Tag: ARS

  • La Région Sud débloque in extremis le volet foncier du nouvel hôpital d’Aubagne

    La Région Sud débloque in extremis le volet foncier du nouvel hôpital d’Aubagne

    Soulagement pour les défenseurs du projet du futur hôpital à Aubagne. Il y a une dizaine de jours, l’Agence régionale de santé (ARS) Paca révélait dans les colonnes de La Provence qu’une solution devait être trouvée pour l’achat du foncier, estimé autour de 3 millions d’euros, d’ici l’automne 2026. Faute de quoi le projet risquait de perdre une importante partie de ses financements, compromettant ainsi sa réalisation.

    Ce mercredi, c’est finalement une participation de la Région qui a débloqué la situation. « Nous avions un problème important de sécurisation des financements, avec un terrain qui devait pouvoir être acheté rapidement, a détaillé Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud. Nous avons décidé, dans un premier temps, que la mairie d’Aubagne en paie la moitié et que la Région paie l’autre, pour débloquer la situation au niveau de l’État et du directeur général de l’ARS ». La collectivité s’engage à une avance de 1,5 million d’euros pour compléter le financement du foncier, le reste étant à la charge de la Ville d’Aubagne. « Nous verrons, plus tard, avec un tour de table que nous n’avions plus le temps de faire, pour l’achat complet de ce terrain », poursuit le candidat aux sénatoriales.

    Initialement prévu à la seule charge de la Ville d’Aubagne, le financement de l’acquisition des terrains a connu plusieurs rebondissements ces derniers mois. Le conseil municipal avait, dès le 5 juin, appelé à la construction d’un « front territorial commun » pour défendre le projet du nouvel hôpital, tout en invitant les communes concernées à mettre au pot pour l’acquisition foncière. « Puisque cet hôpital dessert 19 communes, ces [dernières] doivent s’impliquer activement dans le projet, mais aussi dans son cofinancement ! Nous ne pouvons plus être les seuls à porter la charge financière d’équipements dont bénéficie l’ensemble du bassin de vie », avait alors déclaré Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    Les maires en difficulté

    Début juillet, lors d’une réunion sollicitée par Stéphanie Luquet, directrice et représentante légale de l’actuel centre hospitalier de la ville, une demande concrète de participation avait été formulée aux 19 maires concernés. Une perspective accueillie diversement selon les municipalités. Nombre d’entre elles estimaient en effet ne pas être en mesure de contribuer financièrement, leurs budgets étant déjà fortement contraints.

    C’est finalement Véronique Miquelly, maire (LR) d’Auriol, qui a sollicité une réunion rassemblant la Région et les parties prenantes, craignant un abandon du projet. Ce qui a abouti, mercredi, à l’engagement d’1,5 million d’euros de la Région. « Les maires sont d’accord pour participer à l’achat du foncier. Le problème était l’urgence. Pour Auriol, c’était 360 000 euros à trouver en quelques semaines. C’est pour ça que j’ai sollicité le président de Région », a-t-elle souligné. L’avance financière de la Région doit permettre aux communes d’étaler leur participation.

  • Les syndicats alertent de la fermeture de l’hôpital privé Vert Coteau

    Les syndicats alertent de la fermeture de l’hôpital privé Vert Coteau

    « On est très préoccupés pour les salariés », martèle Karine Cheniclet, secrétaire médicale à l’hôpital privé Vert Coteau et déléguée syndicale centrale Unsa du groupe Sainte-Marguerite, ce jeudi. Les sept hôpitaux privés avaient été rachetés le 3 février 2026 par Almaviva. Cinq mois plus tard, les salariés ont appris le projet du groupe : fermer progressivement l’hôpital privé Vert Coteau d’ici juin 2027.

    Le risque de suppression d’emplois

    « Sur les 239 salariés, 80% seraient transférés à l’hôpital privé Beauregard », explique Sandrine Cartier, aide-soignante retraitée de Beauregard et élue CGT à Sainte-Marguerite. « Les 20 % restants seraient répartis dans les autres hôpitaux du groupe », ajoute-t-elle.

    Pour assurer le transfert des salariés, Almaviva doit obtenir une autorisation officielle de l’Agence régionale de Santé. « Le problème, c’est qu’ils ne l’ont pas », affirme Gaëtan Fine, préparateur en pharmacie et élu Unsa à Vert Coteau. Almaviva déclare attendre la fin du processus de consultation des instances représentatives du personnel avant de déposer le dossier à l’ARS.

    « Il y a une zone grise dangereuse pour les salariés », s’indigne Karine Cheniclet. Les délégués syndicaux craignent le pire pour les employés mais ils assurent souhaiter des réponses de la part de la direction. Almaviva affirme vouloir trouver « les meilleures solutions pour l’ensemble des salariés, quelles que soient les étapes à venir ».

  • La clim, une solution pour les Ehpad ?

    La clim, une solution pour les Ehpad ?

    Fini les ventilateurs et brumisateurs, place à la climatisation ! C’est le choix que vient de réaliser l’Établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) Via Domitia, à Castelnau-le-Lez, près de Montpellier. Une aubaine tant pour les 48 résidents que pour le personnel, alors que périodes de canicule et pics de chaleurs apparaissent précocement cette année.

    Conséquence du dérèglement climatique, ces périodes vont être plus fréquentes et plus intenses, d’où la nécessité d’adaptation pour le personnel et les résidents. « C’est un peu la cerise sur le gâteau. Grâce à des excédents budgétaires réalisés ces dernières années, nous avons pu financer la climatisation sur nos fonds propres. Cela a représenté un investissement de 280 000 euros, mais cette climatisation peut aussi faire chauffage. Nous l’utiliserons donc aussi une partie de l’hiver », détaille Aurélie Colletto, directrice de l’établissement, qui reconnaît que « tous les établissements ne peuvent pas se le permettre ».

    Construit en 2010, l’Ehpad n’avait qu’un système climatisé au rez-de-chaussée ainsi qu’au deuxième étage, où logent 12 personnes handicapées vieillissantes. Conséquence : les patients étaient amenés en bas lors des journées chaudes pour être mis au frais, le mercure dépassant régulièrement les 30°C dans les chambres. « Nous avons ensuite équipé les couloirs, la partie de l’étage où il faisait le plus chaud », indique la directrice. Les 48 chambres ont ensuite été équipées d’une climatisation individuelle. Le thermostat est réglé sur 26°C et la climatisation fonctionne 24h / 24. Les chambres peuvent être réglées séparément, en fonction de l’envie du patient.

    Du sirop pour inciter

    à boire

    Les résidents sont ravis, à l’instar de Valérie, 59 ans. « Avant je n’avais pas le ventilateur, ce qui m’empêchait de dormir. Je sens la différence avec la clim et je dors mieux », livre la benjamine de l’établissement, arrivée il y a 5 ans. De meilleures nuits, et des effets secondaires liés aux fortes chaleurs atténués. « Cela permet d’éviter les malaises, les vomissements, les migraines. Certains n’avaient plus d’appétit du fait de la chaleur. Ils souffrent moins de déshydratation », énumère une infirmière. Pour les professionnels également, le travail se fait dans de meilleures conditions. « On subit moins, c’est plus supportable. Mais il fait toujours chaud », sourit une blouse blanche.

    L’installation de la climatisation n’est pas la seule mesure mise en place par l’établissement pour lutter contre les fortes chaleurs. « On fait boire les résidents plus souvent. Comme certains n’aiment pas trop boire de l’eau, on leur a mis à disposition du sirop, car ils sont attirés par le goût sucré », reprend Aurélie Colletto. Et si le sirop ne convainc toujours pas, la même opération est réalisée avec de l’eau gazeuse. « On leur donne beaucoup de glaces aussi », explique la directrice. Côté hygiène, les résidents prennent des douches tièdes.

    Des dispositifs à généraliser, à en croire l’ARS. « Chacun doit être conscient de ces chaleurs et les intégrer dans son budget. C’est du cas par cas, tout dépend de la situation budgétaire des établissements. Mais même avec la meilleure volonté, il est compliqué de tout prendre en charge dans un contexte budgétaire dégradé », observe Cédric Laperteau, directeur départemental de l’ARS de l’Hérault. La santé a-t-elle un prix ?

  • Le projet du nouvel hôpital d’Aubagne avance enfin

    Le projet du nouvel hôpital d’Aubagne avance enfin

    Première étape majeure pour le projet de nouvel hôpital d’Aubagne. La Déclaration d’utilité publique (DUP), a été signée vendredi par le préfet des Bouches-du-Rhône, marquant un tournant pour ce dossier évoqué depuis sept ans. La mairie va pouvoir se lancer dans l’achat du foncier et négocier avec les propriétaires, dans la zone des Gargues, où le futur établissement doit s’implanter.

    Si aucun compromis n’est trouvé, « grâce à cette DUP, on a une arme législative pour aller au bout », explique Mohammed Salem, délégué spécial auprès du maire chargé de la coordination du projet. Une avancée qui lui permet d’affirmer que « le projet est en marche ». « Je suis très confiant car tout le monde est d’accord », poursuit-il, rappelant l’urgence de concrétiser ce dossier : « Cela fait sept ans qu’on l’évoque. On ne peut plus attendre, on le doit aux soignants qui l’attendent avec impatience. »

    Le prochain défi est désormais de sécuriser les terrains et de réunir le financement. Une réunion regroupant les maires des 19 communes impactées par la construction de l’hôpital, se tient ce mercredi, pour débattre du volet foncier. Côté collectivités, la Région Sud, la Métropole Aix-Marseille et le Département des Bouches-du-Rhône se sont engagés à participer financièrement pour le nouvel équipement. Mais le calendrier se resserre. « L’Agence régionale de santé (ARS) a des limites pour conserver les financements de l’État déjà fléchés pour le projet », rappelle Mohammed Salem.

    Le déficit de l’hôpital pointé dans un rapport

    Pour respecter le calendrier, la municipalité prévoit un lancement des concours d’architectes en 2027, pour une livraison du bâtiment en 2032. De nombreuses étapes doivent encore être franchies d’ici là. « L’échéance la plus importante dans un futur proche, c’est novembre 2026. On devra y voir clair sur le foncier, négociations abouties ou expropriation », précise Mohammed Salem.

    Ce projet de nouvel hôpital connaît un coup d’accélérateur alors que la Chambre régionale des comptes a rendu, le 2 juillet dernier, son rapport sur la gestion de l’hôpital Edmond Garcin à Aubagne. Le texte pointe la situation financière « structurellement déficitaire » de l’établissement, avec un déficit du budget passé de 1,7 million d’euros en 2019 à 5,8 millions d’euros en 2024.

    « Le déficit est là depuis longtemps », balaie Mohammed Salem, ancien président du comité médical de l’établissement. Constat partagé du côté de la mairie : « Il n’y a rien de rédhibitoire. Le déficit est lié à une insuffisance de financement par l’ARS », insiste la Ville.

    Un plan d’efficience

    qui inquiète le personnel

    Autre dossier sensible qui arrive sur la table, celui du plan d’efficience demandé par l’Agence régionale de santé pour l’hôpital Garcin. De quoi susciter l’inquiétude des soignants, personnels et syndicats, mobilisés le 12 juin dernier, pour dénoncer « un plan d’austérité » avec, selon eux, « la suppression de 50 équivalents temps pleins ».

    Faut-il lier le destin du nouvel hôpital à celui de l’actuel et à ce plan d’efficience ? « Ce sont deux choses bien différentes », répond Mohammed Salem. Avant d’assurer : « Ce plan n’impactera pas, pour nous, le projet du nouvel hôpital. » Le chirurgien reconnaît toutefois « la grande inquiétude du personnel ». Du côté de la mairie, on abonde dans ce sens : « L’ARS fait un lien entre le plan d’efficience et le nouvel hôpital mais il n’y en a pas car ce plan existerait même sans le projet de nouvel hôpital ». La ville d’Aubagne considère d’ailleurs que « ce plan d’efficience ne va pas dans l’intérêt des agents et des patients ». Et d’affirmer : « On fait tout pour avoir le nouvel hôpital en 2032, mais on se bat aussi pour que l’hôpital actuel ait les moyens de fonctionner. »

  • À Aubord, l’eau ne coule plus de source

    À Aubord, l’eau ne coule plus de source

    À Aubord, boire un verre d’eau est devenu un geste municipal. Depuis le 11 juin, les 2 400 habitants de cette commune gardoise ne peuvent plus consommer l’eau du robinet, ni pour les boissons chaudes, ni pour les biberons. En cause : des taux de PFAS, ces « polluants éternels » présents dans de nombreux produits du quotidien, supérieurs aux recommandations sanitaires après une série d’analyses menées depuis octobre 2025 par l’Agence régionale de santé.

    Le couperet est tombé en pleine montée des températures. La préfecture du Gard, en lien avec l’ARS, a demandé au maire André Brundu d’interdire la consommation de l’eau courante. Elle reste utilisable pour la toilette, la vaisselle, la lessive ou les sanitaires, mais plus question de la boire. « Quand la décision tombe, ce n’est pas évident », reconnaît le maire, qui rappelle toutefois que la commune s’était préparée depuis les premières analyses. Dans les foyers, les écoles, les commerces, les packs d’eau ont pris la place des carafes.

    L’été à la bouteille

    Dès le lendemain de l’interdiction, la municipalité a organisé une distribution gratuite dans la cour des services techniques. Les élus sont à la manœuvre, parfois jusqu’à aller chercher les premiers packs eux-mêmes avant de commander directement des palettes. En période de fortes chaleurs, la commune assure jusqu’à trois litres par jour et par personne, soit plus de 7 000 litres à distribuer quotidiennement. Une logistique de crise pour ne laisser personne au bord du chemin, avec une attention particulière portée aux personnes âgées, isolées ou à mobilité réduite.

    Mais cette solidarité a un coût. La facture des bouteilles pourrait atteindre entre 80 000 et 100 000 euros sur l’été. À cela s’ajoutent les travaux d’urgence pour retrouver une eau conforme. Dès la semaine prochaine, une station de traitement doit être installée, avec des filtres à charbon actif en grain destinés à retenir les PFAS. Le chantier, confié après une procédure accélérée, doit durer plusieurs semaines, pour un montant d’environ 386 000 euros. Près de 80% devraient être couverts par l’Agence de l’eau, l’État et le Département. Le reste pèsera sur la commune.

    Reste l’essentiel : comprendre d’où vient cette pollution. À Aubord comme ailleurs, les Pfas rappellent que l’eau, bien commun vital, porte aussi la mémoire longue des choix industriels et chimiques. En attendant les résultats des investigations et le retour espéré à une eau potable à la fin de l’été, la mairie tient la ligne : assurer l’accès de toutes et tous à l’eau, sans faire payer aux habitants le prix de l’invisible.

    Note : À partir du 6 juillet, les distributions d’eau auront lieu aux services techniques : lundi et mercredi de 17h30 à 19h30, samedi de 10h à 12h.

  • PFAS : Fos change son alimentation en eau

    PFAS : Fos change son alimentation en eau

    Les pouvoirs publics jouent la carte de la transparence, après des mois de silence. Ce 24 juin, la Ville de Fos-sur-Mer a organisé une réunion publique au sujet de la qualité de l’eau distribuée à la population, qui dépend de la nappe phréatique de la Crau. Ce rendez-vous fait suite aux révélations de Marsactu sur une contamination partielle de cette réserve (qui alimente 270 000 personnes) aux polluants éternels (PFAS).

    Ces composants chimiques très stables, développés dans les années 1950 pour l’industrie, sont depuis peu scrutés en raison de leur toxicité pour l’homme. Depuis le 1er janvier, une directive européenne impose la surveillance des 20 plus toxiques dans l’eau de consommation.

    C’est au cours d’une campagne exploratoire préalable à cette réglementation que l’Agence régionale de santé (ARS) s’est aperçue, en mars 2025, d’un quasi-dépassement des seuils dans le forage de Fanfarigoule, qui alimente la commune de Fos depuis 1974. Cécile Moriano, responsable du service santé environnement de l’établissement, explique : « La médiane était assez proche de la limite [fixée à 0,1mg/L, Ndlr.] : 0,08mg/L. Nous avons pris des mesures de gestion de manière réactive. » Depuis février 2026, la population fosséenne est alimentée par le puits de Tapiès, dont les niveaux de pollution sont « 20 fois inférieurs au seuil », selon le maire d’extrême droite Philippe Maurizot. Ces travaux d’interconnexion représentent un investissement d’un million d’euros réalisé par la Métropole.

    Par principe de précaution, les villes de Fos-sur-Mer et de Saint-Martin-de-Crau ont toutes deux pris un arrêté municipal d’interdiction de consommation de l’eau des forages privés à des fins alimentaires.

    Le forage de Ventillon, alimentant les bassins ouest du Grand port maritime de Marseille (GPMM), est lui aussi concerné par cette pollution aux PFAS, qui dépasse 6 à 7 fois les valeurs réglementaires. La consommation d’eau a été interdite par un arrêté préfectoral sur le site, où des filtres ont depuis été installés. Le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire suite à une plainte déposée par l’établissement portuaire en 2025.

  • La consommation de crack et de kétamine augmente en Paca

    La consommation de crack et de kétamine augmente en Paca

    Réalisé par l’Agence régionale de santé (ARS), Addiction Méditerranée et l’observatoire français des drogues et des tendances addictives, le rapport basé sur le travail d’un réseau Sintes (Système d’identification national des toxiques et des substances) composé de 67 organismes collecteurs fin 2025, trace les tendances de consommation de drogue pour la région et Marseille.

    Les auteurs pointent notamment une « extension des usages de cocaïne sous forme basée (crack), principalement par des personnes en situation de pauvreté mais aussi par des personnes insérées. » Ils notent « une présence désormais très fréquente de la kétamine dans des contextes festifs divers, consommée par davantage de personnes, notamment de très jeunes gens (18-25 ans). » Une consommation aussi « au quotidien » par des 20-40 ans, dont de nombreuses femmes, « parfois en usage auto-thérapeutique. » Auparavant utilisé par les consommateurs en chemsex, l’usage des « cathinones » s’est développé également en « contextes festifs divers. »

    Dans la région, la résine de cannabis reste « le produit illicite le plus couramment consommé et vendu » acheminé depuis le Maroc, principal pays fournisseur. C’est de là aussi que provient « la majeure partie de l’herbe de cannabis consommée en Paca. » La cocaïne en poudre, la MDMA/ecstasy sont « très disponibles » dans la région « en zone urbaine comme rurale. » Côté protoxyde d’azote, « la mode de l’expérimentation semble passée (…) mais pour un petit nombre de personnes, des consommations se sont installées : régulières, importantes (plusieurs dizaines de ballons par jour), voire massives (une bonbonne – qui représente jusqu’à 70 ballons – ou plus à chaque session). »

  • Un réseau régional pour défendre une santé planétaire

    Un réseau régional pour défendre une santé planétaire

    L’environnement a un impact sur notre santé. C’est à partir de ce constat simple que l’Agence régionale biodiversité environnement (Arbe), sous l’impulsion de l’Agence régionale de santé (ARS), a lancé ce lundi le réseau régional « Une seule santé ». Une centaine de professionnels de la recherche, de la santé, de l’environnement et des collectivités se sont réunis à l’Institut méditerranéen de la ville et des territoires pour ce lancement.

    Cette approche, qui intègre l’environnement dans les réflexions autour de la santé, est apparue dans les années 2000 au sein des agences internationales, avant de s’imposer progressivement dans les politiques publiques et les collectivités. L’idée principale est que les santés humaine, animale et végétale sont interdépendantes et liées à celle des écosystèmes dans lesquels elles évoluent. Il devient donc impossible de penser la santé sans prendre en compte l’environnement dans lequel vivent les populations.

    « Ce type d’approche permet d’arrêter de travailler chacun dans son coin et de faire dialoguer des domaines qui sont parfois hermétiques les uns aux autres », s’enthousiasme Thomas Margueron, responsable santé environnement de l’ARS. Lancé en 2024, le projet est porté par l’Arbe, choisie par l’ARS. L’objectif est de créer des synergies entre les différents acteurs, notamment à travers des groupes de travail ainsi qu’un annuaire commun pour faciliter les échanges.

    Pour cette première année, trois axes de travail prioritaires ont été définis : remettre de la nature en ville, développer la prescription de nature pour les patients et renforcer la surveillance des zoonoses, ces maladies infectieuses transmises à l’homme par les animaux.

    Engager les collectivités

    L’ambition est également d’engager les collectivités dans ces démarches, « car ce sont elles qui ont les principaux leviers d’aménagement du territoire », insiste Audrey Michel, directrice de l’Arbe région Sud. Cela concerne notamment la végétalisation des villes, l’alimentation ou encore la qualité de l’air. « Notre rôle [en tant qu’agences régionales] est d’accompagner les collectivités dans leur démarche. Et d’avoir des applications concrètes de cette approche. »

    Un réseau régional d’autant plus riche que de nombreuses expérimentations existent déjà sur le territoire, comme à l’hôpital du pays salonais ou à la Ville de Marseille, qui a créé une direction dédiée à cette question. Un réseau pour réfléchir ensemble et s’inspirer des initiatives existantes.

  • Première pierre posée pour l’unité adolescents d’EPSY Var

    Première pierre posée pour l’unité adolescents d’EPSY Var

    Poser la première pierre… d’un bâtiment déjà construit. L’expression était peut-être mal choisie, mais qu’importe : vendredi, élus et membres de la direction de l’Établissement psychiatrique du Var (EPSY Var) ont inauguré les travaux de la future unité adolescents sur le site de Pierrefeu-du-Var, au cœur d’une bâtisse désaffectée qui va être entièrement rénovée. « C’est le symbole de notre projet d’établissement 2026-2030. Un projet ambitieux, entièrement tourné vers la couverture des besoins de santé », salue Nicolas Funel, directeur d’EPSY Var.

    Cette nouvelle unité va voir le jour grâce à un soutien de 2 millions d’euros de l’Agence Régionale de Santé (ARS), qui va permettre d’accueillir 14 adolescents de 12 à 17 ans (4 lits d’hospitalisation intensive en séjours de 2 semaines, 4 lits d’hospitalisation de semaine en séjours de 2 mois, et 6 places en hôpital de jour) d’ici avril 2027. « Cela s’est presque imposé à nous, dans un contexte de difficultés pour les publics adolescents, sur des situations de plus en plus lourdes, de plus en plus nombreuses, avec des réponses insuffisantes », appuie Sébastien Monié, directeur départemental de l’ARS PACA pour le Var, qui annonce que la psychiatrie adolescents sera l’une des priorités du projet territorial de santé mentale, « au niveau départemental et inter-départemental ».

    Les capacités de prise

    en charge regroupées

    « Depuis 2019, il y a eu une augmentation de 30% des tentatives de suicide médicamenteuse chez les adolescents de 12 à 18 ans », illustre Cécile Pinna, cheffe du pôle de pédopsychiatrie d’EPSY Var. Dans cette optique, la création de ce nouveau service « permettra des prises en charge adaptées pour les ados en crise, car pour l’instant on les accueille sur les unités de pédiatrie, qui ne le sont pas », précise Cécile Pinna.

    Et de regrouper les capacités. Car jusqu’ici, les adolescents dépendant du secteur d’EPSY Var – qui s’étale du Verdon jusqu’à Hyères du nord au sud, et du Cannet-des-Maures à Belgentier d’est en ouest -, étaient régulièrement envoyés sur l’unité externe de la Villa Nova, à la Garde (qui s’occupe de l’hospitalisation en semaine et sera intégrée au site de Pierrefeu) et au Centre d’évaluation et d’orientation pour adolescents (CEOA) du Centre hospitalier de Toulon – la Seyne (CHITS). « Ce n’était pas évident parce qu’on n’avait pas la main sur ces lits. Ce n’était pas notre pôle, pas notre équipe, et ils avaient aussi leurs propres besoins. On va pouvoir continuer les prises en charge de semaine comme à la Villa Nova, mais de manière plus sécurisée parce que ce sera à l’intérieur de l’hôpital », valide Cécile Pinna.

  • L’inquiétude grandit autour de la maternité

    L’inquiétude grandit autour de la maternité

    Lorsque la maternité de la clinique Saint-Louis a été suspendue en décembre 2022, tous craignaient qu’elle ne voit plus jamais le jour. Trois ans et demi plus tard, l’inquiétude n’est pas dissipée. Bien au contraire. « On constate qu’il n’y a pas de recherche active de la part de la direction de la clinique pour recruter du personnel alors que cette fermeture représente beaucoup de stress pour les familles. Nous constatons qu’il y a eu beaucoup plus d’accouchements d’urgence et de refus de soins. C’est aussi un gros problème pour les IVG non médicamenteuses », souligne Isabelle Boisson, membre du Collectif Maternité à défendre.

    Le Collectif a ainsi souhaité remettre la pression sur la direction de la clinique Saint-Louis qui « nous a déjà dit que la gestion de la maternité ne les intéressait pas ». Les travaux du nouveau bâtiment dans lequel est prévu un service maternité, ont pourtant débuté en octobre 2025 et devraient se terminer fin 2027. D’ici là, le Collectif espère donc qu’une équipe sera recrutée pour rouvrir la maternité. « Depuis que le chantier a débuté, nous n’avons aucune information de la part de la direction. Nous avons donc décidé de lancer notre propre annonce pour recruter du personnel et nous allons aussi contacter les organismes de formation partout en France », ajoute Priscilla Manzanares.

    Argent public

    Pour ce point presse, seuls deux élus avaient fait le déplacement : le maire de Colognac Rémy Menviel et celui de Mandagout, Emmanuel Grieu. Ce dernier a aussi souhaité alerter sur le gaspillage d’argent public puisque la direction de la clinique a touché 11 millions d’euros de l’ARS pour construire une nouvelle maternité dont l’ouverture est très loin d’être assurée.

    Lassés par ces années de combat, les élus du territoire, qui soutiennent pourtant majoritairement le travail du collectif, ne semblent plus à l’offensive sur ce sujet pourtant essentiel pour l’attractivité du territoire. En 2020, 77% des accouchements des quatre communautés de communes concernées avaient pourtant été réalisés à Ganges. Le Collectif a donc entrepris un nouveau travail : alerter tous les nouveaux élus après les élections municipales. Mais Emmanuel Grieu souhaite aller encore plus loin : « Nous pourrions organiser un week-end pour faire découvrir le territoire et les nouvelles infrastructures aux soignants. On l’a déjà fait pour les médecins mais pour cela, il faut que les élus du territoire se mobilisent. »