Tag: Arles

  • Passez voirla Vénus d’Arles…

    Passez voirla Vénus d’Arles…

    « Le passage de Vénus. » Quel joli titre pour cette exposition phare du Musée Arles antique, lieu emblématique de la culture gréco et gallo romaine aux différents parcours remarquables et toujours pédagogiques. Le retour de la Vénus d’Arles, visible jusqu’au 31 octobre, est un événement à plus d’un titre, car il nous invite
    à nous plonger dans plusieurs temporalités historiques. Premièrement, la découverte de cette statue a eu lieu au mitan du XVIIe siècle, en plein règne du roi Soleil, Louis XIV. Un roi à l’origine de la monarchie absolue. Un absolutisme qui s’imposait à tous les niveaux jusqu’à exiger en cadeau cette Vénus du Ier siècle avant notre ère, pour agrémenter la Galerie des Glaces du Château de Versailles, qu’il fallait meubler des œuvres les plus remarquables !

    Diane ou Vénus ?

    L’exposition suscite aussi un grand intérêt quant à l’identité de cette statue de plus de deux mètres de haut : est-ce Vénus ou Diane ? Des indices sont à découvrir et chacun peut se faire son histoire dans la grande Histoire. Qui est son créateur ? C’est une autre énigme que les historiens de l’art ont tenté de résoudre. La Vénus d’Arles serait la réplique de l’Aphrodite de Thespies du grand sculpteur athénien Praxitèle. L’inspiration est grecque, la réalisation romaine. Mais pas uniquement, car la statue a subi des restaurations. La Vénus d’Arles témoigne donc d’une histoire multiple. Passé le choc de sa découverte – elle est monumentale – on plonge dans ce périple historique jusqu’à nos jours avec un dialogue fantastique entre la Vénus d’Arles et des œuvres contemporaines. Une exposition à voir.

  • À Arles, l’opposition rejette un budget jugé trop fragile

    À Arles, l’opposition rejette un budget jugé trop fragile

    Un mois après le second tour des élections municipales, la présentation du budget primitif 2026 figurait à l’ordre du jour du conseil municipal d’Arles. Une séance fleuve, marquée par l’examen de 82 délibérations, pour plusieurs heures de discussions.

    Le budget présenté par l’adjointe aux finances, Sylvie Petetin, s’articule en deux volets. Le premier porte sur le compte financier unique 2025 de la Ville, qui affiche 158 millions d’euros de recettes pour 144 millions de dépenses, soit un excédent de 14 millions d’euros. Celui-ci résulte du report d’excédents des années précédentes, d’une participation exceptionnelle de l’État et d’un recours à l’emprunt plus faible que prévu au cours des deux dernières années.

    Une épargne à 1,12 %

    Pour 2026, l’adjointe a présenté un budget de 170,73 millions d’euros, à l’équilibre entre recettes et dépenses, dont la charge principale demeure la masse salariale. Un élément soulevé par l’opposition hors gauche. « La masse salariale était de 5 millions d’euros en 2020, contre 62,5 millions en 2026, soit près de 60% des dépenses », pointe Jean‑Michel Jalabert, ancien premier adjoint (DVC) du maire Patrick De Carolis (Horizons). « J’avais donné l’alerte sur le sujet. Ce budget donne l’illusion de solidité, pour combien de temps encore avec une épargne ridicule ? », tance l’élu. « Je trouve ça fort de votre part sachant que j’ai alerté depuis 2021 sur les DRH qu’on laissait filer », rétorque Sylvie Petetin. « Qui a porté les négociations pour le passage aux 1 607 h ? Cherchons le responsable et on trouvera la lumière », souffle le maire, accusateur.

    À gauche, le budget est perçu comme « une continuité claire » des « certitudes dictées plus par la communication que par le quotidien des Arlésiens », selon Jean-Frédéric Déjean (PCF). « Vous avez choisi de réduire la dette sans toucher aux investissements ou la fiscalité, en augmentant le tarif du service public, pendant que la moitié des investissements sont financés par ce qui était autrefois du fonctionnement », analyse l’élu communiste, qui parle d’« impact sur la propreté, l’entretien des espaces publics et de qualité des services ».

    La 1ère adjointe, Mandy Graillon (DVD), se dit « étonnée » d’une « hypothétique baisse de service ou d’augmentation d’investissement en dépit du service aux habitants (…) Citez-nous des exemples ! Nous avons augmenté les places en crèche, les subventions au CCAS, triplé les subventions aux centres sociaux, fermé aucun service, seulement maintenu ou étendu des services ».

    En définitive, le budget a été adopté sans les voix de l’opposition, qui pointe un manque de solidité, notamment au regard d’une épargne jugée « extrêmement faible, à 1,12% », relevée par Jean-Michel Jalabert. Un indicateur qui constitue le « cœur de la solidité d’une commune », selon Jean-Frédéric Déjean. « Nous sommes précautionneux avec un fonds de roulement de 90 jours et des prévisions en dessous du réel », assume Sylvia Petetin.

    Les délégations

    Mandy Graillon, 1ère adjointe à la démocratie de proximité, relations aux usagers, sécurité, prévention de la délinquance, traditions

    Cyril Juglaret, 2e adjoint délégué à l’activité, transports, mobilités

    Claire de Causans, 3e adjointe délégué à la culture, patrimoine, vie associative

    Pierre Raviol, 4e adjoint délégué à la gestion des risques, l’hydraulique, l’irrigation, Rhône

    Sylvie Petetin, 5e adjointe aux finances, fonds européens, urbanisme, foncier

    Sylvère Bastien, 6e adjoint à l’éducation, écoles, enseignement supérieur

    Claire Mailhan, 9e adjointe à la transition écologique, espaces naturels, agriculture, aménagement du territoire, Gageron, Gimeaux.

    Antoine Parra, 10e adjoint à la voirie, éclairage public, bâtiments communaux, Plan-du-Bourg

    Ilham Bouaroua, 11e adjointe à la jeunesse, centres de loisirs, vie étudiante, Bariol

    Gérard Quaix, 12e adjoint à la police rurale et Raphèle

    Martine Gournes, 13e adjointe au social, solidarités, logement CCAS

  • Jeu provençal : Djafari et Benslimane créaientl’exploit au Super Challenge- Grand Prix d’Arles

    Jeu provençal : Djafari et Benslimane créaientl’exploit au Super Challenge- Grand Prix d’Arles

    On les pensait intouchables et bien non ! Anthony Kerfah et Thierry Terreno ont chuté lors du dernier combat de ce Grand Prix d’Arles qui a attiré 104 triplettes. Ils sont tombés sur plus fort dans cette finale où le duo Adel Djafari et Youssef Benslimane a sorti le grand jeu.

    Il le fallait pour battre ces icônes de la longue distance.

  • Arles et le dessin, l’aventure continue

    Arles et le dessin, l’aventure continue

    Des mal connus, des oubliés et de grandes signatures – Giacometti, Goya, Pasolini, Piranèse et Richier côtoient Louise Michel, Desmazières, Palézieux et Ceija Stojka – une dizaine de lieux dans la ville, du renouvellement et des inattendus, plus de mille dessins proposent des découvertes merveilleusement imprévisibles.

    Plus de 159 000 entrées l’an dernier ! Rester curieux et désirant, accepter « les marges et l’inquiétude » ce seront les dangers et les bonheurs à quoi s’exposeront les visiteurs de ce quatrième Festival. Commencer l’itinéraire par la place de l’Hôtel de ville avec la Chapelle Sainte-Anne et l’Archevêché ensuite marcher par les ruelles vers les musées petits ou grands chez Réattu et Lee Uffan ou bien au Méjean près d’Actes-Sud, aller jusqu’en bordure de boulevard Emile-Combes pour retrouver la fraîcheur sous les voûtes de Saint-Blaise : les joies et les défis seront permanents.

    À la faveur d’un portrait d’un grand cinéaste-producteur, pour paraître en magazine samedi 25 avril on reviendra sur le point culminant de cette manifestation, une émouvante sélection opérée dans la collection de Martin Karmitz, en dialogue avec Antoine de Galbert. Ces découvreurs se sont finement associés au trio inspirateur du Festival Julie Bouvard, Vera Michalski et Frédéric Pajak qui poursuivent une irréductible et précieuse aventure parallèle, commencée en 2002, les éditions des Cahiers Dessinés.

    Aller vers ce qui « ne va pas de soi »

    Parce qu’on craindrait d’énumérer des listes de noms prestigieux ou bien inconnus, on désignera trois coups de cœur dans ce très riche programme : la vitalité et l’humour d’Armand Avril, l’assembleur de Cotignac décédé en novembre 2025, les vérités terrifiantes des encres de Louis Soutter ainsi que les inédits de Steinlen, ses sauvages Danses macabres jamais encore montrées. Ces noms choisis parmi les multiples propositions de l’équipe (une centaine de personnes passionnées et compétentes) de Frédéric Pajak pointent son inflexible ligne de conduite : fureter et glaner par-delà la tendresse, la sensualité ou la violence, entrevoir et puis aimer ce qui « ne va pas de soi ».

    En ligne sur le site du Festival d’autres séquences et rendez-vous, jusqu’au 17 mai. En off, deux Marseillais, Gérard Traquandi dans la galerie Laurent Godin établie depuis un an près du Pont Trinquetaille et l’écrivaine Liliane Giraudon chez Corinne Dumas, place Voltaire.

    Festival du dessin d’Arles, jusqu’au 17 mai en centre-ville. Programme complet sur le site de la Ville ou festivaldudessin.fr

  • La tournée sur terre battue lancée pour les Provençaux

    La tournée sur terre battue lancée pour les Provençaux

    À un mois de Roland-Garros, les tournois sur terre battue s’enchaînent au calendrier ATP. L’occasion pour les tennismen provençaux de prendre leurs repères sur cette surface exigeante. C’est notamment le cas d’Arthur Gea (138e mondial), auteur d’un début de saison remarqué sur dur. Le Vauclusien de 21 ans a d’abord décroché le titre au Challenger de Nouméa, avant de sortir des qualifications de l’Open d’Australie et de remporter, pour la première fois de sa carrière, un match en Grand Chelem. Il a également profité de deux abandons consécutifs pour se hisser jusqu’en quart de finale à l’Open d’Occitanie, à Montpellier.

    Chidekh a la tête dure

    Depuis le début du mois de mars, Arthur Gea s’est pleinement tourné vers la terre battue. Au programme : deux tournois au Rwanda, puis un en Croatie, avant des éliminations au 1er tour du Challenger de Madrid et lors des qualifications de l’Open de Barcelone. Clément Chidekh (176e, 24 ans), lui, a fait le choix de prolonger sa saison sur dur. L’Arlésien n’a pas encore disputé la moindre compétition sur terre battue, contrairement à certains de ses anciens partenaires, comme Sascha Gueymard-Wayenburg (267e). L’ancien élève de Lionel Zimbler, peu réputé pour son appétence pour les surfaces lentes, a déjà lancé leur campagne sur ocre. Le géant aixois de 22 ans a atteint les demi-finales du Challenger de Split avant de s’incliner dès le premier tour à Sarasota, aux États-Unis.

    Certains d’entre eux pourraient toutefois être tentés par une participation à l’Open Aix Provence Crédit Agricole, prévu du 27 avril au 3 mai, afin d’affiner leur préparation à quelques semaines du Grand Chelem parisien.

  • La Ligue des Étoiles a fait escale à Arles

    La Ligue des Étoiles a fait escale à Arles

    Combiner découverte culturelle et pratique sportive, tel est l’objectif de la Ligue des Étoiles.

    Autour d’un tournoi de football, huit équipes participent à un week-end de partage et de rencontres. Arles a été la première étape de ce projet, né après deux ans de réflexion et de conception. « L’idée est que nos jeunes découvrent leur patrimoine d’une manière plus ludique, en y associant la pratique sportive » explique le général Pierre de Villiers, cheville ouvrière de cette Ligue des Étoiles. Avec François Morinière, ancien directeur de l’Équipe, et Isabelle de Chatellus, l’ancien chef d’État-major des armées a vu son projet se concrétiser de fort belle manière.

    Arles, et ses monuments inscrits au patrimoine de l’Unesco a vu les équipes de l’AC Arles, Avignon, Fontvielle-Raphèle-Moulès, Pas de Loup, Cavaillon, Salon Bel-Air, Goal FC et Montpellier se mesurer sur le stade Fournier.

    « Mais le football n’a pas été le seul but, la veille, les gamins ont visité l’amphithéâtre et ont participé à un concours de lecture sur la scène du théâtre antique. Ils avaient des étoiles plein les yeux », détaille Isabelle de Chatellus.

    Le choix du football comme activité n’est pas anodin. « La discipline peut être autre chose qu’une course à l’argent. Il peut être un outil de fraternité et de cohésion », confie le général Pierre de Villiers.

    Soutenue par Philippe Diallo, président de la FFF avec le concours de la Fond’Action fédérale, la manifestation va jouer les prolongations à Saint Dizier et Meudon, pour deux autres étapes, avant la grande finale, au pied de la Tour Eiffel, les 20 et 21 juin.

    « Nous avons vécu deux jours exceptionnels, avec des jeunes joueurs qui ont été très enthousiastes. De plus, ils ont respecté à la lettre la charte et la discipline du tournoi », poursuit-il. Un tournoi un peu particulier, puisque chaque équipe se composait de deux groupes. Les filles disputaient la première mi-temps et les garçons la seconde. Une manière d’illustrer que chacun peut contribuer à la réussite collective.

    « Cette première étape est une belle réussite. Elle est aussi un encouragement pour la suite », relate Pierre de Villiers. Il prend d’ores et déjà date pour une seconde édition, avec peut-être plus d’étapes.

  • Élection chaotique pour de Carolis à la présidence de l’intercommunalité

    Élection chaotique pour de Carolis à la présidence de l’intercommunalité

    Quatre candidatures se sont présentées pour la présidence, le maire réélu (Hor.) d’Arles Patrick de Carolis, son opposant (PCF) Nicolas Koukas, la maire (SE) de Saint-Martin-de-Crau Séverine Dellanegra et le maire (RN) de Tarascon Alexandre Ducouret. Au second tour, le maire d’Arles ne l’a emporté que d’une voix face à la maire de Saint-Martin-de-Crau, après le retrait des deux autres candidats. Surtout, aucun accord n’a pu être trouvé sur la répartition des vice-présidences, malgré les suspensions de séance : Patrick de Carolis n’en accordera aucune à son opposante, lui faisant payer sa candidature alors que quatre postes avaient été proposés. De quoi laisser craindre une crise de gouvernance.

  • Des récits qui décentrent le regard aux Rencontres d’Arles

    Des récits qui décentrent le regard aux Rencontres d’Arles

    « Vous n’êtes pas sans avoir ressenti les tentatives de simplification et de réduction des narrations et récits en ce moment », rappelle d’emblée Christoph Wiesner. « Nous ne tenons pas à adoucir la violence du réel, mais en accueillons sa profondeur à travers les récits que nous présentons, à la croisée des routes, passages et fractures des territoires que nous explorons », situe le directeur des Rencontres de la photographie d’Arles, dont la 57e édition propose de « nouvelles cartographies » du monde, du 6 juillet au 4 octobre. Comme un immense carnet photographique dont le premier chapitre, intitulé « Indépendances », mettra le cap sur l’Afrique.

    Au Palais de l’Archevêché, Damarice Amao est la commissaire de l’exposition « Ghana ! », qui « revisite l’indépendance de ce pays de 1957 à 76 », dans le but de « redécouvrir le rôle que la photo a joué pour l’élaboration d’une nouvelle image d’une nouvelle nation ». Un panorama aussi bien dessiné par des clichés du moment, comme ceux de Paul Strand, issus de Ghana, an african portrait (1979), que plus contemporains.

    Père de la photographie ivoirienne, dont l’objectif a été témoin de la libération du pays du joug colonial français, Paul Kodjo (1939-2021) sera quant à lui mis en lumière à l’espace Croisière, particulièrement les décennies post-indépendance, où son travail « avant-gardiste » s’est fait « miroir la société » et de ses évolutions à travers le genre du photo-roman qu’il affectionnait.

    Indépendances encore, à la salle Henri-Comte, avec Thato Toeba, artiste vivant entre « Amsterdam, le Lesotho et l’Afrique du Sud. Elle utilise le collage, le photomontage et travaille à partir d’archives de seconde source pour découvrir de nouveaux récits et échapper à ceux des puissances coloniales », décrit Christoph Wiesner.

    La photographe franco-algérienne Katia Kameli présentera quant à elle le 4e chapitre du Roman algérien, œuvre iconographique conséquente amorcée il y a dix ans dans laquelle elle recoud la grande histoire aux petites. « Entre Afrique et Méditerranée, de nombreuses expositions donnent de nouvelles voies et perspectives pour notre futur. »

    « Traversées »

    Les Rencontres d’Arles seront donc irriguées par de nombreuses « traversées, comme autant de voyages autour du monde et en particulier de la Méditerranée », résume Aurélie de Lanlay. à l’Abbaye de Montmajour, la photographe française contemporaine Anne-Lise Broyer, qui « retouche ses photos à partir de crayons à papier », dixit la directrice adjointe du festival, proposera « un voyage d’Alger à Beyrouth, de Tipasa à Baalbek, en passant par Pompéi, Marseille et Césarée, qui explore le motif de la ruine pour interroger les héritages historiques, drames et conflits qui s’y déroulent ».

    De ruines, il sera aussi question à la Maison des peintres, avec une exposition de la peintre marseillaise Orianne Cintar Olive, fruit de sa « traversée des désastres du Nord au Sud du Liban ». Bruno Boudjelal racontera pour sa part, à la Commanderie Sainte-Luce, « son impossible voyage entrepris en Afrique », dans Goudron : Tanger-Le Cap, où « cadrages décentrés et photos floues évoquent une longue errance à travers des frontières impalpables ».

    Ovnis en série

    Promesse des 77e Rencontres d’Arles, « relire la complexité du monde » passera aussi par la « mise en valeur de fonds d’archives », par exemple de figures tutélaires comme Ming Smith, première photographe afro-américaine dont une partie du travail a été acquise par le Musée d’art moderne de New York. à voir à l’église Sainte-Anne. Un pas de côté et un décentrage des regards qui ira même lorgner jusque dans le monde extraterrestre avec un parcours imaginé par Philippe Baudouin à Croisière, Nous ne sommes pas seuls, où il « présente images d’archives et contemporaines pour explorer l’imaginaire » lié à cet univers.

    Les thèmes de dame nature et de nos amies les bêtes seront aussi au cœur de la programmation, notamment à La Mécanique générale, théâtre de l’exposition Modèle animal, qui revient sur « 200 ans de photographie » qui, depuis son invention, « a capté la vie animale », pointe Christoph Wiesner à propos de ce parcours nourri par les clichés de 160 photographes, parmi lesquels « Jane Evelyn Atwood, Sophie Calle, Salgado ou encore Sugimoto ».

  • Le recrutement d’un agent administratif à Arles fait tiquer le préfet

    Le recrutement d’un agent administratif à Arles fait tiquer le préfet

    La commune d’Arles a-t-elle employé un collaborateur politique sous le statut d’adjoint administratif ? C’est ce que soupçonne la préfecture des Bouches-du-Rhône, qui a mené une action au tribunal administratif de Marseille au titre de son pouvoir de contrôle de légalité.

    Elle demande la suspension du contrat à durée déterminée signé le 30 septembre 2025 portant le recrutement d’un assistant d’élu pour une période de six mois, entre le 15 octobre 2025 et le 14 avril 2026. Ce recrutement s’appuie sur une délibération du conseil municipal datée du 2 octobre 2025, créant un emploi permanent à temps complet au sein du cabinet du maire, sur le cadre d’emploi des adjoints administratifs.

    La préfecture fait valoir des missions qui pourraient dépasser le cadre des tâches administratives d’exécution, « puisqu’il est demandé à l’agent d’organiser l’agenda des élus, de préparer des réunions publiques, de rédiger des discours ou des éléments de langage, de filtrer les sollicitations extérieures et assurer une interface entre l’élu, les services et les partenaires institutionnels ». Elle note que « loyauté, discrétion et disponibilité, en plus d’une expérience professionnelle politique et institutionnelle », sont attendues.

    Pour la préfecture, ces éléments pourraient correspondre « davantage à celles de collaborateur de cabinet », la procédure de recrutement ayant été directement conduite par la directrice de cabinet et le chef de cabinet, « en dehors de l’organigramme administratif de la collectivité ». Elle note, par ailleurs, que l’effectif maximum de collaborateur de cabinet d’un maire est fixé à trois pour les communes de 4 001 à 85 000 habitants, « or, la commune d’Arles est déjà dotée de trois collaborateurs ».

    « Nous apprenons par ailleurs l’existence de dix autres emplois d’assistants d’élu qui sont susceptibles d’être des emplois de collaborateur de cabinet et qui feront l’objet prochainement d’un contrôle de légalité », fait savoir le représentant de la préfecture, qui met l’accent sur la période « préélectorale » dans laquelle a été signé ce contrat. « La jurisprudence administrative a déjà eu à considérer que l’utilisation, pour les besoins d’une campagne électorale, de certains emplois communaux, devait être intégrée dans le compte de campagne du candidat et pouvait même conduire à l’inéligibilité d’un candidat et à l’annulation de son élection », rappelle-t-il. De son côté, l’avocat de la Ville d’Arles pointe une incompréhension. « Pris isolément, on peut concevoir que ça interroge, mais en fait, on est sur le recrutement d’une personne qui vise à remplacer l’un des dix secrétaires d’élu qui partait à la retraite et c’est vraiment pour assurer la continuité du service. (…) Ce sont des agents qui effectuent des tâches purement administratives, qui vont assurer l’interface avec le public et les élus, organiser leur agenda, les réunions, gérer leur courrier… » Il assure par ailleurs que le contrat dépasse la période électorale, puisqu’il « a été prolongé pour six mois », une décision « assez récente ».

    L’affaire est mise en délibéré, la décision devrait être rendue la semaine prochaine.

  • Patrick de Carolis rempile pour un deuxième mandat à Arles

    Patrick de Carolis rempile pour un deuxième mandat à Arles

    « On va gagner », annonçaient déjà des membres de l’équipe de Patrick de Carolis à 19h, le dépouillement des cent premiers bulletins pas encore achevé dans les 35 bureaux de vote d’Arles. Ils ont vu juste. Le maire sortant (Horizons) rempile pour un second mandat, avec 42,39% des voix.

    Il semble avoir bénéficié d’un report de voix de l’électorat de l’extrême droite et de la droite, dont les scores s’effondrent. Alors que ses concurrents Rémy Benson (RN) et Jean-Michel Jalabert (DVD) avaient respectivement obtenu 16,37% et 13,69% des suffrages au premier tour, ils plafonnent cette fois à 13,07% et 6,73%.

    Patrick de Carolis y voit un « esprit de responsabilité » de la part des votants, estimant que « sans cette division la municipalité sortante aurait été reconduite dès le premier tour », et adresse ses remerciements aux Arlésiennes et aux Arlésiens, voyant dans cette élection un gage de « confiance » et une « volonté de poursuivre l’élan que nous avons engagé ». « Ils ont ainsi confirmé leur vote de 2020 pour ne pas revenir au système communiste », affirme-t-il, taclant : « La gauche arlésienne réduit encore son influence dans notre ville au fil des élections municipales successives : 46% en 2014, 42,8% en 2020, 38% cette année », oubliant de mentionner que lui-même perd 15 points en l’espace d’un mandat.

    Un report qui a « dépassé les additions » à gauche

    Dans un « esprit républicain », et « bien qu’il ait défendu une trajectoire différente pour Arles » la tête de liste de l’Union pour Arles (DVG) Nicolas Koukas (PCF), qui a obtenu 37,8% des voix, félicite quant à lui son adversaire pour sa victoire.

    « C’était pas gagné, on a réussi à avoir une union qui s’est faite, qui a montré que c’était seulement réunis que nous étions en capacité de faire de gros scores », assure-t-il, alors qu’il était soutenu par neuf partis puis avait été rejoint par les Écologistes pendant l’entre-deux-tours.

    Les reports de voix de la candidate insoumise Jecilla Regad, qui avait fait 9,81% au premier tour, et d’Anne Testut (Lutte ouvrière) n’auront donc pas suffi, bien qu’ils aient « dépassé les additions », calcule Nicolas Koukas, qui avait obtenu 25,38% au premier tour. « Ça prouve qu’il y avait malgré tout une volonté de pouvoir mettre notre liste le plus haut possible, nous ne sommes qu’à 3% du maire sortant, donc je le dis : c’est un bon score que nous avons fait ce soir ! »

    La liste d’union de la gauche s’illustre particulièrement dans les quartiers populaires, comme à Barriol (52,45%), à Griffeuille/Genouillade (42,05%) ou à Trébon/Coty (48,27%) ; mais aussi dans les villages de Mas-Thibert (50,26%) ou de Salin-de-Giraud (48,25%), alors que le sentiment d’abandon des habitants de ces territoires avait été souligné par Nicolas Koukas et ses colistiers ainsi que par Jean-Michel Jalabert.

    La tête de liste de l’Union pour Arles forme le vœu « que cette nouvelle responsabilité amène le maire sortant à faire évoluer la trajectoire suivie jusqu’à présent et que les débats de cette campagne aient permis une prise de conscience, une alerte des enjeux majeurs pour notre territoire ».

    « Cette défaite ne doit rien enlever à la force de l’engagement qui est le nôtre, à la justesse du projet que nous avons défendu pendant ces longues semaines, assène-t-il avec force dans sa permanence électorale, où l’émotion était très forte ce dimanche soir. Nous avons mené une campagne sincère, proche des gens, je suis fier d’avoir essayé de faire vivre une autre manière de faire de la politique qui soit exigeant et humaine. Le combat va continuer, différemment, avec la même détermination ». Il annonce : « Pour moi rien ne s’arrête ce soir, tout va commencer autrement », et promet plus de détails dans les jours à venir.