Tag: Aubagne

  • Un programme populaire et festif pour la saison estivale à Aubagne

    Un programme populaire et festif pour la saison estivale à Aubagne

    « Il est temps qu’Aubagne retrouve son âme ; les festivités pour tous et toutes permettront de retrouver du vivre ensemble », annonce Gaëlle Rodeville, adjointe au maire d’Aubagne, en charge de la redynamisation du centre-ville, lors de l’annonce du programme de l’été. Pour ranimer le centre-ville, la nouvelle municipalité compte sur des festivités gratuites pour toutes et tous.

    Tous les jeudis soir, jusqu’à fin août, auront lieu les « Places en musique ». « Le but, c’est que des petites formations de musiciens se réapproprient les places », explique Gaëlle Rodeville. Ce projet est porté par le conservatoire avec des musiciens anciens élèves de l’institution. Sera joué du jazz, du blues ou de la musique classique. « On a pris la liberté de retourner sur des places sur lesquelles on avait jamais été ou qui n’étaient plus exploitées », ajoute l’adjointe au maire, en indiquant que, ce jeudi 9 juillet, ce sera du jazz sur la place Pierrette.

    Le deuxième grand fil rouge de l’été, ce sont des concerts gratuits portés par la direction de la culture, l’office de tourisme et la délégation événementielle de la mairie. Cela commence avec Aubagne Symphonique, guidé par Daniel Scaturro, pour un concert nommé « Il était une fois Joe Dassin », le 17 juillet. « Il y aura également des soirées campings avec les DJ Chérie FM et Nostalgie », dit Gaëlle Rodeville en souriant. Le pic de l’été sera le 21 août avec le concert gratuit de Julien Lieb, ancien élève de la Star Academy, qui se produira sur l’esplanade de Gaulle.

    Mise en avant du territoire

    Une journée de célébration pour les 80 ans de la disparition de Thérèse Neveu aura lieu le 11 juillet. Figure emblématique du santon provençal, elle s’inspirait des tenues traditionnelles des Aubagnais pour façonner l’argile. Deux visites guidées gratuites seront organisées sur les lieux importants pour Thérèse Neveu. La journée se conclura par un défilé de danse de groupes provençaux, puis un apéro offert à tous à 19h30 suivi d’un balèti.

    « À Aubagne, on n’a pas la mer, mais on a la terre ; elle a été nourricière avec l’argile », évoque le maire. Son adjointe abonde en mentionnant le savoir-faire historique de la ville dans ce domaine. Le façonnement de l’argile sera représenté par un marché artisanal, regroupant 40 exposants céramistes et santonniers, du 18 juillet au 24 août, sur le cours Foch. Tous les vendredis soir aura également lieu un marché des créateurs avec une trentaine d’exposants.

    L’été sera aussi marqué par deux banquets populaires le 31 juillet et le 14 août, avec au menu une soupe au pistou, en partenariat avec l’association des commerçants de la ville, sur l’esplanade de Gaulle. Il est nécessaire de réserver.

    Une programmation

    pour les enfants

    Pour les plus jeunes aura lieu le Festimôme. « Un événement porté par la ville depuis 25 ans », précise Gaëlle Rodeville. Du 23 au 26 juillet auront lieu des spectacles de cirque, théâtre, danse, musique et plusieurs ateliers pour les enfants. Le pass d’une journée pour les enfants est à 5 euros, et à 10 euros pour 3 jours. Pour les adultes, la journée est à 10 euros et les 3 jours à 20 euros. C’est gratuit pour les enfants de moins de 3 ans.

    La mairie espère qu’ils pourront « aller plus loin dans les propositions à l’avenir », affirme Gaëlle Rodeville.

  • Le projet du nouvel hôpital d’Aubagne avance enfin

    Le projet du nouvel hôpital d’Aubagne avance enfin

    Première étape majeure pour le projet de nouvel hôpital d’Aubagne. La Déclaration d’utilité publique (DUP), a été signée vendredi par le préfet des Bouches-du-Rhône, marquant un tournant pour ce dossier évoqué depuis sept ans. La mairie va pouvoir se lancer dans l’achat du foncier et négocier avec les propriétaires, dans la zone des Gargues, où le futur établissement doit s’implanter.

    Si aucun compromis n’est trouvé, « grâce à cette DUP, on a une arme législative pour aller au bout », explique Mohammed Salem, délégué spécial auprès du maire chargé de la coordination du projet. Une avancée qui lui permet d’affirmer que « le projet est en marche ». « Je suis très confiant car tout le monde est d’accord », poursuit-il, rappelant l’urgence de concrétiser ce dossier : « Cela fait sept ans qu’on l’évoque. On ne peut plus attendre, on le doit aux soignants qui l’attendent avec impatience. »

    Le prochain défi est désormais de sécuriser les terrains et de réunir le financement. Une réunion regroupant les maires des 19 communes impactées par la construction de l’hôpital, se tient ce mercredi, pour débattre du volet foncier. Côté collectivités, la Région Sud, la Métropole Aix-Marseille et le Département des Bouches-du-Rhône se sont engagés à participer financièrement pour le nouvel équipement. Mais le calendrier se resserre. « L’Agence régionale de santé (ARS) a des limites pour conserver les financements de l’État déjà fléchés pour le projet », rappelle Mohammed Salem.

    Le déficit de l’hôpital pointé dans un rapport

    Pour respecter le calendrier, la municipalité prévoit un lancement des concours d’architectes en 2027, pour une livraison du bâtiment en 2032. De nombreuses étapes doivent encore être franchies d’ici là. « L’échéance la plus importante dans un futur proche, c’est novembre 2026. On devra y voir clair sur le foncier, négociations abouties ou expropriation », précise Mohammed Salem.

    Ce projet de nouvel hôpital connaît un coup d’accélérateur alors que la Chambre régionale des comptes a rendu, le 2 juillet dernier, son rapport sur la gestion de l’hôpital Edmond Garcin à Aubagne. Le texte pointe la situation financière « structurellement déficitaire » de l’établissement, avec un déficit du budget passé de 1,7 million d’euros en 2019 à 5,8 millions d’euros en 2024.

    « Le déficit est là depuis longtemps », balaie Mohammed Salem, ancien président du comité médical de l’établissement. Constat partagé du côté de la mairie : « Il n’y a rien de rédhibitoire. Le déficit est lié à une insuffisance de financement par l’ARS », insiste la Ville.

    Un plan d’efficience

    qui inquiète le personnel

    Autre dossier sensible qui arrive sur la table, celui du plan d’efficience demandé par l’Agence régionale de santé pour l’hôpital Garcin. De quoi susciter l’inquiétude des soignants, personnels et syndicats, mobilisés le 12 juin dernier, pour dénoncer « un plan d’austérité » avec, selon eux, « la suppression de 50 équivalents temps pleins ».

    Faut-il lier le destin du nouvel hôpital à celui de l’actuel et à ce plan d’efficience ? « Ce sont deux choses bien différentes », répond Mohammed Salem. Avant d’assurer : « Ce plan n’impactera pas, pour nous, le projet du nouvel hôpital. » Le chirurgien reconnaît toutefois « la grande inquiétude du personnel ». Du côté de la mairie, on abonde dans ce sens : « L’ARS fait un lien entre le plan d’efficience et le nouvel hôpital mais il n’y en a pas car ce plan existerait même sans le projet de nouvel hôpital ». La ville d’Aubagne considère d’ailleurs que « ce plan d’efficience ne va pas dans l’intérêt des agents et des patients ». Et d’affirmer : « On fait tout pour avoir le nouvel hôpital en 2032, mais on se bat aussi pour que l’hôpital actuel ait les moyens de fonctionner. »

  • À Aubagne, un second souffle pour le contrat de ville

    À Aubagne, un second souffle pour le contrat de ville

    Un nouveau contrat pour une nouvelle ville. Le maire d’Aubagne récemment élu, Jean-Pierre Squillari (DVG), s’est félicité, ce mardi 30 juin, de la signature du nouveau Contrat de Ville. Il fait suite à un appel à projets pour 2027, où associations et habitants étaient invités à proposer des actions concrètes pour la ville.

    À Aubagne, le quartier prioritaire de Charrel et ceux « poches de précarité », à la Tourtelle et dans le centre-ville, sont placés au cœur des priorités de la mairie. Un tournant dans la politique de la ville, menée durant deux mandats par l’ancien maire LR, Gérard Gazay. À travers ce nouveau Contrat de Ville, le conseil municipal entend réorienter ses engagements et ses projets en faveur des habitants.

    Le Contrat de Ville est un dispositif de l’État, piloté par la préfète déléguée à l’égalité des chances, Isabelle Épaillard, la Métropole Aix-Marseille-Provence, le Département et la Ville d’Aubagne.

    Les besoins des habitants au cœur du dispositif

    Dans le programme du contrat, certaines subventions ont été réexaminées. Ainsi, 8 000 euros supplémentaires ont été injectés pour les séjours de vacances proposés par la Ville, dans le cadre du projet « Quartiers d’été ». « Davantage de jeunes pourront ainsi partir à Saint-Vincent-les-Forts (Alpes-de-Haute-Provence). C’est une action très attendue par les jeunes aubagnais pour pouvoir sortir de la ville pendant l’été », explique la mairie.

    Le contrat vise également à « réévaluer les finances pour renforcer les actions de certaines associations, notamment Contact Club ». Des structures qui œuvrent notamment pour l’accès au droit des habitants.

    La Ville d’Aubagne souhaite enfin multiplier les animations de proximité grâce aux fêtes de quartier : « Tous les mois, un quartier est mis à l’honneur lors d’un moment festif, avec un repas partagé. » Ces événements sont principalement organisés par les maisons de quartier. La prochaine fête se tiendra le 11 juillet dans le quartier de Charrel.

  • Le conservatoire inscrit Vladimir Cosma à sa partition

    Le conservatoire inscrit Vladimir Cosma à sa partition

    Une distinction symbolique pour celui qui a signé certaines des musiques de films les plus marquantes du cinéma français, notamment celles inspirées de l’univers de Marcel Pagnol. La cérémonie a débuté en fin de matinée dans la grande salle du Théâtre Comœdia. L’ensemble Bande Originale a ouvert les festivités en interprétant La Valse d’Augustine, du film Le château de ma mère, suivie du célèbre thème du Grand Blond avec une chaussure noire, plongeant le public dans l’univers du maestro.

    « Un très grand plaisir »

    Le directeur du conservatoire, Pierre-Bastien Midali, s’est exprimé avant de laisser place à un quatuor de clarinettes de l’établissement. L’arrivée de Vladimir Cosma a été saluée par une ovation des nombreux spectateurs. François Otchakovsky-Laurens, adjoint à la culture, a pris la parole : « C’est un moment rare, exceptionnel pour notre ville. Vos mélodies, que toutes et tous nous fredonnons, sont au cœur de nos paysages sonores, un peu comme la silhouette familière du Garlaban dessine notre horizon quotidien. (…) Cher Monsieur Cosma, attribuer votre nom à notre conservatoire n’est pas seulement un patronage honorifique, ce sera une inspiration pour nos élèves, une impulsion pour nous. »

    Touché, le compositeur a déclaré : « Vous savez, pour moi, d’avoir mon nom chez vous dans cette ville liée à celui de Marcel Pagnol, ce n’est pas un honneur ; c’est un très grand plaisir. Ce qui est beaucoup plus important que l’honneur parce que les honneurs, j’en ai plein tout le temps, mais du plaisir, c’est plus rare. Et vous m’avez fait un grand plaisir. Je remercie le maire et tous ceux qui ont participé à ce choix-là. »

  • Le maire d’Aubagne annonce le retrait de ses élus de la société publique L’Eau des Collines

    Le maire d’Aubagne annonce le retrait de ses élus de la société publique L’Eau des Collines

    « Un passage en force » validé par le « silence assourdissant de la Métropole », discréditant « la promesse d’une Métropole des maires [ laquelle devait, selon son président Nicolas Isnard (LR), laisser les compétences de proximité aux communes] ». C’est l’accablante analyse que fait la Ville d’Aubagne de l’élection de Serge Perottino, maire (DVD) de Cadolive et vice-président de la Métropole Aix-Marseille, à la tête de la Société publique locale (SPL) L’Eau des collines.

    Cette structure publique est responsable de la gestion du service de collecte et de transport des eaux usées de l’ensemble des communes du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, ainsi que de la production et de la distribution de l’eau potable dans les communes d’Aubagne, La-Penne-sur-Huveaune, Cuges-les-Pins et Saint-Zacharie. La Métropole et les communes en sont actionnaires. La SPL est depuis sa création présidée par un élu aubagnais. Mais, lundi soir, lors du conseil d’administration de la SPL, c’est la candidature du maire de Cadolive qui a remporté les suffrages.

    La Ville veut quitter la SPL

    « Comment un élu, dont la commune n’est même pas desservie par le réseau, peut-il justifier de présider un outil dont les habitants de Cadolive ne sont même pas usagers ? C’est un mépris total de l’histoire et du travail des communes fondatrices », s’est indigné Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    En réaction, il annonce le retrait de ses élus du conseil d’administration de la SPL, l’engagement immédiat de « démarches pour préparer la sortie de la Ville d’Aubagne de la SPL » et l’ouverture d’une « réflexion approfondie, avec l’ensemble de la majorité municipale, pour définir un nouveau chemin et une nouvelle stratégie en matière d’intercommunalité. » « Cette structure est-elle encore un outil au service des habitants, ou est-elle devenue un obstacle à notre autonomie et à notre action ? Nous attendons des actes, pas des promesses. Aubagne sera respectée », conclut-il.

    La mairie indique n’avoir pour l’instant pas obtenu de réponse officielle de Nicolas Isnard, président (DVD) de la Métropole.

  • À Aubagne, la cohésion sociale au cœur des projets du Charrel

    À Aubagne, la cohésion sociale au cœur des projets du Charrel

    Alors qu’un appel à projets a été lancé le 18 juin dans le cadre du Contrat de Ville – dispositif alliant l’État et les collectivités territoriales et cherchant à améliorer la cohésion sociale, l’insertion professionnelle et le cadre de vie dans les quartiers prioritaires – plusieurs rencontres sont prévues entre habitants, acteurs associatifs et représentants institutionnels pour identifier les besoins concrets des territoires concernés.

    Lundi matin, c’est dans la maison de quartier du Charrel, seul quartier prioritaire d’Aubagne, qu’associations et collectivités se sont réunies pour échanger sur les actions susceptibles d’être mises en place dans le secteur. « On entre dans la phase de coconstruction, qui correspond à la suite de l’appel à projets, explique Karim Bentahar, chargé de mission politique de la Ville d’Aubagne. On va dans chaque quartier [concerné par le Contrat de ville, Ndlr] pour reconstruire avec les habitants et les associations la future programmation de 2027. Ce matin, nous étions au Charrel, cet après-midi, nous serons en centre-ville et mercredi matin à la Tourtelle [qui entre dans des poches de précarité, Ndlr]. »

    L’objectif du représentant de la Ville est également d’évaluer les niveaux de subventions à accorder aux différentes associations, en fonction des besoins identifiés.

    Au cœur des échanges de la matinée : la volonté d’adapter l’offre associative afin d’inciter les résidents à davantage vivre leur quartier. « Nous sommes passés par des périodes où un sentiment d’insécurité a poussé les habitants du quartier à se replier chez eux », juge Miguel Nosibor, installé au Charrel depuis 30 ans et fondateur de la compagnie En phase, association culturelle imaginée pour créer du lien social grâce à la danse hip-hop. « Mais je constate, depuis un certain temps, que les familles s’emparent de nouveau des espaces communs. Les questions à se poser sont les suivantes : qu’est-ce qui a permis ça ? Comment faire grandir cette dynamique et s’assurer qu’elle ne retombe pas ? »

    Parmi les solutions envisagées : renforcer la présence des associations afin de créer, avec les habitants, une relation de confiance durable. « La base de tout est le lien que l’on arrive à établir avec les habitants », insiste une représentante de l’École des parents et des éducateurs (EPE) 13, structure d’éducation populaire au service des parents, des jeunes, des familles. « Sur tous les quartiers où l’on intervient, c’est un travail de longue haleine. Il faut être patients et occuper l’espace, déambuler dans le quartier et poser des tables en pied d’immeuble. »

    « Il ne faut pas les décevoir »

    Réfléchir aux méthodes qui permettent de « rencontrer un quartier », c’est ce pour quoi ont plaidé de nombreux participants. L’une des clés réside, selon Slimane Boughanemi, directeur de Contact Club, une association de prévention accompagnant les jeunes et les familles, dans la mise en place d’actions concrètes répondant aux premières demandes exprimées. « La semaine dernière, on a pu rencontrer une cinquantaine de jeunes. C’était un vrai plaisir car on a pu recueillir des demandes concrètes. Il y a une véritable dynamique sur le territoire que je n’observe pas ailleurs. Mais il ne faut pas les décevoir, car s’ils se prennent un mur, nous perdrons le lien », souligne-t-il.

  • Une première braderie pour un grand commerce convivial à Aubagne

    Une première braderie pour un grand commerce convivial à Aubagne

    « C’est la première fois que je vois une grande braderie comme celle-là. C’est bizarre qu’il n’y en ait jamais eu avant. Quelle bonne idée. Ça met de la vie dans le centre-ville et ouvre un peu les esprits. J’ai l’impression que le nouveau maire apporte un autre élan », exprime en ce dimanche 28 juin Alain, habitant d’Aubagne depuis 16 ans, un sachet rempli d’habits chinés sur place qu’il offrira à sa petite-fille. Il est 10h et le cours Foch bruisse de monde, aussi bien sur ses terrasses que devant des stands et étals en tous genres. « Ça amène du monde, ça fait travailler les commerçants de la ville et c’est aussi l’occasion de revoir des copines », exprime quant à elle Marie, sexagénaire au sourire fleuri, tout comme le « joli haut » bigarré qu’elle vient d’acheter.

    La première grande braderie d’Aubagne prend la forme d’une vide-grenier XXL qui s’est également déployé sur les rues Rastègue et Martinot, dont l’affluence a aussi été décuplée par le marché alimentaire de l’Esplanade de Gaulle et une exposition de voitures anciennes sur le Cours Voltaire. Le Cours Barthélémy ne fait lui non plus pas exception à la règle avec son lot d’objets décoratifs et de bonnes affaires textiles disposés sur des tables de fortune et parfois à même le sol. « Cette grande braderie, c’est super. Ça redonne un aspect populaire à Aubagne qu’elle avait perdu. Ça fait revenir du monde dans le centre-ville, un dimanche qui plus est », s’enthousiasme Christelle, qui tient un stand devant le numéro 16 du Cours Barthélémy, là-même où un certain Marcel Pagnol est né le 28 février 1895. « Par les temps qui courent, c’est une bonne idée d’acheter d’occasion. Pour les porte-monnaie de tout le monde, vu le coût de la vie, mais aussi pour la planète. La seconde main, c’est l’avenir », dit-elle devant ses jouets et vêtements qui partent comme des petits pains.

    Rendez-vous en octobre

    « L’idée est de donner à tous les Aubagnais l’envie de se réapproprier le centre-ville, de le fréquenter », contextualise Clémentine Fardoux, 1ère adjointe au maire. « Ce matin, j’ai vu la joie des habitants de voir de la vie dans leur centre-ville, un mélange de populations, de générations et de catégories sociales. C’est tout ce dont je rêve pour ma ville : retrouver enfin un Aubagne qui vit et permet aux gens de se rencontrer », déclare cette élue notamment en charge des ressources humaines et de l’urbanisme à propos de cette grande braderie, dont la prochaine édition se tiendra « début octobre ».

  • Karim Bentahar : « On fait remonter les besoins des habitants d’Aubagne »

    Karim Bentahar : « On fait remonter les besoins des habitants d’Aubagne »

    La Marseillaise : Comment fonctionne le Contrat de Ville ?

    Karim Bentahar : C’est un dispositif de l’État, de travail entre plusieurs partenaires institutionnels : l’État, la préfète déléguée à l’égalité des chances, la Métropole, le Département et la Ville d’Aubagne. Il est basé sur trois piliers : la cohésion sociale, l’insertion socioprofessionnelle, et le cadre de vie. Nous travaillons dans le quartier prioritaire du Charrel, qui est le seul quartier prioritaire d’Aubagne, sur le quartier de la Tourtelle, qui rentre dans des poches de précarité, et sur le centre-ville.

    Quel est votre rôle dans cet appel à projets ?

    K.B. : C’est de représenter la ville d’Aubagne dans le cadre de la Politique de la ville, de mettre en place les subventions pour les associations du quartier prioritaire du Charrel, de la Tourtelle et du centre-ville. C’est vraiment un rôle de technicien d’ingénierie sociale et de terrain auprès des habitants et des associations. C’est aussi un rôle de bilan pour savoir qui on va subventionner, qui on ne renouvellera pas.

    Comment se passe le lancement de l’appel à projets ?

    K.B. : On va dans les quartiers avec les partenaires, avec l’État, le Département, la Métropole, et le Conseil citoyen du Charrel. On invite les habitants et on travaille avec eux toute la matinée, on fait remonter leurs besoins. Ensuite, on propose des actions et on demande à des associations de répondre à cet appel à projet pour que ces besoins puissent aboutir pour les habitants.

    Quelle est la situation économique de ces quartiers ?

    K.B. : On a de moins en moins de subventions. Donc, ce n’est pas facile de pouvoir financer, parce que l’objectif du Contrat de Ville, c’est la réduction des inégalités sociales entre les territoires. Avec la nouvelle majorité municipale, l’objectif est d’augmenter ces subventions aux associations pour justement réussir à réduire les inégalités sociales.

    Quels sont les besoins que les habitants évoquent en priorité ?

    K.B. : La santé mentale, l’emploi aussi, qui est un objectif qui ne change pas. Ces quartiers sont très précaires sur la cohésion sociale, donc une des priorités, c’est de travailler sur les fêtes de quartier. On veut que les habitants puissent bien vivre ensemble. On veut aussi permettre aux habitants du Charrel, de la Tourtelle, d’utiliser le tramway le soir pendant l’été pour pouvoir aller en centre-ville et participer aux activités, parce que le tramway s’arrête à 21h.

  • Face à la canicule, Aubagne renforce son dispositif

    Face à la canicule, Aubagne renforce son dispositif

    Face à l’épisode de fortes chaleurs qui touche les Bouches-du-Rhône depuis lundi, la ville d’Aubagne a activé le niveau 2 du Plan canicule, correspondant à la vigilance jaune de Météo France. L’alerte départementale doit se poursuivre jusqu’à ce samedi 27 juin.

    Pour accompagner les personnes les plus fragiles, la municipalité a renforcé son dispositif : des tournées d’hydratation sont organisées auprès des publics vulnérables, tandis que des maraudes sont menées auprès des personnes sans domicile. Le Centre communal d’action sociale (CCAS) et ses partenaires s’appuient par ailleurs sur un registre nominatif des personnes âgées ou handicapées isolées, qui peuvent s’y inscrire sur demande. En cas d’activation du plan, elles sont directement contactées pour vérifier que tout va bien et rappeler les gestes essentiels : bien s’hydrater et se rafraîchir le corps régulièrement.

    Côté lieux de fraîcheur, la maison du partage ouvre désormais ses portes tous les après-midi, et le parc Jean Moulin reste accessible jusqu’à 23h, afin d’offrir un espace rafraîchissant sur une plus large partie de la journée.

    Dans les écoles, où certaines salles dépassent les 30°C, le maire (DVG) Jean-Pierre Squillari, élu depuis six mois, a demandé aux familles de garder, « si possible », leurs enfants à la maison. Il a reconnu l’héritage de bâtiments vétustes et a promis qu’elles seraient toutes climatisées d’ici 2027. Conséquence de la chaleur, la fête de quartier de La Tourtelle, prévue samedi à 15h, a été décalée à 18h.

    Le niveau de veille saisonnière du Plan national canicule est activé chaque année du 1er juin au 31 août, afin de prévenir et de limiter les conséquences sanitaires des épisodes de chaleur intense sur la population, en particulier chez les personnes âgées, les nourrissons et les personnes souffrant de pathologies chroniques. Le passage au niveau 2, lui, correspond à la carte de vigilance jaune de Météo France, afin de protéger aussi les personnes isolées et les écoles.

  • La grande braderie prend place dimanche à Aubagne

    La grande braderie prend place dimanche à Aubagne

    Pour la première édition de la grande braderie d’Aubagne, les habitants sont au rendez-vous. « 92 exposants, qui sont des particuliers, ont répondu à l’appel. Une trentaine de commerçants ont aussi joué le jeu et une vingtaine d’associations seront présentes pour organiser les animations », affirme Gaëlle Rodeville, adjointe au maire (DVG) d’Aubagne en charge notamment de la redynamisation du centre-ville et de l’événementiel.

    Malgré la canicule, la ville indique maintenir ce rendez-vous. Dimanche 28 juin, les rues d’Aubagne se transformeront en espace commerçant à ciel ouvert. Les habitants pourront faire de bonnes affaires en profitant d’animations. Initialement prévue de 8h à 18h, la municipalité précise que les horaires de la braderie pourraient être ajustés si les fortes chaleurs persistent. Une annonce sera faite vendredi matin à ce propos. En cas d’alerte rouge canicule, la question de son maintien se reposera.

    Vers une redynamisation

    La braderie prévoit de s’étendre sur tout le centre-ville, répartie en quatre lieux proposant chacun une programmation spécifique. « Tout est fait pour qu’on ait du plaisir à être ensemble avec un panel d’activités qui permettent d’être bien à Aubagne et en centre-ville », ajoute l’adjointe. Parmi les animations prévues, il y aura notamment de la danse latine, du chant, des activités pour les enfants mais aussi des expositions de véhicules et des jeux de société.

    Ce moment de convivialité est aussi vu comme un levier d’attractivité par la municipalité. La braderie devrait permettre de prendre la mesure pour aller vers une redynamisation du centre-ville d’Aubagne, déserté par ses habitants, d’après Gaëlle Rodeville. L’objectif est donc de permettre aux Aubagnais et aux Aubagnaises de redécouvrir les commerces de proximité pour renforcer la fréquentation du centre. Si le succès est au rendez-vous, cette grande braderie pourrait s’inscrire durablement dans le calendrier des animations de la Ville.

    Grande Braderie d’Aubagne, dimanche 28 juin. Plus d’information sur site : https://www.aubagne.fr/