Tag: artistes

  • « Couleurs urbaines », palette musicale à La Seyne

    « Couleurs urbaines », palette musicale à La Seyne

    Construit sur le site des anciens chantiers navals, le Parc de la Navale lève des voiles mélodieuses à partir du 5 juin, à l’occasion de la 18e édition de Couleurs urbaines. Doté d’une « programmation solaire mêlant afro, reggae, dub et électro » assurée par des « artistes internationaux et francophones mais aussi des artistes émergents et Dj’s parmi les plus chauds du moment », résume l’association qui le porte, Culture plus, le festival fera son entrée en matière lors d’une soirée marquée par la venue Ronisia, étoile montante d’un RnB français qu’elle n’hésite pas à griffer de dancehall. Au menu de ce lancement aussi, la chanteuse martiniquaise Shannon, son tube Mal à dit dans la besace.

    Sacré cocktail

    Grosse patate reggae et dub en vue le lendemain, avec pour épicentre un concert de l’un des papes de la musique jamaïcaine, Clinton Fearon, « basse et voix mythique des Gladiators », rappelle Couleurs urbaines. Avec des classiques forcément au programme, mais aussi des titres plus récents comme Jah is love, « enregistré avec la section cuivre de Danakil », groupe français également de la partie. Tout comme Oaï reggae party, formation diablement marseillaise composée de plusieurs générations de toasters et musiciens comme Gari Grèu, Toko Blaze, Rastyron et Leo Achenza. Clap de fin du festival prévu dimanche 7 juin avec de nombreux Dj’s et la bombe shatta et rap martiniquaise Maureen, en tête d’affiche.

  • Concours d’artistes pour l’affiche de la St-Louis

    Concours d’artistes pour l’affiche de la St-Louis

    Chaque année à la fin août, Sète célèbre la Saint-Louis, fête patronale multiséculaire qui rend hommage au patrimoine maritime, aux traditions et aux joutes. Durant plusieurs jours, les chevaliers de la tintaine, qui s’affrontent dans le cadre Royal, font vibrer la ville devenue une grande fête, jusqu’au point d’orgue : le tournoi des poids lourds, où est couronné le grand vainqueur de la Saint-Louis.

    Cette année, le maire de Sète, Hervé Marquez, a souhaité ouvrir la création du visuel officiel de la Saint-Louis à un concours destiné aux artistes, amateurs comme professionnels. Objectif de ce nouveau mode de sélection : rapprocher davantage l’événement de celles et ceux qui le font vivre chaque année : les habitants, les associations, les jouteurs, les artistes. « Sète est une terre de création, une ville d’artistes, une ville d’inspiration, j’espère que de nombreux artistes, et notamment les Sétois, participeront à ce concours », confie le maire.

    L’édition 2026 revêt une dimension particulière, puisqu’elle marquera les 360 ans du premier tournoi de joutes organisé à Sète en 1666, lors de l’inauguration du port voulu par Louis XIV. « La Saint-Louis n’est pas simplement une fête. C’est notre mémoire collective, notre identité, notre fierté. Elle raconte Sète, son histoire, son port, ses canaux, ses habitants et ses traditions », insiste Hervé Marquez. « Pour cette édition, nous souhaitons une affiche forte, populaire, sensible, capable de traduire toute l’émotion et la puissance symbolique de la Saint-Louis. »

    L’œuvre retenue deviendra l’affiche officielle et sera déclinée sur l’ensemble des supports de communication et de promotion de l’événement : affiches, programmes, supports numériques, signalétique urbaine, objets promotionnels et produits dérivés.

    Le concours est ouvert aux artistes âgés de plus de 18 ans, amateurs ou professionnels. Une seule œuvre pourra être présentée par candidat. Le visuel devra illustrer « l’esprit de la Saint-Louis ». Si toutes les techniques artistiques traditionnelles sont autorisées : peinture, dessin, collage, sérigraphie…, « en revanche les créations générées par intelligence artificielle, les œuvres entièrement numériques ou les photomontages sont interdits », précise la Ville. Les candidats ont jusqu’au 18 juin pour déposer ou envoyer leur œuvre.

    * règlement complet sur : www.sete.fr.

  • L’Opéra Grand Avignon recrute ses jeunes artistes

    L’Opéra Grand Avignon recrute ses jeunes artistes

    La première se tient ce samedi 6 juin dans l’enceinte de l’organisation. « Les enfants vivent une expérience artistique intense, faite de travail, de partage et d’émerveillement. Véritable école de vie, la Maîtrise permet aux jeunes de découvrir le chant, le théâtre et la danse, tout en développant leur curiosité et leur sensibilité », précise la Maîtrise de l’Opéra dans un communiqué. Divers événements sont prévus au cours de l’année, tels qu’une tournée de concerts, un opéra participatif ou encore une comédie musicale. Plus d’informations sur www.operagrandavignon.fr/la-maitrise. Inscriptions et renseignements auprès de maitrise.opera@grandavignon.fr.

  • Les festivals phares de la région attendent le coup de feu

    Les festivals phares de la région attendent le coup de feu

    La Région Sud est le point culminant français en matière culturelle et artistique. Nous ne voyons pas la culture comme une dépense mais comme une identité, notre force », amorce Sophie Joissains. « Du festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence à Marsatac, en passant par le Festival d’Avignon ou les Chorégies d’Orange », « la culture est un ferment d’espoir et un lien entre tous », estime la vice-présidente de la Région en charge de la culture lors d’une conférence de presse organisée vendredi 29 mai. En dépit d’une baisse de 4% de son budget alloué à la culture, 52,5 millions en 2026, et à l’approche de la saison des grandes manifestations de l’été, l’occasion est donnée de faire un point sur les gros festivals que la collectivité territoriale soutient.

    Primeur de la parole à Richard Galy, président de la Société publique locale (SPL) des Chorégies d’Orange, qui note d’emblée la « nécessité de passer à un autre statut plus adapté, l’Établissement public de coopération culturelle (EPCC), déjà voté par la Région, le Département et la Ville. Nous attendons l’arrêté qui nous permettra d’y associer l’État ». Directeur démissionnaire de la manifestation, Jean-Louis Grinda annonçait il y a quelques mois une « saison 2026 light », divaguant du 19 juin au 18 juillet de La Traviata de Verdi avec Jessica Pratt dans le rôle-titre, à un concert symphonique de Philippe Katerine. « Un nouveau directeur artistique des Chorégies sera nommé la semaine prochaine. Avec l’objectif de proposer ce qui fait l’ADN des Chorégies, le lyrique et la mise en scène », annonce avec soulagement Richard Galy.

    Successions et bougies

    Nommé à la suite de Pierre Audi, décédé il y a un peu plus d’un an, Ted Huffman, nouveau directeur du Festival d’Aix-en-Provence qui se tiendra du 2 au 22 juillet, réaffirme quant à lui que « l’opéra doit demeurer un art vivant. Il faut sortir de l’idée selon laquelle l’art lyrique est un musée. C’est le moment d’aller vers des choses inattendues », souligne le metteur en scène américain. Parmi les « 250 festivals et manifestations » soutenus par la Région sur le millier existant, certains sont présents comme Marsatac, dont la date du 13 juin réunissant Théodora et Disiz est « bientôt sold out », annonce sa directrice Béatrice Desgranges, Tiago Rodrigues, directeur du Festival d’Avignon dont la 80e édition s’élance le 4 juillet, ou encore Michaël Dian, directeur artistique du Festival de Chaillol qui souffle ses 30 bougies dans les Hautes-Alpes dès le 17 juillet. Sans oublier la présence d’Hugo Lucchino, nommé l’été dernier à la tête de la Villa Noailles, à la suite de la mise à pied de Jean-Pierre Blanc par le ministère de la Culture. Avec une programmation articulée autour du festival international de la mode, de la photographie et d’accessoires d’Hyères ainsi que du festival Design Parade à Toulon et dans la région. Aurélie de Lanlay, directrice adjointe des Rencontres d’Arles, tenues du 6 juillet au 4 octobre, met l’accent, elle, sur les différents dispositifs dispensés aux élèves de tous âges autour de l’initiation à la lecture de l’image. « Pour donner des clefs pour permettre aux jeunes de décrypter les images qui les entourent. »

    Le 15e vice-président de la Région en charge de la jeunesse, des sports et de la vie étudiante, Ludovic Perney enchaîne et se félicite pour sa part des « 4 800 élèves » qui ont pu bénéficier de ces ateliers de « lecture de l’image à Arles », mais aussi des parcours initiés au Festival d’Aix ainsi que du nombre de « lycéens accompagnés au Festival d’Avignon ».

    « Mode de vie occidental »

    Si « l’État baisse non seulement ses budgets mais demande aussi aux collectivités un effort pour rembourser la dette nationale », rappelle Sophie Joissains, « il faut faire en sorte que les structures et festivals passent ce mauvais cap ». De son côté, Ludovic Perney voit aussi la culture comme un moyen de s’opposer « aux attaques contre le mode de vie occidental ». Une formule qui laisse pantois, mais que ce candidat à la présidence de la fédération LR des Bouches-du-Rhône « assume », avant de se vautrer dans des explications alambiquées pour tenter de déminer la polémique. « Quand on était à l’école, l’Occident était au milieu de la carte du monde avec l’Europe, et nous, au milieu. Et bien, aujourd’hui, l’axe du monde a changé. Il faut préserver ces valeurs qui sont fondamentales pour conserver la maîtrise de notre destin », dit celui qui aime à citer le moraliste nationaliste et controversé Ernest Renan. Avec tous ces festivals, l’été sera chaud. Mais gare aux coups de soleil idéologiques sur la nuque.

  • Les artistes s’emparent des murs de Port-de-Bouc

    Les artistes s’emparent des murs de Port-de-Bouc

    Port-de-Bouc poursuit sa mue. Comme chaque printemps, la petite ville de 17 000 habitants semble éclore sous les pinceaux des artistes. Cette année, ils seront neuf, venus de France, de Croatie, de Grèce ou d’Espagne, à poser leurs bagages dans le camping municipal Bottaï pour transformer durablement les façades des bâtiments de la Lèque, Tassy, des Comtes ou encore des Aigues-Douces. Pour le maire Laurent Belsola (PCF), « il ne s’agit pas seulement d’embellir. Il s’agit de repenser notre lien à l’espace public ».

    Ce qui était au départ une intuition artistique est devenu un véritable parcours d’œuvres à grande échelle unique en France. À l’issue de cette 7e édition du festival « Les Nouveaux Ateliers », la commune comptera près de 70 réalisations murales. Une concentration exceptionnelle, qui fait aujourd’hui de Port-de-Bouc la détentrice du record européen d’art urbain par habitant. Une fierté, pour l’adjoint au maire délégué à la culture Patrice Chapelle : « Ça veut dire que le projet s’enracine, plaît aux artistes qui viennent de loin, et attire un public extérieur. On a une renommée hors les murs, surtout auprès du public avisé sur le street art. L’an dernier, une dame est venue de Paris pour voir le chantier en cours et l’évolution des fresques. »

    Art et qualité de vie

    Aude Straub, chargée de développement de ce projet, confie : « On aimerait développer le festival dans d’autres petites communes. Ça permet de dynamiser et d’amener l’art dans ces territoires qui sont un peu éloignés et dans les quartiers populaires, où la culture n’est parfois pas très accessible. Ça améliore la qualité de vie. Et puis ça permet d’ouvrir un dialogue entre les habitants et les artistes. »

    Pour en découvrir plus, rendez-vous mardi au cours Landrivon pour un parcours d’un mur à l’autre organisé par l’Office du tourisme, mercredi après-midi pour des ateliers créatifs à destination des enfants square Lopofa, et samedi pour une journée de clôture ponctuée d’animations, de spectacles et de concerts.

  • Un colloque pour décrypter l’anéantissement de Gaza

    Un colloque pour décrypter l’anéantissement de Gaza

    Faire face à l’anéantissement de Gaza. C’est le thème du colloque organisé durant deux jours au Mucem (2e), ces 21 et 22 mai. Tenu dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, le rendez-vous ambitionne de réunir « des artistes et chercheurs de Gaza (…), des institutions culturelles et artistes engagés pour la Palestine, ainsi que des spécialistes de la région et des migrations artistiques ».

    La journée de jeudi, après un accueil introductif d’une trentaine de minutes le matin, s’est ouverte avec un « état des lieux » de l’anéantissement à Gaza. Animée par la journaliste d’Orient XXI Sarra Grira, la rencontre a été l’occasion de revenir sur la destruction du patrimoine gazaoui. Une présentation assurée par Ahmed Ashour, chercheur à l’Université de Tours, spécialiste des politiques culturelles et de l’apprentissage communautaire dans des contextes marqués par la guerre et l’oppression.

    Aïda Delpuech, journaliste indépendante, a évoqué l’écocide en cours à Gaza, d’après elle outil important de la destruction durable de l’enclave. « Attaquer l’écosystème palestinien fait partie du mode opératoire israélien. Il faut comprendre que l’écocide est d’abord un outil du génocide à court terme, car si on prive une population de ses outils de production agricole, on alimente la famine et donc le génocide en cours, détaille-t-elle. Mais aussi à long terme : les bombardements rendent Gaza inhabitable pour une longue durée. On détruit les écosystèmes sur le moment, mais aussi après, avec des ressources, comme les sols, l’eau, l’air, qui sont durablement contaminées. »

    Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés, est également intervenue, en visioconférence. « Nous devons accepter que nous vivons une destruction totale de ce qui est la Palestine en tant qu’identité », martèle-t-elle. Et de rappeler la définition des termes qu’elle emploie : « On parle de génocide lorsqu’il y a volonté de détruire totalement ou partiellement un groupe et religieux. Ici, la volonté n’est pas cachée. » D’après le ministère de la Santé du Hamas, plus de 70 000 personnes sont mortes dans l’enclave palestinienne, chiffre jugé fiable par l’ONU, depuis l’attaque terroriste du 7-Octobre du Hamas sur le sol israélien, qui a déclenché la guerre à Gaza.

    Protestations

    C’est notamment pour protester contre la présence de Francesca Albanese que le président du Crif Marseille, Bruno Benjamin, avait appelé, en début de semaine, à un rassemblement devant les portes du Mucem, qualifiant la rapporteuse de l’ONU d’« antisémite notoire ». Il reproche aussi à l’événement d’être trop orienté politiquement et exige qu’il y ait « la même chose pour le 7-Octobre ». Lui et une trentaine de soutiens, dont le collectif Nous vivrons, sont venus manifester, jeudi matin, devant le musée. En réaction, plusieurs collectifs de défense de la Palestine sont, eux aussi, venus protester. « Mettre sur le même plan le dominant et le dominé, le colonisateur et le colonisé, ça n’a strictement aucun sens », s’est indigné Pierre Stamboul, membre de l’Union des juifs français pour la paix, collectif pro-palestinien.

    Les 428 militants de la flottille pour Gaza expulsés d’Israël

    Les quelque 430 militants de la Global Sumud flotilla, interceptés entre lundi et mardi au large de Chypre par les forces israéliennes, ont finalement été renvoyés en Turquie. Jusque-là détenus dans la prison israélienne de Ktziot, ils ont, jeudi, « tous été expulsés », a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien. Mercredi, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, avait provoqué un tollé international en publiant une vidéo montrant des militants agenouillés et les mains liées.

  • Des œuvres d’art à découvrir dans les jardins à Aix

    Des œuvres d’art à découvrir dans les jardins à Aix

    Le temps d’un week-end, le jardin Mérindol, le jardin des Guerriers et celui des Étuves, au cœur d’Aix, se transforment en galeries à ciel ouvert.

    « Mon souhait, depuis 20 ans, est d’offrir l’art gratuitement », se réjouit Andréa Ferréol, créatrice de l’événement. L’actrice de La grande bouffe est aussi une passionnée d’art. Chaque année, elle part à la rencontre des artistes pour proposer un festival hétéroclite, tant dans les médiums que dans les styles. Les artistes seront présents durant la journée pour échanger avec le public.

    Une programmation variée

    Dans le jardin Mérindol, la sculpture est à l’honneur avec le travail organique de Bernard Fugueroa et les créations en clous anciens de l’artiste belge Fabrice Magnée. La dessinatrice Marie-Laure Manceaux réalisera des portraits des visiteurs qu’ils pourront emporter avec eux. Une lecture et un concert de clarinettistes sont prévus en soirée.

    Dans le jardin des Étuves, la jeune garde de la peinture est bien représentée : César Malfi, mêlant art brut et style Renaissance, Philippe d’Orléans et sa série de trônes, mais aussi les dessins hyperréalistes de Mathieu Dutemps, impressionnant de technicité. Le célèbre street-artiste M. Chat, la peintre Corrine Pradier et la céramiste Noémy Meney y seront également exposés.

    Le jardin des Étuves se transformera en un véritable théâtre à ciel ouvert, avec des concerts, des lectures, ainsi qu’un spectacle d’humour de la fantasque Zize Dupanier, dimanche 21 juin à 17h.

    Enfin, le jardin des Guerriers accueillera les sculptures en fil de fer tout en finesse de Myriam Louvel, et celles en toiles d’araignée colorées de l’artiste Quiberon. En journée, une lecture musicale et un spectacle pour enfants sont prévus. Le samedi à 17h, un spectacle du G.U.I.D aura lieu.

    Les Flâneries, les 20 et 21 juin, à Aix. Entrée libre et gratuite. Programmation sur www.aix-en-oeuvres.com/flaneries

  • Julien Clerc en ouverture de l’été Marseillais

    Julien Clerc en ouverture de l’été Marseillais

    Depuis six étés maintenant, la Ville de Marseille organise son festival estival qui rassemble des centaines de milliers d’habitants et de touristes, fans de rap, électro et house ou simples curieux. Des artistes francophones et internationaux défileront sur le Vieux-Port du 3 juillet au 1er août. Une 7e édition qui confirme les ambitions de ce rendez-vous incontournable avec de belles têtes d’affiche invitées sur scène.

    Des artistes reconnus

    Dès l’ouverture ce 3 juillet, le festival débutera par un concert de Julien Clerc, icône de la chanson française, auteur de véritables tubes tels que Fais-moi une place ou Ma préférence. La chanteuse Blandine complétera le show d’ouverture. Le festival n’est pas seulement un spectacle musical, il célèbre le mois des fiertés avec une soirée Pride organisée le 4 juillet. Les célèbres Drag Queens Mami Watta et la Marseillaise Ruby on the Nail assureront le show, accompagnées par le groupe de pop, Yelle.

    La musique électronique sera mise à l’honneur au fil du mois avec des artistes reconnus comme Sébastien Tellier (10/07), Myd et Cassius (11/07), ou encore Folamour (17/07). La danse sera aussi représentée avec de nombreux spectacles, avec notamment, le 25 juillet, la représentation du spectacle 360, de Mehdi Kerkouche, qui mêle chorégraphie et énergie de concert, portée par Lucie Antunes, et une scénographie d’Emmanuelle Favre. Ce même 25 juillet les amateurs de musique urbaine pourront assister au show de l’étoile montante Jungeli qui sera présent au Vieux-Port pour enflammer la scène. Artiste qui a notamment participé à la célèbre émission Danse avec les stars et auteur du hit de l’été 2024 Petit Génie.

    La 7e édition de l’Été Marseillais se déroulera du 3 juillet au 1er août. Programmation disponible sur le site de la Ville et les réseaux sociaux de l’Été Marseillais.

  • [Grand entretien] « La culture, espace possible de réconciliation »

    [Grand entretien] « La culture, espace possible de réconciliation »

    La Marseillaise : Le gouvernement présente la Saison Méditerranée comme « un temps fort de diplomatie culturelle ». Alors que les États, dont la France, échouent à des relations de paix dans tout le pourtour, ne trouvez-vous pas facile de faire porter ce poids sur les artistes ?

    Mohamed El Khatib : En fait, je pense que c’est une nécessité. il faut arrêter de considérer la culture comme un espace autonome qui ne serait pas relié aux questions diplomatiques, géopolitiques, sociales et économiques. Au contraire, je trouve qu’il était temps que des artistes prennent la parole et se fassent le relais de l’état du monde. Il est temps que les artistes donnent la parole à un certain nombre de pays marginalisés, donnent à entendre des voix libanaises, algériennes, palestiniennes, égyptiennes… Les artistes font leur travail et prennent le relais des empêchements diplomatiques. Regardez par exemple l’état dégradé des relations entre la France et l’Algérie : heureusement que le dialogue persiste à travers la culture. C’est un espace possible de réconciliation.

    Vous avez déclaré lors de la présentation de la saison que, « face à la montée de l’extrême droite, la responsabilité des artistes est d’imaginer des projets qui créent une histoire commune »…

    M.E.K. : Il y a quelques années, j’avais commencé en faisant entrer la Renault 12 au Mucem car c’est un objet du patrimoine industriel français typique que les Français adorent. Et en même temps, un véhicule œcuménique que les Maghrébins se sont notamment réapproprié en en faisant des espèces de tour de Babel roulantes pour rejoindre l’autre côté de la Méditerranée. D’un coup, cette histoire de l’épopée du retour au bled venait s’inscrire dans une histoire plus large de France. J’ai envie de trouver des espaces de dialogue qui, à défaut de resserrer les liens, permettent aux gens d’échanger. Avec Mères Méditerranées, j’ai voulu réunir des mères de chaque pays ayant une façade avec la Méditerranée et de voir ce qu’elles ont en commun. D’abord, car on ne les entend pas ou très peu alors qu’elles prennent en charge la plupart du temps la vie domestique et économique, qu’elles ont parfois à subir les départs d’enfants qui peuvent parfois être avalés par la Méditerranée. Face à cette mer, elles ont à la fois un rapport de fascination et de crainte. J’avais donc envie de créer un parlement des mères en Méditerranée pour voir ce qu’elles veulent léguer à leurs enfants pour un futur désirable. J’aimerais qu’à la fin, on arrive à l’écriture d’un manifeste de ces 23 mères. Aujourd’hui, il est impossible de réunir sur la scène politique la France et l’Algérie par exemple. Nous, on a la liberté de faire des propositions et imaginer de nouvelles façons d’être ensemble.

    Un de leurs autres points communs est qu’elles habitent toutes à Marseille…

    M.E.K. : Déjà, pas sûr de pouvoir retrouver dans beaucoup d’autres villes ces 23 nationalités. Beaucoup me disent que, quel que soit le pays d’où ils viennent, ça ressemble à chez eux. À Marseille, une ville portuaire, ça brasse. C’est une ville où les étrangers arrivent à cohabiter.

    Vous évoquez « Mères Méditerranées » comme un chœur de femmes. C’est-à-dire ?

    M.E.K. : Quand je dis chœur, je ne parle pas de chant, mais de chœur au sens grec : le chœur démocratique. Car on va voir des femmes qu’on n’a pas l’habitude de voir sur scène. On ne les voit pas sur scène et pourtant elles font l’identité de cette ville et sont toujours à l’arrière-plan. Ce sont des femmes qui vont prendre la parole. On a tourné un film avec elles qui sera projeté et qui fait part de leurs préoccupations. Au fur et à mesure, on va aussi donner quelques recettes de cuisine. En repartant, vous saurez par exemple faire le couscous et le houmous. Mais elles donnent aussi des recettes de vie telles que comment mettre votre mari au travail ou que faire pour que votre mari s’occupe aussi des enfants. C’est festif. Il y a aussi une vraie culture du chant. On ne peut par exemple pas faire un spectacle sur la Méditerranée sans l’évocation d’Oum Kalthoum. C’est valable pour tous les pays, y compris la Grèce et Chypre. Et il y a aussi la question de la danse qui revenait dans nos discussions.

    Quelles étaient les autres figures communes et récurrentes ?

    M.E.K. : Il y avait aussi beaucoup Faïrouz. On a également trouvé une série de berceuses communes à l’Espagne et au Maghreb. Tout comme la langue. Le français, l’arabe, l’hébreu… Tout ça part de la même racine. Et la question des Printemps arabes est aussi revenue, notamment la place des femmes dans les dispositifs politiques où elle est la plupart du temps minorée. Or on a retrouvé pas mal d’archives, suite à ce qu’elles nous ont raconté, sur la façon dont les femmes se sont investies dans les mouvements de libération. C’est quelque chose que l’on retrouvait déjà dans les mouvements de libération liés à la décolonisation, et plus récemment, avec les Printemps arabes. Mères Méditerranées est à la fois une ode domestique, affective, militante et politique.

    Samedi 16 et dimanche 17 mai à 20h au Mucem sur la place d’armes du fort Saint-Jean. Gratuit. www.mucem.org

  • À Marseille, des rendez-vous artistiques pour le Soudan

    À Marseille, des rendez-vous artistiques pour le Soudan

    Depuis trois ans, une guerre oppose le commandant Mohamed Hamdane Daglo au général Abdel Fattah Burhan dans une course pour le pouvoir. Les affrontements entre ces deux factions rivales ont causé la mort de plus de 150 000 personnes en plus de centaines de viols et de millions de disparus. Face à « la pire crise humanitaire au monde », selon l’ONU, des artistes et activistes s’engagent à Marseille.

    L’art pour parler de luttes et d’exil

    Plusieurs événements sont prévus durant ce mois de mai, à commencer par une projection du film documentaire Soudan, souviens-toi, réalisé par Hind Meddeb. La réalisatrice retrace la lutte de jeunes soudanais lors de la révolution contre Omar Al Beshir, dictateur déchu en 2019. La soirée se poursuivra autour d’un repas caritatif et d’une vente de t-shirts, le 10 mai de 18h à 21h à la Dar, 127 rue d’Aubagne. Les dons seront reversés à des caisses de solidarité soudanaises.

    Le 14 mai, le vernissage de l’exposition « Quant au Soudan, je le porterai en moi », organisée par les journalistes Elliot Brachet et Arthur Larie et financé par Avaaz, se tiendra à la librairie Maupetit, dès 17h30. Les clichés de six jeunes photographes soudanais seront exposés jusqu’au 20 juin.