Tag: Aubagne

  • Un Grand Chœur va faire revivre cent ans du Comoedia

    Un Grand Chœur va faire revivre cent ans du Comoedia

    L’anniversaire du centenaire promet d’être haut en couleurs. Inauguré le 11 novembre 1925, cours Foch, ce théâtre d’abord privé, construit à l’initiative « de trois entrepreneurs », relate Jérôme Leleu, l’actuel directeur du Comoedia ; est ensuite devenu municipal. Parmi les particularités architecturales de ce théâtre à l’italienne tendu de velours rubis, « son plateau en forme de triangle. On y fait rentrer les décors au chausse-pied », s’amuse le directeur. Au-delà de l’aspect physique du centenaire, Le Grand Choeur*, à l’affiche les 13 et 14 décembre, va faire vivre au public ce que le Comoedia a vécu durant cent ans… Sur scène ce week-end, l’hommage à Félix Mayol, le chansonnier toulonnais, grande vedette des années vingt, va étonner le public avec ses chansons drôles. À ses côtés, un tourbillon de grands artistes, qui se sont produits sur cette scène, vont être incarnés par les comédiens : « Maurice Chevalier, Marcel Pagnol, Louis Jouvet, Marguerite Duras, Marcel Maréchal, Raymond Devos, Maxime Le Forestier, Galabru, Laurent Terzieff… », énumère Jérôme Leleu. En poste depuis fin 2022, le directeur du Comoedia lui-même va devenir un personnage du spectacle.

    Un public exigeant

    Metteur en scène, comédien et créateur de spectacles, le Marseillais Philippe Le Car, à la tête de l’Agence de Voyages Imaginaires « a écrit le spectacle sur la base de documents d’archives. Celles-ci ont été mises à disposition par Sandra Rouqueirol, directrice du service archives et patrimoine de la Ville d’Aubagne. Il a également recueilli les témoignages d’anciens membres des équipes du théâtre, questionnés sur leur façon de travailler, leurs souvenirs… », expose Jérôme Leleu. « Café-concert, musique, clown, burlesque, chanson, extraits de pièces classiques, d’œuvres de Marcel Pagnol… Le Grand Chœur va donner à vivre toutes les esthétiques du théâtre… », promet le directeur du Comoedia. À la question : « En cent ans, la manière de faire du théâtre a-t-elle changé ? », il répond : « On s’est orienté vers un jeu plus naturaliste, notamment dans la façon d’aborder les classiques. » On ne joue plus au théâtre comme la singulière Sarah Bernhardt… Mais sinon, l’objectif est toujours le même, soutient Jérôme Leleu. « Au théâtre, on veut toucher au cœur Créer l’émotion. Le théâtre est le miroir de l’humanité. Il a tout son sens dans ce qu’il nous renvoie de nous-même », poursuit-il. Quant au Comoedia lui-même, qui aujourd’hui travaille avec une équipe de dix personnes, propose 65 spectacles et 80 levers de rideau par saison (septembre à juin) pour 22 000 billets vendus, « les Aubagnais y sont très attachés », souligne le directeur. Il confie : « Quand j’ai rencontré son public pour la première fois, il m’a demandé avec insistance qu’il y ait de bons spectacles, et que je ne les déçoive pas… »

    * À 20h le 13, à 18h le 14.
    Tarifs
     : 4 à 15 euros. Réservations : 04.42.18.19.88.

  • Plaidoyer pour le maintien de la gratuité des transports à Aubagne

    Plaidoyer pour le maintien de la gratuité des transports à Aubagne

    « Depuis plus de quinze ans, la gratuité des transports en commun sur le territoire de l’ex Agglo d’Aubagne constitue un acquis social, écologique et économique. Elle a permis à des centaines de milliers d’habitants de se déplacer librement, de réduire leurs dépenses du quotidien, de favoriser l’accès à l’emploi, aux services et à la culture, tout en contribuant à la baisse de la pollution et de la congestion urbaine », affirme, dans un communiqué, le collectif. Convaincu que « la gratuité doit être maintenue, protégée et sanctuarisée », il annonce, à l’approche des élections municipales, poser ces questions aux candidats et candidates : « Vous engagez-vous clairement à défendre la gratuité des transports à Aubagne ? Seriez-vous prêts à porter cette revendication au sein de la Métropole, là où se joue réellement l’avenir de ce service public ? »

    Le collectif reprend : « Nous attendons des prises de position publiques, fermes et sans ambiguïté. La gratuité n’est pas un gadget, c’est un choix politique structurant un investissement pour l’avenir, un outil de justice sociale et de transition écologique. Elle est plébiscitée (…). Les Aubagnais ne veulent pas revenir en arrière. Nous non plus ! »

  • À l’école de céramique d’Aubagne, des vocations nées de la terre

    À l’école de céramique d’Aubagne, des vocations nées de la terre

    « Avant, je voyais le travail de la terre comme un passe-temps, mais là, je voudrais en faire mon métier et ouvrir mon propre atelier », confie Fanny, 31 ans. Assise devant un tour de potier, elle a déjà façonné trois bols, à partir d’une argile rouge d’Espagne chargée en fer. « Cela a l’air simple de faire ça, mais ça ne l’est pas du tout. ça demande de la technicité dans les gestes. Ce qui me plaît, c’est exprimer ma créativité en travaillant la terre. »

    Fanny a débuté sa formation, le 27 octobre dernier, à l’école de céramique de Provence. « C’est une reconversion. J’ai été hôtesse de l’air pendant six ans en région parisienne, j’ai fait un burn-out… Je suis venue m’installer à Marseille, j’ai été barista. Jusqu’à ce que je découvre cette école », raconte-t-elle.

    Directeur de l’école de céramique, Renaud Andreani, lui aussi devant un tour, fait surgir de la motte de terre un sapin de forme conique. L’école d’Aubagne, qui forme aux CAP « modèles et moules céramiques », « décoration en céramique » et « tournage en céramique » accueille, chaque année, environ 25 adultes en formation continue, qu’ils soient en activité ou en reconversion. La formation dure de six mois à deux ans. « Toutes nos formations sont diplômantes », insiste Renaud Andreani.

    Décors traditionnels

    Dans l’atelier, beaucoup de jeunes visages. Le gros des effectifs est en effet constitué par la cinquantaine d’apprentis. Âgés de 16 à 26 ans, ils sont formés en deux ans, à la fois à l’école et en entreprise. Une cour à traverser et on pénètre dans l’atelier de décor sur céramique. « On apprend ici la tenue du pinceau, le mélange des couleurs, l’émaillage, les décors traditionnels… », renseigne Patricia Boellinger, formatrice.

    Lilou, 22 ans, est en reconversion, malgré son jeune âge. Le calme et la minutie exigés pour peindre lui correspondent tout à fait. Après avoir fait les Beaux-Arts à Marseille, Iris, 27 ans, a intégré l’apprentissage en octobre dernier. « J’avais envie de quelque chose qui liait l’artisanat et l’art », déclare-t-elle.

  • À Aubagne, Jean-Pierre Squillari veut « stopper le bétonnage sauvage »

    À Aubagne, Jean-Pierre Squillari veut « stopper le bétonnage sauvage »

    « Construire oui, mais pas n’importe où et pas n’importe quoi », tranche Jean-Pierre Squillari.

    Si lui et son équipe sont élus en mars prochain, « on stoppera le bétonnage sauvage. Les logements construits ces douze dernières années durant le mandat du maire sortant (LR) Gérard Gazay ne sont pas accessibles à la majorité des Aubagnais. On part du principe que les logements doivent correspondre aux besoins des habitants, et non aux envies des promoteurs ». En accord avec le programme de la liste*, « nous ferons un moratoire sur les constructions. Il y aura un statu quo sur celles qui sont programmées. Pour les autres, on regardera si la réglementation est respectée, si le réchauffement climatique est pris en compte. Si tout est dans l’ordre, il n’y aura pas de problème. Dans le cas contraire, on arrêtera les projets de construction ».

    Il martèle : « Finies les opérations clinquantes pour investisseurs. On remet les familles au centre : loyers accessibles, tailles adaptées, vraie mixité pour garder 25% de logements sociaux. »

    Non à l’étalement urbain

    Selon l’Agence départementale d’information sur le logement des Bouches-du-Rhône (Adil 13), citée dans un article de la Ville d’Aubagne daté du 13 mai dernier, il y aurait, dans cette ville de 47 342 habitants, 22 656 logements, dont 27,43% de logements sociaux, et 3 043 demandeurs de ces logements. Si la Ville est dans les clous quant à la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU), « c’est grâce aux municipalités précédentes, car le maire sortant n’a pratiquement rien construit », pose-t-il. Pour autant, « le parc social se dégrade, les loyers s’envolent, les jeunes ne trouvent rien, les anciens ne peuvent plus rester chez eux, les familles monoparentales serrent les dents… Et pour acheter, n’en parlons même pas : des prix qui donnent le tournis », constate-t-il. Et d’embrayer : « Et ça, ce n’est pas arrivé par hasard. C’est le résultat d’une politique municipale qui a laissé filer la spéculation, qui a couvert l’extension urbaine. »

    Un autre axe fort de ses propositions entend « réviser les plans d’urbanisme pour reconstruire sur l’existant. Densifier un peu, intelligemment, là où il y a déjà des bâtis, des transports publics, des services et des commerces. Revitaliser plutôt qu’étaler. Et surtout : stop au grignotage des terres naturelles et agricoles. »

    Dans le même état d’esprit, l’idée est de « mobiliser les 1 500 logements vacants » situés dans le vieil Aubagne. « Ils ne seront pas tous disponibles, car certains font l’objet de procédures en cours par exemple en cas de problèmes sur un héritage, ou sont en procédure de péril, mais une partie pourrait être disponible. On va travailler avec les propriétaires, utiliser tous les outils existants, et remettre ces logements sur le marché. À titre d’exemple, la réhabilitation du centre ancien de Salon-de-Provence est une réussite », argumente-t-il.

    * Depuis le 30 novembre dernier, son site de campagne a été ouvert : www.aubagne-en-commun.fr

  • Deux visions s’engagent à Aubagne pour le scrutin municipal

    Deux visions s’engagent à Aubagne pour le scrutin municipal

    Si à gauche, deux candidatures sont déjà déclarées, d’autres personnalités, non encartées, sont depuis sorties du bois (ou plutôt, ici, de la garrigue). Après Giovanni Schipani, estampillé « sans étiquette », Jeannine Levasseur s’est déclarée, courant octobre.

    Native d’Aubagne, cette femme de 76 ans, « à droite et au centre droit » dit-elle, a été assistante de direction chez Nestlé et a dirigé une entreprise avec son mari. Elle a longtemps été dans l’équipe du maire actuel, Gérard Gazay. Directrice de campagne en 2014, elle a été adjointe à l’urbanisme durant le premier mandat (2014-2020), puis adjointe de quartier.

    Son intervention lors du conseil municipal du 25 mars dernier, au sujet de la véritable superficie du futur Office de tourisme cours Voltaire – « intox ou méconnaissance du dossier ? », interpelle-t-elle alors le maire – a conduit Gérard Gazay à la pousser vers la sortie. Ce dernier lui a demandé de démissionner de son poste d’adjointe, en juillet. Le préfet a accepté sa démission, courant octobre. Toujours conseillère, elle est aussi, depuis cette date, candidate aux municipales. Dans la profession de foi de sa liste « Un nouvel espoir pour Aubagne », Jeannine Levasseur indique : « Depuis plusieurs mois, de nombreux aubagnais m’ont interpellée. Ils se sentent écartés des décisions, ignorés par un maire qui semble avoir oublié ce qu’est la proximité. » Aussi a-t-elle décidé de se présenter « pour redonner à Aubagne le souffle qu’elle mérite ».

    Ex-adjointe de Gérard Gazay, très impliquée dans le social, Valérie Morinière l’a rejointe. Quatre des idées fortes de Jeannine Levasseur sont « un moratoire pour la construction à Aubagne, car là on construit pour récupérer la taxe foncière, or la ville est défigurée. Une meilleure gestion des finances, avec rigueur et bon sens pour que l’argent public serve pleinement l’intérêt collectif. Une gouvernance exemplaire et transparente. Un grand parc urbain au Bras d’Or ».

    « Nouvel élan »

    Dans ce même lieu, le chirurgien Mohammed Salem, qui a inauguré son local de campagne au 9 avenue Loulou-Delfieu le 14 novembre dernier, veut créer un espace « intergénérationnel ». Président de la Commission médicale d’établissement au centre hospitalier Edmond-Garcin, Mohammed Salem avait annoncé sa volonté de partir pour les municipales il y a plusieurs mois. Avec sa liste « Ensemble vers l’avenir », il souhaite « s’engager afin de donner un nouvel élan à cette ville qui s’éteint. »

    « Afin d’enrichir et amender ensemble nos propositions », a-t-il annoncé lors de son discours le 14 novembre, il donne rendez-vous à la population « courant janvier ».

  • Des perturbations massives sur le réseau de cars

    Des perturbations massives sur le réseau de cars

    « Le mouvement de grève a bien pris », se réjouit Marc Garcia, délégué syndical de la CGT de l’Établissement Interurbain de la RTM (Régie des transports métropolitains). Et pour cause : ce vendredi, plusieurs dizaines de lignes de bus verront leur service largement perturbé sur le réseau de la Métropole Aix-Marseille-Provence. De Marignane à Martigues en passant par Aix et Aubagne, moult lignes oscillent entre 30 et 60% du niveau d’offre habituel, quand elles ne sont tout simplement pas en service.

    La RTM évoque « de fortes perturbations » et a dressé une liste longue comme le bras des lignes concernées. L’intersyndicale (CGT, SUD et CFTC) à l’origine du mouvement, explique que les dépôts de Gémenos, de Châteauneuf-les-Martigues et d’Aix le suivent particulièrement. Elle a notamment dans le viseur « le maintien des accords » qui étaient de mise lorsque les agents interurbains étaient sous le pavillon de la RDT 13 (Régie départementale des transports), avant qu’elle ne fusionne avec la RTM en janvier 2024. « Cela fait plus de 10 mois qu’on négocie mais rien n’avance. Ils veulent même nous enlever des conquis sociaux », développe Marc Garcia, citant par exemple la prime de participation « qui disparaîtrait ». Autre conséquence concrète de la fusion : « Avant, on changeait les cars tous les 5 ans, maintenant c’est tous les 7 ! On roule avec des problèmes de matériel ! » Reste que « les réseaux urbains d’Aubagne, La Ciotat-Ceyreste et Martigues-Port de Bouc-Saint-Mitre-les-Remparts tout comme le réseau urbain Marseille-Allauch-Plan-de-Cuques fonctionnent normalement », selon la RTM.

  • La grève pour les salaires à Aubagne débouche sur un rendez-vous

    La grève pour les salaires à Aubagne débouche sur un rendez-vous

    Il est un peu plus de 11h et les salariés de l’Association régionale d’aide aux infirmes moteurs, cérébraux et aux polyhandicapés (Araimc) en grève pénètrent, en silence, dans l’Espace des Libertés où se tient la journée de l’association. Après les avoir accueillis par une brève allocution, Augustin Moyolo, le directeur général de cette association qui gère 4 établissements dans le secteur médico-social, Saint-Thys, les Violettes, Decanis à Marseille, et la Gauthière à Aubagne, leur demande si quelqu’un veut prendre la parole. Les salariés alors, toujours en silence, lui tournent le dos et s’en vont… Ambiance.

    Depuis 10h du matin, les grévistes et les délégués syndicaux (DS) de la CGT se sont massés devant l’Espace des Libertés. Sophia Meberki, DS aux Violettes, a lancé : « Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous faisons grève, c’est à cause du mépris de la direction. » Dans la foule, les pancartes brandies donnent le ton : « Ma pancarte est pourrie, mon salaire aussi ! ». « L’engagement on l’a, la reconnaissance on l’attend ! ».

    Grève très suivie

    aux Violettes

    Une des principales revendications de la CGT porte en effet sur les salaires. « On était prêts à une revalorisation même minimale, avec par exemple plus 7 euros pour les plus bas salaires », expose Sophia Meberki. « La direction nous dit qu’elle n’a pas d’argent, mais dans le même temps elle a acheté un nouveau siège social à Gémenos à plus d’un million d’euros… », épingle-t-elle. En milieu de matinée, Bernard Cresta, DS CGT central, annonce « 95% de grévistes aux Violettes, 45% à la Gauthière, 30 à 40% à Saint-Thys, 90% lors du débrayage d’une heure trente à Decanis ».

    Accompagnante éducative et sociale aux Violettes, Esther, 47 ans, témoigne : « On se donne corps et âme pour un salaire avec lequel on n’arrive pas à boucler les fins de mois. On fait des heures supp’. On voudrait de la reconnaissance, qui passe entre autres par la revalorisation salariale. » Joint par téléphone, Augustin Moyolo, directeur général de l’Araimc, a argué : « La CGT demande à ce qu’on augmente les salaires de tout le monde, avec un coefficient multiplicateur appliqué chaque année. Mais en 2025, nos établissements sont en déficit d’activité. On ne peut pas donner cette prime. Notre financement repose sur les subventions de l’Agence régionale de santé et du conseil départemental. Et je ne peux pas déroger à la convention collective. Chaque année on essaie de faire quelque chose au niveau social, mais on ne peut pas mettre en difficulté notre association. » Quant au nouveau siège social, « il a été financé avec nos fonds d’investissement pour améliorer les conditions de travail des salariés ».

  • Des personnels du médico-social en grève à Aubagne pour leur salaire

    Des personnels du médico-social en grève à Aubagne pour leur salaire

    « Les brasiers chauffaient depuis longtemps… », lance Bernard Cresta. Il est le délégué syndical CGT central des établissements de l’Araimc : l’Institut d’éducation motrice Saint-Thys, le Foyer d’accueil médicalisé les Violettes, le centre Decanis à Marseille, la Gauthière à Aubagne. Cette association du secteur médico-social a son siège social à Aubagne. 500 salariés travaillent au sein de ces cinq structures.

    Ce qui a attisé les flammes ? « Dans le cadre des Négociations annuelles obligatoires (NAO), notre demande de revalorisation salariale, portée par la CGT depuis quatre mois, a échoué. Début novembre, la direction nous a annoncé son refus ferme et définitif pour manque de budget. Elle nous a baladés, on s’est sentis méprisés », réagit le délégué syndical. « Mais nous avons appris il y a peu que l’association allait acheter un siège social à plus d’un million d’euros à Gémenos… » L’autre « point de tension » évoqué par Bernard Cresta concerne « la décision unilatérale de la direction générale et du conseil d’administration de prendre l’Association pour les foyers et ateliers des personnes handicapées (Afah), environ 170 salariés, sous mandat de gestion, sans tenir compte de l’avis défavorable des élus, des salariés et de la CGT. »

    « Deux boulots pour joindre les deux bouts »

    Pour le syndicat, « la direction générale devrait plutôt se concentrer à améliorer le fonctionnement, l’organisation de ses établissements et le suivi des personnes en situation de handicap ». Dans certains établissements de l’Araimc, « le taux d’absentéisme atteint 13%, parfois 20%», indique-t-il. Il invoque « la pénibilité, l’usure du travail ». « On aime notre boulot mais ça ne paie pas les factures… On a des salaires tellement bas que les salariés, à 80% des femmes, souvent mères isolées, divorcées ont souvent deux boulots pour joindre les deux bouts », décrit-il. Par exemple, « des aides médico-sociales, des aides-soignantes qui sont toute la journée et les week-ends auprès des résidents en situation de handicap ou polyhandicap ont un niveau de salaire de 1 700 euros par mois avec dix ans d’ancienneté… ».

    Pour toutes ces raisons, les salariés de l’Araimc sont appelés à faire grève et à se rejoindre à 9h30 devant l’Espace des Libertés, avenue Antide-Boyer. La date n’a pas été choisie par hasard : « On fait cette grève à l’occasion de la journée associative de l’Araimc, à l’Espace des Libertés. On a demandé une audience en fin de matinée auprès du directeur général et nous voudrions rencontrer la déléguée interministérielle qui sera là. On veut lui dire que les salaires du secteur médico-social doivent être revalorisés. On ne résoudra pas le problème de l’absentéisme tant qu’ils ne l’auront pas été. » Une des revendications de la CGT Araimc est « le recrutement immédiat dans tous les postes vacants et le remplacement systématique des absences pour maladie ou accident du travail ».

  • Redistribution de délégations au conseil municipal d’Aubagne

    Redistribution de délégations au conseil municipal d’Aubagne

    Le maire (LR) Gérard Gazay vient tout juste de ceindre l’élue Brigitte Amoros de l’écharpe tricolore. Après délibération, l’adjointe au handicap « hérite » de la charge liée aux quartiers Palissy, les Passons et Aubagne Sud, précédemment assurée par Jeannine Levasseur (DVD).

    Ex-élue de la majorité, aux côtés du maire depuis une quinzaine d’années, la conseillère municipale a annoncé, le 13 novembre dernier, non seulement quitter la majorité, mais aussi se présenter aux municipales de 2026 contre le maire sortant.

    En tout début de conseil municipal, lundi soir, Jeannine Levasseur, qui n’était rattachée à aucun groupe de l’opposition et siégeait donc seule, a lu une déclaration adressée à Gérard Gazay. « Le 2 juillet dernier, lors de notre échange dans votre bureau, vous m’avez indiqué que j’étais pour 90% dans notre réussite politique à Aubagne. Alexandre Dumas disait : “Il est des services si grands qu’ils ne peuvent être rendus que par l’ingratitude” », cite l’élue.

    Conseiller municipal dans l’opposition de gauche, le communiste Yves Perrin-Toinin (RGA) a déclaré : « Par cette délibération, vous nous proposez de pourvoir un poste d’adjoint de quartier en remplacement d’une élue démissionnaire pour la période de quatre mois qui nous sépare des prochaines élections municipales. C’est-à-dire à peine le temps au nouvel adjoint de s’installer dans sa fonction. Nous ne voyons pas l’intérêt que cela peut représenter pour les habitants de ces quartiers. Cette nomination n’est pas une obligation. On pourrait utiliser l’argent économisé sur quatre mois d’indemnités d’un adjoint à chauffer mieux les écoles, en ces temps de grand froid qui arrivent, ou pour abonder le budget des maisons de quartier. »

    Stationnement gratuit

    en décembre

    Un peu plus tard, le conseil municipal a adopté le principe des deux heures de stationnement gratuit par véhicule sur la plage horaire de 10h à 19h, les samedis et dimanches 13, 14, 20, 21 décembre, ainsi que le mercredi 24 décembre, afin de faciliter les achats des habitants dans les commerces d’Aubagne.

    Cette mesure s’appliquera dans les parkings gérés par la Ville : Potiers, centre ancien, Défensions et Beaumond. La Métropole va faire de même au parking du 8 Mai, dont elle a la charge.

  • Les salariés d’Alinea entre lassitude et espoir

    Les salariés d’Alinea entre lassitude et espoir

    Aujourd’hui on ne sait pas du tout vers quel scénario on se dirige, c’est l’inconnu. C’est ce qui stresse un peu les salariés, même si Alinea a été placée en redressement judiciaire et non en liquidation », réagit, vendredi, Sébastien Laisne, délégué syndical. La veille, le tribunal de commerce de Marseille a en effet placé l’enseigne Alinea, qui regroupe 35 magasins et 1 172 salariés, en redressement judiciaire. La période d’observation a été fixée à six mois, jusqu’au 20 mai 2026. Les dettes d’Alinea, propriété de la « galaxie Mulliez », s’élèvent à 10,9 millions d’euros, mais elle dispose encore de trésorerie.

    « Il y a un potentiel »

    Sébastien Laisne reprend : « C’est notre deuxième redressement judiciaire en cinq ans [en 2020, 17 magasins sur 26 avaient été fermés et près de 1 000 salariés licenciés sur 1 800, Ndlr]. Tout au long de ces années, les salariés ont fait des efforts, alors il y a un peu de lassitude. Mais il y a le sentiment dans la société qu’il y a un potentiel, notamment la spécificité de nos produits qui s’inspirent de la Provence. » Parmi les causes qui ont conduit à ce nouveau redressement, il pointe : « L’enseigne fondait de grands espoirs sur l’absorption des magasins Zodio pour avoir la “taille critique” c’est-à-dire être à l’équilibre financier et générer des bénéfices. » Suite à cette reprise, le chiffre d’affaires estimé était « basé à 4 000 euros par mètres carré, mais il est tombé aujourd’hui à environ 1 300 euros ». Le président du tribunal a souligné que « le changement d’orientation marketing, plusieurs fois, a pu brouiller le message auprès de la clientèle. » Il a aussi relevé que « les prix de certains produits étaient un peu élevés, notamment après la conjoncture Covid et la consommation en berne ». D’ici le 12 janvier, l’enseigne devra présenter au tribunal « des pistes sérieuses de restructuration ».