Tag: Aubagne

  • Dans « Marcel et Monsieur Pagnol », les affres de la création

    Dans « Marcel et Monsieur Pagnol », les affres de la création

    «Ce film est une renaissance pour Marcel. J’en suis très heureux, parce qu’il va remettre Pagnol en lumière. Le vrai Pagnol », déclare Nicolas Pagnol, le petit-fils de Marcel. à trois jours de sa sortie nationale, mercredi 15 octobre, Marcel et Monsieur Pagnol, premier film d’animation parlant de Sylvain Chomet, le réalisateur notamment des Triplettes de Belleville (2003) ; va être projeté sur grand écran, dimanche, dans plusieurs salles du cinéma Pagnol. Le réalisateur, l’ensemble de l’équipe de production et Nicolas Pagnol ouvriront la séance.

    Laurent Lafitte, la voix de Marcel

    Le film, qui à l’origine devait être un documentaire avec des parties animées pour illustrer la vie de Marcel Pagnol, célèbre académicien aubagnais dont on fête cette année les 130 ans de la naissance, est finalement un film d’animation à part entière. « À l’apogée de sa gloire, Marcel Pagnol reçoit la commande d’une rédactrice en chef d’un grand magazine féminin pour l’écriture d’un feuilleton littéraire, dans lequel il pourra raconter son enfance, sa Provence, ses premières amours… En rédigeant les premiers feuillets, l’enfant qu’il a été autrefois, le petit Marcel, lui apparaît soudain », esquisse le synopsis. « Ainsi, ses souvenirs ressurgissent au fil des mots : l’arrivée du cinéma parlant, le premier grand studio de cinéma, son attachement aux acteurs, l’expérience de l’écriture. Le plus grand conteur de tous les temps devient alors le héros de sa propre histoire. » Tel est le propos du film. Et sa singularité. « Tout au long du film, le petit Marcel guide le Marcel adulte, tel un revenant. Il l’inspire, lui fait rencontrer les personnages déterminants de son parcours », relate Sylvain Chomet. « J’ai eu cette idée en visitant, avec Nicolas Pagnol, le bureau de Marcel Pagnol où il a écrit La Gloire de mon père et Le Château de ma mère. Il était resté intact depuis sa mort en 1974 », évoque-t-il.

    « Marcel et Monsieur Pagnol est un film sur les affres de la création. » L’acteur Laurent Lafitte prête sa voix à tous les âges de la vie adulte de Marcel Pagnol. « C’était un véritable challenge pour lui. Il devait jouer un personnage qui vieillit et qui perd aussi son accent ! Quand Marcel arrive à Paris, il a un fort accent marseillais, l’accent de son enfance, qu’il perd, même s’il en reste toujours un petit quelque chose », commente Sylvain Chomet. Grand musicien de jazz et interprète de classique, Stefano Bollani a signé la musique du film. Et le rappeur aubagnais SCH, la chanson du générique.

    à Allauch, une expo sur « Les secrets de fabrication du film »

    Présentée jusqu’au dimanche 2 novembre, l’exposition « Marcel et Monsieur Pagnol, les secrets de la fabrication du film », est à voir à la galerie du Pôle culturel de l’Usine électrique, au 164, av. de Gaulle (ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h, le week-end de 10h à 12h et 14h à 18h, sauf jours fériés). L’entrée est libre. La Provence, le port de Marseille, les rues de Paris, le monde du théâtre, la magie des plateaux de tournage… De l’esquisse à l’image finale, l’exposition dévoile les dessins originaux, décors et tout le fascinant processus de création de Marcel et Monsieur Pagnol, à travers des visuels extraits de l’ouvrage paru aux éditions Michel Lafon. Lionel de Cala, maire (LR) d’Allauch, indique : « un vrai projet pédagogique en direction des écoliers a été construit autour de l’expo. » Quant au projet de musée dédié à Marcel Pagnol, qui devrait occuper le 1er étage de l’Usine électrique, « on continue d’y travailler », dit-il. Le musée pourrait ouvrir en 2027 ou 2028.

  • Dans « Marcel et Monsieur Pagnol », les affres de la création

    «Ce film est une renaissance pour Marcel. J’en suis très heureux, parce qu’il va remettre Pagnol en lumière. Le vrai Pagnol », déclare Nicolas Pagnol, le petit-fils de Marcel. à trois jours de sa sortie nationale, mercredi 15 octobre, Marcel et Monsieur Pagnol, premier film d’animation parlant de Sylvain Chomet, le réalisateur notamment des Triplettes de Belleville (2003) ; va être projeté sur grand écran, dimanche, dans plusieurs salles du cinéma Pagnol. Le réalisateur, l’ensemble de l’équipe de production et Nicolas Pagnol ouvriront la séance.

    Laurent Lafitte, la voix de Marcel

    Le film, qui à l’origine devait être un documentaire avec des parties animées pour illustrer la vie de Marcel Pagnol, célèbre académicien aubagnais dont on fête cette année les 130 ans de la naissance, est finalement un film d’animation à part entière. « À l’apogée de sa gloire, Marcel Pagnol reçoit la commande d’une rédactrice en chef d’un grand magazine féminin pour l’écriture d’un feuilleton littéraire, dans lequel il pourra raconter son enfance, sa Provence, ses premières amours… En rédigeant les premiers feuillets, l’enfant qu’il a été autrefois, le petit Marcel, lui apparaît soudain », esquisse le synopsis. « Ainsi, ses souvenirs ressurgissent au fil des mots : l’arrivée du cinéma parlant, le premier grand studio de cinéma, son attachement aux acteurs, l’expérience de l’écriture. Le plus grand conteur de tous les temps devient alors le héros de sa propre histoire. » Tel est le propos du film. Et sa singularité. « Tout au long du film, le petit Marcel guide le Marcel adulte, tel un revenant. Il l’inspire, lui fait rencontrer les personnages déterminants de son parcours », relate Sylvain Chomet. « J’ai eu cette idée en visitant, avec Nicolas Pagnol, le bureau de Marcel Pagnol où il a écrit La Gloire de mon père et Le Château de ma mère. Il était resté intact depuis sa mort en 1974 », évoque-t-il.

    « Marcel et Monsieur Pagnol est un film sur les affres de la création. » L’acteur Laurent Lafitte prête sa voix à tous les âges de la vie adulte de Marcel Pagnol. « C’était un véritable challenge pour lui. Il devait jouer un personnage qui vieillit et qui perd aussi son accent ! Quand Marcel arrive à Paris, il a un fort accent marseillais, l’accent de son enfance, qu’il perd, même s’il en reste toujours un petit quelque chose », commente Sylvain Chomet. Grand musicien de jazz et interprète de classique, Stefano Bollani a signé la musique du film. Et le rappeur aubagnais SCH, la chanson du générique.

    à Allauch, une expo sur « Les secrets de fabrication du film »

    Présentée jusqu’au dimanche 2 novembre, l’exposition « Marcel et Monsieur Pagnol, les secrets de la fabrication du film », est à voir à la galerie du Pôle culturel de l’Usine électrique, au 164, av. de Gaulle (ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h, le week-end de 10h à 12h et 14h à 18h, sauf jours fériés). L’entrée est libre. La Provence, le port de Marseille, les rues de Paris, le monde du théâtre, la magie des plateaux de tournage… De l’esquisse à l’image finale, l’exposition dévoile les dessins originaux, décors et tout le fascinant processus de création de Marcel et Monsieur Pagnol, à travers des visuels extraits de l’ouvrage paru aux éditions Michel Lafon. Lionel de Cala, maire (LR) d’Allauch, indique : « un vrai projet pédagogique en direction des écoliers a été construit autour de l’expo. » Quant au projet de musée dédié à Marcel Pagnol, qui devrait occuper le 1er étage de l’Usine électrique, « on continue d’y travailler », dit-il. Le musée pourrait ouvrir en 2027 ou 2028.

  • Bientôt un nouveau lieu dédié à la seconde main à Aubagne

    Bientôt un nouveau lieu dédié à la seconde main à Aubagne

    « Plus qu’un simple magasin, il s’agit d’un véritable lieu de vie où le réemploi, la seconde main et les ateliers créatifs sont à l’honneur », présente la ressourcerie le Dirigeable.

    Implantée depuis 2016 dans la zone industrielle des Paluds, la ressourcerie dévoilera, le 15 octobre prochain, son nouveau lieu. Situé « entre KFC et l’hypermarché Auchan », au 1100 chemin de l’Avelanède, l’endroit proposera une boutique, pour « acheter autrement ». Les clients y trouveront « une sélection d’objets de seconde main, soigneusement triés et valorisés », détaille l’association Evolio. Au-delà de l’acte d’achat, le public pourra y venir pour participer à des ateliers « bois, couture, vélos, objets électriques pour apprendre à transformer, réparer ou détourner des objets du quotidien ».

    L’objectif de l’endroit, dont la première pierre a été posée il y a près de deux ans, est également de « partager : un lieu convivial pour échanger des idées, des savoir-faire et des bonnes pratiques autour de l’économie circulaire ». L’ambition de l’association Evolio est de « créer un espace convivial et engagé, pensé pour prolonger la vie des objets tout en encourageant la créativité ». La localisation de ce nouveau lieu interroge. Certes, il est tout à fait bien placé pour toucher le maximum de gens, étant donné la fréquentation de l’hypermarché. Mais ceux qui vont faire leurs courses dans cet hypermarché sont-ils sensibles au réemploi, à la réduction des déchets, et à l’économie circulaire ? Ce sera tout l’enjeu, sans doute, de ce nouveau lieu. Amener le plus grand nombre à s’intéresser, voire à adopter, cette démarche écoresponsable et solidaire. Cette activité fait notamment travailler des salariés en insertion.

  • Pour l’OAP Pin Vert, les manœuvres d’intimidation d’un promoteur

    Pour l’OAP Pin Vert, les manœuvres d’intimidation d’un promoteur

    La 12e étape de l’ABT, initiative portée par les collectifs aubagnais Habitants du Garlaban, La Louve, et Borie s’est faite, samedi 4 octobre, au quartier des Solans, en présence d’une trentaine de personnes. « La 11e étape avait déjà eu lieu dans ce même quartier », a souligné Eliane Vergès. C’était « le 14 juin dernier. Nous nous étions retrouvés devant les panneaux indiquant la construction prochaine par le promoteur “Les Nouveaux constructeurs” d’environ 147 logements, sur la base de deux permis délivrés fin avril par le maire (LR) d’Aubagne, Gérard Gazay ». Ce programme immobilier représente une partie des 350 logements prévus par « l’OAP Pin Vert », situé à proximité du rond-point des Solans. Les collectifs aubagnais dénoncent, au sujet de ces deux permis autorisant la construction de 147 logements, « un paysage défiguré, la biodiversité bafouée », mais aussi « l’aggravation des problèmes d’inondation », le quartier étant régulièrement les pieds dans l’eau après de fortes pluies. Alors que les Solans sont déjà impactés par les embouteillages aux heures de pointe, notamment pour s’engager sur le rond-point du même nom, l’urbanisation massive aggraverait encore ces problèmes de trafic et de nuisances sonores, argumentent-ils.

    La lettre recommandée

    Juste avant l’été, huit personnes des collectifs ont déposé auprès du maire d’Aubagne « des recours gracieux, comme nous y autorise la loi, pour lui demander de retirer et d’annuler ces permis », relate Eliane Vergès. Le maire avait jusqu’au 25 août pour répondre. Il ne l’a pas fait. Entre-temps, début juillet, suite à des recours, le tribunal administratif de Marseille « a annulé partiellement l’OAP du Pin Vert en considérant que le secteur 7 était illégal car il se situe dans un corridor écologique », développe Eliane. La préfecture a alors demandé à la Ville d’Aubagne de retirer les permis délivrés au promoteur pour la construction de 11 maisons individuelles. Ce qui a été fait. Mais une lettre recommandée, envoyée le 16 septembre dernier par Olivier Orsuto, directeur régional de « Les Nouveaux constructeurs » à 7 des 8 requérants contre les permis de construire des 137 logements, va déclencher « stupeur et colère ». Dans ce courrier, que nous avons eu en main, le directeur régional écrit : « La SNC LNC Pyramide Promotion vous met officiellement en demeure de vous désister de vos recours gracieux introduits le 25 juin 2025 et, à défaut, de ne pas poursuivre cette action manifestement irrecevable devant la juridiction administrative. » Il poursuit : « La société pourrait également solliciter des dommages et intérêts. » Choqués par ces méthodes, les requérants envisagent d’écrire au Procureur de la République. Ils ont jusqu’au 24 octobre, rappelle Eliane Vergès, « pour décider d’aller ou non au contentieux devant le TA [Tribunal administratif, Ndlr.]. Si un seul d’entre eux le décide, il y en a pour deux ans avant d’avoir une décision (avant appel). Soit un temps suffisamment long pour obtenir encore la refonte ou l’annulation de cette OAP. »

  • Aubagne prend un point contre Dijon

    Aubagne prend un point contre Dijon

    Aubagne se contente du match nul, sur sa pelouse, face à Dijon. Les visiteurs ont égalisé quelques minutes après l’ouverture du score aubagnaise. Celui-ci n’a ensuite pas évolué. 1-1 lors de cette 9e journée.

    Les Aubagnais ont d’abord pris leur temps pour entrer dans leur match. Une demi-heure faite d’imprécisions et plusieurs situations nettes pour Dijon. Au-delà de la 30e minute, la réaction s’est fait sentir avec quelques actions et l’ouverture du score. Servi dans le dos, Enzo Mayilla se crée une occasion et frappe croisée, ce qui trompe le gardien adverse Paul Delecroix. La mi-temps approchait et le DFCO a finalement réussi à égaliser d’une reprise de volée à 15 mètres, dans le temps additionnel. Lembezat étant le buteur.

    La seconde période a été clairement équilibrée. Les occasions ont été plutôt rares, avec quelques ballons atterrissant dans les surfaces des deux équipes, mais sans que les gardiens soient mis en danger. De retour de suspension, la vivacité et l’imprévisibilité de Mohamed Bentoumi ont fait du bien à l’entrejeu, sans qu’une opportunité ne soit conclue. Un point pris par les hommes de Gabriel Santos, mais un peu d’amertume de la part du coach : « Dijon est invaincu cette saison, mais avec ce que l’on a produit ce soir, nous devions nous imposer. Il y a de la frustration de prendre ce but en fin de première période, il fait mal, mais c’est comme ça. »

    Aubagne 1 (1) Dijon 1 (1)

    9e journée de National 1

    Stade de Lattre-de-Tassigny

    Arbitre : Romain Perpinan

    Buts : Mayilla (39e) ; Lembezat (45+1)

    Aubagne : Gil – M’Dahoma, Nehari, Mimb Daheng – Hamek, Abdallah, Diaby, Ali Hamidou – Chaban, El Kaddouri, Mayilla

    Entraîneur : Gabriel Santos

    Dijon : Delecroix – Khatir, Diouf, Barka, Barreto – Marie, Bernard, Moco, Lembezat – Chouchane, Domingues

    Entraîneur : Baptiste Ridira

  • À la Ressourcerie, objets comme humains ont une nouvelle vie

    À la Ressourcerie, objets comme humains ont une nouvelle vie

    Dans des tintements métalliques, des chariots que l’on pousse.

    Dans l’entrepôt de 900 mètres carrés*, ce mercredi matin, les salariés en insertion, reconnaissables à leur t-shirt orange vif, ne cessent de sillonner les allées avec des caddies qui débordent d’objets. Là où, éclaire Elodie Giraud, qui guide la visite, « on fabriquait il y a un siècle des dirigeables », l’association à but non lucratif Evolio a ouvert, en 2016, la Ressourcerie le Dirigeable. À partir de dons de particuliers** ou de professionnels, apportés sur place ou collectés, les hommes et femmes en orange « trient, réparent, transforment et revendent. On fait en sorte de revaloriser un maximum d’objets », souligne Elodie. Et le flux de ce qui est amené est juste colossal. « En moyenne, nous traitons ici 380 tonnes par an, et nous en revendons 92. Le reste est dirigé vers des éco-organismes… », explique Éric Naville, le directeur. « Notre plus gros problème, c’est le textile, notamment issu de la fast fashion. Son réemploi est impossible car la qualité est très mauvaise. Seul le quart du textile qui nous est apporté est vendable. » Sur place, la boutique, ouverte du lundi au vendredi de 9h à 15h30, vend à prix défiant toute concurrence.

    « Être ici m’a sauvé »

    Empaqueté dans de gros sacs de plastique bleu, ce textile forme une petite montagne dans le hangar. Aux abords de l’atelier équipements électriques, électroniques, où l’on trouve du petit électroménager, de l’informatique – « tout est nettoyé, testé et vérifié », insiste Elodie -, la jeune femme insiste sur la discipline du don. « Les gens doivent amener des objets propres, en bon état, ou que l’on puisse réparer, de manière à ce qu’ils soient revalorisés », observe-t-elle. Sinon, ce don se transformera en une charge, puisque la Ressourcerie devra, à ses frais, apporter ces déchets à la déchetterie. Mais lorsqu’aucun grain de sable de cette nature n’enraye l’économie circulaire, c’est une belle idée.

    Croisée mercredi, Clara, 28 ans, qui vit à Marseille, est venue faire quelques emplettes. Elle a acheté, pour 2 euros, une théière vintage. « Notre société surproduit, surconsomme, et plein de choses s’entassent. Je n’accepte pas cette logique. Ce n’est pas bon pour la planète. Ma philosophie de vie, c’est me suffire du nécessaire », dit-elle. Le Dirigeable emploie en ce moment environ 40 personnes en insertion, « sur des contrats de 26 heures sur six mois. On les aide à reprendre pied au niveau social et professionnel », renseigne Elodie. « Être ici m’a sauvé », confie Jonathan, 31 ans, embauché depuis bientôt cinq mois. Auparavant au chômage depuis deux ans, en difficulté car n’ayant pas le permis, « je touchais 600 euros de chômage, et mon loyer était de 600 euros… », relate-t-il. Même chose pour Mehrab, 41 ans. Menuisier de formation, cet Afghan est là depuis seize mois. Il a fui son pays « où les filles ne peuvent pas aller à l’école, et les femmes travailler ».

    * Au 80, avenue de la Fleuride.

    ** Dépôt sur place ouvert du lundi au vendredi, de 7h30 à 15h30.

  • L’hyperactif Karim Chaban

    L’hyperactif Karim Chaban

    Calme, voire presque timide au premier abord, Karim Chaban (25 ans) se transforme en une boule d’énergie difficile à canaliser lorsqu’il entre sur un terrain de football.

    Malgré un talent certain, grâce à des qualités techniques surprenantes qui pourraient lui permettre « de jouer en Ligue 2, voire en Ligue 1 », selon son entraîneur Gabriel Santos, l’ailier aubagnais, originaire du quartier de la Cabucelle dans le 15e arrondissement de Marseille, n’est jamais parvenu à trouver la stabilité nécessaire pour toucher le sommet. « Je ne me suis pas donné la tâche facile. Je n’ai pas fait les choses qu’il fallait pour y arriver », reconnaît celui qui a été beaucoup critiqué par ses anciens entraîneurs sur son « manque de comportement et d’attitude ». « Mais je ne changerai mon parcours pour rien au monde, parce que j’ai vécu de grandes expériences », ajoute l’international algérien (2 sélections avec les U18), qui a évolué dans six pays étrangers malgré ses 25 printemps.

    Son parcours « difficile, mais enrichissant » lui a appris une règle d’or : le talent ne suffit pas. « C’est 10% de ce qu’il faut vraiment dans le football », martèle-t-il, conscient aujourd’hui « qu’il ne faut pas se reposer sur ses acquis, être irréprochable et très fort mentalement ». Mais, son caractère bien trempé, hérité de son père, qui peut encore lui faire défaut par moments, l’a sûrement empêché de connaître une brillante carrière. Il a été convoité par de grandes écuries européennes comme le Borussia Dortmund, Southampton ou le Milan AC, lors de sa seule saison effectuée au centre de formation de l’OM, son club de cœur.

    Le petit « Francky » Ribéry

    Repéré à l’âge de 7 ans par Anthony Aribi, entraîneur à Campagne-Lévêque qui le surnommait « Francky » en raison d’une grosse cicatrice à la Ribéry qu’il affichait sur le visage suite à un accident de vélo, soit un an après avoir commencé à taquiner le ballon rond, Karim Chaban affichait déjà des qualités « techniques et athlétiques » qui avaient tapé dans l’œil d’importants clubs formateurs, comme Consolat et Air Bel.

    Avant de tenter d’accéder au plus haut niveau via la voie royale des centres de formation de Sochaux et Rennes, sans avoir réellement de pression sur ses épaules. « Ma mère me disait de jouer simplement au foot. Je me rappelle même pas si elle savait si j’étais payé. Elle voulait surtout que je travaille bien à l’école », raconte le titulaire d’un bac pro, éloigné du giron familial dès l’âge de 13 ans et désormais ravi d’être revenu à la maison. « Si je refais l’expérience dix fois, je n’aurais jamais trouvé un club comme Aubagne qui m’accepte comme je suis », souligne celui qui a eu d’autres propositions durant l’été. « Je n’avais jamais essayé de jouer en France. Quand tu vois des Rami, Ribéry ou Kanté qui ont signé tard en France, je me suis dit pourquoi me perdre à l’étranger », insiste Chaban, qui n’a pas tiré un trait sur ses rêves de grandeur. L’exemple d’Emmanuel Addai, ancien attaquant de Bobigny en National 2 et buteur avec Qarabag en Ligue des champions mercredi, lui donne toujours espoir.

  • Kassim Abdallah examine le football sous un nouvel angle

    Kassim Abdallah examine le football sous un nouvel angle

    Sur le papier, Kassim Abdallah (38 ans) réunit toutes les qualités pour être un bon entraîneur. Patron de la défense, capitaine d’expérience, avant de devenir le grand frère de dizaines de jeunes joueurs lors de ses dernières années professionnelles, toutes ses casquettes du passé lui ont forgé une grande expérience qu’il souhaite mettre à profit avec les pensionnaires d’Aubagne, dans le rôle d’adjoint de Gabriel Santos.

    « Je découvre avec beaucoup d’humilité un nouveau poste que j’aime bien pour le moment. J’ai toujours aimé transmettre, conseiller et aider quand j’étais sur le terrain », souligne l’ancien défenseur aux 108 matches sous les couleurs de l’Olympique de Marseille entre 2012 et 2014, dont l’idée de devenir entraîneur lui est apparue il y a trois ans. « On m’a encore proposé de continuer ma carrière durant l’été, mais j’ai préféré arrêter et commencer ma carrière d’entraîneur. Je me suis toujours dit que si j’arrête, c’est de mon propre chef et non à cause du football », martèle l’ancien international comorien (31 sélections), conscient que le terrain lui manque parfois. Surtout « quand il y a de belles pelouses, de belles oppositions ».

    « Même si c’est sa première saison comme entraîneur adjoint, on sent qu’il est à l’aise », remarque Gabriel Santos. « Il a beaucoup de qualités, il a une facilité à échanger avec les joueurs et à analyser tactiquement ce qui se passe », ajoute le technicien portugais, qui échange souvent avec le Marseillais lors des séances d’entraînement. « Je mets beaucoup l’accent sur l’aspect défensif, afin que l’on soit costaud et que l’on prenne le moins de buts possible. […] Il y a encore une multitude de choses à peaufiner, mais l’équipe s’améliore de jour en jour. On espère devenir un mur infranchissable », conclut Kassim Abdallah, plein de convictions.

  • Gérard Gazay à nouveau candidat à Aubagne

    Gérard Gazay à nouveau candidat à Aubagne

    Les 15 et 22 mars 2026, vous élirez votre maire et sa nouvelle équipe municipale. En 2020, vous m’avez accordé votre confiance en m’élisant à nouveau comme maire. Aujourd’hui, je souhaite renouveler ma candidature pour poursuivre mon engagement, à votre service », écrit, ce 1er octobre, le maire (LR), Gérard Gazay. Si, depuis fin 2024, l’édile, élu depuis 2014, n’a jamais caché son intention de briguer un nouveau mandat, ce courrier et ce post officialisent sa candidature.

    « Enfant du pays d’Aubagne, mon ambition à faire réussir ma ville de cœur reste intacte », assure-t-il. Il ajoute : « Le bilan de notre équipe municipale est solide. Aubagne a retrouvé une ambition, une stabilité, une crédibilité à la fois locale et nationale. Fort de ce succès, je propose que nous poursuivions ensemble le récit de cette histoire, dans le même état d’esprit : celui de l’audace, de la confiance, de la sécurité et de la justice sociale, avec une attention particulière portée à tous et notamment aux plus fragiles. »

    « Contre les extrêmes »

    Joint par La Marseillaise, ce mercredi, Gérard Gazay explique sa démarche : « Un travail de fond a été fait depuis deux mandats. On commence à voir quelques réalisations dans la ville. Il y a encore de nombreux projets, engagés ou à engager, et il faut un peu plus de temps pour les réaliser. » Pour lui, « un premier mandat sert à comprendre les institutions partenaires et comment fonctionne une collectivité. Il est ensuite important de poursuivre pour plus d’efficacité, et pour transformer la commune ».

    Parmi ses priorités, il cite : « assurer la sécurité de nos concitoyens, continuer à rendre la ville plus verte et travailler au développement économique d’Aubagne. » Il précise sa méthode dans sa lettre : « Pour préparer une nouvelle mandature, je propose que nous confrontions nos idées et nos projets avec vos aspirations et vos besoins. Pour cela, je vous invite à participer à des groupes de réflexion dans le cadre d’ateliers thématiques et à recueillir vos contributions sur le site internet de ma campagne. »

    Par téléphone, le maire détaille : « Les Aubagnais vont pouvoir s’inscrire au sein d’ateliers sur le commerce, le social, la culture, le sport… Cela va durer jusqu’en décembre. à partir de ces idées, et de ce que nous voulons proposer, nous présenterons notre programme début 2026. »

    Interrogé sur le risque de progression du vote Rassemblement national dans les Bouches-du-Rhône, notamment après les législatives de juin 2024, où il avait appelé à voter « ni NFP, ni RN » au second tour, Gérard Gazay répond : « Je n’ai pas changé. Je suis toujours contre les extrêmes, à droite et à gauche. Mais ce qui se passe au niveau national ne se reproduit pas forcément au local. »

    En 2020, la liste de Gérard Gazay est arrivée en tête à Aubagne, avec 48%, contre 43% pour la gauche menée par Magali Giovannangeli. Le scrutin, marqué par la crise sanitaire, affichait un taux d’abstention record de près de 60%.

  • La cession d’une parcelle fait débat au conseil municipal

    La cession d’une parcelle fait débat au conseil municipal

    Vous nous proposez de donner pour 1 euro symbolique une parcelle qui vaut plus d’un million d’euros, mais du fait de sa forme, elle est évaluée à moins 90% de son prix, c’est-à-dire 110 000 euros », amorce Denis Grandjean (Rassemblement de la gauche et des écologistes). Il poursuit : « Cette parcelle n’est pas inutile, elle permet aux usagers des transports de se rendre aux arrêts. Nous ne validons pas vos arguments. Nous nous interrogeons sur les motifs d’un tel cadeau. Nous voterons contre cette délibération. »

    Juste avant, l’adjoint à l’urbanisme, Yohann Léandre, a expliqué que « par courrier du 1er juillet 2024, les membres du lotissement de la Comtesse, situé à l’extrémité de l’avenue du 24-avril-1915, ont fait connaître à la commune leur souhait de clôturer le lotissement en procédant à l’acquisition d’une partie de la voie publique ». La Ville, « convaincue que cette cession contribuera à l’amélioration du cadre de vie des résidents, a donné son accord pour céder les 4 402m2 de cette parcelle communale, évaluée à 110 000 euros par le Pôle d’évaluation domaniale de la direction régionale de finances publiques. » Du fait de la proximité de la voie SNCF, et de la forme de la parcelle, « les possibilités d’aménagements demeurent très réduites », alors que les charges d’entretien de ce terrain pour la commune sont bien réelles, a fait valoir l’adjoint.

    Appels d’offres

    Si la gauche a voté contre cette délibération, elle a, une fois n’est pas coutume, voté pour, avec la majorité (le RN a voté contre), l’adoption du règlement intérieur de la commission d’appel d’offres, présentée par Alain Rousset, premier adjoint au maire de Gérard Gazay (LR). « Nous sommes très satisfaits de voir gravés dans le marbre un certain nombre de règles de bon sens », a réagi Clémentine Fardoux (RGE). Elle a rappelé : « En décembre 2023, nous vous demandions de prendre des engagements fermes à propos de cette commission : avoir les documents en amont, pouvoir s’appuyer sur des impressions papier… ».

    Après avoir bataillé, la conseillère municipale RGE a lu une motion « pour la mise en œuvre de l’école inclusive ». Alors que, a-t-elle rappelé, « l’état, depuis la loi du 17 mai 2024, doit assurer la prise en charge des élèves en situation de handicap sur la pause méridienne », et non plus les communes. Seuls 13 enfants ont obtenu une aide dans les écoles aubagnaises, alors que 21 autres en ont besoin…