Tag: Alpes

  • La Région au chevet des lieux de santé

    La Région au chevet des lieux de santé

    « C’est à l’État de le faire, mais c’est nous qui payons », a déploré Renaud Muselier en visite à l’hôpital de Manosque, dont les collectivités financent l’extension, avec une nouvelle unité de soins palliatifs et un institut de formation. Sur les 7,9 millions d’euros du coût total, la Région finance plus d’un million, les communes de l’agglomération 1,9, le Département 500 000 euros et l’ARS 1,25 million. « Je tiens à remercier les maires, parce que c’est le seul endroit en France où on a un tour de table de ce niveau pour aider l’État à payer et soigner nos concitoyens, ça n’arrive jamais », a avancé le président de la Région.

    « Si tout va bien », l’extension devrait ouvrir « en 2029 », a expliqué Gilles Dufour, le directeur de l’hôpital. « On a reçu un avis favorable de la commission régionale d’investissement de l’agence régionale de santé en phase d’éligibilité fin 2025. Le dossier est en cours d’approfondissement. La commission régionale d’investissement doit se réunir le 17 mars pour donner ou non la validité et le top départ du projet », a-t-il précisé. « C’est un projet qui ne pourrait pas voir le jour sans le soutien indispensable et exceptionnel des collectivités territoriales », a-t-il salué.

    Une nouvelle maison de santé

    4,5 millions d’euros seront investis pour l’unité de soins palliatifs, avec 12 lits dont deux supplémentaires, et 3,3 millions pour l’institut de formation paramédicale, a détaillé le directeur de l’hôpital. Le président de la Région, le maire de Manosque, la présidente du Département et le directeur de l’hôpital ont rencontré les soignants et discuté notamment du « déficit chronique sur le fonctionnement de l’hôpital » et de « la mise en place d’une restructuration ».

    Plus tôt dans la journée, Renaud Muselier a visité le centre de soins Paul-Nalin à Forcalquier, où le maire David Gehant porte un nouveau projet de création d’une maison de santé. « Les professionnels de santé sont à l’étroit » dans le bâtiment actuel, a expliqué Dr Marjorie Hubeau. Le centre de soins Paul-Nalin, inauguré en juin 2024, a déjà permis de recruter de nouveaux médecins, indispensables dans ce département qui en manque cruellement. Dans la région, « on commence à manquer de médecins et la pyramide des âges est plus élevée que dans les autres régions, ce qui veut dire que, dans les cinq ans qui viennent, on va avoir une difficulté beaucoup plus importante », a avancé Renaud Muselier. Le président de Région s’est félicité d’être passé de 12 à 51 centres médicaux depuis le début de son mandat, dont 16 supplémentaires dans les Alpes-de-Haute-Provence.

    Le maire de Forcalquier a expliqué être en train de faire l’acquisition d’un terrain à l’entrée de la ville qui devrait permettre de réaliser la nouvelle maison de santé en 18 mois. « Sans l’aide de la Région, on est incapable de mettre en œuvre des projets comme ceux-là », a-t-il souligné. « On est les seuls en France à faire ça, ce n’est pas notre mission de payer à la place de l’État », a martelé Renaud Muselier, alors que la Région avait financé le centre de soins Paul-Nalin à hauteur de 720 000 euros.

    Renaud Muselier a également visité à Forcalquier la maison des entrepreneurs, l’un des rares centres Europe Direct situés en zone rurale, et le complexe sportif Alain-Prieur, dans lesquels la Région a également investi.

  • À Gap, la liste citoyenne de Charlotte Kuentz met en avant sa différence

    À Gap, la liste citoyenne de Charlotte Kuentz met en avant sa différence

    « Notre mouvement citoyen n’a pas d’autre ambition que le territoire et la ville de Gap, affirme Charlotte Kuentz. Historiquement, nous sommes ancrés à Gap, forts d’un score de 33% aux dernières municipales. » Selon elle, la non-affiliation partisane de sa liste lui permet de ne pas dépendre d’injonction et de stratégies nationales. « Nous mettons toute notre énergie sur des dossiers municipaux sur lesquels on travaille depuis des années, auprès des habitants. »

    Parmi ses axes de campagne, Charlotte Kuentz entend rééquilibrer un budget municipal qu’elle estime presque entièrement dédié à l’investissement au détriment du fonctionnement. Sa liste promet aussi la rénovation du stade nautique et la création d’une maison des jeunes pour accueillir les activités créatives, ce que la médiathèque actuelle, trop vétuste, ne permet pas.

    Créer une mutuelle municipale

    Autre proposition phare, elle promet la création d’une mutuelle municipale. « Elle sera accessible à tous mais que les étudiants, jeunes travailleurs ou retraités ont plus de mal à accéder à une mutuelle », détaille la tête de liste. Enfin, Ambitions pour Gap veut aménager des « rues d’enfants », c’est-à-dire végétaliser, et rendre plus conviviaux les espaces autour des écoles. « Des lieux où la socialisation se fait en priorité lorsqu’on est jeunes parents », explique Charlotte Kuentz. La liste tiendra sa dernière réunion publique le 10 mars au Tempo.

  • À Château-Arnoux, le PS ne soutient plus l’opposition

    À Château-Arnoux, le PS ne soutient plus l’opposition

    Philippe Bertrand n’est plus le candidat socialiste à la mairie de Château-Arnoux-Saint-Auban. La fédération des Alpes-de-Haute-Provence lui a officiellement retiré son soutien ce mardi 3 mars, en raison « de la composition de sa liste », comme a indiqué le Premier secrétaire fédéral du département, Boulares Soltani. Il lui était depuis longtemps reproché de présenter à ses côtés des personnalités ayant des proximités avec la droite et l’extrême droite. L’intéressé a immédiatement réagi via un communiqué, affirmant que sa liste « est et restera sans étiquette », et se présentant comme « à la tête d’une équipe pluraliste et indépendante ».

    Colistiers problématiques

    La tête de liste de l’opposition, ancien premier adjoint de Patrick Martinelli de 2014 à 2020 à Château-Arnoux-Saint-Auban, était jusque-là officiellement investie par le PS. Pourtant, cette situation suscitait de l’incompréhension au sein de la fédération locale. « Quand on voit les personnes à qui il s’est associé sur la liste, des gens de la droite ciottiste et de l’extrême droite, ça nous mettait extrêmement mal à l’aise », assure Sylvie Lyons, secrétaire de la section PS de Digne-les-Bains. Le candidat avait également revendiqué dans les colonnes de La Provence, le soutien des sections locales de LR et du RN, soutien que la section Rassemblement national du 04 avait ensuite démenti.

    Sylvie Lyons affirme que ses alertes répétées auprès du Premier secrétaire national, Olivier Faure, et du secrétaire fédéral, Boulares Soltani, sont restées lettre morte pendant plusieurs semaines. « On ne peut que se réjouir que le Premier secrétaire fédéral ait rectifié sa position, mais Philippe Bertrand a longtemps affirmé avoir le soutien de la fédération alors qu’il n’en a jamais été question en conseil », s’interroge-t-elle. Pour elle, ce retrait a le mérite de clarifier la position de la fédération, mais à deux semaines du scrutin, il arrive bien tard.

  • Les salariés du centre de santé de Manosque inquiets

    Les salariés du centre de santé de Manosque inquiets

    Les salariés du centre de santé Oxance de Manosque se sont réunis mardi avec la CGT pour discuter de leurs inquiétudes concernant une potentielle fermeture du centre, le réseau mutualiste Oxance étant en procédure de sauvegarde. « Confronté à des contraintes économiques durables, nées lors de la crise sanitaire, le groupe a engagé une démarche de sauvegarde afin de stabiliser sa situation financière, rééchelonner sa dette et se donner le temps nécessaire pour construire un plan de redressement », a indiqué Oxance.

    L’avenir d’Oxance en suspens

    Les salariés attendent de nouvelles mesures d’Oxance qui doivent être annoncées en CSE le 26 mars. La CGT a insisté sur sa volonté de préserver l’offre de soins abordable pour tous et les emplois, alors que plus de 20 000 personnes n’ont pas de médecin traitant dans le département. Certains patients viennent de Digne-les-Bains ou des Hautes-Alpes pour se soigner au centre Oxance de Manosque. « Si le centre de Manosque ferme, comment la population sera-t-elle prise en charge ? », se sont interrogés les participants à la réunion.

    Les salariés ont déploré le fait qu’Oxance « ne donne pas suite à de jeunes médecins qui veulent venir y travailler ». Avec la CGT, ils ont évoqué le besoin de soutien des collectivités aux centres de santé. Ils ont reproché au maire de Manosque de ne pas les soutenir. « La municipalité actuelle considère que contrairement à l’hôpital, la collectivité n’a pas vocation à financer directement un centre de santé privé », a répondu le cabinet du maire.

    Les syndicats prévoient des rassemblements vendredi à Marseille et mercredi à Lyon et doivent être reçus par les ARS à cette occasion. Ils ont également rédigé des pétitions.

    Rassemblement devant l’ARS de Marseille, 132 bd de Paris, le 6 mars à 11h30.

  • À Peyruis, le maire sortant candidat face au RN

    À Peyruis, le maire sortant candidat face au RN

    Élu municipal depuis 2008 et maire depuis 2014, Patrick Vivos est candidat à sa réélection, face à la candidate RN Aurélie Abeille et l’élue d’opposition Lila Desjardins. Il se présente avec une liste renouvelée à 80%, avec la volonté de « finaliser des projets structurants pour la commune » : un parking devant la salle des fêtes, un réseau de chaleur géothermique pour alimenter les deux écoles, la rénovation de l’école élémentaire et le réaménagement de la place Fauchier pour créer « une poche commerciale », des logements sociaux et une place végétalisée, alors que le village manque cruellement de commerces.

    « Un porteur privé s’est déjà positionné et a eu une lettre d’engagement de l’enseigne U et d’un bailleur social, et un particulier est intéressé pour ouvrir un bar-tabac », affirme le maire sortant. Il souhaite par ailleurs créer un pôle culturel avec une bibliothèque et une salle d’exposition, ainsi qu’un pôle sportif.

    « Je serai toujours face au RN »

    Peyruis fait partie des rares communes du département où le RN a investi un candidat, alors que 55% des votes étaient pour le parti d’extrême droite au second tour des législatives de 2024 dans le village. « Je serai toujours face au RN et je combattrai toujours les idées du RN », promet Patrick Vivos. Ancien militant communiste, le candidat garde « une sensibilité de gauche bien marquée ». Sa liste est elle sans étiquette.

    Âgé de 62 ans, ancien cadre commercial dans l’agroalimentaire, le maire sortant prévient : s’il est réélu, ce sera son dernier mandat. Ce mandat a été « très compliqué », explique-t-il, entre les inondations, le Covid, l’explosion des coûts suite à la guerre en Ukraine et les changements de gouvernement successifs.

  • La gauche briançonnaise en mission à Milan-Cortina

    La gauche briançonnaise en mission à Milan-Cortina

    « Nous voulions comprendre concrètement ce que ça veut dire d’avoir les JO sur son territoire », explique Johanna Jelensperger. Avec la tête de liste, Stéphane Regnier, ils se sont rendus à Cortina, Milan et dans la région alentour du 18 au 21 février. Habitants, commerçants, élus locaux, jeunes, chefs d’entreprise, chercheurs… Au total, ils ont collecté une quarantaine de témoignages.

    Leur rapport relève le positif, comme la « magie des Jeux » qui a bien opéré dans les rues de Cortina, en ébullition pendant la compétition. « Mais les travaux comme la tenue des Jeux ont globalement fait fuir les touristes et ont été négatifs pour les commerçants locaux », selon eux. Les habitants rencontrés regrettaient surtout des projets onéreux, sans rapport avec les besoins du territoire. « On nous a parlé d’une piste de bobsleigh à 120 millions d’euros à Cortina, alors qu’ils n’ont même pas de piscine publique, rapporte la délégation. Les habitants déploraient de ne pas avoir été informés ni consultés sur les Jeux, ils s’en sont sentis dépossédés », raconte Johanna Jelensperger.

    « On peut organiser des événements joyeux »

    Un manque de concertation qu’ils ne veulent pas reproduire à Briançon lors de la prochaine édition de 2030. « Il y a un vrai espoir de faire différemment, on sollicite la concertation mais la Solideo, [la société de livraison des ouvrages olympiques, Ndlr] et le Comité d’organisation des Jeux sont des mastodontes avec qui on ne dialogue pas facilement », prévient la tête de liste. Pour les deux colistiers, certains chantiers, comme la promesse d’améliorer le réseau de train entre Briançon et Marseille, peuvent être bénéfiques pour le territoire. « Mais les projets hors-sol, comme le village olympique au Fort des têtes, à très fort impact environnemental et au coût exorbitant pour les collectivités, sont en décalage par rapport aux besoins locaux », s’alarme Stéphane Régnier.

    Si elles ont pu voir les risques d’une arrivée des Jeux, les deux élus restent positifs. « On peut organiser des événements joyeux qui impliquent les habitants, comme c’est le cas avec le mondial d’escalade ou le Freeride World tour », rappelle Johanna Jelensperger. La liste de gauche promet de promouvoir et d’organiser la consultation sur le sujet avec les habitants.

  • Alpes-de-Haute-Provence : des personnes handicapées en vacances en Espagne

    Alpes-de-Haute-Provence : des personnes handicapées en vacances en Espagne

    Un groupe de 50 personnes des Alpes-de-Haute-Provence a pu partir en vacances, en Espagne, avec l’association Cœur Lavande, dont l’objectif est d’organiser des événements « rassemblant personnes handicapées et lambda pour sensibiliser à la différence », explique le président fondateur de l’association, Jean Tripodi.

    « Les personnes lambda se rendent compte que tout prend plus de temps quand on a un handicap, et cela permet d’avoir accès à la culture, au sport et aux loisirs pour tous », avance le président de Cœur Lavande, association basée à Digne-les-Bains qui organise également des trails, des courses et des défilés de mode autour des différences.

    « Dans la peau d’une personne handicapée »

    L’association est aussi à l’initiative d’une action nommée Handi’ville, qui consiste à se rendre dans différentes villes et villages du département et proposer aux habitants de les « mettre dans la peau d’une personne handicapée » en les asseyant dans des fauteuils roulants, en portant « des lunettes déformantes pour les malvoyants, des bandeaux pour les non-voyants et des casques pour les malentendants », détaille Jean Tripodi.

    Le groupe, en vacances à Barcelone, a notamment pu assister à un spectacle de flamenco, visiter une bodega, faire du shopping et participer à une dégustation de vin. « La différence est une force » est le slogan de l’association, qui organisait ce voyage pour la dixième année.

    Repas dans le noir chez Domitys le 27 mars à 19h pour se mettre dans la peau d’une personne non-voyante, sur inscription, 80 places disponibles, 22 euros.

  • [Entretien] Martine Assandri : « Faire vivre la démocratie locale à Embrun »

    [Entretien] Martine Assandri : « Faire vivre la démocratie locale à Embrun »

    La Marseillaise : Contrairement à 2020, il y a cette fois une liste de gauche à Embrun. À quel besoin répond‑elle ?

    Martine Assandri : Il y a eu, aux dernières élections, une forme d’essoufflement car il est extrêmement difficile d’être dans l’opposition dans cette ville et le passage de relais ne s’était pas fait comme nous l’espérions. La mairie agit sur le mode « je décide vous suivez ». Très peu de nos propositions ont été entendues. L’une des rares fois où c’est arrivé, mon collègue à la tête de l’opposition, à l’époque, avait sorti le champagne au conseil municipal ! On a une vraie envie de changement, vingt-cinq ans, ça suffit. à Embrun ou ailleurs, une mairie qui ne change pas finit par lasser.

    Comment votre liste « Uni.e.s pour demain » entend-elle faire mieux ?

    M.A. : Un fil rouge anime toutes nos propositions : faire vivre la démocratie locale, renouveler la pratique de la politique municipale. Ce fil rouge va traverser nos thèmes principaux : le logement, la jeunesse et la transition écologique. On veut relancer une activité agricole et commerciale, recréer du lien avec les associations, notamment en créant un vrai centre social municipal, qui n’existe pas à ce jour. Pour ce faire, chacun, du plus jeune au plus âgé, doit avoir sa place dans une ville plus équilibrée, plus sociale et solidaire.

    Quels outils comptez-vous mettre en place ?

    M.A. : Notre position est que tout projet entraînant un budget municipal important soit proposé aux citoyens. Mais pas qu’on leur soumette un projet déjà ficelé sur lequel ils n’auront pas la main, un type de pseudo-consultation comme on a déjà actuellement sur la ville et qui ne correspond en rien aux attentes des citoyens. Il s’agit d’associer la population à tout projet qui engagerait notre ville sur plusieurs années.

  • Les candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence officiellement dévoilés

    Les candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence officiellement dévoilés

    Les listes ont été déposées et publiées par la préfecture. Détails dans les principales villes. L’ensemble des listes est à retrouver sur lamarseillaise.fr.

    Manosque

    Manosque ensemble, Sébastien Aubert (DVG)

    Manosque toujours, Camille Galtier (DVD)

    Le Regain Manosquin, Patrick Rousset (union de la gauche)

    Manosque d’abord, Fabrice Durnerin (union de l’extrême droite)

    Digne-les-Bains

    Digne-les-Bains Ville de demain, Jean-Luc Brochier (DVD)

    Digne-les-Bains, ville d’histoire et d’avenir, Benoît De Souza (DVD)

    Digne au cœur, Francis Kuhn (divers centre)

    Terre Dignoise 2026, Gilles Chalvet (divers centre)

    Toujours Digne, Julien Di Benedetto (DVG)

    Sisteron

    Avec Jean-Pierre Templier avançons en confiance (DVD)

    Demain Sisteron !, Zoé Lerouge (DVG)

    Objectif Sisteron, Bernard Codoul (DVD)

    Les Mées

    Les Mées demain, Max Eymard (divers centre)

    Pour les Mées, Cap sur 2032, Frédéric Puech (DVG)

    Château-Arnoux-Saint-Auban

    L’humain d’abord l’humain toujours, René Villard (DVG)

    CASA 2026, Philippe Bertrand (divers centre)

  • À Manosque, le maire fait ses propositions sur la sécurité

    À Manosque, le maire fait ses propositions sur la sécurité

    Sécurité, tranquillité publique, prévention, répression… Le maire sortant de Manosque a évoqué, lundi soir, auprès des habitants, ses thèmes de prédilection.

    Il s’est félicité d’avoir augmenté le nombre de policiers, remis en état les caméras et remis en place des médiateurs, ainsi que d’indicateurs de la délinquance « plus faibles que dans des villes tenues par le RN comme Fréjus, Perpignan ou Hénin-Beaumont ». Il a affirmé avoir fait « 40% de baisse de la délinquance » en six ans, le temps de son mandat, concernant la dégradation de biens, l’atteinte aux personnes, les cambriolages et les vols de voiture. Il a proposé de développer les caméras pour éviter les dépôts sauvages et les écogardes pour prévenir les déjections canines. Sa suggestion d’un arrêté municipal « obligeant les propriétaires de chiens à avoir un sac sur eux » a été applaudie.

    Un plan vitesse

    Le candidat a par ailleurs proposé « un plan vitesse dans toute la ville » la plaçant en zone limitée à 30 km/h dans son entièreté, déplorant deux morts à cause de la vitesse excessive dans Manosque. Il a aussi promis de « continuer à matraquer » les épiceries « ne se comportant pas bien », avançant que de la drogue et des armes avaient été retrouvées dans certaines. « On va les mater à coups de répression, de contrôles », a-t-il affirmé. Le maire sortant a aussi proposé la création d’un PC mobile de la police municipale.

    Camille Galtier n’a pas manqué l’occasion de critiquer ses adversaires pour les municipales, se moquant des « concours Lépine de qui est le plus à droite ». Le maire sortant fera face au candidat RN-UDR Fabrice Durnerin et à deux listes de gauche menées par Patrick Rousset et Sébastien Aubert pour les élections municipales. « Il y a des visions de la société qui vont s’affronter dimanche prochain », a résumé Camille Galtier.

    Meeting à la salle Osco Manosco, 570 chemin du Moulin-Neuf, à partir de 18h mardi 10 mars