Tag: Associations

  • La mairie RN de Monteux retire à la MJC 42 000 euros de subventions

    La mairie RN de Monteux retire à la MJC 42 000 euros de subventions

    Après la mairie RN de Carpentras, qui supprime les subventions du Planning familial, c’est au tour de la municipalité de Monteux, également passée RN en mars dernier, de réduire de 90 % celle accordée à la Maison des Jeunes et de la Culture de sa ville.

    Dans un message posté sur ses réseaux sociaux, la structure, qui accueille un peu plus de 500 personnes à travers des activités sportives et des événements divers, explique que cette aide passe de 45 000 euros à 5 000. Elle ajoute que les subventions de fonctionnement et celle du festival des cultures urbaines des vacances d’automne, respectivement de 1 350 et 1 500 euros, sont, elles, supprimées. Et explique prendre acte de cette décision et que le conseil d’administration va se réunir en cette fin de semaine « pour mesurer l’impact sur la vie de l’association ».

    Répartition

    Le maire d’extrême droite, Patrice de Camaret, a justifié, lors du conseil municipal, cette décision en s’appuyant sur les comptes de l’association. Ceux-ci étant, d’après lui, assez fournis. « La collectivité doit soutenir en priorité les associations qui en ont réellement besoin, et non celles qui disposent d’une trésorerie solide », stipule la collectivité. Et assure que cette « décision ne remet pas en cause l’utilité de la MJC ni son travail auprès des Montiliens », mais « traduit une volonté de justice dans la répartition de l’argent public, au bénéfice d’associations qui, elles, ont un besoin réel et immédiat de soutien ».

    Les élus d’opposition ne l’entendent pas de cette oreille. « Il le vend comme une nécessité économique, mais pour moi, c’est idéologique », glisse Michel Mus (DVG). Car, dans le même temps, les subventions aux associations sportives augmentent de 8 %.

  • Grand Avignon : douze associations solidaires primées

    Grand Avignon : douze associations solidaires primées

    Un dispositif porté par la fondation Vinci qui a remis un chèque global de 91 600 euros pour des projets à destinations des quartiers prioritaires de la ville (QPV). Le partenariat engagé par la fondation est double : soutien financier et soutien humain, avec la mobilisation de 19 parrains salariés des entreprises locales de Vinci. Les associations œuvrent notamment pour l’accès des habitants des QPV à une alimentation saine, à la formation, au travail, à l’exercice de leurs droits, à la création artistique ou encore à renforcer le lien social et améliorer l’environnement dans ces quartiers.

  • L’organisation des Estivals provoque des débats houleux au conseil municipal des Pennes Mirabeau

    L’organisation des Estivals provoque des débats houleux au conseil municipal des Pennes Mirabeau

    À quelques jours des Estivals, l’événement festif de l’été, après le refus du Comité des fêtes, organisateur historique de la manifestation, de signer la convention, la Ville a proposé le Club de rugby des Cadeneaux pour le remplacer. Un revirement qui a provoqué de houleux débats au conseil municipal convoqué en urgence lundi soir. « Notre volonté est de réintroduire de l’ordre, de la légalité et de l’égalité », a justifié le maire (LR), Romain Amaro.

    Un argument que l’opposant Jean-Philippe Musso (DVG) rejette en bloc : « Refuser cette convention ne rend pas les procédures antérieures illégales. On peut changer de méthode mais on peut pas jeter le discrédit sur une association et ses bénévoles qui, pendant des années, ont fait vivre des événements populaires, attendus et appréciés des Pennois ». Selon lui, le texte vise sciemment à écarter le Comité des fêtes et son représentant, Jean-Marc Léonetti, ex-premier adjoint sous Michel Amiel. Il dénonce une convention qui retire à l’association le choix de ses partenaires, met en péril son équilibre financier et impose un suivi jugé abusif de sa communication avec la presse. « Aux Pennes-Mirabeau, on n’est pas dans une dictature », ajoute-t-il, dénonçant une « chasse aux sorcières » visant les associations favorables à l’ancienne majorité.

    Autre point de tension, jusqu’à la veille du conseil, l’organisation revenait au Sporting Club Police Marseillais, présidé par Romain Vesperini, élu aux côtés du maire actuel. Une proximité soulevant « l’hypothèse d’un conflit d’intérêts » selon l’opposition. « Peut-être parce que ce choix devenait difficilement défendable, vous avez rétropédalé et confié l’organisation au club de rugby des Cadeneaux », a lancé Jean-Philippe Musso, disant avoir appris ce nouveau changement d’organisateur par la presse, le matin même du conseil. En fin de débat, le maire tente un ultime coup de théâtre pour espérer remporter la partie en sous-entendant un conflit d’intérêts. Il fait distribuer un formulaire d’inscription destiné aux food-trucks des Estivals. Le document exige une caution de 40 euros à l’ordre du Comité des fêtes, à envoyer à l’adresse de Jean-Marc Léonetti, accompagnée du contact e-mail de sa propre cave à vin.

    L’affaire délicate

    du Data Center

    Le reste du conseil n’a pas échappé à cette tension notamment quand la question du Data Center – projet de l’ancienne mandature que le maire Romain Amaro disait vouloir abandonner – arrive au menu. « On passe d’un extrême à l’autre », relève Jean-Philippe Musso. Le maire présente un accord en cours de négociation avec l’entreprise Telehouse, pour enrichir le projet de panneaux solaires et de redistribution de la chaleur fatale de l’infrastructure qui permettrait « une réduction des factures d’électricité » assure Romain Amaro. Des avantages jugés insuffisants pour Jean-Philippe Musso qui pointe « des coûts exorbitants par rapport aux bénéfices ».

    Devant la mairie, les opposants se sont fait entendre. Christine Muscat, présidente du Comité d’intérêt de quartier Pallières, dénonce « des mensonges » sur la promesse d’un accès gratuit des habitants à l’énergie produite et réclame des preuves.

  • Fos-Salon : le passage à l’autoroute à péage critiqué

    Fos-Salon : le passage à l’autoroute à péage critiqué

    Les associations dénoncent un simulacre de concertation. Alors que le deuxième atelier sectoriel dédié au tracé nord de la liaison Fos-Salon a lieu ce soir, à 18h30, dans la salle Gérard Philippe à Grans, un collectif composé de sept organisations affirme que « le choix de transformer cette nationale en autoroute à péage confiée à un concessionnaire privé est, lui, déjà acté ».

    À l’origine, le projet consistait en une deux fois deux voies gratuite, principalement basée sur le réaménagement de la RN569. Le ministère de la Transition écologique avait arrêté cette position dans une décision publiée au Journal officiel le 30 juin, suite au débat public qui s’était déroulé du 1er septembre 2020 au 31 janvier 2021 : « Le principe de la réalisation d’une infrastructure au statut autoroutier sur la totalité de l’itinéraire est écarté. Celui d’un aménagement au statut de route express est retenu, à l’exception, le cas échéant, de la section nord, entre l’A54 et le carrefour de Toupiguières, qui bénéficierait du statut d’autoroute dans l’hypothèse où cette section serait réalisée par adossement à la concession ASF. »

    Un report de trafic

    Alors que la troisième séquence de concertation consacrée au choix des variantes et aux modalités de financement s’est ouverte le 22 juin, la DREAL a annoncé vouloir saisir « l’opportunité offerte par le renouvellement des concessions autoroutières historiques » en 2031 pour boucler ce projet à 566 millions d’euros, après que l’hypothèse d’un financement public à hauteur de 50% a été écartée en 2025.

    « C’est brutal : on ne débat plus, on aura une autoroute. La DREAL nous met devant le fait accompli, le projet est bâclé, il faut aller vite pour intégrer les concessions et le choix des variantes au nord et au sud s’est considérablement réduit », accuse Christian Marquis, représentant du collectif signataire Cistude, qui regrette cette situation alors qu’en 2021 « on s’approchait d’une solution acceptable pour toutes les parties ». « On aurait pu concevoir un projet à moindres frais, plus respectueux de l’environnement et le faire financer par l’État, poursuit-il. On nous dit qu’il n’y a plus de budget, mais c’est un choix politique. Si on choisit de le faire financer par le privé et de le faire reposer sur les particuliers, c’est que l’État se désengage. »

    Avec un tarif estimé à 2,40 euros l’aller en cas de péage sur l’ensemble du tracé de 25 km, les associations s’inquiètent du report de trafic sur les routes secondaires. « Ça va surcharger les autres tronçons, assure Jean-Louis Sanial, représentant de l’organisation Sauvons nos étangs. Ça ne correspond pas aux attentes de la population. On pense plus aux industriels qu’aux habitants. » Le Fosséen estime que « les modes de transports alternatifs sont pas assez exploités », malgré « d’énormes possibilités avec le ferroviaire avec la gare de triage à Miramas, mais aussi avec le fluvial ».

  • Mahn Kloix signe une fresque à Belsunce

    Mahn Kloix signe une fresque à Belsunce

    C’est un quartier très pauvre, l’idée est de dire qu’il n’est pas abandonné. Qu’il y a toujours des gens qui sont là et qui prennent soin les uns des autres. Faire une fresque de 50m2, c’est aussi mettre en lumière ceux qui y restent », explique l’artiste Mahn Kloix. Et de poursuivre « c’est un quartier dominé par la présence des hommes dans la rue. J’ai choisi de faire un portrait d’une jeune fille, et de fait, de remettre une présence féminine dans la rue ».

    « Qu’est-ce que c’est ? », interroge Zina à haute voix. « J’habite là depuis 30 ans, j’aimerais trop déménager. Les habitants sont sympas mais les rues… », poursuit-elle. Sous un soleil de plomb, des jeunes torse nu assis çà et là, sont accrochés à leur téléphone. La fresque est dessinée au trait noir sur la façade de la Soliha, foyer pour jeunes mineurs isolés. « Depuis le meurtre survenu en janvier 2026, mairie, préfecture et associations de quartier se réunissent régulièrement pour travailler. L’idée est d’arriver à se réapproprier l’espace », détaille Christèle Grandpaul, une des responsables du foyer Soliha. Aucun des jeunes du foyer n’a souhaité connaître le motif en amont. Sur le canapé, Mamadou s’interroge : « Le dessin, je sais pas ce que c’est. J’attends de voir fini. Au début, j’ai cru une rénovation. » Tandis qu’Abou s’interroge plutôt sur l’origine du nom de l’artiste. « Quand tu mets une image en grand format dans un espace urbain, c’est assez imposant et impactant visuellement », reconnaît-il. Mais pas que… « À chaque fois, c’est un défi. Sur corde, il y a l’aspect physique engageant. C’est quelque chose de rude, mais qui me plaît. »

    Né au XXe siècle, l’art urbain ou Street art est un art très populaire. « On dit aux gens : non, tu n’es pas obligé d’aller dans une galerie. L’art est devant toi dans ta rue », analyse Mahn Kloix. Poursuivant : « C’est ce que j’aime dans ce mouvement. À l’international, c’est le premier qui vient d’une base populaire et qui s’adresse à tous. Pour moi, c’est une énorme révolution dans le monde de l’art. »

  • Une journée d’évasion pour ces familles en difficulté

    Une journée d’évasion pour ces familles en difficulté

    « Ici, on s’occupe de personnes avec des situations compliquées […]. On considère que tout le monde a le droit de s’évader », s’enthousiasme Louise Mottier, éducatrice spécialisée au sein d’Habitat Alternatif Social, association du secteur de la lutte contre la grande pauvreté. Ce mercredi 1er juillet, cette structure et ses résidents profitent du programme « S’évader », mis en place par la mairie de Marseille pour permettre aux familles des quartiers prioritaires de la ville de bénéficier d’une journée de vacances gratuite. Depuis le 15e arrondissement, un bus les attend pour les amener au lac des Vannades.

    Depuis 4 ans, ce dispositif, financé par la Ville de Marseille, permet aux associations de monter un projet pour les familles autour de la nature, de la culture, ou du sport et de le réaliser. La mairie « a fait le choix de séculariser le dispositif » malgré les coupes budgétaires imposées aux collectivités, explique Anne-Sophie Sidani, conseillère municipale déléguée à la politique de la ville (PS), pendant que son équipe distribue aux familles des produits dérivés à l’effigie de la mairie.

    Un programme qui fait

    des heureux

    « Les familles n’attendaient que ça », ajoute Louise Mottier. C’est la première et la seule journée de l’année où les résidents des différents centres d’hébergement se retrouvent. Selon elle, c’est « une journée de célébration » qui « permet d’oublier le quotidien ».

    Mariette et Christian, parents d’un nouveau-né, accompagnés depuis 3 mois, expriment leur enthousiasme : « On pourra rencontrer d’autres familles. » Tous voient cette journée comme la possibilité de tisser des liens. « Je me fais des amis », ajoute Abdoul-Karim, jeune garçon présent avec sa mère Chadia.

    Alors que tous sont déjà installés et que le bus est prêt à partir, Anne-Sophie Sidani adresse un dernier mot : « Au nom de la Ville de Marseille et de Benoit Payan, je voulais vous souhaiter à tous une très bonne journée ! » Ravie, l’association envisage déjà l’an prochain et Louise assure que ces derniers « répondront présents ».

    Sasha Mossé

  • À Marseille, la mairie des 15-16 veut fédérer les acteurs de l’éducation populaire

    À Marseille, la mairie des 15-16 veut fédérer les acteurs de l’éducation populaire

    « Résister face à la pédagogie du renoncement et s’assurer que les lumières ne s’éteignent pas dans l’esprit de nos jeunes » : telle est l’une des contributions majeures de l’éducation populaire, selon Jean-Marc Coppola, maire (PCF) des 15e et 16e arrondissements. L’élu est venu à la rencontre des acteurs associatifs du secteur, mardi matin, à l’occasion d’une réunion organisée par sa mairie. « L’éducation populaire est essentielle pour notre société. C’est un levier essentiel pour la démocratie, l’émancipation humaine, la citoyenneté et la transformation de la société, a-t-il poursuivi. Cette rencontre de nouvelle mandature doit permettre d’échanger nos expériences, mais surtout de construire ensemble des projets. Une association isolée peut faire de grandes choses, mais associée aux autres, elle peut se rendre beaucoup plus efficace. »

    C’était l’ambition de ce premier temps d’échanges entre associations, organisé à l’initiative de Lyèce Choulak, conseiller municipal délégué à l’éducation populaire et aux vacances pour tous dans les 15-16. « C’est l’occasion de rassembler toutes les forces vives de l’éducation populaire dans les 15-16, parmi lesquels on compte les associations de proximité et les centres sociaux, bien sûr. Mais aussi les institutions (Métropole, État) et les bailleurs, détaille-t-il. Je voudrais qu’on puisse aboutir sur un projet commun qui défende l’intérêt collectif ».

    Pour soutenir la démarche, Hassan Guenfici, adjoint au maire délégué aux centres sociaux et à l’éducation populaire, était présent pour représenter la mairie centrale.

    Un budget pour l’enfance ?

    Les difficultés financières des collectivités, limitant le niveau des subventions accordées aux différentes structures, n’ont pas manqué d’être évoquées. Dans ce contexte budgétaire serré, une idée a tout de même émergé : investir avantage dans l’enfance. « L’enfant pauvre des cités est souvent le secteur de l’enfance, note Nicolas Rett, directeur du centre social de la Bricarde (15e). C’est très difficile de déployer des actions, parce que nos moyens sont très limités. Il y a pas mal d’espaces jeunes sur le territoire, ce qui nous permet de capter les jeunes à partir de 11-12 ans. Mais les 5-10 ans qui ne sont pas inscrits au foot ou à l’aide au devoir, ce sont eux qui sont un peu à la rue entre 17h et 19h. Ça les rend vulnérables, notamment aux réseaux [de trafic de drogue] ».

    « La question de la protection de l’enfance et de l’accueil des mineurs est sur la table, le travail est entamé », a assuré Hassan Guenfici. Jean-Marc Coppola ajoute : « La Ville fait son possible, mais ne pourra pas se substituer à tout le monde. Les échéances électorales de l’an prochain doivent être l’occasion de décider dans quel type de société nous souhaitons vivre. »

  • Un carreau du cœur pour Handident

    Un carreau du cœur pour Handident

    Créée le 11 mai 2005, sa mission est de faciliter l’accès aux soins dentaires pour les personnes handicapées ainsi que les personnes âgées dépendantes. Dotée de moyens variés afin de répondre aux difficultés des patients, l’association met l’accent sur une prise en charge complète. D’après Christine Khoudry, Directrice médicale d’Handident Paca, ce n’est pas le cas de chaque branche. « Chaque Handident est indépendant. On dépend d’une association qui s’appelle SOSS (Santé Orale et Soins Spécifiques) mais on est vraiment indépendant. » Une particularité démarque l’« entité » en charge de la région du sud-est de la France, « on est les seuls au niveau national répondant à la demande de A à Z. C’est-à-dire on prend en charge le patient pour faire le diagnostic, le plan de traitement et on réalise les soins. »

    Une méthode particulière

    Pour agir, plusieurs services sont en place comme le DERAC (Dispositif Expert Régional d’Appui à la Coordination) recevant les appels des patients et permettant leur orientation vers un chirurgien-dentiste. Sur le terrain, des cabinets dentaires mobiles, ainsi que des interventions au sein d’EHPAD, sont réalisés afin d’« aller vers les patients ». « Tout est mobile », nous explique Christine Khoudry. « On a des véhicules pour chaque secteur, dédiés aux soins. Il y a tout dedans. On installe et désinstalle à chaque fois à l’aide du technicien sur place de l’établissement, en présence de l’assistante dentaire et du chauffeur du véhicule. »

    Pour cette unité mobile, un bus, au départ de cette initiative mobile en 2010, ainsi que trois autres véhicules sont répartis sur l’ensemble du territoire afin de répondre aux exigences. En développement avec une antenne fixe ouverte en mars et 3 630 personnes soignées en 2025, Handident Paca pourra compter sur la visibilité du Mondial afin de partager le savoir-faire de son service au grand public.

  • Les finances de la Métropole s’invitent au conseil municipal d’Aix

    Les finances de la Métropole s’invitent au conseil municipal d’Aix

    C’était un sujet équivalent à l’éléphant dans la pièce. La situation budgétaire de la Métropole est de nouveau intervenue en conseil municipal, tenu ce lundi 29 juin, en salle des États de Provence. La question a été lancée par Marc Pena (PS), à la tête du groupe Aix Avenir. « Autrefois vous dénonciez une monstropole. Aujourd’hui, vous nous dites que vous êtes vice-présidente d’une nécropole », adresse-t-il au maire, Sophie Joissains (UDI), vice-présidente de la Métropole. « La Métropole représente des compétences, importantes, elle est un acteur essentiel de notre territoire. Je vous demanderais ce que vous appelez aujourd’hui une nécropole ? »

    Non sans rappeler, les causes et conséquences de ce trou financier « de 123 millions d’euros », voire « selon d’autres calculs » 144 millions d’euros, estime Marc Pena. « Vous êtes dans l’exécutif, je voudrais savoir ce que vous pensez de la situation. Vous pensez que la Métropole telle qu’elle est aujourd’hui ne peut plus fonctionner ? Elle a été mal née, mal construite, ça chacun le sait, et est-ce que donc, les réflexions iraient jusqu’à des changements exceptionnels extrêmement importants sur le territoire ? À ce moment-là, on n’entrerait pas seulement dans une crise, mais une rupture et une révolution par rapport à ce qui existe aujourd’hui. »

    À ce stade, deux options. D’un côté, la Chambre régionale des comptes recommande de réduire fortement la dotation de solidarité communautaire (DSC), à hauteur d’environ 53 millions d’euros, ce qui représenterait près de 1,4 million d’euros pour Aix. De l’autre, le préfet privilégie des économies sur les attributions de compensation (AC), également pour un montant d’environ 53 millions, dont l’impact pour Aix est estimé à 5 millions d’euros par la majorité.

    Positions réaffirmées

    S’ajoute à cela « le budget annexe des transports qui raye les finances métropolitaines. (….) Ce budget a une capacité d’investissement importante qui a été abondée du reste par l’État à hauteur de milliards, cela pousse à l’investissement, sauf qu’il n’y a pas de recette en place, analysait de son côté Sophie Joissains. Notre territoire ayant besoin de se moderniser en matière de transport, nous sommes face à un écueil majeur et qui ne pourrait, si l’on reste dans cette disposition, que se creuser dans les années à venir. Aujourd’hui, la prévision pour 2027 serait de 245 millions d’euros de dette. »

    De ces débats découlent plusieurs propositions. Du point de vue du maire, adopter un modèle de transports métropolitains à l’image de celui du Grand Paris (syndicat mixte) pourrait être une option. Comme cette piste de partition métropolitaine, que « l’on regarde avec des yeux de Chimère » pour « travailler plus facilement aux intérêts de nos territoires », dressait Sophie Joissains. « Ce sera aux maires de s’exprimer, par rapport aux observations. Mais rien ne pourra se faire sans l’aide de l’état », rappelait le maire.

    Côté oppositions, le RN appelle à « regarder très sérieusement quelles économies on pourrait faire », lançait Jean-Louis Geiger. Agnès Daures, pour le groupe Aix Avenir (DVG), appelle à « aller chercher l’argent là où il est », estimant que « personne ne veut parler de taxe foncière sur les résidences secondaires ». « Aujourd’hui, la France entière est appelée à faire des économies », rappelait Sophie Joissains. Mais l’augmentation de l’impôt, « j’y suis fondamentalement opposée. »

    EN BREF

    Attributions financières aux associations

    Au total, 19 000 euros seront répartis entre neuf associations de la Ville d’Aix. Sur cette enveloppe, 7 000 euros seront partagés entre quatre centres sociaux de la ville dans le cadre de l’appel à projets « Ouverture estivale des centres sociaux 2026 ». 5 500 euros sont notamment attribués au fonctionnement de trois autres associations, dont l’Apers, « service d’aide aux victimes et d’activité judiciaire », qui reçoit une subvention de 3 500 euros.

    L’affaire des arbres vandalisés suit son cours

    Pour Hervé Guerrera (POC) c’est un « commando » qui aurait dégradé les arbres du cours Mirabeau. Fin mai, trois individus ont été filmés par les caméras de la Ville abîmant les arbres longeant cet axe principal. Marc Féraud, conseiller municipal aux espaces verts, précise que « la Ville a déposé plainte et s’est constitué partie civile. Il y en a 12 bien déchiquetés et 17 un peu moins. On a réparé les blessures de façon propre (…), tous les deux jours, c’est surveillé, ça s’est arrêté ». Mireille Lazare, adjointe à la sécurité, réfute le terme de « commando ». « Nous avons identifié trois jeunes, sur le cours Mirabeau, en train de discuter. À un moment, l’un d’entre eux a pelé l’arbre de façon verticale. Ces trois personnes n’ont pas été identifiées pour le moment. L’affaire suit son cours », conclut Mireille Lazare.

    Plusieurs mesures pour la canicule

    La majorité a détaillé les dispositifs mis en place. Parmi eux, le lancement du « plan canicule pour les personnes sans-abri », ainsi que les maraudes régulières des Restos du Cœur, du Secours populaire, du CCAS et de la Croix-Rouge. La halte de jour de la cité Germain-Nouveau reste ouverte et propose des douches gratuites, comme celles proposées par la Croix-Rouge. La Ville maintient un centre d’appels destiné aux seniors isolés. Détails sur le site de la Ville.

  • À Aubagne, la cohésion sociale au cœur des projets du Charrel

    À Aubagne, la cohésion sociale au cœur des projets du Charrel

    Alors qu’un appel à projets a été lancé le 18 juin dans le cadre du Contrat de Ville – dispositif alliant l’État et les collectivités territoriales et cherchant à améliorer la cohésion sociale, l’insertion professionnelle et le cadre de vie dans les quartiers prioritaires – plusieurs rencontres sont prévues entre habitants, acteurs associatifs et représentants institutionnels pour identifier les besoins concrets des territoires concernés.

    Lundi matin, c’est dans la maison de quartier du Charrel, seul quartier prioritaire d’Aubagne, qu’associations et collectivités se sont réunies pour échanger sur les actions susceptibles d’être mises en place dans le secteur. « On entre dans la phase de coconstruction, qui correspond à la suite de l’appel à projets, explique Karim Bentahar, chargé de mission politique de la Ville d’Aubagne. On va dans chaque quartier [concerné par le Contrat de ville, Ndlr] pour reconstruire avec les habitants et les associations la future programmation de 2027. Ce matin, nous étions au Charrel, cet après-midi, nous serons en centre-ville et mercredi matin à la Tourtelle [qui entre dans des poches de précarité, Ndlr]. »

    L’objectif du représentant de la Ville est également d’évaluer les niveaux de subventions à accorder aux différentes associations, en fonction des besoins identifiés.

    Au cœur des échanges de la matinée : la volonté d’adapter l’offre associative afin d’inciter les résidents à davantage vivre leur quartier. « Nous sommes passés par des périodes où un sentiment d’insécurité a poussé les habitants du quartier à se replier chez eux », juge Miguel Nosibor, installé au Charrel depuis 30 ans et fondateur de la compagnie En phase, association culturelle imaginée pour créer du lien social grâce à la danse hip-hop. « Mais je constate, depuis un certain temps, que les familles s’emparent de nouveau des espaces communs. Les questions à se poser sont les suivantes : qu’est-ce qui a permis ça ? Comment faire grandir cette dynamique et s’assurer qu’elle ne retombe pas ? »

    Parmi les solutions envisagées : renforcer la présence des associations afin de créer, avec les habitants, une relation de confiance durable. « La base de tout est le lien que l’on arrive à établir avec les habitants », insiste une représentante de l’École des parents et des éducateurs (EPE) 13, structure d’éducation populaire au service des parents, des jeunes, des familles. « Sur tous les quartiers où l’on intervient, c’est un travail de longue haleine. Il faut être patients et occuper l’espace, déambuler dans le quartier et poser des tables en pied d’immeuble. »

    « Il ne faut pas les décevoir »

    Réfléchir aux méthodes qui permettent de « rencontrer un quartier », c’est ce pour quoi ont plaidé de nombreux participants. L’une des clés réside, selon Slimane Boughanemi, directeur de Contact Club, une association de prévention accompagnant les jeunes et les familles, dans la mise en place d’actions concrètes répondant aux premières demandes exprimées. « La semaine dernière, on a pu rencontrer une cinquantaine de jeunes. C’était un vrai plaisir car on a pu recueillir des demandes concrètes. Il y a une véritable dynamique sur le territoire que je n’observe pas ailleurs. Mais il ne faut pas les décevoir, car s’ils se prennent un mur, nous perdrons le lien », souligne-t-il.