Tag: Aubagne

  • Aubagne glane un point dans le temps additionnel

    Aubagne glane un point dans le temps additionnel

    Un point qui doit faire le bonheur du club d’Aubagne Air Bel. Menés au score une bonne partie de leur rencontre face au Paris 13 Atletico, les Aubagnais ont égalisé dans les derniers instants par Mokrane Bentoumi. Un match nul obtenu au forceps.

    Les locaux ont d’abord tenté de prendre le match à leur compte dans le premier quart d’heure de jeu. Leur qualité technique était supérieure à leurs adversaires, ce qui a amené plusieurs occasions, dont une majeure. À la réception d’un centre flottant, Adem Tafni a placé sa tête mais le ballon a été poussé en corner par un défenseur (10e). Quinze minutes plus tard, Djamal Berrahba a fait en sorte de se placer face au but et a décoché une frappe à bout portant, bien sortie par le gardien burkinabé des hommes de la Capitale. Ensuite, la dynamique s’est légèrement inversée. Paris 13 a envoyé des longs ballons dans les trente mètres et s’est montré dangereux sur coups de pied arrêtés. Ottman Dadoune a fini par ouvrir le score peu avant la pause, d’un tir à l’entrée de la surface. Le SCAAB est rentré aux vestiaires en étant mené.

    Bentoumi héros du soir

    Les tuniques vert pomme ont été revigorées par cette ouverture du score dans un bon timing. De la pression posée sur Aubagne – Air Bel et plus de relâchement dans leurs offensives. En témoigne cette reprise de volée de plus de 25 mètres, boxée des deux poings par Jordan Gil (50e). Le manque d’efficacité des Aubagnais aurait pu être le symbole de cette rencontre. Entrer dans la surface survenait souvent, mais se mettre en position de marquer, c’est ce qui a pêché pour les hommes de Gabriel Santos.

    Devant les quelques centaines de spectateurs du stade de Lattre-de-Tassigny, Paris 13 Atletico a longtemps cru tenir sa victoire sur la plus petite des marges. L’entrée en jeu du feu follet Mokrane Bentoumi a changé les choses. Dangereux sur chaque touche de balle, l’ailier de 20 ans a fini par trouver une minuscule faille à la 92e minute. Scènes de liesse sur le banc local, le SCAAB a arraché un point, finalement presque inespéré. Ce match nul leur permet de rester 5e, à 2 points du barrage pour la montée.

    Aubagne 1 (0)

    Paris 13 1 (1)

    17e journée de National

    Stade de Lattre-de-Tassigny

    Arbitre : Maxime Jamet

    Buts : Dadoune (39e) ; Bentoumi (90+2)

    Aubagne : Gil – Abdallah, M’Dahoma, Mimb Baheng, Chibani – Rocchia, Chaban, Hamek – Tafni, El Kaddouri, Berrabha

    Entraîneur : Gabriel Santos

    Paris 13 : Sanou – Temanfo, Diarra, Ecuele Manga, Poha, Traore – Castro, Cisse, Donat – Fage, Dadoune

    Entraîneur : Arlesio Coehlo

  • Les vœux du candidat Schipani à Aubagne orientés vers le social

    Les vœux du candidat Schipani à Aubagne orientés vers le social

    Un évident pragmatisme. Une volonté de sécurité. Et un programme à teneur sociale. Voici les grands axes du discours prononcé Salle du Bras d’or par Giovanni Schipani, devant exactement 462 personnes, selon le décompte. En regard de son slogan « Aubagne mérite mieux », le jeune aubagnais, qui a été adjoint au maire Gérard Gazay de 2014 à 2020, a d’abord fait un constat : « Si Aubagne a perdu de son humanité, de sa richesse (…), c’est par manque de vision politique et de bon sens, et surtout de l’intérêt général. »

    Cantine à 1 euro

    Il a détaillé son programme : « Comme maire, je ferai de la tranquillité publique une priorité absolue ». Deux nouveaux commissariats sont annoncés.

    Il a également dit vouloir faire de l’école « une priorité absolue », avec « un plan global de rénovation des écoles dès le début du mandat. Je remunicipaliserai la restauration scolaire ». Dans les maternelles et élémentaires, la cantine sera « à 1 euro par mois par enfant ». La manière de le financer n’a pas été abordée. Il a parlé propreté, gestion rigoureuse des finances, avec abandon du projet de l’Office de tourisme à 1,8 million d’euros. Il mettra également en place un Conseil local du logement social pour « accompagner les familles aubagnaises ».

  • Tlili, le joker capable de faire monter Aubagne en Ligue 2

    Tlili, le joker capable de faire monter Aubagne en Ligue 2

    Après avoir été le fer de lance des grandes années du FC Martigues, notamment lors de la montée en Ligue 2 en 2024, puis un bref passage au FC Versailles en première partie de saison, le Vauclusien Karim Tlili a préféré revenir dans sa région natale en signant avec Aubagne au début du mois de janvier. « On s’est raté de peu l’été dernier », souligne l’attaquant originaire d’Avignon, qui avait reçu plusieurs propositions à la fin de l’aventure martégale. Il avait finalement choisi de rejoindre la région parisienne. Une expérience qui ne lui a pas pleinement enthousiasmé. « La mentalité du nord n’est pas la même que celle du sud », poursuit celui qui n’a disputé que huit rencontres sous les ordres de Jordan Gonzalez. « Ca ne me correspondait pas sur l’aspect mental, sur ce que représente le football pour moi. Dans le sud, on a une culture de la gagne. On est compétiteurs, on est râleurs, mais on n’est pas méchants. Mais si on doit se dire les choses pour gagner, on va se les dire », ajoute-t-il. Âgé de 35 ans, Tlili va désormais apporter toute son expérience à cette jeune équipe aubagnaise, actuellement cinquième de National, à seulement deux points du podium.

    Toujours ambitieux

    « Je suis là pour les aider à passer ce cap, apporter ma plus-value et ce que je sais faire », prévient l’ancien capitaine des Sang et Or, qui aurait pu signer dans des clubs de divisions inférieurs avec de meilleures opportunités financières. Et même si des clubs de Ligue 2 se sont intéressés à lui, il a préféré se rapprocher de sa famille. « Aubagne était le parfait compromis », martèle le numéro 9, toujours animé par la compétition. « Pour moi, ce qui fait la différence à ce niveau là, c’est le groupe. Tout le monde doit être concerné par le projet. Au-delà de ça, il faut que les gens soient solidaires les uns envers les autres », estime celui pour qui « monter est une aventure humaine ». Après deux semaines d’entraînement seulement avec les Jaune et Bleu, Karim Tlili s’est déjà parfaitement adapté à ses nouveaux coéquipiers. Il a notamment connu Mohamed Hamek, le meilleur buteur aubagnais, lorsque ce dernier évoluait à Sedan, et a surtout joué aux côtés du capitaine Nehari sous les couleurs du Pontet (N2) en 2016. « Les mecs m’ont super bien accueillis. On sent que c’est une atmosphère saine, que tous les joueurs sont solidaires les uns envers les autres. De toute façon, ça se reflète sur les six premiers mois qu’ils ont fait », note l’Avignonnais, persuadé qu’il a « énormément de similitudes avec Martigues ».

    Retrouver le sourire à la maison

    Les Aubagnais reçoivent Paris 13 Atletico, onzième de National, ce vendredi (à 19h30) au stade De Lattre-de-Tassigny, pour le compte de la 17e journée de championnat. Les Jaune et Bleu n’ont remporté qu’un seul match à domicile depuis le début de la saison, après cinq matches nuls et une défaite. C.K.

    Groupe Aubagne : Gil, Nouichi – M’Dahoma, Mimb Baheng, Chibani, Abdallah, Rocchia – Ali Hamidou, Oudjani, Bentoumi, Hamek – El Kaddouri, Chaban, Tlili, Mayilla, A.Tafni, Berrabha.

  • Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay démarre sa campagne et affiche ses soutiens

    Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay démarre sa campagne et affiche ses soutiens

    Après avoir, dit-il, « commencé sa campagne à bas bruit » – si bas, d’ailleurs, qu’elle était jusque-là inaudible -, Gérard Gazay, 68 ans, élu en 2014 puis 2020, a annoncé, jeudi, qu’il entrait désormais dans le vif du sujet. Dans un environnement où les candidats « sans étiquette » fleurissent, il a déclaré : « Nous affirmons ce que nous sommes, une équipe de droite et du centre, de l’écologie sympathique et raisonnable jusqu’au parti Les Républicains. Nous n’avons aucune concession à faire avec l’extrême droite et avec l’extrême gauche. »

    Bruno Genzana, président du Nouveau Centre, s’est dit « très heureux » d’apporter le soutien de sa famille politique à Gérard Gazay. « J’ai été longtemps vice-président du Département des Bouches-du-Rhône. Les villes sont souvent en compétition et il faut peser pour remporter le morceau. Durant ces deux mandats, tu as été extrêmement engagé, volontaire. Tu défends pied à pied, avec des arguments très solides, les intérêts d’Aubagne. Par exemple le Val’Tram, qui va être inauguré dans quelques semaines », développe le conseiller régional.

    11 partis et mouvements en soutien

    Notamment président de la fédération 13 du Parti radical, Georges Panagiotou a revendiqué : « Soutenir Gérard Gazay, ce n’est pas un calcul de notre part, c’est le choix de la loyauté face à l’opportunisme, du rassemblement face à la division, de l’expérience face à l’improvisation. » Sylvie Brunet, présidente du MoDem 13, a loué « les valeurs » du maire, « la transparence, le dialogue, le respect des autres quelle que soit leur appartenance politique ». à l’exact opposé de tout ce que dénoncent les détracteurs du maire et candidats en lice, notamment, à gauche, Jean-Pierre Squillari (Aubagne en commun).

    Sur la « photo de famille » jeudi il y avait donc aussi, autour du maire sortant, Georges Cristiani, président de l’Union des maires de Provence (qui regroupe 100 maires sur 119), Christophe Madrolle, président de l’Union des centristes et écologistes, Pierre-Gilles Tronconi (Écologie et modernisme), l’UDI, Horizons, LR, Cap sur l’avenir (parti de Renaud Muselier), et Nouvelle Energie pour la France (parti de David Lisnard, maire de Cannes). Le 24 janvier prochain, Gérard Gazay inaugurera son local de campagne. Vers le 9 février, il présentera son programme, et sa liste mi-février.

  • Mai, date butoir pour reprendre l’enseigne Alinea

    Mai, date butoir pour reprendre l’enseigne Alinea

    Les 1 172 salariés de l’enseigne d’ameublement, décoration, aménagement intérieur et extérieur de la maison Alinea, répartis dans 35 magasins, peuvent souffler. Au moins pour l’instant. Ce lundi 12 janvier, le tribunal de commerce a acté « le tribunal des affaires économiques de Marseille a jusqu’au 26 janvier pour examiner les offres de reprise, partielle ou globale, de l’enseigne de décoration et mobilier Alinea placée en redressement judiciaire à l’automne dernier», a déclaré, au sortir de l’audience, Sébastien Laisne de la Couronne, délégué syndical central (CFDT) à Néomarché, maison-mère de l’enseigne Alinea.

    Le siège social est établi à Aubagne. Cette enseigne française fait partie de « la galaxie Mulliez », qui possède Kiabi, Norauto, Midas… Alinea a été fondée en 1989 à Avignon. Le rendez-vous du 12 janvier avait été fixé lors du jugement du 20 novembre dernier, lorsque Alinea avait été placée en redressement judiciaire. Alinea devait présenter en cette mi-janvier au tribunal « des pistes sérieuses de restructuration ». Peu de choses ont filtré de l’audience, qui s’est tenue à huis clos. Les représentants du personnel n’ont rien voulu commenter. Le délégué syndical central a lui-même été peu disert. « S’il n’y avait plus eu de trésorerie, le tribunal aurait rendu un avis différent », a observé Sébastien Laisne de la Couronne.

    « Les salariés inquiets »

    Sous entendu, ce feu vert pour la poursuite de la période d’observation est un nouveau petit pas. « Les repreneurs ont jusqu’au 20 mai prochain pour proposer des offres de reprise, globale ou partielle. Le tribunal étudiera ces offres. Nous aussi, au comité social et économique (CSE) central, nous pourrons auditionner ces repreneurs, analyser leur plan. Mais c’est le tribunal qui tranchera. Et s’il n’y a pas de repreneur, ce dernier prononcera la liquidation », explicite le délégué syndical. Pour l’heure, confie-t-il, « les salariés sont dans l’attente. Ils sont de plus en plus inquiets, mais ils sont toujours impliqués pour montrer que notre entreprise a du potentiel et peut être reprise. Elle vaut le coup ». Le jugement du 20 novembre dernier soulignait que « le résultat d’exploitation d’Alinea se creuse. Il est pressenti pour l’exercice 2025 à moins 44 millions d’euros. L’écosystème Mulliez a soutenu la débitrice à hauteur de 170 millions d’euros ».

    Alinea, déjà placée en redressement judiciaire en 2020, avait alors perdu 17 magasins sur 26, et subi une hémorragie de près de 1 000 salariés sur 1 800. Elle avait été finalement reprise par ses propres actionnaires, opération rendue possible par une ordonnance gouvernementale prise à la faveur de la crise sanitaire.

  • La majorité Gazay perd une nouvelle adjointe à Aubagne

    La majorité Gazay perd une nouvelle adjointe à Aubagne

    L’hémorragie continue. Elle s’accélère, même. Dans la majorité du maire (LR) Gérard Gazay, une nouvelle démission vient d’être rendue publique. Lundi, Hélène Julien-Tric, adjointe au maire déléguée aux seniors de 2014 à 2020, puis mise au placard à partir de 2021, a démissionné et décidé « d’apporter son soutien à la liste conduite par Giovanni Schipani (SE) pour les élections municipales », se réjouit, dans un communiqué, ce dernier. De son côté, Hélène Julien-Tric confie, à propos du candidat : « C’est quelqu’un d’accessible, chaleureux. Il a un côté très humain qui nous relie profondément. »

    Adjointe lors du premier mandat de Gérard Gazay, elle s’est vue retirer sa délégation « sans explications », affirme-t-elle, lors du deuxième mandat. « Soi-disant j’avais mauvais caractère… Pourtant, tout se passait très bien, avec l’administration, avec mon équipe. » Puis elle est placée sur une voie de garage. « Cela m’a beaucoup affectée, ce côté insidieux, inhumain. On peut ne pas s’entendre avec les gens, mais on s’explique, on ne fait pas de coups bas », pose-t-elle. En rejoignant le candidat Schipani, elle aimerait bien, s’il était élu, « poursuivre le travail qui avait commencé à être fait pour lutter contre l’isolement des seniors », évoque la septuagénaire.

    « Pas une girouette »

    La démission du conseil municipal de Valérie Morinière, thérapeute, date d’août 2023. Approchée par l’équipe de Gérard Gazay, elle est d’abord, de 2014 à 2020, conseillère municipale à la vie associative. Lors du deuxième mandat du maire (LR), elle prend du grade. Elle devient adjointe aux Affaires sociales, à la solidarité, déléguée aux seniors, aux Maisons de quartier, supervise les délégations « femmes, handicap, santé ». Jusqu’à en perdre sa propre santé. Aussi décide-t-elle, même si le choix est difficile, de « tout stopper net ». Sa démission a été le fait « d’un faisceau de circonstances, le manque de reconnaissance de Gérard Gazay pour le travail accompli. Son manque de considération. Une pression importante sans avoir de soutien logistique. Le maire me laissait m’épuiser… », retrace-t-elle. Aujourd’hui cependant, elle dit « ne pas du tout être dans la colère, ni la revanche ». Elle assure : « Moi qui suis Aubagnaise, j’ai à nouveau envie de m’impliquer pour ma ville, pour la qualité de vie. »

    D’abord approchée par Jeannine Levasseur, candidate aux municipales, elle-même démissionnaire de son poste d’adjointe en novembre, Valérie Morinière lui a emboîté le pas. « Mais je me suis aperçue qu’on n’était pas compatible. » Elle « roule » désormais pour le candidat (SE) Mohammed Salem, qui fut lui-même adjoint à la santé de… Gérard Gazay. « Je ne suis pas une girouette, lance Valérie Morinière. Mais je n’allais pas à nouveau avaler des couleuvres avec Jeannine Levasseur, comme je l’ai fait avec Gérard Gazay… Je me sens à ma place dans l’équipe de Mohammed Salem. Les projets sont bien ficelés, et financés », évalue-t-elle.

  • Le candidat Schipani annonce porter plainte contre le maire d’Aubagne pour diffamation

    Le candidat Schipani annonce porter plainte contre le maire d’Aubagne pour diffamation

    Le 3 février, le maire d’Aubagne sera convoqué devant la 13e chambre du tribunal correctionnel de Marseille. C’est ce qu’affirme le communiqué envoyé, ce 9 janvier, par Giovanni Schipani : « J’ai décidé de faire citer directement Gérard Gazay, maire d’Aubagne, devant le tribunal correctionnel de Marseille pour diffamation publique, sur le fondement de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Cette procédure fait suite à des déclarations rapportées dans un article de La Provence publié le 14 novembre 2025, dans lequel il est laissé entendre que j’aurais été écarté de responsabilités municipales en raison de prétendues “affaires judiciaires liées à des accusations d’agressions sexuelles” ».

    Giovanni Schipani a été adjoint au maire à la Jeunesse durant le premier mandat de Gérard Gazay, de 2014 à 2020. Il poursuit : « Je conteste formellement ces propos, que je considère graves, inexacts et profondément attentatoires à mon honneur. Je rappelle n’avoir jamais été condamné pour de tels faits et disposer d’un casier judiciaire vierge. Si un rappel à la loi est intervenu en 2019, aucune poursuite judiciaire n’a été engagée et aucune condamnation n’a jamais été prononcée à mon encontre. » Face à ces « accusations infondées », il indique avoir « choisi de saisir la justice afin que ces propos soient examinés et jugés dans un cadre légal, contradictoire et impartial ».

    Contactée par La Marseillaise, la Ville d’Aubagne a répondu que Gérard Gazay n’avait, à ce stade, reçu aucune information quant à cette affaire, ni aucune convocation.

  • La Ville d’Aubagne met une dizaine de sans-abri au chaud

    La Ville d’Aubagne met une dizaine de sans-abri au chaud

    « Le soir on va dans des trous, dans des garages qu’on trouve ouverts », lâche Berny. L’homme, âgé de 69 ans, est assis, mercredi, sur un banc de l’Esplanade de Gaulle, grande étendue de bitume à l’ombre, battue par les vents. Son frère Mokhtar, 61 ans, vomit sa bière. La nuit, continue Berny, « il fait super froid, mais on est bien couverts. On a des couvertures et des coussins que nous a donnés Emmaus ». Un hébergement ? « Il y a le 115*, mais on n’aime pas aller dans ces centres d’hébergement, il n’y a que des voleurs », assure Berny. Algériens, ils sont en France depuis une vingtaine d’années. Ils ont tous les deux bossé, en maçonnerie, électricité, mais « au noir ». Donc pas de retraite. « On est quelquefois un peu désespérés. Il y a des gens qui nous chassent de leur garage, et jettent les matelas, les couvertures et tout ce qu’on a… », raconte Berny. À propos des réfractaires au 115, « certains ne sont pas prêts à aller dans du collectif. Ou bien ils ont un confort précaire auquel ils sont attachés. Certains craignent, s’ils sont hébergés par le 115, qu’au retour on leur ait chipé leurs affaires… », commente Eliès Hannai.

    Les assos sur le pont

    L’homme gère l’accueil de jour « La maison du partage » régi par le Centre communal d’action sociale (CCAS) de la Ville d’Aubagne à l’Espace Ambroise Croizat, au 384 boulevard Marcel-Pagnol. « Depuis que les Bouches-du-Rhône ont été placées en vigilance jaune, on a augmenté l’amplitude horaire de l’accueil de jour, de 7h à 11h (d’habitude 10h), et de 14h à 17h30 (d’habitude fermé). Le matin, les personnes à la rue peuvent venir se doucher et prendre un petit-déjeuner. On a aussi des temps de maraude, de 10h à 12h et de 14h à 16h30 », explique-t-il. La maison du partage reçoit environ 40 personnes par jour. Elle est ouverte toute l’année du lundi au vendredi, et un samedi sur 2 du 1er novembre au 31 mars. « Comme les températures ont chuté rapidement, le maire (LR) Gérard Gazay nous a demandé, mardi, de mettre à l’abri les personnes. Les 10 places ont été pourvues », explique Eliès Hannai. C’est suffisant, affirme-t-il, car des sans-abri ont été orientés vers les gymnases ouverts par la Ville de Marseille. À Aubagne, les assos Urgence et solidarité, Croix rouge, Restos du cœur, Secours populaire se relaient pour s’occuper des sans-abri et leur amener des repas chauds. Ce mercredi soir, les bénévoles de la Croix rouge seront sur place, assure Jean-Pierre Turchaini, président de l’union locale d’Aubagne. « On n’est pas fermés à l’idée de récupérer des couvertures en bon état », glisse Eliès Hannai.

    * Numéro à composer pour demander un hébergement d’urgence.

  • La ferme abattait la volaille avec un agrément sanitaire suspendu à Aubagne

    La ferme abattait la volaille avec un agrément sanitaire suspendu à Aubagne

    Une ferme d’Aubagne et leurs deux gérants ont été condamnés lundi en correctionnelle à Marseille pour mise en vente de découpe de volailles malgré la suspension de l’agrément sanitaire suite au constat de nombreuses non conformités. Ils encouraient 6 mois de prison et 15 000 euros d’amende.

    « La ferme avicole des Espillières est surtout un abattoir de volailles produites dans la Drôme et les Alpes-de-Haute-Provence », décrit la présidente Liselotte Poizat avant d’exposer les faits reprochés aux deux gérants, père et fille, et à la société familiale. Le 6 juin 2023, des inspecteurs du service vétérinaire de la direction départementale de la protection des populations constataient la présence de cages à poules souillées de fientes hémorragiques, d’un vestiaire en désordre, de l’absence de mesures pour éviter les contaminations croisées et éviter les souffrances des poules et pintades lors du choc par électronarcose pour étourdir la volaille suspendue par les pattes, la tête plongée dans l’eau avant le saignage, le défaut de mise à jour du dossier d’agrément, etc. 4 mois plus tard, ils revenaient constater l’insuffisance des mesures correctives demandées sur les chocs électriques, l’absence de traçabilité de volailles, de plan de nettoyage, de vérification des carcasses et d’analyses microbiologiques. Une suspension d’agrément était notifiée le 24 février 2024 avec cessation immédiate d’activité.

    Près de 14 000 poulets écoulés

    Cinq mois plus tard, le 25 juillet suivant, des inspecteurs trouvaient à Marseille chez un distributeur de produits de la région du pays d’Aubagne des lots de la ferme d’Espillières mentionnant toujours le numéro d’agrément suspendu. Ils retournaient à Aubagne pour découvrir que la ferme avait continué à abattre et vendre 13 792 poulets pour une valeur marchande totale de 91 000 euros. Des rappels de produits étaient ordonnés.

    « Je me suis embrouillée. Je n’avais pas compris que c’était suspendu. Je pensais qu’on avait encore un délai. C’était flou pour moi », explique Stéphanie, 42 ans, la gérante. « C’est une profession très réglementée avec des lourdeurs administratives. L’échange a été très compliqué. On n’arrive pas à être aidé. Je n’ai eu aucun retour et j’ai sous entendu que les mesures correctives étaient valables », dit-elle pour invoquer au final « des contraintes économiques et sociales. C’est toute une filière qui est touchée quand on arrête. Aujourd’hui on est 5 salariés, avant on était 11. On ne fait plus d’abattage, que de la vente de poulets vivants », conclut-elle en réprimant les larmes. Sa ferme est désormais en redressement judiciaire. La présidente précise que ses demandes d’agrément ont reçu des réponses négatives sur les questions du bien-être animal.

    « Quand il y a un scandale sanitaire, on se retourne toujours vers les services de l’État », expose le procureur Guillaume Bricier pour souligner l’importance des contrôles vétérinaires sur cette filière sensible. « La suspension n’est pas tombée subitement d’un coup. Elle est intervenue après un long processus de demandes correctives. Ici, les mises en demeure de régulariser sont restées vaines. De février à juillet, 13 792 poulets ont été abattus sans agrément sanitaire. Ce ne sont pas des petits volumes et cela pose un risque sanitaire. » De rappeler que ce ne sont pas des oies blanches au vu de condamnations antérieures. La ferme et les gérants ont déjà été condamnés pour pratiques commerciales trompeuses en 2020 tandis que le gérant – à la retraite depuis – a été condamné pour abandon d’un animal domestique et mauvais traitements dans les années 2013-2014. De requérir 5 000 euros d’amende contre les deux et 15 000 euros contre la société.

    « Les agents n’ont pas vu tout ce qui a été mis en place ? 100 000 euros ont été investis. Toutes les machines d’électronarcose sont conformes, tout est respecté sur la chaîne de l’abattage. Qu’est ce qu’il faut faire ? C’est profondément injuste », plaide la défense qui réfute toute souffrance animale. A l’entendre si la fermière a poursuivi l’abattage, c’était aussi pour limiter ses souffrances des volailles confinées. « Qu’aurait-elle fait de tout son stock ? »

    Serge, le père, gérant à la retraite, a écopé de 3 mois de prison avec sursis et 2 000 euros d’amende. Sa fille est condamné plus légèrement à 3 000 euros d’amende. La ferme avicole se voit infliger 10 000 euros d’amende, sans interdiction d’exercer comme requis par le parquet pour lui permettre de se relancer.

  • Une année pivot pour l’industrie et les transports : découvrez ce qui vous attend en 2026 dans les Bouches-du Rhône

    Une année pivot pour l’industrie et les transports : découvrez ce qui vous attend en 2026 dans les Bouches-du Rhône

    Industrie

    Une année cruciale pour la réindustrialisation du golfe de Fos. Nécessaire pour la décarbonation de la zone, la ligne très haute tension doit obtenir le feu vert de l’état, après les municipales de mars, le temps de réaliser de dernières études. En attendant, les projets commencent à se concrétiser. à Fos-sur-Mer, le site de production de panneaux photovoltaïques Carbon, désormais allié au leader chinois du secteur Longi, doit faire ses premières livraisons avant la fin de l’année. La construction d’une aciérie électrique par l’Italien Marcegaglia, un investissement à un milliard d’euros, doit démarrer au 3e trimestre, tandis que le lancement du projet d’acier décarboné Gravithy est attendu pour la fin de l’année, si l’investissement est définitivement confirmé. Le Grand port maritime de Marseille-Fos, de son côté, fêtera ses 60 ans en lançant les travaux de son nouveau siège social au J0, en plus de poursuivre le branchement à quai pour trois navires de croisière.

    Transports

    Enfin : le métro à Marseille va de nouveau rouler après 21h30, avec la mise en service progressive des nouvelles rames « Neomma » au premier semestre. De quoi tourner enfin la page des difficultés techniques rencontrées sur ce chantier XXL du plan Marseille en grand, qui doit encore se poursuivre avec l’installation de portes palières sur les quais pour permettre l’automatisation complète du métro. Avant cela, l’année commence par l’inauguration de l’extension du tramway jusqu’à Capitaine-Gèze au nord le 7 janvier, jusqu’à la Gaye au sud le 10 janvier, ainsi que celle du bus à haut niveau service entre les Pennes-Mirabeau et Marignane ce lundi. à Aubagne, le Val’tram permettra, à compter de cet été, de rallier la Bouilladisse en tramway.

    Reste à préparer l’avenir : une enquête publique doit se tenir, cette année, pour prolonger le tramway à Marseille jusqu’à la Castellane (16e arrdt.), une autre dès la mi-janvier sur les parcelles concernées par la Ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur, alors que le chantier de la nouvelle gare Saint-Charles est officiellement lancé. Les marchés publics sont également lancés pour les premiers travaux préparatoires du tramway des Catalans. Enfin, l’aménagement cette année du rond-point de la Gaye (9e arrdt.) ouvre la voie à la relance du boulevard urbain sud.

    À Marseille

    à Marseille, l’année s’ouvre sur le rachat attendu par la municipalité du foncier des Galeries Lafayette au centre Bourse, qui doit s’accompagner d’un appel à manifestation d’intérêts pour une transition de trois ans. D’autres projets doivent se concrétiser : c’est le cas de la médiathèque Loubon, à la Belle de mai, dont la livraison est attendue à la fin de l’année. Le plan écoles continue aussi à se dérouler : tandis que le maire (DVG) Benoît Payan annonçait, lors de la dernière rentrée, six nouveaux établissements livrés d’ici au mois de mars 2026, les chantiers devraient être lancés dans quinze groupes scolaires au moins, dont celui, emblématique, de Saint-André – la Castellane, la justice ayant désormais validé la rupture du contrat initial après les carences du groupe Impresa Percassi. Les aménagements des parcs se poursuivent eux aussi, à l’image de la création du nouveau parc de l’Annonciade, sur deux hectares au pied du massif de l’Étoile. Côté santé, tandis que les premiers coups de pioche ont été donnés pour le bâtiment parents-enfants de la Timone, le nouveau Samu doit ouvrir ses portes au mois d’avril, sur 4 500 m2 face à des besoins toujours plus importants. Les premiers travaux préparatoires du nouvel hôpital d’instruction des armées doivent aussi commencer sur le camp de Sainte-Marthe, pour une livraison en 2031.

    Côte grands événements, le parc Chanot (8e arrdt.) poursuit sa grande transformation : le bitume du grand parking doit être retiré pour accueillir, sur plus de 13 000 m², une esplanade de loisirs, ne laissant plus sa place aux voitures que lors de grandes manifestations.

    Logement

    Avec l’année 2026 s’ouvre une nouvelle période triennale pour la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) : de nouveaux arrêtés de carence, avec des amendes à la clé, doivent être pris pour les communes n’atteignant pas 25% de logements sociaux. à Marseille, la société publique locale d’aménagement d’intérêt national, chargée de la réhabilitation du centre-ville, livrera ses premiers logements rénovés à l’automne. De manière symbolique, alors que commencent au printemps les premiers travaux dans les immeubles du haut de la rue d’Aubagne, le lieu ressource installé dans la « dent creuse » des effondrements doit ouvrir au début de l’année.