Cela fait du bien, car nous avons vraiment l’impression d’être utiles et de faire une campagne en phase avec les préoccupations des gens ». Le bien-être est d’ailleurs un fil rouge au sein des priorités de la liste du « moratoire sur les projets de bétonisation » jusqu’aux propositions concernant l’habitat, en passant par le développement des énergies vertes et locales, de nouvelles perspectives de transport ou la redynamisation du cœur de ville.

    Prochain grand rendez-vous, le samedi 28 février, à 11h, salle du Bras d’Or, pour la présentation officielle de la liste.

  • La CFDT d’Alinéa exige des garanties

    La CFDT d’Alinéa exige des garanties

    L’annonce du retrait du seul candidat à la reprise des 35 magasins Alinea (Néomarché) a été un nouveau choc pour les salariés. Ils sont près de 1200 à ne pas savoir de quoi l’avenir sera fait », rappelle la CFDT au national. À Aubagne, 250 salariés travaillent à la fois dans le magasin, et au siège social de Néomarché, maison mère d’Alinea, créée à Avignon en 1988. Alinea, propriété de la « galaxie Mulliez », a été placée en redressement judiciaire en novembre dernier.

    Mobilisation à Alinea

    Une mobilisation a eu lieu devant le magasin d’Alinea Aubagne les 7 et 14 février pour obtenir un plan social « décent ». Dans un communiqué publié jeudi, la CFDT exige « la sécurisation de l’avenir professionnel des salariés ». Pour les salariés des magasins Alinea, le syndicat revendique : « La garantie de leur reclassement dans les sociétés de la galaxie Mulliez, des budgets renforcés pour la formation des salariés, pour les fins de carrière. Et une indemnité de licenciement supralégale, à la hauteur de l’engagement des salariés d’Alinea. » Les réponses de l’AFM à ces revendications « déterminer[ont] le maintien ou non des mobilisations de cette fin de semaine », prévient le syndicat.

  • Sept épiceries de nuit contraintes à trois mois de fermeture par la mairie

    Sept épiceries de nuit contraintes à trois mois de fermeture par la mairie

    Du 11 février au dimanche 10 mai, 7 épiceries de nuit, situées en centre-ville et périphérie doivent, selon l’arrêté municipal pris par le maire, fermer leurs portes en nocturne, le lundi, mardi, mercredi, jeudi et dimanche de 21h à 6h du matin, et le vendredi, samedi et les veilles de jours fériés, de 22h à 7h. Parmi ces commerces, figure l’épicerie de nuit du 8, avenue de Verdun, fermée par arrêté préfectoral le 29 août, alors qu’un jeune employé avait été tué par balles par un commando cagoulé de 3 individus. Suite à cela, « on avait fait fermer 3 autres épiceries aux alentours en novembre, pour trois mois. Comme l’arrêté arrivait à son terme le 8 février, le maire a décidé de le reconduire », explique Vincent Rusconi, adjoint à la sécurité.

    Depuis la fermeture de ces commerces établis en centre-ville, au 12, rue Laget, 2, cours Barthélémy et 47, rue de la République, « beaucoup de nuisances n’ont plus lieu, clientèle qui arrive vers 2 à 3 heures du matin avec la musique à fond », argumente l’adjoint.

    Aux alentours de ces 4 épiceries, mais aussi celles du 14, avenue Elzéard-Rougier, 37, avenue des Goums et 4, rue de la Liberté, l’arrêté fait notamment état « de rassemblements nocturnes qui troublent le repos des habitants, de comportements agressifs, de disputes et de rixes, de stationnements anarchiques (…) ». Il souligne que « les interventions régulières des services de police, les verbalisations et avertissements, ne suffisaient pas à mettre fin à ces troubles. »

    Ventes illicites

    Dans 2 épiceries de nuit, par ailleurs, les contrôles douaniers du 20 janvier dernier ont mis à jour des ventes illicites de protoxyde d’azote, et de cigarettes de contrebande. La fermeture par arrêté municipal de ces commerces est possible, indique l’élu, depuis le vote de la loi narcotrafic, en avril dernier.

  • À gauche, Aubagne en commun a composé une liste « équilibrée »

    À gauche, Aubagne en commun a composé une liste « équilibrée »

    Je sens qu’on n’est pas mal, on est mieux que quand on a commencé avec Maurice et Jean-Luc », blague mardi soir, devant plus de 100 personnes réunies au Cercle de l’harmonie, Jean-Pierre Squillari.

    La tête de liste de Aubagne en commun, rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes, fait référence aux débuts, lorsque lui-même, Maurice Marsiglia et Jean-Luc Dimitri, il y a deux ans et demi se disent « comment faire pour chasser l’imposteur ». Il veut parler du maire sortant (LR) Gérard Gazay, élu depuis 2014 et candidat à sa réélection. Un peu avant, David Chiousse, directeur de campagne, apprécie : « On peut être fiers de ce qu’on a fait. » Et notamment de la composition de la liste, dévoilée ce soir-là aux soutiens. Elle le sera au public lors du meeting du samedi 28 février, à 11h au Bras d’Or. « C’est une liste qui ressemble à Aubagne, à la diversité de notre ville », souligne-t-il. « Construire une telle liste, c’est forcément un compromis, sans faire de compromissions », ajoute-t-il.

    « On va gagner »

    Jean-Pierre Squillari la juge « équilibrée ». David Chiousse précise : « Nous avions plusieurs contraintes : la parité hommes/femmes, la représentation de tous les quartiers, le renouvellement… » Il détaille : « La liste est composée de 43 personnes, dont 12 encartés et 31 citoyens. Sur les 43 candidats, seuls 7 ont déjà été élus. » Pour ménager l’effet de surprise le 28, la presse a dû accepter de ne donner que les 7 premiers noms de la liste : Jean-Pierre Squillari, Gaëlle Rodeville, directrice du festival ciné musique à Marseille, Denis Grandjean (Écologistes), directeur de l’école Nelson-Mandela quartier du Charrel, Hélène Di Vita (PCF), infirmière, Arthur Salone (PS), Clémentine Fardoux, enseignante, et François Otchakovsky-Laurens, enseignant-chercheur à l’université d’Aix-en-Provence, en histoire. Sûr de lui, Jean-Pierre Squillari a déclaré : « On va gagner, car sur le terrain les gens nous disent en avoir marre de Gazay et on nous dit : “on compte sur vous !” ».

  • L’extension du tramway d’Aubagne à La Bouilladisse voit le bout du tunnel

    L’extension du tramway d’Aubagne à La Bouilladisse voit le bout du tunnel

    C’était autrefois le train des mines, qui amenait les travailleurs de la vallée de l’Huveaune et d’Aubagne à Gardanne… Envisagée dès 2007, la remise en service de l’ancienne voie ferrée de Valdonne a été relancée en 2019, non sans débat. Plutôt qu’un train-tram, capable de rouler sur les rails de la SNCF, la Métropole a fait le choix du tramway, comme celui développé à Aubagne intra-muros. Au-delà des polémiques, des réticences de Gérard Gazay, le maire (LR) d’Aubagne, lors de son premier mandat, qui se « félicite » aujourd’hui de cette réalisation… Les communes qui vont être desservies d’ici la fin de l’année – Roquevaire, Auriol, La Destrousse et La Bouilladisse- vont pousser un gros « ouf » de soulagement. Les axes routiers de la vallée sont saturés avec près de 20 000 véhicules par jour, l’infrastructure d’un coût de 130 millions d’euros et figurant dans le volet transport de Marseille en grand devrait permettre à la fois de désengorger la route et de grandement faciliter l’accès à tous les services publics d’Aubagne et du territoire. Parkings relais et aménagements sont également prévus au fil du tracé et des onze nouvelles stations pour optimiser le Valtra, ce nouveau mode de transport à haute fréquence qui devrait être disponible d’ici la fin de l’année. Reste d’autres enjeux à relever comme son extension vers La Penne-sur-Huveaune. 15 000 voyageurs par jour sont attendus.

  • Football : Aubagne se sort du piège burgien

    Football : Aubagne se sort du piège burgien

    L’essentiel est assuré pour les hommes de Gabriel Santos. Sans aucun tir à la pause, le SCAAB a ouvert le score à l’heure de jeu par l’intermédiaire d’un homme précieux ces derniers mois, Mokrane Bentoumi.

    Les locaux ont su être efficaces avec ce but sur l’un de leurs trois tirs de la partie. Un championnat de National toujours aussi serré avec Aubagne, 7e de National avec 28 points au compteur.

    La semaine prochaine, de nouveau un match au stade de Lattre-de-Tassigny face au relégable Quevilly-Rouen.

  • L’horizon s’obscurcit pour les salariés d’Alinea

    L’horizon s’obscurcit pour les salariés d’Alinea

    « On sera là pour manifester notre colère, sans débordement, sans invectives », déclare, vendredi, Sébastien Laisne de la Couronne, délégué syndical central (CFDT) à Néomarché, maison-mère d’Alinea.

    À l’appel de l’intersyndicale CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC (Sega ou Syndicat national des entreprises du groupe Auchan), les salariés feront un débrayage de 10h à 12h samedi devant le magasin Alinea, Zone des Paluds. Samedi dernier, ils étaient déjà une trentaine à s’être mobilisés, mais alors sans l’appui des syndicats.

    Depuis, les 249 salariés du magasin Alinea Aubagne et du siège social de l’enseigne dans la ville ont appris que le principal repreneur roumain d’Alinea, la SDC Holding, qui envisageait de reprendre 575 des 1 172 salariés de l’enseigne au niveau national, avait retiré son offre… L’enseigne a été placée en redressement judiciaire depuis le 20 novembre dernier par le tribunal des activités économiques de Marseille.

    Offres inacceptables

    Si tout n’est pas perdu, la menace de la liquidation judiciaire de cette enseigne créée en 1988 à Avignon prend de plus en plus corps… « Le juge ne s’est cependant pas encore prononcé. Il le fera d’ici mi mars. Car tous les repreneurs qui ont fait des offres de reprise auprès du tribunal jusqu’au 26 janvier dernier, ont jusqu’au 2 mars pour présenter des offres bonifiées », explique le cédétiste.

    Selon une salariée du magasin Alinea à Aubagne, syndiquée au CGC- CFE- SEGA, « les négociations des syndicats au sujet du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) sont au point mort. C’est d’ailleurs pour cela qu’il y a un appel à mobilisation samedi ». Sébastien Laisne précise : « On n’est pas du tout d’accord avec ce que nous proposent les actionnaires de l’association familiale Mulliez (AFM). Si on se place dans la situation la plus défavorable, c’est-à-dire la liquidation judiciaire, la prime de PSE passerait de 5 000 euros par salarié licencié à environ 2 500 euros. Les salariés ne peuvent pas accepter d’être traités comme ça ! » Dans le tract diffusé par la CFDT, on peut lire : « Les salariés subissent aujourd’hui les conséquences de décisions prises par un actionnaire qui en 2020 avait déjà procédé à un redressement judiciaire afin d’écraser les dettes dans son propre intérêt. » Aujourd’hui encore, « ce sont des centaines d’hommes et de femmes qui s’apprêtent à perdre leur emploi. L’actionnaire reste sourd à l’appel des salariés », poursuit le tract. « La galaxie Mulliez pèse des milliards, mais les salariés sont licenciés à moindre coût… »

    Vendredi matin, le candidat aux municipales Jean-Pierre Squillari (liste Aubagne en commun, gauche, écologistes et citoyens) a publié un communiqué. « Je veux assurer les salariés de ma solidarité pleine et entière. Avec mes amis, nous nous tenons à leur disposition », écrit le candidat. « Le secteur du commerce évolue, c’est un fait. Mais ce n’était pas la première alerte pour Alinea. L’anticipation n’a pas été au rendez-vous. Quand un groupe verse des dividendes massifs et qu’une filiale s’effondre, la question des priorités est posée », commente-t-il.

  • À Aubagne, Gérard Gazay fixe ses grandes priorités

    À Aubagne, Gérard Gazay fixe ses grandes priorités

    « Vous pensez que si nous n’avions pas attiré l’hôpital, le commissariat, l’école d’ingénieurs, ils seraient venus ici ? Moi, je ne le pense pas. Cela s’est construit depuis le premier mandat, et voilà les résultats que nous avons », se félicite Gérard Gazay, vendredi, à l’Espace des libertés. Ces trois projets font partie des « projets engagés », qu’il s’engage à livrer s’il est élu. Le 4e est le musée de la céramique, qui s’installera dans la Villa Barthélémy. « Nous signons avec le propriétaire dans quelques jours », annonce-t-il.

    En début de soirée, le candidat de la liste « Passion Aubagne » a expliqué que le programme présenté était le fruit d’ateliers avec la population, menés de septembre à décembre, des 500 contributions reçues sur un site dédié, et celles des élus de son équipe.

    De 200 à 400 caméras

    Les « fondations » du programme s’appuient sur « trois fondamentaux à consolider » Le maire sortant énumère : « Une fiscalité stable avec 0% d’augmentation des taux communaux, le maintien de la gratuité des transports en commun ». Sans surprise, il déclare que « la sécurité est un de nos piliers. En 12 ans, la délinquance de proximité a baissé de 47%. Lorsque nous sommes arrivés [en 2014, Ndlr.], il y avait zéro caméra. Aujourd’hui, il y en a 200 ». Et le candidat veut les porter à 400 « pour annihiler tous les endroits où la délinquance pourrait se développer ». Interrogé à ce sujet, il déclare : « La gauche vote systématiquement contre l’extension du réseau de caméras. »

    C’est bien de ce côté-là de l’échiquier que se trouve son adversaire politique. Gérard Gazay a souvent cité la gauche, ou l’a évoquée en filigrane. Dans son programme, il écrit : « Vous êtes nombreux [les habitants d’Aubagne, Ndlr.] à exprimer vos inquiétudes face à ce que représenterait une autre orientation : retour de la dérive financière, démantèlement de la vidéoprotection, transformation de notre ville en cité. » Une allusion à la demande insistante, à gauche, de loger davantage la population, notamment la plus précaire, tant les besoins sont immenses. En matière d’urbanisme, il fixe le cap : « On construit de petits collectifs, mais pas de grands ensembles. » Il a maintenu l’idée de « créer une pension de famille », où pourraient loger les sans domicile fixe.

    Parmi ses cinq nouveaux projets, il cite « l’extension du tramway vers Marseille » qu’il avait combattu sous la gauche, « l’enfouissement des réseaux, une nouvelle maison de quartier à La Tourtelle, la création d’un itinéraire urbain reliant les trois autoroutes, et un 2e bus à haut niveau de service qui desservira le futur hôpital ».

  • À Aubagne, un groupe sonde les candidats sur le logement

    À Aubagne, un groupe sonde les candidats sur le logement

    « Nous voulons interpeller les candidats sur la place qu’ils font à ce sujet majeur, désormais première source de dépenses des Français », écrit, dans sa lettre ouverte envoyée la semaine dernière, le groupe logement solidarité Aubagne. Le courrier a été adressé aux candidats Gérard Gazay (LR), maire sortant, Mohammed Salem (SE), Giovanni Schipani (SE), Jean-Pierre Squillari (gauche, citoyens et écologistes), et Elodie Malek (LFI). À Aubagne, ville de 47 529 habitants, les problématiques de logement sont bien identifiées par ce groupe, créé il y a deux ans. Ce jour-là, autour de la table, figurent Roland Bourglan, référent à Aubagne de la Fondation pour le logement (anciennement Abbé Pierre), Christine Vandrame, Carmen Heuman, Cristel Migliaccio.

    « Le besoin local est immense »

    Et la situation est plutôt effrayante. Si la ville se trouve dans les clous du taux de logement social voulu par la loi, avec 27,4% et 5 500 logements sociaux selon le groupe ; 60% des demandes à Aubagne le sont « pour du logement très social, pour un public en grande précarité, dont les revenus sont en deçà de 13 000 euros par an », éclaire Roland Bourglan. Par ailleurs, 72% des Aubagnais sont éligibles au logement social. « Le besoin local est immense : 10 000 demandes de logement en cours à Aubagne, dont un peu plus de 3 000 concernent le logement social », cite Christine Vandrame. Aussi la lettre interroge : « Quel type d’offre de logements sociaux avez-vous l’intention de favoriser, en direction de quelle population ? » L’autre problématique majeure est celle du logement indigne. « Aubagne compterait le chiffre record de 21% de logements privés potentiellement indignes, soit environ 2 700 logements sur la ville », expose la lettre. Dans « logement indigne », on trouve le péril (danger pour la vie), et l’insalubrité (danger pour la santé). D’où la question aux candidats : « Quelles sont vos préconisations ? » Reste « le scandale des familles sans solutions de logement », épingle le groupe. Ils seraient 40 à 60 dans la ville, qui dorment dans la rue, dans des voitures ou des abris de fortune. Ouvrir une pension de famille serait une solution pour héberger, de façon pérenne, des personnes qui ne peuvent pas vivre seules. Gérard Gazay tout comme le candidat Jean-Pierre Squillari en souhaitent une. Le groupe voudrait savoir où elle serait localisée. Encore faudra-t-il se pencher sur le cas des personnes en situation de mal logement extrême.