Tag: Alpes

  • Sisteron fière d’accueillir l’étape du Tour de France Femmes ce samedi

    Sisteron fière d’accueillir l’étape du Tour de France Femmes ce samedi

    Ce samedi, les coureuses du Tour de France partiront de Sisteron à 13h40, avant d’emprunter le pont de la Baume, puis de longer la Durance. Elles parcourront ensuite l’historique route Napoléon, en passant par Malijai, Mallemoisson, Aiglun, Mézel… Le maire de Sisteron, Jean-Pierre Templier, espère des « retombées économiques et en termes d’image » et « faire connaître la ville de Sisteron ». « Faire parler de soi dans le monde entier, c’est l’avantage de cette épreuve », avance Philippe Dubernard, coordinateur de l’accueil du départ de l’étape pour la ville de Sisteron.

    De nombreuses perturbations et fermetures de routes sont prévues sur le parcours de la course, entre 11h et 15h. Pour certains endroits dans le centre-ville de Sisteron, la circulation sera interdite dès 4h du matin pour permettre la pose des barrières sur près de 2 km. Le pont de la Baume fermera lui à 11h pour laisser passer la caravane du Tour, vers 11h45. Les parkings du centre-ville étaient déjà vidés vendredi, pour laisser place à l’aménagement notamment de la fan zone. La place de la République accueillera le village VIP, réservé aux personnes accréditées, avec le podium signatures. Les coureuses monteront sur le podium, avant de se ranger sur la ligne de départ. « Il a fallu adapter le dispositif mis en place, d’autant plus que cette année, pour la première fois, le Tour propose des fan zones avec des stands », explique Philippe Dubernard. La Ville, la communauté de communes et le département ont dû débourser 60 000 euros pour accueillir cette étape.

  • [C’est l’été] Observation du soleil aux Orres

    [C’est l’été] Observation du soleil aux Orres

    Le tout grâce à des instruments d’optique adaptés. À vivre en front de neige.

    De 11h à 12h30. Gratuit.

  • [C’est l’été] Fêtes Latino Mexicaines de Barcelonnette

    [C’est l’été] Fêtes Latino Mexicaines de Barcelonnette

    Mariachi, danse et gastronomie seront les maîtres mots pour cette nouvelle édition des Latino-Mexicaines dès ce vendredi et jusqu’au 16 août.

  • Prédation du loup : les éleveurs laissent éclater leur colère

    Prédation du loup : les éleveurs laissent éclater leur colère

    « Prédation, un mensonge d’État », c’était ce que l’on pouvait lire sur la banderole attachée aux grilles de la préfecture de Gap, ce mercredi soir. La manifestation a réuni près de 250 personnes, principalement issues des Jeunes Agriculteurs et de la FDSEA, même s’il y avait des représentants de la Coordination rurale et un élu de la Confédération paysanne. Les porte-parole des agriculteurs ont rencontré la sous-préfète pour exprimer leur colère et attendre une réponse de l’État sur sa gestion du loup. Fin juillet, trois personnes ont été arrêtées à Cervières, soupçonnées d’avoir abattu illégalement neuf loups en mars dernier. L’arrestation et le procès à venir ne sont pas les déclencheurs de ce mécontentement mais l’étincelle qui a fait exploser une colère accumulée. « Aujourd’hui, on dénombre trois attaques par jour. La prédation est à un tel niveau de pression, depuis tellement longtemps, il y a des gens qui sont tellement acculés, qu’on arrive à un moment où des choses illégales se produisent, forcément ! », dénonce la présidente de la FDSEA 05, Christel Gagliardo.

    « Surpopulation »

    Si les populations de loup sont estimées autour des 1 000 individus en France, les syndicats accusent l’Office français de la biodiversité (OFB) de cacher les effectifs réels. « Un chiffre sur l’évolution de la prédation : il y a une dizaine d’années c’était seulement les départements de l’arc alpin, l’année dernière c’était 62 ou 63 départements avec au moins un constat de dommage pour un total d’entre 12 000 et 13 000 victimes nationales. On passe d’une dizaine de départements à 63 en moins de dix ans. Il y a une réelle problématique nationale sur la prédation », développe Edouard Pierre, secrétaire de la FDSEA 05. Déjà, en mai, une louve capturée en Seine-Maritime, avait été relâchée dans l’arc alpin, au grand dam des éleveurs. L’animal a été abattu dans un tir de prélèvement en juillet dans les Alpes-de-Haute-Provence, mais l’épisode est symptomatique d’un manque de transparence que les éleveurs reprochent à l’OFB. « C’est une espèce protégée, donc on n’a pas le droit de la capturer, de la déplacer. A priori, ces deux choses ont été faites. Donc on veut des explications. Et pourquoi la déplacer dans l’arc alpin où l’on subit déjà beaucoup de pression ? », questionne Edouard Pierre.

    Pour lui, l’État sous-estime les conséquences économiques de la prédation du loup pour les éleveurs. « Les exploitations sont impactées, malgré le remboursement des moyens de protection à hauteur de 80%, il y a 2 millions qui restent à charge des exploitations tous les ans, sans compter toutes les bêtes qui ne sont pas prises en compte », rappelle-t-il.

    Les quotas d’abattage en question

    Autre motif de mécontentement : le système de plafond annuel de loups pouvant être détruits légalement. Pour éviter une mortalité excessive, les autorités tiennent des plafonds pour limiter le nombre de tirs de défense des agriculteurs, qui, eux, plaident plutôt pour un principe de défense locale sans plafond. « Nous, on dit que 100% des loups devraient être tués en situation d’attaque, et pas n’importe où, ou six mois après comme c’est le cas d’une bonne partie des loups prélevés actuellement, pose Thomas Raso, représentant de la Confédération Paysanne. Aujourd’hui, on a plusieurs attaques dans un même endroit, on est dans la bonne zone, on a fait les papiers, on devrait pouvoir faire un tir mais on nous dit qu’on ne peut pas parce qu’on a déjà prélevé deux loups ailleurs en France et que le nombre maximum a été atteint. Résultat, l’éleveur ne peut qu’aller ramasser ses carcasses. » Les représentants agricoles ont dit ressortir sans réponse concrète de la sous-préfète, il y a donc fort à parier que la manifestation de mercredi ne sera pas la dernière.

  • La nuit des étoiles se prépare à St-Michel

    La nuit des étoiles se prépare à St-Michel

    « C’est notre plus grande soirée de l’année » : au centre d’astronomie de Saint-Michel-l’Observatoire, salariés, renforts saisonniers et bénévoles recrutés spécialement pour l’occasion s’activent pour préparer la nuit des étoiles, qui rassemble chaque année de nombreux amateurs d’astronomie dans le village, situé près de Forcalquier. 70 personnes travaillent sur l’organisation de la soirée de samedi, pour laquelle ils attendent 1 200 visiteurs, explique Fabien Marquet, le directeur du centre d’astronomie. Après une ouverture des portes à 18h30, la soirée débutera à 19h avec « un apéro scientifique en plein air, sur le thème de comment les terriens essaient de communiquer avec les aliens », détaille Paloma Huppert, responsable pédagogique et médiatrice scientifique. À partir de 21h30, trois pôles d’animation se mettront en place : une lecture du ciel au laser, pendant laquelle les animateurs relieront les étoiles entre elles pour former les constellations ; une conférence de l’astrophysicien Guillaume Trap, qui parlera des voyages interstellaires ; et un spectacle de contes. À partir de 22h30, les visiteurs pourront se déplacer de télescope en télescope et observer des objets célestes.

    Une ribambelle de fidèles bénévoles vient prêter main-forte pour cette soirée exceptionnelle : « c’est la seule fois de l’année où c’est le cas. Je me bats tous les jours pour qu’on continue à donner des salaires », clarifie le directeur du centre. L’association recrute également quinze « jeunes passionnés d’astronomie » en renfort pendant l’été.

    Le centre d’astronomie de Saint-Michel-l’Observatoire est né en 1998 « d’un souhait du département et de l’Observatoire de Haute-Provence », explique Fabien Marquet. Le département a mis à disposition de l’association ses locaux et son terrain pour mener à bien ce projet. « Le département nous a confié une mission de diffusion de la culture scientifique au plus grand nombre, à des tarifs préférentiels », relate le directeur. La Région accompagne également le centre d’astronomie : les deux collectivités représentaient 14% de son budget de fonctionnement en 2025.

    Chaque année, le centre reçoit 5 000 scolaires, du CP à la terminale. « On colle au programme d’astronomie qu’ils ont à l’école. C’est pour cela que les enseignants viennent chez nous », explique Fabien Marquet. Le centre peut même les accueillir pour manger et dormir sur place pour des séjours d’astronomie, avec 80 lits à disposition. Des cousinades ou des séminaires d’entreprise peuvent également y être organisés. 34 000 visiteurs sont accueillis chaque année.

    « Notre mission est de susciter des vocations chez les plus jeunes, et plus particulièrement chez les jeunes femmes », avance le directeur du centre. « J’ai désormais plus de médiatrices que de médiateurs scientifiques : c’est une très bonne nouvelle pour la place des jeunes femmes dans notre société, encore plus sur le volet de la culture scientifique », se réjouit-il. « On n’encourage pas les jeunes femmes à faire des parcours scientifiques à l’école », regrette-t-il. Le centre est d’ailleurs en train de travailler sur une exposition mettant en avant les femmes scientifiques qui ont collaboré avec lui. « On va leur demander quel est le message qu’elles veulent passer aux jeunes filles, pourquoi c’est important d’être une femme scientifique aujourd’hui dans notre société… », détaille Fabien Marquet.

    Une immersion

    dans un vaisseau spatial

    Le planétarium, ouvert en 2022, permet d’être immergé
    « dans un vaisseau spatial, une machine à voyager dans le temps ». Les séances peuvent être sur le thème des trous noirs, des exoplanètes, ou encore adaptées pour les tout-petits. Mardi, c’était Maude Bodineau qui animait une séance pour les enfants, hilares et curieux de découvrir nébuleuses, cratères et constellations, après avoir visionné un film d’animation sur l’astronomie et l’exploration spatiale. Monique et Alain Troin y ont emmené leurs deux petits-enfants, Arthur et Océane Trébern, venus d’Eure-et-Loir pour les vacances. « Comme il y a l’éclipse solaire le 12, on voulait qu’ils comprennent comment cela fonctionne. On leur a acheté des lunettes pour l’observer », explique la grand-mère, venue spécialement de Marseille pour visiter le centre.

    Yaël Moussouni, grand passionné d’astronomie, vient chaque année depuis Strasbourg prêter main-forte au centre, en tant que salarié renfort d’été, puis bénévole. Le jeune homme a vu l’annonce sur un groupe WhatsApp d’astronomie amateur, alors qu’il possédait déjà un télescope. « Même en tant que passionné, on apprend toujours de nouvelles choses, notamment avec les questions du public », se réjouit-il.

    Le centre organise également une soirée à l’occasion de l’éclipse solaire mercredi, déjà complète depuis un mois, victime de son succès. Le 15 août, pour sa dernière grande soirée, le centre a invité Yaël Nazé, une astrophysicienne belge, pour « la conférence dont vous êtes le héros » : l’intervenante construira sa conférence en fonction des questions du public. De l’observation au télescope sera également à nouveau proposée.

    Le village de Saint-Michel-l’Observatoire héberge également l’Observatoire de Haute-Provence, où la première exoplanète a été découverte en 1995. « C’est l’un des seuls observatoires qui a une programmation de recherche scientifique aussi forte, très clairement », assure Fabien Marquet.

    Retrouver ici les rendez-vous en région.

  • [C’est l’été] Fête gourmande à Saint-Jean-Saint-Nicolas

    [C’est l’été] Fête gourmande à Saint-Jean-Saint-Nicolas

    Au programme, un marché gourmand et authentique entre terroir, traditions et plaisirs sur l’esplanade de la patinoire vous attend.

    De 16h à 21h.

    Gratuit.

  • [C’est l’été] Mane : « 19h01 » à Salagon

    [C’est l’été] Mane : « 19h01 » à Salagon

    Ce jeudi, Baltazar Montanaro utilise la profondeur du violon baryton pour chanter un plaidoyer vibrant pour la fraternité, la poésie, la tolérance et la beauté.

    Concert à 19h01.

    Entre 6 et 8 euros.

    Gratuit pour les – 6 ans

  • Eau de Gap : les oppositions interpellent la mairie

    Eau de Gap : les oppositions interpellent la mairie

    Mi-juillet, dans un contexte de sécheresse et de restriction d’eau, le Préfet des Hautes-Alpes Philippe Bailbé, a affirmé vouloir « reprendre la main » sur le dossier du partage de l’eau entre Gap et le Champsaur. Dans la foulée, l’opposition de gauche gapençaise est récemment montée au créneau. Dans une publication du 31 juillet, Charlotte Kuentz affirme la prise d’eau des Ricous, qui capte une partie du Drac pour alimenter le bassin gapençais, est une « installation vulnérable et qui ne dispose plus d’existence légale depuis 2020 pour l’eau potable », et qui repose uniquement sur l’apport du Drac, dont les périodes de débit minimal s’allongent dangereusement avec le réchauffement climatique. Or, elle reproche à la mairie son « refus obstiné » de participer aux discussions avec la vallée du Champsaur pour trouver une alternative viable.

    Selon elle, cette position de la mairie « condamne de fait les agriculteurs du bassin gapençais à subir de plein fouet les coupures d’irrigation », car, en cas de canicule et de restriction d’eau, comme c’est actuellement le cas, l’alimentation en eau potable prime sur l’usage agricole. « Si une solution n’est pas rapidement trouvée, ce problème fera autant rire que celui de la Rocade. Mais rire jaune, car il y a urgence », alerte de son côté Elie Cordier, élu d’opposition de gauche.

    Un conflit de longue date

    Depuis le XIXe siècle, le canal de Gap prélève une partie du débit du Drac, qui traverse le Champsaur. Problème, avec les sécheresses répétées, le débit du Drac diminue dangereusement et plusieurs communes de la vallée du Champsaur estiment qu’il est excessivement prélevé pour les besoins gapençais, aux détriments des leurs.

  • Des écoles rénovées pour les petits manosquins à la rentrée

    Des écoles rénovées pour les petits manosquins à la rentrée

    Désimperméabilisation des sols, nouveaux espaces de jeux agrandis, plantation d’arbres, ascenseur pour les personnes à mobilité réduite… De nombreux aménagements sont prévus et devraient être livrés à la rentrée dans les écoles manosquines, pour l’instant en plein chantier. Des dizaines d’agents s’activent chaque jour avec leurs pelles et tractopelles, en pleine canicule, pour que les enfants retrouvent leurs écoles et leurs terrains de jeux transformés en septembre.

    « Toutes les écoles de la ville seront rénovées d’ici 2029, pour 25 millions d’euros », a promis Camille Galtier. « De 0 à 18 ans, les enfants auront des établissements neufs, adaptés aux aléas climatiques », a-t-il affirmé.

    Ces aménagements ont été décidés « en concertation avec les enseignants », selon Yann Crouhy, l’adjoint délégué à l’éducation.

    « Appelez-moi Camille Galtier Tondelier », a plaisanté le maire, fier de présenter ces aménagements visant à « retrouver le côté nature ». Les copeaux de bois ont été privilégiés dans plusieurs cours d’école, car « recyclables », avec « un pouvoir amortissant si les enfants tombent ». Des arbres vont également être plantés pour apporter de l’ombre aux écoliers et créer « des îlots de fraîcheur ». Les espèces sélectionnées nécessitent d’être arrosées « pendant seulement trois ans, pour éviter de gaspiller de l’eau », a expliqué Guillaume Dominici, architecte de la ville. À l’école de la Ponsonne, des engins devront revenir en novembre, pendant les vacances de la Toussaint, pour installer les nouvelles plantations.

    Pour permettre de réaliser les travaux intérieurs, les élèves ont temporairement cours dans des préfabriqués installés pour l’occasion. Chacun de leurs déplacements coûte 40 000 euros, selon la mairie.

    Le sol amianté enlevé

    L’école du Colombier sera quant à elle enfin accessible aux personnes à mobilité réduite à la rentrée, grâce à un ascenseur installé le long du bâtiment. Dans l’école Saint-Lazare, le sol amianté a pu être enlevé au cours des travaux. Des gradins ont également été installés pour permettre de « faire l’école dehors », se réjouit Camille Galtier. Les enfants basculeront temporairement dans des préfabriqués pour permettre aux travaux de continuer. « Dans le prochain magazine municipal, l’opposition d’extrême gauche nous attaque sur la question des rénovations énergétiques », a regretté Camille Galtier… « On a des doutes sur le fait que ces travaux soient finis pour septembre » a réagi Claire Henriroux, élue écologiste de l’opposition, tout en rappelant que son parti n’était « pas d’extrême gauche ». « Dans la rénovation énergétique que Camille Galtier fait actuellement, il s’en tient aux standards du gouvernement, qui ne sont pas forcément appropriés à la Région Sud, où on aurait besoin de faire plus », a avancé l’élue d’opposition.