Tag: ARS

  • La CGT mobilisée pour sauver le système de santé

    La CGT mobilisée pour sauver le système de santé

    « On travaille constamment à flux tendu. » Devant l’Agence régionale de santé (ARS), où se sont retrouvés, ce jeudi, plus d’une centaine de syndicalistes à l’appel de la CGT, Carole, infirmière à l’Hôpital de Martigues, dénonce la dégradation de ses conditions de travail et de la prise en charge des patients. Un appel à la grève et à la mobilisation nationale lancé par la fédération de la CGT des organismes sociaux, pour le retour « à une Sécu où chacun peut se soigner selon ses besoins, quels que soient ses moyens », affirme Sébastien Kassapian, secrétaire de la CGT CPAM 13.

    Les travailleurs dénoncent notamment des manques de moyens et d’effectifs au niveau des centres de santé, ainsi que des structures sociales qui impactent l’accès au droit et à la santé des Français. « C’est le serpent qui se mord la queue : on n’est pas assez, donc on a une surcharge de travail, donc il y a une augmentation des arrêts maladies, donc encore plus de sous-effectif et plus de travail », se désole Sylvie Berger, secrétaire départementale de l’union syndicale Santé sociale 13. Ce que Carole, infirmière, confirme. « on nous demande d’aller tellement vite qu’on ne peut pas bien s’occuper des patients. On est à la limite de la maltraitance », alerte-t-elle.

    « Ce n’est pas la crise économique, mais des choix politiques qui ont mené à cette situation », affirme Sylvie Berger sous les applaudissements des syndicalistes. La CGT réclame le retour de la Sécurité sociale comme elle a été imaginée il y a 80 ans.

  • L’ARS sévit contre un centre dentaire d’Avignon

    L’ARS sévit contre un centre dentaire d’Avignon

    À la suite d’une inspection menée le 23 septembre par des agents de l’Agence régionale de santé (ARS), l’activité du centre dentaire Santéa d’Avignon a été suspendue de manière « immédiate et totale » à compter du jeudi 30 septembre, comme le stipule un arrêté publié le 1er octobre.

    L’inspection a en effet révélé une « absence de respect des règles de bonnes pratiques de stérilisation des dispositifs médicaux critiques et semi-critiques », ainsi qu’une « absence de respect des règles d’hygiène élémentaires lors des soins dentaires », d’après l’organisme de santé. Parmi les éléments incriminés : des porte-instruments rotatifs « susceptibles d’engendrer des contaminations croisées entre deux patients », l’absence « de preuve de maintenance interne et externe des équipements de la salle de stérilisation » et une « salle de stérilisation inadaptée à l’activité de préparation des dispositifs stériles du fait de sa configuration et de ses équipements ». Mais aussi des manquements aux règles de fonctionnement des centres de santé, comme par exemple « la non-protection d’ordonnances sécurisées vierges, des prescriptions de médicaments hors cadre de l’art dentaire, du matériel d’urgence incomplet et contenant des produits périmés ».

    Des constatations qui, toujours selon l’ARS, exposent « les patients de ce professionnel de santé à un risque de contamination bactérienne et virale (VHC, VHB, HIV) » et donc « caractérisent une situation d’urgence mettant en péril la sécurité des soins prodigués au sein du centre de santé dentaire ».

    Deux mois de travaux

    En ce début de semaine suivant la suspension, on ne peut que constater la fermeture de l’établissement. La porte coulissante automatique ne s’ouvre pas lorsque l’on s’en approche. Derrière les baies vitrées, entre les rideaux à moitié tirés, on peut apercevoir des employés en train de s’affairer sur du matériel médical. Et lorsqu’un patient se présente, il est accueilli par une personne en blouse blanche lui confirmant que « les rendez-vous sont déplacés à une date ultérieure. On vous recontactera », tout en assurant qu’il « aurait dû recevoir un SMS ». « Je trouve cela vraiment disproportionné », glisse une autre employée du site, interrogée par nos soins, tout en renvoyant vers sa direction au sujet des questions plus techniques. Celle-ci, contactée par La Marseillaise, n’a pas répondu à nos sollicitations.

    Un recours peut faire l’objet d’un contentieux devant le tribunal administratif. Le centre a deux mois à compter de la notification de la décision pour se mettre en règle, ce qui sera contrôlé à l’aide d’une visite de conformité. « Dans le cas contraire, le gestionnaire du centre s’expose au maintien de la suspension de son activité jusqu’à l’achèvement des mesures correctrices et, à défaut, à la fermeture du centre de santé », précise l’ARS.

    Une situation qui ressemble à celle d’un centre dentaire de la Cité des Papes, Allodent, en octobre 2024. Celui-ci avait rouvert quelques semaines plus tard, après s’être remis aux normes.

  • Déserts cherchent médecins moyennant 200 euros par jour

    Déserts cherchent médecins moyennant 200 euros par jour

    La situation est trop sérieuse pour être tournée à la dérision. Mais voir l’Agence régionale de santé (ARS) lancer un appel à l’aide, presque désespéré, pour trouver des médecins généralistes, et « compter sur la presse régionale », en dit long sur la faillite de notre système de santé. Comme dans de nombreux coins de France, le Vaucluse est particulièrement touché par une démographie médicale en net repli (lire ci-contre).

    En avril, le Premier ministre annonçait le lancement d’un Pacte de lutte contre les déserts médicaux, dont le dispositif « Un médecin près de chez vous ». L’idée ? Instaurer une mission de solidarité en incitant les praticiens libéraux à consulter dans les zones les plus tendues, moyennant une indemnité de 200 euros par jour. Trois territoires vauclusiens ont été retenus parmi les 151 au niveau national : le plateau de Sault, l’enclave des Papes et Rhône Lez Provence (Bollène). Prévue pour démarrer en septembre, la mesure s’affiche désormais à partir du 6 octobre. « On est dans le flou, je ne vois pas trop comment ça peut fonctionner dès octobre, d’autant plus que le formulaire de volontariat ne nous est pas encore parvenu », doute Bernard Arbomont, président du conseil de l’ordre des médecins de Vaucluse. N’importe quel médecin en activité ou à la retraite depuis moins de 3 ans est éligible. « Les volontaires pourront se faire remplacer dans leur propre cabinet, car si c’est pour qu’ils le ferment pendant ce temps-là, cela revient à déplacer le désert médical », précise le Dr Arbomont.

    Des concertations ont eu lieu avec la Préfecture, les différentes communautés professionnelles de santé ou les collectivités. Pour l’heure, aucun médecin volontaire à l’horizon. « On est prêts à en accueillir dans nos centres de santé, quand il y a de bonnes initiatives d’où qu’elles viennent, il faut qu’elles voient le jour », appuie Dominique Santoni. La présidente LR du Département réfute toute concurrence avec son plan santé qui, depuis trois ans, vise à recruter et salarier des médecins généralistes. Rappelons qu’il y a un an et demi, acteurs politiques et sanitaires, ont lancé Vaucluse santé attractivité, visant à draguer les médecins et faciliter leurs démarches.

    Encore 5 ans de pénurie ?

    Max Raspail, maire (DVG) de Blauvac et président de la communauté de communes Ventoux sud, fait partie des trois territoires retenus. Depuis le début de l’année, il peine pourtant à attirer un médecin dans la nouvelle maison médicale construite sur le hameau de Saint-Estève. « Lors du dernier conseil municipal, on a voté une délibération pour faire appel à un chasseur de têtes et attirer un docteur », expose-t-il. Le cabinet dispose déjà « d’un kiné, d’un ostéopathe et il y a un appartement de 90m2 avec terrasse pour se loger », insiste Max Raspail. Si Blauvac n’a jamais eu de médecin, les habitants se tournaient jusque-là vers les villages voisins de Mazan ou Malemort. « Mais il y a eu des départs à la retraite, il faut aller à Carpentras, c’est compliqué. On aura beau faire 1 000 efforts, on ne va pas inventer l’eau chaude : la réalité, c’est qu’on manque de médecins », diagnostique le maire. Avant que la fin du numerus clausus se fasse sentir, « on a encore bien 5 années difficiles devant nous », conclut Bernard Arbomont.

  • Le moustique tigre sévit toujours en Occitanie

    Le moustique tigre sévit toujours en Occitanie

    Chaque été, les cas de chikungunya, dengue, zika et désormais de West Nile (fièvre du Nil occidental) augmentent en Occitanie.

    Si pour le West Nile (deux cas autochtones ont été détectés dans l’Hérault, à Florensac et Agde) le virus est porté par des moustiques de genre culex, l’augmentation des autres virus est due à la prolifération du moustique tigre. En vigilance jusqu’au 30 novembre, l’Agence régionale de santé (ARS) rappelle que le moustique tigre continue de sévir et appelle donc à rester prudent en continuant de vider tous les contenants d’eau où il pourrait pondre et à consulter son médecin en cas de symptômes.

    Car cet été, il a été particulièrement actif. Ainsi sur les 145 cas de chikungunya recensés en Occitanie, 46 sont d’origine autochtone. Et tous ces cas ont été trouvés dans le Gard (24) et l’Hérault (22). Après un premier cas identifié à Bernis dans le Gard en juin, 10 ont été confirmés à Poulx. Ce foyer en a engendré un second à Caveirac où 11 cas se sont ajoutés. Deux autres cas ont été identifiés en août à Milhaud puis à Nîmes. « La surveillance dans le Gard concerne aussi la commune de Saint-André-de-Majencoules. Trois cas autochtones identifiés dans l’Hérault auraient pu être contaminés dans cette commune. Des investigations sont actuellement en cours », précise l’ARS.

    En effet, trois cas ont été recensés à Candillargues sur des personnes qui se sont ensuite rendues dans le Gard. Dans l’Hérault, Prades-le-Lez (1), Castries (14) et Mauguio (4) ont été les communes concernées par des cas autochtones de chikungunya. Le département a également été touché par un cas autochtone de dengue à Beaulieu qui s’ajoute aux trois autres détectés en Occitanie (Lot, Pyrénées-Orientales et Haute-Garonne).

  • Montée de fièvre autour du futur hôpital

    Montée de fièvre autour du futur hôpital

    « Il y a besoin d’associer la population », s’agace Denis Grandjean, conseiller municipal d’opposition (écologistes) à Aubagne, ce jeudi soir, à l’Espace des Libertés. « Il y a des citoyens très engagés sur ce territoire pour leur hôpital, il y avait moyen de leur donner des infos. Même nous, au conseil municipal, nous n’avons jamais eu d’informations sur le terrain choisi. Ce n’est pas normal qu’au XXIe siècle, on agisse comme ça. Il faut qu’on avance là-dessus », insiste-t-il.

    Même colère du côté de Jean-Pierre Squillari, tête de liste d’Aubagne en commun (liste de gauche, citoyenne et écologiste) pour les prochaines municipales : « Il y a un problème de sémantique, vous parlez de concertation, je parlerais plutôt de présentation. »

    Ce qui est en débat ce jeudi 11 septembre, a précisé quelques instants plus tôt Stéphanie Luquet, « c’est la déclaration d’utilité publique (DUP). Le dossier a été déposé en préfecture le 9 juillet, la phase de concertation a débuté fin juillet et s’achèvera le 26 septembre. » À ce jour, seules 25 contributions ont été enregistrées dans le cadre de cette concertation, a confirmé Didier Michel, ingénieur en charge du projet. du nouvel hôpital.

    200 lits et places

    Autre critique, cette fois de Daniel Fontaine, ancien maire PCF d’Aubagne : « On constate qu’il n’y a aucune ambition nouvelle. On maintient ce que l’on fait. On conserve des activités peu rentables et on sollicite l’Agence régionale de santé pour boucher les trous. » La directrice de l’hôpital réplique : « Entendre que ce projet n’a pas d’ambition, c’est dur à entendre. On va permettre une meilleure prise en charge des patients. »

    Dans la première partie de cette réunion publique, Stéphanie Luquet présente les grandes lignes du projet de nouvel hôpital, conçu pour un territoire de 19 communes.

    Comme déjà annoncé, le site des Gargues a été préféré à celui du Camp de Sarlier. Sur un terrain de 32 hectares au total, l’emprise de l’hôpital, du parking et des voiries sera de 5,3 hectares. « C’est au bout de la DUP, lancée le 9 juillet, qu’on saura si ce terrain est disponible pour l’hôpital d’Aubagne », précise Stéphanie Luquet. Le terrain sera acquis par la Ville d’Aubagne pour l’hôpital.

    Le futur équipement, qui pourrait voir le jour à l’horizon 2030 si le projet suit son cours, occupera « 28 000m² sur cinq niveaux, sera modulable et évolutif. Il y a une possibilité d’extension au sol et sur les étages supérieurs, avec une adaptabilité du bâtiment face à une épidémie. L’hôpital disposera de 200 lits et places », indique la directrice. Quant au financement des 140 millions nécessaires, 102 sont accordés par l’ARS, 10 par la Métropole Aix-Marseille, 6 par le Département des Bouches-du-Rhône, 3 par la Région Sud. « Il manque encore des sous, reconnaît Stéphanie Luquet. 19 millions d’euros, montant à emprunter pour financer le projet global. C’est cet aspect qui est actuellement instruit au niveau national : est-ce que le scénario est réaliste ? Plus on réduira l’emprunt, plus on garantira la sécurité financière de l’hôpital », a-t-elle conclu.

  • À Aix, les soignants aussi appellent à la mobilisation

    À Aix, les soignants aussi appellent à la mobilisation

    Dans le hall Jacques de la Roque, entrée principale du centre hospitalier d’Aix-en-Provence, les soignants ont exprimé leur colère. La veille du mouvement « Bloquons-Tout », le personnel hospitalier, médecins, infirmiers, ont tenu une assemblée générale, organisée à l’appel de trois syndicats : FO, CFDT et CGT.

    « On appelle à rejoindre les mouvements organisés un peu partout le 10, ce qui n’est pas le cas de toutes les confédérations (…). On ne va pas tourner autour du pot. C’est ni 44 milliards, ni 22 milliards d’économies sur le dos des salariés, contextualise René Sale, secrétaire FO du centre hospitalier d’Aix-en-Provence. Au sein de la population, de tout le monde, il faut arrêter avec les divisions de nos propres rangs pour se mettre tous ensemble (…) Leur dette, on n’en veut pas, c’est la leur, pas la nôtre (…). Sur le plan social, sociétal, sur plein de plans, on n’en peut plus ! »

    Ce mercredi 10 septembre, les hospitaliers rejoindront le mouvement citoyen et les cortèges. FO et CFDT tracteront dans un premier temps autour de l’hôpital, avant de rejoindre le cortège aixois. La CGT, elle, rejoindra la mobilisation marseillaise. Pour les revendications spécifiques aux soignants et hospitaliers, les syndicats seront reçus, ce jeudi, dans les bureaux de l’Agence régionale de santé (ARS), d’après les militants sur place. « Pour nous, hospitaliers, il y a un lien entre tout. On travaille dans la fonction publique, il y a forcément un lien avec les directives gouvernementales », rappelle Pascale Michaelis, déléguée syndicale CGT. Au niveau de l’hôpital, un « déficit » a été pointé par le syndicat. « La direction, depuis un an, a accentué notre déficit. Pour autant, nos conditions de travail ne se sont pas améliorées, pour autant, les directives ministérielles n’ont pas changé, et on nous demande encore de faire des restrictions budgétaires, prévient Virginie Gressin (CGT). On veut retrouver la grandeur des services publics en général. »

    La direction « ne creuse pas le déficit du Centre hospitalier intercommunal d’Aix-Pertuis », assure de son côté l’établissement. « Face à la dette, des efforts doivent être faits, mais ils doivent être partagés, mieux répartis », estime pour sa part la CFDT, représentée par Dominique Dufossé, déléguée syndicale.

    Rendez-vous est donné à 12h, au départ de la Rotonde.