Tag: Alpes

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le cinéma itinérant en ruralité baisse le rideau

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le cinéma itinérant en ruralité baisse le rideau

    Problèmes de gouvernance, baisse des subventions, crise post-Covid… Après 30 ans d’exercice, l’association Cinéma de Pays a décidé de mettre fin à son activité à la rentrée.

    Les premières craintes concernant la pérennité, l’avenir et la capacité à perdurer de la structure sont nées au sortir du Covid, explique Stéphane Paillet, président du Cinéma de Pays.

    Un déséquilibre financier

    « C’est compliqué parce qu’on est vraiment en milieu rural, avec des villages éloignés, en montagne, et on avait des jauges, des fréquentations qui étaient bien trop en deçà de ce qu’il fallait faire pour être à l’équilibre financier », explique le président. Le cinéma itinérant touche des subventions, mais « elles ne couvrent pas le déficit de fréquentations, l’inflation sur l’énergie, les tarifs qui ont explosé », déplore Stéphane Paillet.

    Le départ du nouveau directeur de la structure a par ailleurs « précipité » sa fin. L’association a eu beaucoup de mal à trouver un directeur sur le long terme, et en a changé régulièrement.

    « On ne peut plus se permettre de faire du cinéma comme on le faisait il y a trente ans. Il y avait un certain nombre de réformes à lancer au sein de la structure, et on n’a pas réussi à les mettre en œuvre », regrette le président.

    « Il y a eu une baisse de subventions, mais on était en train de dépasser ce problème financier. Par contre, le problème de gouvernance, il n’y avait pas moyen de le résoudre. S’il n’y a pas de volonté d’aller dans la même direction tous ensemble, cela ne fonctionne tout simplement pas. S’il n’y a pas un projet commun partagé, c’est très compliqué. Il se trouve que ce projet, on n’a pas réussi à le mettre en musique », déplore Stéphane Paillet.

  • [C’est l’été] Nom de code : « Plan Neige » aux Orres

    [C’est l’été] Nom de code : « Plan Neige » aux Orres

    « Grenouillère », « station ex nihilo », « téléporté », des indices aussi maigres qu’étranges… Quel est donc ce grand projet mené par l’État français dans les années 1970 ? En famille, les sens en éveil, menez l’enquête à la recherche des secrets des villages, accessible dès 7 ans.

    De 10h à 12h. 6 euros.
    Infos et résa
     : 04.92.43.77.43

  • [C’est l’été] Les marmites du diable à La Faurie

    [C’est l’été] Les marmites du diable à La Faurie

    Et parmi ceux-ci, les marmites du Diable sont un spectacle à ne pas manquer. Sur la commune de La Faurie, à vingt minutes de voiture de Veynes, le torrent de Durbonas a creusé de curieuses cavités rondes dans la roche. L’eau court ainsi entre ces vasques naturelles dont la couleur oscille entre l’ocre et l’albâtre tandis que le torrent, vire du jade au bleu turquoise. Depuis le parking des Marmites, une boucle de 6km permet de rejoindre le monastère orthodoxe de Dormition-de-la-Mère-de-Dieu, et, à quelques minutes en voiture on peut aussi aller arpenter le sentier des falaises des Gorges d’Agnelles.

  • [C’est l’été] Spectacle musical à Manosque

    [C’est l’été] Spectacle musical à Manosque

    Au programme, des chansons, de la magie et une belle soirée en perspective aux côtés notamment de la chorale Chœur du Sud, du groupe Bande à Part et de l’artiste Julie Zenatti.

    Lundi 10 août de 21h à 23h. Gratuit.

  • [C’est l’été] L’écho des mots à Saint-Jean-Saint-Nicolas

    [C’est l’été] L’écho des mots à Saint-Jean-Saint-Nicolas

    Théâtre, clown, balades contées… vous attendent dès ce lundi 10 août et jusqu’au 13 août.

    Entre 5 et 10 euros.

  • [C’est l’été] Mélanie Costanzo, arboricultrice : « Les femmes peuvent y arriver »

    [C’est l’été] Mélanie Costanzo, arboricultrice : « Les femmes peuvent y arriver »

    Au Poët, dans les Hautes-Alpes, Mélanie Costanzo, 39 ans, cultive 15 hectares de pommiers. Ici, il fait toujours beau. Ses pommes labellisées IGP (Indication géographique protégée) et Label Rouge, profitent de « 300 jours d’ensoleillement à l’année », selon l’arboricultrice. Issue d’une famille de producteurs sur trois générations, présidente de sa coopérative, elle gère l’exploitation familiale depuis 6 ans. Une trajectoire bien différente de ce qu’elle avait imaginé au départ.

    « À la base, j’étais à fond dans l’Art, j’ai un BTS dans le design. Je suis partie à Marseille, j’ai fait les Beaux-Arts et une école d’architecte », raconte la pomicultrice. Puis, en 2012, elle perd son grand-père. Un décès qui chamboule l’organisation de l’exploitation familiale. Son père ne se sentant plus de continuer tout seul, Mélanie Costanzo ne voulait pas voir disparaître l’héritage familial. Quand elle était petite, elle se souvient d’avoir souvent accompagné sa grand-mère sur les marchés. « Mes grands-parents ont travaillé dur pour avoir ce qu’il avait. Il était hors de question que la ferme parte de la famille », revendique-t-elle. À ce moment, elle avait 25 ans. L’étudiante en art quitte la ville et ses études pour revenir dans son village et ses montagnes : « Et c’est clairement devenu une passion », raconte-t-elle le regard pétillant.

    Transmettre son amour pour la nature

    Aujourd’hui, Mélanie Costanzo est aussi mère de trois enfants. « Ça fait du boulot ! », sourit-elle. Dans une profession où on ne compte pas les heures, l’équilibre se construit différemment. Dans son entourage, tous connaissent ces contraintes, comme son mari qui est aussi agriculteur. « L’avantage, c’est qu’on se comprend », glisse-t-elle. Mais elle ne regrette rien. « Non jamais. Ma campagne me manquait. Il était hors de question de rester en ville. On est dans des paysages magnifiques », atteste-t-elle, l’air satisfait.

    Ce qu’elle aime, c’est d’abord transmettre, expliquer comment elle produit ses pommes, savoir qu’elles se retrouvent dans les assiettes des gens. À la récolte, elle accueille des classes de primaires pour les sensibiliser à la nature et son fonctionnement. « On explique de la floraison à la production. On est contents de les voir avec le sourire quand ils croquent dans la pomme. Le bonheur c’est juste ça pour moi. »

    Prouver sa place

    dans un monde d’hommes

    Dans ses vergers d’altitude, la golden est reine. Avec le Limousin, les Hautes-Alpes sont la région principale de cette variété. « Avec les nuits très fraîches, elle prend un peu de “blush”, des reflets un peu rosés très caractéristiques. » Un savoir-faire qu’elle défend, notamment à travers les labels : « C’est important pour faire valoir notre terroir. » Mais ce lien à la nature est aussi une source d’inquiétude. Le changement climatique est une source d’angoisse. « Il y a dix jours, on a fait une nuit d’anti-gel à -1, et une semaine plus tard on a 33 degrés. Les arbres ne comprennent pas. » Les conséquences sont visibles : chutes de feuilles, arrivée des ravageurs… Malgré tout, elle insiste : « Nous, on est dans la production mais aussi dans la protection de l’environnement. » Elle est la première de la famille à avoir développé des cultures biologiques.

    Dans la coopérative, Mélanie Costanzo est quasiment la seule fille et elle en est présidente. Son objectif : faire monter le féminin dans le secteur. Elle rappelle que les femmes restent minoritaires : « Elles représentent moins d’un tiers des gérances d’exploitation agricole. » Dans la famille, il n’y avait pas de fils pour reprendre la ferme, comme il est encore souvent admis. Mélanie Costanzo a une petite sœur. « Mon père s’est dit : j’ai deux filles… jamais de la vie elles reprendront. » Elle apprend le métier au côté de son père. Aujourd’hui, elle mesure sa persévérance : « Je suis fière d’avoir réussi à montrer à mon père que les femmes aussi peuvent y arriver. » En attendant, elle essaie de préparer la relève et de cultiver cette passion pour ses enfants : « On verra si ça suit ou pas… »

    Marie Moreau

    fruiticimes.fr

    Une golden aux trois labels

    Mélanie Costanzo cultive une golden reconnue pour sa qualité. Ses pommes portent trois labels. L’Indication Géographique Protégée (IGP) garantit leur lien avec le terroir des Hautes-Alpes. Le Label Rouge distingue une qualité gustative, contrôlée par des tests réguliers. Et le label Vergers écoresponsables certifie une production respectueuse de la biodiversité et des ressources. À maturité, les fruits sont récoltés à la main.

  • Sadako Sasaki et ses mille grues aux Correspondances de Manosque

    Sadako Sasaki et ses mille grues aux Correspondances de Manosque

    À quelques semaines des Correspondances de Manosque (23-27 septembre), les militants du Mouvement de la Paix peaufinent leur participation à l’un des grands rendez-vous culturels de la rentrée. Réunis début août, en cette période de commémoration des bombardements de Nagasaki et Hiroshima, les membres du comité de Manosque et ses environs, ont préparé leurs futures rencontres avec le public qui se feront autour d’un livre sur les mille grues.

    Réponse de paix

    Lors de cette réunion de travail, François Bettus a présenté l’ouvrage aux participants. « L’objet est d’aborder une réponse de paix dans un monde belliciste où montent les risques de guerre », a-t-il expliqué. Si de nombreux ouvrages ont popularisé la légende des mille grues, L’histoire authentique de Sadako Sasaki et des mille grues s’en distingue par son approche documentaire.

    Écrit par Sue DiCicco avec Masahiro Sasaki, le frère de Sadako, il retrace à partir de témoignages familiaux le destin authentique de Sadako, victime indirecte du bombardement atomique d’Hiroshima. Âgée de deux ans lors de l’explosion de la bombe en 1945, elle développera dix ans plus tard une leucémie liée aux radiations. Avant sa disparition à seulement douze ans, elle confectionnera plus d’un millier de grues en papier, inspirée d’une légende japonaise selon laquelle la réalisation de mille grues permet de voir son vœu exaucé.

    Cette biographie restitue le parcours de cette jeune survivante devenue un symbole mondial de paix et de lutte contre l’arme nucléaire. Au Japon, la grue, ou tsuru, est associée à la longévité, à la sagesse et à la paix. L’histoire de la jeune fille a traversé les frontières et fait aujourd’hui partie des récits emblématiques du combat contre la guerre nucléaire. Le Mouvement de la Paix entend s’appuyer sur cette histoire pour sensibiliser le public et les plus jeunes puisqu’une action complémentaire est envisagée dans les écoles du territoire.

    Le comité local installé à la Maison des associations de Manosque, s’inscrit dans l’histoire du Mouvement de la Paix, né en 1948 et engagé en faveur du règlement pacifique des conflits et de la promotion d’une culture de paix. Avec un objectif : défendre les valeurs de dialogue, de solidarité et de coopération internationale.

    Les militants du comité local seront présents sur les Correspondances les jeudi 24 et samedi 26 septembre à la salle annexe du Café du coin. Ils proposeront des lectures d’extraits du livre ainsi qu’un atelier d’origami permettant au public de réaliser ces fameuses grues en papier. Une manière originale d’associer littérature, mémoire et engagement citoyen et de rappeler que les messages de paix portés par l’histoire de Sadako Sasaki conservent aujourd’hui toute leur résonance dans un contexte international marqué par de nombreux conflits.

  • Plusieurs départs de feu maîtrisés durant le week-end en region Sud Paca

    Plusieurs départs de feu maîtrisés durant le week-end en region Sud Paca

    Les sapeurs-pompiers ont dû intervenir par trois fois sur des incendies menaçants dans Bouches-du-Rhône. La première fois à Salon-de-Provence, samedi après-midi pour un feu qui a parcouru 4 000m2 de végétation mais qui a rapidement été contenu grâce à l’action de 47 pompiers et un hélicoptère bombardier d’eau. Deuxième coup de chaud, dimanche cette fois, avec un incendie plus inquiétant à Fontvieille, dans le massif des Alpilles qui s’est déclaré aux alentours des 16 heures. Si 90 sapeurs-pompiers sont d’abord déployés, leur nombre passe rapidement à 200, appuyés par un hélicoptère et 3 Canadair en renfort. Le feu était « fixé » en début de soirée, selon le Sdis 13, après avoir parcouru une dizaine d’hectares. Enfin à Fuveau, l’incendie d’une voiture s’est propagé dimanche à la végétation et a nécessité, là encore, l’intervention d’une soixante de pompiers appuyés par des moyens aériens. Incendie en bonne voie d’extinction dès le début de soirée.

    Dans le Var, Si l’incendie d’ampleur de Gros Bessillon, a été déclaré fixé vendredi, de nombreux pompiers restaient sur le pont. Même principe pour l’incendie à Bayons, annoncé comme « contenu » vendredi, dans les Alpes-de-Haute-Provence où s’est rendue la préfète, Isabelle Tomatis, ce samedi. À Rousset-Serre-Ponçon, non loin du barrage dans les Hautes-Alpes, un feu d’espace naturel s’est déclaré samedi dans l’après-midi. S’il a été « rapidement fixé » il a tout de même parcouru 2 000m2. Schéma similaire à Peyruis, dans les Alpes-de-Haute-Provence où les pompiers sont intervenus, samedi pour un feu de broussailles. Finalement, 4 300m2 sont partis en fumée mais les habitations adjacentes ont été protégées.

  • L’intrigante création d’un maçon du XVIIIe siècle

    L’intrigante création d’un maçon du XVIIIe siècle

    C’est probablement l’une des curiosités les plus connues du Champsaur. La chapelle des Pétètes, terme qui signifie « poupées » en langue populaire locale, a été édifiée sur les hauteurs de Saint-Bonnet-en-Champsaur, entre 1740 et 1743. D’après les services du patrimoine de la Communauté de communes Champsaur-Valgaudemar, il s’agit de la création de Jacques Pascal, un maçon et menuisier local. Créée par un artisan et non à la commande de l’Église, la chapelle a cette allure particulière des créations populaires, nées du rêve visionnaire et de la volonté acharnée d’un individu. Aussi, sur la façade, on trouve des niches abritant des statues aux traits peu vraisemblables avec un regard pénétrant, sévère et hagard à la fois. Parmi ces fameuses « pétètes » qui ont donné son nom à l’édifice, on retrouve la Sainte famille (Jésus, Marie, Joseph) mais aussi des saints comme Saint-Grégoire, patron de la chapelle, ou Saint-Antoine.

    Parmi les inscriptions latines, on retrouve des maximes en français, fait rare pour l’époque où le français n’était pas la langue locale. Sur certaines statues, on peut encore discerner des traces de peinture, laissant penser qu’elles n’ont pas toujours été de leur actuelle couleur d’albâtre. L’une d’elles dénote, celle de la Vierge Marie, au dessin légèrement détaillé, plus ronde. Il s’agit en fait d’une copie, destinée à remplacer l’originale, volée. Une des niches est étrangement vide, et sur une autre, là où toutes ont le nom du saint ou du personnage qu’elle représente, l’écriture semble avoir disparu ou avoir été effacée. Enfin, les bénitiers, petits bassins qui contiennent l’eau bénite, ne se trouvent pas à l’intérieur comme d’ordinaire mais à l’extérieur, sur le mur de la façade. De même, deux trous dans l’épaisse porte d’entrée en bois ouvragée, laissent à penser que les confessions se faisaient peut-être sur le parvis de la chapelle, la porte séparant le fidèle et le confesseur.

    L’intérieur aussi réserve des surprises. On est d’abord frappés par la richesse du retable, qui étonne pour une petite chapelle isolée de montagne. L’autel, de grande taille, est recouvert de plusieurs ouvrages de cuir de Cordoue, à savoir du cuir recouvert d’une légère feuille d’argent. Les motifs, floraux et orientalisants, rappellent que cette technique, importée en France par la corporation des Cordobans au XIVe siècle, vient originellement de Syrie. Les différences de style et de couleurs indiquent qu’il s’agit de l’addition de plusieurs morceaux séparés. On pense qu’elles proviennent du Château des Lesdiguières, sur la commune du Glaizil. Reste à savoir si les cuirs de Cordoue auront été dérobés durant les secousses de la Révolution, ou justement sauvés des pillages de ces dernières. La qualité et la délicatesse de l’ouvrage, qui semble fait sur mesure pour les dimensions de la chapelle, suggèrent plutôt la seconde option.

    La chapelle dite « des amoureux »

    Sur les peintures qui accompagnent le retable, on retrouve la sainte famille : la vierge à l’enfant et Saint-Joseph, mais aussi Saint-Grégoire, moine qui a refusé d’être nommé Pape avant de céder sous l’insistance populaire en 590. Sur un autre tableau, on peut voir Saint-Roch, saint pèlerin de Montpellier protecteur des malades, toujours suivi de son fidèle chien.

    Enfin, le principal intérêt et le principal mystère de la Chapelle des Pétètes, réside peut-être dans la raison même de sa construction. S’il est certain qu’elle est l’œuvre du maçon Jacques Pascal, la légende locale veut que ce soit un jeune berger qu’il ait édifié pour sa bien-aimée. Si la chapelle est aussi appréciée des Champsaurins c’est justement parce qu’ils se sont approprié son histoire et sa signification au fil du temps. Que la légende soit vraie ou non, l’édifice reste en tout cas placé sous le signe des amoureux, en témoignent les deux grandes têtes rondes anonymes sculptées et discrètement abritées dans une niche, sous le clocher, tout en haut de la façade, qui échappent au regard peu attentif et rappellent un couple.

  • Le feu de Bayons contenu, le risque incendie reste très élevé

    Le feu de Bayons contenu, le risque incendie reste très élevé

    « Après 18 jours, le feu du Gros Bessillon est déclaré officiellement fixé », a indiqué vendredi soir la préfecture du Var. « Pour autant, le travail des sapeurs-pompiers se poursuit et une extrême vigilance reste de mise car ce feu inédit par sa durée et ses trois départs consécutifs (les 21, 24 et 31 juillet) qui interrogent les spécialistes comme les enquêteurs, couve encore », écrit-elle dans un communiqué. « Il faudra encore plusieurs jours avant de le maîtriser et l’éteindre définitivement ; il faudra de nombreux mois pour reconstruire (70 maisons ont été impactées et 41 détruites) et oublier le traumatisme des flammes pour les 6 000 personnes évacuées », rappelle-t-elle. Le feu a parcouru 6 300 hectares. 450 pompiers restent mobilisés. L.M.

    Le feu de Bayons n’évolue plus, mais il est loin d’être terminé. Une semaine après son départ et 95 hectares parcourus, les pompiers restent mobilisés. « On ne peut pas dire qu’il est fixé, même s’il évolue peu. Il est contenu dans une enveloppe d’une centaine d’hectares », précise, ce vendredi matin, Sylvain Besson, directeur départemental des services d’incendie et de secours (Sdis 04).

    Malgré d’importants renforts, quatre Canadair et un avion Dash, les pompiers estiment devoir maintenir une présence « au minimum pendant une semaine » avant de pouvoir annoncer un feu éteint. 60 sapeurs-pompiers restent sur le terrain aux côtés de l’Office national des forêts (ONF).

    Si « la situation n’est plus évolutive », la chaleur, la faible humidité et le vent maintiennent un risque incendie élevé. Les opérations sont compliquées par le relief. « On est en moyenne montagne donc ce n’est pas accessible facilement et c’est dangereux », rappelle Sylvain Besson, évoquant de nombreuses chutes de blocs.

    Aucun blessé ni aucune habitation touchée ne sont à déplorer. L’incendie laisse néanmoins des traces sur le milieu naturel. L’ONF évoque un secteur présentant « une vraie richesse en biodiversité », avec notamment des espèces protégées. Une étude environnementale sera engagée pour mesurer les conséquences de l’incendie.

    Risque incendie très sévère dans le département

    Les pompiers insistent aussi sur le coût considérable d’un feu qui serait d’origine humaine. « Ça aura été minimum deux semaines de travail. Tout ça à cause, semble-t-il, d’une négligence », pointe Sylvain Besson. Un chauffeur-livreur dignois, suspecté d’avoir provoqué l’incendie, a été placé en garde à vue le 1er août, tandis que le parquet des Alpes-de-Haute-Provence a ouvert une enquête.

    Dans le reste du département, le feu de Thorame-Basse est éteint après trois jours d’intervention et 21 hectares parcourus. Dans ce contexte, la préfète a placé, l’ensemble des massifs du département en risque modéré à l’exception du massif du Luberon et du plateau de Valensole classé en risque incendie « élevé ».